Speaker #0Hello, j'espère que tu vas bien. Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Supernova. J'espère que tu vas bien, que tu es en pleine forme et que tu passes une excellente semaine. En tout cas, de mon côté, je suis ravie de pouvoir enregistrer cet épisode. Est-ce que tu t'es déjà surpris à rire à une blague qui ne te faisait pas rire ? À dire oui alors qu'en réalité tu souhaitais dire non ? À adapter ta personnalité selon les personnes avec lesquelles tu aimes ? À l'heure actuelle, on parle beaucoup d'authenticité et c'est le sujet en fait duquel j'ai envie de parler aujourd'hui dans cet épisode parce que je trouve que c'est un concept qui est parfois un peu mis en avant. Mais sans forcément s'interroger sur qu'est-ce que ça veut dire être authentique et comment est-ce que je peux parvenir à être plus authentique et plus alignée avec la personne que je suis réellement au quotidien. Parce qu'au final, être authentique, ce n'est pas simplement un raccourci rapide où tu vas dire uniquement ce que tu penses. C'est beaucoup plus profond que ça. Et donc, comme je le disais, j'ai envie d'explorer ce concept d'être vraiment authentique et pourquoi c'est parfois si difficile et surtout te donner des clés pour te permettre de revenir à toi de manière concrète. Alors, l'idée centrale, c'est que l'authenticité, c'est l'alignement entre ce que tu ressens, ce que tu penses, ce que tu vas dire et ce que tu fais. Donc, l'authenticité, pour faire un peu ce que c'est et ce que ça ne l'est pas, on va commencer parce que l'authenticité n'est pas, donc l'authenticité, c'est pas dire tout ce que tu penses brutalement, être parfait. toujours te dire on fait les choses à ma manière ou on ne le fait pas il y a un peu cette phrase que j'estime un peu être une phrase à la con c'est la phrase oui mais de toute façon moi je suis comme ça je ne changerai pas c'est à prendre ou à laisser donc pour moi l'authenticité c'est pas une manière de te présenter en disant je peux manquer de tact, je peux dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Et pour moi, c'est vraiment être authentique, c'est justement avoir ce juste équilibre où tu as le courage d'être toi, tu as le courage d'être vrai et d'être aligné, mais ce n'est pas un passe-droit qui te permet d'écraser les autres sous le couvert de je suis authentique et je suis comme ça et basta. Donc quand on se pose la question de l'authenticité, qu'est-ce que c'est ? Justement pour moi l'authenticité c'est être connecté à toi, ne pas avoir ce sentiment que tu joues constamment un rôle. C'est au final connaître tes valeurs et agir en fonction de tes valeurs et complètement assumer aussi tes contradictions et tes vulnérabilités. Parce que moi je sais aussi qu'on est tous des personnes, on évolue, on n'est pas figé une fois pour toutes. C'est pas parce qu'un jour t'as pris une prise de position sur quelque chose que deux ans après tu peux pas avoir changé d'avis, avoir évolué, avoir grandi. Comme je le dis toujours, moi je souhaite à tout le monde de grandir et d'évoluer, sinon je trouve que c'est extrêmement dommage comme manière de vivre sa vie. Et il y a personne en fait qui devrait venir te figer et te mettre dans une case en disant « Oh là là, mais là tu te contredis complètement par rapport à ce que tu as toujours dit » . Oui, ça arrive. Et tant mieux, je veux dire, au final, c'est toi, c'est ta propre personne et c'est toi qui te connais le mieux et c'est toi qui, ben voilà, sais ce qui te correspond et ce qui ne te correspond pas. Donc pour moi, être authentique, comme je le disais, c'est justement assumer que tu as des contradictions et que tu es vulnérable. Et une personne authentique, justement, elle va dire je ne sais pas, je me suis trompée, j'ai fait des erreurs, ça m'a blessée. Et en fait, avoir cette attitude-là d'authenticité, ça demande énormément de courage. Moi, je sais que je rigole souvent en disant que contradiction est mon second prénom. Et c'est vrai, il y a des choses sur lesquelles je suis très tranchée, extrêmement constante. Franchement, parler à la Céline âgée de 16 ans ou celle âgée de 23 ans ou celle maintenant âgée de 35 ans, où tu poses les questions, tu aurais eu exactement les mêmes réponses. Il y a des sujets sur lesquels je suis extrêmement constante. Et puis, il y en a d'autres, ben non, j'évolue, je change potentiellement. en fonction de l'angle sous lequel je vais aborder quelque chose, je vais pouvoir donner l'impression que je me contredit. Et ce n'est pas foncièrement que je me contredit, c'est juste qu'il y a un peu plus de granularité. Et pendant plusieurs années, moi, j'ai beaucoup grandi en étant très blanc, noir. Et je trouve qu'en évoluant, en vieillissant, en gagnant en maturité, j'ai réalisé qu'il y a beaucoup de choses qui pouvaient être grises aussi. Et alors, c'est très, très inconfortable pour moi d'être un peu dans des zones grises. Mais vraiment, c'est là que j'ai réalisé qu'il y avait aussi beaucoup de valeurs ajoutées à accepter, à tolérer, d'être un peu dans le gris, un peu dans le flou et que les choses soient un peu moins tranchées que ce que j'aimerais qu'elles soient. Et donc voilà, c'est pour ça que de manière générale, être authentique c'est justement comme je le disais, avoir cet alignement parfait entre ce que tu dis, ce que tu penses, tes valeurs et la manière dont tu... Tu agis. Et il y a un peu parfois, et c'est normal parce qu'au final on est des animaux sociaux, donc on a envie d'être acceptés par nos pères, on a envie d'être acceptés par la société, mais il y a un peu parfois des... T'as peut-être cette impression, en tout cas moi je sais que je l'ai parfois autour de moi, qu'il y a quand même pas mal de personnes qui vivent un peu comme des acteurs permanents. T'as parfois l'impression qu'ils sont pris dans le rôle de leur propre vie, et parce qu'ils vont jouer la version d'eux-mêmes qu'ils pensent être acceptable. Mais voilà. De manière générale, l'authenticité a plein de choses à t'apporter et c'est pour ça que j'ai envie de te pousser à assumer qui tu es réellement. Alors, pourquoi on devient inauthentique ? Pourquoi parfois on est complètement désaligné avec notre authenticité ? Il y a plusieurs causes, il y a plusieurs raisons et je vais en aborder trois. La première, comme je le disais, c'est le besoin d'être accepté. On est un animal social et aussi, si tu y penses, depuis l'enfance, on est conditionné à agir d'une certaine manière. Et ça, je le vois vraiment très très fort maintenant que je suis aussi moi-même maman ou que... j'ai eu la chance d'être entourée d'amis qui sont devenus parents. En fait, il y a ce côté où quand tu es enfant, tout est brut, il n'y a encore rien qui est formaté. Et au final, c'est nous en tant que parents ou nos propres parents qui sommes en train de formater nos enfants. Donc par exemple, on va faire rentrer volontairement ou involontairement, mais je veux dire, on va faire rentrer les enfants dans des cases, on va par exemple encourager certains comportements quand l'enfant est sage. Il va y avoir un rejet quand on dérange. Et comme je le disais, en tant qu'être humain, il y a ce besoin d'appartenance. Et donc très tôt, en fait, il y a beaucoup d'entre nous qui vont apprendre. Et c'est là que c'est parfois important de faire un travail de déconstruction. Mais de dire, pour être aimé, en fait, je dois être une certaine version de moi-même. Il y a certains... certains atouts, certaines qualités que je dois absolument tout le temps mettre en avant et certaines choses dans ma personnalité qui ont potentiellement été qualifiées de défauts. Et ça, il faut impérativement que je mette tout ça en retrait et que ce ne soient pas les parties saillantes de la personne que je suis. Donc ça, c'est un premier axe de pourquoi parfois on devient inauthentique. En fait, c'est un peu par ce formatage, par ce besoin d'être accepté. Une deuxième raison, c'est qu'à l'heure actuelle, on vit dans une société très particulière parce que là, nous, on n'a pas forcément grandi avec les réseaux sociaux, mais maintenant, ils font partie intégrante de notre vie. Et le deuxième axe qui nous pousse parfois à être inauthentiques, c'est les réseaux sociaux et l'image qu'on va pouvoir faire ressortir auprès des autres. Donc, il y a de manière générale une culture de la performance. On veut toujours être dans, on veut toujours montrer le meilleur de soi-même. Et mets-moi la première, si je suis complètement honnête. Je sais que justement, à l'heure actuelle, pour les réseaux sociaux, l'authenticité, c'est un mot très fort. Où, de manière générale, on encourage les créateurs, les créatrices de contenu à être beaucoup plus authentiques, à beaucoup plus partager. Au final, si certaines personnes décident de suivre quelqu'un d'autre, par exemple, si je prends... je prends un réseau social comme Instagram, décide de suivre quelqu'un, c'est parce qu'au final, il y a tous... Quand on y pense, on parle de follow, de followers, c'est parce qu'il y a cette dynamique de je vais suivre quelqu'un, je vais suivre son évolution, et donc voilà, je vais suivre les hauts, les bas, et c'est ça en fait qui, à l'heure actuelle, crée des communautés aussi. Ce n'est pas l'image lisse et parfaite et les comptes parfaits, ça fonctionne encore très bien, bien sûr, mais c'est vrai qu'à l'heure actuelle, ce qui compte plus, c'est l'authenticité. Mais malgré tout, il y a quand même cette culture de la performance et ce que je voulais donner comme exemple, c'est de dire moi la première. Ça pourrait changer, mais il y a très peu de chances qu'un jour je prenne mon téléphone et que je décide de mettre une photo de profil absolument moche, qui ne me met pas du tout à mon avantage, que je décide de prendre mon téléphone pour filmer. à un moment que je traverse hyper à vif, genre voilà, il m'arrive quelque chose, bam, je commence à pleurer, je prends mon téléphone à ce moment-là. Ça ne veut pas dire que je ne pourrais pas prendre mon téléphone et filmer à un moment où je suis émue, où je suis beaucoup plus bouleversée par quelque chose qui se passe. Mais dans le vif du sujet, il y a très peu de chances que ça arrive parce que voilà, ce n'est pas ma personnalité et je reste quand même assez attachée à cette image de sur Internet. Tout se garde et de manière générale, il n'y a absolument rien qui va se perdre. Donc, je fais attention à ce que je mets sur mes réseaux. Mais c'est vrai qu'il y a cette culture de la performance. Il y a quand même cette culture d'être dans le je vais bien, tout va bien, je vis la meilleure des vies possible. Et c'est pour ça, il y a plein de trends aussi qui sont hyper intéressantes, je trouve. Insta versus reality, donc Instagram, la beauté, on va dire l'image parfaitement léchée qu'on va poster sur un réseau social versus la réalité. Et ça, je trouve ça hyper intéressant aussi de voir un peu la différence. Et voilà, c'est vrai qu'on est dans une culture de l'image. Donc voilà, il y a la culture de la performance. Il y a aussi la comparaison permanente parce que... Ce qui était intéressant avant, c'est qu'on disait « to keep up with the genesis » , c'est-à-dire que de manière générale, avant, quand il y avait une comparaison, vu que les groupes évoluaient en fonction de leurs groupes sociaux, c'est-à-dire que tu te retrouvais à te comparer peut-être avec les voisins du quartier dans lequel tu avais emménagé, mais au final, ça restait avec un... Des standards assez similaires aux tiens, il y a quelques années, c'est voilà, t'évoluais dans les mêmes cercles, dans les mêmes sphères, mais il n'y avait pas des énormes écarts parce que ça restait assez, chaque groupe social évoluait un peu en fonction de sa sphère. Bon, je parle d'il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup d'années, mais voilà, alors que maintenant, on vit dans une société où la comparaison, elle n'est plus uniquement proche. En fait, elle est mondiale, c'est-à-dire qu'à l'heure actuelle, je peux aller sur Internet, je peux utiliser un média, je peux utiliser un réseau social. Et au final, je vais me retrouver à me comparer avec des gens qui, de près ou de loin, je ne fréquenterai absolument jamais. Parce que soit il y a un éloignement géographique, soit il y a un éloignement culturel, soit il y a un éloignement en termes de stratosphère financière qui est complètement différente de la mienne. mais Un réseau social, et par exemple, je reviens sur Instagram, parce que c'est celui que je ne connais pas forcément bien, mais que j'ai la prétention, on va dire, de mieux connaître par rapport à tous les réseaux qui existent. Par exemple, je vais me retrouver à être exposée à des choses, alors que jamais en un milliard d'années, ce sont des mondes qui vont se croiser. Donc ça, c'est vrai qu'il y a un espèce un peu cette comparaison permanente. après le troisième Une autre chose qui me vient à l'esprit quand on parle d'image, et ça rejoint un peu ce que je parlais avec le fait de poster certaines photos, de partager certaines choses, c'est qu'on est tous un peu en train de travailler ce qu'on appelle le personal branding, notre image de nous-mêmes, un peu notre marque personnelle, comment on se présente au monde. Et c'est vrai que ça, par la force des choses, tu te poses toujours la question de qu'est-ce que je partage, qu'est-ce que je ne partage pas et sous quel angle je me présente. Et en fait, c'est quelque chose qu'on a énormément conscientisé. Qu'on le veuille ou non, en tout cas, ça drive beaucoup des interactions qu'on a, notre manière d'agir, notre manière de réagir. Donc voilà. Et la question qu'on peut se poser, c'est est-ce qu'au final, on partage encore qui on est réellement ou est-ce que quand on partage quelque chose, on essaye de partager ce qui sera bien perçu ? Donc voilà, ça c'est une question que je laisse là pour toi. Il n'y a pas de réponse dans l'absolu. Mais voilà, je trouve que c'est une question hyper intéressante à se poser quand on parle justement du fait d'être authentique versus inauthentique. C'est vraiment multifactorel et je trouve que c'est hyper intéressant d'interroger son rapport aux réseaux sociaux et à l'image. Et enfin, le troisième axe qui parfois fait qu'on est inauthentique, c'est qu'on a peur du rejet fondamentalement. Et c'est normal parce qu'en fait, on est fait. pour vivre en groupe, en effet, pour vivre avec d'autres personnes, et pas être isolée. Et c'est vrai que quand on a peur du rejet, quand on redoute ça, au final, parfois on se retrouve à cacher ses opinions. On minimise ses émotions, on va éviter les conflits. En fonction de la personnalité que tu as, tu vas suradapter ta personnalité. Ça, je sais que ma personnalité, par contre, ça c'est quelque chose où je suis assez constante, vraiment. Je suis caméléon, c'est-à-dire que... Je peux évoluer dans plein d'environnements, avec plein de groupes différents, plein de personnes différentes, plein de codes différents. En restant la même, c'est pas je me retrouve dans un groupe, je vais dire blanc, je me retrouve dans un autre groupe, je vais dire noir. Et j'ai complètement changé et de personnalité et d'avis et d'opinion. Ça, c'est pas vrai. Mais c'est vrai que la peur du rejet fait que parfois, tu minimises en fait. Tu minimises ce que t'aimerais dire. tu t'empêches de... T'as quelque chose qui te traverse l'esprit et tout d'un coup tu vas retenir ce que tu voulais dire, tu cherches à éviter les conflits, par exemple moi je sais que pendant de très très nombreuses années, en fait j'ai pas peur du conflit mais je n'aime pas le conflit. Voilà, il y a des gens qui aiment bien être rentre dedans, moi je trouve, à nouveau ça s'allonge que moi, mais je trouve que c'est un peu une perte d'énergie, j'ai autre chose à faire que de me retrouver au final à gérer des conflits, à gérer le conflit sur le moment même, le gérer après conflit, gérer le... Je ne sais pas, la réconciliation, vraiment, ça ne m'intéresse pas du tout. Je ne suis pas conflictuelle. Mais comme je le disais, je n'ai pas peur du conflit. Mais malgré tout, je n'aime pas ça. Donc, à choisir, je ne vais pas être rentre-dedans et hyper agressive. Et voilà, il y a aussi des moments où j'estime que ça ne sert à rien d'essayer d'avoir... Pourtant, mon mari va rigoler quand il entend ça, parce qu'évidemment, pour lui, ça ne s'applique pas. Mais il y a des moments où je trouve que ça ne sert pas d'avoir raison à tout prix. Et voilà, il faut juste lâcher l'affaire. Mais c'est vrai que c'est intéressant de se poser la question de est-ce que je n'exprime pas quelque chose parce que simplement je trouve que ça ne vaut pas la peine ou est-ce que c'est parce que fondamentalement... J'ai une peur qui est un peu plus profonde, il y a quelque chose de sous-jacent et j'ai peur de ne pas être acceptée, j'ai peur d'être rejetée. Et dans ces cas-là, c'est vrai que c'est intéressant de se poser la question de quel est ton rapport à peut-être à une personne, à une situation. Parce que voilà, le moment introspectif que j'ai envie de partager avec toi là-dessus, c'est que parfois tu vas tellement être douée dans la manière dont tu t'adaptes et dont tu abordes certaines situations que tu vas finir un peu par te perdre en chemin et ne pas savoir qui tu es réellement. Donc ça vaut la peine de parfois aussi s'interroger de est-ce que tu fais certaines choses juste parce que c'est vraiment fondamentalement ce que tu as envie de dire ou envie de faire ou est-ce que tu t'adaptes et tu changes un peu ta personnalité parce que tu as fondamentalement peur du rejet. On vient d'expliquer du coup ce que c'est d'être inauthentique et pourquoi, quelles étaient certaines des raisons, donc le besoin d'être accepté, les réseaux sociaux et l'image, la manière dont on est formaté. mais aussi la peur du rejet, qui sont des axes complètement valables. Ici, le but, c'est vraiment de te faire réfléchir, pas de trancher une fois pour toutes en disant ça c'est bien, ça c'est pas bien, c'est pas du tout le but. Mais voilà, maintenant qu'on a parlé de ce qui pouvait influencer l'authenticité ou non, la suite dont j'ai envie de parler, c'est au final, à quoi ressemble une personne qui est vraiment authentique ? Au final, une personne qui est vraiment authentique, qui a plusieurs caractéristiques. des traits saillants en fait, qu'on peut un peu mettre en exergue, c'est qu'une personne authentique, elle est cohérente. Donc ça veut dire que quand t'es authentique, ça veut dire que même quand tu es seule, même quand il n'y a personne qui va t'observer, au final tu vas avoir exactement la même personnalité, seule, avec tes amis, au travail, en ligne. Et ça je trouve que le fait de savoir que tu gardes la même personnalité de manière transversale, Et cette cohérence, c'est aussi ce qui définit quelqu'un qui est authentique. C'est-à-dire, peu importe que ça plaise, que ça ne plaise pas, mais j'ai cette cohérence qui me définit, qui définit ma personnalité. Ça ne veut pas dire que je suis quelqu'un de parfait ou de parfaite, mais ça veut juste dire que je suis cohérente. Ça, je trouve que quelqu'un qui, comme je le disais, là, on peut avoir l'impression que je me lance des fleurs, mais comme je le disais, le fait que moi... quand je change de groupe, je ne change pas de personnalité, ça c'est vraiment quelque chose qu'on peut dire de ma personne, c'est que je suis cohérente. Alors évidemment avec le cavéade, comme je le dis, parfois il peut y avoir des contradictions, j'évolue sur certaines choses, mais globalement, vraiment, je suis quelqu'un d'ultra cohérent. Parfois même, j'ai l'impression de raconter les mêmes histoires aux mêmes personnes et je suis là, wow, ça fait peur de voir à quel point c'est, voilà, il y a cet axe transversal de... la cohérence. Donc voilà, quelqu'un qui est authentique, c'est quelqu'un qui est cohérent. Une personne qui est authentique aussi, c'est une personne qui ose dire non. Alors ça, moi je sais que ça a été un gros travail sur moi-même aussi, d'être un peu, parce que voilà, moi j'étais un peu people pleaser, c'est-à-dire je voulais tout le temps faire plaisir aux gens, quitte à parfois m'oublier moi. Ça j'avoue que c'est plus dur pour moi, c'est un travail qui a été un peu plus de longue haleine. Et de vraiment m'affirmer, mettre mes limites. Maintenant, j'y arrive beaucoup, beaucoup mieux. Et je trouve qu'en fait, quand on arrive à l'âge adulte, c'est plus facile de s'affirmer. Mais Dieu sait que par le passé, il y a vraiment des moments où... Là, justement, quand on parlait un peu de la peur du rejet et tout ça, quand j'étais ado, il y avait parfois des choses... Alors, heureusement, jamais des choses qui m'ont mise en danger, qui m'ont vraiment fait que je me suis forcée à faire des trucs qui ne me convenaient pas du tout. Ça, heureusement, ça, je bénis l'univers. mais malgré tout, si je suis complètement honnête, il y a des moments où, par exemple, ça peut être aussi tout simplement se forcer à faire quelque chose, se forcer à voir quelqu'un, alors qu'en fait, ton niveau de fatigue est tel que simplement, tu voudrais dire non, ça ne va pas, mais tu es déjà à l'étape d'après en train de te dire oui, mais la personne va le prendre personnellement, si je ne tiens pas mon... Enfin, si au final, je ne vais pas la voir, elle va se dire que je ne tiens pas à la voir ou que je ne tiens pas à elle. Enfin bref, c'est un peu compliqué. Là, heureusement, ça s'est apaisé avec les années, mais... Quelque chose qui est hyper important de garder à l'esprit, c'est qu'au final, un oui forcé, un oui que tu vas faire alors que tu as envie de dire non, ça abîme ton estime de soi. Parce qu'en fait, ce que tu dis, c'est que c'est plus important de plaire à quelqu'un d'autre que de te plaire à toi-même. Si tout ton corps a envie de dire non, il faut que tu t'écoutes, il faut que tu dises non. C'est hyper important. Oser dire ce non. Mettre tes limites, ça c'est ultra important parce que voilà, vraiment mettre tes limites, c'est un acte d'authenticité en fait, c'est un alignement avec toi-même. Et justement, je viens d'écouter un podcast qui était hyper intéressant où c'était un podcast de Mel Robbins que je te recommande d'ailleurs, c'est en anglais mais c'est vraiment... Hyper bien, hyper bien fait. Et il y avait une intervenante qui expliquait que parfois, pour justement toutes les personnes qui étaient people pleasers, ça vaut la peine de, quand c'est compliqué en fait de dire oui ou non dans les médias, ça vaut la peine en fait d'un peu, désolé je vais faire du mauvais franglais, mais de repousser la réponse, de delay the response, donc c'est-à-dire mettre un temps de réponse. Voilà, mettre un temps de réponse quand tu donnes ta réponse, en fait, de si on te pose la question, est-ce que t'aurais envie de faire ci ou là, de directement dire, attends. donne-moi deux secondes, je vais regarder, par exemple, si je suis en couple avec la personne avec laquelle je suis en couple, je vais regarder mon agenda, je vais regarder si j'ai de la disponibilité. Et en fait, après de vraiment prendre ces quelques minutes ou ce temps de réflexion pour dire oui ou non, et t'assurer en fait que tu réponds pas uniquement dans l'immédiat. Et ça, je trouve que c'est une hyper bonne méthode, en fait, à appliquer. Je me suis dit, si j'avais eu cet outil il y a quelques années, ça m'aurait... tellement aidé. Mais voilà, donc je le partage. Je pose ça là. Peut-être que toi, ça te sera utile. Et moi, je sais que ça me sera encore utile parce que malgré tout, on dit parfois « recovering people pleaser » . Donc, quelqu'un qui se soigne, quelqu'un qui aime faire plaisir tout le temps aux autres. Et je pense que ça, c'est encore un cheval de bataille. Comme je disais, j'ai fait d'énormes progrès, mais c'est pas fini. On peut facilement replonger dans des vieux travers. Donc, voilà. Donc, Comme je le disais, dire non à quelque chose qui te vide, qui t'épuise, qui ne te plaît pas, c'est en fait te dire oui à toi-même. Et ça, c'est hyper important de savoir qu'une personne authentique, donc, elle est cohérente et elle ose dire non. Un troisième trait de caractère d'une personne qui est authentique, c'est qu'elle assume ses goûts et sa personnalité. Et ça, c'est le jour où on arrive à se détacher de ça, du regard des autres, de la validation extérieure, franchement, t'as plié le game. parce que tu arrives vraiment en fait à être toi-même pour la personne que tu es vraiment, justement sans chercher cette validation, en assumant complètement ce que tu aimes, ce que tu n'aimes pas, ta personnalité, et tu n'as pas besoin de chercher à convaincre tout le monde, de toute façon on est tous différents, tu n'es pas la tasse de thé de tout le monde, je ne suis pas la tasse de thé de tout le monde, il y a des personnes qui m'aiment, il y a des personnes qui me détestent, il y a des personnes qui me trouvent hyper cool, et il y a d'autres personnes qui pour exactement le même comportement vont me trouver extrêmement cringe et malaisante, Et c'est ok, c'est complètement valable en fait. Tu n'as pas besoin de chercher une validation constante, tu n'as pas besoin de jouer une version cool de ta personne. Tu as le droit d'aimer des choses qui sont considérées par exemple comme ringardes, qui ne plaisent pas à tout le monde. Tu as le droit aussi de ne pas avoir d'avis sur tout. Ça, je pense que c'est une vraie force en fait à l'heure actuelle parce que je trouve qu'on vit un peu dans l'ère où tu lis trois articles sur quelque chose, tout d'un coup, tu es devenu expert ou experte du sujet en question. Et c'est aussi OK de ne pas vouloir impressionner à tout prix ton entourage ou des gens que tu ne connais pas. Donc, assumer tes goûts et ta personnalité, pour moi, c'est vraiment quelque chose qui définit une personne authentique. Et enfin, la quatrième chose qui pour moi définit, évidemment il y en a plus, mais tu le sais, pour les fins de cet épisode, je suis obligée d'un peu cibler, mais pour moi quelque chose qui définit aussi fortement une personne authentique, c'est qu'une personne authentique accepte d'être imparfaite. Et justement, l'authenticité, ça attire beaucoup plus que la perfection. C'est pour ça que justement, je faisais un peu lien avec les réseaux sociaux. 2026, année de l'authenticité, on veut moins des choses ultra parfaites. J'ai vu des contes récemment où, par exemple, il y avait une nana qui était, sur le coup, elle était vraiment, c'est une nana qui était magnifique, qui était vraiment avec un lifestyle, un style de vie absolument canon ici. mais elle posait la question Elle posait la question sur une vidéo en disant « J'ai perdu beaucoup de followers, est-ce que vous pourriez me dire pourquoi ? » Franchement, là sur le coup, vraiment, Internet peut être extrêmement violent, mais globalement, en plus de la gratuité et de la méchanceté de certaines réponses qui n'étaient absolument pas nécessaires, le message de fond de pas mal de personnes à cette vidéo, c'était juste de dire « Tu partages des... » des objectifs de vie qui sont complètement inatteignables, qui ne sont pas réalistes, qui ne sont pas la vraie vie pour la plupart d'entre nous. Ça, c'était le message qui passait. Parce que voilà, en tout cas, je ne la connais pas. C'est vraiment quelque chose que mon algorithme m'a montré. Mais c'était la vidéo où il vraiment disait « Je suis passé d'un million de followers à 700 000 followers. J'ai perdu 300 000 followers. Est-ce qu'il y a quelque chose dans mon contenu qui vous déplaît ? » a changé et en fait c'était ça le message qu'elle a pris en réponse. Donc c'est vrai que Les gens, mais même moi, il y a parfois des choses qui sont ultra, ultra, ultra inspirantes sur des gens qui ont l'impression que toute la vie est parfaite et tout ça. Mais c'est vrai que... On ne va pas se mentir, ce qui fait qu'on se connecte de manière plus profonde et sincère, justement, c'est tout ce qui est vrai, en fait. C'est quand, parce qu'on se connecte rarement à tout ce qui est la perfection, mais on se connecte à ce qui est vrai, à ce qui résonne, au moment où, justement, les amitiés, au final, quand tu rencontres quelqu'un et que tu es dans des discussions de surface... où il n'y a pas de vulnérabilité, il n'y a pas d'échange sincère, ça ne veut pas dire que tu ne vas pas passer un bon moment, tu peux passer un excellent moment, mais c'est vrai que du coup, je trouve qu'il y a une certaine limite au degré de connexion que tu vas avoir avec quelqu'un. Moi, je sais que mes amis les plus proches, à l'heure actuelle, ce sont des amis qui... ne vont pas se dire tout va bien dans la vie de Céline. Non, ils connaissent absolument tout ce qui ne va pas, tout ce qui est plus compliqué, tout ce qui est vrai en fait, tout ce qui fait la vraie vie, de se dire il y a plein de choses qui sont parfaites, il y a plein de choses qui vont hyper bien et c'est hyper important d'être reconnaissant et aussi de savoir reconnaître, comme je le disais, tout ce qui va bien. Désolée, c'était un peu une répétition. Mais ce qui fait qu'on connecte plus profondément et plus sincèrement, c'est vraiment... Cette proximité de dire que tout n'est pas parfait et il y a cette authenticité. Donc voilà, comme je le disais, une personne authentique, c'est quelqu'un pour moi qui est cohérent, qui ose dire non, qui met ses limites, qui assume ses goûts et sa personnalité et qui accepte d'être imparfaite, tout simplement. Maintenant, la partie que j'aime bien, c'est toujours la partie un peu plus concrète. C'est justement, ok, super. À nouveau, t'as tout expliqué, génial, merci beaucoup, très clair, je l'espère. Mais comment, moi, je peux être un peu plus authentique au quotidien ? Parce que voilà, tu as déjà, j'ai déjà soulevé certaines questions, il y a peut-être des choses qui t'ont déjà interpellé, mais il y a maintenant quelques conseils, 5 conseils que j'aimerais te donner pour justement voir comment tu peux un peu mettre cette jauge d'authenticité. Le premier conseil que j'aimerais te donner, c'est d'observer où tu joues un rôle. Par exemple, pendant une semaine, tu pourrais noter tous les moments où tu te forces, où tu modifies ton comportement, où au final, tu te retrouves à dire oui alors que tu voudrais dire non. Et en fait, la question que tu peux utiliser par rapport à ce conseil, d'observer où tu joues un rôle, c'est de savoir avec qui au final, dans mes interactions, je suis le moins moi-même. on va pas se mentir, si tu travailles, je travaille dans le monde professionnel il y a toujours de toute façon un peu ce filtre où chacun trouve ce qu'il veut dans le monde professionnel il y a des personnes qui sont hyper proches de leurs collègues il y a d'autres personnes qui sont extrêmement distantes, je pense que vraiment tout est valable tout dépend de l'environnement dans lequel t'es, le milieu dans lequel t'es, le style de collègue que t'as, parce que voilà c'est pas forcément des personnes par la force des choses tu ne choisis pas les collègues et les personnes avec lesquelles tu travailles, donc bon je mets le professionnel à part Mais dans tout ce qui est à se faire privé, dans tes interactions du quotidien, dans tes amitiés avec ta famille, dans ton couple, je pense que ça vaut vraiment la peine de mettre un peu les mains dans le cambouis et de te poser la question de est-ce que je joue un rôle ? Et de prendre des notes, en fait des petites notes physiques ou des notes mentales. Mais justement de faire cet exercice de est-ce que je joue un rôle à certains moments ? Et ça, ça aide en fait un peu de savoir où se trouve le curseur. Mon deuxième conseil... C'est de te reconnecter à tes vraies envies. Parce que souvent, très souvent, au final, de manière générale, on vit selon des attentes familiales, une espèce de pression sociale. Parfois une pression même du couple, ça peut arriver, des pressions d'amis ou une espèce d'image de réussite qu'on a dans notre tête. Et c'est tellement important de réussir à entendre ce que toi, tu as véritablement envie de faire et de te reconnecter à ça. Et l'exercice que je te propose par rapport au fait de te reconnecter à tes vraies envies, c'est de faire deux listes. Et en fait, deux listes où tu vas répondre ultra sincèrement de qu'est-ce que j'aime vraiment. Et l'autre liste, c'est qu'est-ce que je fais pour être validé. Voilà, c'est tout ce que j'avais envie de dire sur ce sujet. Mais de justement te reconnecter à toi, tes vraies envies. Et en fait, le fait de faire cet exercice d'introspection, ça permet de manière percutante de savoir... Qu'est-ce qui a vraiment ton intérêt ? Au final, qu'est-ce que tu fais pour les autres et pas pour toi ? Le troisième conseil, c'est dire des petites vérités. Donc quand je dis dire des petites vérités, ça ne veut pas dire faire une révolution immédiate, justement envoyer se faire voir et paître tout le monde, comme je le disais. Ça, c'est la pire excuse dans les interactions sociétales. C'est dire oui, je suis comme ça parce que je suis authentique. Nope, ce n'est absolument pas ce que je t'encourage à faire. Quand je dis dire des petites vérités, c'est-à-dire oser exprimer ce que peut-être tu allais penser tout bas et que tu n'allais pas oser dire par, comme je le disais, pour du rejet, pour de déranger, mais par exemple dire je suis fatiguée. en fait, ou je ne suis pas à l'aise avec ça, ou je préférerais faire autre chose. Parce que ce qui est hyper important pour toi de comprendre, c'est que l'authenticité, ce n'est pas un truc acquis une bonne fois pour toutes, c'est une variable. Donc ça veut dire que ça se muscle, ça s'entraîne, ça se travaille. Mettre des limites, ce n'est aussi pas quelque chose qui se fait du jour au lendemain. Ça se teste et puis ça se réajuste. Et parfois, justement, ce qui est hyper intéressant, c'est que tu verras, quand tu essaies par exemple de mettre tes limites, parfois tu vas trop loin et tu es un peu trop... Un peu trop assertif, un peu trop agressif, si par exemple tu étais à toujours vouloir faire plaisir aux gens, quand tu bascules et que tu dis stop, je mets mes limites, souvent ton curseur est un peu trop loin. Et en fait, c'est en faisant cet exercice d'aller trop loin que tu dis, en fait je peux le mettre un peu plus bas et quand même obtenir le résultat que je souhaite obtenir, sans forcément réagir comme ça avec mon entourage et avec mes proches. Mais donc voilà, le troisième conseil que j'ai, c'est peut-être d'être, t'assurer que tu... Tu partages un peu plus des choses qui te traversent et tu dis à voix haute des choses que peut-être tu n'aurais pas dites et que tu aurais gardées pour toi, mais qui donnent des clés de lecture sur ce que tu ressens et ce que tu vis sur un certain moment. Donc ça, je trouve ça hyper important. Et d'ailleurs, moi je trouve que je parlais d'amitié dans laquelle on connecte bien, on est hyper sincère. Et évidemment que je trouve qu'à l'heure actuelle, parfois on se désiste aussi un peu trop, on est un peu moins fiable dans nos engagements. Et qu'on a peut-être un peu trop vite à... tendance à dire j'ai la flemme, j'y vais pas, basta, tant pis. Mais moi quelque chose que je respecte énormément, c'est par exemple quand avec des amis proches, on est juste capable de se dire les choses pour ce qu'elles sont réellement. À la fin d'une journée par exemple, on avait prévu de se voir, tout le monde a eu une journée hyper éreintante et une des personnes écrit à l'autre en disant ça te dérange si on repousse, on retrouve une date, mais aujourd'hui j'ai vraiment une journée de travail. ultra compliquée, qui m'a vraiment drainée. Est-ce qu'on peut repousser ça une prochaine fois ? Mais ça, je trouve ça tellement bien, parce qu'en fait, ça j'avoue que j'ai trop apprécié, je pense en particulier à une amie avec qui ça se passe souvent comme ça, et je trouve que c'est hyper important aussi de pas toujours inventer des espèces de semi-mensonges, genre en mode, je suis bloquée au travail, ça ne va pas se faire ce soir, et tout ça. Parce qu'en fait, je trouve que là vraiment, quand je pense par exemple à cette amie, ça c'est une des amies, c'est une de mes amies les plus proches, et je trouve que ça fait un bien fou, quand en fait on peut juste dire, et elle l'a fait, et moi je le fais, et on le fait, bon là on ne vit plus dans le même pays, mais de base, quand on vivait dans le même pays, c'est quelque chose qui arrivait, et qui arrivait de temps en temps, et des deux côtés, et ça je trouve que c'est vraiment bien aussi d'arriver à un moment de ton amitié où tu peux juste dire les choses pour ce qu'elles sont, sans jugement, ou sans avoir une crainte de la personne va surinterroger, de oui mais peut-être qu'elle n'a pas envie de me voir, non non ça je trouve que c'est apaisant, quand t'arrives aussi à cette dynamique dans tes amitiés où tu sais que non juste tu peux dire les choses pour ce qu'elles sont, c'est juste t'es fatiguée, ça va pas, et voilà ça va pas se mettre pour aujourd'hui, ça je trouve que c'est bien. Mon quatrième conseil, c'est, quand je disais, accepter d'avoir tes propres goûts et ta personnalité, c'est du coup d'accepter de déplaire. Parce que tu ne peux pas être profondément authentique et être aimé de tout le monde, c'est mutuellement exclusif. Et il y a certaines, tu le verras si tu fais un travail sur toi-même et que tu t'interroges sur ton authenticité, comment être plus authentique, il y a potentiellement certaines interactions, certaines relations qui vont être amenées à changer. parce que si... Ça reposait un peu sur quelque chose de superficiel, où tu n'osais pas être complètement toi-même. Le jour où tu oses être complètement toi-même et exprimer qui tu es réellement, c'est possible en fait que ça ne place pas à tout le monde et c'est quelque chose qui est complètement valable. Mais c'est valable des deux côtés. Toi, tu n'as pas à te forcer de te mettre dans un rôle et la personne de l'autre côté, si elle ne trouve plus non plus son compte dans l'interaction, dans une relation, c'est complètement valable de son point de vue aussi. Mais, Tu verras que quand tu changes, tu dois accepter de déplaire parce qu'il va y avoir potentiellement certaines réactions, il y a certaines personnes qui ne vont pas du tout comprendre, il y a certaines personnes qui ne vont pas apprécier en fait, parce que tu étais peut-être utile à ces personnes-là d'une certaine manière ou dans une certaine conjoncture, mais maintenant que tu cherches un peu à redistribuer les cartes, ça ne va pas forcément leur plaire. Et les amitiés évoluent, les relations évoluent, et ça je pense que c'est vraiment très important à avoir en tête, mais tout ce que tu fais, tu le fais pour toi et au final La personne qui compte le plus, c'est toi. Mais pas du tout dans une manière égoïste ou égocentrée. Là, je trouve que tu n'es pas forcément dans une chouette version de ta personne. Mais quand tu es dans une version où tu te respectes et tu respectes également les autres, mais parfois le fait de te respecter fera que ça déplaira à certaines personnes, ça fait partie du jeu et je pense que c'est important de l'avoir à l'esprit. Mais du coup, mon quatrième conseil, c'est que tu dois accepter de déplaire. C'est certain. ça va arriver, surtout si tu es dans une dynamique d'être plus authentique et de t'affirmer davantage. Donc, mon dernier et cinquième conseil, c'est je le disais, je parlais en fait un peu de parfois on joue des rôles, donc on est un peu du... on est un peu dans... on porte un espèce de masque, mais c'est justement passer de cette espèce de rôle, de personnage, à la présence de qui tu es réellement. Donc, c'est-à-dire tu dois vouloir moins impressionner. moins avoir raison, moins contrôler ton image tout le temps, et être beaucoup plus dans une dynamique où tu écoutes davantage, tu écoutes les autres, tu t'écoutes toi, et tu ressens davantage. Mais en fait, au final, c'est un peu ces images ultra intéressantes que je trouve quand tu as des espèces de petits graphes et des espèces de ronds comme ça, où on te dit ce que tu peux contrôler versus ce que tu ne peux pas contrôler. Et typiquement, il y a plein de choses que tu peux contrôler, c'est-à-dire tu peux... tu peux contrôler toi, tes émotions, comment tu te sens et tout ça, mais par exemple, tu ne peux absolument pas gérer la perception que les autres ont de toi-même. Là, tu vas te rendre malheureuse, ce sont des choses que tu essayes de contrôler. Donc c'est dans ce sens-là de vouloir moins impressionner, moins contrôler ton image, mais d'être plus à l'écoute et plus connecté à ton ressenti. Là, cette authenticité, au final, elle commence souvent quand tu vas arrêter de vouloir gérer la perception des autres parce que ce n'est pas le but. tu n'as pas de temps à perdre, et en fait être vraiment présent, vraiment aligné sur qui tu es, ce que tu ressens, c'est ça qui va te rendre gagnant ou gagnante, et au final tout le monde va en bénéficier, parce qu'une personnalité, ça c'est ce que j'ai vu, je parle de ma mince expérience, mais une personnalité qui est plus alignée, une personnalité qui se connaît réellement, je trouve que c'est une personnalité qui au final est beaucoup plus solaire, on sent en fait quand les gens sont fondamentalement alignés, je trouve. Tu me diras si tu as envie de faire un commentaire sur ce podcast, je serais ravie de te lire. Mais moi, en tout cas, c'est quelque chose qui me marque. Quelqu'un qui se connaît, quelqu'un qui est fondamentalement aligné. Ça se ressent, je trouve, en termes d'émanation, en termes de présence, en termes de prestance. Donc voilà, ça, ce sont les cinq conseils que j'ai pour toi. C'est conseil numéro un, observer où tu joues un rôle. Conseil numéro deux, reconnecte-toi à tes véritables envies. Conseil numéro trois. Fais l'exercice de dire des petites vérités. Mon conseil numéro 4, accepte de déplaire. Et mon conseil numéro 5, c'est passe un peu de ce personnage à une présence véritable où au final tu es ton propre centre d'attention et tu te reconnectes vraiment avec ton ressenti et ce que tu veux fondamentalement. Pour résumer tout ça, être authentique au final c'est absolument pas devenir quelqu'un d'autre. Mais c'est te permettre en fait d'élaguer et de retirer progressivement tout ce qui n'est pas vraiment toi. Ça c'est vraiment le point le plus important, c'est de t'écouter fondamentalement et d'assumer en fait qui tu es réellement. Et au final, c'est tout ce que je te souhaite, c'est d'arriver à ne pas avoir besoin de jouer un rôle. si c'est le cas pour toi, c'est d'éliminer tout ça, tout ce superflu, tout ce fluff qui n'est pas très intéressant, qui nous fait vivre en société, qui est peut-être quelque chose qui a fonctionné pendant de nombreuses années aussi, on ne va pas se mentir, en fonction des cadres et des cercles et des personnes qu'on s'est retrouvées à fréquenter et des relations, c'est aussi complètement normal de s'adapter, bien sûr, mais ce que je te souhaite, c'est au plus tu grandis, au plus tu... parviens à vraiment être toi-même et à connecter tout ce qui compte vraiment pour toi et justement c'est vraiment cette question sur laquelle j'aimerais te laisser, c'est justement de te poser la question dans quel sujet de ta vie tu es peut-être encore en train de performer et de jouer un rôle au lieu d'être vraiment toi et d'exister Donc voilà, si cet épisode t'a plu, n'hésite pas à le partager à quelqu'un, si ça peut faire plaisir, ou quelqu'un qui aurait besoin d'entendre justement qu'il peut arrêter de prétendre et que la personne, tu vois bien, que c'est une belle personne et qu'elle aurait tout à gagner à être plus authentique. Donc voilà, n'hésite pas à partager cet épisode autour de toi. En tout cas, moi, ça m'a fait tellement plaisir de pouvoir enregistrer cet épisode. Et je me réjouis du prochain. D'ici là, je te souhaite de bien prendre soin de toi. Et à très vite. Passe une très belle semaine. Bye bye !