Speaker #0Hello, j'espère que tu vas bien. Bienvenue dans ce septième épisode du podcast Supernova. Aujourd'hui nous allons parler du fait que personne n'est dans ta tête. C'est une réalité simple mais qui va tout influencer, tes relations, ta manière de communiquer, tes attentes et même d'une certaine manière, ta manière de souffrir en fonction des suppositions que tu vas faire. Moi, je sais que c'était quand j'étais en deuxième année de master que j'ai vraiment pris conscience de ça. Donc, c'est par rapport à mon histoire personnelle. À ce moment-là, je traversais un espèce de cercle vicieux d'une violence absolument inouïe. Tu vois, c'est le genre de moment où absolument tout périclite. Donc, ma situation familiale était en train de se dégrader. ma santé aussi, j'avais dû subir une intervention médicale. J'avais, pour la première fois de ma vie, alors que j'étais toujours une étudiante qui réussissait vraiment facilement, j'aimais bien ce que j'étudiais, donc moi j'ai étudié le droit. Et pour moi, le droit, c'était simple. Pendant toutes mes études, j'ai vraiment adoré étudier. J'ai toujours réussi mes examens sans seconde session et toujours en ayant énormément d'activités à côté. Bref. J'étais en dernière année, donc a priori en dernière année d'études, tu es censé avoir compris les mécanismes, tu es censé avoir réalisé comment ça fonctionnait. Et là, j'étais tellement dans des conjonctures négatives que je me suis retrouvée pour la première fois de ma vie à signer des examens. Donc c'est le principe où tu es obligé de te rendre à ton examen, d'attendre les 15 premières minutes, de prouver que tu étais présent, en l'occurrence présente, et puis de rendre ta copie pour juste pouvoir présenter des examens en seconde cesse. Donc voilà, et là vraiment je me souviens que c'était tellement dur et c'était tellement compliqué et c'est une personne de mon entourage qui m'a fait réaliser qu'au final personne n'est dans ma tête et que personne ne savait exactement ce que je vivais. Et oui, de réaliser ça en fait, de dire que personne ne pouvait savoir au final tout ce qui se passait pour moi, toutes mes tempêtes intérieures, c'est vraiment quelque chose du coup que j'ai appris il y a plusieurs années. Et depuis lors, en fait, cette phrase, elle m'aide énormément de me dire mais personne n'est dans ma tête. Pour le meilleur ou pour le pire, mais au final, personne ne peut vraiment savoir ce que je pense, ce que je vis, ce que je traverse. Et donc, dans cet épisode d'aujourd'hui, j'avais envie de décortiquer comment cette phrase, elle peut transformer ta vie quand tu l'intègres vraiment, comment on peut, enfin voilà, un peu tous les ongles sous lesquels on peut... aborder cette phrase. Parce qu'au final, au quotidien, on vit tous des incompréhensions, des malentendus, des frustrations et qui souvent, elles ne vont pas forcément provenir d'une réelle mauvaise intention, en tout cas je te le souhaite, mais plus d'un manque de clarté. Et donc dans cet épisode, je voulais vraiment explorer un peu ce qui peut se passer à l'intérieur de toi, ce qui peut se passer à l'extérieur, dans les relations, dans la manière de communiquer et d'interpréter les choses. Et voilà, j'espère que ça va te parler, que c'est des choses où tu vas te dire « Ah ouais, maintenant je comprends potentiellement mieux » . Donc, quand on dit que personne n'entend ce que tu dis à toi-même, c'est vraiment un constat très simple, c'est que ton monde intérieur, il est invisible. Et on l'a tous déjà vécu, ou par exemple, moi je sais que ça m'arrive si je ne suis pas bien sur mon lieu de travail. Par exemple, moi, mon lieu de travail, c'est un endroit où je n'exprime pas forcément mes émotions négatives. Je sais qu'il y a des gens qui sont très transparents. S'ils sont de mauvaise humeur, ils seront de mauvaise humeur aussi au travail. Moi, je sais que ça a toujours été comme ça. Il y a toujours eu un peu le moi privé et le moi public. Et du coup, le moi public ne donnait pas accès à son entourage de la même manière, aux informations sur comment je me sentais réellement. des personnes qui me connaissent très très bien pouvaient réaliser que j'étais peut-être un tout petit peu différente. Mais en fait, si quelqu'un qui ne me connaît pas pouvait absolument pas réaliser que j'étais de super mauvaise humeur ou que j'étais extrêmement triste ou vraiment en train de passer une journée où j'étais hyper soucieuse, ça ne transparaissait pas. Ça, j'avoue, c'est un peu ma manière d'être. Je ne sais pas comment toi tu es, mais moi, c'est la manière dont je suis. Il y a vraiment le moi privé et le moi public. Et donc, c'est vrai qu'il y a des jours comme ça où potentiellement, tu peux ressentir de la tristesse, de la colère. de l'anxiété, tu peux être un peu confus, mais ça ne va pas être immédiatement visible. D'une certaine manière, moi je sais que ça m'arrive, c'est que tu peux vraiment sourire en étant profondément triste. Tu vas être distant, tu vas être extrêmement fatigué, mais ça ne va pas forcément se voir. Et je pense qu'on l'a déjà aussi tous vécu, c'est un peu les ça va automatiques. Je ne sais pas si tu as remarqué, mais parfois dans certains contextes, on va rester dans des conversations de surface. Et vraiment, ça va être, tu vas croiser des gens et tu vas dire « Salut, comment ça va ? » Et en fait, la personne va dire « Ça va, et toi ? » Et en fait, c'est vraiment une conversation… parce que déjà, de toute façon, toutes les conversations n'amènent pas à avoir des grosses discussions. Mais, je ne sais pas, moi, ça m'a toujours frappée parce que parfois, ça peut être très rare, mais il y a des personnes dont c'est un peu ça va, comment ça va, automatique, qui peuvent dire, ouais, ça va pas, c'est bof. Et en fait, l'autre personne va faire, oh super, je suis trop contente de l'entendre. Et va repartir en n'ayant même pas réalisé que l'interlocuteur avait pour une fois et pas jouer le jeu du ça va automatique en disant que ça allait également. Donc voilà. Donc en fait, toi tu sais ce que tu vis, mais les autres non. Et du coup, c'est vrai que ça peut avoir en fait un peu des répercussions parce que tu peux agir comme si tu pensais que tout le monde savait en fait ce qui se passait pour toi, tu vois. Ça se voit que je suis blessée. il a bien compris que je devais être énervée, non ? Elle, elle devrait sentir qu'il se passe quelque chose pour moi. Mais en fait, la réponse, c'est non. Non, non. Souvent, l'autre personne, tes interlocuteurs, ne vont pas voir, ils ne vont pas savoir, ils ne vont pas comprendre, parce qu'au final, personne n'a accès à ton monde intérieur et personne n'a accès à tes pensées. Et d'ailleurs, ça a même un nom en psychologie, c'est ce qu'on appelle le biais de la transparence. Donc en fait... ça a été prouvé qu'on a tendance à croire que nos émotions sont beaucoup plus visibles qu'elles ne le sont réellement par exemple quand t'es nerveux t'as l'impression que ça se voit quand t'es vexé tu vas te dire c'est évident que je suis ultra vexé il faut pas être très devin pour réussir à le comprendre quand tu es inquiet ou inquiète tout le monde va croire que ça se voit dans ce cas ton comportement. Et c'est vraiment, en fait, ça m'a vraiment marquée parce que ça peut vraiment se décliner de plusieurs manières. Par exemple, il peut y avoir une réunion et toi tu te prépares pour la réunion, t'es pas forcément à l'aise, je sais pas, t'aimes pas forcément parler en public. Et en fait, toi tu vas avoir l'impression que tout le monde, pendant que tu parles en public, va se rendre compte que justement, ce n'est pas un exercice facile pour toi, que tu n'es pas à l'aise. Et tu vas chercher cette espèce de billet de confirmation. C'est-à-dire que si par hasard, à ce moment-là, tu as des collègues ou tu as d'autres étudiants qui vont regarder leur téléphone, être sur leurs ordi portables, tu vas dire oui, en fait, tout le monde devrait voir que je suis nerveux. Et c'est parce que les personnes... sont en mesure de voir que je suis nerveux ou que je ne maîtrise pas vraiment forcément bien, et que ça ne les intéresse pas. Et en fait, ce n'est pas forcément du tout ça qui va transparaître de l'autre côté. Je sais que j'ai un autre exemple comme ça, et là, sur le coup, ça, c'est un exemple personnel. Et on en revient au syndrome de l'imposteur. Mais moi, je sais qu'une fois, j'avais été déjeuner avec une collègue, et on avait eu tout un truc de groupe ensemble, et moi, j'avais vraiment l'impression que ça se voyait que j'étais... hyper stressée, hyper... Ouais, le côté où tu te sens moite, t'as les jambes qui flageolent, t'as l'impression que ta voix elle est tremblante quand tu parles. Et je sais que cette collègue, elle m'avait dit, non mais c'est hyper impressionnant parce qu'on a l'impression, enfin vraiment, là c'est touchant que tu me dises qu'il y a des moments où tu manques de confiance en toi professionnellement et que t'expérimentes un syndrome de l'imposteur de plein fouet. Parce que vraiment, de l'extérieur, t'as l'air d'être une nana ultra confiante, ultra sûre d'elle. Et elle disait même à quel point c'était potentiellement impressionnant pour elle. Et je pense qu'il y a parfois le côté où justement, quand on parle franchement, ça fait plaisir de se rendre compte que non, tout le monde n'a pas la solution. Mais bref, tout ça pour dire que ce biais de la transparence, c'est que t'as toujours l'impression peut-être que tes émotions sont plus visibles. Et les études le montrent en fait. Non, non, on surestime. massivement la visibilité de nos émotions. On a parfois le sentiment qu'on va être des livres ouverts, mais on est bien plus complexe que ça. Et au final, tes interlocuteurs, ils vont te regarder, t'observer, ils vont entendre potentiellement ce que tu dis, mais la personne en face de toi, elle ne va pas deviner. Ou alors, si elle devine, potentiellement, elle va mal deviner, parce que la personne va interpréter, va supposer, va imaginer, mais La personne en face de toi ne l'ira jamais, jamais, jamais dans ta tête. Même si la personne, elle te connaît méga bien depuis plusieurs années, c'est une personne qui est vraiment très proche de toi, que ce soit en amitié, en amour, et au final, c'est vraiment ça la distinction, c'est que les gens qui vivent avec toi, les gens qui te connaissent super bien, au final n'ont accès qu'à ton comportement, mais jamais à ton dialogue interne. Ça, ça ne concerne que toi. et donc c'est pour ça que c'est important d'apprendre à bien communiquer. On y reviendra un tout petit peu plus tard dans l'épisode, de voir comment on peut faire ça. Mais de vraiment prendre conscience de ça, c'est que même les personnes qui... Ouais, vraiment, et sur le coup, c'est vraiment crucial de le réaliser, mais même les personnes avec lesquelles tu vis et que tu connaisses méga bien n'ont jamais, jamais, jamais accès à ton dialogue interne. Et je pense qu'on l'a déjà tous expérimenté, que les émotions, ça peut être surprenant, ça peut être un peu des... Ça peut partir en freestyle, ça peut partir en roue libre. Et donc, si toi-même, parfois, tu as un peu du mal avec tes propres émotions à mettre le doigt dessus, à savoir ce qui t'arrive, en fait, c'est complètement surréaliste d'imaginer que quelqu'un qui te connaît bien va pouvoir comprendre ce dialogue interne, alors que toi-même, parfois, tu ne le comprends pas en réalité. Et une autre question, je trouve qui est hyper intéressante quand on parle de dialogue interne et du fait que personne n'est dans ta tête, c'est un peu de se poser la question, mais... Pourquoi, en fait, on attend que les autres devinent ? Pourquoi, au final, au quotidien, on peut parfois agir comme si les autres avaient ce super pouvoir de lire dans nos pensées et de savoir exactement ce qu'on traversait ? Déjà, parfois, c'est l'éducation. Il y a plusieurs raisons, en fait. Parfois, ça peut être l'éducation. C'est-à-dire, on a tous grandi, et ça, je pense que les familles ont une grande importance sur la manière dont on aborde et on est formé, en fait, par rapport à tout ça. Mais par exemple, parfois, il y a des personnes qui ont grandi avec des sous-entendus, des non-dits, qui ont grandi dans des familles où, en fait, on ne communique pas forcément. On ne cherchait pas à mettre des mots sur ce qui se passait dans les dialogues intérieurs. Et parfois, il y a des personnes aussi qui ont grandi avec « oui, mais si telle personne m'aimait, elle saurait exactement » . Et dans parfois beaucoup de familles ou même parfois dans certaines cultures. exprimer clairement ses besoins, ça peut être un peu mal vu et il vaut mieux deviner, ressentir, anticiper, mais pas forcément parler franchement. Il y a des approches qui sont complètement différentes et qui sont complètement ok, mais c'est vrai que du coup parfois l'éducation peut faire en sorte que tu t'attendes à ce que les autres devinent quel est ton dialogue intérieur. Donc la première raison potentielle c'est l'éducation. Deuxièmement, et ça j'en ai déjà parlé, mais c'est parfois la peur, c'est cette question de la vulnérabilité. Parce que dire ce qu'on ressent, c'est être vulnérable. Et puis quand tu dis ce que tu ressens, tu sais ce que toi tu veux exprimer, mais au final tu te rends vulnérable à ce que l'autre personne pourrait percevoir, à la manière dont elle pourrait recevoir ton message. Par exemple, tu pourrais dire ce dont tu as besoin et ça te prend énormément de courage. de pouvoir exprimer ce dont tu as besoin ou d'enfin mettre une limite, par exemple. Et la personne en face de toi, elle va te poser un refus. Donc voilà, tu peux avoir cette crainte, au final, que par exemple, une personne va refuser, que tu vas dire ce qui te blesse. Et au final, la personne, elle va surenchérir ou elle va contredire. Et au final, être sincère aussi sur son dialogue intérieur, c'est s'exposer. alors c'est vrai que parfois la solution de facilité et je dis ça avec énormément de bienveillance parce que moi je le fais aussi c'est parfois plus compliqué de vraiment réussir à dire exactement ce qu'on ressent et puis espérer aussi que l'autre personne comprenne ce qu'on essaye d'exprimer parfois de manière un peu malhabile et c'est vrai que ça c'est jamais évident de se prêter en fait à cet exercice et donc c'est vrai que la solution de facilité ça peut être de se dire j'espère que l'autre devine ... Par exemple, dans mon couple, j'espère, si là je ne suis pas bien, que je suis un peu triste, j'espère que l'autre va comprendre, de par mon comportement par exemple, qu'intérieurement ça ne va pas trop. Et on peut espérer que notre entourage comprenne sans qu'on ait vraiment besoin d'expliquer. Mais sur le long terme, ce n'est pas vraiment une stratégie qui fonctionne. Une autre raison qui peut faire, par exemple, qu'on attend que les autres devinent nos pensées, c'est un espèce de romantisme un peu mal interprété. Et ça, en fonction de ta personnalité, on peut tous être plus ou moins influencés, mais parfois, il y a cette idée, on nous a raconté qu'un peu dans les relations idéales, il n'y a pas besoin de mots, l'autre va te comprendre sans que tu parles, qu'une âme sœur peut toujours savoir tes états d'âme et te comprendre. Mais en fait... Ça, c'est très cool et c'est bien que ce soit le cas dans les films, dans les livres, dans la fiction, parce qu'on a tous besoin un peu de rêver. Mais justement, c'est le but, c'est qu'on a besoin de rêver et en fait, dans la vraie vie, ça ne fonctionne pas comme ça. Et au final, dans la vraie vie, l'absence de communication, l'absence d'exprimer réellement tes besoins, ton dialogue intérieur, ça crée un peu plus du chaos que de la magie, cet espèce de côté ultra féerique qui n'est pas réaliste et qui n'est pas représentatif. Et enfin, une quatrième raison que je peux voir au fait d'attendre que les autres devinent, plutôt que de vraiment parler de ton dialogue intérieur, c'est le confort. On ne va pas se mentir, c'est dire les choses, ça demande un effort. Demander une clarification, ça demande un effort. Exprimer un besoin, ça demande un effort. Et en fait, nous, notre cerveau, il n'est pas fait. Pour sortir de sa zone de confort, il n'est pas fait pour chercher autre chose que justement tout ce qui est connu et confortable et qu'il le met dans une espèce de routine et de facilité qui est rassurante en fait. Nos cerveaux c'est comme ça qu'ils fonctionnent, donc c'est vrai. Que parfois, on évite, on va repousser, on laisse passer, on laisse un peu les choses comme ça en suspens, et au final, on espère, on met un peu la charge sur l'autre de combler un peu ses vides et de réussir à comprendre et un peu lire dans nos pensées. Mais c'est pas, voilà, à nouveau, ça c'est pas forcément réaliste. même si là tout ce que je viens de dire voilà les quelques raisons les quatre raisons que je viens d'aborder. Au final, ça ne veut pas dire que ce sont les seuls, ça ne veut pas dire que tout est tranché, ça ne veut pas dire que c'est toujours ça et que c'est aussi simple. Évidemment, vous vous en doutez bien, si la communication était aussi simple que ça, il n'y aurait pas des gens dont c'est le métier de former les autres à la communication, il n'y aurait pas des livres entiers écrits sur le sujet. Voilà, c'est réducteur, là, évidemment, ce que j'aborde, c'est plus des petites piste de solution en disant ah bah oui, potentiellement, que ça soit mon éducation, ma peur, un espèce de romantisme ou une espèce de fiction en fait, ou que ça soit le confort, potentiellement je me rends compte que ça au quotidien, oui, ça peut m'influencer. Si je fais un peu une introspection de ma manière d'avoir des attentes vis-à-vis des autres, je me rends compte que je peux l'attribuer à telle ou telle raison et aussi à plein d'autres raisons. Et d'ailleurs, si tu en as, je serais hyper curieuse que tu les partages et que tu m'en dises plus. Donc, pourquoi au final, c'est hyper important d'apprendre à communiquer et de ne pas s'attendre à ce que les autres lisent dans nos pensées et devinent ce dialogue intérieur ? Parce que tout ça a un prix. Au final, tous les non-dits ont un prix et au final, vraiment, ça coûte cher. Parce que le fait de ne pas vraiment s'exprimer, D'avoir des attentes comme ça, qui ne sont pas forcément réalistes sur les autres, ça peut créer des tensions inutiles. Il y a des petits détails qui vont se transformer. S'ils avaient été adressés sur le moment même, ça aurait été complètement insignifiant. Mais là, le fait de ne pas en parler, de rester dans sa tête, ça va fermer ces petits détails qui vont se retrouver à être transformés en montagne. Aussi, ils vont faire naître des scénarios complètement imaginaires et surréalistes dans ta tête. Et parce qu'en fait, ça c'est aussi vrai, c'est que quand les mots ne sont pas... poser, quand les mots ne sont pas dits, parfois ton cerveau, il s'emballe et le cerveau invente et ça, je ne sais pas si t'es comme moi, mais en tout cas, moi je sais que mon cerveau invente. Il invente rarement des choses ultra rassurantes. Alors ça, c'est peut-être mon côté un peu anxieuse, voire très anxieuse. Mais voilà, c'est parfois le scénario qui va jouer dans ma tête et mille fois pire que ce qui peut se passer. Par exemple, ça peut être le cas dans mon couple. Non. mon mari va pas va être un peu fatigué va pas parler, moi je pose une question il me répond d'une certaine manière et moi directement je vais interpréter je vais dire ah non mais s'il me répond d'une certaine manière c'est qu'il y a ça, ça, ça, ça, ça et quand je lui dis ce qui me passe par la tête il me fait mais ça va pas ou quoi t'es complètement taré on en rigole et il me dit mais ça n'a rien à voir j'étais juste vraiment purement fatiguée dans la fatigue physique et voilà et moi si je ne ... Si je n'avais pas communiqué à ce moment-là en disant « est-ce qu'il se passe ci ou ça ? » ou « est-ce que je dois comprendre quelque chose d'autre ? » mon cerveau serait parti dans des stratosphères qui n'avaient rien à voir même avec l'échange. C'est pour ça que c'est hyper important de chercher à clarifier. Par exemple, c'est la même chose si tu envoies un message et que la personne ne te répond pas pendant X heures, ton cerveau parfois va remplir les blancs. Il va dire « non, mais en fait, cette personne s'en fiche de moi » . Je ne suis pas important ou importante. La personne m'évite. Quelqu'un va te parler sèchement. Ton cerveau va compléter cette information en disant, en fait, si la personne me parle comme ça, c'est qu'au final, elle m'en veut. Elle est déçue. Mais en fait, tu ne sais pas. Tu ne sais pas. Et tu crois savoir. Mais il y a une différence entre ne pas savoir et penser savoir. Parce que quand tu crois savoir, la réalité, c'est que tu ne sais pas. Et ce n'est pas du tout pareil. Et les malentendus, au final, les plus douloureux, ils viennent de là. Par exemple, il y a des personnes qui vont être d'accord, mais elles ne parlent tellement pas qu'elles ne se rendent même pas compte qu'elles sont d'accord. Et donc, au final, ça crée malentendus sur malentendus. Et c'est pour ça que, même si c'est plus facile à dire qu'à faire, mais parfois, il vaut mieux clarifier sur le moment, il vaut mieux poser des questions. Et voilà, c'est vraiment important dans les interactions que tu as au quotidien de bien te rappeler que personne n'est dans ta tête, que personne ne peut savoir ce que tu penses, ce que tu traverses, et que c'est à toi de donner ces clés de lecture supplémentaires sur tes pensées, ta manière d'être, et ça facilitera grandement ta vie. En fait, en premier lieu, ça te facilitera ta vie à toi, et ça adoucira un peu ton quotidien aussi, avec ton entourage, que ce soit ton entourage, au final, tes relations familiales, amoureuses, amicales, professionnelles, vraiment, ça apporte beaucoup de de douceur et de compréhension et son décret de lecture qui sont hyper importantes à communiquer de prime abord. Donc au final, la communication, et je le disais il y a quelques minutes, le fait de gagner en clarté en communication, ce sont des choses qui s'apprennent. Parce que peut-être qu'on ne t'a pas appris à t'exprimer clairement, peut-être que tu ne te sens pas légitime aussi de t'exprimer clairement, et en tout cas sache que tu as toute ta place et que tu as complètement le droit de t'exprimer et de prendre cet espace qui est le tien et qui te revient, qu'on ne t'a pas appris. ou qu'on ne t'a peut-être pas autorisé à dire j'ai besoin d'aide, ça m'a blessé, je crois qu'on s'est mal compris. Ça, c'est fort possible aussi. Mais c'est quelque chose que tu peux apprendre. Alors, c'est sûr que si tu n'as pas l'habitude de le faire, ça va être inconfortable. Mais je t'encourage vivement à le faire parce qu'au final, sur le long terme, c'est vraiment toi qui sera gagnant ou gagnante. Et tu peux vraiment décider d'être quelqu'un qui donne ces clés de lecture supplémentaires, comme je disais, qui met de la lumière sur ce que tu vis. justement au lieu d'être tout le temps dans cette espèce d'attente et d'espérer que l'autre personne va deviner. Et comment tu peux t'y prendre ? Déjà en t'analysant et en voyant si c'est quelque chose qui te parle. Si toi tu n'as jamais aucun problème à t'exprimer, le propos de ce passage est peut-être un peu moins intéressant pour toi. Mais sinon c'est déjà analyser comment ça se passe pour toi, comment de manière générale tu communiques. est-ce que tu as l'impression que quand tu communiques, l'autre personne, elle comprend vraiment ce que tu veux dire ou qu'au final, de manière générale, je pense que ça, on l'a tous eu. Moi, je sais que j'ai été entourée parfois d'amis qui ne sont plus heureusement des personnes à l'heure actuelle dans ma vie parce qu'on avait quand même des fonctionnements très différents. Bref, ça, c'est un autre sujet. Mais je pense qu'on a parfois des gens autour de nous, ils n'arrêtent pas d'être tout le temps en dispute ou tout le temps en malentendu avec les uns et les autres. Alors, c'est super important de pouvoir mettre fin à des amitiés, c'est super important de se respecter dans les relations. Mais je pense vraiment que si à un moment, dans ton entourage, il y a une personne qui est tout le temps, tout le temps, tout le temps en fight avec son entourage, c'est peut-être, et évidemment je mets ça avec beaucoup de granularité parce que chaque situation est différente, mais c'est peut-être cette personne-là le problème. Parce qu'à un moment, tu ne peux pas enchaîner coup sur coup les problèmes avec absolument tout le monde. C'est pas possible en fait. À un moment, il y a une remise en question qui doit se faire. Que t'aies des malentendus ponctuels avec une, deux, trois, quatre personnes, ok, pas de problème. Que t'aies des malentendus dans le monde professionnel, dans ta sphère amoureuse, dans tes relations familiales, amicales, ok. Mais que rien n'aille, que au final, tu te fights en permanence d'office dès que t'es amie avec quelqu'un. Il y a d'office un moment où il y a une dispute, où il y a des problèmes et à chaque fois... Toi, l'extérieur te dit, mais enfin, ce n'est pas possible, cette personne, elle passe sa vie à se fighter, à se disputer avec absolument tous ses amis. Donc en fait, ce n'est plus qu'une question de temps avant que le problème, ce soit toi dans l'amitié. Donc voilà, bref. Mais c'est vrai que quand des personnes sont trop dans le conflit tout le temps, à un moment, je pense qu'il y a une analyse qui doit aussi se faire et une remise en question. Je vous ouvre et je ferme en même temps cette parenthèse. Mais voilà, mais du coup, quand tu t'analyses... Il y a aussi l'analyse qui est importante, mais il y a aussi par exemple des petites phrases toutes simples que tu peux commencer à avoir dans un coin de ta tête. Et si tu te rends compte que tu tombes dans un schéma où il y a de l'incompréhension qui peut surgir, où la personne va moins bien te comprendre, tu peux mobiliser ces petites phrases. Ces petites phrases par exemple c'est « j'aimerais clarifier quelque chose » . Quand tu dis ça, « je l'ai vécu de cette manière » . Ça, c'est super important aussi de ne pas... rejeter directement tu fais ci, tu fais ça, tu dis là. Parfois, c'est cette distinction qui va faire toute la différence, c'est de dire tu as dit ça, ça c'est factuel, ce que tu viens de dire, mais voici comment moi je l'ai vécu. Et c'est hyper important de parler en « je » , de faire revenir le propos vers ta personne. Une autre phrase aussi que tu peux utiliser, c'est de dire, bah, voici ce que je ressens en ce moment. Ou, bah, est-ce qu'on peut parler de ce qui s'est passé ? Parce que... Moi, c'est nécessaire de revenir sur l'échange qui a eu lieu. Peut-être pas dans l'émotionnel, peut-être pas quand c'est à vif. Mais voilà, parfois, cette petite phrase, elle peut aussi tout changer. De dire, est-ce qu'on peut en parler ? Et enfin, une dernière phrase qui est extrêmement puissante aussi, c'est de dire, j'ai besoin de. Et là, tu exprimes quels sont tes besoins véritables, de manière posée, de manière sincère. Et ça te permet à nouveau de donner des petites clés de lecture supplémentaires à tes interlocuteurs. Et au final... Ce n'est pas du tout du contrôle, ce ne sont pas des reproches. Justement, c'est faire gagner tous ces échanges en clarté et rajouter de la compréhension là où il n'y en avait peut-être pas, là où il y avait peut-être de l'incompréhension. Et justement, ce sont des phrases que tu peux vraiment avoir dans un coin de ta tête et tu peux en développer d'autres. Et tout ça, ça va venir au fur et à mesure. Si c'est un sujet qui t'intéresse, tu vas peut-être te renseigner, tu vas peut-être lire des livres dessus. Et puis tu vas, oui justement la communication c'est comme n'importe quelle autre compétence, ça se travaille, ça s'acquiert et ça peut s'améliorer si jamais tu estimes que c'est un sujet dans ta vie qui a besoin d'être amélioré. Quand on parle de communication aussi et de ton dialogue intérieur, il y a quelque chose qui est super important, c'est de faire la distinction entre les faits et les interprétations. Et c'est hyper important justement de faire le distinguo entre ce qui est factuel et ce qui est l'émotionnel. Parce que ça n'a pas du tout la même portée, ça n'a pas du tout les mêmes conséquences. Et donc, c'est vraiment cette compétence, elle est essentielle. Tu dois être en mesure de pouvoir distinguer de qu'est-ce qui est le fait et quelle est mon interprétation. Par exemple, je te donne deux, trois exemples. Un fait, c'est la personne, par exemple, ne t'a pas répondu. Tu as croisé quelqu'un, la personne ne t'a pas dit bonjour. La personne, tu as envoyé un message, la personne ne t'a pas répondu. le fait C'est que la personne ne t'a pas répondu. Ça, c'est factuel. La personne ne t'a peut-être pas vue, ne t'a peut-être pas entendue, a vu ton message, mais n'a peut-être pas encore eu l'occasion de te répondre. L'interprétation, par contre, que tu vas faire de cette situation, c'est de te dire, telle personne m'ignore. Tu vois la différence ? Ce n'est pas du tout la même chose. Il y en a un, c'est factuel. L'autre, c'est que tu attaches déjà une réponse émotionnelle. Et surtout, en fait, vu qu'on n'est pas toujours très tendre avec nous-mêmes, Tu vas attacher une réponse émotionnelle, mais évidemment une réponse émotionnelle qui est probablement douloureuse et qui va te faire du mal, alors que ce n'est pas utile. Vraiment, tu n'as pas besoin de ça. Un autre exemple, c'est par exemple, une personne va parler de manière un peu sèche. Voilà, c'est tout. La personne parle de manière sèche. Et toi, l'interprétation que tu vas en faire, c'est de dire la personne en fait m'en veut. La seule raison pour laquelle elle parle de manière aussi sèche, c'est qu'elle a quelque chose à me reprocher, c'est qu'elle m'en veut, c'est que... Il y a quelque chose que je dois creuser derrière. Tu vois la distinction à nouveau ? Il y a le fait, la personne, elle a dit une phrase, elle a dit un propos de manière un peu sèche. Et toi, ta réponse émotionnelle, ça va dire, automatiquement, la personne, elle m'en veut. Elle ne réagit pas comme on réagit habituellement, enfin, comme elle réagit habituellement dans nos échanges. Donc c'est... Il y a clairement un espèce de sous-jacent, une clé de lecture supplémentaire où la personne m'en veut, je ne sais pas de quoi elle m'en veut, et tu commences, bim, et ton cerveau s'emballe, et tu commences à tout réanalyser, mais est-ce que j'ai pu dire quelque chose, est-ce que j'ai pu faire quelque chose ? Ah ouais, merde, peut-être que telle personne, quand en fait, il y a trois semaines, je suis arrivée en retard pour telle raison, ou je n'ai pas pu venir aider pour son déménagement alors que j'avais dit que je serais là. Nope, on se calme. Il y a le factuel et il y a l'interprétation. Et c'est hyper important de toujours pouvoir rester au niveau du factuel et pas de l'interprétation. Ou si tu pars dans l'interprétation, de pouvoir clarifier cette interprétation. Je te donne un dernier exemple. Factuellement, la personne semble distante. Tu vois, il y a quelqu'un dans ton entourage qui semble un peu plus distant, peut-être un peu moins disponible. Toi, l'interprétation que tu vas en faire, à nouveau, qui est douloureuse, c'est de te dire je ne compte pas. Tu vois la réponse émotionnelle qui va être attachée ? Mais ça, c'est crucial de réaliser justement que tu vas construire parfois des souffrances entières sur des interprétations. Alors qu'au final, une simple question aurait suffi. Tu aurais pu clarifier, et là tu vois, on parle de ton monde intérieur, on parle de ton dialogue interne, mais on parle aussi du dialogue interne des autres, où toi non plus, tu n'es pas dans leur tête. Tu ne sais pas ce qui pousse à quelqu'un à ne pas te répondre. à dire quelque chose d'une manière un peu sèche, ou que la personne semble un peu distante parce que peut-être elle est dans ses soucis, dans ses pensées, dans des choses qui la travaillent. Et donc, il y a vraiment des simples questions qui peuvent servir d'un peu désamorcer tout ça. C'est, est-ce que tout va bien ? Est-ce que tu as voulu dire ça ? J'ai l'impression que quelque chose n'allait pas. Est-ce que tu peux m'éclairer ? Et ça, justement, peut-être que si tu m'entends dire tout ça. et que tu as écouté les autres épisodes de ce podcast, ça te fait penser au troisième accord Toltec. Le troisième accord Toltec, c'est ne pas faire de suppositions. Et c'est extrêmement important, c'est un enjeu vraiment de tous les jours, de t'assurer que tu n'interprètes pas, que tu ne fais pas de suppositions, et que si besoin, tu poses les bonnes questions pour obtenir les réponses que tu souhaites, et justement empêcher ton mental de s'emballer. Et si tu vois de quoi je parle, je suis ravie. Et si tu ne vois pas de quoi je parle, alors je t'invite à aller écouter l'épisode numéro 2 du podcast où je développe justement les accords Toltec. Qu'est-ce qui va changer au final quand tu oses dire les choses ? Quand tu clarifies, quand tu donnes les clés de lecture sur ton dialogue intérieur et que tu réalises au final que personne n'est dans ta tête, tu clarifies, tu libères. D'une certaine manière, tu libères l'autre, mais aussi tu te libères toi. Parce que tu vas réaliser que beaucoup de choses n'étaient que des malentendus, que beaucoup de tensions, d'incompréhensions peuvent disparaître quand on met des mots exacts sur les situations, qu'il y a beaucoup de blessures qui sont un peu des blessures imaginaires, qu'elles viennent d'un silence ou d'une interprétation, mais pas forcément de la réalité, et que l'énorme avantage de réaliser que tu as ce dialogue intérieur et que personne n'y a accès, Merci. C'est qu'en donnant ces clés de lecture aux personnes évidemment qui le méritent et à celles et à ceux au final auxquels tu souhaites partager, donner ces clés de lecture parce qu'on est bien d'accord, on n'est pas obligé de donner accès à son monde intérieur à tout le monde, loin loin de là. mais c'est que quand tu donnes ces clés de lecture supplémentaires aux personnes qui en valent la peine il y a beaucoup de relations qui deviennent beaucoup plus vraies beaucoup plus sincères quand tu t'exprimes parce que la relation, immédiatement, elle passe à un autre niveau de compréhension. Et ça, je pense que c'est un truc hyper important dans la vie, c'est de se sentir compris ou comprise. Et moi, je sais que c'est ce que j'apprécie le plus dans mes amitiés, c'est vraiment ce degré de proximité où la personne te comprend. Tu vois cet échange où quand tu parles de quelque chose à cœur ouvert, tu te rends compte que la personne avec laquelle tu es en train d'échanger, en fait, tu connectes avec elle et elle comprend sincèrement. ce dont tu parles et elle accueille pleinement ton propos. Franchement, moi je vis pour des moments comme ça, des moments de connexion vraiment intenses et vraiment profonds. Et aussi, le fait de justement partager ces clés de lecture et de prendre conscience que personne n'est dans ta tête, c'est que tu arrêtes de faire porter à l'autre cette responsabilité de deviner en fait ce à quoi la personne n'a pas accès, ce qui lui est invisible. c'est pas du tout son rôle et au final c'est une charge et une responsabilité qui n'a pas lieu d'être et qui peut vraiment t'empoisonner quand tu penses que l'autre personne elle peut lire ce qui se passe dans ta tête. Et d'une certaine manière tu récupères plus de douceur, tu es proactif dans la manière d'aborder tes relations et l'énorme avantage c'est que tu deviens d'une certaine manière quelqu'un qui est de... Enfin, qui est de plus en plus simple à comprendre, mais aussi, c'est plus simple d'une certaine manière d'être là pour toi, de t'aimer, de prendre soin de toi, parce que tu as donné tous ces outils et toutes ces clés de lecture pour pouvoir connecter à un autre degré avec toi. Et ça franchement, c'est hyper précieux parce que je l'ai déjà évoqué dans ce podcast, mais ce qui compte, ce sont les relations humaines, ce sont les expériences que tu vas vivre et avoir ce degré de connaissance de toi-même. que tu peux partager à d'autres personnes, au final, c'est ce qu'il y a de plus précieux, à mes yeux. Donc, si tu veux, un petit exercice pour terminer cet épisode, c'est je t'encourage à repenser à une situation où tu t'es sentie incompris, incomprise. Revisualise la scène, replonge-toi dans tes émotions aussi, revois ce que tu as ressenti. Et maintenant, quand tu te rejoues ce scénario, demande-toi, qu'est-ce que j'aurais voulu que l'autre sache ? Déjà, tu t'interroges. Et puis, deuxième étape, tu te dis, est-ce que je l'ai vraiment dit ? Voilà, ce moment d'introspection sincère et honnête avec toi-même, où tu vas te poser la question de dire, mais en fait, ok, cet échange, je le revis, je vois les émotions positives, négatives qui y sont attachées. Et puis, je me dis, mais en toute sincérité, est-ce que j'ai vraiment dit ce que je pensais ? Est-ce que j'ai vraiment donné accès à mon dialogue intérieur ? Et si la réponse, c'est non ? Imagine justement comment maintenant, suite à tout ce qu'on vient de développer, imagine comment tu pourrais t'exprimer, quelles phrases tu pourrais mobiliser, comment tu pourrais donner plus de clarté, comment tu pourrais permettre à la personne d'avoir accès justement à ce qui se passe dans ta tête, à tes pensées, à ton monde intérieur. Et justement, fais cet exercice sans accusation, sans colère, sans ressentiment. Le but, ce n'est pas que tu revives un truc complètement... Que tu te sentes hyper mal en faisant cet exercice. Mais juste, parfois, ça vaut la peine, une fois que l'émotionnel est passé, de se reposer, de se replonger dedans. Et de se dire, maintenant que j'analyse la tête reposée à froid, qu'est-ce que j'aurais voulu que l'autre personne sache ? Et qu'est-ce que, moi, je peux faire pour améliorer ? Et au final, atteindre ce but où je serai avec une personne en face de moi qui me comprend mieux. Pour conclure cet épisode, du coup, souviens-toi de cette phrase. personne n'est dans ta tête. Et ce n'est pas du tout une phrase qui doit avoir l'impression que tu es isolé. Justement, c'est une phrase qui te donne du pouvoir parce qu'au final, dès que tu prends conscience de ça, c'est une phrase aussi qui te permet de réaliser que tu as le pouvoir de dire, d'expliquer, de clarifier, de communiquer. de justement partager ces clés de lecture qui sont les tiennes, parce que les relations humaines, elles sont extrêmement complexes aussi. On a tous des mécanismes différents, de fonctionnements différents. On a tous des émotions différentes. On fonctionne tous. Voilà, c'est hyper intéressant aussi de voir comment on fonctionne au quotidien. Mais il y a un truc qui est universel, c'est qu'au plus tu deviens clair, au plus tu parviens à communiquer de manière sincère et donner ces clés de lecture, au plus tes relations vont devenir vraies. te correspondre et elles seront sincères. Et ça, c'est tout ce que je te souhaite pour ta vie, de manière générale. Que tu sois bien entourée et que les échanges que tu vives au quotidien soient des échanges qui te nourrissent et qui soient sincères. Voilà, c'est tout pour moi aujourd'hui. Je m'arrête ici. J'espère que tu passeras une excellente semaine. Si tu le souhaites, n'hésite pas à laisser des notes, laisser un commentaire sur ce podcast, le partager à quelqu'un de ton entourage si ça peut lui faire du bien. Parce que tout ça, toutes ces petites actions, ça aide au podcast à gagner en visibilité. Sur ce, je te dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Et je te souhaite de bien prendre soin de toi. Bye !