Speaker #0Hello j'espère que tu vas bien. Bienvenue dans ce sixième épisode du podcast Supernova où aujourd'hui nous allons parler de 10 leçons de vie que j'ai pu apprendre jusqu'à maintenant et qui m'ont beaucoup aidée. Donc voilà je viens de fêter mes 35 ans et j'avais envie pour cet épisode de parler justement de leçons que j'ai apprises jusqu'à présent et qui m'ont aidée, accompagnée et qui m'ont vraiment permis de mettre les choses en perspective. Déjà de manière générale, il faut savoir que personnellement j'adore fêter mon anniversaire. Alors ça ne veut pas dire forcément que je dois le fêter en grande pompe ou que les gens doivent penser à moi ce jour-là ou m'envoyer des messages, ce n'est pas du tout dans ce sens là. C'est plus dans le sens où chaque année où j'ai une année en plus en fait et où j'arrive à la période de mon anniversaire, je me dis que je suis très chanceuse d'être encore en vie et d'avoir la chance d'avoir vécu tout ce que j'ai vécu jusqu'à présent. Et justement, je trouve que 35 ans, c'est vraiment un très bel âge. En tout cas, moi personnellement, le fait de vieillir, et on en reparlera dans plusieurs années, mais jusqu'à présent, le fait de vieillir ne m'affecte pas. Et c'est plus quelque chose où je me réjouis, je me dis que je suis vraiment chanceuse. Parce que voilà, là j'ai 35 ans, mais à cet âge-là, je connais déjà des personnes malheureusement qui n'ont pas eu la chance d'arriver jusqu'à 35 ans. Donc voilà, 35 ans pour moi c'est un âge tout particulier, parce que c'est ni vraiment jeune, ni vraiment vieux. Et je disais justement à mon mari mais c'est fou, quand j'aurai deux fois 35 ans, j'aurai 70 ans. Et en fait, là 70 ans, ça sera vraiment un âge où, sur le coup, je serai vraiment beaucoup plus proche de la fin que du début. En espérant qu'à 70 ans, je serai en pleine forme, avec toutes mes capacités physiques et mentales. Et voilà, c'est un très, très bel âge et on peut être encore en super forme et heureusement. Mais donc 35 ans, c'est le moment où, d'une certaine manière, tu as suffisamment vécu pour comprendre certaines choses, mais tu as encore toute la vie devant toi pour appliquer ce que tu as appris. Et c'est pour ça que je me disais que c'était opportun de parler de ces 10 conseils. Parce que c'est une période où, parfois, à 35 ans, il y a beaucoup de gens qui vont réévaluer leur chemin, ce qu'ils ont vécu, leurs priorités, leur entourage, leur rythme de vie. C'est un peu le moment de faire le point. Je pense qu'on peut faire le point en permanence, mais il y a parfois des moments charnières, certains anniversaires, certains âges, qui se prêtent plus ou qui invitent plus à l'introspection. Et puis, 35 ans, c'est aussi l'âge où on a gagné en sagesse, où la pression sociale se dissipe un peu et je trouve que l'envie d'être aligné(e) continue de prendre plus de place. Donc voilà, on va prendre le temps de développer ces 10 leçons de vie. L'idée, ce n'est pas que ce soit des phrases toutes faites, que ce soit des clichés, mais ce sont vraiment juste mes réflexions réelles, concrètes et applicables, qui en tout cas, moi, résonnent dans ma vie au quotidien et qui, je l'espère, te plairont également ou peut-être c'est déjà des choses que tu te dis à l'heure actuelle. Installe-toi confortablement, respire et laisse ces idées faire leur chemin. La première leçon, c'est que tu es responsable de ta paix intérieure. Dans la vie, il y a ce que tu peux contrôler et ce qui n'est pas de ton ressort. Car tu ne peux pas être partout, tu ne peux pas tout absorber, tu ne peux pas tout porter. Je trouve que quand tu arrives à 35 ans, tu le découvres ou c'est déjà quelque chose que tu sais depuis plusieurs années, mais qui s'ancrent un peu davantage. Mais tu découvres que la paix intérieure n'arrive jamais par hasard. Ce n'est pas quelque chose que tu attends. Tu n'attends pas d'être apaisé(e). Mais c'est quelque chose que tu construis. En fait, tu réalises que ce n'est pas ta famille, ce ne sont pas tes amis, ce n'est pas ton travail qui vont poser des limites à ta place. Et comme je le disais, il y a des choses que tu contrôles, il y a des choses que tu ne contrôles pas. Mais par contre, ce que tu peux contrôler, c'est de prendre en charge ta paix intérieure. Parce que tu vas commencer à remarquer qu'il y a certains environnements qui te fatiguent, il y a certaines personnes qui t'épuisent, il y a certaines conversations qui vont un peu plus te vider. Et tu réalises au final que rester dans ces situations pour être gentil(le), pour ne pas faire de vagues, pour faire plaisir à quelqu'un, ça finit par te coûter plus cher que de dire non et de mettre tes limites. Et justement, la paix intérieure, c'est apprendre à repérer justement tous ces petits signaux, toute cette petite voix intérieure, avant que ça déborde. Et justement, quand tu sens que tu te forces trop, quand tu t'effaces, quand tu ralentis pour que d'autres puissent avancer et faire passer leurs intérêts en priorité, ce n'est pas forcément idéal pour toi. Et donc, c'est bien d'apprendre à se connaître davantage et de réaliser que tu mets tes limites et que personne ne viendra le faire à ta place. Et qu'en fait, tu as le droit surtout de mettre ses limites. Et c'est comprendre justement que tu n'es pas obligé(e) de répondre immédiatement. Tu n'es pas obligé(e) de tout accepter. Tu n'es pas obligé(e) de t'exposer à ce qui te fait du mal. Et du coup, je trouve qu'au plus tu avances en âge, au plus tu arrives à affiner ce radar intérieur et à te protéger et à mettre tes limites sans te culpabiliser. Donc voilà, ça c'est la première leçon. La deuxième leçon, c'est que les relations, ça demande de l'entretien, mais pas des efforts héroïques. Donc les relations qui ne durent pas au final, d'une certaine manière, ce sont celles où tu vas te sacrifier. Celles où tu laisses toujours passer les intérêts de quelqu'un avant les tiens et les relations qui durent au contraire ce sont celles où on se parle, où il y a du respect et je trouve qu'à 35 ans tu sais que ce n'est pas une grande déclaration qui va maintenir une relation en vie, qu'elle soit amoureuse ou qu'elle soit amicale mais ce sont des petites choses c'est un message inattendu une écoute sincère, un "j'ai pensé à toi", un respect qui peut être exprimé ou même qui peut être silencieux. Et ça, je trouve que c'est hyper important de se rendre compte que les relations, elles doivent être entretenues. On doit se créer des nouveaux souvenirs, mais qu'une relation qui exige continuellement des efforts extrêmes, de se justifier, tout supporter, réparer seul(e), se battre pour deux, alors ce n'est pas une relation, mais c'est un poids, et c'est un poids duquel tu dois te débarrasser. Moi, je dis toujours, au final, qu'une relation, qu'elle soit, à nouveau, peu importe sa forme, mais toute relation, en fait, doit être bilatérale. Elle ne doit pas être unilatérale. C'est OK d'avoir un déséquilibre temporaire, mais ce n'est pas OK de courir après les gens. Il faut savoir pour qui se battre. Et puis, il faut savoir laisser partir les autres. C'est ok si de temps en temps, dans une amitié par exemple, t'es la personne qui prend un peu plus de nouvelles, qui court un peu plus derrière quelqu'un, qui relance pour se voir, qui décide d'organiser un peu plus. Et c'est ok quand tu sais que l'autre personne de l'autre côté, elle a la même envie, la même énergie de faire perdurer la relation. Mais si c'est en fait à sens unique, là c'est le moment où même si c'est douloureux, ça vaut la peine de se poser, de se questionner, de se dire, en fait Est-ce qu'au final, d'une certaine manière, moi je ne tiens pas plus à une personne qu'elle ne tient à moi ? Et à partir de ce moment-là, si besoin de tirer certaines conclusions. Donc je trouve qu'au plus tu avances en âge, au plus tu apprends à distinguer justement les relations, ce qui demande de l'entretien ou au contraire ce qui demande un peu trop d'énergie et que tu devrais pouvoir laisser derrière toi. La troisième leçon, c'est que ton temps est ta ressource la plus précieuse. Moi je dis toujours que le temps perdu ne se rattrape jamais, ça c'est un peu une des valeurs familiales avec lesquelles j'ai grandi. C'est que quand t'es jeune en fait, par exemple à 20 ans, t'as pas du tout la même notion du temps. Et c'est bien, c'est bien parce que c'est important d'avoir ce côté un peu insouciant. Je dis toujours, quand on est dans une relation amoureuse, on n'est pas en couple de la même manière dans sa vingtaine qu'on est dans la trentaine. Et c'est super bien, c'est vraiment crucial de pouvoir faire la distinction et vivre les choses différemment. Mais c'est vrai que quand on est dans la vingtaine, on a peut-être le sentiment qu'on pourra toujours tout rattraper. À 30 ans, on se dit oui, ça va encore. mais je trouve que quand t'as 35 ans, alors c'est pas pour faire l'ancienne, mais tu commences à sentir la réalité. Ton temps est limité, ton énergie aussi, chaque minute au final a une valeur. Et c'est parce que voilà, tout le monde est un peu pris dans son quotidien, mais c'est vrai que généralement à 35 ans, et à nouveau ça veut pas dire que c'est la norme, ça veut pas dire qu'il n'y a que ça qui est valable. Mais c'est vrai qu'à 35 ans la plupart des gens sont dans une certaine routine ou dans certaines dynamiques qui vont être assez prenantes, qu'elles soient professionnelles, personnelles, familiales, amoureuses. Il y a un peu plus de stabilité, si c'est quelque chose que tu souhaites, mais il y a un peu plus de stabilité dans la vie de tout un chacun. Et du coup, c'est vrai que là, on sent qu'il y a cette espèce de limite. Et toi aussi, d'une certaine manière, tu réalises que dire oui à tout, c'est potentiellement dire non à quelque chose d'important pour toi. Et tu réalises vraiment qu'il est impossible de tout faire en même temps. Moi, je dis tout le temps que dans la vie, je suis intimement convaincue que tu peux tout avoir, mais tu ne peux pas forcément tout avoir en même temps, pas forcément. Donc tu peux être excellent au travail, être présent dans ton groupe ultra disponible pour tes amis, en forme physique, inspiré intellectuellement et présent partout. Ça c'est des choses que tu peux faire. Tu peux avoir tes multiples casquettes, mais pas forcément tous les jours, tout le temps, en même temps. Ça, ça n'existe pas. Il y a des tris, il y a des priorités. Tu commences à choisir, tu mets en priorité, tu laisses tomber ce qui ne te nourrit plus. Et justement, je trouve que ça, c'est super cool parce que d'une certaine manière, tu découvres une autre forme de liberté. Tu découvres une forme de liberté où au final, tu vis intentionnellement et tu es vraiment aligné(e) avec ce que tu souhaites faire. Et tu te concentres vraiment sur ce qui te nourrit, sur ce qui t'apporte des choses de manière positive au quotidien. Et ça, je trouve que c'est hyper précieux. Et vraiment, si je devais faire un ordre de priorité dans toutes les leçons desquelles je suis en train de parler aujourd'hui, Je pense que clairement la numéro un, c'est que le temps est ta ressource la plus précieuse. Et ça, le plus tôt tu le réalises, je trouve que le mieux tu te portes parce que tu gagnes vraiment des années en termes d'expérience. La quatrième leçon, c'est que ton corps te parle et écoute-le. Alors, je pense qu'on l'a tous remarqué. Jusqu'à 30 ans, tu tires sur la corde, tu dors peu, tu abuses. Et pourtant, tu tiens, ton corps va bien. Et puis parfois, et chacun a son curseur et chacun a peut-être son âge un peu de bascule, mais c'est vrai que quand tu vieillis, ton corps en fait c'est inéluctable, à un moment, il ne te suit plus de la même manière. Alors ça ne veut pas dire que tu périclites du tout, parce que moi je suis intimement convaincue qu'en se concentrant sur les bonnes choses, tu peux vieillir bien et tu peux vieillir en extrêmement bonne santé. Que ce soit avec une excellente santé physique ou une excellente santé mentale. Ce n'est pas un espèce de déclin inéluctable et voilà, c'est foutu. Il y a un espèce de déterminisme qui s'impose, pas du tout. Mais c'est vrai, là c'est biologique, ton corps ne va plus te suivre de la même manière. Et il t'envoie des signaux. Il peut t'envoyer des signaux de douleur, de fatigue inhabituelle, des tensions, tu peux avoir des insomnies. Au final, ce ne sont pas des bugs dans la matrice, mais ce sont vraiment des messages. Et ton corps est une machine formidable. Franchement, c'est hallucinant de voir à quel point le corps est hallucinant et il va toujours te parler. Et il y a des moments où il va te dire, « Ralentis, respire, respecte-moi, ne repousse pas ça un autre week-end, le break c'est maintenant. » Et tu apprends que, d'une certaine manière, la performance ce n'est rien si ton corps et ta santé ne suivent pas. Le repos, ça n'est pas un luxe, mais c'est vraiment quelque chose que tu dois intégrer dans ton quotidien. Investir dans ton énergie, c'est pas être fragile, mais c'est être intelligent et avoir une vision long terme. Ton corps, c'est vraiment ton allié et je trouve qu'à partir de 35 ans, à partir de la trentaine, vraiment, il te le rappelle avec franchise et de manière claire. Et c'est vraiment important de prendre soin de toi, de prendre soin de ta santé mentale et physique. Alors là, c'est un message parce que je pense qu'on devrait tous l'avoir sur nos radars. À partir de 30 ans, vraiment, tu as une perte progressive de ta masse musculaire et ça débute. Et c'est super important à partir de ta trentaine, je ne suis pas une coach sportive, mais d'intégrer des exercices de musculation pour vraiment contrer cette perte de masse musculaire, décidément. Donc voilà, ça c'est pour la petite parenthèse que j'ouvre et que je referme. Je passe à la cinquième leçon. C'est qu'il n'est jamais trop tard pour changer de voie. Comme je le disais, parfois, il y a certains âges qui invitent plus à l'introspection, qui invitent plus de se poser des questions, de savoir si on est aligné, si on ne l'est pas. Et parfois, je trouve qu'à 35 ans, il y a beaucoup de gens qui vivent un grand changement, qui pivotent en fait, qui vont décider de changer de carrière, quitter une relation, déménager, reprendre une passion qu'ils avaient un peu oubliée et mise de côté. Et je trouve que c'est hyper normal. Et si tu vis ça, c'est super normal. Ce n'est pas une crise, c'est une évolution que tu es en train de vivre. Et tu te comprends mieux au final que quand tu avais 25 ans. Tu sais ce que tu veux et surtout ce que tu ne veux plus. Et tu réalises en fait que t'accrocher à quelque chose qui ne te convient plus parce que tu as déjà commencé, c'est perdre encore plus de temps et encore plus d'énergie. Et donc, tu décides d'arrêter. Tu décides d'être courageux, courageuse et de te dire, ben non, en fait, ça, ce n'est pas ce que je veux pour la suite. Et du coup, je pense que c'est hyper important qu'il faut réaliser que si tu changes de voie, ça n'est jamais trop tard. Changer de voie, ce n'est pas recommencer à zéro. Parce qu'en fait, tout ce que tu as déjà construit jusqu'à maintenant, ça reste valable et tu le gardes avec toi. Et par exemple, c'est repartir avec 15 ans d'expérience, 10 ans d'expérience. de maturité, de lucidité, de connaissance de ta personne. Et pour moi, 35 ans, comme je le disais, ce n'est pas forcément l'âge où, bim, il va y avoir une grande réalisation qui va se faire. Et de manière générale, je pense que c'est hyper important de réaliser que tu peux te réinventer à n'importe quel âge. Et j'adore les histoires comme ça, un peu encourageantes, où tu vois que telle personne a lancé son business à 62 ans et à créé un empire, que telle personne a repris des études à 58 ans. Vraiment, j'adore ce genre d'histoires hyper inspirantes qui, d'une certaine manière, disent qu'il n'y a pas d'âge pour se réinventer. Et ça, c'est vraiment quelque chose auquel je crois profondément. Tu peux tout le temps te réinventer. Et au final, le fait de te réinventer, c'est un acte de courage, de cohérence. Mais ça n'est pas un échec. C'est juste être honnête avec toi-même. Et c'est ce qui est le plus important. Parce qu'à nouveau, il n'y a personne qui va vivre ta vie à ta place, et c'est à toi de savoir ce qui te correspond et ce qui te plaît et surtout qui tu es et où tu veux aller. La sixième leçon, et ça je sais que clairement je ferai un jour un épisode du podcast là-dessus, mais c'est le fait de te comparer, c'est un poison lent, ça t'empoisonne en fait. Les réseaux sociaux, surtout à l'heure actuelle, rendent tout flatteur, tout épuré, tout est ordonné, tout a l'air idyllique dans les vies des uns et des autres. Et en fait, ça peut rendre les choses extrêmement faussées. Par exemple, tu vas voir les réussites des autres, tu vas voir leurs voyages, leurs couples, leurs maisons, leurs promotions. Et tu peux être amené(e) à te demander, mais en fait, pourquoi pas moi ? Pourquoi je n'avance pas aussi vite ? Mais d'une certaine manière, déjà tu n'es jamais, jamais, jamais dans la vie des autres. Et il y a ce que tu partages, et même au-delà des réseaux sociaux, au quotidien, on n'est jamais tout le temps en permanence avec quelqu'un, même quand tu es en couple en fait. La personne avec laquelle tu vis au quotidien n'est jamais dans ta tête. Donc c'est impossible d'être à ta place et de savoir ce que tu traverses. Mais par rapport aux réseaux sociaux ou dans la vraie vie, il n'y a personne qui va poster ses nuits blanches, ses doutes, ses déceptions, ses peurs. C'est comme quand il y a toutes ces espèces de posts aussi, où ça va être Instagram versus la réalité. Et vraiment, à deux secondes près, la pose sur la photo va changer, la scène va changer. Je trouve que c'est bien, ce genre de partage un peu plus réaliste aussi. Mais voilà, les comparaisons, le fait de te comparer, c'est vraiment inutile parce que tu te compares en fait à une chimère, à quelque chose qui n'existe pas. Ce n'est pas possible en fait d'avoir une vue d'ensemble. Et peut-être qu'il y a quelqu'un qui a l'air en super forme sur les réseaux et puis traverse un cataclysme émotionnel et personnel dans sa vie, mais que la personne n'a simplement pas envie de partager. Et voilà, mais toi tu ne sais rien de tout ça parce que ça ne te regarde pas et pourtant tu vas finir par te comparerer à quelque chose en fait qui n'existe pas parce que tu n'as jamais la vision 360 de quelqu'un, même des personnes les plus proches dans ta vie. Donc, d'une certaine manière, quand tu te compares, tu vas comparer ta vie à toi, une espèce de vitrine des autres. Et évidemment que tu seras perdant(e). Alors, si le fait de te comparer, ça t'encourage, continue. Parce que ça, c'est vrai. Et ça, justement, comme je disais, j'en parlerai dans l'épisode. Mais parfois, ça peut être un moteur de se comparer. Si tu arrives à te comparer sans avoir une réponse, un affect émotionnel un peu négatif ou de découragement, mais alors continue de te comparer. Je trouve que se comparer et se dire, si quelqu'un l'a fait avant moi, c'est la meilleure preuve que c'est possible, alors là, je trouve que la comparaison, elle est ultra utile. Mais ici, je te parle vraiment de la comparaison qui est inutile, parce que en fait, tu te retrouves perdant(e) et tu t'abîmes dans un processus qui, au final, ne t'apporte rien. Je trouve que ce qui est cool, c'est qu'à 35 ans, au final, tu sais que chacun vit un chapitre différent. Certaines personnes vont fonder une famille, d'autres vont divorcer. Il y a certaines qui vont commencer une carrière, qui recommencent justement en zéro. Il y a d'autres personnes qui vont décider de changer de pays. Et je trouve qu'arrivée à 35 ans, tu te rends compte qu'il n'y a pas de chronologie parfaite. Malgré ce que tu as peut-être aimé croire quand tu étais plus jeune, ou ce qu'on t'a fait croire, parce que ça arrive aussi que ce soit un milieu ou des gens de ton entourage qui te formatent, mais tu réalises qu'il n'y a pas de chronologie parfaite, que la vie n'est pas une course. Il y a certaines personnes qui peuvent réussir tôt, et puis tout va s'effondrer ensuite. Même si, personnellement, évidemment, je préfère quand les personnes réussissent tôt, et puis continuent de réussir. Il y a d'autres personnes qui vont galérer super longtemps, et puis ensuite, tout va décoller, il va y avoir un alignement parfait. Et du coup, vraiment comparer, c'est regarder dans un espèce de miroir déformant. Et je trouve que quand tu grandis en âge et en sagesse, tu réalises que ton seul vrai repère, c'est ton propre chemin et que la seule comparaison valable, c'est celle de toi envers toi et de te comparer à la personne que tu étais hier et de voir si tu continues à évoluer, si tu continues à grandir. Et ça, c'est la seule comparaison qui est réellement valable. La septième leçon, c'est que ce sont les petites habitudes qui façonnent ton futur. On pourrait parfois croire que la transformation va venir d'un méga événement, d'un giga déclic. Mais la réalité, c'est qu'en fait, une transformation, elle se joue au quotidien. Elle se joue dans toutes les petites habitudes que tu vas mettre en place et que tu vas réussir à faire perdurer. Un peu de lecture chaque soir, 5 minutes de respiration, le fait de manger plus équilibré, passer un appel à quelqu'un qui compte, marcher un tout petit peu plus aujourd'hui par rapport à hier. Et en fait, ces petites actions, toutes, une fois mises bout à bout et cumulées, elles ont un pouvoir exponentiel. Parce qu'en fait, elles vont vraiment transformer ton identité, elles vont sculpter ton énergie, elles vont définir ton avenir. Alors ça paraît hyper dramatique comme ça, mais c'est vrai, au final. toutes les petites habitudes que tu mets en place et surtout auxquelles tu te tiens qui vont réussir à façonner ton futur. Et je trouve qu'à 35 ans, tu comprends vraiment ça, que la discipline, c'est pas un manque de liberté, c'est pas une espèce de giga-contrainte. Justement, être discipliné(e), c'est une manière de maîtriser ton destin, de façonner ton futur et de te donner les moyens que la suite soit à la hauteur de tes ambitions et de tes espérances. Et tu comprends au final que toutes ces petites habitudes, elles sont mille fois plus puissantes que toutes les intentions, tous les projets que tu pourrais avoir. Il faut être dans le dur, il faut être dans le concret. En fait, il faut mettre en œuvre tes petites habitudes. Et c'est ça qui, une fois tout cumulé, qui va faire plus, plus, plus, plus, plus chaque jour, qui va te permettre vraiment d'être la personne que tu souhaites être. La huitième leçon, c'est que la vulnérabilité est une force. Donc, j'en parlais dans le dernier épisode, justement, de "Bien choisir ses amis", où j'expliquais que je redoutais parfois de ne pas être aimée si j'arrêtais d'être parfaite. Parfaite, évidemment, selon ma vision des choses. Et c'est possible que toi aussi, pendant longtemps, tu aies pu penser que montrer tes failles, c'était t'exposer. Moi, je sais que pendant très longtemps, c'était ça aussi. J'avais peur de montrer un peu toutes les aspérités de ma personnalité et surtout que parfois des personnes peut-être malveillantes se servent de certaines choses que j'avais dites contre moi pour me faire encore plus de mal et donc voilà mais je trouve que plus tu avances en âge, tu découvres justement que cette vulnérabilité, cette authenticité au final c'est une force. Et tu découvres que cette vulnérabilité, elle crée la confiance, elle rapproche les gens, elle ouvre la porte en fait à des relations qui sont beaucoup plus sincères. Je trouve que tu échanges tellement différemment quand tu t'autorises à parler sincèrement de certaines choses. Et à 35 ans en tout cas tu n'as plus envie de jouer un rôle tu veux être vrai et tu réalises que dire "je ne vais pas bien, je suis dépassée j'ai besoin d'aide" c'est pas être faible en fait, c'est juste être connecté avec la personne que tu es vraiment, dire des choses ne pas tomber dans les faux semblants et c'est être humain au bout du compte et on a tous des périodes comme ça et c'est hyper important de se respecter dans ces moments-là et de pouvoir dire les choses. Et au final, c'est bien parce que ça peut faire le tri aussi. Ceux qui te jugent par la force des choses, à un moment, vont s'éloigner. Et encore, justement, j'en parlais dans l'épisode de bien choisir ses amis, c'est que je trouve que quand tu es bien entouré, il ne va pas non plus y avoir ces moments où tu es vulnérable et au final, il y a des personnes qui te jugent et qui s'éloignent. Ça peut être, en tout cas c'était mon expérience et j'espère et je souhaite que ce soit la tienne aussi. Mais moi je sais que dans les grands moments de vulnérabilité, en fait j'ai surtout réalisé à quel point j'étais extrêmement bien entourée. Et ça a été des moments beaucoup plus riches et beaucoup plus marquants et forts dans certaines amitiés et relations que ce que j'aurais même pu imaginer. Et justement donc parfois ça peut être aussi des moments de tri où du coup certaines personnes s'éloignent, mais je trouve que les personnes qui te correspondent et qui te comprennent, au final, comme je le disais, ça te rapproche et ça te permet de creuser encore tes liens, tes amitiés, tes relations de manière complètement différente. Et ça, c'est tellement puissant d'avoir ces réalisations aussi au quotidien que tu es bien entouré. La neuvième leçon, c'est que l'argent est un outil, pas une identité. Et ça, c'est quelque chose que j'ai compris assez jeune, en fait, en rentrant dans le monde du travail. Parce que voilà, moi, personnellement, j'aime beaucoup l'argent. J'ai toujours réalisé que l'argent me permettait d'offrir certaines possibilités. Et je me suis toujours dit, je vais en fait me donner les moyens de vivre à la hauteur de mes ambitions. Je ne vais pas le demander à quelqu'un d'autre. En fait, je vais le faire pour moi, je vais me donner les moyens de grandir, d'évoluer et en fait de vivre selon mes propres standards et c'est très bien parce que ça c'est super important aussi, surtout par rapport à un sujet qui peut être aussi sensible que l'argent de savoir ce que toi tu veux, ce qui te correspond et en fait de te donner les moyens d'aller là où tu veux aller. Je trouve que dans la trentaine tu comprends en fait que courir après l'argent ne mène nulle part si tu ne sais pas pourquoi tu le fais. Comme je le disais, moi, c'est quelque chose que j'ai réalisé bien avant parce que je me suis posé beaucoup de questions. De manière générale, parce que je me pose beaucoup de questions. Donc, ce n'est même pas particulièrement par rapport à l'argent. C'est juste ma manière de fonctionner. Mais je pense que c'est hyper important de réaliser que l'argent, c'est vraiment un outil. Ce n'est pas une identité. Si tu veux avoir de l'argent pour que ce soit un marqueur social, tu es en train de t'engager dans la mauvaise voie. Par contre, si tu attaches une raison sous-jacente au fait d'avoir de l'argent, là tu as vraiment tout compris. Parce que justement, l'argent ça peut te donner de la sécurité, du confort, de la liberté. Moi j'aimerais bien qu'à l'heure actuelle ça soit différent, mais malheureusement, l'argent conditionne encore tellement de choses à l'heure actuelle. Ça conditionne potentiellement un accès à l'éducation, un accès à la justice, un accès à certains niveaux de soins de santé. Là, vraiment, le but de ce point, ce n'est pas de dire est-ce que c'est bien ou ce n'est pas bien. Non, là, on ne rentre pas dans ce genre de considération parce que ce n'est pas l'objet maintenant de ce point de podcast. Mais vraiment, je pense que c'est important de réaliser que l'argent peut t'offrir plein de choses, mais pas une identité. Et que ça, tu dois absolument le décorréler. Il ne te donne pas de valeur personnelle. Et c'est hyper intéressant d'interroger son rapport à l'argent. Parce qu'il y a toujours, je trouve, un peu de l'affect, de l'émotionnel. Et je trouve que c'est gai aussi à nouveau de grandir parce qu'à 35 ans, si tu ne l'as pas déjà réalisé avant, je trouve que tu réalises que la vraie richesse n'est pas dans les possessions, n'est pas dans tout ce qui est matériel, mais vraiment dans toutes les options. De pouvoir dire non, de pouvoir quitter un travail si ça ne te convient pas, de pouvoir prendre un congé, de pouvoir te faire vivre des expériences, prendre soin de tes proches, prendre soin de ta famille, pouvoir t'offrir un moment que tu souhaites vivre. Et du coup, l'argent devient un levier, mais pas un but en soi. Et comme je le disais, ne définit pas qui tu es, mais vraiment juste un outil, une espèce d'énergie que tu peux mobiliser pour vivre en fait ce que tu veux vivre selon les standards qui sont les tiens et qui ne regardent que toi ou les gens avec lesquels tu vis. Mais ça regarde un cercle très restreint. De toute façon, tout le monde aura toujours un avis sur tout, sur tout un chacun. Tu auras un avis sur les choses et légitimement, les autres auront un avis sur toi aussi. La dixième leçon, c'est que le bonheur est souvent simple. Moi, je sais que quand j'étais enfant, j'étais tombée sur une citation qui disait que le bonheur, ce n'est pas le bonheur avec un grand B, mais ce sont les petits bonheurs du quotidien. Je me souviens que quand j'avais lu cette citation quand j'étais enfant, je m'étais dit non mais ça, c'est vraiment la petite citation de personnes qui n'ont pas osé vivre à la hauteur de leurs ambitions, qui ont revu à leur baisse leurs ambitions, et qui ont vraiment fait des compromis. Et en fait, maintenant que j'ai grandi, j'ai réalisé que cette phrase était juste méga pleine de sagesse. Oui, c'était un peu le moi prétentieux de quand j'étais enfant. Mais vraiment, j'avais l'impression que c'était un compromis. C'est-à-dire, oui, mais c'est plus facile d'osir que ce sont les petits bonheurs du quotidien, parce qu'en fait, tu n'as pas osé viser plus grand. Mais je trouve qu'au plus tu avances en âge, tu réalises que les moments où tu te sens vraiment vivant, c'est rarement ceux où tu vas atteindre un objectif absolument monumental. Et le plus souvent, ce sont des repas chaleureux, une promenade sans distraction, un fou rire inattendu que tu vas avoir, où tu vas connecter avec quelqu'un, un soir où tu vas te sentir vraiment en paix et au calme, où tu vas être avec quelqu'un que tu apprécies et il va y avoir un silence partagé et entendu. Et effectivement, du coup, dans tous ces petits moments du quotidien. Et le bonheur en soi, il n'est pas compliqué. Ce sont juste les attentes que l'on peut en avoir qui le compliquent. Voilà, c'était du coup mes 10 conseils, mes 10 leçons plutôt de vie. Et je trouve qu'arrivé à 35 ans, tu tiens vraiment à un carrefour. Comme je le disais, tu as assez vécu pour savoir ce qui te pèse, ce qui te nourrit, ce qui compte vraiment. Et en même temps, tu as ce luxe d'avoir encore assez de temps devant toi pour réajuster, changer de direction, affiner ton chemin. Et ces 10 leçons, au final, elles ne sont absolument pas là pour te dire comment vivre, mais je trouve qu'elles sont utiles potentiellement, j'espère que ce sera le cas, je serai ravie si c'est le cas, mais elles te permettent justement de peut-être mettre en lumière certaines zones que tu oublies parfois de regarder ton temps, ta santé, tes relations, ta vérité, ta paix. Et vraiment, j'aime beaucoup me dire que 35 ans, ce n'est pas le début de la fin, mais que c'est vraiment la fin du début. Parce que voilà, il y a tout un pan de ta vie qui forme déjà tes souvenirs, desquels tu peux te réjouir, mais aussi peut-être de certains moments desquels tu peux tirer des leçons. Et j'ai vraiment toujours ce sentiment que de toute façon, il y a une très belle page de ta vie qui est déjà écrite, des pages de ta vie qui sont déjà écrites, des chapitres entiers, mais qu'il y a toujours le plus beau qui reste encore à vivre et à écrire et qu'en se connaissant, tu peux toujours vivre de manière encore plus alignée, plus connectée. Et c'est vraiment un luxe d'arriver à ce stade de ta vie et de grandir de cette manière-là, en te connaissant toujours plus et en sachant exactement ce que tu veux de la vie et si tu ne le sais pas encore, de te donner les moyens de le creuser, d'apprendre à te connaître et voilà en fait de prendre les choses en main comme tu peux et tu dois en fait le faire parce que ta vie t'appartient et c'est à toi de faire en sorte qu'elle te corresponde. Et ça j'avoue que j'adore ce côté où tu peux agir sur les choses sur lesquelles tu as un contrôle, évidemment en laissant de côté ce que tu ne peux pas contrôler, mais tu as quand même une très belle marge de manœuvre. Voilà, c'est tout pour moi aujourd'hui. Si cet épisode t'a plu, n'hésite pas à laisser des notes, des commentaires, ça permet au podcast de gagner en visibilité et surtout, moi, ça me fait toujours hyper plaisir de voir si quelque chose résonne en toi et n'hésite pas aussi à me retrouver sur Instagram, sur la page @supernova_lepodcast. Et je serai toujours ravie d'échanger avec toi. Sur ce, je te souhaite de passer une excellente semaine. Prends vraiment bien soin de toi. Et on se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode. À tout bientôt. Bye !