- Speaker #0
Il y a celle qui gagne des médailles, pulvérise les records et font rêver les petites filles. Celle qui semble être née basket au pied, qui faisait du sport en famille le week-end et qui annonce qu'elle prépare un marathon avec assurance et non chalance. Et puis il y a ces femmes qui se sont mises au sport malgré le sentiment que ce n'était pas fait pour elles, malgré le manque de confiance et la peur de la première foulée, malgré la flemme et un emploi du temps déjà bien chargé.
- Speaker #1
Elles vous raconteront ici comment elles s'y sont prises, ce que cela a transformé dans leur vie. Et vous transmettront la bonne dose de motivation pour vous donner envie de rejoindre le club des sportives par surprise.
- Speaker #0
Bienvenue dans ce podcast, je suis Alexandra, sophrologue dans le sport et j'accompagne plus précisément des sportives de haut niveau. Avec ce podcast, j'ai eu envie de mettre en lumière des histoires de femmes qui ne sont pas des athlètes professionnelles. qui n'étaient pas forcément sportives, voire pas du tout, et qui font du sport malgré tout. Des femmes qui, souvent grâce au sport, sont allées conquérir quelque chose pour elles-mêmes. J'avais donc envie de faire entendre leur récit, mais aussi d'encourager toutes les femmes à se mettre au sport, car je fais le pari que l'écoute de ces épisodes sera un très bon point de départ. Aujourd'hui j'interview Capucine, que je connais depuis plusieurs années via Instagram. car on ne s'est jamais rencontré en vrai, mais elle m'avait invitée sur son podcast. Capucine, elle crée du contenu pour expliquer, vulgariser des réflexions féministes, décrypter certaines scènes de l'actualité avec ce point de vue féministe. Et je la trouve toujours hyper juste dans ses analyses. Elle n'a pas peur de dire ce qu'elle pense. Elle est évidemment militante, mais elle a toujours une façon hyper construite. de défendre ses opinions et de les expliquer. J'avais vu depuis plusieurs mois sur son compte, même si elle publie assez peu de contenu personnel, qu'elle s'était mise au sport. Elle en parlait un peu comme quelque chose qui avait l'air d'être important dans sa vie. J'ai donc eu envie de l'interviewer pour qu'elle nous en dise plus et aussi pour qu'on parle de sport pour les femmes sous cet angle un peu féministe parce que la place des femmes dans le sport, de toutes les femmes dans le sport, c'est un sujet féministe. hyper intéressants. Alors maintenant, place à l'épisode. Salut Capucine ! Salut ! Je suis super contente de te recevoir dans ce podcast. Je sais que tu as une histoire hyper inspirante. Est-ce que pour celles qui ne te connaissent pas, tu peux commencer par te présenter rapidement sur le plan pro, sur le plan perso, ce que tu veux bien nous dire ?
- Speaker #1
Ouais ! C'est toujours d'être concise, mais du coup moi c'est Capucine, j'ai 25 ans, j'habite à Nantes et du coup au niveau pro c'est toujours un peu compliqué de me présenter parce que j'ai plein de métiers. Mais en gros j'ai cofondé une agence de communication engagée avec mon conjoint à Nantes et en parallèle de ça je suis aussi créatrice de contenu féministe sur les réseaux sociaux depuis 5 ans maintenant, 5 ans et demi. Et à travers cette activité-là, mon objectif c'est de décrypter les actus d'un point de vue féministe et militant. Ça me mène à faire aussi plein d'autres choses qui gravitent autour de ça, mais par exemple des interventions en milieu scolaire pour sensibiliser aux violences conjugales. J'ai aussi publié un livre en 2023 d'éducation à la vie affective et sexuelle pour les ados. Et là, je vais publier mon prochain livre en mars
- Speaker #0
2026. Donc voilà. Ah ouais ! Félicitations ! Tout ça quand même à un jeune âge en plus.
- Speaker #1
En plus de ça.
- Speaker #0
Ouais, c'est génial. Et est-ce que tu peux me dire, pour compléter cette présentation, en une phrase, quelle place le sport a dans ta vie aujourd'hui ?
- Speaker #1
Ben, aujourd'hui, le sport a une place centrale dans ma vie. J'y accorde beaucoup de temps et ça me fait beaucoup de bien.
- Speaker #0
Ok, super. On va remonter un peu le fil de tout ça et j'ai hâte que tu nous en dises plus parce qu'effectivement, on peut voir sur tes réseaux, on peut voir que ça a de l'importance. Et moi, j'ai été retracée un peu, en tout cas, le moment où publiquement, tu montres que tu commences à aller courir et tout. Sauf si j'ai loupé le poste. On ne sait pas trop encore comment tu as eu le déclic. Est-ce que déjà, tu peux me dire un peu quand tu étais enfant, quelle relation tu avais avec le sport, enfant, adolescente ? Est-ce que tu étais une petite fille sportive ou pas du tout ?
- Speaker #1
Moi, je n'étais pas du tout sportive. Alors, j'ai fait quand même un sport mais qui est très typique des petites filles, à savoir la danse. J'ai 17-18 ans, même un peu plus. Enfin voilà, j'en ai fait très longtemps. Ok, quand même ! Pourtant je n'étais pas particulièrement gracieuse. Mais voilà, j'ai fait ça parce que mes parents m'ont inscrite à la danse et que c'était un peu le truc logique. Et du coup, je n'ai jamais été poussée vers le sport par ma famille. Je n'ai pas des parents particulièrement sportifs non plus. Donc du coup, le sport, ça a toujours été le truc que je n'aimais pas Quand j'étais petite à l'école, je sais que les sports de ballon c'était ma phobie parce que j'étais vraiment la fille qui se prenait tout le temps le ballon. J'étais pas très à l'aise avec mon corps donc j'étais un peu nulle. Et après au collège-lycée, j'ai vraiment des mauvais souvenirs du sport parce que c'est vraiment l'âge où t'es mal à l'aise justement avec la puberté etc. T'aimes pas ton corps. Plus maintenant, mais quand j'étais adolescente, j'étais assez maigre, assez frêle. Enfin, je n'avais pas de force, pas de muscles. C'était un peu catastrophique. Et en plus de ça, j'avais un peu l'étiquette, enfin même complètement l'étiquette de la première de la classe. Et du coup, j'étais vraiment le cliché de la première de la classe qui a d'excellentes notes partout, sauf en sport parce qu'elle est nulle. Mais je pense qu'il y avait quand même une partie de moi qui performait un peu aussi cette nullité au sport. Je sentais que ce n'était pas un truc pour moi. Et ouais, je ne sais pas. Il y a eu des fois où j'ai voulu un peu faire du sport. Du genre quand j'avais... Je ne sais pas, ça devait être à l'école primaire. J'avais peut-être 6-7 ans. On avait eu une espèce de cours de découverte du foot féminin. Et je me rappelle que j'avais adoré et que j'avais dit à mes parents « Oh, j'aimerais bien faire ça et tout » . Bon au final c'était un peu passé à la trappe parce qu'eux ils s'étaient dit bon c'est un peu une lubie mais en vrai ça va passer et voilà. Et du coup bah effectivement après c'était passé. Et après au collège je sais pas pourquoi genre alors que j'étais vraiment nulle mais je me suis tapé une déterre en cinquième. Et je suis arrivée cinquième de mon cross du collège alors que je ne courais jamais. Mais genre je sais pas là j'étais en mode compétition je m'en rappelais j'avais mangé des pâtes le matin et tout ça bref. Et après à nouveau plus rien. Non, je ne sais pas. J'ai eu juste un pic en cinquième où je me suis dit « Ok, j'essaie de me prouver un truc. » Et après, à nouveau, le sport relayé comme un truc nul où je me disais « De toute façon, ce n'est pas pour moi. Je ne suis qu'une fille. Je suis nulle en sport. » C'est comme ça.
- Speaker #0
Mais du coup, si tu es arrivée cinquième, c'est quand même que tu avais les capacités physiques.
- Speaker #1
Oui. Totalement. En fait, tu vois, typiquement la course, je n'ai jamais couru. à part pour le cross du collège une fois par an et puis faire des tours de terrain au sport, au collège et tout mais sinon j'ai jamais couru parce que j'ai l'impression quand même que la course à pied c'est un sport que souvent tu fais enfin quand t'es enfant en tout cas tu vas le pratiquer si tes parents le pratiquent, te montrent sinon à quel moment tu te dis pourquoi je vais aller courir enfin...
- Speaker #0
même moi ma fille est née à 6 ans et demi, elle va avoir 7 ans On a déjà fait deux petites courses ensemble. Mais effectivement, il faut un parent accompagnant. Donc même... L'enfant ne peut pas y aller tout seul. Donc même si en vrai, c'est des distances qui sont complètement faisables pour quelqu'un qui ne fait pas de sport. Mais encore, faut-il être un minimum au courant. Et quand tu es le parent, avoir l'envie d'un minimum pour que l'enfant derrière puisse y participer.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. et l'idée de le faire parce que moi, je n'ai jamais vu mes parents courir. Ça ne me serait jamais venu à l'esprit de leur dire « Venez, on va faire un tour au parc en courant » .
- Speaker #0
Oui, c'est vrai.
- Speaker #1
Ça n'existait juste pas pour moi.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai. Après, c'est peut-être moi qui… Alors là, je ne sais pas si c'est moi qui suis biaisée ou pas, mais tu vois, je vois de plus en plus dans cette… La passion du running qui prend la France, de plus en plus de courses pour les enfants dont ils parlent à l'école. Maman, est-ce que nous aussi on va s'inscrire à la course ceci ou à la course cela ?
- Speaker #1
Les courses pour les enfants, surtout les triathlons pour les enfants, c'est ma passion, j'adore. On n'en est pas là,
- Speaker #0
mais effectivement j'adore. Et c'est marrant, enfin ou pas... Mais tu es loin d'être la première femme que j'interview qui me dit « J'étais hyper bonne à l'école, mais très mauvaise en sport. » Et tu vois, il y a un peu comme si on était vraiment des tout-petits, mises vraiment dans cette catégorie. Si tu es entre guillemets l'intello, tu es forcément celle qui devra rester assise au coin de la classe. J'espère qu'on dépasse ça.
- Speaker #1
Je ne sais pas si c'est quelque chose qui... change un peu aujourd'hui, je sais pas comment c'est pour les petites filles aujourd'hui qui font du sport et tout et comment elles se sentent par rapport à ça mais c'est vrai que, je sais pas, je trouve qu'il y avait vachement ce truc aussi même dans les représentations de pop culture et tout de vraiment la fille intello mais qui est nulle et au sport et par contre les filles sportives c'est les filles populaires, celles qui sont à l'aise dans leur corps et je pense que malgré tout il y a un lien quand même parce que effectivement quand t'es mal dans ton corps et que t'as pas confiance en toi de te donner à fond parce que du coup, tu sais que... Toi-même, tu dis de toute façon, je suis nulle. Donc peu importe ce que je vais faire, ça va être nul. Donc autant que je fasse zéro effort et voilà quoi.
- Speaker #0
Ouais, non mais totalement. Et puis il y a un peu ce truc de c'est pas ma place. Donc de toute façon, je ne vais pas aller la prendre et je ne vais pas aller oser. J'espère que les choses changent un peu en cours de récré, mais pas tant que ça. En tout cas, pas dans la... Tu sais, dans la répartition de maman. Aujourd'hui, c'est les filles qui ont le terrain de sport. Demain, ce sera les garçons. Enfin, il y a encore un truc hyper genré et compliqué. Mais bon, on y croit. Du coup, est-ce que tu peux me raconter à quel âge tu t'y es mise ? Et qu'est-ce qui a déclenché cette envie de faire du sport ?
- Speaker #1
Alors, j'ai commencé vraiment à m'y mettre... en post-bac en fait, au moment où j'ai commencé l'université. Et c'est vraiment un mélange de plein de choses qui m'ont déclenché. Le facteur principal quand même, c'était le fait que du coup je sortais d'une relation violente sur mes trois ans de lycée et que du coup j'avais vraiment eu ce sentiment d'être vraiment dépossédée de mon corps pendant trois ans Trois ans évidemment de dénigrement aussi, de toute façon t'es bonne à rien, tu sais rien faire, t'es moche, t'es grosse, enfin bref tout ce qui va avec les violences conjugales quoi. Et du coup j'avais vraiment ce truc un peu de revanche, de me dire mais non mais il faut que j'arrive à faire quelque chose de ce corps que je n'aime pas du tout parce qu'il a subi des trucs pendant trois ans et que du coup je ne me sens plus moi-même en fait. Donc ça, ça a été vraiment un élément déclencheur, même si peut-être pas forcément hyper conscientisé au début. Mais en tout cas, je sais que ça a vraiment fait partie de mon parcours post-violence, quoi, à côté de tout le côté psychologique, voilà, tous les soins un peu qui étaient nécessaires et le côté plongé aussi dans le féminisme, etc., qui m'a aidée à... à comprendre ce que j'avais vécu et tout. Il y a eu vraiment aussi ce côté physique de me dire, il faut que j'arrive à faire quelque chose de ce corps que je trouve inutile et qui ne me sert à rien. Donc voilà. Et après, du coup, j'ai commencé au départ par aller à la salle de sport. Donc vraiment au basic fit.
- Speaker #0
C'est ça, la première démarche, c'est d'aller à la salle de sport. Ce qui n'est pas simple quand en plus on se sent... moche, tu vois pas sa place. C'est pas simple pour la salle de sport.
- Speaker #1
C'est sûr. Après moi au tout départ j'allais à la... Pendant très longtemps là c'est hyper récent que je fasse de la musculation mais vraiment pendant toutes ces années la salle de sport c'était vraiment pour faire du cardio uniquement. Donc j'y allais pour faire du vélo elliptique ou ce genre de choses. Et du coup ça a été une première entrée et après je me suis dit pourquoi pas courir. Donc ça m'est venu un peu comme ça, je me suis dit bah ça a l'air sympa en fait. J'aimais bien le fait de déjà pouvoir le faire un peu n'importe où du genre au départ du coup je rentrais tous les week-ends chez mes parents comme beaucoup d'étudiants. Et du coup je pouvais pas aller à la salle de sport parce qu'ils vivent en campagne et qu'il y a pas de salle. Et du coup je me disais bon bah qu'est-ce que je peux faire ? Je peux aller courir quoi. Donc voilà, je courais avec mes baskets pas du tout appropriées, mais mes baskets que j'avais depuis la seconde qui servaient juste à faire le sport au lycée. Mais du coup, j'ai commencé à courir comme ça et puis en fait dès mes 18 ans, je me suis mise aussi en couple avec mon copain qui est toujours mon copain aujourd'hui et lui en fait son beau-père court. Et du coup, assez rapidement, je me suis dit, allez, je vais courir avec lui. Et comme ça, ça va un peu aussi me motiver parce que courir toute seule, ça ne me plaisait pas forcément. Et du coup, voilà, ça a commencé comme ça. Mais c'était vraiment... Au départ, la course à pied, c'était vraiment quelque chose de ponctuel que je faisais de temps en temps. Je n'avais pas du tout une régularité. Et en parallèle, il y avait la salle un peu entre les deux. Mais en tout cas, j'ai commencé à bouger mon corps à partir de ce moment-là.
- Speaker #0
incroyable. Du coup, c'était il y a combien de temps ?
- Speaker #1
C'était il y a 7 ans du coup. C'est ça parce qu'on est en fin 2025 et c'était en 2018 donc ouais, 7 ans.
- Speaker #0
Et tu prenais du plaisir quand même quand t'allais courir ou c'était vraiment pour meubler en attendant d'aller à la salle ? Bah un peu ouais quand même, je commençais à bien aimer. Puis je sais que je ne me mettais pas forcément de pression ou d'objectif ou quoi, juste je sortais et je me disais allez je vais courir un peu et j'aimais bien en fait la sensation de liberté, de me dire allez je cours et peu importe quel temps je vais faire ou quoi, enfin je m'en fichais un peu, c'était juste histoire de me dépenser quoi. Je pense de sentir le corps aussi qui est en mouvement, c'était hyper... Ça me faisait vraiment du bien.
- Speaker #1
OK. Et du coup, ça fait sept ans que tu es devenue sportive ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
C'est bien. Bravo. Et tu dirais que pendant sept ans, tu as déjà eu du mal à t'y tenir et tout ? Ça roule depuis sept ans ? C'est vraiment dans ta vie ?
- Speaker #0
Non, il y a eu des hauts et des bas. déjà le Covid m'a mis un gros stop parce que du coup j'allais à la salle et du coup pour la salle j'y allais beaucoup avec mon copain du coup Maxime, on y allait ensemble et parce que moi pareil ce truc d'aller à la salle je pense comme tu disais tout à l'heure c'est difficile aussi pour les femmes donc effectivement moi j'étais plutôt soulagée d'y aller avec mon copain et le Covid a mis un gros stop à tout ça et puis De toute façon, avec les études sup', c'était un peu compliqué d'être régulière. Après, pendant longtemps, les salles ont été fermées. Du coup, je n'y allais plus. Donc au final, je courais juste peut-être une fois par semaine et encore pas toutes les semaines. C'était vraiment irrégulier. Après Paris, j'ai eu un nouveau choc un peu traumatique. Mais en fin d'année 2021, on a perdu un ami. c'était un ami de Maxime, de mon copain mais qui est décédé très jeune et très subitement d'un cancer et du coup ça a été un peu aussi un choc d'un seul coup de perdre quelqu'un de son âge et de se dire waouh ça peut s'arrêter si vite du coup ça nous a mis un gros coup au moral à tous les deux donc on a un peu stoppé le sport ce n'est pas forcément la bonne chose à faire parce que du coup on l'a bien sorti dans nos corps et on s'est remis après du coup il y a vraiment eu un vent À partir de 2022, du coup, c'est plus là que j'ai vraiment commencé à m'y mettre de manière régulière. Et puis après, ma pratique, elle a vraiment évolué. Je pense que je suis plus régulière aussi depuis que j'ai fini mes études parce que le fait de pouvoir avoir un emploi du temps un peu plus classique, même si moi, mon emploi du temps est très peu classique parce que je fais des horaires un peu spéciales.
- Speaker #1
de révision, de partage ? Oui voilà,
- Speaker #0
c'est quand même différent. Du coup au fil des années j'ai continué du coup la salle de sport toujours sur le cardio, je n'osais pas aller aux machines. Vraiment c'était pour moi le no man's land genre justement uniquement man's land, genre que des hommes j'avais pas du tout envie d'y aller. Donc voilà et puis j'ai continué la course et après là c'est plus récent mais j'ai commencé à faire du triathlon récemment. Et ça, du coup, j'ai vraiment été influencée par Maxime, pour le coup, qui lui a commencé le triathlon un an avant moi. Et pareil, au début, en fait, quand il a commencé, j'ai eu ce truc de me dire « Non mais moi, je suis incapable de faire ça, je ne pourrai jamais, c'est beaucoup trop dur de faire trois sports. » En plus, le vélo me faisait extrêmement peur. Donc je me suis dit « Je ne vais jamais pouvoir faire ça. » Et au final, à force de le voir faire et tout, je me suis dit « Mais en fait, pourquoi est-ce que... Pourquoi je ne pourrais pas le faire ? Qu'est-ce qui m'empêche ? » Finalement si je sais courir, je peux bien nager et faire du vélo. Donc j'ai fait quand même un premier triathlon XS en 2024 pour tester un peu la discipline. Oui,
- Speaker #1
donc XS c'était quoi les temps ?
- Speaker #0
Alors XS, là c'était vraiment tout petit, c'était genre 100 mètres de nage, en plus c'était en piscine. Après c'était 9 km de vélo et 3 km de course, un truc comme ça. Donc j'ai bien aimé. même si c'était pas facile d'enchaîner les trois j'imagine et j'ai peur parce que moi je fais celui de Deauville ah trop bien et du coup après je me suis motivée et là en septembre dernier j'ai fait un triathlon S c'est 750 mètres de natation 20 km de vélo et 5 km de course et j'ai trop aimé, j'ai trouvé ça trop bien à part la natation ou nager en eau libre ça n'a rien à voir avec nager dans la piscine donc j'ai bu pourtant c'était même pas dans l'océan donc j'avais pas de vagues mais c'était dans un plan d'eau et vraiment j'ai bu la moitié du plan d'eau c'était terrible j'ai énormément bu la tasse et après le vélo ça s'est super bien passé j'ai adoré et la course, bon c'est un peu dur parce qu'après le vélo t'as plus de jambes mais ça s'est quand même bien passé et du coup c'était quand même une super journée Super bonne expérience ce triathlon S, donc j'aimerais bien en refaire. Mais voilà, par contre pour les disciplines du triathlon, c'est vrai que je suis quand même moins fan de la piscine et du vélo. Du coup c'est vraiment saisonnier pour moi, genre là en hiver je n'y vais pas. Ouais mais je ne sais pas. Pour salepier je garde autant le vélo, quand il pleut c'est pas possible, j'ai trop peur de tomber. et puis quand il fait froid c'est pas top non plus et la piscine j'ai un peu de mal aussi à me motiver à y aller quand il fait froid je comprends,
- Speaker #1
faut quand même s'écouter pour prendre un minimum de plaisir moi je n'ai toujours pas été nager pour mon triathlon mais je vais courir et je vais faire du vélo c'est déjà ça est-ce que tu dirais que c'est ton plus beau souvenir sportif ce triathlon ou il y en a un autre que tu peux nous partager ?
- Speaker #0
C'est vrai que le triathlon, c'était quand même une des courses officielles. C'est des bons souvenirs à chaque fois.
- Speaker #1
Il y a un truc un peu différent. Il y a quelque chose qui se passe, qui fait tester. Là que j'encourage, si celles qui nous écoutent n'ont jamais passé le cap. C'est vraiment bien. Il y a plein de gens qui n'ont jamais couru, qui prennent un dossard. Il y a quand même beaucoup d'émotions, je trouve. Il y a beaucoup de choses qui se passent.
- Speaker #0
Oui, oui. Et puis ça fait des... Effectivement, tu vois, quand tu parles du coup de souvenirs sportifs, je trouve que directement, c'est à ça que je pense quand même et pour des raisons différentes. Donc, je suis désolée, je vais répondre un peu en plusieurs fois.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
Mais par exemple, tu vois, pour un peu le sentiment vraiment de fierté, d'accomplissement, c'était le semi-marathon de Nantes que j'avais fait en 2024. C'était la première fois que je courais autant et du coup, j'étais vraiment contente de franchir cette arrivée. C'était trop bien. Et puis après, le triathlon, c'était vraiment cool quand même. Je trouve que tu as un côté où tu sens vraiment que tu te dépasses. Parce que le fait d'enchaîner trois sports, même si au final la durée totale est moins longue que le semi-marathon, tu te sens vraiment... Tu te dis « Ah ouais, quand même, je l'ai fait. J'ai galéré, mais je l'ai fait. » Donc ça, c'est vraiment cool. Puis sinon, un truc plus récent, J'ai bien aimé, j'avais fait une... Enfin, à peu près en même temps que le triathlon. Là, j'avais fait une course la parisienne à
- Speaker #1
Paris. Ouais,
- Speaker #0
ouais. Où j'avais couru pour défendre... Enfin, pour visibiliser le SOPK, qui est du coup une maladie gynécologique dont je suis atteinte. Et du coup, j'avais bien aimé le fait de pouvoir courir avec d'autres femmes pour défendre une cause. J'avais trouvé ça vraiment cool. Donc voilà, trois souvenirs.
- Speaker #1
Génial. Et est-ce que... Il y a un challenge sportif maintenant dont tu rêves après tout ce que t'as déjà fait ?
- Speaker #0
J'aimerais bien quand même refaire un triathlon et plus long. Peut-être un M un jour. Je ne sais pas si je le ferai l'année prochaine parce que je ne sais pas si je serai assez entraînée. Peut-être que je referai un S pour un peu confirmer déjà. Mais faire un M un jour et pourquoi pas un jour un L peut-être. Ah ouais ! C'est vraiment incroyable. Mais je ne ferai pas plus. Parce que je pense qu'il peut être un peu fou pour faire un Ironman. Ça, je pense que c'est vraiment un level au-dessus. Et puis sinon, pour la course à pied, peut-être un jour un marathon. C'est un peu le truc du coureur ou de la coureuse de se dire « Un jour, je ferai un marathon » .
- Speaker #1
Ça pourrait te faire envie ?
- Speaker #0
Oui, ça pourrait me faire envie pour le challenge sportif. Et puis justement, tu vois, je trouve que c'est un truc où j'ai l'impression que les gens qui font un marathon, c'est pareil, ils s'en souviennent un peu toute leur vie. Et tu vois le beau-père de Maxime avec qui je cours encore parfois. lui il a fait deux ou trois marathons je crois et il en parle encore avec des étoiles dans les yeux et tout même pour raconter ses galères sur le moment et du coup je me dis que ça doit quand même être un vrai challenge sportif bon pour l'instant je serais clairement pas prête à courir aussi longtemps, déjà le semi c'est beaucoup mais un jour peut-être on verra non mais t'as raison parce que déjà le semi c'est beaucoup ouais c'est ça, je trouve qu'il faut pas non plus sous-estimer parce que Des fois, justement, je trouve qu'à l'ère des réseaux sociaux, on voit beaucoup de personnes qui courent. Et du coup, des fois, on peut avoir l'impression que ce n'est pas si compliqué ou que tout le monde est capable de le faire. Mais en réalité, les influenceuses et influenceurs running qu'on suit souvent, c'est leur métier de courir. Donc en fait, ils ont beaucoup de temps pour s'entraîner. Ce que la plupart des personnes qui ont une vie normale et un autre métier ne peuvent pas faire. Et du coup, je trouve qu'on peut vite avoir l'impression que ça va, ce n'est pas si compliqué. challengeant pour le corps, donc il faut faire attention.
- Speaker #1
Ouais, et puis même si on a effectivement cette sensation que tout le monde le fait, en fait c'est pas vrai du tout. Si tu regardes le pourcentage de la population qui finit un marathon, mais c'est ridicule, je crois que c'est 1% au moins. Ouais, ouais, c'est très peu. Et du coup tu disais que tu t'étais mis au sport un peu à la base dans cette conquête de reconstruction de toi-même après... Après cette relation de violence conjugale, tu dirais que ça t'a aidé ? Tu l'as vu en fait cet impact-là du sport en tout cas même si effectivement il y avait d'autres thérapies que tu suivais par ailleurs ?
- Speaker #0
Oui clairement, moi je trouve que ça m'a beaucoup aidée et c'est vrai que je le conseille souvent à d'anciennes victimes qui cherchent justement des façons un peu de se réapproprier leur corps. Le sport, c'est incroyable parce que ça permet de se donner des défis, même juste de sentir son corps en mouvement et de se dire je suis capable de faire des choses. Ça rebooste au niveau confiance en soi. Bien sûr, il ne faut pas développer un rapport toxique au sport en se disant il faut que je fasse ça et si je n'y arrive pas, je suis nulle, etc. Donc, il faut faire attention. Mais quand on arrive à avoir un rapport sain au sport, c'est hyper bien. Ça fait autant de bien au corps qu'à l'esprit. C'est vraiment top. Pour le côté corps aussi, le fait d'avoir un SOPK aussi, le sport c'est hyper important. Ça m'a bien aidée à gérer les symptômes. C'est utile sur plein de points le sport. Vraiment, c'est génial.
- Speaker #1
Et du coup, la muscu ? Maintenant, tu fais partie de ces rares femmes qui t'aventurent à l'espace musculation de la salle.
- Speaker #0
Oui, c'est hyper récent. J'ai commencé peut-être fin octobre à y aller.
- Speaker #1
Toi, tu as fait tout ton triathlon sans faire de renfort musculaire ? Oui,
- Speaker #0
vraiment, je fuyais ça. Je ne voulais pas le faire. Et Maxime, du coup, mon copain, un peu pareil. Sauf qu'en fait, lui, il s'est blessé cet été. Il a une double hernie discale. Donc du coup, il a dû annuler son triathlon qu'il devait faire en septembre d'ailleurs. Ce qui fait qu'il y a plusieurs sports qu'il ne peut pas faire dont la course à pied pour l'instant qu'il va reprendre plus tard. Donc là, j'ai dû apprendre ces derniers mois à courir toute seule aussi, ce qui n'était pas facile. Mais maintenant, c'est bon, j'ai passé le cap. Mais oui, du coup, en fait, il a dû un peu commencer le renfort musculaire parce qu'il fallait renforcer le dos à cause de la double hernie. Et du coup, je me suis dit, bon, allez, on va se motiver, on va y aller. Parce que je savais qu'il fallait le faire, mais j'avais un peu la flemme. Et du coup, au final, on y va pareil tous les deux. Donc c'est un peu plus facile que d'y aller toute seule parce que j'avais vraiment ce truc aussi de me dire, mais comment je vais faire avec les machines ? Je ne comprends rien. Je ne sais pas comment ça va marcher. Enfin bref. Au final, j'aurais pu chercher les informations toutes seules. Mais bon, là, elles sont venues à moi. Donc, c'était plus simple. Et je trouve... Je vois vraiment une vraie différence. Donc, je me dis pourquoi je n'en ai pas fait avant. Mais notamment sur la course à pied, j'arrive beaucoup plus à être plus rapide. En fait, je suis plus rapide plus facilement avec le renforcement musculaire. Donc, c'est vraiment bien. Donc, j'aurais dû faire ça avant. Et je vais continuer du coup. Ouais.
- Speaker #1
Moi aussi, je m'y suis mise récemment. Et pour celles qui veulent y aller et qui sont en salle, on peut facilement demander un coaching. Je crois même que souvent, c'est un service gratuit des salles pour apprendre à se servir des machines. C'est effectivement un peu bizarre au début. Et quand tu dis que tu n'aimais pas courir seule, tu avais peur ?
- Speaker #0
Un peu un mélange de tout. J'avais un peu peur. Je ne suis jamais trop rassurée d'aller toute seule courir. D'ailleurs, quand je sors toute seule, j'ai toujours ma petite bombe au poivre dans ma banane. Ouais, je préfère. Même si rappelons bien sûr que c'est pas à l'extérieur que les femmes sont le plus en danger statistiquement. C'est chez elles. Donc voilà, c'est quand même important de ne pas nourrir de panique par rapport à ça. Mais c'est vrai que ça me rassure. Voilà, je me dis surtout quand je pars courir longtemps et un peu loin, je me dis bon, si jamais... Mais d'ailleurs, ce n'est pas légal de se balader avec une femme. Ah ouais ?
- Speaker #1
Je ne savais pas.
- Speaker #0
Ce n'est pas légal. Vous pouvez remplacer par un déo en spray ou ce genre de choses. Je ne savais pas que ce n'était pas légal quand je l'ai acheté, mais bon, ce n'est pas grave. Mais c'est plus pour me rassurer. Sinon, ce que je trouvais dur, c'était vraiment le fait de se motiver à partir toute seule en me disant « Ouais, je pars » . Du coup, ce que j'ai fait, c'est que j'ai commencé vraiment sur des petites distances. En me disant, allez, je pars que 30 minutes courir mon 5 km. Et au fur et à mesure, ça devient un peu plus facile. Et au final, maintenant, là pour l'instant, je n'ai pas encore commencé mon plan d'entraînement de semi. Donc, je ne cours pas non plus des grosses distances. Mais même les 10 km toute seule maintenant, ça va très bien. Un petit podcast et ça repart.
- Speaker #1
C'est ce que j'allais dire. Un petit sportif par surprise. J'espère qu'il y ait des tailles d'épisodes pour aller justement faire un petit 5 km. Ouais. Du coup, on fait un petit... Un mini-jeu. Je te dis un mot et tu me dis ce que ça t'évoque sans réfléchir. Ok. Irox.
- Speaker #0
Ça m'évoque 39.
- Speaker #1
Oui. Ouais.
- Speaker #0
Et ça a l'air hyper dur, mais hyper stylé. Franchement, je trouve ça trop stylé. Les gens qui font ça, peut-être que je le ferai un jour, mais pas pour l'instant. Ça a l'air beaucoup trop compliqué.
- Speaker #1
Ok. Pilate.
- Speaker #0
Pilates, muscles en profondeur. J'aime bien le pilates. Moi j'en fais de temps en temps quand je n'ai pas le temps d'aller à la salle ou d'aller courir ou quoi. Je me dis allez je prends juste 20 minutes pour faire une petite vidéo de 20 minutes de pilates et ça fait du bien au corps et à l'esprit. J'aime beaucoup.
- Speaker #1
Super. Vélo dans le noir ?
- Speaker #0
Trentenaire parisienne.
- Speaker #1
Tu as déjà testé ?
- Speaker #0
Non, je n'ai jamais testé. Ça a l'air super physique, super dur. Mais ça a l'air pas mal. Après, c'est le côté groupe. Moi, je suis assez introvertie et je n'aimerais pas trop partager ce moment-là avec plein de monde. Mais ça a l'air de bien brûler des calories en tout cas.
- Speaker #1
Ok. Un peu d'aide que tu connais si tu étais adepte de la salle. 5, 12, 30 ? tu vois ce que c'est ?
- Speaker #0
Ouais je connais je fais pas mais je connais c'est l'inclinaison marcher pendant 30 minutes c'est un bon moyen de commencer parce que c'est que 30 minutes c'est ça et en plus c'est marcher vite quoi.
- Speaker #1
Voilà c'est de la marche rapide donc euh... Et montres connectées, un dernier
- Speaker #0
Montres connectées hyper efficaces moi j'ai eu une malédiction avec les montres connectées parce que j'en ai j'ai eu une Apple qui m'a lâchée au bout de trois mois, défauts de fabrication. Du coup ils me l'ont remplacée et un an après elle m'a relâchée. Donc je me suis dit ok je suis maudite j'arrête. Et du coup là je n'ai plus de montre connecté depuis longtemps mais je vais en avoir une à Noël. J'ai demandé à mes parents. Je vais avoir une Garmin donc pour la vraie montre de Runeuzda. Donc j'ai trop hâte parce que là j'essaie maintenant de suivre un peu justement des programmes et tout voilà. Et par exemple, faire du fractionné. Ce que je n'ai jamais fait en sept ans de course à pied. Mais là, j'essaie de le faire un petit peu sans montre. C'est vraiment compliqué pour le coup de savoir à quel rythme tu cours et tout.
- Speaker #1
Donc, tu t'es convertie ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
On finit avec les petites questions de la fin. Bon, tu as beaucoup parlé de ton compagnon et tu n'es pas la seule. Et c'est normal parce qu'en fait... On a vécu pendant longtemps dans une société où c'était quand même un peu les mecs qui lidaient ce marché du sport. Néanmoins, est-ce qu'il y a une femme, donc qui soit une sportive professionnelle ou amatrice, ou sur les réseaux ou de ton entourage, dont la pratique sportive justement t'a un peu influencée, encouragée ?
- Speaker #0
Moi j'adore suivre, je suis beaucoup de filles qui courent sur Insta justement et de filles qui font du triathlon. Je ne suis pas trop d'hommes qui courent. Mais pour les filles, j'adore le conte de Caroline depuis que je cours. Je trouve ça trop stylé. Je ne sais pas si tu la connais. Non, je ne la connais pas. Elle a fait des grandes distances, très très grandes distances. Donc c'est assez impressionnant. Mais elle s'en prend plein la tronche sur les réseaux parce qu'elle n'est pas mince. Elle n'a pas le corps qu'on imagine d'une fille qui court beaucoup. Donc elle se fait beaucoup attaquer sur les réseaux pour ça. Alors que la meuf, elle est incroyable et elle va te courir... Enfin récemment, elle a couru un 100 kilomètres. Ah ouais, d'accord. Ok, je vais aller... Elle est très forte. Et une meuf que je suis qui fait du triathlon, son compte c'est Esteph en course, il me semble. Et elle, c'est une fille qui s'est mise au triathlon assez récemment et qui du coup a vraiment partagé ses différentes étapes qui... qui montre aussi comment est-ce qu'elle apprend toute seule dans un univers très masculin. Parce que la course à pied, c'est masculin, mais le triathlon, c'est encore pire. Il y a vraiment peu de femmes qui en font. Et du coup, trop inspirant. J'adore ce genre de femmes. C'est trop cool.
- Speaker #1
Ok, je vais aller regarder. Je les mettrai en note d'épisode. Si toi, tu voulais encourager les femmes qui nous écoutent, Quelle pratique et à quel rythme ?
- Speaker #0
Je pense qu'il faut qu'elles commencent par un sport qui les intéresse déjà, qui leur donne envie. Pas se mettre la pression de se dire parce que tout le monde court, il faut que j'aille courir parce que de toute façon si tu n'aimes pas ça ne sert à rien. Mais il faut tester parce que moi pendant des années je me suis dit la course à pied ce ne sera jamais pour moi et au final j'ai aimé et ça fait 7 ans que j'en fais donc voilà. Donc trouver quelque chose qu'on aime de le faire régulièrement et pour que ça rentre dans le quotidien et que ça devienne vraiment une routine et un moment qu'on fait par plaisir. Tiens, d'ailleurs, ça me fait penser à une autre ressource de meuf sur le sport, c'est Josépha Raffard. À la base, c'est un conte qui parle beaucoup de maternité mais qui là s'est mis au sport, notamment à la muscu assez fort récemment et trop intéressant tout ce qu'elle explique justement sur À quel point c'est important pour se libérer de la charge mentale, notamment quand on est mère. Et trop bien, franchement, trop inspirante. Et le corps de ouf, vraiment sculpté et tout. C'est assez incroyable à quel point elle a réussi rapidement. Et trop stylée.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Et juste un truc que je rajoute. C'est de ne pas se mettre de pression sur la performance, parce que je pense que c'est vraiment le pire ennemi pour réussir à faire du sport dans le temps. Et moi justement les fois où j'ai aussi pas fait du sport en se disant c'est pour perdre du poids et associer le sport à ça, parce que moi en fait à chaque fois que j'ai commencé et arrêté de sport, c'était justement parce que je le faisais pour les mauvaises raisons, Non mais là c'est parce qu'il faut que je perde tant de kilos donc il faut absolument que je fasse tant de sport par semaine et que je perde du poids absolument sinon c'est que ça marche pas. Et me mettre aussi la pression sur est-ce que je vais être assez performante et tout. Donc il faut vraiment avoir un rapport sain au sport et pas être dans la compète etc. Et juste se dire je le fais pour moi, pour me sentir bien et pour ma santé, pour mon corps.
- Speaker #1
En fait, je trouve que quand on se dit « Je le fais pour perdre tant de kilos » , t'as un peu ce truc « Si ça vient pas, t'arrêtes » . Une fois que t'as atteint ton objectif, après, c'est bon, t'arrêtes aussi. Tu vois ? Donc, c'est pas... Ouais, c'est ça. C'est légitime, après tout, si on a envie de s'en... Enfin, moi, je sais que j'ai pris vachement de points enceintes et j'ai eu envie de le perdre. Voilà, c'était mon droit. Mais d'inscrire ça dans une volonté de vie un peu plus large, c'est sûr que c'est mieux.
- Speaker #0
Et ça ne permet plus de l'associer à quelque chose de contraignant, parce que le truc c'est qu'on voit beaucoup le sport comme une contrainte. Et je pense que justement quand on trouve le bon sport ou les bons sports qui nous plaisent et qu'on trouve le bon rythme, du coup ça ne devient plus une contrainte et juste on le fait pour le plaisir et on sent les effets sur le corps qui va être plus fort, plus tonique. Et au final, sur le mental aussi. Et du coup, c'est que du positif. Et après, on se rend compte vraiment que c'est sur le long terme. On le fait vraiment pour soi, pour sa santé, etc. Sans parler de performance ou de poids.
- Speaker #1
D'ailleurs, j'allais dire, est-ce que tu sais aujourd'hui quelque chose qui t'aurait motivé à t'y mettre si tu l'avais su plus tôt ? Mais peut-être justement ça, qu'en fait, après, tu ne le vis jamais comme une contrainte, mais comme un moment sympa.
- Speaker #0
Ouais, c'est ça. Je pense que c'est vraiment le fait de changer de regard sur le sport, quoi. Déjà, de se dire qu'il n'y a pas de sport qui n'est pas fait pour nous, tu vois, de vraiment se dire si on a envie de faire un truc, il faut y aller. Et genre, même si on a l'impression que c'est quelque chose qui nous... qui n'est pas pour nous, du genre je ne sais pas si on est une femme et qu'on rêve de faire du rugby depuis des années mais qu'on se dit pas non c'est un sport de mec, ça va être galère de trouver un club, ça par contre c'est vrai c'est galère, mais que si vraiment on a envie et qu'on se dit ça je sens que c'est le sport qui va me faire kiffer bah go en fait faut y aller parce que peut-être que si votre truc c'est le rugby vous pourrez essayer de vous mettre 10 fois, 15 fois, 1000 fois à la course à pied ça marchera jamais parce que c'est pas ça que vous voulez faire. Donc, vraiment trouver ce qui nous fait kiffer, ce qui nous fait du bien et puis tester. Et puis après, en général, quand on trouve le bon sport, c'est du plaisir. Même si des fois, il y a toujours des moments où on a un peu la flamme et tout, bien sûr, mais ce n'est pas parce qu'on rate... Enfin, il ne faut pas culpabiliser non plus. Ce n'est pas parce qu'on rate une semaine qu'on n'arrive pas à faire nos séances que ça y est, c'est la fin du monde. Il faut avoir un rapport sain, quoi.
- Speaker #1
Oui, non, mais bien sûr. Mais tu as totalement raison. Et je dirais, j'ai osé faire le sport dont on a rêvé, peu importe l'âge. La dernière fois, j'ai rencontré une fille, elle avait 30 ans passé, c'est sûr. Et elle me dit « moi, j'ai toujours rêvé de faire du foot, mais avant, effectivement, ce n'était pas du tout aussi populaire le foot féminin, donc je n'en ai jamais fait » . Et là, elle avait passé le cap à 30 ans et elle avait intégré un club de foot féminin à Paris et elle était trop contente. des entraînements et elle faisait des matchs dans une petite catégorie. Je trouve ça génial. Effectivement, tout est possible. Pour conclure, si j'avais demandé à la toi qui n'avait jamais fait de sport, sortait du lycée, sortait de ses trois ans de relations horribles, sur une échelle de 1 à 100, combien tu avais de pourcentage de chance de devenir un jour sportif ? Tu m'aurais dit
- Speaker #0
Je pense que j'aurais dit peut-être 10%. Mais tu vois, c'est drôle, même le mot sportif, ça fait pas longtemps que j'accepte de l'utiliser. Et genre pendant des années, même après avoir commencé la course à pied et tout, alors que je courais quand même régulièrement et tout ça, quand on me demandait si j'étais sportive, je disais toujours non. Je disais toujours non, je suis pas sportive, je fais du sport un peu mais je suis pas vraiment sportif. Le sport, c'est pour les gens qui sont hyper performants, qui en font tous les jours. Et j'ai vraiment du mal à accepter le mot. Donc, important aussi de se le réapproprier.
- Speaker #1
Oui, tu as bien raison. Donc, tu l'es Capucine. Et t'étais sportive par surprise. Merci beaucoup.
- Speaker #0
Merci à toi.