- Speaker #0
Oh, je t'ai vu faire une pirouette cacahuète sur cette fin de phrase. Eh bien c'est tout.
- Speaker #1
Je vais dire avarié. Ah non, bah non. Ah bah non,
- Speaker #0
à l'inverse. Vous êtes branchés à la fréquence Turbulence. Bienvenue. Turbulence est une série de 7 épisodes durant lesquels nous décortiquons les vraies problématiques réalistes que vous pourrez rencontrer dans votre quotidien d'entrepreneuse.
- Speaker #1
Vous savez, toutes ces difficultés qui vous empêchent de construire un business solide et durable dans lequel vous épanouir sereinement. notre objectif avec cette série est simple vous aider à comprendre très clairement d'où viennent les turbulences de votre business leurs symptômes et leurs causes le tout avec un pied ancré dans le réel beaucoup de pragmatisme d'expérience et de bonne humeur attachez bien votre ceinture, ça pourrait secouer on se retrouve pour ce sixième épisode de Turbulence et on va parler cette fois-ci des turbulences que l'on peut rencontrer par rapport à sa posture de chef d'entreprise Toujours la même histoire, vous pouvez prendre une feuille, un crayon pour identifier les turbulences que vous traversez dans votre business et on refait le point à la fin de l'épisode.
- Speaker #0
Ça fait beaucoup de turbulences, non ?
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
T'imagines la zone de... Elles vont en avoir... C'est marrant. Elles sont accrochées à leur siège.
- Speaker #1
Elles sont marrantes. Donc on vous a parlé dans les épisodes précédents de fondation, de développement commercial, de pilotage. Pour chacun de ces sujets, vous avez pu identifier... Les zones de turbulence que vous rencontrez peut-être, mais on l'a vu dans l'épisode 2, le marché de l'entrepreneuriat a quand même bien évolué depuis 2020. Désormais, pour tirer son épingle du jeu sur notre marché, il faut également endosser pleinement sa casquette, sa posture de chef d'entreprise.
- Speaker #0
Ça, c'est vraiment quelque chose que moi, on me dit beaucoup. Je ne sais pas si toi, tu l'entends autour de toi.
- Speaker #1
Pas tellement, mais je l'analyse en tout cas.
- Speaker #0
Moi, c'est même dit comme ça. Tu vois, c'est les personnes qui viennent me voir en me disant j'aimerais être une vraie chef d'entreprise, j'aimerais avoir la bonne posture de chef d'entreprise. Il y a cette velléité de ne plus avoir juste être freelance. Oui, je comprends.
- Speaker #1
C'est vrai que je ne l'avais pas analysé comme ça, mais je l'ai aussi parfois quand des prospects viennent me voir pour travailler leur prospection. C'est synonyme de je veux prendre le contrôle sur mon acquisition et ça veut dire endosser vraiment sa posture de chef d'entreprise. Donc c'est ce qu'on va voir dans cet épisode parce que oui, comme tout le reste de votre business, la posture de chef d'entreprise, ça se travaille concrètement au même titre que les fondations, le développement commercial et le pilotage. Et parce que oui, en 2026, c'est une certitude, on a bien constaté que, comme on le disait, le professionnalisme et l'excellence sont devenus des éléments différenciateurs. Aujourd'hui, on ne se contente plus, on en parlait tout à l'heure pendant la préparation de l'épisode, d'éléments, d'expérience client qu'on avait en 2020. C'est ça, il y a un ensemble de choses. Exactement.
- Speaker #0
En fait, c'est des éléments différenciateurs. C'est même presque un minimum. Oui,
- Speaker #1
c'est devenu un seuil, un standard.
- Speaker #0
En fait, le marché a mûri, s'est professionnalisé, est devenu plus exigeant. Et des choses qui étaient considérées comme étant assez incroyables il y a quelques années deviennent la nouvelle base minimum. Et en fait, ça, ça évolue constamment.
- Speaker #1
Exactement. Et d'ailleurs, si vous vous dites que le marché est saturé, le contexte est tendu, c'est d'abord à ça, à cette posture d'entrepreneur qu'il faut penser à élever vos standards professionnels et à les faire perdurer.
- Speaker #0
Je pense à cette notion de durabilité.
- Speaker #1
Tout à fait. Donc ce qu'on va décortiquer aujourd'hui, ce sont les différentes turbulences que vous pouvez traverser en lien avec cette fameuse posture. Donc on va vous demander à travers l'épisode est-ce que vos standards de qualité sont au bon niveau selon vous ? Est-ce que votre cadre et vos process sont bien posés ? Est-ce que vous avez les bons réflexes concernant l'éthique et l'intégrité ? On va peut-être parler de choses qui piquent, mais qui sont essentielles. Est-ce que vos connaissances juridiques sont suffisamment solides pour faire face à diverses situations ? Et est-ce que vous travaillez régulièrement votre capacité à vous remettre en question ? Ce n'est pas toujours facile, ce n'est pas toujours agréable. Inconfortable. Exactement, mais on en parlera. Donc ces sujets, bien que difficiles, inconfortables, pénibles, doivent se travailler et se maîtriser en tant que chef d'entreprise.
- Speaker #0
Exactement. Allez, on attaque ? C'est parti. Sur les turbulences.
- Speaker #1
Let's go.
- Speaker #0
Turbulence numéro 1, on va parler des standards de qualité qui peuvent être insuffisants. Alors, les symptômes de ça, c'est avoir cette impression que tout le monde fait mieux que nous.
- Speaker #1
Donc,
- Speaker #0
on va avoir par exemple une photographe qui va livrer toujours en retard ses photos et qui va se demander comment diable font les autres pour être à l'heure et avoir peut-être encore plus de shootings à gérer, rendre toujours plus de photos, alors qu'elles sont constamment en retard. En tout cas, elles ont l'impression. que les autres sont à l'heure. Parce que c'est peut-être pas la vérité.
- Speaker #1
Oui, entre la réalité et ce qu'on voit.
- Speaker #0
Ensuite, on peut avoir une graphiste qui a l'impression que la concurrence a des rendus bien meilleurs que les siens. Donc là, c'est soit le syndrome de l'imposteur, soit c'est peut-être vrai. Il faut qu'on le dise aussi. On peut avoir une conseillère en image qui se rend bien compte que sa prestation à, par exemple, 2000 euros, nécessiterait une expérience client de bien meilleure qualité.
- Speaker #1
Oui, parce que s'il y a un gap, quand tu payes une prestation de 2000 euros,
- Speaker #0
tu t'attends quand même à un certain nombre de choses qui vont autour. Oui, exactement.
- Speaker #1
J'avais fait un exemple il n'y a pas très longtemps. Je suis en story sur Insta, excuse-moi pour la portée. On a organisé un événement familial il y a quelques semaines. Et on cherchait des gâteaux, des pâtisseries. C'était trop bien ce truc. Et en fait, on a... Oui, à côté de chez nous, il y a un prestataire qui fait des gâteaux ultra premium, mais genre, ils n'avaient pas de plaquettes pour présenter, d'avoir le visuel et les tarifs. Il a fallu que je prenne en photo les tarifs sur la caisse.
- Speaker #0
Ça ne va pas du tout, ça.
- Speaker #1
Alors qu'ils sont quand même à 5 euros la petite pâtisserie. Donc c'est quand même... C'est un budget, ils sont très bons. Mais bon, bref.
- Speaker #0
Non, mais c'est vrai. Je ferme la presse. C'est directement en lien. On peut avoir aussi, à l'inverse, une créatrice qui vend des bijoux qui sont quand même assez chers, mettons 100, 100. Oui, ce n'est pas de l'antenne.
- Speaker #1
Ce ne sont pas des bijoux fantaisie. Voilà.
- Speaker #0
Mais qui a une identité visuelle artisanale, voire qu'elle a faite elle-même il y a quelques années, où elle voit bien qu'à côté, les marques de bijoux de son gabarit ont bien mieux.
- Speaker #1
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
En fait, les signaux d'alerte pour ce côté standard de qualité insuffisant, c'est... Des clients régulièrement mécontents ou s'ils ne sont pas mécontents, neutres. C'est-à-dire qu'ils ne sont plus à des loges, ils ne font pas beaucoup de retours, ça se finit toujours un peu en mode plop plop. Des clients qui ne reviennent pas spécialement. Donc là, on vous renvoie à nos réflexions sur la fidélisation. Ça peut être un ensemble de choses. Encore une fois, tout ce qu'on dit, c'est toujours très nuancé et très multifactoriel parce que tout est lié. Il y a beaucoup d'éléments dans un business. Mais en tout cas, un indicateur, ça peut être des clients qui ne reviennent pas. Dans la même veine, peu de recommandations spontanées. une impression un peu latente ou permanente ou des fois croissante que les autres sont plus modernes, plus outillées, plus innovantes ou tout simplement meilleures. Et ce sentiment d'être toujours en dessous est un syndrome de l'imposteur qui est un peu exacerbé. Concrètement, une fois qu'on a parlé un peu de cette émotion ou de choses qui sont peut-être un petit peu loin du problème central, les problèmes concrets que vous pouvez rencontrer, c'est des problèmes de rendu, une qualité moyenne par exemple. Des problèmes de délai, d'être toujours en retard. Des problèmes d'outils, pas efficaces. Des problèmes d'images, pas modernes, pas à la hauteur. Et plus globalement, une absence d'amélioration continue, qu'elle soit assumée ou pas. Être légitime dans son expertise, c'est une chose. C'est évidemment important d'en parler dans le deux, se lancer sans expertise. Quand on dit expertise, c'est connaissance, compétence, avérée, je veux dire avariée.
- Speaker #1
Non, ben non.
- Speaker #0
À l'inverse, avéré. C'est une chose, ok, être légitime dans son expertise, c'est une chose importante, nécessaire, fondamentale. Mais être très professionnel dans tout le reste, c'en est une autre. Pour certaines d'entre nous, prestataires de services, c'est facile, logique, évident de maîtriser le même niveau de qualité sur toute la prestation. Pour d'autres, c'est plus difficile et c'est normal, on a toutes nos forces, nos faiblesses, les sujets sur lesquels on n'est plus à l'aise ou pas. La cause de ces standards de qualité insuffisants, de ces différents symptômes qu'on a évoqués, c'est généralement que vous n'avez pas... pas mis en place de vraies démarches qualité. Alors, quand on vous dit démarche qualité... Ça me renvoie des labels, moi. C'est ça. Vous n'imaginez pas le ISO 9001 ou je ne sais quoi.
- Speaker #1
Qualité tourisme.
- Speaker #0
On parle de quelque chose de bien plus simple et terre-à-terre, adapté à nos structures et à nos activités. Par exemple, vous faites de votre mieux, mais vous n'êtes jamais en train d'évaluer si ce mieux est suffisant. Vous ne cherchez pas à vous améliorer systématiquement. Et surtout, surtout, on revient, on gratote. J'ai l'impression d'être une vieille mamie radoteuse. Mais vous oubliez de mettre le client et votre positionnement au centre de vos réflexions, de ce que vous mettez en place concrètement derrière. En fait, il ne faut pas croire que tout au long de votre parcours d'entrepreneuse, votre expertise va suffire. Non. L'excellence est attendue sur tous les aspects. Quand on dit excellence, vous ne vous sentez pas piqué au vif en disant « on peut être très bon et pas excellent » . Vous mettez le curseur là où vous voulez, mais en tout cas, nous... On vise une certaine forme d'excellence, mais évidemment, jamais élitiste. On tient à le rappeler.
- Speaker #1
De la nuance, toujours.
- Speaker #0
Toujours de la nuance. Ce qu'il faut travailler quand vous traversez cette turbulence, c'est une démarche d'amélioration continue, avec une vraie réflexion sur vos standards et sur ceux de votre marché, un benchmark de ce qui se fait de mieux dans votre secteur, donc vos concurrents, mais aussi les attendus de votre cible, l'investissement dans les bons outils, La modernisation régulière est une remise en question saine et parfois qui vient de l'extérieur. Parce que des fois, quand on est seul dans son jus, on a besoin d'un regard extérieur.
- Speaker #1
Oui, et puis on ne voit pas toujours là où ça pêche dans notre business. On a besoin d'avoir aussi, de s'entourer des... Bon, ça, on en reparlera au prochain épisode. Des bonnes challenges. Exactement, qui sont capables de nous dire les choses qu'on n'a parfois pas envie d'entendre.
- Speaker #0
Bon, turbulence numéro 2 ?
- Speaker #1
Turbulence numéro 2, l'absence de cadre et de... process, les symptômes que vous pouvez ressentir dans ce cas-là, c'est que vous avez la sensation que vos prestations partent peut-être dans tous les sens. Donc on peut prendre l'exemple d'une rédactrice qui accepte 12 allers-retours de son client sur un texte qu'elle a rédigé pour son site internet au lieu d'en proposer que deux initialement et de poser le cadre avec ça. On pourrait avoir une graphiste qui travaille le week-end parce que le client a dit c'est urgent ! et que du coup, on n'a pas osé poser son cadre. Une web designer qui accepte de faire des visios de livraison alors que normalement, le process, il n'est pas comme ça. Ça n'a pas été cadré comme ça dans la manière dont elle a construit son offre. On pourrait penser aussi à une consultante qui accepte de mener un atelier alors que les exercices préalables n'ont pas été rendus à temps. Je ne me sens pas du tout concernée. Je ne vois pas du tout cet exemple. On pourrait parler également d'une community manager qui attend le règlement de sa facture de solde qui est échue depuis les fameux 45 jours. Merci beaucoup les clients qui ne payent pas.
- Speaker #0
Petit pic au passage. Alors, je pense que c'est important qu'on fasse une micro-parenthèse pour dire que, parce qu'on en a parlé dans les épisodes précédents, c'est hyper important d'être souple.
- Speaker #1
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
De s'adapter à ses clients, de chercher leur satisfaction, qu'il arrive, de ne pas être trop rigide justement dans son expérience client, parce qu'on en parlait précédemment. Encore une fois, c'est pour ça, il n'y a jamais de... Il faut faire comme ça, il ne faut pas faire comme ça. On ne met pas deux méthodes en opposition ou deux postures. Évidemment, tout ça fait toujours appel au bon sens. Et à la logique, le prisme duquel on parle, c'est le fait de, au contraire, être...
- Speaker #1
Avoir un cadre.
- Speaker #0
Ne pas avoir de cadre. Et de toujours, justement, faire du sur-mesure, ne rien processiser, ne rien cadrer. Et vraiment, être trop dans la personnalisation, la souplesse. Il ne faut pas être trop rigide, il ne faut pas être trop souple.
- Speaker #1
On en revient à la nuance.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Les comportements typiques qu'on peut avoir du coup si on ressent ce symptôme, c'est, tu le disais juste là, d'être trop gentille, trop parangeante avec ses clients, dire oui à la moindre demande, à la moindre correction. Du coup, ne pas réussir à faire respecter ses limites. Typiquement, quelqu'un qui nous dit, oui, c'est urgent. Ah oui, du coup, je vais travailler le week-end. Oui, mais non, en fait, on ne travaille pas le week-end. Si vous avez décidé de ne pas travailler le week-end, ne travaillez pas le week-end.
- Speaker #0
Vous n'êtes pas obligé,
- Speaker #1
bien sûr. Ne pas se faire... réussir à se faire payer dans les temps ne pas réussir, donc tu le disais juste avant à appliquer le même process pour tout le monde d'avoir des prestations qui s'éternisent qui durent dans le temps des clients c'est censé durer je ne sais pas 2 mois, 3 mois et en fait 6 mois plus tard elles y sont encore parce que le cadre n'est pas respecté et puis du coup ça vient impacter le rythme de la prestation et du coup tu as un effet c'est un impact sur la suite oui exactement Tu vois,
- Speaker #0
si tu dois rendre un site à telle date parce que tu es webdesigner, mais qu'en fait, la cliente, elle n'a pas mis tous les textes. Oui. Et bien, en fait, à quel moment tu poses le crayon et tu dis non, mais moi, je te livre ton site.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et tu te démerdes après parce que tu devais me rendre tes textes à telle date. Oui. Ils n'ont pas été rendus. Donc maintenant, la balle est dans ton camp. Mais moi, il faut que j'arrête.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Il faut que je te facture.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
parce qu'il y a ça aussi à quel moment je te considère que la prestation est terminée Mettons, toi, dans le cadre de tes accompagnements, à la fin, tu as un rendez-vous de bilan, etc. Mettons, la quinte, elle ne prend jamais son rendez-vous de bilan. À quel moment on considère que la prestation est livrée ? Et ça, si tu l'as bien déterminé dans ton contrat, dans ton cadre, dans ton cadre, en fait, tu n'as pas ce problème-là.
- Speaker #1
Oui, exactement. Et un autre comportement typique relié à l'absence de cadre, c'est que vous vous concentrez beaucoup sur la prestation, sur le rendu, et du coup, par effet de récochet, pas du tout sur le cadre de l'exécution. D'où ça vient tous ces symptômes et comportements ? Du coup, d'une absence totale ou partielle de structure globale. Et ça se découle en deux points. Vous pouvez avoir un problème de document contractuel, on en parlait juste avant. Pas de contrat, de CGV, de devis, de facture. Alors soit il n'y en a pas, soit ils ne sont peut-être pas bons ou pas mis à jour, bricolé, fait de manière artisanale ou copié-collé.
- Speaker #0
On va prendre les CGV de la voisine. Et on les copie-colle.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ça, c'est, je crois, le pire truc.
- Speaker #1
Oui, mais quand on n'a pas le même type de prestations... Oui, même.
- Speaker #0
C'est vraiment un truc qui se fait sur mesure. Bref, c'est un autre sujet.
- Speaker #1
On en reparlera, je pense, un peu plus tard.
- Speaker #0
Nos copines juristes,
- Speaker #1
on vous confond. Et vous n'avez pas non plus de process clair, pas de limites définies et pas d'outils adaptés aussi. La cause, c'est que vous confondez être agréable et bien faire votre travail avec. professionnalisme. Et c'est pas tout à fait les mêmes choses parce que souvent, on a peur, on se dit si je mets trop de cadres, si je suis pas assez compréhensif, je vais perdre des clients. Moi, ça m'est arrivé il y a pas très longtemps de me dire, attends, là, il faut que je pose ma limite. Mais du coup, qu'est-ce qu'on va penser de moi ? On va dire que je suis trop dure. Ça va donner une mauvaise... Enfin, je vais donner une mauvaise image pour quelqu'un qui passe pour quelqu'un de méchant, de pas compréhensif, de pas bienveillant. Alors,
- Speaker #0
faire du très bon travail et être très sympathique. très agréable et pourtant être très pro et très correct.
- Speaker #1
On peut avoir peur de perdre des clients en étant trop cadré, d'être considéré comme trop dur, avoir peur qu'on ait une image de nous trop rigide, etc.
- Speaker #0
Là-dessus, je pense que c'est important de faire une micro-parenthèse parce qu'on avait déjà eu un peu cette discussion. C'est très lié aussi, en tout cas très représenté, sur-représenté peut-être chez les femmes.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
le patriarcat. Toute cette... velléité d'être douce, arrangeante, gentille, compréhensive, ne pas faire de vagues, ne pas être trop dure. On écrit des petits emails, on espère ne pas déranger, on s'excuse de... Je me permets, je te relance, j'espère que tu t'es pas trop dérangée. Voilà, c'est évidemment, on n'est pas en train de dire qu'il faut être des brutasses, mais il faut quand même aussi déconstruire tout ça. Et ça, évidemment, c'est des réflexions plus profondes. le patriarcat, le féminisme, etc.
- Speaker #1
Bien d'accord. Le vrai problème, du coup, c'est que vous gérez une entreprise, vous êtes chef d'entreprise, vous ne gérez pas un stand de crêpes à la kermesse. Ça, c'est un exemple que tu aimes bien prendre. C'est souvent.
- Speaker #0
C'est ma métaphore préférée.
- Speaker #1
Et je te l'ai emprunté. Souvent, je le réutilise aussi auprès de certaines personnes. Comme dirait quelqu'un que je connais très bien. Vous ne donnez pas un stand de crêpes.
- Speaker #0
Et souviens-toi, on en avait parlé dans notre projet précédent parce que je m'étais fait... haranguée par un papa d'élève à la carmesse de ma fille. Tu ne te souviens pas de cette histoire ? Je ne me souviens même pas de l'origine de l'apport. Petite parenthèse, c'est hilarant. Je m'étais inscrite, tu sais, tous les ans, à la carmesse de l'école, il y a des petits stands. Et c'est quand ma fille était petite. Donc, je m'étais inscrite au stand de pêche aux canards. C'est pêche à la ligne.
- Speaker #1
Ça fait que j'ai trop hâte que ma fille fasse de la pêche aux canards. Eh bien,
- Speaker #0
c'est bientôt. C'est bientôt. Et ça passe vite. donc profitez-en parce que la fenêtre de la pêche aux canards est très rapide et donc bref je tenais ce stand j'arrive j'arrive passage de relais avec la personne qui était là. Elle me dit, les gamins te donnent un ticket, tu prends un ticket et puis tu fais la pêche aux canards. Gagne, tu leur donnes ça. Je fais ma permanence et le type d'après arrive, un papa de l'école. Il arrive et me dit, quels sont les process pour au stand ? Moi, je rigole un peu. Je lui dis, les process sont très légers. il faut faire ça et ça et ça. Il était là, non, mais à mon avis, c'est pas efficient. Là, il faudrait faire plus comme ça, plus comme ça. Et là, tout de suite, il part. Non, parce qu'en fait, moi, je suis chef de projet, je suis consultant dans l'efficacité, et moi, j'ai fait 12 ans de conseil dans tous ces sujets-là, et je n'ai rien dit. Et je l'ai regardé, je suis là, et là, je pense qu'il faudrait un process plus cadré, etc. Et donc, comme quoi, même à la kermesse de l'école, il y a des gens qui peuvent être très cadrés.
- Speaker #1
Qui peuvent avoir des process. Avec un super process.
- Speaker #0
Voilà. Donc peut-être que dire un stand de crêpes, c'est vraiment pas gentil pour le stand de crêpes. D'ailleurs,
- Speaker #1
tu aurais dû dire un stand de pêche à la ligne. Pêche à la ligne. Parce que ce n'est pas un stand de crêpes du coup que tu fais.
- Speaker #0
Ça peut être très sérieux un stand de crêpes. Ok.
- Speaker #1
Bon bref, vous gérez une entreprise, vous l'aurez compris, pas un stand de pêche à la ligne à la carmesse de l'école. Le cadre, c'est professionnel et les deux vont ensemble. La qualité du rendu sera d'autant plus appréciée si elle s'accompagne d'un cadre qui est clair, professionnel, qualitatif et rassurant pour tout le reste de votre prestation. Si vous vous remettez dans la posture, vous, de cliente, vous aimez cueillir. Moi, j'adore cueillir un cadre. Je sais c'est quoi l'étape d'après. Je sais quelles sont les limites. Quand est-ce que je peux contacter la prestataire ? Et tout ça, moi, ça me rassure de ouf.
- Speaker #0
Quand on te dit les choses.
- Speaker #1
Exactement. Quand il n'y a pas trop d'infos. C'est important de le mettre aussi, soit en tant que prestataire. Donc... pour surmonter et traverser cette turbulence, que faut-il travailler ? Eh bien, il faut établir un cadre qui soit solide, des limites claires, des process et des outils simples. On insiste toujours sur la simplicité. Et adapter à vos clients, mais aussi à vous. Et des documents légaux. Travailler avec des professionnels, parce que c'est un univers qui est quand même assez... particuliers, précis, qui demandent des compétences spécifiques. Si vous ne vous sentez pas de le faire, il faut faire appel à des professionnels compétents. Tu vas nous parler de la turbulence numéro 3 ?
- Speaker #0
Exactement, et alors là, une turbulence pas très agréable. Ça va peut-être un peu piquer. Qui donne un peu la nausée peut-être, je ne sais pas. À force de se secouer dans les turbulences. On va parler de problèmes d'éthique et d'intégrité. On va aborder le sujet de la fameuse pente glissante dont on parlait dans un épisode précédent.
- Speaker #1
L'open bar d'internet.
- Speaker #0
Un petit peu. Alors, on va en parler plus largement. On va commencer par parler d'un symptôme et de sa cause, mais après on va ouvrir un peu le sujet. parce qu'en fait... On pourrait passer une heure et demie sur ce sujet et ce n'est pas du tout le but. On va parler d'un symptôme qui est « je m'inspire » . C'est tout. Par exemple, imaginons que vous gonflez vos chiffres ou vous inventez des projets. Ça, c'est un petit mensonge. On va aller un peu ailleurs. Mettons que vous regardez attentivement ce que fait votre concurrence tous les jours, toutes les semaines ou tous les mois dans les symptômes. commence à devenir un peu plus grave, vous allez rédiger vos contenus ou vos nouvelles offres ou vous allez en tout cas régulièrement ouvrir, quand vous faites ça, quand vous êtes en train de travailler sur ces sujets, à côté, les meilleurs supports de votre concurrence, leur site internet, leur post, leur plaquette, leur podcast, leur freebie, leurs offres. Donc, par exemple, vous allez créer votre nouvelle offre et en fait, à côté, vous avez ouvert le site de Martine et le site de Tartampine. parce que, bah voilà...
- Speaker #1
C'est quand même vachement bien ce qu'elles font.
- Speaker #0
C'est quand même bien ce qu'elles font. Ça a l'air de marcher. Ça a l'air de marcher, c'est ça qu'il faudrait faire. Ou alors, vous allez écouter un podcast, au hasard le nôtre, pour rédiger votre article de blog, pour trouver le sujet de votre prochaine newsletter, etc. Il y a un peu une règle d'or, un peu une boussole, on va dire, de votre éthique qui est que si vous n'êtes pas 100% à l'aise avec quelque chose que vous êtes en train de faire, si vous avez un petit truc... dans votre estomac qui titille, c'est que c'est pas bon. C'est que c'est pas bon pour vous, c'est pas bon pour vos clients, c'est pas ça qu'il faut faire. Si vous devez scruter ou copier le travail de quelqu'un d'autre pour faire le vôtre, c'est que vous ne devez pas le faire ou le faire différemment. Votre travail, il faut le dire, doit venir de votre cerveau et d'une page vraiment blanche. Je fais une petite parenthèse parce que j'ai des clients de graphisme souvent qui me posent la question, est-ce que créer un projet fictif de A à Z, pour montrer ses compétences, c'est mentir, c'est manquer d'éthique, etc. Et en fait, à chaque fois, je dis mais c'est absolument pas la même chose. C'est-à-dire que créer de toutes pièces de ta tête, de tes mains, un projet, un rendu, etc. pour montrer ta capacité de travail, c'est pas parce qu'on t'a pas payé pour le faire que le rendu est mauvais.
- Speaker #1
Elle est juste là la différence, c'est qu'il n'y a pas eu de paiement de prestation. Exactement. Mais le tout est sorti de son cerveau.
- Speaker #0
Voilà, elle est là la différence. et en fait ça Moi, j'ai quand même pas mal de personnes de près ou de loin où il y a toujours un peu ce truc de... En fait, ce n'est pas sorti de votre tête. Donc vraiment, soyez honnête. Est-ce que c'est sorti vraiment de votre tête ? C'est ça, en fait,
- Speaker #1
la pierre angulaire.
- Speaker #0
Si vous avez, encore une fois, rédigé un contenu et en vous basant fortement sur le contenu de quelqu'un d'autre, que ce soit avec un petit délai ou pas, que ce soit avec l'ordi ouvert à côté ou avec deux semaines d'écart de mémoire, ça reste problématique. La cause de ce type de pratique ? La une, c'est que, je suis désolée, il faut le dire, mais vous n'avez pas les compétences. On parlait des métiers fictifs inventés par Internet. Il y a quand même beaucoup de gens qui se sont lancés sur des sujets où en fait, ils n'ont pas ni l'expérience, ni les compétences. Et du coup, en fait, ils n'arrivent pas à avoir du contenu. Ils n'arrivent pas à avoir de la substance. Ils n'arrivent pas à avoir du fond. Donc, ils regardent ce que font les autres et puis ils copient-collent. C'est plus simple. Mais on va dire que c'est une minorité. On va essayer de rester dans l'espoir d'un marché éthique et intègre. et on va se dire que dans la majorité des cas c'est parce que vous ne pensez pas pas être assez bien. Vous écoutez trop votre syndrome de l'imposteur, vous n'avez pas confiance en vous. En fait, c'est un problème parce que vous prenez le costume de quelqu'un d'autre, mais ça ne vous voit pas. Ça se sent, ça se voit, ça finit par se savoir et surtout, ça va venir réduire votre capacité de réflexion et de création et ça va venir limiter ou dégrader votre expertise.
- Speaker #1
Oui, parce qu'on ne fait pas l'effort d'aller réfléchir par soi-même, de se challenger, d'accepter aussi de se tromper et d'avoir ce truc de... quelques mois plus tard, on va dire « Ah, mais je faisais ça avant, mais du coup, je vois que j'ai progressé. » C'est comme ça aussi, on progresse.
- Speaker #0
Si on passe un temps à reproduire ce que font les autres, en fait, on s'enfonce dans un cercle vicieux, tu vois. Bref, la vérité, c'est que quand on enfile le costume de quelqu'un d'autre tout ou partie, ça ne tient jamais longtemps et les clients finissent par le voir.
- Speaker #1
Toujours. De toute façon, tout se sait toujours.
- Speaker #0
On est dans un petit monde, tout se sait et on a vite fait de se créer une très mauvaise presse. Donc, il faut faire attention à ça. Ce qu'il faut travailler pour cet exemple précis, c'est votre propre expertise, vos propres compétences. On en a parlé. Votre image, votre voix, tout est en lien. Et ça, j'insiste avec vos fondations. Si vos fondations sont bonnes, normalement, vous n'avez pas besoin d'ouvrir le site de quelqu'un d'autre pour aller faire des contenus, rédiger une offre, etc. Vous avez tout ce qu'il faut dans les mains pour le faire. Vous devez trouver votre propre manière de le faire et votre propre confiance en vous. Mais l'éthique et l'intégrité, c'est... plein d'autres sujets. C'est pour ça qu'on a choisi de traiter celui-là. mais il y en a plein d'autres Marjorie ça peut être aussi On va les balayer rapidement. Savoir dire non à un prospect trop chouette, mais qui objectivement n'a pas besoin de nos services. Ou pas les moyens.
- Speaker #1
Ça, ça m'est arrivé il n'y a pas très longtemps. J'ai eu une personne en appel découverte. Et à la fin, je lui ai dit, mais en fait, là, tout ce que tu me dis, je n'ai rien de plus à t'apporter. Je pense qu'il faut juste que tu passes à l'action et que tu testes. Et en fait, là, moi, je ne peux pas t'aider. En fait, je ne vais pas te vendre une prestation parce que je n'identifie pas de... de pain point ou de trous dans la raquette. Et elle m'a regardée. Mais tu sais que c'est la première fois que je fais face à quelqu'un qui ne veut pas de mon argent. J'étais là en mode, ben oui, mais en fait, je ne vais pas prendre ton argent si tu n'as pas besoin de moi.
- Speaker #0
C'était super important.
- Speaker #1
Et je me disais, c'est étonnant quand même. Moi,
- Speaker #0
ça m'est arrivé plein de fois de faire ça, de dire, là, je pense qu'il ne faut pas que je t'accompagne. Là, je pense que tu n'as pas le budget. Ce serait déraisonnable de faire ça maintenant. Oui, tout à fait. Oui, bien sûr. il faut aussi savoir dire nos limites Je n'ai pas les compétences, je ne suis pas la meilleure personne pour toi. Je le fais très régulièrement et là, je l'ai fait encore cette semaine ou la semaine dernière. Une cliente qui avait un secteur d'activité très particulier, très précis, où j'estime qu'il faut des compétences plus poussées que celles que j'ai. Et pareil, elle était surprise. Elle m'a dit « je n'ai jamais entendu quelqu'un dire que… » Pourtant, c'est très spécifique ton domaine. Les gens qui disent qu'ils sont capables, soit ils sont capables, mais c'est des experts, soit des charlatans. Bref. Ne pas délibérément voler un projet à une concurrente ou faire une grosse crasse à une concurrente. Alors là, vous mettez un peu derrière ce que vous voulez. Il y a quand même une certaine éthique à avoir si vous savez, par exemple, que telle personne est avec tel client en train de bosser dessus. C'est un petit monde, encore une fois, etc. Peut-être essayer d'aller pas démarcher directement le client d'une de vos concurrentes. Bref, ça peut être très vaste. Ne pas commenter les contenus d'une concurrente directe pour attirer ses clients. Ça, c'est une pratique qu'on voit beaucoup. malheureusement Marjorie encore la semaine dernière et on pourrait encore dire plein d'autres exemples mais on a choisi de mettre celui de respecter ses partenaires, de les payer à leur juste valeur, de ne pas faire que du copinage, de payer ses amis business si elles font du travail ou de, c'est pas parce qu'on est en arrangement ou en échange de service ou même entre amis ou partenaires qu'il faut incarner ça en tant que cliente et en tant que partenaire
- Speaker #1
Tout à fait. Eh bien, je pense qu'on a fait déjà un bon tour sur ces questions d'éthique et d'intégrité. Donc, on va passer à la turbulence numéro 4. Le fait d'ignorer un peu les sujets juridiques légaux et de sécurité. Ça, c'est un des sujets qu'on n'aime pas. Je vais le dire, franchement, c'est chiant. C'est oui, c'est chiant. Vraiment, c'est chiant. Il y en a certaines qui adorent. Oui, il y en a qui adorent. Et globalement, c'est comme la prospection. Les symptômes que vous pouvez ressentir, c'est de vous dire la propriété intellectuelle, le RGPD, ça me fait peur. Et puis de toute façon, en plus, je n'y comprends rien.
- Speaker #0
C'est ça,
- Speaker #1
je ne les comprends rien. Ça ne m'intéresse pas. Le RGPD,
- Speaker #0
qui caisse. Qui caisse.
- Speaker #1
Et ça se traduit par ne pas vouloir travailler ou se renseigner sur les sujets suivants. Donc, on peut parler des mentions légales, de la RGPD, de la gestion des données sensibles, de l'assurance professionnelle et la prévoyance de l'IMPI et du dépôt de marque. La question aussi pour les photographes, notamment du droit à l'image et des droits de cession, ou même les graphistes aussi ont des droits de cession. La question de la protection juridique, d'être en relation avec des avocats, des juristes, et tout ce qui est la sécurité informatique, la gestion des mots de passe, la double authentification, etc. Tout ça vous semble un nuage un peu flou, dans lequel on n'a pas envie de... Des trucs chiants. J'en reviens à ce que je disais. Désolée. Par contre, si on ne s'y intéresse pas, si on ne fait pas l'effort de comprendre quels sont nos droits, mais aussi quels sont nos devoirs en tant qu'indépendante et entrepreneur, il y a quand même des grosses conséquences très désagréables qui peuvent être des poursuites juridiques. Typiquement, ne pas déposer sa marque et prendre la marque de quelqu'un d'autre. On peut être poursuivi juridiquement.
- Speaker #0
Ne pas payer une facture dans les temps.
- Speaker #1
Qu'est-ce qu'on pourrait avoir d'autre ? Parasitisme,
- Speaker #0
plagiat, concurrence de faits.
- Speaker #1
Une autre conséquence, c'est du coup, ça va avec des pertes financières ou des retards de paiement.
- Speaker #0
Bien sûr. Devoir soi-même mener des poursuites judiciaires.
- Speaker #1
Oui, c'est dans les deux sens. Oui, tout à fait.
- Speaker #0
Soit les subir, soit devoir en mener.
- Speaker #1
Oui, et du coup, que ça nous coûte dans les deux sens. On peut aussi se faire... pirater ses comptes si on n'a pas généré des mots de passe suffisamment complexes, activer la double authentification. On peut perdre des données clients ou mal perdues et ça en termes de RGPD. Alors, je ne suis pas spécialiste, mais... En fait, dans ce sujet, tu as aussi le fait que tu peux...
- Speaker #0
perdre les mots de passe de tes clients. Imagine, tu es une web designer et tu demandes des mots de passe ou une graphiste et tu demandes des accès à droite à gauche ou une community manager. Tu peux te faire pirater ton propre compte Instagram, mais ta community manager peut faire en sorte et t'imagines, on peut t'attaquer derrière ça. Il peut y avoir un préjudice si fort. Il peut y avoir des données sensibles aussi. On parlait tout à l'heure des métiers d'accès à la messagerie. Et puis, les sujets de santé. Quand tu es sur des domaines un peu bien-être, etc., je ne sais pas, naturopathe, ou même coach, tu peux te retrouver à traiter et à consigner des données un peu personnelles ou sensibles que les numéros de cartes, de factures, les IBAN, etc. Tout ça, c'est des données qu'on ne doit pas manipuler à la légère. Exactement.
- Speaker #1
Et une autre conséquence... Et une autre conséquence... Vous pouvez avoir aussi un impact sur votre image de marque, sur votre réputation. Je reprends aussi l'exemple du plagiat, mais on le disait tout à l'heure, ça se sait. Ça a un impact sur son image, sur son entreprise, sur ses ventes derrière.
- Speaker #0
C'est une certaine coach Instagram qui, il y a deux ans, deux ans et demi, je ne sais plus, trois ans maintenant, qui avait été prise en flagrant délit, en tout cas dénoncée en gros plagiat. Parce qu'elle avait copié-collé une formation américaine. Ça a été remonté à l'américaine qui l'avait, je crois, confrontée slash attaquée. Mais la fille a disparu alors qu'elle avait un business sur le papier florissant. Bam, du jour au lendemain, c'était terminé.
- Speaker #1
Quand on joue, des fois, on perd.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Et une dernière conséquence, c'est de perdre énormément de temps, d'énergie, etc. La dure réalité, c'est qu'en 2026, on ne peut plus sortir l'excuse de l'ignorance. Et en soi, nul n'est censé ignorer la loi. On le prend quand même très tôt. et même au-delà de là de 2026.
- Speaker #0
C'était valable en 2025, en 2024 ? Oui, exactement.
- Speaker #1
Et à tort, on croit souvent que le combo entrepreneuriat en ligne et micro-entreprise, c'est on a des petites entreprises, c'est des choses pas trop sérieuses, c'est des petits trucs. Mais la réalité, c'est qu'on fasse 30 000 euros de chiffre d'affaires ou 130 000 euros, on est censé faire les mêmes choses, on a les mêmes obligations, on a les mêmes devoirs et on doit respecter les mêmes règles. Il y a cette fausse croyance que comme c'est des micro-entreprises ou des petites entreprises bisous,
- Speaker #0
qu'on a des petits !
- Speaker #1
chiffre d'affaires et qu'on fait des papotages et du copinage. Et que nos certains... Comment dire ? Certaines obligations sont simplifiées, je pense, par exemple, à la comptabilité. On n'a pas besoin, en micro-entreprise, d'avoir un comptable, par exemple. Donc on peut se dire... Oui, on a des obligations, mais du coup, le fait de ne pas avoir un comptable, quelque part, on n'a pas de compte à rendre directement à une personne. Donc on peut faire l'impasse sur certaines obligations.
- Speaker #0
C'est sûr que ça vient accentuer cette sensation que tout ça, c'est des chiffres d'une année. On peut les voir plus tard.
- Speaker #1
C'est ça. Donc la cause de tous ces symptômes, c'est que vous faites l'impasse sur tout ce qui vous fait peur, tout ce qui vous casse les pieds. Vous espérez que ça n'arrivera qu'aux autres ou que ça n'arrivera pas. Car encore une fois, vous avez une petite entreprise où vous faites un petit chiffre d'affaires. Sauf que non, les problèmes juridiques, légaux et de sécurité, clairement, ça arrive à tout le monde. Et souvent, quand on se dit « Oh, ça n'arrive qu'aux autres » , en général, le karma tourne. Le karma tourne. Donc, si vous traversez ces turbulences, qu'est-ce qu'il faut travailler ? Eh bien, on le disait, se renseigner pour vraiment comprendre et maîtriser tous ces sujets. À la fois le fonctionnement, les risques et les conséquences. Et encore une fois, pas besoin de rentrer non plus dans la complexité, dans les articles de loi à la ligne et après, mais comprendre les grands principes et quelles sont les obligations qu'on doit respecter.
- Speaker #0
Il faut prioriser. C'est peut-être plus urgent de bosser, je ne sais pas, son INPI que ses mentions légales.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
On peut tout à fait gérer un sujet puis l'autre.
- Speaker #1
Exactement. Et encore une fois, si ça vous paraît trop compliqué, comment le travailler ? Vous pouvez tout à fait vous faire accompagner par des experts du sujet. Et petite parenthèse, avoir la trésorerie qui va avec pour pouvoir travailler avec ces personnes-là. Et ne pas considérer que ce sont des investissements inutiles. Tu me parlais tout à l'heure, souvent on fait des investissements dans des photos. Parce que c'est plus agréable. Et l'investissement dans tout ce qui est légal, sécurité, etc. C'est vu comme quelque chose de plutôt secondaire.
- Speaker #0
Un peu du gâchis d'argent. C'est un peu dommage de payer 1 000 euros une juriste pour bien cadrer ta société. C'est mieux de mettre 1 000 euros dans des jolies photos, ta carterie, ton site internet, etc. Sauf qu'en fait, encore une fois, tout est important. Évidemment qu'on ne peut pas tout faire. et du coup se dire cette année je gère un sujet de type marketing et un sujet de type juridique. Tous les ans, de les gérer comme ça ou tous les trimestres, ou peu importe sa trésorerie. Je pense que c'est important. Je pense que vraiment, particulièrement dans ce domaine-là... Il faut se faire accompagner. Je pense qu'il y a plein de domaines où on peut avoir certaines forces, certaines filbettes, etc. Je pense que ça, c'est des domaines que j'estime, que je qualifierais d'un peu techniques. Et il faut se faire accompagner. C'est trop dommage derrière d'avoir une emmerde et de ne pas l'avoir anticipée. Je te propose, Marjo, qu'on passe à la turbulence numéro 5, la dernière.
- Speaker #1
Allons-y, c'est parti !
- Speaker #0
La difficulté à se remettre en question. Alors... C'est symptom, c'est beaucoup d'égo. Et alors, je vous rassure, tout ce qu'on dit, encore une fois, on n'en est pas exempt. On en a, nous aussi.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Mais c'est de se dire, j'ai toujours raison, c'est les autres qui ont tort. Il s'est passé un truc, mais il y a une explication. Il y a un contexte qui s'explique. Ouah, la cliente était chiante. Si toutes les clientes sont chiantes. Les phrases type là-dedans, c'est, c'est le client qui comprend rien. Moi, je l'avais dit au départ, c'était écrit dans tel document. C'est comme ça que je fonctionne.
- Speaker #1
Fallu le support.
- Speaker #0
Voilà, je suis dans mon bon droit. Bref, il y a aussi le fait de prendre très mal. Un des symptômes, je trouve, de ça, c'est de prendre très, très mal la critique. Ou de s'effondrer dès qu'il se passe un truc un peu négatif. Tu vois, genre, imagine, tu as un commentaire, un témoignage criant qui, au lieu d'être en mode bisounours lent, de tuer formidable. Ultra élogieux. C'est incroyable et qu'on apprécie toutes à voir tout le temps. Bien sûr. Et bien là, tu as quelqu'un d'un peu plus en demi-teinte qui va te dire... Là, j'ai trouvé que c'était dur à ce moment-là. Je trouve que le pire, c'est quand tu dis que ça s'est hyper bien passé. Et là, au milieu du témoignage, elle te dit « Ouais, mais là, sur ce truc-là, j'aurais aimé avoir un peu plus ça. » Et bam, tu te prends un coup dans ton égo. Je pense que c'est normal de se prendre un coup dans l'égo.
- Speaker #1
Oui, c'est certain.
- Speaker #0
Mais si ça vient te titiller ou te mettre à terre, clairement, c'est un symptôme. Ne jamais rien changer, ne jamais vouloir rien faire évoluer. On avait parlé d'une trop grosse rigidité. le fait de rester dans son coin de considérer que les personnes qui sont autour de nous se trompent, n'ont pas raison, n'ont pas le recul, n'ont pas l'expertise.
- Speaker #1
Il y a toujours une explication pour dire que les autres... C'est ça. Encore une fois.
- Speaker #0
Et puis autour de ce truc de rester dans son coin, il y a aussi cette espèce de tendance à ne pas avoir envie de se faire challenger, à rester sur une forme de piédestal, tu vois, dans une posture un peu de mentor, où en fait, autour de nous, les gens apprennent tous de nous, mais nous, on n'apprend pas d'eux. C'est un peu dans un sens unique.
- Speaker #1
Ou pas accepter qu'il y ait des personnes de notre entourage qui nous disent « là, peut-être que t'as merdé » .
- Speaker #0
C'est ça. Puis ce côté de ne pas réussir à s'entourer de personnes qu'on considère comme des pères, comme des égales.
- Speaker #1
Oui, et qui seront capables aussi de nous dire, encore une fois, « là, peut-être que… »
- Speaker #0
S'entourer de gens toujours hyper gentils.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
qui vont en bonder dans ton sens, etc. Et en fait, de fuir un peu les personnalités qui vont te regarder en face et qui vont te dire « C'est pas ouf, ça ! »
- Speaker #1
Juste te dire ce que tu as envie d'entendre.
- Speaker #0
Exactement. Donc ça, c'est un symptôme. En réalité, vous le savez, plus on pense savoir de choses, moins on apprend. Et moins on apprend, plus on stagne. La cause, évidemment, de ça, c'est qu'on confond l'expertise et le perfectionnisme. En fait... Il y a vraiment ce truc de perfectionnisme, de la bonne élève, de confiance en soi. C'est très lié à la confiance en soi, tout ça. C'est une forme de jusqu'au boutisme, de tout ou rien, de pas de nuance. On se dit, si on se trompe sur un truc, il y a tout qui s'effondre. Si on se trompe sur quelque chose, tout est bon à jeter à la poubelle. En fait, on a l'impression aussi, je compose, que si on reconnaît une erreur, on va se décrédibiliser. De venir et de dire, excuse-moi, je me suis trompée, ou excuse-moi, je suis en retard, ou là, j'ai fait une erreur. en fait ça va venir détruire tout ce qu'on a durement monté avant. Mais en fait, la réalité, c'est que l'humilité, ça renforce toujours la crédibilité. Oui, complètement. Dans le monde professionnel, alors évidemment, si toutes les quatre secondes, tu fais de les pires merdes et que tu passes ton temps à t'épanouir et à faire n'importe quoi. Tu vas te surmettre en question. Voilà. Mais quand c'est une fois de temps en temps, quand c'est assumé, quand c'est expliqué, quand c'est dit droit dans les yeux et en prenant ses responsabilités, en contraire, ça vient un soir l'image que, ah, OK. elle a été capable d'accepter, d'assumer.
- Speaker #1
Oui, je trouve ça assez agréable quand tu as en face de toi quelqu'un qui est capable justement de reconnaître ses erreurs et de dire bon ben là encore une fois, j'ai merdé. Et en fait, je trouve que c'est assez peut-être exacerbé par le fait que, enfin, cette difficulté à parfois faire preuve d'humilité ou se remettre en question, ou que tout s'écroule si on a juste une petite critique, c'est un peu exacerbé par le fait, encore une fois, que sur les réseaux, on a l'impression que tout se passe toujours merveilleusement bien chez tout le monde. Alors que je pense qu'en réalité, on a toutes été confrontées à une prestation qu'on n'avait pas délivrée peut-être au maximum de ce qu'on peut. Parce que x, y raison, mais qu'à un moment donné, il faut être capable de reconnaître que encore une fois, on s'est planté, on n'a pas si bien fait que ça, et il n'y a rien de dramatique tant qu'on est...
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Et je trouve qu'effectivement, le fait d'endosser cette responsabilité, cette posture, tu renverses parfois l'impression que la personne peut avoir en face de toi.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Moi, ça m'est arrivé le cas avec une cliente où j'ai fait des erreurs, je l'ai reconnue. Et du coup, j'étais dans l'objectif de m'assurer que malgré mes erreurs, la fin de prestation se termine bien. Et pas de rester sur un truc de micmac, des non-dits, des choses comme ça.
- Speaker #0
Oui, mais ce que tu disais, c'est intéressant. Sur les réseaux, je trouve qu'il y a encore un truc un peu plus vicieux qui vient se poser par-dessus. C'est que je ne sais pas si tu as remarqué, mais souvent quand les gens parlent d'échec sur les réseaux, C'est immédiatement pour... Trouver une manière de se mettre en valeur.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
J'ai fait une terrible erreur dans mon business, mais en réalité, ce n'était pas une erreur parce que ça m'a appris un truc merveilleux sur moi-même et ça m'a permis de gagner tel truc merveilleux. Tu vois ce que je veux dire ? Oui, je vois ce que tu veux dire. En fait, les gens se targuent tous d'authenticité sur les réseaux, mais la réalité, c'est que c'est le personal branding, on veut tuer, on voit l'âme, il y a toutes les sauces. Et en fait, c'est très souvent, j'ai fait une erreur et en fait, ça m'a appris la plus belle chose de mon existence. alors que bah non on fait juste des merdes on oublie une réunion on se pointe pas on envoie le mauvais document à la mauvaise personne on donne un conseil qui foire enfin bref peu importe oui bien sûr il y a pas longtemps j'ai eu une graphiste qui m'a dit bah j'ai fait mon premier rendu à ma cliente en fait elle a pas du tout aimé ouais ok cool il y a pas une manière jolie de tourner le truc en mode c'était la plus belle chose qui me soit jamais arrivée parce que non tu reprends ta copie, tu t'améliores, tu reconnais ton erreur, etc. Et en fait, je trouve qu'il y a un truc un peu... Oui,
- Speaker #1
je suis d'accord avec toi.
- Speaker #0
On enjolive toujours, on storytelle toujours. Oui,
- Speaker #1
tu as raison.
- Speaker #0
La faiblesse, c'est aussi ma plus grande force. Oh, c'est... Moi, je ne suis pas forcément... Je n'aime pas trop le storytelling, tout ça. Je trouve que, justement, c'est un côté un peu hypocrite parce que je trouve que souvent, ce n'est pas fait de manière très authentique. Je préfère qu'on n'en fasse pas.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Tu ne vas pas faire du storytelling, juste parler de tes clients, parler de ce qui s'est bien passé, faire ton marketing de base. Parce que je trouve que justement, il y a un peu ce côté...
- Speaker #1
Ou alors juste, comme tu dis, assumer son erreur. En fait, là, j'ai fait une erreur. Bon, ben, j'ai fait une erreur. C'est ça.
- Speaker #0
Mais le problème, c'est qu'en fait, ce n'est pas marketing de faire ça. Il est où le storytelling dans juste, ben, j'ai fait une erreur ? Oui. Tu peux le faire avec tes clients, ça, et c'est très bien. Mais effectivement, sur les réseaux, sur tes contenus, ben oui, ce n'est pas vendeur. Il faut une histoire avec des violons derrière. Sinon, ce n'est pas rigolo. Bref, c'était une parenthèse. Bon, vous l'aurez compris, la vérité, c'est qu'on peut toujours s'améliorer. Et c'est ça qui est stimulant. Et finalement, très chouette dans l'entrepreneuriat, justement. Profitons d'être nos propres patrons. Patronnes. Patronnes. S'il te plaît. Exactement. De prendre des décisions et d'être toujours dans un monde changeant pour s'améliorer, évoluer, etc. Ce qu'il faut travailler sur cette turbulence, c'est l'humilité, la remise en question, l'amélioration permanente, la capacité à se tromper, à le reconnaître. On l'a dit, l'écoute active. Très important, l'écoute active. Être capable d'entendre ce que l'autre a à nous dire et pas... projeter ce qu'on aurait envie qu'ils nous disent. La confiance en soi, on l'a vu, c'est très lié à son expertise, mais on l'a dit tout à l'heure, à la qualité de sa prestation. Si vous avez des super rendus, mais votre cadre de prestation est pourri, ça va être dur, votre confiance en vous. Il va y avoir de la restriction. Donc, il faut évidemment travailler les deux et avoir cette envie constante de progresser.
- Speaker #1
On arrive à la fin de cet épisode sur la posture professionnelle. Qu'est-ce qu'il faut retenir de cet épisode ? Déjà, on voudrait savoir combien de turbulences vous avez cochées avec votre petit papier et votre petit crayon. Est-ce que vous avez mis en place une vraie démarche qualité ? Est-ce que vous n'avez pas ou peu de structure, de cadre, par peur de passer pour quelqu'un de désagréable et de méchant ? Est-ce que vous êtes parfois sur la pente glissante en termes d'éthique et d'intégrité ? Est-ce que vous avez fait l'impasse volontaire sur les sujets juridiques, légaux et de sécurité ? Est-ce que vous confondez, on vient juste d'en parler, expertise et perfection ? Est-ce que la remise en question, c'est quelque chose de très douloureux pour vous ? Ça peut l'être, ce n'est pas confortable, ce n'est pas agréable. Mais si c'est le cas, c'est une turbulence de laquelle il va falloir sortir.
- Speaker #0
Oh, je t'ai vu faire une pirouette cacahuète sur cette fin de phrase. Je me suis dit, où va-t-elle, où va-t-elle ?
- Speaker #1
J'allais dire, je suis bien remondie.
- Speaker #0
Et bien voilà, tu es bien retombée sur tes pieds, Marjorie.
- Speaker #1
Donc, le mot de la fin, vous l'aurez compris, c'est que de nos jours, c'est important de travailler sa posture de chef d'entreprise. C'est standard professionnel parce que désormais, sur notre marché, c'est un vrai facteur différenciant et de durabilité sur le marché de l'entrepreneuriat de service. une posture de chef d'entreprise c'est pas toujours quelque chose d'inné et on l'a dit, parfois elle est plus naturelle pour certaines d'entre nous que pour d'autres c'est comme ça, chacun a ses forces on en parlait tout à l'heure sur d'autres sujets mais néanmoins ça peut et ça doit se travailler en travaillant dessus seul ou en étant bien accompagné. Et encore une fois, pas forcément besoin de tout faire en même temps, de manière ultra complexe. Ça peut être au fur et à mesure. On peut se faire accompagner, mais il faut vraiment s'y plonger au même titre que les fondations, le développement commercial et votre pilotage.
- Speaker #0
Très bien, et maintenant, on va vous accompagner en douceur vers l'épisode numéro 7. Dans ce dernier épisode, on va voir Une fois qu'on a identifié toutes les turbulences et diagnostiqué tous les sujets qu'il faut travailler, on va voir comment commencer à passer à l'action. Donc on va parler de vision à 360 degrés, de fondamentaux, d'investissement prioritaire, ça je pense que ça va être hyper intéressant, mais aussi de comment bien s'entourer et bien se faire accompagner. Bref, on va vous faire quitter en douceur la zone de turbulence. Vous êtes prêtes ? On y va !