Speaker #0C'est bon, c'est décidé, je démissionne, je vais me reconvertir. Je vais devenir alpiniste en haute mer. Ça fait un moment que j'y pense, j'ai besoin d'un job qui a du sens, tu vois. Dans ma tête, c'est super clair, je me donne un an. Allez, hop, c'est parti. Ah bah non, c'est pas parti. Six mois plus tard, vous en êtes toujours au même point, à peaufiner votre business plan dans les moindres détails. Ah, sur le papier, c'est beau, c'est carré. Mais dans votre vie, rien n'a changé. Vert ou bleu, mon logo ? Je ne sais pas. Et si je demandais l'avis de la Terre entière pour être sûre ? Vous voulez que tout soit parfait avant de vous lancer. Vous détaillez, vous pinaillez, en fait vous procrastinez parce que vous avez la trouille. Je vous le dis tout de suite, le moment parfait n'arrivera jamais. Vous avez fixé une deadline, ça n'avance pas et vous commencez à flipper, à perdre confiance en vous. Alors que ce changement de vie, il est viscéral, il est vital pour vous. Vous sentez au fond de votre trip que vous êtes sur la bonne voie. Et je confirme, vous y êtes sur la bonne voie. Mais elle ne ressemble pas au boulevard que vous aviez imaginé. Du coup, gros doute, découragement et remise en question, et vous sentez poindre le retour à la casse compta chez Duchemol et Associés. Pas moi aujourd'hui, je suis là pour vous dire de vous accrocher, de continuer à écouter ce que vos tripes vous disent. Vous avez un rêve, ne lâchez rien. Bienvenue dans T'as changé ? Oui, et alors ? Le podcast des femmes qui arrêtent de s'excuser. Je suis Célia, je suis coach, et j'accompagne celles et ceux qui vont se lancer dans leur projet avec audace, liberté, et ténacité. Dans cet épisode, on va voir pourquoi on est tellement nombreux à avoir envie de changer de vie et finalement à y renoncer. Pas parce qu'on est mauvaise, juste parce qu'il y a un élément qu'on n'a pas anticipé. La part d'incertitude qui accompagne toute transformation. Quand on veut changer les choses, que ce soit au niveau pro ou perso, il faut être prêt à accueillir ce qui va arriver. et qui ne correspond pas forcément à ce que vous aviez imaginé. Changer de vie, c'est pas avoir un plan en cinq étapes en béton. Ça demande d'être persévérante et surtout d'accepter de naviguer dans l'inconnu. On est très très nombreux, surtout autour de la quarantaine ou de la cinquantaine, à vouloir changer de vie. Les changements de dizaines, ça appelle souvent à un petit bilan, genre... « Qu'est-ce que j'ai fait de ma vie jusqu'à maintenant ? » « Waouh ! Déjà 15 ans, je suis du schmob ! » « Mais où sont passées ces années ? » « Et de quoi j'ai envie pour la suite ? » À 50 ans, se rajoute aussi un léger sentiment d'urgence. « Si je ne le fais pas maintenant, je ne le ferai jamais. » Et là, vous scrollez sur Insta, et vous voyez tous ces posts hyper inspirants, tous ces gens qui ont tout lâché pour vivre à Bali, qui balancent des vidéos faites de coucher de soleil sur fond de yoga. Ou l'inverse. À partir du moment où vous avez commencé à chercher, l'algorithme vous a repéré, ce petit malin, et vous gaffe de mail. Comment se reconvertir ? Trouver un métier qui a du sens ? Rebondir après 50 ans les clés de la réussite ? Le changement, c'est devenu un business et quelque part, c'est normal. Ça correspond à une vraie tendance, à de vraies aspirations de pas mal de gens qui ont envie d'autre chose. Tous ces bilans de compétences, ces programmes qui vous disent qu'ils vont vous accompagner sur le chemin du changement, loin de moi l'idée de vous dire que tout cela ne sert à rien. J'ai moi-même fait un bilan de compétences, j'ai été coachée, et si j'ai une vie différente aujourd'hui, c'est bien grâce à ça. Le problème, c'est qu'on nous vend souvent des trucs clés en main, avec une promesse de résultat qui n'engage que ceux qui les font. Ça rassure, ça a l'air simple, c'est cadré. Ce qui me gêne dans toutes ces app... proche, c'est l'absence de prise en compte du changement dans sa globalité. On est tous différents. Chaque individu a sa propre histoire, son propre écosystème. Chaque parcours est unique. Changer de vie ou de taf ou d'habitudes qui ne nous font pas du bien, c'est pas la même si on est célibataire super à l'aise financièrement ou mère de famille fauchée. Et ça, c'est rarement dit en intro des bouquins de développement personnel. Donc surtout... partez de votre situation. Pas d'un truc générique. Ce qui compte avant tout, c'est ce que vous vous mettrez dans cette aventure. Comment vous allez traverser ces étapes qui vous emmèneront peut-être vers une transformation plus profonde que vous ne l'imaginiez, voire un tout autre chemin que celui que vous envisagez au départ. Partir sur un nouveau projet, surtout si vous partez sur quelque chose de radicalement différent, c'est pas une gentille autoroute bien balisée. C'est une route de campagne, un chemin de traverse, avec des bifurcations, des sens interdits, des cul-de-sac, des demi-tours, qu'il va falloir savoir négocier. Si je vous partage ça aujourd'hui, c'est que je parle en connaissance de cause. Il y a trois ans, j'ai entamé mon propre petit parcours du combattant. J'étais dans la même configuration que tant de gens aujourd'hui. Essorée par mes dix dernières années de boulot, je n'arrivais plus à donner le change. Je sentais bien que j'étais arrivée à bout de ma capacité à encaisser et à faire semblant. M'imaginer encore 20 ans à faire des réunions stériles et des reporting que personne ne lit, c'était au-dessus de mes forces. J'ai profité d'un licenciement pour quitter mon ancienne vie. J'ai changé de métier, de statut, j'ai déménagé. Mais ça a été un parcours beaucoup plus long et surprenant que ce que j'imaginais. Et je ne suis pas au bout, loin de là. Après des années de salariat et d'une vie disons bien rangée, j'avais un parcours tout tracé en tête. Et comme beaucoup, j'ai commencé par le plus facile. Alors je vais faire mon site, ma carte de visite, adhérer à des assos d'entrepreneuses et hop, à moi une vie de nomade connectée. En gros. Ce que je n'avais pas anticipé, c'est que si on travaille sur soi, si on prend de nouvelles orientations, c'est pas seulement de job. qu'on change. C'est tout notre écosystème qui sera bouleversé. Donc il faut se préparer à ça. Si vous voulez prendre un virage à 180°, ça va swinguer. Mon conseil, arrêtez de vous triturer la cervelle et foncez. Souvent, on est à 80% dans la préparation, 20% dans l'action. Je vous le dis, il faut inverser le ratio. Ne perdez pas trop de temps à haut réfléchir. Suivez votre instinct et ne vous laissez pas distraire par des freins, quels qu'ils soient. Mon but dans cet épisode, c'est de vous faire gagner du temps. Il y a quelques pièges à éviter et le premier, c'est d'écouter tout le monde, sauf vous. Donc on y va. Ça y est, vous avez démissionné, vous vous êtes fait virer, ça peut être une opportunité aussi, et vous êtes gonflé à bloc. Et déjà, vous vous retrouvez face à une première contradiction. On nous dit... partout, qu'il faut oser, trouver un boulot épanouissant, qui a du sens, se reconvertir. Et quand on le fait, on ne rencontre pas un enthousiasme délirant. Par exemple, vous avez votre premier rendez-vous France Travail, parce que oui, il faut parfois en passer par là, et vous présentez votre projet à votre conseiller. Et là, première douche froide. Alors attention, une reconversion, ça se prépare. Vous avez étudié le marché, vos concurrents, fait votre business plan ? Non, parce que le coaching, c'est à la mode. Il n'y a pas beaucoup de gens qui en vivent. Je préfère vous prévenir. Je vous inscris à un petit atelier création d'entreprise ? Il y en a un dans deux mois. Et en attendant, n'hésitez pas à regarder notre site. Merci, au revoir, à dans six mois. Je parle aussi de vos parents, vos amis, votre conjoint, vos collègues qui vont tous vous refiler leurs angoisses. C'est logique, puisque si vous changez d'itinéraire, ils seront impactés. aussi. En dehors des facteurs extérieurs, notre plus grand frein, c'est aussi souvent nous. Ah non mais j'ai 50 ans, c'est trop tard. Ou alors c'est pas le moment, les enfants sont trop petits, mon mari pourra pas gérer. Bah oui bien sûr. Vous êtes en fait pétri de trouille, de doute et c'est normal. Donc pour vous protéger de tout ça, bah vous faites rien, ou vous repoussez à plus tard. Un plus tard qui n'arrivera jamais. C'est sûr que changer, c'est prendre un risque. Et ce qui est sûr aussi, c'est que rien ne vous tombera dessus par hasard. Je parle souvent de ce sujet, ça me tient à cœur, mais c'est vrai qu'en France, contrairement aux pays anglo-saxons, on n'a pas la culture de l'échec. On n'est pas aux US. Hey, j'ai monté 150 boîtes, il n'y en a pas une qui a marché, mais je suis un entrepreneur dans l'âme. Bravo, David ! Là-bas, l'action est valorisée. C'est un apprentissage chez nous. l'échec, c'est juste une honte intersidérale. Je suis une coach sur Instagram qui s'appelle Mel Robbins et dont j'aime beaucoup l'approche. Elle a envoyé un petit message de motivation l'autre jour et elle disait « Quand vous vous plantez de route, le GPS ne vous dit pas « Tu t'es planté de route, t'es vraiment un loser, rentre chez toi » . Il réinitialise le parcours et on repart. Nous, on a tellement peur de se planter et d'être jugé qu'on est paralysé. Je me souviens que quand je me suis formée au coaching, j'étais vraiment dans ce mood-là. J'avais l'impression que ma réussite était littéralement une question de vie ou de mort. Maintenant que j'avais dit à tout le monde que j'allais être coach, j'aurais l'air d'une grosse ratée si ça ne marchait pas. Encore une fois, je me préoccupais de l'extérieur. Qu'est-ce que les autres allaient penser de moi si j'échouais ? Sauf que j'ai fini par comprendre que l'important, c'était qu'est-ce que moi, j'allais penser de moi si je lâchais ? J'en parlais un jour à une de mes formatrices et je lui disais à quel point l'échec me terrorisait. Et elle m'a répondu, mais attends, si c'est pas ça, ce sera autre chose. Ça a l'air tout con comme phrase. mais ça m'a libérée. Je n'avais qu'un seul chemin en tête et pour la première fois, je me suis dit que peut-être je ferais autre chose si ça ne fonctionnait pas et qu'au fond, rien n'était figé. Parce que c'était quoi l'important pour moi au fond ? C'était d'essayer, d'évacuer cette trouille que j'avais eue toute ma vie de déplaire et qui m'a fait faire des choix qui m'ont éloigné de moi, de ce que je suis profondément. Et j'avais juste envie de retrouver du p... plaisir à me lever le matin, enfin. Clairement, et ça concerne beaucoup les femmes, on ne nous apprend pas à croire en nous. On manque d'assurance. Et surtout, on n'a pas appris à se poser la question « qu'est-ce que je veux, moi ? » On nous a appris à tout bien faire, études, famille, job, mais au fond, à tout bien faire pour qui ? Pour nous ou pour les autres ? Et si on se réappropriait nos vies ? Imparfaites peut-être, mais la nôtre. Si vous êtes dans une démarche de développement personnel, vous entendez parler souvent de clarté. Forcément, c'est super important, quand on est dans une période de transition, de se poser et de réfléchir à ce qu'on veut. Ce qu'on a du mal à comprendre, c'est que la clarté, elle vient aussi, et surtout en avançant. Vous pouvez avoir ce fameux déclic dont on parle partout, mais si l'action ne suit pas, le déclic restera un pétard mouillé. Et ça me rappelle une autre expression que je trouvais un peu bateau. On apprend en marchant. En fait, je saisissais pas vraiment le sens de cette expression. Mais visualiser un gosse, un bébé, qui se dit « Tiens, j'ai envie d'aller là si j'essayais d'actionner mes petites jambes. » Il met un pied devant l'autre, il tombe, il se relève, il arrive à destination. Mais ce qu'il a découvert en chemin, c'est tout aussi important. Il a découvert qu'il peut le faire. Il a découvert qu'il prend confiance en lui. Et hop, il ira plus loin la prochaine fois. Faites pareil, lancez-vous. Alors ok, vous serez généralement moins encouragé en tant qu'adulte qu'un bébé qui fait trois pas sous les vivas de ses parents. Oh c'est bien mon chat, bravo ! Et bien sachez vous féliciter tout seul. Et surtout, faites en sorte d'être entouré par des gens qui vous portent, qui vous tirent vers le haut et qui applaudissent votre progression, qui sont là pour vous quand vous vous prenez un gadin et qui vous encourage à continuer. Une fois que vous êtes parti, vous aurez sûrement un sentiment d'euphorie. Ça y est, je commence ma nouvelle vie. Youhou ! Je fais mon site, ma carte de visite, mes posts LinkedIn comme on m'a dit. Et là, pchit ! Il ne se passe rien. Ben non, parce que personne ne vous attend en fait. Et là, j'arrive à un second point clé, la persévérance. Parce qu'après la phase d'excitation, L'énergie du renouveau, la réalité arrive, les doutes, la fatigue, les premiers obstacles et c'est là que tout se joue. Parce que changer de vie ce n'est pas une décision, c'est un processus. Et ce processus demande une chose qu'on sous-estime énormément, la persévérance. Persévérer, c'est continuer quand c'est flou, quand ça n'avance pas assez vite, quand vous avez l'impression de faire du sur place. C'est aussi accepter que le chemin soit plus long que prévu, que les résultats ne soient pas immédiats, et surtout que la motivation ne soit pas toujours là, parce que vous allez forcément passer par ces phases-là. La différence entre celle qui change de vie et les autres, c'est pas le cas. talent, c'est pas la chance. C'est la capacité à continuer même quand ça va pas comme on veut. Et pour persévérer en pleine turbulence, j'en arrive à un troisième point. Décidément, vous avez vu cette transition. Il faut savoir s'adapter. Évidemment qu'on aimerait que tout soit clair avant de partir. Sauf que ce que vous aviez prévu ne se passera pas comme prévu. Et c'est pas un problème. C'est même le principe. Chaque décision que vous prendrez créera des effets inattendus. L'effet papillon, ça vous parle ? Vous savez, ce petit changement que vous introduisez dans votre vie et qui peut transformer toute votre trajectoire. Si on reste sur un parcours de reconversion, vous ne changez pas juste de job. Vous changez d'environnement, vous changez de rythme, vous changez de relation et vous changez de perception de vous-même. Donc forcément, Ça va bouger dans tous les sens. Et là, votre force, ce ne sera pas de tout contrôler. Ce sera de vous adapter. Moi, j'ai appris qu'il faut savoir lâcher. Accepter qu'on ne contrôle pas tout, tout le temps. Et surtout, arrêter de forcer. Se détacher des injonctions et laisser de l'espace à l'inattendu. C'est en continuant d'avancer malgré l'incertitude que vous prendrez confiance en vous. et que vous aurez enfin la capacité de créer votre propre chemin. Combien de fois j'ai entendu, il faut que ça marche, j'ai pas de plan B. Eh bien moi je vous dirais bien que le plan B, C ou D, il faut l'envisager et que ça n'a rien de honteux, au contraire. Vous devez reprendre un CDD à un moment parce que vous avez besoin d'argent, eh bien c'est pas grave, il n'y a rien de honteux à assurer quand même sa santé financière. Ne pas rester rigide sur ses positions, c'est aussi la clé de la réussite. Et c'est ce qui vous permettra de saisir les opportunités que la vie va vous offrir. Peut-être que vous vous rendrez compte qu'ébéniste, c'est pas fait pour vous. Que vous préférez finalement vivre à Paris qu'en Lauser ? Et alors, il est où l'échec là ? Ok, vous déclarez piteusement 500 euros de chiffre d'affaires avec votre micro-entreprise en 2025. Mais vous aurez gagné autre chose. Vous avez osé, vous avez appris. Par exemple, pour promouvoir votre activité, vous avez bossé les réseaux sociaux, chose que vous pensiez détester. Et oh, surprise, vous avez réalisé que vous kiffiez ça. La rédaction, les visuels, le montage de vidéos. Vous qui croyez que vous étiez nul en technique, que vous n'étiez pas créative, au final, vous vous éclatez sur Canva et vous kiffez de faire vos vidéos Insta. Ça, vous ne l'aviez pas du tout anticipé. Et du coup, ça vous donne envie de pousser plus loin, de créer un podcast par exemple. Un truc que jamais vous n'auriez osé imaginer avant. Et si vous êtes capable de ça, qui sait où ça va vous mener ? Vous savez ce vieux rêve de vous expatrier là qui revient ? Et là, vous vous surprenez à regarder le marché du travail à San Diego, à vous renseigner sur les visas, et un jour, vous prenez un billet d'avion. Avant, le projet serait resté au stade de la rêverie, je vous le garantis. Et vous auriez repensé à tout ça en buvant du champagne tiède à votre pot de départ en retraite, à 68 ans, chez Duchemol et Associés. Sachez une chose, les rêves qu'on a ne nous lâchent jamais. On peut les mettre dans un bon petit... placards fermés à double tour au fond de son cerveau. Mais ils sont toujours là. Et ils finissent toujours par revenir. Alors dites-moi, qu'est-ce qui est pire ? Échouer ou ne jamais essayer ? Bon, franchement, je crois qu'on a tous la réponse à ça. De tout ça, moi j'ai appris une chose fondamentale. Et je vous resserre, allez, encore un bon vieux dicton, mieux vaut fait que parfait. Ça, c'est une copine qui me l'a dit quand elle a vu que je n'arrivais pas à me lancer. Que je faisais tout, que je bossais sur mes textes, mon site, mon machin, mes visuels, et qu'au final, il ne se passait rien. Et bien, ça m'a beaucoup aidée aussi. Parce que quand on fait, on avance. Et si on attend que ce soit parfait, on fait un gros surplace. De tout ça, j'ai appris une chose fondamentale. Le projet, au fond, ce n'est pas une finalité. C'est une expérience. J'ai appris la patience, la discipline, à ne pas laisser tomber au bout de trois mois parce que ça ne va pas assez vite. Parce que cette fois-ci, je ne voulais pas renoncer. Croyez-moi, moi qui ai un grand besoin de sécurité, j'ai fini par comprendre que si je voulais une vie différente, il fallait que je lâche du lest là-dessus. C'est flippant. J'avais l'impression de me jeter du haut d'une montagne. Mais franchement, Ce saut dans le vide, c'est exaltant aussi. J'ai appris à accepter de ne pas tout contrôler, à me laisser porter par la vie, tout en gardant en tête mon objectif initial. rester au plus près de mes envies, rester fidèle à la personne que je suis et que j'ai eu tant de mal à aimer, cesser d'aller contre moi, accepter mes forces et mes faiblesses. Je ne sais pas si je vivrai un jour correctement du coaching, mais je suis emplie de gratitude sur ce que je découvre chaque jour. J'ai arrêté de me maltraiter, de me sous-estimer et j'essaie aujourd'hui d'avoir autant d'empathie pour moi-même que j'en ai pour les autres. Vous diriez, vous, à votre meilleur ami, d'arrêter de rêver, de ne surtout pas faire en sorte de vivre la vie qui la rend heureuse, de laisser tomber malgré les difficultés ? Ah non ! Voilà, moi j'apprends à être ma meilleure amie. Sujet d'un prochain épisode, tiens. Donc voilà ce que je voulais vous dire aujourd'hui. Changer de vie, c'est pas avoir un plan parfait, c'est pas être sûr à 100%, c'est pas attendre de ne plus avoir peur. Changer de vie, c'est avancer malgré le doute, persévérer quand c'est pas très confortable et s'adapter à ce qu'on n'avait pas prévu. Alors si aujourd'hui vous attendez le bon moment, il n'existe pas. Commencez comme vous êtes, imparfaites, hésitantes, mais surtout en mouvement. Et surtout, prenez du plaisir. Quand on se met une pression de dingue, on oublie de kiffer. Alors que c'est pour ça qu'on fait tout ça au final. C'est pour être mieux, c'est pour avoir envie de se lever le matin, c'est pour envie de s'éclater dans ce qu'on fait. Donc n'échangez pas un burn-out contre un autre. Sachez vous préserver. Je vous dirais bien que le changement de vie, c'est aussi une nouvelle hygiène de vie. Et pour finir, j'ai envie de vous partager cette citation de Daniel Mendelssohn. Quiconque a beaucoup voyagé sait que même si vous croyez savoir ce que vous cherchez et où vous allez quand vous décidez de partir, ce que vous apprenez en route est souvent tout à fait surprenant. Si vous avez aimé cet épisode, si vous l'avez trouvé utile, si vous avez dans votre entourage quelqu'un qui est dans cette même phase de questionnement, n'hésitez pas à le partager. Bon, je vous le dis déjà, je pense que le prochain épisode n'aura rien à voir. J'ai très envie de parler, mais no pause. À très vite !