Speaker #0Bienvenue dans l'émission Sursum Corda, le podcast qui vous fait redécouvrir les trésors de la foi chrétienne, semaine après semaine. Je suis l'abbé Mathieu Raffray, prêtre et théologien, et je vous propose, à chaque épisode, de plonger ensemble dans le catéchisme de l'Église catholique, l'occasion d'éclairer les grands problèmes de notre temps, Les grandes questions de tous les temps à la lumière de l'enseignement de l'Église. Ce podcast est proposé chaque jeudi à 17h sur Radio Courtoisie, puis il est disponible le dimanche midi sur toutes les plateformes d'écoute. Soutenez-le en lui donnant des bonnes notes sur la plateforme d'écoute et faites-le connaître autour de vous. Épisode 2 18. La vie cachée de Jésus. Ce qui est très impressionnant dans l'évangile, lorsque l'on lit l'évangile et lorsqu'on étudie la vie de Jésus, c'est que cet homme, cet homme Dieu, nous le savons, a vécu pendant 30 ans de façon cachée. Et c'est en ce sens, ce que nous allons voir aujourd'hui, que la vie du Christ est un mystère. En effet, le Christ a commencé sa vie publique à l'âge de 30 ans et elle n'a duré que 3 ans. Or, il a prêché et il n'a fait des miracles que pendant 3 ans. Et ces 3 années ont évidemment changé l'humanité pour toujours. Alors essayons de commencer notre apprentissage de la vie de Jésus par cette période mystérieuse de la vie cachée de Jésus. Au numéro 101 de cet abrégé du catéchisme que nous commentons est posée la question En quel sens toute la vie du Christ est-elle mystère Toute la vie du Christ est un événement de révélation. Ce qui est visible dans la vie terrestre du Christ conduit à son mystère invisible, surtout au mystère de sa filiation divine. Qui me voit, voit le Père. dit Jésus au chapitre 14 de saint Jean. D'autre part, bien que le salut soit pleinement accompli par la croix et la résurrection, la vie entière du Christ est mystère de salut, car tout ce que Jésus a fait, a dit et a souffert, avait pour but de sauver l'homme déchu et de le rétablir dans sa vocation de fils de Dieu. Alors, ce que nous dit cette réponse en deux parties C'est d'une part que la vie du Christ en soi est un mystère, et d'autre part que ce mystère est un mystère qui réalise notre sanctification. Ce que cela signifie, c'est que si l'on veut connaître Dieu, eh bien il faut connaître le Christ et donc lire l'Évangile. Lorsque, enfin voilà, d'une certaine façon, le cœur de notre foi chrétienne est de notre accès à Jésus-Christ. Celui qui veut connaître Dieu doit le regarder en Jésus-Christ. Voilà pourquoi il faut lire l'évangile, le méditer. Voilà pourquoi il faut connaître la vie de Jésus et la méditer, c'est-à-dire essayer de s'en inspirer et de comprendre ce que ces paroles, la moindre de ces paroles, le moindre de ces gestes, nous dit de Dieu. Ce que Dieu veut nous dire, ce que Dieu nous dit à travers les actes et les paroles de Jésus. Je fais d'ailleurs une parenthèse au sujet de l'islam. Vous allez comprendre rapidement. Lorsque ça m'arrive régulièrement que des musulmans me disent, me Ausha comme on dit, en disant oui mais vous vous avez Jésus, nous avons Mahomet, c'est très bien comme ça. Ou qu'ils me demandent au contraire de savoir comment connaître le christianisme parce qu'ils sont intéressés par le christianisme. Dans l'un et l'autre cas, je leur recommande de lire la vie de Jésus, de connaître Jésus-Christ. Et ils se rendent compte immédiatement, parce que c'est tout à fait évident, que la vie de Jésus n'a absolument rien à voir avec la vie de Mahomet. C'est-à-dire, indépendamment de tout jugement sur la personne et sur la religion. Et bien, la vie de Mahomet, Mahomet était un homme, j'allais dire, comme les autres, qui était même un chef de guerre, qui a tué des gens, qui a fait des batailles, des guerres, qui s'est battu, qui a eu des femmes, plusieurs. très jeune, etc. Donc il y avait des passions de violence, de sexualité, etc. Jésus est tout à fait différent. Jésus est un homme tout à fait original, tout à fait unique dans l'humanité. Et lorsque si l'on prend au sérieux ce qui est rapporté dans l'évangile, on ne peut qu'être passionné par cet homme et donc s'interroger sur qui il est. Il n'est pas un prophète comme les autres. Il n'est pas... Vous voyez, chaque sentiment du Christ a une portée immense. Et c'est un enseignement pour notre foi. Lorsque le Christ pleure, lorsque le Christ aime, lorsque le Christ est troublé, eh bien, ce sont toujours des sentiments, des gestes qui ont une portée infinie pour toute l'humanité. Donc, vous voyez ce que je veux dire. C'est souvent assez convaincant d'ailleurs pour les musulmans. qui font cet exercice de façon sincère. La vie de Jésus n'a absolument rien à voir avec la vie de Mahomet. Je ferme cette parenthèse et je rebondis sur cette question du mystère dans la vie du Christ. C'est la raison pour laquelle, d'ailleurs, les chrétiens, nous chrétiens et nous catholiques, nous prions le chapelet, le rosaire même, en méditant les différentes parties et les différents événements de la vie du Christ. parce que, et je vous encourage évidemment tous à prendre cette habitude de réciter le chapelet chaque jour, et pour chaque dizaine de chapelets, de méditer rapidement sur l'un des événements de la vie du Christ. Parce que ce sont ces événements eux-mêmes qui sont la réalisation de l'œuvre de la rédemption. Évidemment, tout s'accomplit dans l'œuvre du Christ. qui est sa mort et sa résurrection, que nous allons bientôt célébrer, que nous célébrons pendant la semaine sainte et à Pâques. Mais chaque événement de sa vie, que ce soit sa vie publique ou sa vie privée, sa vie cachée, pardon, participe, réalise à leur façon, comme on va le voir maintenant, comme on va le voir aujourd'hui, cette œuvre de la rédemption. Alors, je disais, il y a deux parties dans cette réponse. D'abord, le fait que... qui me voit, voit le Père, qui voit le Christ, voit le Père. Et d'autre part, la vie entière du Christ est un mystère de salut, parce que tout ce que Jésus a fait, a dit et a souffert, a participé au salut des hommes. Deuxième question sur cette vie cachée de Jésus, quelles ont été les préparations des mystères de Jésus La réponse du catéchisme est la suivante. Avant tout, il y eut durant de nombreux siècles une longue espérance que nous revivons pendant la célébration liturgique du temps de l'Avent. Outre l'attente obscure qu'il a établie dans le cœur des païens, Dieu a préparé la venue de son Fils à travers l'ancienne Alliance jusqu'à Jean-Baptiste, qui est le dernier et le plus grand des prophètes. La venue du Christ, en effet, s'inscrit dans l'histoire. C'est dans une histoire tout à fait particulière, l'histoire du peuple choisi par Dieu, du peuple hébreu, évidemment du peuple juif, qui a été formé dans les mains de Dieu, comme un potier forme un objet, un vase d'argile. Le peuple élu a été formé pour cet événement, pour recevoir le Fils éternel de Dieu, la seconde personne de la Sainte Trinité, qui se fait homme. Mais toute l'ancienne alliance est orientée vers Jésus-Christ. Voilà d'ailleurs le drame des Juifs, de ceux parmi les Juifs qui n'ont pas reconnu le Christ, qui n'ont pas reçu le Messie. Ils ont par là été infidèles à toute l'existence même, à toute la raison même de leur existence. Et voilà d'ailleurs la raison pour laquelle les Juifs d'aujourd'hui, les Juifs non chrétiens évidemment, il y a des Juifs du peuple juif qui sont chrétiens, Mais il n'y a plus d'ancienne alliance, il n'y a plus d'alliance aujourd'hui avec le peuple juif, parce que le peuple juif avait été destiné par Dieu à accomplir cette naissance, et dans l'incarnation, la venue du Messie, la venue de Jésus. Et après la venue de Jésus, le peuple juif n'a plus cette mission. Et c'est tout le drame actuel des Juifs d'aujourd'hui avec Jérusalem, avec la Terre Sainte, etc. Mais la Terre promise n'est pas promise aux Juifs d'aujourd'hui. Elle était promise aux Juifs de l'Ancien Testament pour... permettre la naissance du Messie, du Fils de Dieu parmi les hommes. Alors, cette préparation, justement, a pris des siècles et des siècles. Elle a été une longue préparation où Dieu, petit à petit, s'est façonné un peuple, lui a enseigné d'abord le monothéisme et le fait que Dieu connaît les hommes, qu'il les aime, qu'il les guide, et c'est toute une pédagogie. On peut dire que l'enfance de l'humanité, c'est d'une certaine façon l'ancienne alliance, puisque c'est Dieu qui enseigne aux hommes et qui les éduque, en permettant qu'ils soient infidèles, en les laissant faire leurs propres expériences, comme des parents laissent les enfants faire leurs propres expériences, les corrige avec bonté, parfois avec un peu de fermeté, en fonction de l'âge, en fonction des circonstances, pour façonner la plus belle des âmes possible, et pour façonner, dans le cas de Dieu, le plus beau des peuples possible, qui pourra donner naissance à cet enfant divin. Alors, c'est évidemment ce que l'on fait pendant le temps liturgique de l'Avent, à savoir la préparation latente. de la venue du Christ. Et cette alliance s'est terminée jusqu'à Saint Jean-Baptiste, qui est le dernier et le plus grand des prophètes. Jésus, évidemment, n'est pas un prophète, puisqu'il est l'accomplissement de la parole de Dieu. Il est Dieu lui-même qui parle aux hommes. Il n'y a plus besoin de prophète, puisque le prophète, c'est celui qui annonce quelque chose, qui annonce le Christ, justement. Il n'y a plus besoin de prophète, puisque le Christ est lui-même Dieu qui se révèle immédiatement. Alors passons maintenant à ce qu'on appelle cette vie cachée de Jésus. Question 103. Qu'enseigne l'évangile sur les mystères de la naissance et de l'enfance de Jésus Alors nous allons ici faire une liste brève des grands mystères de la vie de l'enfance de Jésus et puis voir ce qu'il nous enseigne, donc nous allons voir ce qu'il réalise de notre salut. À Noël La gloire du ciel se manifeste dans la faiblesse d'un nouveau-né. On peut dire en effet qu'à Noël, ce sont les extrêmes qui se rejoignent. Dieu, dans sa toute puissance, prend les traits d'un enfant dans sa simplicité et dans son caractère séduisant. Qui peut encore être méchant devant un petit enfant qui pleure dans son berceau Même le plus grand des méchants est attendri. Donc, Dieu, le Dieu créateur du ciel et de la terre, le Dieu qui a fait les milliards d'étoiles et les milliards de grains de sable, eh bien, ce Dieu-là se rend attendrissant et se rend facile à aimer. Voilà, peut-être, on pourrait en parler très longtemps, évidemment, mais le cœur du mystère de Noël, Dieu se rend facile à aimer, facile à approcher. Ensuite, la circoncision de Jésus est le signe de son appartenance au peuple juif. et la préfiguration de notre baptême. Alors l'appartenance au peuple juif, nous venons de parler de l'importance de cette préparation qui a duré depuis plus de 4000 ans, comme dit le chant de Noël. Depuis plus de 4000 ans, nous le promettaient les prophètes. Donc cette appartenance au peuple juif a été marquée dans la vie du Christ par la circoncision, puisque dans l'Ancien Testament, Dieu avait demandé... comme signe d'appartenance des garçons au peuple, donc d'appartenance à Dieu, ce geste de la circoncision. Et donc le Christ a versé pour la première fois une goutte de son sang quelques jours après sa naissance, au moment de la circoncision, comme signe de cette alliance dans la chair, cette alliance de Dieu avec son peuple. Dieu s'est constitué un peuple, mais en marquant ce peuple dans sa chair, par la circoncision. Mais ce n'est pas tout. La circoncision, évidemment, est une préfiguration de notre baptême. Bien sûr, puisque le baptême, c'est le signe, c'est le geste qui nous fait membre de l'Église, qui nous fait enfant de Dieu, et donc qui manifeste, pour les chrétiens, leur appartenance à Dieu. Le fait d'être enfant de Dieu, d'être marqué du signe de Dieu, marqué du signe de la croix, voilà pourquoi on baptise en faisant le signe de la croix avec de l'eau. Et bien, de la même façon, vous voyez le parallèle, je viens de dire que par la circoncision, les juifs étaient marqués charnellement. comme appartenant à Dieu, les chrétiens sont marqués spirituellement par le baptême comme appartenant à Dieu par Jésus-Christ. Ensuite, l'épiphanie est la manifestation du roi messie d'Israël à toutes les nations. Effectivement, dans l'épiphanie, la royauté de cet enfant qui semble insignifiant puisqu'il naît dans un bled. même dans une grotte dans la banlieue d'un bled, au fin fond d'un pays qui n'avait pas de grande importance au point de vue géopolitique. Il aurait pu naître à Rome, dans le palais de l'empereur Auguste, ou au milieu de là où l'humanité pensait que se déroulaient les choses importantes. Non, non, bien sûr, Dieu choisit ce petit village reculé au fin fond de la Galilée. Et... Mais néanmoins, il y a déjà d'une part les anges du ciel qui interviennent, et d'autre part il y a ces rois qui viennent de loin pour adorer cet enfant et pour reconnaître sa royauté sur le monde, pour reconnaître son pouvoir, pour reconnaître sa puissance, alors qu'il n'est qu'un enfant né dans une crèche. Ensuite, dans la présentation au temple, en Siméon, et Anne, c'est toute l'attente d'Israël qui vient à la rencontre de son sauveur. Le vieillard Siméon et la vieille femme Anne, qui sont les premiers, en quelque sorte, après les bergers, après les rois mages, mais qui sont les premiers membres du peuple juif, des juifs pieux, qui avaient bien lu, justement, bien écouté, bien compris ce qu'était le peuple juif et sa destinée, eh bien... ce sont les deux premiers qui prennent dans leurs bras cet enfant et vous connaissez la prière du vieillard Siméon qu'il faut dire qu'il faut dire chaque soir qu'on peut dire chaque soir que les prêtres et les religieux dans le monde entier en tout cas disent chaque soir dans l'office des complices le non dimitis servum tuum domine maintenant vous pouvez laisser partir votre serviteur en paix Seigneur parce que j'ai vu le le Le salut, parce que mes yeux ont vu le salut. Voilà les paroles du lierre Siméon à qui Dieu avait promis de voir la réalisation de la rédemption, de voir le Messie. Et c'est ce qu'il se passe lors de la présentation au temple. Et donc c'est le mystère de la rencontre de Dieu avec finalement chacun d'entre nous. D'ailleurs, petite parenthèse tout à fait existentielle. lorsque j'étais moi-même au séminaire, on recevait, c'était la coutume dans cette communauté, on recevait la soutane la première année et le surpli le jour de la fête de la présentation de l'enfant Jésus au temple. Et c'était symboliquement très très beau, justement. C'était le fait de Dieu, enfin, la présentation au temple, c'est conformément à la loi juive, les parents de l'enfant Jésus qui offrent leur enfant à Dieu, qui le consacrent d'une certaine façon à Dieu, comme c'était la coutume selon la loi juive. Et bien c'était très beau dans cette fête de la purification et de la présentation de l'enfant Jésus au temple, de se donner soi-même en recevant la soutane, en revêtant l'habit du clair et comme symbole de l'appartenance à Jésus-Christ. Voilà, je ferme cette parenthèse. C'est pour ça que cette fête m'a toujours beaucoup touché pour ce motif, en particulier parce que chaque année, le 2 février, c'est le fait de l'anniversaire de la première fois où j'ai revêtu la soutane et que je n'ai jamais quitté aucun jour de ma vie depuis le 2 février 2004. Alors ensuite, la fuite en Égypte et le massacre des innocents annoncent que la vie entière du Christ sera sous le signe de la persécution. Cela nous annonce à nous aussi que notre vie chrétienne est une vie de combat, de combat spirituel. Et que le massacre des innocents, vous savez qu'on le fête juste après Noël, le 28 décembre, pour montrer, pour symboliser d'une certaine façon que le mystère d'iniquité, du mystère du mal, s'acharnera contre Jésus-Christ. Puisque si les anges se réjouissent de la naissance du Christ... Évidemment, en même temps, les démons s'en lamentent et cherchent à s'en venger. à se venger de cela sur les innocents, que sont les saints innocents, que sont ces petits enfants massacrés sur l'ordre du roi Hérode, qui voulait lui-même faire tuer cet enfant roi. Enfin, son retour d'Égypte rappelle l'Exode et présente Jésus comme le nouveau Moïse. Il est le libérateur véritable et définitif. Oui, Jésus-Christ a été un migrant puisqu'il est parti en Égypte pour fuir la persécution. Mais il est rentré chez lui comme migrant, il est parti en exode, en exil, mais il revient chez lui dès que cela est possible pour réaliser sa mission comme le nouveau Moïse, le libérateur véritable et définitif. Alors nous en venons maintenant au sens de cette vie cachée de Jésus pendant 30 ans à Nazareth. Numéro 104. Quel enseignement nous offre la vie cachée de Jésus à Nazareth. Durant la vie cachée à Nazareth, Jésus reste dans le silence d'une existence ordinaire. Voilà, cette phrase est magnifique. Jésus reste dans le silence d'une existence ordinaire. Il nous permet ainsi d'être en communion avec lui dans la sainteté d'une vie quotidienne faite de prières, de simplicité, de labeur, d'amour familial. Sa soumission à Marie et à Joseph, son père putatif, est une image de son obéissance filiale à son père. Avec leur foi, Marie et Joseph accueillent le mystère de Jésus, bien qu'ils ne le comprennent pas toujours. Je disais tout à l'heure que ce mystère de la vie cachée, c'est un mystère d'apprentissage, dans le silence et la discrétion. Sans doute une phrase à méditer, un élément à méditer. On trouve Jésus dans le silence et la discrétion, et non pas, le plus souvent en tout cas. non pas dans le bruit et l'agitation. On peut dire aussi, d'une certaine façon, que Jésus-Christ a glorifié de cette façon la vie de famille, la paternité, la maternité, la transmission qui se fait au cœur de la famille, dans le sein d'un foyer. Il a aussi glorifié, d'une certaine façon, le travail manuel, en étant au charpentier, aux côtés de son père, en apprenant un travail. Et il a montré que l'homme est fait pour s'accomplir. dans la vie familiale, dans la simplicité et la sainteté d'un foyer chrétien. Et que finalement, on peut en déduire beaucoup de choses là aussi, mais on peut en déduire en particulier que la foi se transmet par les familles chrétiennes, par les foyers chrétiens, et que c'est comme ça que l'on forme les futures générations de chrétiens et que l'on change le monde, comme le Christ a changé le monde, en formant, d'abord en formant... des cœurs chrétiens dans le sein de foyers catholiques. J'invite tous ceux qui sont père et mère de famille à prendre cela très au sérieux. La prière du soir en particulier, la prière quotidienne en famille, ça ne doit pas être une option, c'est obligatoire pour une famille chrétienne de prier ensemble. Rien de plus beau pour un enfant que de voir ses parents prier. Et il n'y a rien de plus important pour des parents que d'apprendre à leurs enfants à prier, et surtout à vivre. avec Dieu au centre du foyer, Dieu au cœur du foyer, comme quelque chose de tout à fait naturel et au contraire de très satisfaisant, de très élevant et qui rend le foyer meilleur, qui rend chacun des membres du foyer meilleur. Enfin, il y a un événement qui n'est pas mentionné ici, c'est le moment où Jésus a été retrouvé au temple quand il avait 12 ans. Ses parents montent à Jérusalem et puis ils repartent dans la caravane et au bout de trois jours, ils se rendent compte qu'il n'était plus là. Alors trois jours d'absence, c'est évidemment déjà une annonce des trois jours de la mort du Christ. Et puis il le retrouve au temple, dans le temple, là où se trouve Dieu. Donc c'est là aussi peut-être une annonce de la résurrection. Et il est en train d'enseigner les docteurs de la loi. Et quand sa mère lui dit Pourquoi nous nous inquiétions, ton père et moi, pourquoi tu fais cela Et la réponse du Christ est tout à fait... solennel, il dit, pourquoi vous êtes-vous inquiété Ne savez-vous pas que je devais être aux affaires de mon Père Être aux affaires de son Père. Voilà l'œuvre du Christ, réaliser la volonté de son Père. Il vient, envoyé par le Père, il vient pour réaliser l'œuvre de Dieu dans le monde. Et d'ailleurs, un petit détail, ce qui est très beau, c'est que le Christ lui-même prie son Père. Alors, il est Dieu, évidemment. Mais il prie son Père par sa nature humaine, par son âme humaine, parce que Dieu ne prie pas en lui-même, évidemment. Mais c'est l'humanité de Dieu, de Dieu, l'humanité du Christ qui prie Dieu. Et du coup, Jésus s'adresse à son Père. Jésus étant la deuxième personne de la Trinité, s'adresse à son Père pour nous enseigner nous-mêmes à nous adresser à Dieu comme à un Père. Notre relation, la relation de tous les hommes envers Dieu, est une relation de paternité, de Dieu comme Père, que le Christ nous enseigne. puisqu'il est lui-même engendré par Dieu de toute éternité. Voilà, enfin, dernière question de cette partie, numéro 105. Pourquoi Jésus reçoit-il de Jean le baptême de conversion pour le pardon des péchés Pour commencer sa vie publique et pour anticiper le baptême de sa mort, il accepte ainsi, bien que sans péché, d'être compté parmi les pécheurs. Lui, l'agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. Le Père le déclare son fils bien-aimé. Et l'Esprit Saint descend sur lui. Le baptême de Jésus est la préfiguration de notre baptême. C'est une manifestation trinitaire, une épiphanie de la Trinité, puisque pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont manifestés physiquement. Le Père par cette voix qui se fait entendre, le Saint-Esprit par cette colombe qui apparaît, et le Fils évidemment en Jésus-Christ. Donc c'est le baptême du Christ. annonce évidemment le début de son ministère public, comme nous le verrons la prochaine fois. Alors comme toujours, prions l'Esprit Saint de nous éclairer pour mieux comprendre, mieux intégrer dans notre vie cet enseignement de l'Église. Venez, Esprit Saint, remplissez les cœurs de vos fidèles et allumez en eux le feu de votre amour. Envoyez votre esprit, Seigneur, il se fera une création nouvelle et vous renouvellerez la face de la terre. Prions. Au Dieu qui avait instruit les cœurs de vos fidèles par les lumières du Saint-Esprit, donnez-nous par ce même esprit de comprendre et d'aimer ce qui est bien, afin de jouir sans cesse de ces divines consolations. Par Jésus-Christ notre Seigneur, ainsi soit-il. Merci à tous de votre fidélité et de votre écoute attentive de cet épisode. Faisons rayonner autour de nous ces belles vérités de la foi catholique. Et surtout, n'oublions pas de prier les uns pour les autres. Priez pour moi, je prie pour vous, et que Dieu vous bénisse. C'était l'abbé Mathieu Raffray. Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel épisode de Sourcoume Corda. Merci.