Speaker #0Salut tout le monde, je trouvais ça sympa de vous faire un petit point sur mon avancée en médecine fonctionnelle, dans mes études de médecine fonctionnelle à l'Institut for Functional Medicine aux Etats-Unis. Vous avez été super nombreux à la première vidéo, à suivre la première vidéo que j'avais faite sur le sujet il y a quelques mois, voire même petites années maintenant, et ça fait maintenant je pense deux ans que je suis cette formation. J'ai reçu beaucoup... de questions, beaucoup d'interrogations, et je voulais en profiter pour refaire un point à ce sujet, et faire un point d'étape, vous dire ce que j'ai fait jusqu'à présent, ce qu'il me reste à faire, vous dire pourquoi je fais ça, et puis vous parler peut-être des projets futurs en relation avec la médecine fonctionnelle. Alors, tout d'abord, pourquoi ? Pourquoi apprendre la médecine fonctionnelle ? Pourquoi est-ce que je me suis inscrit à cette formation ? Ben, tout simplement parce que... Ça répond, selon moi, à un problème majeur, qui est celui de prendre soin des personnes qui présentent des maladies chroniques, de multiples symptômes qu'on qualifie parfois de fonctionnels en médecine générale, des gens dont on ne comprend pas trop le sens de leur pathologie, même leur diagnostic. C'est des gens qui ont de multiples symptômes différents, qui ont plusieurs maladies, qu'on suit honnêtement très difficilement. Vous savez, comme moi, qu'on n'arrive pas à les guérir, ces personnes. Et pour moi, la médecine fonctionnelle, clairement, c'est une solution pour, en tout cas une proposition, pour s'occuper de ce type de patient. C'est un état d'esprit hyper élégant qui remet la physiologie au milieu de la prise en charge, plutôt que la prescription bête et méchante de médicaments à un patient qui le demande. C'est pas une révolution en soi, la médecine fonctionnelle, mais c'est clairement, selon moi, une avancée. Parce qu'elle remet l'église au milieu du village, elle nous refait nous poser des questions sur le malade qui se présente à nous, et pas uniquement de faire un raccourci entre « Ah, j'ai le diagnostic, j'ai sa pathologie, et je lui prescris les examens complémentaires ou le médicament qui va avec, qui est indiqué par le Vidal, ou que sais-je. » Ça permet de se creuser un peu les méninges, et surtout de faire participer activement son patient à cette prise en charge. J'ai avancé beaucoup jusqu'à présent, je vais vous en parler dans la deuxième partie. Mais pour résumer, les grands principes de médecine fonctionnelle, c'est une médecine qui se propose, au lieu de découper et de tronçonner le corps en spécialité d'organes, en cardiologie pour les problèmes de cœur, pneumologie pour les problèmes de poumons, etc. Au lieu de tronçonner de la sorte, on va plutôt penser en grand système physiologique. on va essayer de réfléchir à des systèmes intriqués les uns les autres qui provoqueraient les différents maux, symptômes et pathologies de nos patients. Je vous donne un exemple, mais c'est souvent des patients qui ont des symptômes différents, gastro-entérologiques, métaboliques, etc. Et donc, on va se poser la question, plutôt que de réfléchir à l'organe en cause, au système physiologique qui est en cause. Est-ce que ce n'est pas un système hormonal qui est sous-jacent ? Est-ce que ce n'est pas le transport d'énergie, en tout cas le flux sanguin qui est défectueux ? Est-ce que ce n'est pas un problème environnemental, de pollution ? Est-ce que ce n'est pas un problème d'intégrité structurelle, purement anatomique ? Est-ce que ce n'est pas un problème immunologique ? Et en se posant ce genre de questions, en fait, on arrive à faire des liens beaucoup plus intéressants pour nos patients qui sont souvent plus compliqués. Et la médecine fonctionnelle s'appuie sur des documents hyper importants, notamment la timeline. Par exemple, c'est un document qui vous permet, avec votre patient, de remonter le fil de sa vie pour savoir quand est-ce que ses symptômes ont commencé, à quelle période de sa vie. Est-ce qu'il y a eu des événements déclenchants ? Par exemple, il y a des gens qui rapportent que c'est un déménagement, quand ils avaient tel âge, au cours duquel est apparue certaines plaques, etc. Donc cette timeline, c'est hyper intéressant, c'est un des documents. hyper intéressant qui permet de remonter le fil de la vie de nos patients pour mettre en lumière des choses qui étaient jusqu'à présent cachées. C'est bête comme chou, c'est une feuille de papier en fait. Vous avez une frise chronologique et vous remplissez avec votre patient comme ça les grandes étapes de sa vie. Alors vous pouvez y passer une heure si ça vous chante, ou quelques minutes, mais c'est diaboliquement efficace. Un autre principe hyper important par exemple, c'est la matrice. C'est un document qui vous permet de renseigner avec votre patient en direct ses antécédents, mais aussi ce qu'on appelle ses triggers, c'est-à-dire les gâchettes, les choses dans sa vie qui provoquent ses symptômes. Et il y a aussi les médiateurs, c'est les choses qui les perpétuent. Je vous donne un exemple, vous pouvez de la sorte vous rendre compte que c'est principalement au travail que les symptômes apparaissent chez votre patient, ou au contraire à la famille, ou au contraire dans certaines circonstances. Et ça ? C'est profondément visuel et pour moi c'est vraiment hyper intéressant parce que ce ne sont pas des documents qu'on a l'habitude de manier. Ce sont des choses qui sont hyper simples à mettre en place, que propose cette discipline, que je trouve hyper intéressante. Je réponds souvent à de nombreuses critiques de gens qui ne sont pas forcément super intentionnés. D'ailleurs, sur la qualité et du sérieux de ce type de formation. Je vais juste souligner que... Tous les cours que j'ai me sont restitués par des profs de médecine américains qui citent toutes leurs références. Et leurs références, c'est vraiment issu du Lancet, de Sales, de Nature. C'est des choses extrêmement solides. Et c'est une discipline qui se propose justement de faire le pont avec des gens qui font des études fondamentales de physiologie, par exemple. Pourquoi on ne prend pas ça en compte à l'heure actuelle en médecine générale ? Moi, je trouve ça aberrant que... une équipe de chercheurs d'une énorme université publie des documents de référence dans Nature ou dans Sales devraient activement nous servir pour modifier nos pratiques cliniques. C'est ce que propose de faire la médecine fonctionnelle. Donc les sources sont hyper robustes. C'est une discipline qui est utilisée dans tout ce qui est à la mode actuellement. Alors on peut critiquer tout ça, ce qu'on appelle le biohacking, la longévité, tout ça. Ce sont des termes qu'on peut discuter ensemble, on peut les critiquer ou pas, mais qui empruntent largement de principes de médecine fonctionnelle. Et pour moi, c'est un petit peu la science fondamentale derrière tout ça. La médecine fonctionnelle, c'est le sérieux. Tout ce qui déroule peut être sérieux, mais c'est souvent du marketing. Par exemple, le terme de biohacking, moi je ne comprends pas ce terme. Je ne vois pas comment on peut hacker sa propre biologie. Je serais très curieux d'avoir vos retours là-dessus. Pour résumer, tout ça, ce sont des produits dérivés de quelque chose de beaucoup plus fondamental, qui est la médecine, et une de ces branches super intéressantes que je suis en train de vous parler, qui est la médecine fonctionnelle. C'est une discipline, la médecine fonctionnelle, qui prend en compte toutes les nouvelles avancées de l'IA, toutes les données connectées de nos patients, ceux qui ont des montres, des bracelets, des rings, vous savez, qui collectent tout un tas de données de nos patients. En fait, grâce à ça, maintenant, on a des logiciels. On a des outils qui nous permettent d'analyser tout ça à moindre coût, en y passant peu de temps, et c'est incroyablement efficace parce qu'on voit que le patient se sent intimement impliqué dans sa prise en charge. On prend en compte toutes ces données, il nous suffit de téléverser un de ces fichiers de sa montre Garmin par exemple, de mouliner ça, et on peut être incroyablement puissant pour lui fournir un programme sur mesure avec ses propres données. Et ça à l'heure actuelle malheureusement en médecine générale, dans le collège des enseignants, Dans les revues que je lis, je n'ai pas cette proposition. Et donc, je suis hyper content d'avoir ce type de propositions, de prises en charge qui sont avancées. Et ce que je voulais vous souligner aussi, c'est que c'est parfois hyper simple, en fait. Une feuille de papier, une timeline à remplir, une frise chronologique avec son patient, c'est bête comme chou. Et pourtant, c'est hyper efficace. Après, effectivement, on peut aller beaucoup, beaucoup plus loin. dans la supplémentation alimentaire, dans la compensation, etc. Mais on a le choix, et moi c'est ma philosophie, de rester simple, de rester minimaliste. J'ai pas envie de prescrire des compléments alimentaires à plusieurs centaines d'euros. Seulement les plus essentiels. C'est souvent d'ailleurs les mêmes, les plus efficaces. Pour avoir le 80-20, je m'égare un petit peu, mais on peut rester simple, efficient, efficace, minimaliste. Évidemment, c'est une médecine qui fait de la prévention. Et c'est une médecine qui se propose de dépister très tôt les signaux faibles avant que la maladie se déclare. Je vais vous donner un seul exemple que je trouve hyper parlant. L'exemple du diabète. Actuellement, à ma connaissance, vous me direz si je me trompe, mais pour faire le diagnostic de diabète, il faut attendre une glycémie à Jean qui doit être à 1,26. Si vous êtes au-dessus d'un 26 grammes par litre, vous êtes diabétique. Si vous êtes en dessous, vous ne l'êtes pas. Il faut savoir que quand vous atteignez... une hyperglycémie à jeun à 1,26 g par litre, ça veut dire que ça fait très longtemps que votre métabolisme est fatigué. Ça fait très longtemps que le pancréas lutte. Et on peut maintenant dépister des mois en avance des signaux faibles. Il y a plein de choses qui existent. Vous avez l'indice HOMA qui permet de dépister l'insulinorésistance beaucoup plus tôt. Et ça, on le prend en compte en se creusant les ménèges, en se replongeant dans la physiologie, dans le métabolisme de nos patients. Et la médecine fonctionnelle, c'est une proposition pour s'occuper de ça, s'occuper de dépister les signaux faibles. avant que la maladie apparaisse. Ça, c'était l'introduction de ce petit podcast. Je le fais avec ma tablette Remarkable. Je vous ai pris des notes, je suis en train de lire. C'est fait sans IA. J'espère que ce format vous plaît. Je vous ai exposé pourquoi j'appréciais cette discipline et pourquoi je suivais cette formation à l'Institut for Functional Medicine. Et donc maintenant, je vous propose en deux où est-ce que j'en suis. Alors j'ai commencé il y a deux ans, c'est heureusement principalement en ligne, j'ai des cours en streaming que je peux revoir en différé, donc je m'aide aussi de ChatGPT pour m'aider à métaboliser moi-même ces centaines d'heures de cours, j'ai d'ailleurs fait un podcast sur le sujet si ça vous intéresse, comment j'apprends mes cours à l'aide de ChatGPT, et ce que j'ai fait jusqu'à présent, donc j'ai fait plusieurs modules, pour être diplômé il faut en faire 7 à ma connaissance, dont le tronc commun, et passer l'examen à la fin. Donc j'ai fait le tronc commun qui s'appelle FAMCP, c'est Applying Functional Medicine in Clinical Practice. C'est environ 45 heures de tronc commun, d'introduction à la médecine fonctionnelle, hyper intéressante. Vous pouvez prendre simplement ce module, vous aurez déjà beaucoup, beaucoup de bases, c'est hyper intéressant. J'ai poursuivi par le module hormonal, ça permet de faire le point sur toutes les insuffisances hormonales, les insuffisances antéhypophysaires, surrénaliennes, pancréatiques, etc. C'était hyper intéressant. J'ai enchaîné sur le module immunos, dans lequel j'ai pu voir tous les problèmes immunologiques, les inflammations de bas grade, notamment par notre mode de vie pathologique, par l'alimentation. Pareil, 50 heures de cours à peu près. Puis le module cardiométabolique, où là c'était vraiment la prévention cardiovasculaire et les nouveaux traitements cardiovasculaires. Pareil, le même nombre d'heures. Hyper, hyper intéressant. Alors il faut savoir que chacun de ces modules, je crois que c'est environ 2500$. Vous avez aussi l'examen à passer à la fin. Donc moi ce qu'il me reste à faire, c'est le module bioénergétique et le module environnemental. Et passer le fameux examen. Je me donne encore une année pour le faire. Parce que ça me prend vraiment beaucoup de temps. Je suis toujours super content de faire ça. J'apprends énormément de choses. Mais là en ce moment j'avais besoin de faire une petite pause. Donc je reprends, je pense au... courant 2027. Troisième dernière partie de ce podcast, que j'espère assez court pour pas trop vous prendre de temps. L'avenir, alors qu'est-ce qui va se passer avec tout ça ? Évidemment, je compte finir cette formation, passer mon examen, je pense que ça m'aura coûté entre 15 et 20 000 dollars peut-être, cette formation de médecine fonctionnelle. Va se poser la question de son application. Alors comme je vous dis, moi ma philosophie, c'est en pratique tous les jours d'appliquer mes principes. avec mes propres patients, avec mes outils, mon cabinet, sans révolutionner le monde. Je suis très content au quotidien de mettre à profit tout ce que j'apprends avec mes patients. Se posera la question d'avoir une activité dédiée à cela, de revenir à une activité clinique exigeante dans laquelle je passerai plus de temps avec mes patients. C'est une idée. Pour l'instant, j'ai une activité quasiment exclusive, en tout cas... de plus en plus d'échographie et de gestes sous échographie. C'est un domaine qui me passionne, j'apprends énormément de choses là-dedans. Et puis j'apprends aussi de nouveaux gestes, de nouvelles prises en charge, avec des gens qui sont hyper bons dans le cabinet dans lequel je travaille. Donc je fouille ça, activement, et puis comme je suis un peu touche-à-tout, parfois ça me dépasse un peu, parfois ça me dessert un petit peu aussi. Il y a évidemment cette formation qui me plaît incroyablement. Et je me dis qu'un jour, il faudrait peut-être que j'ai le courage de... dédié une activité à ça, au moins partielle. Mais encore une fois, au quotidien, ce sont des choses qu'on peut appliquer avec ses propres passions. On peut être très simple ou très compliqué selon notre niveau d'implication, notre niveau de connaissance, etc. Voilà, j'espère que tout ça, ça vous aura peut-être éclairé un petit peu. N'hésitez pas, si vous avez des questions sur cette formation, vous pouvez mettre un commentaire sur cette plateforme de podcast. Ça, c'est un podcast uniquement audio que je réserve vraiment à ma communauté de fidèles qui m'écoutent sur les plateformes audio. Il n'est pas diffusé sur YouTube. Je vous invite évidemment à vous abonner à la chaîne YouTube, ça c'est mon objectif ces prochains mois, de développer la chaîne YouTube. Donc si vous voulez vous abonner à cette chaîne, ça me ferait vraiment un grand plaisir, ça m'aiderait à mieux référencer mon contenu sur YouTube, parce que l'algorithme est vraiment diabolique. Et puis si ce contenu audio court que je vous fais vous plaît, vous pouvez aussi vous abonner, me laisser un petit commentaire, me dire ce que vous en pensez, ça m'aide énormément. Et puis évidemment vous abonner au podcast, en parler autour de vous. J'espère que ça vous a plu, je vous souhaite le meilleur. et puis je vous dis à très bientôt. Salut tout le monde !