Speaker #0Salut mes petits zombies dévoreurs de comics ! Aujourd'hui, on prépare son bol de popcorn ensanglanté parce qu'on va frissonner avec trois titres comics pile poil pour se faire peur à Halloween. Et pour commencer cette sélection de comics d'horreur, on va parler de Basketful of Heads. J'en ai déjà parlé il y a quelques années dans le podcast, à l'ancienne, quand il n'y avait pas encore de vidéos, dans des temps anciens. Vous voulez dire dans les temps anciens ? Mais pour vous proposer des titres pour Halloween, je suis obligé de vous le présenter à nouveau, parce que c'est vraiment un comics qui m'a marqué. Basketful of Heads, c'est un récit écrit par Joe Hill, dessiné par Léo Max, et mis en couleur par Dave Stewart, publié chez Urban Comics en 2021. Au cas où, Joe Hill, il vient pas de nulle part, dans le domaine de l'horreur, c'est déjà une sacrée pointure, et son petit papounet n'est tout simplement que le maître. incontesté des romans qui foutent la frousse, Stephen King. Il est allé à bonne école. On se retrouve en 83 sur une petite île du Maine où June Branch vient rejoindre son petit copain Liam. Sauf que quatre prisonniers s'évadent, une tempête particulièrement violente s'abat sur l'île et notre pauvre Liam se fait kidnapper. Pas de chance. Heureusement, June va mettre la main sur une étrange hache viking du 8e siècle qui possède une capacité pour le moins surprenante, puisqu'elle coupe des têtes, mais laisse leur propriétaire parfaitement conscient. Et June, elle est badass, pile à point, avec sa âge viking qui coupe des têtes là. Elle coupe très bien des têtes même. Mais les têtes continuent donc à parler, du coup, et hop, une tête coupée dans le panier, c'est comme ça qu'on va retrouver son amoureux. Alors évidemment, les têtes ont encore pas mal de choses à raconter. Mais peut-on vraiment faire confiance à quelqu'un qui a perdu la tête ? Je ne suis pas sûr. Et c'est là que le récit devient assez amusant, parce que Basketful of Ed s'est complètement décomplexé, totalement absurde, drôle et crade. On retrouve les codes du slasher, sauf qu'ici, on inverse un peu les rôles. Notre héroïne n'est pas simplement une victime qui cherche à échapper à un tueur. Elle va devoir se défendre, se débrouiller, et surtout, comprendre ce qui se passe réellement sur cette île. tout en jouant à cache-cache-coupe-coupe la tête. Il y a une vraie ambiance de comédie horrifique, avec ses personnages grotesques, ses situations complètement absurdes, et un humour noir génialissime. Mais surtout, ça me rappelle les vieux films d'horreur, enfin quand je dis vieux, des années 90, complètement débiles, qu'on trouvait genre au vidéoclub, par exemple La Main qui Tue, et qu'on regardait en mangeant du popcorn au micro-ondes. Franchement, c'est digne d'un film de la trilogie du Cornetto, Edgar White. doit être jaloux, je pense. Et graphiquement, j'adore. Déjà, les têtes coupées, elles sont bien dégueux. Elles ont un aspect presque zombiesque. Elles sont toutes défraîchies, cradingues. Et en plus, elles sont ultra reloues. Et Léo Max, il est quand même chaud parce qu'il arrive à donner énormément d'expressions à ses personnages. Forcément à Liam et à June. Mais surtout à ses têtes transformées en trucs pourrissants qui continuent à parler. Balèze, le type. Et puis... il y a cette pluie quasiment omniprésente qui rend l'ensemble encore plus poisseux. Ça donne une atmosphère bien pesante qui colle plutôt bien avec notre panier rempli de têtes parlantes. Les couleurs de Dave Stewart sont magnifiquement ternes. Elles participent énormément à cette ambiance. Ces moites, ces trashs, ça sent presque la vieille VHS qu'on aurait dénichée au fin fond d'un carton mouillé dans un grenier plein de toiles d'araignées géantes. qui mange les yeux des gens. Mais derrière son concept, complètement débile, dans le bon sens du terme, il y a quand même une véritable intrigue qui donne envie de découvrir ce qui se cache derrière toute cette histoire. Et franchement, qu'est-ce que c'est bon d'être un peu régressif de temps en temps ? Basketful of Heads, c'est exactement le genre de lecture que j'aime retrouver à Halloween. Du sang, de l'humour noir, des personnages haut en couleur et un plaisir de lecture absolument assumé. On adore ! On passe à la suite, à bord de notre vaisseau fantôme d'Halloween. Vous voyez Alien ? Vous voyez Lovecraft ? Bon bah, si on mélange les deux, ça fait Caliban. Et quand c'est Garcenis qui décide de faire cette mixture, ça donne forcément l'un des récits d'horreur spatial les plus cools pour passer un très bon Halloween intergalactique.
Speaker #0Caliban, c'est un comics écrit par Garcenis donc, dessiné par Facundo Percio. et publié à l'origine chez Avatar Press en 2014. En France, c'est Comics Initiative qui nous l'a proposé en février 2020. Et comme je parle d'aliens... Figurez-vous que je ne suis pas vraiment loin, parce qu'avant la sortie de Prometheus, Garcenis avait entendu parler de ce fameux préquel d'aliens et son cerveau malade s'était mis en ébullition. Il avait commencé à imaginer ce que pourrait raconter le film, à développer ses propres idées, sauf que quand Prometheus est finalement sorti, Ridley Scott avait pris une direction complètement différente. Alors plutôt que de jeter toutes ses bonnes idées dans le vide interstellaire, Ennis a décidé d'en faire son propre récit et ça donne Caliban. Et franchement, j'adore cette anecdote. En tout cas, Caliban, c'est un huis clos spatial entre deux vaisseaux. L'un est donc le Caliban, un vaisseau d'exploration minière avec des centaines d'humains à son bord, pour la plupart en train de faire un gros dodo, et l'autre, bah l'autre on sait pas trop en fait. Sauf qu'une collision improbable, ou plutôt une fusion... entre les deux bâtiments, oblige les membres d'équipage, encore éveillés, à explorer cet étrange vaisseau inconnu. Et cette fusion, elle donne aussi quelques planches assez effrayantes et malaisantes. Ils vont donc visiter le vaisseau d'en face, parce que le leur, il n'est pas beau à voir. Et ce qu'ils vont trouver dans le second vaisseau, c'est pas beau à voir non plus. Et ce qui va leur arriver, c'est encore moins beau à voir. Par contre, ce qui est beau à voir, c'est la façon dont Facundo Pertio s'éclatent au dessin. Franchement, je comprends que ça ne plaise pas à tout le monde, mais c'est typiquement mon délire. Les visages, les traits francs mais super nets, les textures un peu enrobées, cette impression de matière et surtout une masse de détails, sans oublier les couleurs qui participent énormément à cette ambiance organique et malsaine. Comme dans Basketful of Heads, ici aussi ça dégouline, mais ce n'est pas de la pluie. c'est plutôt de la bave extraterrestre. Il y a du surnaturel, il y a de la grosse bébête avec plein de dents pointues et des tentacules, et il y a de la folie qui s'installe. Et tout ça en seulement un volume. Mais ce que je trouve particulièrement réussi, c'est cette sensation d'enfermement. L'espace, c'est infiniment grand, et pourtant, nos personnages sont coincés dans des couloirs étroits avec quelque chose de terrifiant qui les attend certainement au prochain détour. Et surtout, aucune échappatoire. Personne ne peut venir les sauver, aucune possibilité de simplement prendre ses jambes à son coup. L'équipage est prisonnier de sa propre condition. Franchement, si Ridley avait plutôt adapté ça à la place de Prometheus, on aurait peut-être préféré. En tout cas, une chose est sûre, c'est qu'une fois ouvert, on ne lâche pas ce comics qui se lit d'une traite. Parfait pour aux soirées claustro-cosmiques. Et on arrive à notre dernier comics de l'affreuse qui fout les chocottes. Imaginez un peu. Un méchant virus pas très sympa qui s'attaque à nos super héros favoris. Et ce virus, c'est pas un petit rhume, c'est pas la grippe, c'est même pas le Covid. Non, ce virus, il rend tout simplement cannibale. Miam miam. Alors maintenant imaginez Deadpool cannibale, Spidey qui veut manger de la chair humaine, ou Hulk qui voudrait simplement se faire un sandwich à l'humain. Mais il reste un homme, et c'est Flingue. Et cet homme, c'est le Punisher. Bienvenue dans Marvel Universe vs The Punisher, une mini-série écrite par Jonathan Mabry, dessinée par Goran Parlov et mise en couleur par Lee Louidge. Publiée aux Etats-Unis en 2010, c'est pas tout jeune, mais c'est quand même ultra cool. Cinq ans après qu'une terrible épidémie a ravagé l'humanité, New York, toujours New York, n'est plus qu'un immense terrain de chasse où nos anciens super-héros sont devenus de véritables prédateurs. Mais Frank Castle, lui, est toujours là, bien décidé à nettoyer tout ça à grands coups de flingue. Et le Punisher doit faire face à des ennemis qui sont normalement ses potos super-héroïques. On passe donc de Deadpool à Spidey et par Hulk, mais on retrouve tout plein d'autres infectés, du style Captain America, La Chose ou même Venom, et tout un tas de super-héros devenus complètement dingues. D'ailleurs, il ne faut pas confondre ce récit avec... Punisher Kills de Marvel Universe, un comics de Garcenis, encore lui, et Doug Braceweight, qui était sorti en 1995 et qui reprenait déjà l'idée de faire flinguer tout le monde à notre cher Frank Castle. Un peu comme Dandelion, un sacre Marvel dont je vous ai déjà parlé dans le podcast. Il existe aussi Marvel Universe vs Wolverine et Marvel Universe vs The Avengers qui, eux, se déroulent dans le même univers que notre histoire de cannibales aujourd'hui. Voilà, Marvel aime bien envoyer ses super-héros se massacrer entre eux. Mais celui-ci est particulièrement horrifique. et se prête franchement bien au jeu d'Halloween. Bon, on va pas se mentir, des trois bouquins du jour, c'est celui qui a peut-être le moins de scénario, mais qu'est-ce qu'on s'en fout tellement c'est divertissant. Et puis, voir Frank affronter des personnages qui sont normalement beaucoup plus puissants que lui, ça a quand même quelque chose de particulièrement jouissif. Surtout que lui, il n'a pas de super pouvoir. Oh, il a des super flingues. Et une certaine expérience. Une sacrée détermination. Un vrai pitbull qui sert la mâchoire. Le dessin de Goran est relativement simple, sans trop de fioritures, mais ultra efficace. On peut dire qu'il va droit au but, comme une balle de Franck dans le crâne d'un mangeur d'hommes. Et j'aime justement cette efficacité. On n'est pas dans des planches qui cherchent à en mettre plein les yeux avec des milliers de détails. Ici, les expressions, les mouvements et la violence des affrontements suffisent franchement à faire le taf. Bon, ça pourrait être un chouille plus sanglant. Parce qu'avec des super-héros cannibales, il y avait quand même moyen de se lâcher un petit peu plus. Mais ça reste Marvel, faut bien vendre des figurines aux gosses. C'est quand même assez brutal, parfois dérangeant, mais sans aller dans l'ultragore. Personnellement, je possède ce récit dans la regrettée collection Marvel Dark de Panini, sortie en 2015. Mais à ma connaissance, il n'a jamais été réédité en album depuis ce temps-là en France. Et ça ? Ça, c'est de l'horreur, parce que franchement, pour Halloween, ça marche super bien. Heureusement pour vous, il reste toujours Vinted, Le Bon Coin, J.B.R. Joseph ou Bouligné, par exemple, pour essayer de dénicher un exemplaire. En tout cas, on prend un plaisir coupable à voir notre monsieur Castle se castagner aussi librement avec tous nos super héros favoris. C'est pas le comics qui va révolutionner le genre, clairement pas, mais c'est court, c'est efficace, complètement décomplexé, et franchement, pour... terminer notre sélection Halloween, difficile de demander beaucoup plus. Et voilà mes petits monstres, on en a fini avec sélection dégoulinante d'horreur. J'ai fait la même chose pour les mangas, pour les courageux et courageux qui voudraient poursuivre l'aventure. Nous, on se retrouve bientôt, si le virus que j'ai chopé me laisse encore un peu de répit.