- Speaker #0
Il y a celles qui gagnent des médailles, pulvérisent les records et font rêver les petites filles. Celles qui semblent être nées basket aux pieds, qui faisaient du sport en famille le week-end, et qui annoncent qu'elles préparent un marathon avec assurance et nonchalance. Et puis il y a ces femmes qui se sont mises au sport malgré le sentiment que ce n'était pas fait pour elles, malgré le manque de confiance et la peur de la première foulée, malgré la flemme et un emploi du temps déjà bien chargé. Elles vous raconteront ici comment elles s'y sont prises,
- Speaker #1
ce que cela a transformé dans leur vie et vous transmettront la bonne dose de motivation pour vous donner envie de rejoindre le club des sportives par surprise. Salut Virginie ! Salut Alexandra ! Merci d'être venue jusqu'à moi.
- Speaker #0
Pour commencer, et pour que les... Moi je te connais bien, mais pour que les auditrices te connaissent, est-ce que tu peux me dire... Un peu une phrase sur toi, sur le plan professionnel, personnel, tu vois, te présenter.
- Speaker #1
Oui exactement, avec grand plaisir. Écoute, moi je suis responsable recrutement dans un cabinet de conseil et sinon en perso je suis une curieuse de tout et de tout ce qui touche notamment à la culture comme le théâtre par exemple, le sport bien évidemment et les voyages.
- Speaker #0
Ok, et t'as quel âge ?
- Speaker #1
J'ai 34 ans et j'ai une fille de 6 ans.
- Speaker #0
Et est-ce que tu peux me dire en une phrase quel est l'aspect ? place du sport dans ta vie aujourd'hui ?
- Speaker #1
Oui, alors le sport c'est devenu mon équilibre. Il recharge vraiment toute mon énergie, toutes mes batteries et également je ne peux désormais plus vivre sans puisque ça canalise également toute mon énergie débordante donc ça m'aide pour tout.
- Speaker #0
Ok, à mieux vivre tu dirais ? À mieux vivre,
- Speaker #1
tout à fait. Ça m'aide au quotidien.
- Speaker #0
Ok, on commence toujours par retracer un peu la chronologie. Quand t'étais petite... Et t'étais quel genre d'enfant ? Est-ce que tu étais une enfant sportive ? T'étais inscrite à mille activités ?
- Speaker #1
Alors écoute, j'étais plutôt du genre à esquiver tous les cours de sport en général au grand regret du coup de mon papa qui était coach sportif. Ah bon ? Et là, c'était à son grand regret. Non, non, j'étais pas très forte déjà et j'avais une appréhension à chaque fois qu'il fallait aller courir autour d'un stade. C'était vraiment une hantise pour moi au quotidien. Donc non, c'était plutôt une contrainte plutôt qu'un plaisir.
- Speaker #0
Et du coup, quand tu étais petite, tes parents t'avaient plutôt inscrit aux activités manuelles, musiques ?
- Speaker #1
Alors non, pas du tout. J'ai essayé tous les sports puisque mon père continue à me pousser. Alors j'ai fait du tennis, j'ai fait même du football. de ball féminin. J'ai fait de la gym, j'ai fait de la danse. J'ai vraiment tout fait. Voilà, donc la danse, ça va, je m'en sortais pas trop mal, mais en ce qui concerne tout le reste, c'était assez catapulté.
- Speaker #0
Donc tu faisais un an et t'arrêtais ?
- Speaker #1
Exactement, oui, c'est ça. C'était par des courtes périodes, oui.
- Speaker #0
Ok, d'accord. Et après, donc lycée, pareil, le bac, le bac sport...
- Speaker #1
Non, mais j'étais nulle et j'esquivais à chaque fois. J'ai mes règles, je suis indisposée. Enfin non, c'était... C'était une catastrophe.
- Speaker #0
Tu étais avec les filles qui ne voulaient pas faire de sport ?
- Speaker #1
Exactement, sur le banc.
- Speaker #0
Ok. Et après, quand tu es devenue adulte, dans la vie active, on va dire que tu as commencé ta vie active et tout, tu as toujours commencé à aller au sport ou non ? Tu étais toujours un peu dans le même mood ?
- Speaker #1
Alors non, j'étais toujours une grosse feignasse. J'ai commencé vraiment le sport à partir de 30 ans, donc il y a seulement 4 ans. Mais je me suis bien rattrapée.
- Speaker #0
C'est vrai qu'attends... redis moi mais je pense que parce que nous on se connaît depuis longtemps j'ai l'impression que même quand on partage entre copains et tout mais tu voulais même pas genre toi faire les marches les trucs tu vois j'ai un peu le souvenir que toi tu voulais genre glander au bord de la piscine quoi.
- Speaker #1
Ah mais tout à fait j'étais la nana qui prend toujours ce qui prenait toujours sa voiture j'étais la nana qui prenait toujours l'ascenseur qui évitait de prendre des escaliers à tout prix Non, non. Ce n'était pas pour moi le sport. Enfin, ce n'était pas pour moi. En tout cas, il m'a fallu des années après pour me rendre compte que c'était vital. Donc, c'est à partir de 30 ans, effectivement, où je me suis mise au sport.
- Speaker #0
Ok. Et du coup, tu as…
- Speaker #1
Une histoire de vie qui est très particulière. Est-ce que tu peux expliquer le déclic que tu as eu pour t'y mettre ? Oui, alors le déclic ça a été à l'annonce de mon cancer du sein quand j'avais 30 ans justement et alors là ça a été complètement un réel déclic puisqu'on m'a dit que le sport allait devenir vital dans mon quotidien pour bien réagir au traitement et pour... pour fondre également la tumeur. Donc ça, je n'ai pas hésité une seule seconde et depuis ce temps-là, je fais du sport quasiment tous les jours.
- Speaker #0
Et du coup, c'est qui qui t'avait dit que c'était les médecins ?
- Speaker #1
Oui, c'était mon oncologue de l'époque, effectivement, qui m'a conseillé de faire du sport car c'est prouvé scientifiquement que le sport améliore la santé et diminue le cancer du sein plus particulièrement.
- Speaker #0
Et améliore la réponse au traitement ? La réponse au traitement, tout à fait. Et ça,
- Speaker #1
ils te l'ont dit tout de suite ?
- Speaker #0
Et ils t'ont dit, vous pourrez faire autant de sport que vous voulez ? Il n'y a pas d'empêchement ?
- Speaker #1
Pas de limite. Oui.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
Et donc toi, tout de suite, à partir de ce jour-là, le lendemain, c'est quoi ? Tu commences par quoi ?
- Speaker #1
Alors très vite, j'ai pris goût au sport. C'est un peu l'ironie du sort. Il a fallu tant d'années pour que je prenne connaissance que j'aimais finalement bien Oui. régularité et cette endurance au sport. Donc, j'ai commencé par plutôt des sports doux au début comme le pilates, le yoga. Puis très vite, crescendo, je me suis dirigée vers des sports plutôt d'endurance avec beaucoup de cardio.
- Speaker #0
Et du coup, juste après cette annonce, tu prends ton abonnement à la salle de sport en fait ? Comment ça se passe ?
- Speaker #1
Exactement, je me suis inscrite à une salle de sport puisque du coup, j'avais besoin d'un coach pour me motiver, donc plutôt des sports collectifs. Donc la salle ça correspondait bien puisque tout de suite j'ai fait beaucoup de body attack, de body combat avec une énergie incroyable au sport. Donc j'étais vraiment portée par le reste du coup des sportifs qui étaient beaucoup plus sportifs que moi. Donc ça m'a vraiment porté vers le haut toute cette énergie et j'y ai pris goût.
- Speaker #0
Ok, genre tu veux dire de voir les autres... participants au cours qui se motivent, les profs...
- Speaker #1
Et qui ne lâchait rien tout à fait parce qu'au début tu arrives du coup dans cette salle, tout ça t'es inconnu et là bah t'as pas le choix hein, t'as une heure, 45 minutes, une heure de cours non stop et tu dois tout donner et j'ai vu voilà des, bah du coup des personnes beaucoup plus vieilles que moi se donner à fond donc effectivement j'ai fait pareil et j'ai suivi tout ce groupe.
- Speaker #0
Et tu te rappelles peut-être genre le premier cours où la première première semaine, est-ce que tu t'es dit quoi ? Est-ce que c'était hyper dur ? Tu galérais physiquement ? T'avais pas de souffle ou est-ce que c'est venu vite ?
- Speaker #1
Oui j'avais beaucoup de courbatures au début, le souffle un peu coupé également mais j'ai rien lâché donc j'ai commencé par y aller deux, trois fois dans la semaine et ensuite j'ai créé Shendo. J'y suis allée de plus en plus régulièrement et puisque je voulais vraiment ne rien lâcher et puis guérir aussi. Donc du coup, c'était ma source de motivation. C'était me dépenser, penser à autre chose. Et grâce au sport, je pense que ça m'a aussi sauvé la vie puisque mes traitements, j'étais très bien supportée. Donc je pense que le sport y est pour beaucoup.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai que pour te côtoyer, je le vois, c'est vrai que j'imagine qu'il y a des gens pour qui la chimio est super difficile à supporter. Ils ont des nausées, ils sont super fatigués. Mais toi, ce n'est pas ton cas.
- Speaker #1
Oui, j'ai eu la chance. C'est vrai que depuis 5 ans, j'ai toujours très bien supporté les traitements. J'en ai eu beaucoup, et tous ont été très bien supportés. Les médecins me disent que c'est grâce au sport. Du coup, j'ai aussi beaucoup d'énergie. Ça canalise aussi mon énergie d'autre part. Ça fait double effet sur moi.
- Speaker #0
On en parlait avant de commencer à enregistrer. Je te disais, je suis contente de faire cet épisode aussi parce que les gens ont un peu cette image que quand on a un cancer, on ne peut plus justement faire d'activité physique et tout. Et tu me disais oui, juste que les patientes qui ont un cancer le pensent aussi en fait qu'à partir du moment où elles ont un cancer, elles ne peuvent plus faire de sport.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Ça revient énormément dans les salles d'attente parce qu'on se parle beaucoup entre patientes. Du coup, le jour de la chimiothérapie, effectivement, il y en a beaucoup qui pensent qu'il faut qu'elles restent dans leur canapé. à ne pas bouger ou simplement faire du yoga, alors ce qui est très bien le yoga, on sait pas pour ça mais... Mais on doit faire de l'activité physique à forte intensité, c'est hyper important donc modéré mais également à forte intensité.
- Speaker #0
Donc toi tu les coachs dans la salle d'attente ?
- Speaker #1
Tu les têtes modérés ? Non mais je leur raconte un petit peu mon parcours de vie et mon quotidien surtout donc je pense pas que ça inspire, Voilà, mais en tout cas, je pense que ça donne des idées.
- Speaker #0
Trop beau. Et du coup, dans ton parcours avec le cancer, à un moment donné, tu as eu une rémission quand même pendant plusieurs années où tu n'avais plus de traitement. Est-ce que pendant cette période où tu étais hors traitement, tu as quand même réussi à garder le sport dans ta vie à ce moment-là aussi ?
- Speaker #1
Oui, complètement. J'ai été en fait en rémission pendant un an et demi et pendant les un an et demi, je n'ai rien lâché. C'était vraiment intégré dans mon quotidien aller à la salle de sport, courir, faire de la natation. Tout ça, c'était maintenant ancré comme un peu une révélation autre que la maladie qu'il fallait vraiment que je continue le sport et que ça faisait du bien pour le moral, pour mon physique.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous détailler un peu quelle est ta routine sportive aujourd'hui ? Tu vois, dans la semaine, tu fais combien de séances ? Tu fais quoi ?
- Speaker #1
Alors maintenant je fais du sport tous les jours donc j'alterne beaucoup, je fais de la course à pied, je fais de la natation, je fais du vélo et sans oublier aussi le renforcement musculaire donc body pump par exemple. Voilà donc ça c'est ma routine et j'essaye d'alterner le plus possible pour que tout soit équilibré. Donc tu y vas tous les jours ? Mais j'y vais tous les jours.
- Speaker #0
Week-end compris ?
- Speaker #1
Week-end compris mais je fais des plus petites séances le week-end pour pouvoir profiter de ma fille et... et puis de mon mari, mais oui, week-end compris.
- Speaker #0
Incroyable. On en a déjà parlé sur la santé, mais est-ce que tu dirais que ça t'a apporté d'autres choses auxquelles on ne pense pas ? Tu parles par exemple du fait de canaliser ton énergie, mais tu le vois comment ? Tu te sens plus calme ? T'avais l'impression qu'avant t'étais trop dispersée, que là ça te permet de te focaliser ?
- Speaker #1
Oui, alors c'est vrai que je me focalise beaucoup plus. J'ai une énergie qui a toujours été plus que la moyenne, je dirais, donc du coup je m'épargne Puis voilà, je suis un peu hyperactive sur les bords. Donc effectivement, déjà, ça me canalise par rapport à ça. Donc ce qui est très bien, je dors beaucoup mieux la nuit aussi. Donc ça, par rapport au sommeil, ça a changé beaucoup de choses. Voilà, je pense qu'au quotidien, en tout cas, je me sens en forme et j'ai aussi beaucoup le moral. Ce qui peut être vu ou perçu comme contradictoire par rapport à la maladie. Mais en tout cas, je pense que le sport apporte ça aussi.
- Speaker #0
Tu sens que ça contribue aussi à ton équilibre mental et au fait d'arriver, parce que pour te connaître, à être toujours positive malgré les obstacles, les challenges.
- Speaker #1
Oui, et comme on dit, le positif attire le positif. Donc le sport, c'est pareil. Je pense que ça contribue à une bonne hygiène de vie et donc bien dans sa tête et bien dans son corps.
- Speaker #0
Oui. Est-ce que tu peux me dire la performance ou le challenge sportif que tu pensais impossible et que tu as finalement réussi à faire ?
- Speaker #1
Alors, c'était le challenge que l'on a fait ensemble de la parisienne, courir 10 kilomètres. Parce que je courais, mais pas du tout 10 kilomètres. J'étais plutôt vers les 5.
- Speaker #0
Et en plus, attends, on était... C'était en 2024 ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Donc, t'étais en traitement, toi ?
- Speaker #1
Je venais d'être en... Non, alors j'ai été en rémission mais le lendemain, j'ai su que le cancer était revenu.
- Speaker #0
Ah ouais d'accord donc en fait t'étais...
- Speaker #1
Donc du coup le cancer était revenu lorsque je courais. Il a fait très chaud lors de cette course. Donc pour le coup c'était vraiment un vrai challenge sportif pour moi et c'est la première fois que je courrais autant. Donc même lors de mes entraînements, je ne courrais pas du tout. Enfin pas autant du moins donc c'était une première. Donc gros challenge sportif donc je me rappellerai toute ma vie. Et le triathlon des roses également qui a eu lieu cette année au mois de septembre. Et là pour le coup l'enchaînement a fait que oui c'était challengeant.
- Speaker #0
Ouais tu peux dire, moi j'ai été te voir, j'ai trouvé ça trop beau à voir. Tu peux rappeler ce que c'est le triathlon des roses ?
- Speaker #1
Le triathlon des roses oui c'est sur une plus petite distance donc c'est considéré comme un triathlon XS. Voilà, donc c'est vraiment de la découverte. Et pour le coup, c'était challengeant, le fait d'enchaîner ces trois disciplines.
- Speaker #0
Et c'est pour la plupart des participants, je crois, si je ne dis pas de bêtises, sont des gens qui ont un cancer, pas forcément du sein, mais tout type de cancer ?
- Speaker #1
Alors les participants, non, mais en tout cas, tout tourne autour du cancer du sein, puisque tout est reversé pour la fondation ARC, qui lutte contre le cancer du sein.
- Speaker #0
Et ça, tu étais en confiance quand t'as commencé ? Parce que c'est pas rien à voir quand on vous voit effectivement enchaîner les trois disciplines et toi tu... tu étais certaine d'aller au bout, tu t'étais entraînée en conséquence ?
- Speaker #1
Alors on s'était entraîné une fois, donc ça pour le coup c'était le challenge supplémentaire, c'était d'arriver comme ça. Alors pas les mains dans les poches parce que du coup je m'étais quand même entraînée au préalable mais une fois en cumulant les trois disciplines. Donc je me suis rendu compte que ce n'était pas assez quand même et qu'il fallait que je m'entraîne davantage, en tout cas pour la prochaine perf qui aura lieu au mois de juin sur le triathlon de Deauville.
- Speaker #0
J'allais dire, c'est quoi le challenge sportif que tu rêves de faire ?
- Speaker #1
Alors le triathlon de Deauville du coup sur 2026 avec toi. Et une autre copine. Oui et une autre amie où ça va être hyper challengeant puisque là du coup on n'est pas du tout sur la même performance physique. Les distances sont beaucoup plus importantes donc ça va être d'autant plus challengeant.
- Speaker #0
que c'est quand même toi qui m'a motivée pour m'inscrire. T'as pris goût à prendre des rendez-vous comme ça, où tu sais qu'il va falloir tout donner, comme tu l'as fait là, on s'était dit, on s'entraîne pour la parisienne, puis après, là, tu t'es entraînée pour le triathlon de les roses. Et là, t'aimes bien avoir ces échéances et ces moments de course où tout le monde est rassemblé et tout, ça te motive en fait pour ça ? pour ta routine ?
- Speaker #1
Oui, ça me motive énormément. J'aime bien sortir de ma zone de confort. Donc ça, c'est primordial pour se challenger quotidiennement sur mes séances de sport. Je ne pense pas que je ferais autant de sport si je n'avais pas un challenge derrière. Donc oui, ça me motive d'autant plus d'avoir cette échéance-là.
- Speaker #0
OK. Et là, du coup, parce qu'on s'entraîne pas ensemble parce qu'on habite à la même ville, mais on se donne des nouvelles de nos entraînements, on va dire.
- Speaker #1
Tu te sens prête ? Mais là en tout cas je bosse sur l'endurance et sur les trois disciplines.
- Speaker #0
Et la natation, tu prends des cours et tout ?
- Speaker #1
Et je prends des cours de natation puisque du coup le triathlon des rouges je l'avais fait en brasse, je ne sais faire que la brasse donc là je prends des cours pour apprendre le crawl et être plus performante du coup sur le côté natation.
- Speaker #0
Et ça t'aimes bien ?
- Speaker #1
J'adore !
- Speaker #0
Ah ouais ok !
- Speaker #1
Ouais j'adore ! Alors pareil étant petite je détestais nager et là j'ai pris goût à aller à la piscine m'entraîner pendant une heure, une heure et demie. Ça, pour le coup, j'y ai pris goût.
- Speaker #0
Trop bien parce qu'effectivement, même quand tu préparais le triathlon des roses, t'envoyais des photos là, t'étais toute seule, tu partais un peu écumée en plus de toutes les belles piscines de Paris et tout. Et je me disais, c'est cool, c'est que vraiment elle a pris goût quoi, pour y aller aussi souvent et t'avais l'air contente vraiment de faire de la natation.
- Speaker #1
Oui, et je vais dans des belles piscines du coup et propres. Du coup, c'est ma source de motivation aussi. Vu que j'aime bien ce côté découverte, donc je découvre de nouveaux endroits. Je peux aller à l'autre bout de Paris voir une piscine dont j'en ai entendu parler parce que celle-ci est très jolie et qu'elle raconte une histoire. Pour moi aussi, c'est hyper important et ça me motive d'autant plus.
- Speaker #0
Ok, si il y a des parisiennes ou des femmes d'Ile-de-France qui nous écoutent, est-ce que tu peux me donner tes top 3 des piscines ? Alors, propres et jolies.
- Speaker #1
Oui, alors la première, c'est celle de Saint-Denis. qui est juste incroyable, c'est la piscine olympique donc qui est toute neuve elle est incroyable, elle est grande elle est neuve franchement je n'ai rien à dire sur cette piscine, si je devais donner une note je donnerais 9 sur 10 il manque juste un parking c'est tout la deuxième c'est celle dont tu allais quand tu étais petite dont j'ai beaucoup aimé qui est dans le 13ème la piscine de la Butokaï exactement où j'ai été pris par cette énergie et cette histoire puisqu'elle existe depuis des siècles. Du coup, elle raconte vraiment une histoire. Et il y a des personnes qui sont habituées à venir là depuis des décennies. Et je trouve ça formidable.
- Speaker #0
Et en plus, elle est hyper belle. C'est une piscine à art déco. Exactement.
- Speaker #1
Elle est vraiment magnifique. Donc, je conseille vivement d'aller faire un tour et d'aller nager là-bas puisque du coup, on est submergé un petit peu par l'émotion de cette piscine. Et la troisième piscine, c'est celle à côté de chez moi. Du coup, celle de la Seine-Saint-Cloud. Elle est plus petite, c'est une 25 mètres, mais elle fait le travail.
- Speaker #0
Ok, super. Ça me donne envie d'aller nager. Je dois avouer que c'est la seule discipline que je n'ai pas encore progressée. Enfin, pratiquée même pour le triathlon. Il faut vraiment que je m'y mette, je sais. Mais c'est vrai que c'est marrant ce que tu dis parce que moi, je ne faisais pas du tout de vélo. Oui, ça m'était déjà arrivé, évidemment. Comme tout le monde, ça m'était arrivé de faire du vélo. Mais là, j'en fais vraiment... Bon, j'habite à Issy-les-Muniaux, donc je ne peux pas en faire à la campagne ou dans les bois et tout. Mais j'en fais à la salle. Et franchement, j'y ai pris goût. Alors que je ne comprenais pas les gens qui faisaient du vélo à la salle. Pour moi, ça ne m'attirait pas du tout. Et c'est marrant. Du coup, je me force pour le triathlon. Mais maintenant, je ne me force plus. Maintenant, j'aime vraiment bien. Donc comme quoi, il faut des fois essayer de se tester sur d'autres disciplines. Et on peut avoir vraiment des bonnes surprises. Oui.
- Speaker #1
Je suis d'accord avec toi. Avec un peu de volonté et un peu de détermination, même au début, on aime. Je trouve qu'on finit par aimer le sport pratiqué qui nous paraissait infaisable comme la course à pied. Il y en a beaucoup qui me disent « comment tu fais pour courir alors que tu détestais courir ? » Mais je pense qu'à force, tu prends goût et tu finis par aimer.
- Speaker #0
Ok, on va faire le petit jeu questions réponses express. Je te donne un mot et tu me dis ce que ça t'évoque sans réfléchir. Irox.
- Speaker #1
Intensité. Pilates. Alignement.
- Speaker #0
Vélo dans le noir.
- Speaker #1
Motivation collective je dirais. Tu le fais toi ? Oui, je fais du RPM, j'adore. Je trouve qu'il y a une motivation collective qui se dégage du coup de cette salle, qui sent la transpiration je dois l'avouer mais oui c'est top.
- Speaker #0
Un truc je ne sais pas si tu connais : 5-12-30.
- Speaker #1
Challenge. Oui je connais.
- Speaker #0
Montres connectées.
- Speaker #1
J'en ai une, je l'ai tout le temps, je l'ai tous les jours aussi bien pour le nombre de pas que pour mes activités physiques, c'est une source de motivation.
- Speaker #0
Et tu te sens bien à la fin de la journée ?
- Speaker #1
Je me sens bien et je peux regarder mes stats et je suis contente.
- Speaker #0
Je comprends, c'est à ça que ça sert. Course à pied ?
- Speaker #1
Liberté.
- Speaker #0
Et un dernier, je ne sais pas si c'est le prochain challenge où tu vas nous motiver, marathon ?
- Speaker #1
Admiration.
- Speaker #0
Ça te tente ?
- Speaker #1
Alors, je ne me sens pas capable encore de courir autant, mais pourquoi pas.
- Speaker #0
Ok, trop bien. On va finir un peu cet épisode pour inspirer. Est-ce que toi, tu peux me donner le nom d'une femme dont la pratique sportive, que ce soit une sportive professionnelle ou juste une femme normale comme toi et moi, sportive amatrice, qui t'a inspirée ou qui t'inspire encore ?
- Speaker #1
Alors je dirais Serena Williams pour sa puissance et pour sa détermination, mais aussi toutes les femmes « ordinaires » qui se dépassent au quotidien sans projecteur.
- Speaker #0
Donc genre tes copines, les meufs à la salle dont tu parlais... Ouais exactement, très bien. Si toi tu voulais encourager les femmes qui nous écoutent, tu leur conseillerais de commencer peut-être par quel sport et à quel rythme ? Tu vois pour vraiment devenir sportive.
- Speaker #1
Alors je dirais déjà le sport qui leur fait sourire, c'est hyper important. Pas celui que l'on doit faire mais celui qui donne envie d'y retourner. Voilà et je dirais sur la fréquence trois fois par semaine c'est déjà super.
- Speaker #0
Ah bah ouais !
- Speaker #1
3 fois par semaine, c'est énorme. Moi,
- Speaker #0
je suis à 3 fois par semaine. C'est vrai que quand on travaille, c'est dur. Si j'avais demandé à la toi, enfant qui disait à son papa que c'est mort, elle ne ferait pas du foot féminin ou rien du tout. Il y avait combien de pourcentages de chance sur une échelle de 1 à 100 que tu deviennes aussi sportive ? T'aurais dit combien ?
- Speaker #1
Franchement, 10%. Comme quoi tout peut changer.
- Speaker #0
Ok, génial. Merci Virginie !
- Speaker #1
De rien, merci Alexandra !