- Speaker #0
Pas de vision, pas d'objectif, pas de plan, on dirait. Pas de bras,
- Speaker #1
pas de chocolat.
- Speaker #0
Pas de palais. Pas de palais. Ce qui est intéressant, c'est de voir qu'on encore et toujours, on s'aide par jour.
- Speaker #1
Parce que des trous dans l'avion, en même temps, ça pue. Ouais.
- Speaker #0
Carlingue, c'est généralement pas chouette. Vous êtes branchés à la fréquence Turbulence. Bienvenue. Turbulence, c'est une série de sept épisodes durant lesquels nous décortiquons les vraies problématiques réalistes que vous pourrez rencontrer dans votre quotidien d'entrepreneuse.
- Speaker #1
Vous savez... Toutes ces difficultés qui vous empêchent de construire un business solide et durable dans lequel vous épanouir sereinement. Notre objectif avec cette série est simple. Vous aider à comprendre très clairement d'où viennent les turbulences de votre business, leurs symptômes et leurs causes.
- Speaker #0
Le tout avec un pied ancré dans le réel, beaucoup de pragmatisme, d'expérience et de bonne humeur. Attachez bien votre ceinture, ça pourrait secouer ! Salut Marjorie !
- Speaker #1
Salut Louise !
- Speaker #0
Comment vas-tu ?
- Speaker #1
Ça va très bien et toi ?
- Speaker #0
Ça va très bien. Aujourd'hui, on se retrouve dans l'épisode 5 de Turbulence.
- Speaker #1
On va parler pilotage.
- Speaker #0
On va parler effectivement pilotage, le thème sur lequel tout le monde fait l'autruche.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
D'une manière ou d'une autre, on va le voir.
- Speaker #1
Exactement. Petit rappel avant de rentrer dans le vif du sujet, sur les épisodes précédents, on vous a parlé des turbulences que vous pourriez traverser dans votre business qui concernent Vos fondations, votre développement commercial, on vous avait invité à prendre un papier-crayon pour essayer d'identifier les turbulences propres à votre business. Et donc, on vous invite de nouveau pour ce nouvel épisode à prendre votre papier, votre crayon, essayer de... Enfin, pas essayer, noter ce qui vous parle, pour distinguer vraiment les turbulences que vous traversez.
- Speaker #0
Exactement. Donc, on attaque sur ce sujet où vous pensez sûrement ou pas piloter votre business. Ou alors vous improvisez chaque jour en espérant que ça ira.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
La vérité, c'est que piloter, ça ne s'improvise pas. Là non plus, à moins d'avoir suivi un cursus ou d'avoir une expérience précise en gestion d'entreprise, des notions de compta, de contrôle de gestion, une expérience en pilotage de projet. Donc, ce n'est pas si facile, certes, mais ce n'est pas obligé d'être compliqué non plus. C'est vraiment ce qu'on va essayer de faire comprendre dans cet épisode. Ça peut être simple. Oui. En fait, les deux ne sont pas opposés dans ce cas précis.
- Speaker #1
Il y a juste des choses très précises à faire, certains sujets à maîtriser et encore une fois, des méthodes simples et efficaces à appréhender. Donc, ce qu'on va analyser dans cet épisode aujourd'hui, toujours structuré de la même manière, tournez vers vos symptômes ressentis et les causes de ces symptômes. Donc ce qu'on va analyser c'est pourquoi vous manquez de vision et de destination dans votre tête. Donc pourquoi vous tournez en rond dans votre business. Pourquoi vous êtes débordé. Mais au final, à côté, vous n'avancez pas sur le développement propre de votre business. Pourquoi les chiffres vous font peur ? On en avait déjà un peu parlé, mais ça va revenir dans cet épisode-là. Et pourquoi vous faites l'autruche ? Ou que les chiffres vous noient parce que vous en suivez trop. Il y a deux écoles. Quels sont les trois gros trous dans votre raquette du pilotage ? Ça, on va en parler.
- Speaker #0
On a acheté cette expression parce qu'on n'a rien trouvé de mieux. Mais ça illustre très bien le propos.
- Speaker #1
C'est très parlant. Et en quoi vous avez un système d'alerte manquant dans votre esprit comme dans votre réalité business.
- Speaker #0
C'est ça, ça paraît un peu bizarre ce sujet, mais vous allez voir, quand on va l'aborder, ça va être très clair.
- Speaker #1
Ça va devenir plus concret. En bref, sans pilotage structuré, vous naviguez à vue. Et naviguer à vue, c'est la garantie de ne pas être efficace ou de se crasher à long ou bout de la métrique forte des avions.
- Speaker #0
On ne nous arrête plus.
- Speaker #1
Donc c'est parti, on rentre dans le vif du sujet. et Louis je te passe la parole peux-tu nous parler de la première turbulence ?
- Speaker #0
La première turbulence, c'est le fait de ne pas avoir de vision et donc pas d'objectif. Alors, les symptômes de cette turbulence, c'est un brouillard permanent. Vous vous levez le matin et vous ne savez pas ce que vous allez faire aujourd'hui pour faire avancer votre entreprise. Par exemple, vous êtes une copywriter qui démarre son trimestre sans savoir où elle va. Ou une designer de marque qui ne sait pas ce qui est prioritaire à faire pour chaque mois ou qui se demande tous les jours qu'est-ce que je vais faire aujourd'hui. On peut avoir le cas d'une designer de gâteau de mariage. qui s'interroge sur ce qu'elle doit faire ce mois-ci pour anticiper les mois suivants, parce que c'est des métiers où il y a toute saisonnalité. Ou alors, on peut avoir une experte en email marketing qui crée des offres et des produits dans tous les sens. On ne l'arrête plus.
- Speaker #1
Un vrai catalogue de...
- Speaker #0
C'est ça. Les signes qui ne trompent pas. Vous faites un tas d'actions sans savoir si c'est les plus pertinentes. Vous avez l'impression de stagner depuis des mois ou de reculer même, ou de tourner en rond. Alors, c'est très... On se déplace dans l'espace. En tout cas, vous avez l'impression d'avoir beaucoup de travail pour des résultats absents ou en demi-teinte.
- Speaker #1
Frustration plus plus plus.
- Speaker #0
C'est ça. Et comme tu le dis très bien, il y a des conséquences émotionnelles à ça. Une perte de motivation, se dire à quoi bon ? Une envie d'abandonner ou de baisser les bras qui revient régulièrement. Une paralysie, c'est très important dans les décisions. Moi, ce qu'on me dit souvent, c'est que je me sens bloquée. C'est devenu un peu une corvée. Je ne trouve plus de plaisir à faire mon business. Et on se sent aussi souvent perdue ou déboussolée. Sans mauvais jeu de mots.
- Speaker #1
Je ne vois pas du tout de quoi tu parles.
- Speaker #0
Bref, le moment un peu critique, c'est quand vous réalisez que vous faites exactement la même chose qu'il y a un an, sans avoir avancé d'un pouce. J'ai une cliente qui est venue me voir il n'y a pas longtemps en me disant « il y a un an, j'étais venue te voir pour ces problématiques. » En fait, j'ai l'impression d'être revenue un peu à ce point de départ. Alors, elle exagérait parce qu'entre-temps, elle a quand même fait un bébé. Ah oui ! Donc, tu vois, le contexte avait quand même vachement changé. Mais bon, effectivement, on peut avoir l'impression des fois de revenir un peu au point zéro ou avoir l'impression de ne pas évoluer quand tout notre marché, notre concurrence, nos consoeurs, etc. bougent autour de nous vite et fort. Alors là aussi, il faut mesurer un petit peu parce qu'on parlait beaucoup de la comparaison. Tu sais, dans les épisodes précédents, des fois, on a l'impression que les autres bougent alors qu'ils ne bougent pas.
- Speaker #1
Oui, c'est l'image qu'on en a, mais la réalité est toute autre.
- Speaker #0
Mais au-delà de ça, il y a des fois, c'est réel. On a l'impression de ne pas avancer. En fait, c'est vrai, on n'avance plus. La cause de cette turbulence, c'est une absence de stratégie. Vous n'avez jamais défini où vous voulez aller, ni pourquoi, et du coup, non plus comment vous voulez y aller. Pas de vision, pas d'objectif, pas de plan, on dirait. Pas de bras,
- Speaker #1
pas de chocolat.
- Speaker #0
Pas de palais, pas de palais. Vous êtes en mode, on verra bien, permanent. En fait, ce qui vous manque, c'est une vision claire, même à un an, il n'y a pas besoin de dix ans. Après... On en parlait tout à l'heure, je te le disais, moi je trouve ça important d'avoir quand même une mini-vision de ce qu'on veut faire de son entreprise à, on va dire, 3 ans. Parce qu'une entreprise, pour qu'elle soit viable, il faut quand même 3 à 5 ans. Donc ne pas savoir où on veut être dans un an ou un an et demi, c'est quand même un petit peu problématique. Parce que du coup, qu'est-ce qu'on fait ? Où on va ? Oui, c'est vrai.
- Speaker #1
Mais ce n'est quand même pas toujours évident, je trouve, d'avoir cette vision, parce qu'en 3 à 5 ans, il peut se passer tellement de choses. Mais peut-être d'avoir au moins une amorce quand même de projection pour nous donner... Est-ce que l'objectif, c'est de nous donner du coup le fil rouge, l'intention d'aller vers ce point de destination-là, plus que d'avoir une idée vraiment très précise de ce qu'on veut faire dans cinq ans ?
- Speaker #0
Je pense que c'est vraiment des intentions, ça peut être des grandes intentions. Après, je pense qu'il y a aussi cette espèce de mauvaise presse de la vision qu'elle doit être, si on en parlait encore dans les épisodes précédents. que ça doit être toujours plus, ça doit être une croissance. Ça doit être avoir engagé des gens. Ta vision, elle peut toujours être d'être encore là, d'être chill, de travailler moins.
- Speaker #1
De travailler avec les bons clients,
- Speaker #0
des projets sur lesquels tu... Ou de perdre de voilure. Moi, c'est quelque chose qui me parle beaucoup. Ma vision dans 2-3 ans, c'est de travailler moins. Donc en fait,
- Speaker #1
c'est intéressant d'avoir ce point de vue-là.
- Speaker #0
Tu peux avoir une vision,
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
qui consiste à dire je veux faire évoluer ma cible, je veux faire évoluer mon quotidien, je veux faire évoluer mes offres, ou alors je veux par exemple avoir moins d'outils, plus d'outils, qui n'est pas forcément une vision de croissance. Bref, c'est important d'avoir une vision claire. Des objectifs chiffrés et datés, alors ça je mourrai pour cette idée, c'est mon père de lance Marjorie. Sans objectifs chiffrés et datés, datés ça veut dire qu'il y a une date de début, une date de fin, une temporalité adossée à l'objectif. En fait, on ne sait pas ce qu'on fait. Ça, c'est vraiment... On en parlait tout à l'heure aussi en prenant notre café. D'avoir cette boussole de dire, il faut que je vende ça à telle période, à tant de personnes. Ça drive un peu tout ce qu'on fait. Toutes tes actions. Je vais créer deux postes Insta aujourd'hui. Bah ouais, mais non. Tu dois vendre quoi ce mois-ci ? Tu dois vendre quoi pendant trois mois ? Et ça, ça change complètement la perspective. De démarrer ton mois en te disant, là, je dois remplir le mois prochain ou alors le trimestre prochain ou bref. Et du coup, je dois penser à ça plutôt que de te dire je vais faire des postes. Tu vois, ce n'est pas du tout le même que ça. C'est sûr. Et évidemment, un plan d'action pour les atteindre. Bref, l'erreur, c'est de croire que ça va venir naturellement avec le temps. Non. La stratégie, c'est je vais d'un point A à un point B. Je sais pourquoi je veux y aller. Je sais comment je veux y aller. C'est mettre un plan cohérent en face d'objectifs pertinents. Ce qu'il faut travailler du coup dans cette turbulence, en tout cas pour l'éviter, c'est définir une vision, fixer des objectifs, construire un plan stratégique. et le mettre à jour régulièrement.
- Speaker #1
Parce qu'une entreprise est comme un être vivant. Exactement. N'est-ce pas ? On passe à la turbulence numéro 2, qui peut vous concerner dans le cadre du pilotage de votre activité. C'est le fait d'avoir 10 000 priorités en même temps, et du coup, d'en avoir zéro.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Les symptômes, c'est un éparpillement total. Peut-être que vous vous dites, tout est urgent, tout est important, donc rien n'avance.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Les symptômes concrets, ça peut être que vous avez 15 projets en cours ou alors vous prenez trop peu de projets ou trop de projets. Vous n'avez jamais de temps pour votre business et pour son développement. C'est-à-dire que vous roulez sous les projets clients et du coup, vous n'avez plus de temps pour vous poser sur vos propres projets ou vous lancez X nouveaux projets par mois, mais vous n'allez pas au bout. Vous pouvez dire oui à tout, tout le temps. Et ça, du coup, de la même manière, vous n'avez plus de temps pour développer votre business. peut-être que vous n'arrivez à rien finir ou vous abandonnez tout vous n'allez pas au bout de vos idées peut-être que vous avez le syndrome de l'objet brillant et vous voulez vous former constamment pour monter en compétence, acheter de nouvelles choses constamment, peut-être que vous êtes débordé mais que vous avez la sensation à la fin de la journée de ne pas avoir du tout avancé vous travaillez dur mais vous vous demandez pourquoi exactement, vous faites plein de choses et vous vous demandez constamment si ce sont les bonnes choses à faire ici l'image que j'ai là pour le Merci.
- Speaker #0
Le syndrome de l'oblébriant. Toujours ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Sirius. Mon chien. Tu vois sa tête ?
- Speaker #1
Je ne l'attendais pas celle-là. Oui, je vois très bien Sirius.
- Speaker #0
À chaque fois que j'entends le syndrome de l'algebraient, je vois sa tronche avec si beau et si mignon que j'aime tant, avec sa langue pendante, son regard vide, en train de courir partout comme ça, comme un gogole. Je trouve ça trop mignon.
- Speaker #1
Je croyais que tu allais me parler du poulet sans tête, mais je crois qu'on y viendra après.
- Speaker #0
C'est possible. Le poulet de Vahana. Tu vois lequel ? T'as pas vu Bayana ?
- Speaker #1
Si, j'ai dû le voir, mais j'ai dû le voir qu'une fois, donc je m'en souviens plus.
- Speaker #0
Il a une tête. Il est débile.
- Speaker #1
Oui, il est exceptionnel.
- Speaker #0
Je l'aime trop.
- Speaker #1
Le paradoxe, plus vous êtes occupé, moins votre business avance. Vous courez partout, mais vous n'allez nulle part. Quelle est la cause de ces symptômes ? C'est votre incapacité à prioriser. Votre difficulté. Votre difficulté, oui. Excusez-moi, j'y vais un peu fort.
- Speaker #0
Non, mais dans cet épisode, on...
- Speaker #1
Nulle !
- Speaker #0
Dans cet épisode, on est un peu durs, on se rend compte. Et donc, c'est une incapacité. Alors, il y en a, elles n'ont pas la capacité, enfin, elles n'y arrivent vraiment pas. Et là, elles ont des difficultés.
- Speaker #1
Et quand on parle, je tiens à le dire pour moi, il y a des situations que je vis aussi. Je suis là, vous, vous, vous. Mais c'est nous, nous, nous dans lesquels on se reconnaît. Donc, la difficulté à prioriser. Vous n'arrivez pas à différencier l'urgent de l'important. Tout semble vital. Tout doit être fait maintenant. Et résultat des courses, rien n'est vraiment fait.
- Speaker #0
Ça, c'est quelque chose que j'ai beaucoup. Les entrepreneurs, quand elles viennent me voir, c'est vraiment un des éléments de langage principaux. Et d'ailleurs, c'est souvent le symptôme premier. Et après, on creuse. Et c'est les fondations ou le développement commercial qui t'amènent au restant. Mais le pilotage, souvent, est un peu... Ça, c'est important, je pense qu'on le dise, qui nous écoute, c'est que souvent, on ressent plus les symptômes du pilotage avant de ressentir. et de mettre le doigt sur les symptômes des fondations et du développement commercial. C'est beaucoup le pilotage qui vient en premier. Moi, vraiment, je pense qu'un des premiers trucs qu'on me dit, c'est déborder, perdu, bloqué. Et je ne trouve pas du temps pour développer mon business. Je ne sais pas quoi faire pour développer mon business. Et ce truc-là que tu viens de dire, j'ai plein de projets, mais je ne sais pas ce que je dois faire. C'est vraiment, je crois, le truc principal pour lequel on vient me voir. Et après, en creusant, on se rend compte qu'en remettant de l'intentionnalité dès le début...
- Speaker #1
Une réflexion.
- Speaker #0
La réflexion dès les fondations. Alors, des fois, encore une fois, ce n'est pas nécessaire de bosser les fondations. Oui, bien sûr. Des fois, c'est juste le développement commercial. Des fois, c'est juste le pilotage, peu importe. Ou des petits bouts par-ci, par-là. Mais souvent, il y a quand même une sorte de logique de parcours. Et quand on repart des bases, après, ça découle. Le pilotage est plus simple. Même si à la base, le pilotage était bon. Tu vois ce que je veux dire ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Mais il n'était pas sur les bonnes bases. Exactement.
- Speaker #1
Intéressant. Donc, on le disait, dans ce cas-là, tout vous semble vital. tout doit être fait maintenant et vous faites des erreurs de priorisation. Vous n'avez pas de plan de charge de travail réaliste. On le disait, vous prenez peut-être beaucoup trop de projets, ou vous prenez des projets au fil de l'eau sans anticiper vos charges de travail. Ou par exemple, si vous savez que dans deux mois, vous êtes en vacances, il y a une notion d'anticipation à avoir. Vous ressentez de la difficulté aussi à dire non. Ça, ça peut être aussi drivé par la peur de manquer. La peur du manque, bien sûr. La peur du manque, de dire... Non, non, il faut que je dise oui à tous les projets, parce que si je manque de chiffre d'affaires... Il y a ça,
- Speaker #0
et je trouve que c'est un peu accentué par les réseaux sociaux, encore une fois, de l'envie d'appartenir, d'être quelqu'un, entre guillemets. Oui,
- Speaker #1
et puis l'envie de ne pas passer pour quelqu'un de méchant. En fait, le non pourrait être perçu... Oui, il y a ça aussi. C'est égal à être méchante.
- Speaker #0
On vient de proposer un podcast, mais en fait, aucun lien avec ton développement commercial. Tu vas dire, bah oui.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Oui, il y a ça aussi.
- Speaker #1
Peut-être que vous vous dispersez dans 15 directions différentes et vous n'arrivez pas à distinguer ce qui est urgent de ce qui est important. Dans ce cas-là, le vrai problème, c'est de ne pas avoir d'objectif clair. Et sans objectif clair, c'est impossible de prioriser. Comment savoir ce qui est important si, clairement, on ne sait pas où on souhaite aller ? C'est vrai que c'est un peu difficile. Dans ce cas, si vous traversez cette turbulence, ce qu'il faut travailler, ce sont... Des objectifs pertinents et cohérents avec votre vision. On le répète souvent, mais tout est lié. Travailler une feuille de route claire pour atteindre ses objectifs, à suivre chaque jour et à actualiser chaque trimestre. On le répète encore une fois, mais une entreprise, c'est comme un organisme vivant. Ça nécessite de la mise à jour. Rien n'est jamais figé dans le marbre ou gravé dans la roche. Et d'avoir des méthodes de priorisation et de gestion des priorités.
- Speaker #0
Exactement. Et dans ce sujet du pilotage, on arrive à ce que vous préférez.
- Speaker #1
Les chiffres mou.
- Speaker #0
Donc la turbulence numéro 3, c'est tout simplement la phobie. Alors le terme est un peu fort peut-être, encore une fois, mais on aime bien être très mélodramatique visiblement aujourd'hui. C'est la phobie des chiffres. Donc ce que je vais appeler également le symptôme ou les symptômes de l'autruche financière.
- Speaker #1
Une nouvelle espèce.
- Speaker #0
Une espèce de volatile. La phrase clé, c'est les chiffres. Oui, je vous... Je ne vous connais pas, je ne veux pas connaître. C'est quoi ? C'est une naturopathe qui va nous dire, par exemple, mon chiffre d'affaires de cette année. Alors attends, il faut que je me plonge dans mes tableaux. Une photographe qui va nous dire, attends, tu me demandes quelle offre me rapporte le plus. Attends, je ne sais pas, il faut que je regarde, je n'ai pas trop d'idées. Comme ça, aux doigts mouillés, je dirais qu'une consultante... RH, carrière, etc., qui va me dire « moi je suis soumise à la TVA ou je ne sais pas, je ne savais pas, je n'ai pas dépassé les plafonds » . Peut-être,
- Speaker #1
peut-être.
- Speaker #0
Bref, vous n'avez pas de tableau prévisionnel financier, vous ne connaissez pas votre structure de coût, charges fixes, charges variables, le versement libératoire, vous vous demandez si c'est intéressant, pas intéressant, bref, c'est un peu tout ce qui est phobie, administratif, chiffres, etc., c'est un peu lié. Mais il y a des questions qui vous font paniquer, qui reviennent régulièrement, que moi j'adore poser. Quel est votre chiffre d'affaires mensuel, annuel ou moyen ? Si vous ne savez pas me répondre à cette question instantanément, problème. Moi, vraiment, c'est une alarme qui s'allume dans ma tête. Là, vous devez m'écouter, vous devez vous dire, ok, c'est un mensuel moyen, bam, annuel moyen, bam. Votre répartition par offre, grosse maille ou très précise ? C'est-à-dire que dans un monde idéal, vous avez un petit tableau qui vous dit X% bam, bam, bam, vous savez exactement combien vous avez vendu, de quelle offre. En 2024, en 2025, en 2026, etc. 2026 pas encore, mais vous suivez bientôt. Votre offre la plus rentable ou la moins rentable ? Votre offre signature. Alors l'offre signature, le terme égale vos dés, les gens l'utilisent comme ils veulent. Moi quand je l'utilise, ça veut dire celle que tout le monde achète, celle où il y a le plus de demandes, celle que vous pourriez garder, l'unique que vous pourriez garder et qui vous ferait vivre.
- Speaker #1
On pourrait vivre juste avec cette offre-là.
- Speaker #0
Ça ne veut pas forcément dire qu'il en faut une, mais généralement en prestation de service, on en a une. C'est assez récurrent dans les modèles qu'on en ait une. Et généralement, d'ailleurs, on en parlera plus tard, je pense, mais l'écosystème se construit aussi autour de cette offre. Votre taux horaire réel, vos charges mensuelles moyennes, et la trésorerie nécessaire à prévoir chaque année. Ça, c'est la question qui fait très, très mal. Bref, vous pouvez avoir des comportements d'évitement dans les symptômes aussi, c'est-à-dire que vous pouvez angoisser à chaque fois que vous regardez votre compte en banque ou ne pas le regarder. Vous pouvez procrastiner au max pour faire votre compta, croire que juste avoir un compte en banque et faire des devis et faire des factures, c'est faire votre compta. Eh bien non. En fait, on en revient beaucoup à ce truc dont on parlait dans les épisodes précédents. Les chiffres, ce n'est pas mon truc. Moi, j'ai fait un bac L, je suis nulle en maths, etc. En fait, vous pilotez votre business les yeux fermés et ça devient beaucoup plus difficile d'éviter les turbulences. Eh oui. N'est-ce pas ? La cause, dans ce cas-là, c'est le refus de regarder la réalité. en face. En fait, vous préférez ne pas savoir.
- Speaker #1
C'est tellement plus confortable.
- Speaker #0
Peur de découvrir que ça ne marche pas. Peur de devoir prendre des décisions difficiles. Peur de devoir affronter votre fameux syndrome de l'impossible.
- Speaker #1
Celui-là, on l'entend.
- Speaker #0
Peur d'échître tout court. Piloter, ça veut dire ne plus pouvoir se cacher et devoir décider.
- Speaker #1
C'est pas confortable du tout comme situation.
- Speaker #0
Pas confortable, sauf que du coup, dans les conséquences que vous pouvez observer également, Vous pouvez avoir un planning surchargé ou à l'inverse un planning vide. Vous pouvez ne pas trouver, enfin ne pas réussir à avoir de corrélation temps-argent qui permet un bon équilibre de vie, c'est-à-dire comment je dépense mon temps pour gagner quel argent. Aucune idée de votre rentabilité, donc du coup une perte d'énergie, une perte de temps, une perte de moyens par rapport à tous les efforts que vous déployez. Vous pouvez aussi trouver ça très difficile, et ça généralement c'est ce qu'on va travailler en fait dans le fond, d'optimiser tout ce que vous faites. Comme vous ne pilotez pas, vous ne savez pas où il faut aller travailler, creuser, améliorer, etc. On peut avoir du coup une prise de décision au doigt mouillé. Encore au doigt mouillé, je suis gentille. C'est-à-dire que c'est une prise de décision à l'aveugle.
- Speaker #1
À l'instinct.
- Speaker #0
À l'instinct, j'entends beaucoup ça aussi. Genre, je fais mon business à l'instinct, je fais des choses, mais c'est à l'instinct. Et tu vois, on le voit beaucoup, on en parlait, mais avec la newsletter qu'on lance, alors qu'en fait on n'a aucune idée de si c'est pertinent ou quoi bref et Des surprises désagréables peuvent surgir dans votre quotidien.
- Speaker #1
Toc, toc, toc, c'est l'Ursache. Voilà. Toc, toc, toc, c'est l'Inpi.
- Speaker #0
Oui. C'est la TVA. Voilà. Bref, l'excuse classique de « je suis créative, moi je ne suis pas comptable » . Sauf qu'en fait, on va vous le dire, vous devez l'entendre. Vous êtes chef d'entreprise, que vous le vouliez ou non. Enfin, en tout cas, généralement, vous l'avez voulu. Oui. Légalement, vous avez des comptes à rendre. Personnellement, vous vous devez, pour avoir une entreprise durable, et solide au service de vos projets personnels de connaître, maîtriser, suivre vos chiffres. Les chiffres, c'est votre responsabilité. Du coup, ce qu'il faut travailler si vous vous êtes dit pendant cette turbulence « Aïe, aïe, aïe,
- Speaker #1
aïe, aïe, ça fait mal ! »
- Speaker #0
Eh bien, vous devez apprivoiser vos chiffres, comprendre à quoi ils servent, récolter et suivre les bons chiffres, mettre en place des suivis, j'insiste, simples, et les faire évoluer très régulièrement et surtout vous en servir pour prendre des décisions éclairé. Et je crois que Marjo, tu vas nous parler de cette notion de suivi simple.
- Speaker #1
Oui, c'est ce que je voulais ajouter et on en parlait pendant la préparation de l'épisode. Ce qu'on veut vraiment que vous reteniez aussi de cet épisode de Turbulence, c'est que le pilotage n'a pas besoin d'être quelque chose de très complexe. Ça peut être des choses très simples à identifier et au-delà d'être simple, que ça soit relié derrière du passage à l'action et à des mises en action. C'est vraiment ce qu'on veut que vous reteniez. Pas besoin d'avoir 10 000 chiffres. Là, tu viens de me parler de ça.
- Speaker #0
de l'usine à gaz.
- Speaker #1
Tout à fait. La turbulence numéro 4, c'est l'usine à gaz Notion. La surcomplexification.
- Speaker #0
Alors, on dit Notion. Vous pouvez mettre l'outil de votre choix. L'usine à gaz des tableaux de porc. C'est souvent
- Speaker #1
Notion, Notion, appelez-le comme vous voulez. Ça pourrait être Asana. Il y en a peut-être qui utilisent Asana. Oui,
- Speaker #0
un petit peu. Très lourd. On va dire que vraiment, c'est un fichier Excel. Là, c'est vidé. C'est une attaque à charme. C'est ça. contre la mission. On utilise toutes les deux. Ah oui, oui, oui, complètement. Qu'on adore.
- Speaker #1
Complètement. Je me suis moi-même perdue parfois dans les tableaux aussi. Qui est indispensable à notre quotidien.
- Speaker #0
Et voilà. Mais, mais, mais, mais.
- Speaker #1
Mais, mais, mais. Peut-être que vous vous dites, j'ai 40 tableaux de bord, mais je ne sais toujours pas ce qu'il faut faire dans mon business. Donc, le grand classique, on le disait, c'est l'espace notion avec huit bases de données interconnectées, plus un espace d'accueil personnel, l'achat de nouveaux outils et de formations. en permanence. On parlait du syndrome de l'objet brillant tout à l'heure. Le fait de passer tellement d'heures par mois sur l'actualisation de ces bilans, de ces tableaux, de ces graphiques camemberts, avoir quelque chose de joli, puisqu'on aime avoir des beaux chiffres, des beaux tableaux, des beaux camemberts.
- Speaker #0
Le syndrome de la bonne élève où tout doit être rempli, coupé, tout ça.
- Speaker #1
J'ai fait mon bilan, j'ai relevé mes chiffres. Un autre symptôme, c'est d'avoir des données de l'historique assez incroyables quand même, parce que relever des chiffres, c'est déjà le premier pas. mais de ne pas savoir quoi en faire derrière. Oui,
- Speaker #0
des fois, il y a énormément de données.
- Speaker #1
Oui, complètement. Et puis,
- Speaker #0
si on voit un historique pousser, ça remonte à deux, trois ans.
- Speaker #1
Mais derrière, on n'en fait rien. Donc, le truc qui ne va pas du tout, c'est quand vous réalisez que vous passez plus de temps à traquer, à remplir vos tables de bord qu'à vraiment travailler. Et on lisait à faire le lien et à prendre des actions, à mener des actions derrière.
- Speaker #0
Alors là, on force le trait exprès. Bien évidemment. Évidemment que vous ne passez pas plus de temps à faire vos tableaux qu'à travailler, sinon c'est vraiment grave, grave, grave. Mais il peut quand même y avoir ce truc de, il passait ne serait-ce qu'une journée pour remplir ses tableaux. C'est beaucoup.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
voilà.
- Speaker #1
Mais derrière, encore une fois, de ne pas faire le lien avec votre stratégie qui va en découler. La cause de ces symptômes, c'est la complexification pour éviter l'action. Autrement dit, la procrastination active. Vous créez de la complexité pour vous donner l'impression de maîtriser, ou même vous donner ainsi l'impression d'être une bonne chef d'entreprise. Une vraie.
- Speaker #0
Ça pique, ça.
- Speaker #1
Mais en réalité, peut-être que vous noyez l'essentiel dans le superflu. Parce que, clairement, on le redit, si vous n'en servez pas, à quoi ça sert d'avoir tous ces tableaux-là ? Il peut aussi y avoir une forme de procrastination, on le disait derrière vos tableaux. Du temps passé à ça, c'est du temps de prospection. Évitez ! Ah,
- Speaker #0
c'est du temps que ça fait exprès inconsciemment, peut-être ?
- Speaker #1
Vous l'aurez compris, c'est la boucle du pilotage infernal. Cette boucle infernale, c'est traquer beaucoup de chiffres et pas forcément les plus pertinents, un peu tout et n'importe quoi. Pas mettre de focus sur l'essentiel, mettre en place une complexité qui est malheureusement inutile, s'enfermer aussi dans une over-analyse qui paralyse. C'est vrai que des fois, on a... T'as vu ça ?
- Speaker #0
J'adore, over-analyse qui paralyse.
- Speaker #1
Over-analyse qui paralyse. J'en connais une copywriter de notre entourage qui serait fière de nous. On a fait une rime, elle se reconnaîtra. Et de n'avoir, encore une fois, pas d'action derrière toute cette analyse. Le problème de fond, c'est que vous confondez votre outil, votre espace notion, comme on le prenait comme exemple ici, un espace notion qui est bien rempli et la maîtrise vraiment de votre business.
- Speaker #0
Attends, ça, je pense qu'il faut redire. Il faut le redire.
- Speaker #1
Vous confondez espace notion bien rempli et maîtrise de votre business.
- Speaker #0
Faut que ça rentre.
- Speaker #1
Remplir des tableaux, ce n'est pas ça, piloter. Piloter, c'est tout le reste.
- Speaker #0
Et justement... Ce qu'il faut travailler,
- Speaker #1
c'est comprendre ce qui est vraiment piloté. Ce qu'on doit piloter, comment on doit le piloter. Simplifier, on vous le disait, toujours plus. Pas besoin d'avoir des usines à gaz, pas besoin de relever 20 chiffres différents, 20 indicateurs. Identifier les KPI essentiels, les indicateurs de performance vraiment essentiels. Ne pas perdre de temps, comprendre le lien entre les chiffres et les décisions qui doivent en découler derrière. Parce que ça doit se faire à ça. Oui, c'est à ça que ça doit se faire, exactement. Et passer des chiffres, du coup. à l'action.
- Speaker #0
Parce que là aussi, c'est à ça que ça doit servir. Exactement.
- Speaker #1
Et peut-être qu'après ça, il vous restera encore, désolé de le dire, mais des trous dans la raquette.
- Speaker #0
Des trous dans la raquette. Alors, on passe au tennis. Non, pas du tout. Mais on trouvait que cette expression, c'était... À vrai dire, on s'est demandé si on allait utiliser autre chose et on s'est dit, mais non, c'est ce qui... Oui,
- Speaker #1
c'est très parlant.
- Speaker #0
C'est ce qu'il y a de plus parlant.
- Speaker #1
On n'a pas trouvé de métaphore sur l'aviation.
- Speaker #0
Non. Parce que des trous dans l'avion, en même temps, ça pue.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
La garlingue,
- Speaker #1
c'est généralement pas chouette non c'est sûr c'est un peu plus violent
- Speaker #0
Alors, qu'est-ce qu'on veut dire par là ? Eh bien, moi, ce que je vois beaucoup, c'est des entrepreneurs qui ont, au final, plein de tableaux. Alors, quand elles n'en ont pas, la question ne se pose pas. Mais pour celles qui pilotent... Ce que je vois souvent, c'est qu'en fait, il manque des essentiels. Et ces essentiels, pour moi, ils sont au nombre de trois. Donc, c'est ce qu'on appelle les trois trous dans la raquette.
- Speaker #1
Turbulence numéro 5.
- Speaker #0
Exactement. On arrive dans la turbulence numéro 5. Le trou numéro 1. Oui, on voit là plus des trous. Ce sera encore plus. Voilà, très bien. Le trou numéro 1, c'est pas de suivi global des prestations. Donc, par exemple, on peut avoir une photographe qui va accepter un mariage sans savoir qu'elle a déjà trois shootings. ce mois-ci et que du coup, ça va être très compliqué. Une graphiste qui ne saura jamais quand elle a de la place. Donc en gros, elle en appelle découverte, on lui dit on peut démarrer tant, elle dit oui ou non, mais en fait, elle ne sait pas. Une rédactrice qui va jongler avec 10 projets importants, urgents, costauds, en même temps, sans vue d'ensemble. En fait, c'est vraiment le suivi global des prestations, c'est la vue d'ensemble de tous tes projets en même temps. Et là, je parle surtout des projets clients des prestations. Les conséquences de ça, c'est donc, on l'a vu, la surcharge ou sous-charge permanente, l'incapacité du coup à se projeter, à anticiper les périodes de creux, les périodes de rush, etc.
- Speaker #1
Et pouvoir placer les nouveaux prospects sur son planning.
- Speaker #0
Et pouvoir placer les projets, pouvoir les prioriser aussi, pouvoir dire à une cliente, je te cale là, juste après là, ou là j'ai un trou, je te mets là. Ou attention, là je suis en vacances, donc on démarre là, mais attention, après derrière il y aura un petit décalage. Du coup... directement, il y a un lien avec le fait de ne pas avoir d'objectif de vente cohérent. Si tu ne sais pas ce que tu dois vendre et quand, en fonction de tes surcharges et tes sous-charges, etc., comment, du coup, axer tes actions de conversion ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Tu vois ? Exactement.
- Speaker #1
Mais tout serait-il lié ?
- Speaker #0
Mais c'est fou. Du coup, le chiffre d'affaires peut ne pas être optimisé. Donc, on peut, en fait, se dire… Pas lisser. Une période de creux, n'est pas lissée, la trésorerie, le salaire, etc. On peut avoir des stress, des moments où on serre un peu plus les fesses. Et donc, du coup, on le dit, stress permanent et épuisement. Ça, c'est le trou numéro 1. Le trou numéro 2, c'est le pas de suivi d'action commerciale. Et voilà ! Dans l'épisode précédent, pour celles qui l'ont écouté, avec Marjorie, on n'était pas d'accord sur le CRM. Et bien, figurez-vous qu'entre-temps, on a discuté. On a...
- Speaker #1
Spoiler, on est tombé d'accord !
- Speaker #0
On est tombé d'accord. En fait, ce trou numéro 2, c'est le fait de ne pas avoir de suivi d'action commerciale. Et du coup, derrière, on entend souvent CRM qui pop directement. Avec Marjorie, on est arrivé à un consensus très rapidement. En fait... Moi, j'ai une vision sur, on va dire, cet axe de suivi qui est très axé stratégie d'acquisition, conversion au global. On va dire action commerciale au global. Donc, vraiment stratégique. Et toi, tu as vraiment une vision basée sur la prospection et au-delà de ça, sur l'humain.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
La relation commerciale humaine.
- Speaker #1
Exactement. Et moi, c'est vrai que j'utilise ce terme du coup de CRM. Toi, tu utilisais plutôt, je ne sais plus quel but. Celui d'action commerciale. Oui, celui d'action commerciale. L'essentiel en soi, c'est juste d'avoir un outil qui vous permette d'assurer ce suivi-là. Moi, j'utilise le mot de CRM parce que c'est ce qui est couramment employé. Mais c'est vrai que les outils de CRM en soi, les leaders sur le marché, on peut trouver HubSpot, Monday Sales, etc. Je le dis souvent à mes clientes, ce ne sont pas des outils qui sont adaptés à nous parce que ce sont des vinaigres à gaz, ce sont des outils qui sont adaptés pour des grosses boîtes qui ont des équipes de commerçants. Mais nous, indépendantes, ce n'est pas tellement adapté. L'essentiel, c'est d'avoir un outil qui vous permette. d'assurer vos suivis d'actions commerciales et votre suivi de prospection.
- Speaker #0
Exactement. Et donc avec Marjo, en fait, on parlait de la même chose. On est d'accord, mais c'est intéressant. Mais on n'utilisait pas les mêmes mots. Oui, alors nous, on n'utilise pas les mêmes mots. Mais ce qui est intéressant, c'est de voir qu'on encore et toujours, on sait, Marjo, on est supplémentaires. C'est-à-dire que moi, je vais toujours avoir cette vision beaucoup plus à 360, stratégique, avec les actions. Et Marjorie est beaucoup plus dans l'humain, la prospection, la relation humaine.
- Speaker #1
Une partie de l'acquisition.
- Speaker #0
Voilà, le développement de la relation. Oui, le fait de le faire de manière... honnêtes, franches, qui nous ressemblent. Et du coup, ça peut être très basé sur toutes ces graines qu'on plante avec différents humains, comment on nourrit la relation sans jamais forcer, sans jamais manipuler, mais pour vraiment se créer un réseau, avoir des échanges constructifs, solides, etc.
- Speaker #1
Et toujours en prenant en compte aussi tout le reste. Toi, tu as une vision 360 globale. Moi, je l'ai moins, mais je l'ai quand même. Je ne dis pas à mes clientes, ce qui est important, c'est menons des actions de prospection, mais rattachons-les à tout le reste aussi.
- Speaker #0
même si je ne le travaille pas et moi je ne suis pas non plus un robot qui s'arrête en disant arrosez les gens de messages froids mais c'est vrai qu'on a cette complémentarité et avec chacune un peu son prisme en fait bref tout ça pour vous dire qu'on est d'accord mais en tout cas ce que je vois souvent et du coup toi aussi c'est que justement il n'y a pas de suivi d'action commerciale donc c'est notre trou dans la raquette numéro 2 les conséquences de ne pas avoir ce suivi et alors parce que souvent ce qu'elles ont c'est 3 chiffres sur la conversion le taux de conversion Mouais. Un suivi des appels découvertes, elles peuvent avoir de temps en temps. Ou un suivi de contenu aussi. Elles suivent, j'ai fait tant de postes, tant de... Mais c'est tout. Et ce n'est pas ça dont on parle. Donc, les conséquences de ne pas avoir ça, le ça, c'est des actions commerciales aléatoires. Donc, pas de lien avec le reste de vos actions d'acquisition. On en parlait à l'instant. Le fait d'abandonner après un seul essai. Quand on a l'impression d'avoir gravi une montagne parce qu'on a envoyé deux messages de prospection. La réalité, c'est qu'en fait, il faut faire du volume. Donc, il ne vous dit pas de prospecter à froid de manière agressive. Encore une fois, jamais. Mais par contre, oui, la réalité, c'est que si on fait 5 messages par semaine, toutes les semaines, pendant 40 semaines, c'est plus efficace que d'envoyer une fois 10 messages et puis plus jamais.
- Speaker #1
Oui, exactement.
- Speaker #0
Souvent, il n'y a pas de mesure de l'efficacité de nos actions. On vient d'en parler. Il y a une confusion, pareil, on l'a dit, entre la création de contenu et les actions commerciales. On a l'impression que comme on fait du contenu, on fait des actions commerciales. Attention, encore une fois, des fois, c'est vrai. Bien sûr. des fois ça suffit bien sûr parler de ses offres parler de ses offres, etc. Et bref, souvent, on a un chiffre d'affaires en dent de scie, également en symptômes, en conséquences. Le trou numéro 3, c'est le fait de ne pas avoir de prévisionnel financier. Alors, souvent, vous suivez votre compte en banque. J'ai failli pas y arriver. Compte en banque. Vous suivez votre compte en banque, vous suivez vos factures, donc de vie, vous allez avoir votre shine ou votre compto ou que sais-je. Vous allez avoir votre freebie ou un outil de gestion de devis, factures, etc. Et vous vous dites, je gère mes finances. Mais pas du tout. En fait, un prévisionnel financier, c'est savoir qu'est-ce que je vais gagner, qu'est-ce que je vais dépenser, quels seront mes trous, quels seront mes creux et comment j'anticipe tout ça. C'est ça un prévisionnel. Du coup, comment est-ce que je peux investir ? Quand est-ce que j'aurai tel ? Est-ce que je pourrais investir ? Quelle trésorerie j'aurai ? Ah là, il faut que je travaille un peu plus. Ah là, je vais travailler un peu moins, etc. etc. Donc, les conséquences de ne pas avoir ce fameux prévisionnel financier que j'ai mis en place avec tellement de clientes et qui s'en servent tellement maintenant et qui sont si heureuses de l'avoir, c'est d'avoir des surprises désagréables, on en parlait. D'avoir cette incapacité à anticiper, pas de gestion des congés, un stress financier permanent ou en tout cas récurrent, des décisions, et ça j'insiste beaucoup, court-termistes, et des problèmes de trésorerie. Bref, vous l'avez compris, je vais conclure rapidement parce que la conclusion est simple. La cause de tous ces symptômes, c'est que vous avez les mauvais outils au mauvais endroit. Alors, il y a deux situations. Pour celles qui ne traquent rien de base, en fait, il vous manque tout. et pour celles qui traquent plein de choses mais pas pas les bonnes, il vous manque l'essentiel. Vous avez de jolies bases de données Notion, justement, connectées, mais pas les trois piliers fondamentaux du pilotage business. Donc, ce qu'il faut travailler, évidemment, c'est comprendre quels sont ces trois suivis essentiels, comprendre à quoi ils servent, comment on les construit, comment on les met à jour, et surtout, comment en tirer le meilleur parti pour prendre les bonnes décisions, encore une fois. Tu vas nous parler, Marjorie, de la turbulence numéro 6 ?
- Speaker #1
Oui, gardez votre ceinture bien attachée, on arrive à la fin de cet épisode bientôt. C'est la dernière turbulence et ça concerne votre système d'alerte. Le symptôme que vous pouvez ressentir, c'est celui de la réaction permanente si vous n'avez pas de système d'alerte mis en place. Vous êtes soit paniqué tout le temps, soit pas assez paniqué quand il faudrait paniquer. Typiquement, ça pourrait être une graphiste qui réalise en novembre qu'elle n'atteindra jamais ses objectifs. annuel et qui décide de réagir le 30 novembre, sauf qu'il reste un mois voire deux, trois semaines après les vacances. Ça va être un petit peu dur de... C'est quoi l'expression ?
- Speaker #0
Redresser la barre ? On rigole, vous allez peut-être vous dire que c'est un peu intense comme objectif, mais moi, je l'ai. Je l'ai eu. Là, on est à la date où on enregistre cet épisode, on est, on va dire, mi-octobre. J'ai eu en septembre des clients qui sont venus me voir et qui m'ont dit, avant la fin de l'année, il faut que je fasse 24 000 de plus, 40 000 de plus. Comment on fait, quoi ?
- Speaker #1
Alors, ça dépend le chiffre d'affaires que tu étais en capacité de faire au début d'année.
- Speaker #0
Mais généralement, septembre, c'est un poil tard. En fait, en septembre, moi, je dis quand on pilote bien son entreprise, on est sur 2026 déjà.
- Speaker #1
Oui, complètement. Je suis d'accord. Ça pourrait être, si je prends un autre exemple, une coach qui découvre qu'elle a dépassé le plafond de TVA six mois après.
- Speaker #0
Ça, j'ai eu. Aux surprises. Régulièrement.
- Speaker #1
Ou une web designer avec un planning vide qui panique et qui prospecte. du coup, n'importe comment, auprès de n'importe qui, en réaction à cette panique.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Donc, vous rentrez dans Ausha différents modes réactionnels. Premièrement, le mode panique. J'aurais pu chaper de clients.
- Speaker #0
Alors,
- Speaker #1
attention,
- Speaker #0
encore une fois, ça, on l'a tout.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
On alterne généralement entre les modes de panique. Oui, oui,
- Speaker #1
tout à fait. On en rigole, mais encore une fois, on est concernés. On peut rentrer aussi dans le mode déni. Non, non, mais ça va aller. Ça va aller.
- Speaker #0
Ou le mode autruche aussi.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça.
- Speaker #0
On y revient.
- Speaker #1
Exactement. Ou le troisième mode, le mode montagne russe. On panique, on met en place des actions désespérées. Ah, c'est bon, il y a une accalmie, mais on rentre quand même un peu dans le déni. On repanique. Voilà, c'est un peu le cercle vicieux des montagnes russes.
- Speaker #0
Je me marre parce que je me dis, s'il y a des gens qui écoutent ce podcast qui ne sont pas entrepreneurs, ils doivent se dire, là, la chantée mentale qu'elles ont.
- Speaker #1
Elles sont barrées,
- Speaker #0
elles ne vont pas bien. Et dont les, en fait.
- Speaker #1
On va aller les prospecter pour leur proposer notre programme d'accompagnement spécial santé mentale. Ah,
- Speaker #0
il nous faut un truc là !
- Speaker #1
Le problème, c'est que vous réagissez toujours trop tard ou quand le problème est déjà là. C'est ce que je dis souvent à mes clientes. Typiquement, quand il y a certaines de mes clientes qui ont un planning qui est relativement bien rempli sur les 2-3 mois à venir, je leur dis, mais en fait, prospectez maintenant !
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Vous êtes là en position, entre guillemets, de force. Vous êtes sereine. C'est à ce moment-là que vous allez pouvoir prospecter. Exactement. On a confiance en soi parce qu'on bosse sur des beaux projets. On n'est pas dans l'énergie de l'urgence ou du manque. Et du coup, on est en position, je mets des gros guillemets, de force pour aller prospecter. Et du coup, ne pas passer pour une forceuse parce qu'on n'a pas cette urgence de vendre.
- Speaker #0
Mais tu as raison, on est dans un meilleur état d'esprit que quand on est au fond du seau.
- Speaker #1
Donc, la cause de ce symptôme, c'est qu'il y a un grand manque d'anticipation, voire pas du tout. Vous n'avez aucun système proactif. Vous n'avez pas de seuil d'alerte, il n'y a pas de plan B, pas d'anticipation. Et vous subissez au lieu de prévoir. Donc, ce qui vous manque, c'est une analyse poussée de vos schémas récurrents. Pourquoi vous rentrez toujours dans ce cercle vicieux ? C'est important,
- Speaker #0
ça. Et ça peut se matérialiser de plein de manières. Tu peux avoir le fait de, tous les ans, avoir la même période de surcharge, la même période de creux, la même période de panique. Tu peux avoir des... Des schémas qui se répètent sur des clients, des typologies de clients. Enfin, tu vois, voilà. Et il y a plein de schémas hyper intéressants à analyser comme ça, récurrents.
- Speaker #1
Ou de rentrer dans le truc. Oh là là, il faut que je me forme sur quelque chose là, parce que je manque d'une compétence. Et du coup, syndrome de l'objet brillant.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Ce qui vous manque aussi, c'est des feuilles, des feuilles, des seuils. Je vais y arriver. Définis pour déclencher des alertes. Donc, à un moment donné, de se dire, tiens là, il ne me reste que... trois prospects avec qui je suis en échange et avec qui ça pourrait signer rapidement. C'est mon seuil d'alerte, là j'en ai que trois. Il faut que j'en fasse rentrer dans mon paille.
- Speaker #0
C'est rempli à un mois à l'avance. C'est ça,
- Speaker #1
exactement.
- Speaker #0
Ou je suis descendue en dessous de tant de trésorerie. Ça peut y avoir plein de seuils d'alerte.
- Speaker #1
Il vous manque un plan de contingence en fonction de ces seuils d'alerte. Alors on se disait que... Oui, on se disait que le plan de contingence,
- Speaker #0
peut-être que ça n'allait pas parler à tout le monde, un plan de contingence, c'est un ensemble de mesures qu'on prend ... de manière proactive. On peut aussi avoir des mesures réactives. Si on prend la métaphore de l'incendie, un plan de contingence, c'est de se dire que l'école peut prendre feu. On ne sait jamais, on peut avoir un problème. Donc, il y a des détecteurs de fumée, il y a des extincteurs. Des lance-flammes. Non, ça ne va pas aider. À mon avis, ça va accentuer le problème. Il y a un plan d'évacuation, il y a des lieux de rassemblement, il y a des personnes qui sont désignées pour lider les élèves, partir du bâtiment, des numéros d'urgence, etc. En fait, c'est ça. On n'attend pas qu'il y ait le feu pour se dire « Ouh là là, on les enlève, ça brûle ! » Non, on prévoit. Et en fait, là, j'ai pris exactement quelque chose de dramatique pour l'exemple, mais en fait, c'est la même chose dans votre entreprise. C'est-à-dire... On peut avoir des choses, des situations pas chouettes, ou on va dire d'urgence, ou qui peuvent nous alerter. Et en fait, on peut les anticiper. Et on peut avoir non seulement des plans d'action préventives, mais aussi des plans d'action correctives. C'est-à-dire, une fois qu'on y est...
- Speaker #1
Une fois qu'on est dans la mouise.
- Speaker #0
C'est vrai, je crois qu'on en avait pas mal parlé dans un de mes accompagnements de groupe précédent, tu sais, Business Class. On avait pas mal parlé de ça. Quand t'es dans ta mouise, oui ok Parce que t'es arrivé le problème que tu... D'avoir réfléchi à un moment, tu le disais à l'instant, un moment où t'es bien, un moment où t'avais pas le problème. Et d'avoir anticipé que le jour où il m'arrive ça, je prends un exemple, je sais pas, bête et méchant, le plagiat. Si t'as une protection juridique, le nom d'un avocat en propriété intellectuelle, c'est facile à dire, que tu connais le process, que t'as la trésor, le jour où ça t'arrive, c'est vachement plus facile. Tu dégaines ta petite fille et t'es rougle.
- Speaker #1
tu déroules ton plan ça c'est des actions correctives et pas préventives ou prendre une prévoyance exactement en tant qu'entrepreneur si demain il nous arrive un gros gros pépin de santé et qu'à un moment donné la sécu ne nous paye plus on sera bien content d'avoir payé une prévoyance un plan de comptabilité c'est ça vous avez la définition ce qui vous manque aussi peut-être c'est une vraie proactivité dans les turbulences que peut rencontrer votre business c'est ce qu'on vient de dire l'erreur fatale, c'est attendre du coup que ça aille mal pour réagir. On le disait juste à l'instant, mais c'est déjà trop tard parce que derrière, on se tape toute l'inertie et du coup, tu le disais aussi un peu, le coup au moral. Quand on se retrouve dans des...
- Speaker #0
Réfléchir.
- Speaker #1
Exactement. Et quand on a le moral atteint, en général, on a les idées un peu moins claires.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
On est beaucoup moins objectif. Dans ce cas, ce qu'il faut travailler, c'est comprendre déjà ce qu'est un système d'alerte et comment le mettre en place au sein de votre business, définir des seuils précis et cohérents adaptés à son activité. Mettre en place un système de contingence proactif même quand ça va bien. On lisait juste là. Ne pas attendre qu'il soit trop tard pour agir et ne pas prendre peur, surtout au mot seuil d'alerte et contingence. Pour finir, ça va bien se passer.
- Speaker #0
Je pense que là, on a pu leur faire un petit peu peur.
- Speaker #1
Ça fait un peu penser aux militaires, moi, je trouve. C'est vrai ? Prendre contingence. Mais peut-être pas.
- Speaker #0
Non, mais ça va aller.
- Speaker #1
Mais oui, ça va aller.
- Speaker #0
Bon, on arrive à la conclusion de cet épisode Marjorie, où on a pas mal parlé d'un pilotage qui bat de l'aile. Donc là, on est sur les métaphores aviaires. On a dévié de l'aviation.
- Speaker #1
Pardonnez-nous.
- Speaker #0
Bref, ce qu'il faut retenir, c'est-à-dire que là, on ramasse les copies. Si vous vous souvenez, vous avez votre papier et crayon. Combien de turbulences avez-vous coché dans cet épisode ? Eh bien, peut-être que vous faites un tas d'actions sans savoir si ce sont les bonnes. Vous vous demandez si tout est toujours urgent et important. Ou vous vous dites que tout est toujours urgent et important dans votre business. Vous ne savez pas ou mal gérez vos chiffres parce qu'en fait, en réalité, vous ne préférez pas savoir ce qui se passe réellement. Vous créez peut-être à l'inverse de la complexité de reporting business pour vous donner l'impression de maîtriser. Vous n'avez pas tout ou partie des trois suivis clés dont on a parlé, les plus importants dans votre plan de trajet dans la raquette. C'est ça. Et vous n'avez peut-être pas déterminé et mis en place un système proactif. ce qu'on veut que vous reteniez dans cet épisode À la fin, c'est que piloter n'est ni simple ni compliqué, comme tu le disais. Ça ne s'improvise pas, mais ça ne doit pas non plus être une usine à gaz, on l'a vu. Ça demande de la rigueur, certes, de la méthode, de la discipline. Ce qu'il faut vraiment, vraiment vous dire, c'est que le pilotage, c'est le système nerveux de votre business. Sans lui, vous êtes paralysé. On rappelle que tout est connecté à toutes fins utiles. Sans fondation solide dont on parlait dans l'épisode 3, il est impossible de savoir quoi piloter. Sans stratégie commerciale dont on parlait dans l'épisode 4, les chiffres ne veulent... Rien dire. Et sans pilotage, dont on parlait dans cet épisode, impossible de faire évoluer les fondations et le commercial. Parce que le pilotage, c'est ce qui permet de déterminer où il faut aller, comment il faut aller, etc.
- Speaker #1
Tout à fait. Maintenant qu'on est arrivé à la fin de cet épisode, il est temps de vous parler de la suite du prochain épisode qui arrive, l'épisode 6 de Turbulence. Déjà ? Oui. Donc dans ce prochain épisode, on va parler des turbulences de votre posture de chef d'entreprise. Oulala. En gros, comment se sortir d'une absence de cadre, d'une absence de process, de limites, de manque de documents légaux, du manque d'éthique et d'intégrité, on va vous parler de plagiat, de parasitisme, du manque de confiance dans sa propre valeur, dans ce qu'on renvoie, dans son image, de l'ignorance juridique et sécuritaire, on peut se retrouver parfois dans des situations un peu compliquées. Des problématiques globalement liées aux standards de qualité, du manque d'excellence, pas savoir se remettre en question. ne pas être dans un processus d'amélioration continue, etc. Donc, comment on fait pour... Enfin, quelles sont les problématiques qui peuvent émerger si on n'endosse pas vraiment cette posture de chef d'entreprise ?
- Speaker #0
Eh bien, j'ai trop hâte.
- Speaker #1
Let's go ?
- Speaker #0
On y va !