- Speaker #0
On va justement essayer de débunker ce sujet de la famille Cashbox, ce qui est quand même un outil patrimonial qu'on utilise de plus en plus énormément, que ce soit dans une optique de transmission, mais même d'un point de vue fiscalité.
- Speaker #1
On considère qu'à partir d'une tranche marginale d'imposition de 30% et au-delà, plus les prélèvements sociaux, il ne faut pas les oublier, on est sur un impôt où il y a un minimum de la moitié qui va partir.
- Speaker #0
On a toujours le spectre et l'épée de Damoclès de l'abus de droit. Ah bah oui, bien sûr. Tu fais les choses dans les règles de droit. comme son nom l'indique, mais le fisc estime que la seule et unique raison pour laquelle tu as fait ça, c'est pour payer moins d'impôts.
- Speaker #1
Tout cela, je le dis là, mais nous on l'écrit dans nos stratégies. Ça ne sort pas de nulle part. Ça sort d'abord de se poser avec toi, l'expert comptable, et le client, à l'appurement du compte pour en associer. Les enfants seront plein propriétaires de 98 ou 99% de la société. Et les actifs auront été transmis et nous n'aurons pas... toucher aux fameux abattements.
- Speaker #0
Le point clé pour la réussite d'une stratégie patrimoniale aussi, c'est l'anticipation. Avant de plonger dans ce nouvel épisode, deux minutes pour vous parler de notre partenaire ACD qui nous accompagne cette année encore pour une nouvelle saison. ACD, c'est bien plus qu'un logiciel, c'est une véritable philosophie alliant interopérabilité, sécurité et indépendance. Et le mieux, vous pouvez l'adapter à votre façon de travailler en SaaS ou on-premise, comme on dit, directement sur votre serveur. Grâce à son ouverture avec plus de 100 partenaires techno, ACD vous permet de créer une solution sur mesure, parfaitement adaptée à vos besoins et à ceux de vos clients. Leur gamme collaborative permet aussi de centraliser tous vos échanges. Bref, au cabinet Bell Eden, on utilise ces modules pour garder un contrôle total sur nos données et notre relation client. Et quand on parle des grands défis de la profession, comment passer à côté de la facturation électronique ? Avec ACD, pas de stress, le module e-facture et leur plateforme agréée permettent de gérer les factures de bout en bout, réception, validation et règlement. Alors si vous souhaitez en savoir plus, contactez l'équipe commerciale de notre part. Elle sera vous guidée et vous présenter les solutions adaptées à vos besoins. Maintenant, installez-vous confortablement et place à l'épisode. On accueille Raphaël derrière le micro de ta vie avec ton comptable. Raphaël Guérin, gestionnaire de patrimoine bien connu en Vendée par chez nous au sein de La Place. Et on va traiter aujourd'hui d'un sujet, d'une thématique que certains connaissent. peut-être, qui s'appelle la Family Cashbox. Alors, la Family Cashbox, c'est quoi ? C'est tout simplement un outil de gestion patrimoniale, qui a été, en fait, très honnêtement, vous avez brandé, vous avez mis un nom sur quelque chose que tout le monde un peu affûté utilisait déjà. Je te mets ça directement sur la table de façon un peu provocatrice, mais c'est vrai que cette notion de société civile à l'IS, et puis rassurez-vous, chers auditeurs, on va rentrer dans le détail du sujet, on va vous expliquer. On va vous expliquer ce qu'est la Family Cashbox et tout ça, mais en fait, on peut dire vulgairement, c'est juste une société civile à l'impôt société dans laquelle tu as mis un support de placement, dans laquelle tu as du compte courant d'associé et tu récupères ton compte courant d'associé. Ok,
- Speaker #1
c'est ça.
- Speaker #0
Bon, ben voilà, terminé. Merci pour votre écoute. Merci beaucoup Olivier,
- Speaker #1
à bientôt.
- Speaker #0
Bon, plus sérieusement Raphaël, on va justement essayer de débunker ce sujet de la Family Cashbox, ce qui est quand même un outil patrimonial qu'on utilise de plus en plus énormément, que ce soit... Bien évidemment, on va en parler dans une optique de transmission, mais même d'un point de vue fiscalité. Dans une période où tout le monde dit « les impôts c'est trop cher, j'en ai marre de payer » on se rend compte que c'est une solution quand même idoine pour sortir du rendement, sortir des revenus sans trop payer d'impôts, voire pas du tout. Par où on commence ? Est-ce qu'avec tes mots, Raphaël, tu peux nous expliquer ce que vous définissez comme le « family cash box » ? copyright la place.
- Speaker #1
Ça n'appartient qu'à la place. En fait, c'est tout simple. C'est l'utilisation d'une structure, généralement une société civile, immobilière ou pas, société civile, que tout le monde ou que beaucoup de gens connaissent, avec la première particularité, c'est avec une option IS. Pourquoi IS ? Parce que dans notre clientèle, dans ta clientèle, un des sujets récurrents quand on rencontre tes clients, c'est je paye trop d'impôts. Et on considère qu'à partir... Une tranche marginale d'imposition de 30% et au-delà, c'est la 41, la plus forte raison, c'est la 45, plus les prélèvements sociaux, il ne faut pas les oublier. On est sur un impôt où il y a minimum la moitié qui va partir. C'est vrai que,
- Speaker #0
rappelons-le, la tranche marginale d'impôt à l'impôt sur le revenu, tu viens de les rappeler, mais la tranche marginale d'impôt à l'impôt société, hormis les grandes entreprises, les taxes supplémentaires et tout ça, je passe les détail, c'est 25%.
- Speaker #1
Oui. Eh oui. Et sur le taux réduit,
- Speaker #0
c'est 15%. Et on va le voir ensemble en creusant un petit peu ce sujet. C'est vrai qu'on s'organise pour que justement ce véhicule patrimonial reste dans la tranche qui va bien, comme on dit.
- Speaker #1
Exactement. Quitte après, on crée un autre outil. Donc, pardon,
- Speaker #0
je t'ai coupé.
- Speaker #1
Donc, une société civile avec l'option impôt sur société. Ensuite, des clients qui ont des capitaux persos. soit des gens en liquidité, soit des actifs. type immobilier avec les revenus fonciers hyper fiscalisés à plusieurs niveaux, donc qui récupère du cash, qui apporte le cash à cette société. Ça vient incrémenter un compte courant d'associé. Donc, c'est un prêt.
- Speaker #0
Règle du jeu de base. Je suis désolé, je te coupe encore. Mais vraiment, pour bien expliciter aux gens et qu'ils comprennent. Règle de base pour que ça fonctionne, ce montage, il faut avoir du pognon à titre perso. Un petit peu. Si tu n'as pas d'argent à titre perso, tu ne peux pas faire l'apport perso et l'apport en compte courant d'associé qu'on va expliciter après. Si tu n'as pas d'argent perso, issu d'une vente d'entreprise, d'économie, de l'héritage, peu importe. Il faut avoir de l'argent dans sa poche. si jamais... l'intégralité de votre argent est dans votre holding, la Family Cashbox n'est pas si appropriée. Non, non, non.
- Speaker #1
Dans ce cas-là, et c'est d'ailleurs très, très fréquent, on fait les investissements, même patrimoniaux, dans les sociétés holding. Oui,
- Speaker #0
directement dedans.
- Speaker #1
Et on ne parle pas là de Family Cashbox.
- Speaker #0
Ok, donc on a créé notre société. On a créé notre société,
- Speaker #1
alias, on a apporté les liquidités personnelles dans la société, on a donc incrémenté un compte courant d'associés. Ça, c'est le premier point. On a prêté donc l'argent à la société qui, elle, va faire, via l'intermédiaire du client qui est gérant, quand ils sont deux co-gérants, qui va faire des investissements. Et ces investissements-là vont rapporter du rendement. Donc les investissements, généralement, pour avoir un effet maximum, on va sur des investissements en priorité qui ont un rendement régulier. Pourquoi ? Parce que le compte courant d'associé, pour les raisons qu'on va évoquer juste après, il va falloir l'apurer. Dès qu'on peut.
- Speaker #0
Ok, alors deux choses pour bien planter le décor. Donc la SCI va acheter un sous-jacent, un placement qui va générer du rendement. Alors ça peut être potentiellement un immeuble qui va générer un foyer, ça peut être des CPI, ça peut être de la dette privée, des obligations, plein de choses. Quelque chose qui génère du rendement. Ok, et derrière, on va potentiellement, grâce, donc la société va elle-même payer son impôt.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
sur ce résultat. Et derrière, l'excédent va pouvoir être attribué aux associés par le biais d'un remboursement de compte courant d'associés. Et c'est là toute la solution.
- Speaker #1
Ça, c'est l'astuce pour la partie revenu pas ou peu fiscalisé. Comme tu l'as dit, il y a un impôt, l'IS, on le paie, évidemment. Après, tout le rendement qui reste, si je puis dire, va être... non pas distribuée, parce que quand on parle de distribution, on parle de dividende, donc va être reversée aux associés détenteurs du compte courant d'associés, non pas sous forme de dividende, mais sous forme de remboursement du compte courant d'associés, sur lequel vous n'aurez pas évidemment d'impôt sur le revenu.
- Speaker #0
Oui, c'est ce que je dis à chaque fois à mes clients, le compte courant d'associés, c'est de l'argent que vous avez prêté à votre client, c'est de l'argent qui vous appartenait, c'est de l'argent qui avait déjà été fiscalisé au niveau de l'impôt et au niveau des cotisations sociales. Donc vous mettez cet argent à disposition de votre société civile. Quand la société civile vous rend cet argent, c'est-à-dire c'est là où elle rend l'argent, ce n'est pas une distribution, elle rend l'argent, elle remporte sa dette. Bien évidemment, vous récupérez cet argent net d'impôts, net de cotisations sociales.
- Speaker #1
Absolument.
- Speaker #0
Je reviens deux secondes en arrière. Tu parlais justement de co-gérants et dans les associés pour les co-gérants de la SCI. C'est intéressant d'avoir monsieur et madame, si en cas de coup dur, ça permet d'avoir une continuité.
- Speaker #1
Ça fait partie des points de vigilance, c'est-à-dire que notamment les statuts, les statuts d'une société civile, une famille cashbox ou toute société civile, il faut faire des statuts qui soient adaptés, faits généralement par un professionnel. On sait de quoi on parle, Olivier, toi et moi. Donc une co-gérance, pourquoi ? pour si on a un couple, monsieur, madame, s'il y en a un qui décède, pour assurer... La continuité de la gestion, il faut impérativement qu'ils soient tous les deux gérants. On ne connaît pas les aléas de la vie, ça peut aller soudainement. Et ça, il faut être prêt à ça. Ensuite, dans les points de vigilance sur les family cashbox, on parlait du compte compte associé. Un compte compte associé, il faudrait le rémunérer quand même.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Il faut le rémunérer. On parlait d'appurement du compte compte associé. Pour qu'il y ait une substance économique à la structure, on peut distribuer un petit peu de dividendes quand même, même si la majorité, c'est de la récupération. récupération de comptes qu'on a associés, on peut faire ça quand même.
- Speaker #0
Là, on reconnaît, je vais te titiller un petit peu, on reconnaît bien le professionnel de la gestion de patrimoine qui met en garde, et tu as bien raison de le faire, c'est vrai qu'on a toujours le spectre et l'épée de Damoclès de l'abus de droit qui rôde autour de nous. Et c'est vrai que, juste pour les néophytes, l'abus de droit, c'est quoi ? C'est que tu fais les choses dans les règles de droit, comme son nom l'indique, mais le fisc estime que la seule et unique raison pour laquelle tu as fait ça, c'est pour payer moins d'impôts pour la fiscalité et donc même si t'es dans le droit moi je considère que c'est un abus de droit donc je vais te dégommer on appelle ça d'ailleurs l'arme de destruction massive des impôts En fait, si les impôts te disent « t'es en abus de droit » , t'as intérêt d'avoir un bon avocat fiscaliste pour justement démontrer que le montage que t'as fait, il n'avait pas un but principalement ou exclusivement fiscal pour t'exfiltrer de ça. Et c'est vrai que ce que tu disais là, il y a de rémunérer le compte courant d'associé, est un des indicateurs qui vont te permettre de te justifier, de t'exfiltrer de la grippe des impôts. Absolument. Parce qu'en effet, quel est l'intérêt d'un associé de mettre à disposition gratuitement de l'argent à la société en question ? Il n'y en a pas vraiment. Alors que si jamais la société lui verse un intérêt de compte courant, un intérêt de compte courant d'associé, déjà on dit, ah oui, j'ai un argent à l'économique pour récupérer ses intérêts. Ça, c'est le premier point. Puis le deuxième point, c'était lequel ? Pour justement se bien aborder les choses, je l'ai mangé. On avait donc la rémunération de ce compte courant d'associé. Oui, et puis tu disais, un peu de distribution d'évidence. Comme on l'a dit juste avant, l'idée sur un montage comme ça, c'est d'aller... en priorité, bien évidemment, pour des raisons de fiscalité, il n'y a que nous qui le savons, récupérer son compte courant d'associés nets de fiscalité, mais c'est vrai qu'on peut aussi jouer le jeu et puis muscler son argumentation en faisant dans la limite des possibilités, bien évidemment, de la société, un petit peu de distribution de dividendes, là aussi, pour muscler son argumentation.
- Speaker #1
Et tout cela, je le dis là, mais nous, on l'écrit dans nos stratégies et de toute façon, toute stratégie ou tout montage, quel qu'il soit, Donc préalablement à ça, ça ne sort pas de nulle part. Ça sort d'abord de se poser avec toi, l'expert comptable, et le client, faire un bilan, une analyse, et après une stratégie, et de cette stratégie peut ressortir ce type d'action.
- Speaker #0
On a pas mal parlé fiscalité, je pense que les auditeurs ont bien compris justement ce qui se passait en termes de fiscalité et l'optimisation qu'on avait pour récupérer le compte courant d'associés. mais il y a aussi et surtout, c'est d'ailleurs... Un des objectifs principaux de ce type de montage, c'est la transmission.
- Speaker #1
C'est un des deux objectifs. C'est une fiscalité sur un revenu très faible pendant une longue période, 20-25 ans, un peu de choses près, et puis la transmission.
- Speaker #0
Comment ça s'organise et pourquoi c'est un bon deal au niveau transmission ?
- Speaker #1
Toi comme moi, on connaît les règles de transmission de donations, de succession, les abattements, 100 000 euros par parent, par enfant, etc. Il y a plein d'outils aujourd'hui, donc il faut les utiliser bien sûr, mais beaucoup de nos clients, soit ne les ont pas utilisés, première chose, soit complètement utilisés, donc il faut trouver des solutions, et même s'ils n'ont pas été utilisés. ils pourront être utilisés pour autre chose.
- Speaker #0
Tiens, il y a un truc qui me vient à l'esprit, c'est qu'en fait, cet abattement-là, d'ailleurs, on va voir s'il est remis en cause un jour ou l'autre, parce que c'est le sport national avec notre gouvernement qui est de bouger, de détricoter des choses qui ont déjà montré leur preuve, mais bref. Ce qui est dommage, en fait, c'est que cet abattement-là, de 100 000 euros par parent, par enfant, on va considérer que c'est une cartouche, en fait. Et en fait, c'est trop dommage de griller cette cartouche, alors que... Parce qu'il y a certains... bien pour lesquels on sera obligé d'utiliser cette carte. On ne pourra pas faire autre chose.
- Speaker #1
Notamment dans le cadre de la succession.
- Speaker #0
Par exemple, au moment de la succession, en effet, elle va être utilisée quoi qu'il arrive. Cette famille cashbox permet, entre guillemets, de faire de la transmission sans utiliser cette carte.
- Speaker #1
Exactement. C'est un des intérêts du sujet, hormis la partie revenu sans impôt. L'autre intérêt, c'est l'aspect transmission. Alors, si je décrivais le principe, si je prends un exemple, Un couple, par exemple... Donc, il a créé sa société, sa famille Cashbox, sa liesse avec le couple en tant qu'associé et les enfants. Ensuite, le couple amène, c'est par exemple, 500 000 euros de liquidités dans la famille Cashbox. La famille Cashbox, la société civile, va faire des investissements. Et sur la transmission, on va faire la transmission au tout début, au moment où la société vaut rien ou peu. En fait, pourquoi ? Dans une société comme ça, liesse, on se dit, je veux la transmettre. Combien vaut ? Donc elle vaut ses actifs. Donc l'investissement était de 500 000. Donc il y a 500 000 euros à l'actif. D'accord. Et elle a un passif. Le compte courant d'associé, c'est un passif. Donc en fait, on se dit, moi j'ai une société qui vaut 500 000 à l'actif, moins 500 000 de passif, donc elle vaut zéro. Alors on ne peut pas transmettre sur zéro. Mais on va transmettre sur un capital social qui aura été défini au départ comme étant faible. 1000 euros, 100 euros. On fait non significatif. On fait absolument ce qu'on veut. C'est-à-dire que deux grandes manières de faire. Soit les clients veulent avoir ces fameux revenus, alors les revenus non fiscalisés pendant 20-25 ans et puis après encore des revenus du dividende qui sera fiscalisé, mais après une période de faste si je puis dire. Soit ils les veulent sur la totalité de leur vie, donc dans ce cas-là, on va donner la nue propriété des parts des parents aux enfants, donc on aura transmis la société. Les parents garderont l'usufruit pour avoir les revenus après remboursement du compte qu'on a associé, ça c'est une des deux techniques. Et puis d'autres, les parents considèrent qu'avoir des revenus peu fiscalisés pendant 20-25 ans, ça leur suffit. Assez souvent, des clients qui... qui sont à la retraite, qui disent 20-25 ans, ça m'amène jusqu'à 85-90, c'est plus là où je vais en profiter qu'après. Donc oui, versez-moi ces revenus-là pendant 20-25 ans et puis après que ça revienne aux enfants. Et dans ce cas-là, autant sur le premier schéma, on mettait les parents ultra majoritaires et dans cet autre schéma-là, on met les enfants ultra majoritaires, les enfants, les parents 1%-2% et puis les enfants 98-99%. Et à terme, à l'appurement du compte courant associé, les enfants seront... plein propriétaire de 98 ou 99% de la société. Et les actifs auront été transmis. Et nous n'aurons pas touché aux fameux abattements dont on parle.
- Speaker #0
La cartouche dont on parlait tout à l'heure est toujours disponible.
- Speaker #1
Elle est toujours disponible, ou pour la succession, bien sûr, ou pour la transmission d'autres actifs du patrimoine.
- Speaker #0
On voit là, avec l'illustration par cet exemple de Family Cashbox, Parce que le point clé pour la réussite... d'une stratégie patrimoniale aussi, c'est le temps devant soi, c'est l'anticipation, c'est le fait de voir long terme. Si tu organises, on ne peut pas prédire le décès des gens et on ne le souhaite surtout pas, mais si tu organises ce genre de choses à un horizon court terme dans un optique de transmission, ça ne marche pas. On vient de le voir ensemble, l'optimisation de ce montage, de cette organisation patrimoniale, réside dans le fait d'aller consommer justement au fur et à mesure des années le compte courant d'associé. Parce que rappelons-le, le compte courant d'associé, au jour de la succession, il doit être déclaré, c'est un actif qui sera à la nation. Et donc c'est la raison pour laquelle la réussite d'un montage comme celui-ci réside dans la consommation au fur et à mesure des années de ce compte courant d'associé. Et le jour justement où il est totalement consommé, je ne veux pas dire que c'est gagné, mais il y a une partie de la transmission qui est gagnée.
- Speaker #1
Oui, c'est actif là. Quelle que soit sa valeur au moment d'ailleurs, parce que je reprends mon exemple des 500 000, on avait 600 000 un jour qui va verser 5-6% par an, etc. Après il y a l'IS et ce genre de choses. Mais si on a commencé cette transmission à ce moment-là et que 20-25 ans après les 500 000, même s'ils ont versé 5-6% par an, valent 600, il n'y a pas de surplus, il n'y a pas de surcoût de transmission.
- Speaker #0
Et à l'inverse, on peut également rassurer les auditeurs ou les gens potentiellement concernés par ce type de montage. Ce n'est pas non plus parce qu'on n'a pas encore consommé l'intégralité du compte courant d'associés ou que ça se dénoue plus tôt que c'est mal ou que c'est perdu. C'est-à-dire que tout ce qui a été récupéré, c'est déjà du gain.
- Speaker #1
Exactement. C'est-à-dire que pour faire simple, quand on me dit, si je décède, vous me dites que ça va durer 20 ans, si je décède au bout de 10 ans, je dis que la moitié, c'est que du gain.
- Speaker #0
Pour reprendre l'exemple et pour faire des calculs très approximatifs, j'ai réussi à transmettre 250.000. la moitié dans des conditions enfin transmettre 250, il n'y a plus qu'à payer de l'impôt sur les 250 restants.
- Speaker #1
Tout à fait et non pas sur les 500 de départ.
- Speaker #0
Exactement Est-ce qu'il y a justement, on parlait de montants est-ce qu'il y a des montants des paliers des organisations particulières à respecter pour encore optimiser un petit peu plus ce genre de montage ?
- Speaker #1
Alors sur les montants, on n'a pas de règle absolue en tant que telle, c'est-à-dire que évidemment on ne crée pas une une famille cashbox avec 50 000 euros ? Évidemment non. On crée classiquement, usuellement, des familles cashbox à 2, 3, 4, 5, 6, 700 000, qui pour beaucoup évoluent dans le temps où les clients, chaque année, vont rajouter. Après, ça dépend de la surface patrimoniale du client. On a beaucoup de clients plus jeunes, mais qui ont des métiers, qui ont des fortes rémunérations et qui commencent avec une famille cashbox avec 100 000, 150 000. On leur dit, oui, c'est bien de commencer. Après, l'objectif, c'est de la construire et c'est de la faire grossir. Alors, il y a des frais dans la famille Cashbox assez faibles, d'ailleurs, parce que c'est les frais de comptabilité.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. Alors, qui sont... Je suis en train de te dire qu'ils sont faibles. Merci.
- Speaker #1
Ce qui veut dire qu'ils sont... Je ne veux pas trop te flatter, parce qu'il ne faut pas trop flatter les experts comptables. Non, non, mais ils sont très raisonnés, très raisonnables dans le cas... Non,
- Speaker #0
et là aussi... Même si ça rajoute un petit surcoût par rapport à ne rien faire, on voit les gains en termes de fiscalité et de transmission qui supplantent bien plus que largement les quelques coûts. Oui, clairement. Que ferait le fonctionnement annuel ?
- Speaker #1
On a pour l'habitude de dire que plus elle sera élevée, plus ça diluera les frais. Mais comme tu dis, les frais entre 800 et 1000 euros par an sur un actif qui va en rapporter 30, 40, 50 000, c'est évidemment dilué.
- Speaker #0
Pour terminer là-dessus, on a également une notion clé, une anomalie. Il y a deux anomalies. Je ne vais pas donner le bâton pour qu'on se fasse battre. Il y a deux choses à garder en tête. Ce taux d'impôt société réduit à 15%, donc 42 500, il s'applique aussi pour du pur patrimonial. C'est vrai que j'en discutais avec un autre invité dans un autre épisode, je ne sais plus. A l'origine, c'est vrai que ce taux réduit, tu sais, il est quand même dans l'idée. J'aime bien toujours parler de l'esprit de la loi. L'esprit de la loi, c'est quand même aussi d'aider les entreprises, les TPE à se développer, lancer des business, qu'il y ait une vraie activité économique. Bon, là, l'activité, on est sur du patrimonial. Et donc, on a la chance de pouvoir bénéficier du taux réduit d'impôt société sur de la SCI immobilière patrimoniale pure et dure. Je ne l'ai pas vu passer dans les articles, dans les amendements, mais c'est un truc qui un jour pourrait tomber du ciel en disant que le taux réduit d'impôt société, il est uniquement pour les sociétés opérationnelles et pas les sociétés patrimoniales.
- Speaker #1
Tout à fait. Après, on a une fenêtre de tir qui existe et qui est stabilisée sur l'IS depuis quelques années, donc elle existe, on en profite. Au passage, 42 500 euros de résultats nets, c'est-à-dire qu'on a certaines familles cashbox où à force de verser, on a plus que ça. Donc on arrête en fait et on en recrée une autre.
- Speaker #0
Et c'est justement le deuxième point sur lequel nous étions connectés. En effet, une fois, on a la chance de toujours bénéficier du 15%, mais on l'a bouffé en totalité sur notre SCI. Bon, ce n'est pas grave, on va en créer une deuxième. Et en fait, j'ai le droit de bénéficier de cette fourchette de 42 500 sur autant de SCI que j'ai créé.
- Speaker #1
Exactement. Et si on revient sur le taux réduit qui peut un jour être lissé sur tout l'IS à 25%, 25% d'impôt. ça reste mieux que même une TMI à 30% plus 17,2%, ça fait 45,16%, si on réintègre la CSG, ou à 41%, ça fait 56%, donc on est toujours mieux que 25%.
- Speaker #0
Ok, très clair. D'ailleurs, moi, je miserais plutôt, car une suppression pure et simple du 15% pour les sociétés qui n'auraient pas d'aspect économique, plutôt que d'aller encore modifier une histoire de taux. Ce n'est pas moi qui décide, on verra bien. Non, non. En tout cas, merci beaucoup Raphaël pour ces explications relatives à cet outil de gestion patrimoniale, on peut l'appeler comme ça, archi pertinent. Nous c'est vrai que Centraire de Secrets, on le fait avec nos clients depuis quelques années, et c'est quelque chose qui fonctionne vraiment très très bien, que ce soit, on ne va pas refaire l'épisode, mais que ce soit pour la fiscalité ou pour la transmission, c'est vraiment un super outil. Donc si jamais vous avez un peu de cash de côté, que vous avez une volonté de transmettre, que vous avez vendu votre boîte, bah... Posez-vous la question, contactez-nous, mettez-nous des commentaires si vous avez des questions. N'hésitez pas à contacter Raphaël. N'hésitez pas à me contacter. On se mettra autour de la table pour voir si c'est un outil intéressant pour vous. Et puis, il sera un plaisir d'échanger là-dessus. Tu réfléchis à un prochain sujet pour un prochain épisode, Raphaël ?
- Speaker #1
Oui, oui, oui.
- Speaker #0
Tu as déjà des idées ?
- Speaker #1
J'ai des idées.
- Speaker #0
Je les garde encore pour moi,
- Speaker #1
mais je te les proposerai.
- Speaker #0
Ça marche. Merci à tous pour votre fidélité. Abonnez-vous au podcast si ce n'est pas encore fait. Abonnez-vous à la chaîne YouTube désormais, puisqu'on est filmé. Bonne fin de journée à tous. Merci pour votre fidélité. Merci beaucoup.
- Speaker #1
Au revoir.
- Speaker #0
Bravo, vous êtes arrivé au bout de cette capsule technique T'as vu avec ton comptable. J'espère que cet épisode vous aura plu, que vous aurez appris des choses et peut-être qu'il aura éveillé votre curiosité. N'hésitez pas à contacter l'expert qui m'accompagne aujourd'hui. Si vous avez des questions complémentaires ou d'autres sujets que vous aimeriez voir abordés dans le podcast, n'hésitez pas non plus à m'en faire part, par mail ou par message. Enfin, pour nous aider dans le développement de notre podcast « T'as vu avec ton comptable » , partagez cet épisode et mettez un commentaire ou 5 étoiles, ou même les deux. Allez, à très bientôt, portez-vous bien.