- Speaker #0
Il y a celle qui gagne des médailles, pulvérise les records et font rêver les petites filles. Celle qui semble être née, basket au pied, qui faisait du sport en famille le week-end et qui annonce qu'elle prépare un marathon avec assurance et non-chalance. Et puis il y a ces femmes qui se sont mises au sport malgré le sentiment que ce n'était pas fait pour elles, malgré le manque de confiance et la peur de la première foulée, malgré la flemme et un emploi du temps déjà bien chargé.
- Speaker #1
Elles vous raconteront ici comment elles s'y sont prises, ce que cela a transformé dans leur vie, et vous transmettront la bonne dose de motivation pour vous donner envie de rejoindre le club des sportives par surprise.
- Speaker #0
Bienvenue dans ce podcast, je suis Alexandra, sophrologue dans le sport et j'accompagne plus précisément des sportives de haut niveau. Avec ce podcast, j'ai eu envie de mettre en lumière des histoires de femmes qui ne sont pas des athlètes professionnelles qui n'étaient pas forcément sportives, voire pas du tout, et qui font du sport malgré tout. Des femmes qui, souvent grâce au sport, sont allées conquérir quelque chose pour elles-mêmes. J'avais donc envie de faire entendre leur récit, mais aussi d'encourager toutes les femmes à se mettre au sport, car je fais le pari que l'écoute de ces épisodes sera un très bon point de départ. Bienvenue dans cet épisode que j'ai enregistré avec Juliette Katz. et C'est une actrice, podcasteuse, youtubeuse. Et pour résumer tout ça, c'est surtout une femme qui prend et libère la parole sur de nombreux sujets, le corps, la sexualité, le couple. J'ai suivi sa mise au sport, si on peut dire, sur les réseaux sociaux et j'avais envie de parler avec elle de son parcours sportif, car je la devinais franche, déculpabilisante, drôle, motivante sur le sujet. Et je n'ai pas été déçue, alors je suis très heureuse de vous laisser avec cet épisode. Salut Juliette ! Salut ! Merci beaucoup d'avoir accepté mon invitation dans ce Part Surprise. Est-ce que, rapidement, bon les gens te connaissent, mais s'il en existe encore qui ne te connaissent pas, est-ce que tu peux te présenter rapidement sur le plan pro et le plan perso ?
- Speaker #1
J'espère bien qu'il y a des gens qui ne me connaissent pas encore, je ne suis pas une grosse rostand, on va se calmer. Écoute, je m'appelle Juliette Katz, j'ai 37 ans, je suis créatrice de contenu, j'ai un podcast aussi qui s'appelle Le Podcat, et puis je suis comédienne aussi, et voilà.
- Speaker #0
Et maman.
- Speaker #1
Et maman aussi, en effet c'est un métier, bien sûr, qu'on a tendance à oublier.
- Speaker #0
Et qui compte aussi quand on fait du sport pour trouver le temps. Comme on va parler de sport, on va rentrer tout de suite dans le vif du sujet. Est-ce que tu peux me dire en une phrase quelle place le sport a dans ta vie aujourd'hui ?
- Speaker #1
J'allais dire cruciale, mais non, je ne vais pas abuser non plus. Une place importante.
- Speaker #0
Une place importante, mais je sais, j'ai lu, j'ai regardé pas mal de tes interviews et tout. Écoutez surtout. que ça n'a pas toujours été le cas, que c'est finalement assez récent. Est-ce que pour remonter un peu aux origines, tu peux me dire c'était quoi, toi, ta relation avec le sport quand tu étais enfant, puis quand tu étais adolescente ? Je ne sais pas si tu as même des souvenirs qui soient bons ou mauvais, tu vois, marquants avec le sport.
- Speaker #1
Écoute, je n'ai franchement pas de très bons souvenirs, je pense. Je pense que quand j'étais plus petite, c'est-à-dire enfant, primaire, je n'ai pas de souvenirs. Et collège, je faisais parce qu'il fallait faire, tu vois. Mais je prenais aucun plaisir. Si je pouvais être la dernière, j'étais contente de l'être. Je ne prenais pas du tout de plaisir. Et vu que je suis partie dans un centre pour maigrir, parce que ça compte ce truc-là, j'avais 12 ans et on faisait beaucoup de sport. C'était un enfer. En fait, le truc, j'ai toujours détesté ça. J'ai toujours vraiment détesté. J'ai fait pas mal de danse. J'ai testé pas mal de danse, en fait. J'ai testé la danse classique. Ça n'a pas marché. J'ai testé la danse indienne parce qu'on habitait en Inde, c'était très difficile. Et après, quand j'étais bien plus vieille, jeune ado, j'ai fait de la danse africaine, ça j'ai kiffé. Mais je dirais enfance, adolescence, j'ai jamais aimé ça. Jamais, jamais, jamais. En fait, j'ai jamais aimé jusqu'à il y a un an. Vraiment, j'ai toujours détesté ça.
- Speaker #0
Ouais, d'accord. Et du coup, est-ce que tu peux me raconter le moment où tu as le déclic pour t'y mettre ?
- Speaker #1
Ouais. En fait... Juste pour remonter un peu en arrière, c'est qu'il y avait ce truc de l'enfance où tu étais obligé d'en faire à l'école. Quoiqu'il, tu savais qu'il y avait le cours de sport et tout, donc je ne prenais pas de plaisir. Adolescence, pareil. Et puis à un moment, j'ai commencé à me dire comme 90% des gens, il faut que j'aille à la salle, il faut que je fasse des trucs. Et comme 90% des gens, tu prends un abonnement et tu y vas cinq fois. Et j'ai fait ça, j'ai fait des cours, j'ai vraiment testé plein de choses. Je me suis abonnée à deux, trois salles de sport. J'ai fait des cours de Zumba, des cours de dynamo, j'ai fait du yoga Bikram où tu fais du yoga où il fait 40 degrés, j'ai fait de la danse, j'ai fait des cours de RPM, enfin tu sais j'ai des cours de Zumba où j'ai fini par coucher avec le prof de Zumba, c'était très sympa, mais c'est tout. Non, mais voilà, en gros, si tu veux, j'ai toujours testé des trucs parce que je me disais, il faut que je fasse du sport, il faut que je perde du poids. Donc déjà, tu vois, j'avais quelques-uns de ces pensées-là. Ouais, toujours. Le sport a toujours été associé à la perte de poids, à la douleur, à l'effort. Et c'était tout. Et donc, en effet, quand tu pars de ce prisme-là, c'est assez compliqué de kiffer le sport. Franchement, je vois pas comment c'est possible.
- Speaker #0
Déjà, c'est hyper compliqué. Et en plus, t'es hyper vite déçue, en fait.
- Speaker #1
T'es trop déçue de toi-même. T'es déçue parce que quand tu fais... Quand je fais des cours en groupe, je me comparais aux autres meufs. Je me disais, putain, moi, je suis nulle et je suis grosse et je suis lente, machin et tout. Et je n'arrivais pas, quoi. Donc, je l'ai tellement toujours associée à ça que ça n'a jamais été une prise de plaisir. Et puis, en fait, il y a un an. Ouais, ça tourne et quoi ? On est en janvier.
- Speaker #0
Un peu plus d'un an, même si ce que tu dis est novembre.
- Speaker #1
En fait, avant novembre 2024. Ça faisait deux ans, moi j'ai toujours eu des problèmes de poids et des stimes de moi et tout ça, et là ça faisait un an et demi, deux ans, je sais pas, tu vois, que j'essayais de perdre du poids, ça marchait pas. Ça marchait pas, pourtant je faisais attention et je m'étais mise à faire de la marche parce que je suis quelqu'un de très très très très très sédentaire. Et j'aime bien, je cultive cette sédentarité, vraiment j'aime bien ça, mais là vraiment tu vois je faisais plus rien et donc pendant deux ans, je me suis mise un peu à marcher, je faisais attention à ce que je mangeais et tout et ça marchait pas quoi, tu vois, j'y arrivais pas. Je ne perdais pas de poids. Et puis en fait, je crois que j'ai commencé d'abord à voir des gens courir, parler avec des gens qui couraient. Et qui me disaient, putain c'est trop bien la course, il y a une liberté, tu trouves un second souffle et machin. Et au début je me disais, ils sont malades. Et après je me disais, oh ils ont de la chance. Et du coup, moi je n'ai jamais couru de ma vie. J'ai couru après le bus et j'avais un point de côté. Donc je pars de très très loin. Et en fait, je ne sais pas, je crois que j'ai eu envie d'apprendre ça. Je crois qu'en fait j'avais envie d'essayer et en même temps je me l'interdisais parce que je me suis dit de toute façon t'es grosse donc dans tous les cas ça marchera pas. Et en fait j'ai une copine on va dire qui me suit sur les réseaux, que je suis sur les réseaux, qui s'appelle Alison Cavaillé, qui est fondatrice de Tagine Banane qui est une marque pour les femmes allaitantes et enceintes. Et en fait elle a perdu du poids et je pense qu'elle me suivait. depuis un moment. Moi aussi, je la suis. J'ai pu dire, bravo, meuf, c'est cool, tu peux être fière de toi. Je pense qu'elle avait vu une vidéo que j'avais sortie, qui s'appelle « Mes TCA » . J'ai sorti plein de vidéos autour du corps et tout ça, mais je crois que c'est celle-là qui l'a... Je ne sais plus, je ne me souviens plus. J'ai sorti une énième vidéo pour parler du rapport au poids, au corps et machin. En fait, elle me dit, depuis que j'ai perdu du poids, j'ai mis des trucs en place, ça s'appelle « Déclic » . Est-ce que tu veux venir ? Voilà, c'est à côté de chez toi. J'habitais dans le sud, elle me dit c'est à côté de chez toi, est-ce que tu veux venir ? Je t'invite. Et moi je me dis oh putain je vais être avec des meufs, on se connaît pas, être dans un truc, j'ai fait ces trucs là, c'est plus mon truc tu vois de collectivité, c'est pas ma cam quoi. Et en même temps je me dis écoute vas-y parce que si tu peux peut-être apprendre à courir là-bas, why not ? Et du coup j'arrive dans cet endroit où je fais pas partie du truc, moi je dors pas sur place, je rentre chez moi, je suis un peu sauvage et tout. Et en même temps, je me dis, va voir ce qui se passe. Et en fait, je crois que je suis venue vraiment pour apprendre à courir. C'était mon truc où je me suis dit, va voir. Et en fait, du coup, il se passe ces deux jours où on fait du sport, où on fait des massages, où on fait des trucs, c'est sympa, mais je ne cours pas. Et en fait, dimanche, je viens, il y a un problème d'emploi du temps où en fait, je ne sais pas, j'arrive, elle et son mec me disent, du coup, tu n'as pas pu venir ce matin pour la course, du coup, il n'y aura pas de run. Je dis, non, meuf, non, s'il te plaît, vas-y, je... Voilà, bon, bref. Finalement je fais je vais courir avec son mec et avec elle, j'sais pas. 15 minutes, 20 minutes, j'en sais rien.
- Speaker #0
Bah, pas mal !
- Speaker #1
Ah non, non, non, non, non, non, non, le temps ! On est sortis 15-20 minutes. Mais je n'ai pas du tout couru 15-20 minutes. Je sors avec eux dehors et ça... Mais peut-être ça dure 10 minutes, j'en sais rien. Et en fait, je commence à courir à côté de lui. J'ai ces vidéos où vraiment, au bout de 20 secondes, je suis éclatée. Je suis fatiguée, c'est lourd. Et on s'arrête, on marche, et on est tous les deux, et elle nous suit derrière. Et je suis juste avec lui, et puis on essaye de courir, de trottiner, tu vois. Et voilà, donc je sais pas, j'ai peut-être dû courir 2 minutes au total. j'en sais rien. Et puis je rentre chez moi et je me dis ah putain j'ai réussi à courir 30 secondes sans m'arrêter chérie t'as vu ? Attends viens je vais y aller dans deux jours, tu peux venir avec moi, j'aimerais bien courir 35 secondes. Je t'ai dit 35 minutes ? Non, 35 secondes. Non t'as dit 30 secondes mais... 30 secondes ok. Je dis bah viens j'aimerais bien essayer de courir 40 secondes donc je vais courir 40 secondes et c'est dur et en fait à chaque fois je me dis vas-y bat ton record. Et du coup bah je cours 45 secondes et puis une minute et puis une minute 30. Puis mon mec, ça le saoule au bout d'un moment. Et puis, par un peu le hasard, je vais faire les ongles, je vais me faire les ongles. Et je parle avec la meuf qui me fait les ongles. Je lui dis, tu ne connais pas une meuf, une coach et tout ? Je ne sais pas. Elle me dit, ma meilleure pote, elle est coach. Je fais, ok, elle a un Insta. Non, non, elle n'a rien. Je ne peux pas voir son taf. Non. Je dis, ok, vas-y, donne son numéro. Et du coup, je l'appelle. Je lui dis, je crois que j'ai envie de courir. J'aimerais bien apprendre. Elle me dit, ok, tu as l'habitude. J'ai couru après le bus dans ma ville, c'est tout.
- Speaker #0
Et deux fois 30 secondes.
- Speaker #1
Exactement. Et puis voilà, donc c'était parti et je crois qu'on... Alors ça s'est pas démarré tout de suite, quoi que peut-être décembre j'ai commencé, ouais. Et donc mon but, voilà, c'était d'apprendre à courir. Ça a été le premier but et donc on courait dehors et j'aimais pas ça. J'aime pas courir, je déteste courir. Toujours pas. J'ai beaucoup aimé courir, maintenant je n'aime plus ça. Mais j'aimais pas ça parce que c'était lourd et c'était dur. Et que je prenais pas de plaisir, mais en même temps, je prenais du plaisir parce que j'étais fière. Tu vois, à chaque fois, une minute trente, deux minutes, deux minutes dix, deux minutes vingt. Et en fait, après, voilà, mon objectif, c'était de courir dix minutes sans m'arrêter. Ce que j'ai réussi à faire. Et après, ça m'a saoulée. C'est bon, j'avais fini mon objectif. Du coup, j'avais plus envie d'atteindre... Enfin, voilà, j'avais plus envie. Et puis, voilà, elle me disait, mais viens, on va faire de la muscu. Viens, on teste des trucs. Je dis, oh, écoute, la muscu avec les gomuscus, là. Non, merci. Elle me dit, mais viens, écoute, on découvre et tout.
- Speaker #0
Parce qu'en fait, tu n'avais plus envie de courir, mais tu avais quand même envie de continuer à faire du sport.
- Speaker #1
Oui, je crois que j'avais envie de me dépasser, en fait, tu vois. Et je crois que c'est la première fois que j'ai vu le sport comme juste un moyen de se découvrir, comme un moyen de s'autoriser à, tu vois, et de se libérer de certaines choses, de se dépasser. Je sais qu'il y a beaucoup de gens qui disent « c'est chiant ce truc de se dépasser » . Oui, mais l'idée n'est pas de faire des trucs de ouf, enfin chacun fait bien ce qu'il veut, mais l'idée pour moi c'était juste de me dire « fais des choses que tu n'as pas l'habitude de faire » . Et qu'en fait, tu vois, cette phrase que j'avais du mal à entendre, mais que maintenant j'entends « le mouvement c'est la vie » , vraiment, tu vois, je commence à m'en rendre compte. Et que mon premier but, et c'est toujours le cas un an plus tard, je me suis toujours dit « faire c'est toujours mieux que de ne pas faire » . Tu vois, voilà. Je me dis juste ça. Et donc, quand elle me dit, viens, on fait de la muscu, machin, en fait, je la suis. Et donc, elle, elle m'a accompagnée de décembre à mai, un truc comme ça. Et ce qui était trop bien, c'est qu'elle faisait 12 milliards de trucs. On faisait du run dehors, on faisait dans une salle. Quand on allait là-haut, on faisait un peu de boxe. Après, on allait faire de l'aquagym, parce que le Dan décourt d'aquagym. Après, on faisait de l'aquabike. Après, on faisait de l'aquatraining. Après, on sortait faire du renforcement musculaire. Enfin, tu vois. On a vraiment testé plein de choses. Je suis allée chez elle dans son garage pour essayer. Et vu que je me lasse très, très, très, très vite. C'est aussi ça que le run, ça me fait chier. C'est parce que je me lasse des environnements très vite. Et donc voilà, ça a été un premier truc où je sentais que c'était dur. Parce que mon poids était vraiment un poids. Je sentais quand je montais sur cette boîte, cette caisse où tu fais des steps. En fer sur terre, encore maintenant. Mais vraiment, j'étais genre, waouh, oh putain, le poids, tu vois, je le sentais mon poids. Et en fait, à chaque séance, il y avait des choses qui s'amélioraient. Genre, je faisais la planche 15 secondes et j'ai réussi à tenir 30 secondes. C'est toujours le cas, je ne tiens pas plus longtemps. Mais tu vois, j'arrivais petit à petit à faire des choses. Et puis, je ne sais pas, je pense qu'elle m'a pris un peu comme une enfant, tu vois. Et je pense qu'il faut me prendre un peu comme une enfant de, viens, on fait des choses ludiques. et donc voilà ça a été les premiers pas c'est génial,
- Speaker #0
franchement je pense que c'est une super manière de faire, de commencer par faire plein de choses justement et tester et pas s'enfermer dans un truc où on sent que potentiellement ça va ça peut nous saouler
- Speaker #1
Oui, exactement. Je sentais que j'avais besoin de tester 12 milliards de choses. Et elle, elle a bien capté ça avec moi.
- Speaker #0
Et ça, tu dis que ça a duré jusqu'en mai. Et du coup, et depuis ?
- Speaker #1
Et après, elle est partie en vacances. Et donc, elle m'a dit, je te donne une petite meuf. Une petite meuf que j'ai formée, qui maintenant fait du crossfit. Je fais du quoi ? Elle me dit, écoute, vas-y. Je me dis, mais attends, mais c'est quoi le crossfit ? Je ne sais pas ce que c'est. Et ça m'a un peu effrayée. Oui, je comprends. ouais Et j'arrive dans cette salle, tout le monde se check, alors que dans une salle de sport, pas du tout. Et puis, vraiment une petite meuf, quoi. Genre, j'ai 37 ans, la meuf, elle a 21 ans, elle est gaulée de ouf. Et c'est ma coach, et je me dis, OK, d'accord, OK. Et je suis entourée de gens, je ne suis pas entourée de gomuscus, tu vois. Je suis vraiment entourée de gens où j'ai l'impression que ces gens sont égales à la bonne santé, tu vois. C'est juste des gens bien foutus, mais pas trop.
- Speaker #0
C'est pas intimidant.
- Speaker #1
C'est pas intimidant. J'étais un peu envieuse, tu vois. Un truc de... Elle a un cul, putain. Lui, il a des bras, mais beau, tu vois. C'est très beau à voir. Et puis, quand t'es dans une box de crossfit, c'est pas du tout la même énergie, c'est pas du tout la même approche. Et donc, j'arrive, bref. Et en fait, Alix, du coup, ma deuxième coach, ça a pas duré longtemps, mais elle m'a initiée au crossfit. Et depuis, je fais toujours ça, mais plus avec elle. Parce que j'ai changé de région. Et en fait, j'ai découvert un univers. Et je me suis dit, putain, en fait, moi qui me lasse en deux secondes, là, je ne peux pas me lasser, tu vois. Oui, parce que tu changes.
- Speaker #0
Oui, tu as plein d'ateliers, tu changes limite chaque entraînement. Et dans l'entraînement, tu changes plein de fois.
- Speaker #1
Exactement. C'est ça, parce qu'une séance de CrossFit, pour celles et ceux qui ne savent pas, c'est pas juste tu vas faire 30 minutes de gainage. C'est en fait, tu as souvent, comment on appelle ça ? Tu as plusieurs formes en fait. Tu as des trucs où ça va être, tu dois faire autant de tours possibles. Après, tu vas faire autant de trucs en 20 minutes. Enfin bref. Et tu changes, c'est des sessions. Je ne sais pas comment on appelle ça.
- Speaker #0
Oui, c'est plein de petits ateliers. C'est plein de petits parcours. Parce que pour le coup, j'ai déjà fait du crossfit, mais en salle. Donc je pense que ce n'est pas l'état d'esprit dont tu parles. Et ça m'intéresse. C'est quoi l'état d'esprit quand tu rentres dans un... club de crossfit, les gens sont...
- Speaker #1
Des gens ?
- Speaker #0
Ouais, des gens, de l'ambiance justement que tu décris là.
- Speaker #1
En fait, quand tu rentres dans une salle de crossfit, on appelle ça une boxe de crossfit. C'est pas aussi grand qu'une salle de sport. C'est vraiment une salle qui est dédiée à ça, où en général, ça ressemble... Enfin, j'en ai vu trois dans ma vie, mais ça ressemble plus ou moins à la même chose. T'as un grand espace devant toi et des deux côtés, t'as des bars, t'as des trucs où... T'as des vélos un peu bizarres... Tu as des rameurs. Et en fait, déjà, tout le monde se dit bonjour. Tout le monde se check. Et donc, moi, j'ai fait des cours de crossfit avec elle solo. Mais j'ai fait aussi des cours de crossfit en groupe. Et c'est chanmé. Parce que vraiment, dans ces cours-là, tu as de tout corps. Tu as tous les corps du monde. Tu as les gens. Il y en a qui font ça depuis je ne sais pas combien d'années. Qui sont hyper bien entraînés, tu vois. D'autres qui débutent. D'autres qui sont... Bref. Et je n'ai senti aucun jugement. Parce qu'en fait, c'est chacun pour soi. Mais en même temps, on est en team, tu vois. Et je me souviens, j'ai amené mon mec qui lui fait du foutuès, donc rien à voir, tu vois. Il en fait depuis dix ans, donc vraiment rien à voir. Et je lui ai proposé de venir. Et je me souviens, ça m'avait donné envie de pleurer parce qu'il y avait des exercices à faire où tu sais, tu dois faire... Comment on appelle ça quand tu mets tes pieds sur le mur ? Tu dois reculer. Bon bref, des trucs qui perdurent. Et en fait, j'étais l'une des dernières à finir. Et t'as... Peut-être pas tout le monde, mais t'as 5-6 personnes. « Allez Juliette, on lâche pas, on y va ! » Et moi je suis genre « Oui d'accord, c'est super, et arrêtez ! » C'est un mélange de... Ah ouais, c'est vraiment très chouette. T'as une vraie solidarité,
- Speaker #0
t'es pas tout seul quoi.
- Speaker #1
Non, franchement, et puis... Même moi, tu vois, j'ai été avec des gens qui sont... qui débutent, et puis t'en as d'autres qui vont te conseiller des choses, de bien mettre ton pied et tout. Franchement, c'est très galvanisant. Et c'est très dense, parce que ça dure pas... Enfin, ça dure...
- Speaker #0
Ouais, souvent 45 minutes.
- Speaker #1
Et c'est... ton chi, quoi. T'es en Chili, mais il y a un truc hyper chouette, mais j'en ai pas beaucoup fait. J'ai plus fait des trucs en solo avec elle. Et je te dis, ouais, j'ai découvert un truc où j'ai découvert plein de possibilités. C'est ça, t'as plein d'ateliers pendant ton heure, donc je me lasse pas. Mais par contre, j'ai l'impression que là, j'ai découvert le sport vraiment, tu vois. La première coach, tu vois, il y avait vraiment ce truc où... Je sais pas, en fait, j'avais la sensation de découvrir, tu vois, de mettre un pied à l'étrier. Et quand j'ai commencé avec ma deuxième coach, il y a eu un peu ce truc de... J'y suis, quoi. J'y vais et puis je suis partie. On a changé de région et je crois que j'ai terminé mon dernier cours de sport. C'était deux jours avant que je déménage. J'avais envie d'y aller et j'en fais deux fois par semaine.
- Speaker #0
Donc là, tu as changé de région, tu as déménagé. Et un des premiers trucs que tu as fait, c'est taper salle de crossfit autour de chez moi.
- Speaker #1
En fait, j'ai demandé sur Instagram. J'ai dit vous connaissez des coachs, vous connaissez des coachs de crossfit dans la région tour. Et parce que je voulais garder le crossfit et je voulais garder le coaching parce que je pense que pour l'instant, je ne suis pas prête à faire du sport sans coach. Ce n'est pas je pense, je le sais. Je ne suis pas prête à faire du sport à la maison. Je suis oublié. Vraiment, j'ai besoin d'avoir quelqu'un qui me donne la main. Et du coup, j'accepte ça. Et donc voilà, j'ai sur Instagram. Vous connaissez des gens. Et puis ce mec me contacte. Et il me contacte et il me dit, ouais, bah écoute, moi j'ai une box de crossfit et je donne des cours particuliers juste à côté de cette salle. Je fais des Irox depuis hyper longtemps, j'ai fait les championnats du monde de l'Irox, qui est une compétition de sport. Et je suis genre, ok, bah vas-y, c'est un mec, j'en ai jamais eu, mais vas-y, va voir. Et puis du coup, bah voilà, il m'accompagne depuis le mois d'août. Et il est champ, mais vraiment genre, c'est le meilleur coach que j'ai jamais... Enfin, les deux coachs étaient super, hein. Mais lui, Jean, il est... complètement dédié à toi. Il n'a pas son téléphone. Il fait vraiment une séance sur mesure. Il s'y connaît parfaitement dans l'accompagnement du crossfit et tout ça. Et donc, j'y vais deux fois par semaine depuis le mois d'août.
- Speaker #0
Bravo, franchement.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Et du coup, si tu me devais me dire deux choses qui ont eu le plus d'impact depuis que tu as commencé le sport ?
- Speaker #1
Sur ma santé mentale.
- Speaker #0
Ah ouais.
- Speaker #1
Franchement...
- Speaker #0
Et c'est toujours la réponse qu'on me donne. Alors que, de prime abord, on a tendance à voir le sport... pour sa santé physique, et en fait, tout le monde dit non.
- Speaker #1
Mais surtout que moi, je me foutais de la gueule des gens qui me disaient ça. Je me disais, ah, ta gueule, ça va, c'est bon. Ah non, non, mais je te jure, vraiment, ça fait du bien à la tête. Oui, oui, ça va, c'est bon. Manger aussi, celle-là, ça fait du bien. Enfin, les deux sont pas incompatibles, d'ailleurs, mais... Franchement, ouais, il y a un truc où... Pourquoi ça fait du bien à la santé mentale ? Parce que quand t'es une personne angoissée, qui stresse, comme j'imagine beaucoup de gens, ta tête, elle fonctionne en permanence, tu vois. Et quand tu vas au sport, tu ne penses à rien. Donc de faire une pause sur ta tête, ça fait beaucoup de bien. De faire une pause à tes pensées et à juste te dire, je suis là pour me défouler, pour me libérer, pour me dépasser. Et je mets pause à mes pensées. Franchement, ça fait tellement de bien, ça. Et puis, je trouve que quand je dis que ça joue sur la santé mentale, c'est que ça joue sur l'estime. De se dire qu'en fait, je peux le faire, je suis capable de faire ça. Il y a toujours des gens qui peuvent bien faire, enfin, qui faire... Ils font beaucoup plus que moi. Beaucoup mieux, non, mais beaucoup plus, tu vois. Je les jalouse pas. Par contre, je vois des meufs, des mecs qui courent, je suis genre, putain, ah ouais, c'est... Vous y allez, genre, moi, c'est pas du tout mon cas. Mais ouais, je trouve que ça fait un bien fou, quoi. Ça fait un bien fou sur la liberté, sur tout ça. Et évidemment, sur le corps, ça joue aussi. Et tu vois, c'est la première fois, là, j'ai perdu un peu de poids. Et justement, mon coach, il m'a dit, est-ce qu'il y a des choses que t'as envie de changer dans ton corps ? Et au début, j'étais genre, bah non, c'est quoi cette question bizarre ? Et après, je lui ai dit, ah, en fait, si, je crois que j'aimerais bien avoir des fesses un peu plus bombées. J'aimerais bien avoir ça et tout. Donc, je commence à me dire que je peux aussi faire du sport pour ça, tu vois.
- Speaker #0
Et t'as totalement le droit, tu vois, aussi. Je trouve que des fois, on blâme aussi un peu les femmes qui ont envie d'aller au sport pour maigrir. Après tout, tu vois, c'est leur droit. Mais par contre, je suis sûre que d'y aller en n'ayant pas ça en tête la première fois, c'est ça qui te fait changer le rapport au sport, justement.
- Speaker #1
Ouais, et puis de toute façon, quoi qu'il en blâme les femmes. Donc si tu es une femme grosse, on va te dire quelque chose. Si tu es une femme mince, on va te le dire. Si tu es sportive, on va te dire un truc. Si tu ne l'es pas, tu vois. Quoi qu'il en vient, juger les femmes tout le temps sur leur corps, leur apparence, sur ce qu'elles font, ce qu'elles ne font pas, ce qu'elles disent, ce qu'elles ne disent pas. Donc à un moment, tu vois...
- Speaker #0
Chacun fait bien comme il veut. Est-ce que tu peux me donner une performance ou un challenge sportif que tu pensais impossible à faire et que tu as réussi à faire ?
- Speaker #1
Un Irox.
- Speaker #0
Ah ouais. Merci beaucoup. ça me semble impossible à faire
- Speaker #1
Non. Si moi, ça m'a semblé impossible, tu peux complètement le faire. En fait, pareil, je voyais ça sur Insta, TikTok et tout. Je me disais, putain, c'est ouf. Et je le fantasmais dans un coin de ma tête. Mais je ne me suis jamais autorisée parce que je me disais, mais meuf, ça ne fait même pas un an que tu fais du sport. Tu es grosse, tu pèses plus de 100 kilos. Ce n'est pas possible. Et je commence le sport du Quake & Reca avec mon coach. Et au mois d'octobre, je crois. Je reçois un bouquet de fleurs chez moi, avec un mot qui me dit, ça fait un an tout pile que t'as fait ton déclic. On fait un nouveau déclic en novembre à Bordeaux, et on va faire un déclic IROX, tu viens ? Tout frais payé en plus, machin et tout, et j'ai pleuré. J'ai pleuré, et j'étais genre waouh, mais jusqu'où elle va s'arrêter cette meuf, tu vois ? C'était Alison. Et je me suis dit, mais elle va s'arrêter où, en fait ? Et j'ai reçu ça, parce qu'en fait, je savais qu'elle m'avait écrit en me disant, tu peux me donner ton adresse ? Moi, je croyais qu'elle allait m'envoyer des fringues tagines bananes, et là, je reçois ça, je m'y attendais, mais alors, pas du tout, pas du tout, du tout. Et vraiment, j'ai pleuré parce que ça m'a fait peur, mais j'étais genre, putain, je vais faire ça, je vais faire ça, mais c'est fou, je vais faire une compétition à 36 ans, attends, ouais, 37 ans.
- Speaker #0
37 ans, je fais une compétition de sport, moi, moi. Genre, c'est lunaire. Et c'est génial parce que, du coup, j'en parle avec elle et elle me dit, de toute façon, je savais plus ou moins ce que c'était un Irox. Alors pour celles et ceux qui ne savent pas, c'est une compétition de sport que tu peux faire avec toi-même, en duo ou alors en équipe de quatre, en relais, où on est soit deux femmes, soit deux hommes, soit quatre femmes, soit quatre hommes. Et en fait, c'est une compétition qui dure le temps que tu veux, le temps que tu peux. Il y a ça dans plein de villes, dans le monde entier. Et l'idée, c'est qu'en fait, il y a 8 stations et 8 kilomètres à courir. Donc en fait, tu fais 1 kilomètre de run, 1 station, 1 kilomètre de run, 1 station. Et les stations, c'est du rameur, 1 kilomètre de rameur. Tu as des wall balls, tu as du farmer carry, tu as des trucs, c'est même ces termes-là, je les ai appris il n'y a pas longtemps.
- Speaker #1
C'est vrai que quand tu vois les images sur les réseaux, ça a l'air intense.
- Speaker #0
C'est très intense, bien sûr. Mais tu y vas pour ça, tu cherches l'intensité, tu cherches le dépassement. Moi, quand j'en ai parlé sur Insta, les gens m'ont dit « mais tu y vas pour vomir, en fait. Vraiment, tu cherches à mourir, quoi. » Et je trouve que ça a été une très bonne première approche pour moi parce que je m'étais dit « je ne suis pas capable de le faire toute seule, je ne me sens pas capable. » Et donc là, on est en team de quête, donc ça veut dire qu'on se dispatche tout. Donc en fait, moi, j'ai deux kilomètres de run et deux stations. Ce qui me va, mais alors très bien. Vraiment. J'ai été choisie au hasard et j'ai fait 1 km de run, 1 km de ramer, 1 km de run et j'ai tiré 80 kg sur 80 mètres, je crois, je ne sais plus. Alors tu ne les enchaînes pas, tu fais une pause au milieu parce que tu as des relais, tu vois, donc tu attends ton taiko équipière. Et donc voilà, j'ai eu très peu de temps pour m'entraîner. J'ai eu un mois et demi, donc mon coach, lui, qui a l'habitude d'en faire. Tous les deux mois, là, je te parle, il en a fait un dimanche. Enfin non, mercredi, tu vois, il en fait tout le temps. Il sait très bien. Du coup, il connaît très bien. Et c'est génial, tu vois, d'avoir quelqu'un qui s'y connaît, qui entraîne constamment des gens à faire des Irox. Et du coup, je me suis entraînée à faire que ça. Pendant un mois et demi, je faisais que ça. Que du rameur, que de la course, que du vélo. Enfin, pour s'échauffer, que du... Comment on appelle ça ? Sledpool, ça s'appelle, le truc que je tirais là. Et j'ai fait ça pendant un mois et demi. Ça me faisait chier parce que du coup, je faisais toujours la même chose. Mais c'était mon échéance, quoi. Tu vois, de me dire, putain, je vais faire ce truc-là. Et c'était incroyable. Franchement, c'était un truc de ouf.
- Speaker #1
À vivre, ouais. Est-ce que tu dirais que c'est ton plus beau souvenir sportif ?
- Speaker #0
Je ne sais pas si c'est ça ou à la première fois que j'ai couru 30 secondes.
- Speaker #1
Ah ouais ?
- Speaker #0
Bah ouais. Tu vois, je ne sais pas si c'est ce truc. Mais je pense que c'est ça, en vrai, tu vois.
- Speaker #1
Non, mais c'est beau aussi que ce soit autre chose qu'une performance et qu'un challenge, tu vois.
- Speaker #0
Franchement, moi, mon challenge, c'était de courir 10 minutes. Ça a été mon challenge, je l'ai fait et je suis trop fière de ça aussi. En fait, c'est juste que cette compétition, c'est un truc de fou. C'est vraiment un truc de ouf. Parce que mon mec, il est venu, notre fils, il est venu.
- Speaker #1
C'est hyper émouvant,
- Speaker #0
c'est vrai. En fait, ce qui est super émouvant, déjà, c'est que nous, on passe le dimanche quand on est en relais. Mais sinon, quand tu es tout seul ou en duo, tu vois, je pense, vraiment des athlètes de ouf. Et en fait, ce qui est merveilleux, c'est vraiment qu'il y a tous les corps du monde. Et ça, c'est incroyable. J'ai vu des meufs obèses, j'ai vu des meufs maigres, j'ai vu un papa avec son fils, j'ai vu des quadruplés de 70 ans. J'ai vu un papy qui boitait. Et tu vois, des mecs ultra gaulés. Et c'est trop bien parce que t'as des meufs qui sont déguisées en tutu, t'en as des mecs en superman. C'est un truc de ouf, tu vois. Et puis moi, il y a des meufs qui sont venues me voir en larmes, en me disant « mais je suis là grâce à toi, merci ! » C'est super fort, c'est incroyable. Et puis, tu as une énergie de ouf parce que tu as une musique insupportable. Mais tu sais, tu as de la techno, des trucs comme ça et tout. Et puis c'est stressant, mais c'est un bon stress, parce que vu que tu es en team, tu ne veux pas ralentir les autres et tout. Et moi, mon objectif dans cet IROC, c'était de ne pas m'arrêter de courir. Parce que moi, je déteste le run et je ne sais pas vraiment courir. Donc là, me dire que je dois courir un kilomètre sans m'arrêter, ça me paraissait le bout du monde. Et je l'ai fait. Et puis j'ai refait un autre kilomètre sans m'arrêter. Et puis même le rameur, tu vois, je me souviens, c'était fort parce qu'il y avait mon mec, notre fils qui m'encouragait, des gens que je ne connais pas. Allez Juliette, vas-y, tu lâches pas ! Tu ne les connais pas, c'est genre peut-être qu'eux, ils me connaissent, tu vois, mais trop beau. Et puis après, quand j'ai fait le sled pool, là, j'étais solo. Mon mec et notre fils n'étaient pas là. Et des gens... même de l'équipe des gens qui font partie de l'Aérox ils sont là, même la photographe allez lâche pas tu peux y arriver c'est beau, c'est trop beau c'est hyper fort à vivre
- Speaker #1
Pas pour l'esprit compétition forcément, même si c'est ce que les gens recherchent super. Mais c'est pour ça que j'encourage les femmes souvent à essayer de faire ou une compétition ou une course. Parce qu'il y a toujours un peu ce truc hyper émouvant que tu es encouragée par des inconnus. Tu vois des gens qui ont des panneaux pour encourager tout le monde. Trop beau. Des scènes de famille. Moi, je passe ma vie à pleurer.
- Speaker #0
Tu m'étonnes. Toi, tu cours ?
- Speaker #1
Je cours un peu, ouais. Mais aller faire des courses, je trouve ça superbe de prendre un de ces. J'en doute pas. D'ailleurs, j'ai aussi adoré aller voir des gens, aller encourager des potes à moi qui faisaient des trucs sans moi y être.
- Speaker #0
Non, non, mais je pense que c'est, tu vois, de faire un marathon, un semi, peu importe la compétition de sport que tu fais et peu importe les raisons pour lesquelles tu les fais. En fait, il y a ce truc très galvanisant.
- Speaker #1
Et du coup, j'allais te demander, est-ce que là, il y a un challenge sportif dont tu rêves ? Même si c'est un rêve lointain, tu vois, même... Est-ce qu'il y a encore quelque chose comme ça où tu te dis « je ne sais pas si j'en serais capable, mais franchement, ça doit être fou » .
- Speaker #0
Oui. En fait, déjà, à la fin de cet IROX, j'ai repris le sport et je me faisais chier. Je me faisais chier parce que je n'avais plus trop envie d'y aller. Et j'en parle à mon coach et je lui dis « franchement, ça me saoule là » . Je n'ai plus très envie. Il me dit « mais c'est normal, c'est normal. Tu t'es entraîné pour ton objectif. Il me dit « il faut que tu en retrouves un autre, l'objectif » . Et je dis « ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, j'en ai pas » . Et puis, en fait, je vais faire deux IROC cette année.
- Speaker #1
Ah ouais, là, t'es inscrite, t'as deux dossards.
- Speaker #0
Je ne suis pas inscrite encore, mais en fait, je vais en faire un. Je vais faire deux en duo. Je vais en faire un avec mon coach et un avec mon mec.
- Speaker #1
Donc en duo, ça veut dire deux fois plus d'épreuves.
- Speaker #0
Ouais, c'est quatre kilomètres et quatre stations. Et en fait, c'est très bien parce que mon coach qui a l'habitude, ça sera en octobre, novembre, quoi, tu vois. Et c'est bien que je commence avec lui parce qu'il m'a dit vraiment, tu vas te reposer sur moi, sauf pour le run. tu seras obligé euh Ah mais non, en plus, ce n'est pas 4 km, c'est 8 km.
- Speaker #1
Quand tu es en duo, il y a 8 km, c'est pour toi.
- Speaker #0
Ouais. Quoi qu'il, tu les fais les 8 km. Après les stations, on se les dispatche comme on veut. Donc voilà, ce qu'il m'a dit mon coach, il m'a dit les 8 km, tu vas les faire. Après les stations, on va se les dispatcher. Il me dit, tu peux te reposer sur moi. Il me dit, si tu as besoin que je fasse 90% des stations, je les ferai. Donc je vais commencer avec lui. Et puis après, je vais en faire une autre. Je vais faire un autre Aerox avec mon mec pour nos 10 ans.
- Speaker #1
Il y en a qui se réservent à un resto étoilé et vous, vous faites.
- Speaker #0
Ouais, bon, on va faire les deux. Non mais parce qu'en fait tu vois lui Il fait du foot US depuis très longtemps Il est pas du tout dans la même dynamique de sport Mais en fait quand il est venu me voir faire l'Irox Il a dit genre putain c'est un truc de ouf Et lui ça fait des années qu'il rêve qu'on fasse du sport ensemble Et moi je l'envoie chez tout le temps Et là on s'est dit ça pourrait être cool de le faire ensemble Donc voilà ça c'est mes deux trucs Je suis pas dans un truc à me dire Je fantasme d'autres choses Mais j'espère que je vais fantasmer d'autres choses
- Speaker #1
Bah surtout si t'as un peu Cet état d'esprit j'ai besoin d'objectifs Merci. pour confirmer sûrement qu'il y aura d'autres choses.
- Speaker #0
Mais en fait, je crois qu'on a tous ce truc-là. On a tous des objectifs, tu vois.
- Speaker #1
Mais pas tous. Tu vois, là, moi, j'ai quand même enregistré beaucoup d'épisodes. Et il y a des femmes qui trouvent un équilibre et une routine sportive dans un truc, tu vois, dans la danse classique, dans le fait d'aller au pilates. Enfin, en fait... Oui,
- Speaker #0
mais même dans ça, elles se foutent des challenges, j'imagine. Tu sais, ce truc de je vais à la danse quoi qu'il. Et peut-être qu'en fait, ce mouvement de danse que tu n'arrives pas à faire, tu as envie de l'atteindre. Donc, c'est un objectif. Tu vois, quand tu fais un marathon ou je ne sais quoi, quand tu fais un run et que tu fais, je te dis n'importe quoi, 5 kilomètres en 40 minutes, la prochaine fois, tu as envie de le faire en 37. Donc, quoi qu'il en fait, tu te fous des objectifs. J'ai cette sensation-là. Et puis, il y en a, leur objectif, c'est simplement de se sentir bien avec eux-mêmes.
- Speaker #1
Oui, il y en a aussi. Ou qui, en fait, j'ai eu pas mal d'épisodes de mères. qui, en fait, pour elles, c'est juste vraiment, c'est devenu hyper nécessaire à leur équilibre et à, tu vois, ça leur permet d'être peut-être plus patientes, plus alignées le moment où elles sont là, enfin, et d'avoir une chambre à soi.
- Speaker #0
Mais évidemment, ça joue, c'est clair. Et moi, je vois bien, tu vois, c'est, c'est, mais là, même récemment, tu vois, j'en ai reparlé à mon coach et je lui ai dit, ok, il y a cet objectif de l'Irox, mais c'est loin. il m'a dit t'as raison, il faut qu'on se mette un objectif plus près là, qu'est-ce que t'aimerais faire et je dis franchement je déteste courir mais je pense que pour l'Irox il faut que j'apprenne à au moins courir 5 km sans m'arrêter, tu vois ? Ce serait bien, tu vois ? Même si on les fait en 3 heures, on les fait en 3 heures. Mais j'aimerais bien faire ça. Et puis, qu'est-ce que je lui ai dit ? Et je lui ai dit, mon objectif, c'est que j'aimerais bien avoir un cul un peu plus bombé. Parce que vraiment, j'ai un cul extrêmement plat. Et puis, je crois que j'aimerais bien prendre du plaisir dans la course. Parce que vraiment, je n'aime pas ça. Donc voilà, c'est un peu mes petits objectifs là, quoi.
- Speaker #1
Je doute pas que ça viendra vu là où t'es déjà arrivé, tu vois. En finalement, assez peu de temps.
- Speaker #0
Ouais, c'est vrai.
- Speaker #1
J'ai un petit jeu, je te dis un mot, tu me dis ce que ça t'évoque sans réfléchir.
- Speaker #0
Ok. Pilates. Pas top. J'en ai fait, mais je me fais un peu chier.
- Speaker #1
Ok. Vélo dans le noir ?
- Speaker #0
J'aimerais bien recommencer. J'aimerais bien retester parce que j'en ai fait... Du coup, j'ai fait du RPM et j'ai fait du dynamo. J'aimerais bien retester... Ouais, point. J'aimerais bien retester.
- Speaker #1
Montre connectée ?
- Speaker #0
Il faut que j'en achète une. Mon coach m'a demandé d'en acheter une pour que je check un peu. Mais vas-y, ça coûte 150 balles, ça me fait chier. Mais je vais le faire.
- Speaker #1
Et marathon ?
- Speaker #0
Wow, trop loin. C'est combien marathon ?
- Speaker #1
42. Non,
- Speaker #0
jamais de la vie, mais t'es malade ou quoi. Déjà, je fais un 5 km, ça va, tu vois.
- Speaker #1
J'ai eu plein de meufs à mon micro qui ont fini par faire un marathon et qui m'ont dit, mais vraiment, quand on me disait marathon, je disais, mais plutôt mourir, jamais, je comprends pas ces gens et tout.
- Speaker #0
Toi, t'en as fait ?
- Speaker #1
Non. Là, je suis sur l'isatente pour le semi. Et déjà, ça me paraît très dur.
- Speaker #0
T'arrives à courir combien de kilomètres sans t'arrêter ?
- Speaker #1
16.
- Speaker #0
Putain, belle gosse.
- Speaker #1
Bon, ouais. Écoute, ouais, ouais. Non, non, mais je... J'aime bien, j'aime bien. On arrive à la fin avec quelques petites questions pour inspirer celles qui nous écoutent, même si tout l'épisode est déjà hyper inspirant. Je pense que j'ai une idée de qui tu vas me répondre, mais je vais te dire, est-ce que tu veux me citer une femme dont la pratique sportive, qu'elle soit une sportive professionnelle ou une amatrice, t'a inspirée ou t'inspire encore ?
- Speaker #0
Tu penses que je vais dire qui ?
- Speaker #1
Alison.
- Speaker #0
Non, même pas. C'est Swan Perissé. Je ne sais pas si tu vois qui c'est.
- Speaker #1
Oui, je vois très bien.
- Speaker #0
Swan qui est une humoriste qui est aussi sur les réseaux et qui est une très bonne copine en fait elle m'inspire beaucoup parce qu'elle c'est une sportive pas pour être sportive là justement elle se prépare à faire un semi et elle vient de courir 11 kilomètres sans s'arrêter et c'est une meuf qui se fout des challenges mais en fait elle se fout des challenges point dans la vie tu vois elle est tout le temps à se mettre des challenges et c'est une meuf qui euh... C'est une meuf qui m'inspire beaucoup, c'est une personne que j'aime beaucoup. Parce que je trouve qu'elle est badass, businesswoman et tout. Mais vraiment, je trouve qu'elle a quelque chose du dépassement que je trouve très inspirant. Elle fait beaucoup de vélo, elle a fait du vélo toute seule. Elle a fait, je ne sais plus quoi, en France, un tour. Je ne sais plus quoi, mais elle fait des trucs de ouf. Elle fait de l'escalade, elle fait des randonnées. Et je sais qu'elle ne le fait pas pour la... pour le culte du corps, pour ces trucs-là, parce qu'elle n'est pas dans cette démarche-là. Peut-être un petit peu, j'en sais rien, mais en tout cas, ce n'est pas sa première approche, j'ai l'impression. Et je la trouve hyper inspirante parce que je la trouve très libre, cette meuf. C'est une personne que j'aime beaucoup, mais je la trouve très libre et très vraie. On s'est eu encore au téléphone, il y a cinq jours, on a parlé une heure, on parle un peu de sport, où elle est dans un truc où elle, elle l'aime. se sentir vivante là-dedans. Et je trouve ça très inspirant parce qu'elle n'est pas dans le culte du corps à vouloir dessiner cette partie-là. Parce que moi, ce n'est pas mon trip. J'admire les gens qui veulent... Je te disais tout à l'heure que j'ai envie de bomber mon cul, mais si je n'y arrive pas, vraiment, je m'en fous. Et voilà, je trouve que Swan, c'est vraiment quelqu'un qui m'inspire beaucoup.
- Speaker #1
Ok, super. Si tu voulais encourager les femmes qui nous écoutent et que ça titille de se mettre au sport, mais qu'il leur manque encore un petit truc, tu leur dirais de commencer par ?
- Speaker #0
Par un truc qui... Évidemment, un truc qui les donne envie. Tu vois, qu'elles fantasment un peu ou qu'elles ont envie d'essayer. Je pense que je leur dirais surtout de ne pas chercher la performance, de chercher juste le dépassement de soi, d'un truc que tu peux arriver à atteindre. Enfin, tu vois, je ne vais pas conseiller un sport parce que déjà, j'en connais très peu. Et je ne sais pas qu'elle fasse un truc qui les intéresse un peu, tu vois, où elle se dit « Ah tiens, tiens, ça j'ai envie de voir » .
- Speaker #1
Et puis, ce que je trouve vachement insurant dans ce que tu as dit, c'est que, allez, commencez par juste 30 secondes, quoi.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Et ça se trouve, après, l'histoire est longue.
- Speaker #0
Exactement. En fait, je pense que c'est... Moi, cette phrase, elle me porte beaucoup. Faire, c'est toujours mieux que de ne pas faire. Parce que du coup, je suis très rarement déçue de moi dans le sport. C'est-à-dire que si je te dis n'importe quoi, je dois faire 20 burpees, horreur sur Terre, je dois en faire 20, et quand j'en fais que 15, c'est pas grave. C'est vraiment... Déjà, factuellement, il n'y a rien de grave. Et de deux, tu fais toujours plus que tu ne fais pas. que tu ne faisais pas il y a un an. Tu vois, j'essaie juste de me dire ça, en fait. Et même si je m'arrête quand je cours, même un kilomètre ou même 300 mètres, et que je m'arrête, c'est pas grave. Je fais toujours plus que de ne pas faire. Tu vois ce que je veux dire ? Donc, moi, c'est vraiment la phrase qui me porte, quoi.
- Speaker #1
Et j'avais... L'épisode n'est pas encore sorti, mais j'interviewais une femme qui me disait... que justement, elle avait vachement changé maintenant qu'elle fait beaucoup plus de sport, finalement. Maintenant qu'elle se dit, c'est pas grave si je sors pas 45 minutes courir à chaque fois. Et si des fois, j'ai que 20 minutes ou un quart d'heure, vas-y, je l'ai fait, en fait. J'ai le droit, en fait, de faire que ça.
- Speaker #0
En fait, je pense qu'il faut aussi écouter son truc profond. Si toi, ton truc, c'est de faire quoi qu'il, 50 minutes de run, et que t'as besoin de faire ça, et qu'il faut que tu fasses minimum ça, écoute-toi. Si quoi qu'il, tu veux juste simplement courir, Tu vois, enfin voilà, moi je cherche pas la performance dans ce sens-là, mais c'est déjà une performance de faire du sport. Tu vois, c'est déjà une performance, donc évidemment que c'est une performance de courir 2 kilomètres en tant que temps. Mais tu vois, je veux dire, chacun son objectif en fait, tu vois. Chacun ses objectifs, et je l'ai bien vu à l'Irox, je vois des gens qui courent extrêmement vite parce qu'ils veulent faire tout dans le... Mon coach, tu vois, c'est vraiment l'exemple même où lui, à chaque fois, vu qu'il veut refaire les championnats du monde, et bien à chaque fois, tu vois, genre son timing, il se rétrécit. Mais parce que c'est son objectif. Moi, c'est juste, viens, je vais le faire. C'est déjà bien, tu vois.
- Speaker #1
Oui, je te rejoins. Dernière question. Si j'avais demandé à la toi, il y a deux ans, on va dire, sur une échelle de 1 à 100, il y avait combien de pourcentages de chance que tu te sois mis au sport et que tu aies déjà fait un IROX aujourd'hui, tu aurais dit combien ?
- Speaker #0
Pour IROX, ça, j'en sais rien. Mais je pense qu'il y aurait eu 30% de chance quand même. Parce que j'étais, je pense, dans un état tellement... je me détestais, tu vois, ou c'est d'une détestation telle, tu vois, de non-estime et tout, que vu que ça fait des années que je cherche à m'estimer un peu plus que la veille, peut-être que j'aurais tenté, mais peut-être d'une autre approche, peut-être pas de la bonne manière. Mais ouais, je dirais 30%.
- Speaker #1
Ok, c'est pas mal. Bon bah, merci beaucoup.
- Speaker #0
Bah de rien, avec plaisir.
- Speaker #1
Salut.