- Speaker #0
C'est le premier réseau français, l'associative de financement et d'accompagnement des créateurs, repreneurs, développeurs. C'est quand même depuis les années 2020, 30 000 dossiers qui ont été financés, 50 000 emplois créés.
- Speaker #1
En quoi IVTL accompagne les porteurs de projets ?
- Speaker #2
On est une association, mais avant tout on s'appelle le réseau initiative et l'objectif c'est de créer vraiment un club, c'est un peu ça qu'on essaye de faire au Sable d'Olonne, pour qu'ils puissent se retrouver et grandir ensemble.
- Speaker #0
Aujourd'hui, un créateur d'entreprise, c'est quelqu'un qui a parfois un problème d'apport, qui souffrent très sainement très fréquemment de la solitude, qui n'a pas toutes les compétences non plus dans tous les domaines. Et Dieu sait si on en demande quand même au chef d'entreprise, qui n'a pas forcément un réseau important. On les incite fortement à travers le parrainage à relever la tête, à regarder un peu l'environnement dans lequel ils sont et à prendre de la hauteur sur les problèmes. Ça c'est très important.
- Speaker #2
Les porteurs de projets qui viennent et qui nous disent qu'on n'a pas d'apport, c'est notre rôle. On veut vraiment essayer d'aider ces jeunes porteurs de projets, c'est l'avenir aussi du territoire donc il faut les aider.
- Speaker #1
On veut surtout ne rester pas tout seul et isolé. C'est la meilleure façon de rester avec des œillères, de ne pas voir les dangers, les choses qui se passent autour.
- Speaker #2
Il faut vraiment reprendre la solitude d'un entrepreneur, il faut rentrer dans un réseau.
- Speaker #1
Avant de plonger dans ce nouvel épisode, deux minutes pour vous parler de notre partenaire ACD qui nous accompagne cette année encore pour une nouvelle saison. ACD, c'est bien plus qu'un logiciel, c'est une véritable philosophie alliant interopérabilité, sécurité et indépendance. Et le mieux, vous pouvez l'adapter à votre façon de travailler en SaaS ou on-premise comme on dit. directement sur votre serveur. Grâce à son ouverture avec plus de 100 partenaires techno, ACD vous permet de créer une solution sur mesure, parfaitement adaptée à vos besoins et à ceux de vos clients. Leur gamme collaborative permet aussi de centraliser tous vos échanges. Bref, au cabinet Bell Eden, on utilise ces modules pour garder un contrôle total sur nos données et notre relation client. Et quand on parle des grands défis de la profession, comment passer à côté de la facturation électronique ? Avec ACD, pas de stress, le module e-facture et leur plateforme agréée permettent de gérer les factures de bout en bout, réception, validation et règlement. Alors si vous souhaitez en savoir plus, contactez l'équipe commerciale de notre part. Elle sera vous guidée et vous présenter les solutions adaptées à vos besoins.
- Speaker #2
Maintenant, installez-vous confortablement et place à l'épisode. Aujourd'hui, ce n'est pas un épisode comme les autres parce que...
- Speaker #1
Pourquoi ? J'accueille mon ancien patron. Non mais c'est vrai, sans rigoler, ça fait plaisir de t'avoir derrière le micro, Jean-Yves. On accueille Jean-Yves Lecoin, mon ancien patron, on en reparlera vite fait en intro, et puis Cindy du réseau IVTL. Tout de suite, je pose sur la table le sujet du jour. Pourquoi vous êtes là ? Tout simplement parce que vous faites partie du board IVTL. IVTL, c'est quoi ? C'est le réseau initiative. Le réseau initiative, alors tous les porteurs de projets, les créateurs de projets devraient connaître ce nom. On y reviendra. C'est un réseau qui aide au financement et à l'accompagnement des porteurs de projets, mais pas que. Je vous laisserai présenter tout ça. Jean-Yves, toi, tu es mon ancien patron, mais aussi un expert comptable fraîchement retraité, mais encore actif.
- Speaker #0
Actif de loin quand même.
- Speaker #1
De loin ?
- Speaker #0
Oui, mais j'ai toujours plaisir à revenir à IVTL puisque la création d'entreprise, ça a été quand même 35 ans de ma vie. Et donc forcément, j'ai encore la fibre et je suis toujours content de travailler avec Cindy en particulier sur les dossiers puisque je m'occupe en particulier du suivi et puis du parrainage dans le cadre du trio que nous formons. avec Eric et Patricia. Ok.
- Speaker #1
Cindy, toi, dis-nous ce que tu fais chez VTL et qu'est-ce que c'est que le réseau Initiative ? T'as la parole, c'est à toi.
- Speaker #2
Alors, du coup, moi je suis chargée d'accompagnement au réseau Initiative. J'accueille les nouveaux porteurs de projets, moi particulièrement sur les Sables d'Olonne. Je les accompagne pour créer leurs projets, pour les préparer. à pouvoir demander un prêt d'honneur auprès du réseau Initiative. Et je les accompagne ensuite pendant deux, voire trois ans après leur création d'entreprise. Moi, pour le coup, mon parcours m'aide bien dans ce nouveau rôle puisque j'ai travaillé dix ans en cabinet comptable et j'ai créé une entreprise. Donc, je suis ravie de faire ce métier et d'aider maintenant les porteurs de projets à mon tour.
- Speaker #1
Ok. Donc, le prêt d'honneur, on va y revenir, mais le prêt d'honneur, c'est... une des cordes que vous avez à votre arc, mais pas que. En fait, déjà, le réseau initiatif, c'est du national. Là, on a une émanation locale chez nous qui s'appelle IVTL, si je me trompe pas. C'est ça. Anciennement, c'était comment avant ? IFCO ? Non, IFCO. Pour océan, bref. Il y a eu un redispatchage territorial qui fait que maintenant, c'est pas élittoral. Mais bon, donc c'est géré par des antennes régionales, enfin, pas régionales, justement, mais locales. qui ne sont pas forcément au niveau des départements. Ça a été organisé sur quelle base d'ailleurs ? Je ne sais même pas.
- Speaker #2
Pour moi, c'est politiquement parlant.
- Speaker #0
Oui, c'est plutôt lié un peu à une émanation politique sur les territoires. Mais si on reprend l'historique rapide de l'association, puisque c'est une association, la fameuse loi de l'économie, 1901, comme on entend toujours le dire, c'est donc un réseau associatif de financement et d'accompagnement. C'est le premier réseau français associatif de financement et d'accompagnement des créateurs, repreneurs, développeurs. C'est quand même depuis les années 2020, 30 000 dossiers qui ont été financés, 50 000 emplois créés. Et en fait, cette association est née il y a déjà quelques temps, puisque c'est... C'était dans les années 70. Il y a deux hommes qui ont créé la première association. C'est Jean-Pierre Worms, qui était un sociologue, et Jean-Philippe Mallet, qui était directeur de recherche à l'Institut de développement industriel. Partons du principe, et on en parlait déjà à l'époque, qu'on était sur une désindustrialisation. Et on parlait évidemment du chômage à l'époque. Et comme ils ne souhaitaient pas que ce soit une fatalité, ils ont créé la première association en se fondant sur les compétences locales pour dire, écoutez, par rapport à ce qu'on constate effectivement sur les territoires. eh bien on va donner un coup de main aux créateurs.
- Speaker #1
Ok, l'association a bien évolué et notamment au niveau territoire local, on voit les chiffres de porteurs de projets ont quand même explosé sur les dernières années. Alors c'est non seulement une tendance nationale où l'entrepreneuriat a quand même un peu plus le vent en poupe que ça n'a pu l'être à une époque, et puis il y a également un engouement territorial où chez nous, IVTL, l'ancrage territorial, on a quand même un flux migratoire. Ah c'est fort, il y a un développement de l'activité au global qui fait que l'activité, même si c'est une activité associative, vous venez de le citer, se porte bien pour vous.
- Speaker #2
Très bien.
- Speaker #1
Bon, alors, en quoi IVTL accompagne les porteurs de projets ? Il y a certes ce prêt d'honneur, il y a ces histoires de parrainage. Est-ce que vous pouvez un peu nous dire qu'est-ce que vous faites avec les porteurs de projets ?
- Speaker #2
Alors nous concrètement notre mission de base c'est vraiment l'accompagnement du porteur de projet. Alors il y a deux formes d'accompagnement, il y a le prêt d'honneur à 0% pour lequel du coup on monte tout un dossier avec le porteur de projet, on les accompagne, c'est mon rôle, je les accompagne pour monter tout un dossier et être prêt pour passer du coup devant un comité d'agrément. Ce comité d'agrément il est composé de bénévoles du coup comme Jean-Yves, il y a des banquiers, il y a des cabinets comptables. Comme toi, Olivier, qui peut venir au comité. Voilà, c'est quand même une étape pour eux. Ils passent devant 10 personnes où ils doivent défendre leur dossier. Et nous, les bénévoles et les partenaires doivent dire « Oui, on peut leur prêter de l'argent, le dossier tient la route. » Donc, c'est pas rien. Donc, on les prépare à tout ça, à préparer ce comité. Et puis ensuite, on les accompagne vraiment. Si le prêt est accepté et que le comité dit « Oui » et est favorable au prêt d'honneur à 0%, on a vraiment cet accompagnement derrière. et Jean-Yves... pourra très bien en parler ensuite. On les accompagne sur des suivis collectifs, on crée un vrai réseau, on remet en place en ce moment un club des lauréats pour qu'ils puissent se retrouver, échanger. En fait, il faut vraiment expliquer qu'on est une association, mais avant tout, on s'appelle le réseau initiative et l'objectif, c'est de créer vraiment un club. C'est un peu ça qu'on essaye de faire au Sable d'Olonne pour qu'ils puissent se retrouver et grandir ensemble. C'est un peu l'idée.
- Speaker #1
Alors, on le voit par rapport à ton discours, il y a plein de choses. dans votre réseau. Il y a de l'humain, on va y revenir. Mais attardons-nous deux minutes sur ce produit d'appel, passez-moi le terme clé, qui est le prêt à taux zéro. Tu vas être un petit peu taquin, mais c'est vrai que pendant des années, on n'avait pas forcément systématiquement, ou peut-être moins qu'aujourd'hui, le réflexe réseau initiative, parce que quand les prêts étaient à 1%, on disait franchement, après 1% ou à zéro, de toute façon, peu importe.
- Speaker #2
Alors ça, c'est occulté, tout l'aspect humain,
- Speaker #1
et accompagnement qui est très important. Mais justement, aujourd'hui, ma question est la suivante. Est-ce que vous n'avez pas un petit peu le vent en poupe grâce au taux ?
- Speaker #2
Évidemment, je pense. Je suis méchant.
- Speaker #0
Tu as partiellement raison, François-Olivier. Mais il faut revenir peut-être au fondement un peu de la problématique des créateurs d'entreprise. Aujourd'hui, un créateur d'entreprise, c'est quelqu'un qui a parfois un problème d'apport. Donc ça, c'est l'aspect financier qui a très souvent également, qui souffre très fréquemment de la solitude. C'est clair. Qu'il n'y a pas toutes les compétences dans tous les domaines, et Dieu sait si on en demande quand même au chef d'entreprise, qu'il n'y a pas forcément un réseau important. Donc tout ça fait qu'aujourd'hui, ce n'est pas simplement l'argent qui va attirer les créateurs dans le réseau. C'est effectivement tout ça, c'est-à-dire peut-être la phase de démarrage qui est ce fameux prêt d'honneur, mais derrière il y a l'accompagnement. Je vais parler plus longuement des parrains tout à l'heure. Mais les compétences qu'on a sur le plan local, je ne l'ai pas dit tout à l'heure, mais il y a 215 en fait. structure locale, sur le territoire. Donc un maillage très important qui s'appuie sur des compétences d'anciens dirigeants, d'anciens cadres dans différents domaines. Et c'est surtout ça la force du réseau. Ce n'est pas simplement le prêt d'honneur à 0%. Oui,
- Speaker #1
mais d'ailleurs, on peut tout de suite embrayer sur cette notion de parrainage. C'est vrai que moi, je suis un petit peu moins présent personnellement. Je suis initiatif ces dernières années, mais quand je l'étais davantage, il y a peut-être 5-8 ans, notamment à la période des Toba, c'est là où justement on insistait fortement sur cette notion de parrainage. Parce qu'on savait, je nous mets dans la même équipe, on savait très bien que notre produit d'appel, le prêt d'honneur à taux zéro, il était toujours intéressant, mais ce n'était pas game changer. Alors que par contre, avoir Monsieur Intel, qui était un spécialiste de la grande distribution et qui pouvait t'aider dans ton projet sur tel truc, ça c'était fort. Et donc c'est là-dessus, je pense que c'est peut-être d'ailleurs un mal pour un bien, c'est à cette période qu'on a quand même forcé sur cette histoire de parrainage, de maillage en termes de réseau de compétences, pour justement non seulement apporter, on l'a vu, de l'argent aux porteurs de projets, mais aussi et surtout une aide en termes de compétences. Et aujourd'hui justement, au niveau du parrainage et de l'accompagnement des porteurs de projets, comment vous fonctionnez ? Qu'est-ce que vous arrivez à faire pour eux à ce niveau-là ?
- Speaker #0
Je peux peut-être reprendre un petit peu dans l'ordre des choses comment la relation se fait avec les créateurs. Cindy, comme elle l'a fort justement dit, elle prépare les dossiers. Elle les prépare également psychologiquement au comité. Ils passent en comité. En comité, on les insulte fortement lorsqu'effectivement le dossier a obtenu un accord à aller vers un parrain. Et parfois, d'ailleurs, c'est une condition sine qua non. Quand on sent effectivement qu'il y a des lacunes dans certains domaines. c'est pratiquement une obligation, même si c'est aujourd'hui plutôt une incitation. C'est un engagement moral.
- Speaker #1
Tu as des exemples peut-être à nous citer justement qui deviennent à l'esprit de personnes ?
- Speaker #0
Très souvent, les créateurs ont un manque sur la communication, la communication externe, parfois sur la gestion, il faut bien le dire. L'aspect financier, ce n'est pas acquis. Même s'ils sont accompagnés par des experts comptables. mais les experts comptables... n'ont pas vocation non plus à être en permanence dans l'entreprise, alors que le parrain peut être parfois un peu plus disponible. Il y a la stratégie aussi, qui est un domaine important. Donc, en fait, on les incite fortement, à travers le parrainage, à relever la tête et à regarder un peu l'environnement dans lequel ils sont et à prendre de la hauteur sur les problèmes. Ça, c'est très important. Alors, il faut savoir aussi que dans les trois mois, en fait, de l'obtention du prêt d'honneur, Avec Cindy, on organise une réunion de l'ensemble de l'Orient de la période pour évoquer avec eux l'ensemble des problématiques qu'ils ont rencontrées déjà dans la phase de démarrage, très important. Des incités également à se parler entre eux pour échanger sur les problèmes parce que c'est vrai qu'il n'y a pas pire que de se sentir seul et quand ils se rendent compte que les problèmes qu'ils ont, ils ne sont pas les seuls à les avoir. C'est extrêmement positif et ils ressortent toujours des choses très C'est extrêmement positif et il ressort toujours des choses très amant. très intéressantes dans ces réunions.
- Speaker #1
L'aspect psychologique, psychologie n'est pas un gros mot. Si les psy existent, c'est parce que justement la parole est salvatrice.
- Speaker #0
On en profite pour parler également des ateliers. Parce qu'en fait, on a mis en place, ça fait maintenant un an, un an et demi, donc c'était avant ton arrivée, Sidney, quand j'avais mis en place des ateliers en particulier dans différents domaines. Ça se passe en général le lundi matin, parce que très souvent les disponibilités se situent à ce niveau-là. Les ateliers qui sont des ateliers soit tableau de bord, soit communication, réseau, enfin il y a différents... Tu peux peut-être en parler un peu plus. Oui, oui. J'ai plus le temps. Oui, j'y vais. C'est un peu complété.
- Speaker #1
Animé par des bénévoles ?
- Speaker #0
Alors, c'est animé par les bénévoles. Je reviendrai d'ailleurs sur les bénévoles. Il n'y a pas deux catégories de bénévoles, mais il y a des bénévoles qui sont plutôt orientés par un, d'autres qui sont plutôt orientés comité. Parfois les deux. Donc on a des bénévoles effectivement qui ont des compétences. qui ont également de la pédagogie et qui peuvent effectivement donner de leur temps dans le cadre d'ateliers qui permettent de compléter un peu les compétences que n'ont pas toujours nos créateurs. Oui, c'est ça.
- Speaker #2
Les derniers ateliers, on avait par exemple les réseaux sociaux, on avait Canva, on avait la page Google My Business, on avait Suivre son tableau de bord. On essaye d'inciter les porteurs de projets. Alors, je le fais beaucoup au premier rendez-vous. Je leur explique qu'en fait, la gestion d'une entreprise... Il ne faut pas attendre un an d'avoir le bilan avec son cabinet comptable pour pouvoir suivre et savoir où on est financièrement chaque mois dans son entreprise. Il faut faire un tableau de bord, il faut qu'il suive régulièrement. En fait, j'ai tendance à leur dire ne comptez pas que sur votre comptable parce que c'est à vous de gérer votre entreprise et de prendre les décisions au bon moment. Souvent, un an, c'est trop tard pour se rendre compte si ça va mal. Donc voilà, on fait des ateliers, suivre son tableau de bord, Jean-Yves en fait. On a comprendre son bilan, comprendre les états financiers, savoir parler à son banquier. Tu viens de le dire,
- Speaker #1
le terme clé c'est comprendre, c'est-à-dire qu'en fait on le lit partout et on est bien conscient, il faut un tableau de bord. Le seul problème c'est qu'il y a deux choses, d'une part la plupart sont incapables de le construire tout seul et c'est bien normal. Et d'autre part, s'il y en a certains qui ont la chance d'en bénéficier, des fois il faut avoir la lecture de texte qui va avec. Justement pour pouvoir... prendre les bonnes décisions parce qu'en fait des bonnes décisions c'est des décisions éclairées
- Speaker #2
Oui mais c'est comme le provisionnel, quand je les vois au premier rendez-vous certains me disent c'est mon comptable qui l'a bâti
- Speaker #1
Merci, tout seul comme un grand
- Speaker #2
C'est bien mais du coup quand je leur pose des questions je vois que c'est dommage il faut comprendre son dossier, il faut comprendre son projet, c'est leur projet D'ailleurs tu vois,
- Speaker #1
tu sais quoi, je pense qu'on n'est pas trop mauvais au cabinet Bel Eden La conception de tableau de bord et notamment tu vois tous ces aspects justification de chiffre d'affaires où j'en ai marre de voir des prévisionnels où tu as un montant de chiffre d'affaires qui est indiqué, on ne sait même pas comment il est composé et machin. Par contre il y a un truc sur lequel on pourrait s'améliorer, c'est que trop souvent il est envoyé quand même, en fait je fais un rendez-vous en amont avec le porteur de projet pour collecter les infos et puis tout mettre bien et faire un truc propre. Ah j'ai pas le... alors c'est encore un rendez-vous en plus mais un débrief. de prévisionnel en disant voilà le produit final il est là normalement il est présentable mais par contre c'est pas moi qui vais le présenter c'est toi donc ce qu'on va faire c'est que je vais te le présenter ensemble un peu de la manière dont tu devras le présenter toi quand tu seras à ma place alors je t'avoue qu'au premier rendez vous quand je les prépare au comité ouais alors je les aide à lire leur prévisionnel et quand
- Speaker #2
ils passent leur comité je leur dis deux trois jours avant relisez bien votre prévisionnel et Si vous avez des questions, ça veut dire que c'est pas clair. Donc là, il faut contacter votre cabinet comptable. Il va vous expliquer les points où il y a besoin d'être éclairci. C'est pour moi très important. Souvent, ils me disent, oh là là, mais s'il va y avoir des questions comptables au comité, je suis perdue.
- Speaker #1
Il y en a, ils stressent.
- Speaker #2
Ah ouais, c'est stressant. Mais en même temps, moi, je l'ai vécu en tant que porteuse de projet. C'est très stressant. On passe devant dix personnes qui vont tout analyser puisqu'il y a tout corps de métier dans le comité. C'est stressant. Mais c'est vrai que la partie financière, si on ne l'appréhende pas... Malheureusement, au comité, on perd un peu ses moyens. Et souvent, ils se disent, on me le dit souvent, on me dit, ah, j'ai pas réussi. Non, alors il n'y a pas, j'ai pas réussi. On n'a le droit de pas tout savoir. C'est un métier d'être comptable, clairement. Olivier, tu peux bien dire, c'est un métier à part, mais il faut comprendre. Et ça, du coup, je n'ai pas fait avec ça.
- Speaker #1
On a besoin de gens comme vous et de réseaux comme vous pour justement dire, dès le début, aux chefs d'entreprise, la finance, la gestion financière de ta boîte, la compta, les bilans. C'est important, ça fait partie de ton métier. Ok, tu es en train de construire des canapés made in Vendée au fond du bocage et tu vas les vendre. Ils font très bien leur métier souvent, c'est pas de doute. Mais la gestion financière et la compréhension financière de ton entreprise fait partie de ton métier.
- Speaker #0
C'est vrai. Pour moi c'est 50%. Le problème numéro 1 par rapport à cette notion-là de comptabilité, de finance, etc. C'est le discours et le langage. Et c'est vrai qu'il faut démystifier effectivement certains termes. et si ce soit... à quoi on s'emploie au niveau de l'atelier. Bienvenue sur notre podcast, on ne fait que ça. Exactement. Pour les inciter à aller vers les professionnels, que sont les experts comptables en particulier, les avocats, pour justement leur permettre d'avoir un dialogue beaucoup plus constructif. C'est ça l'idée.
- Speaker #2
Mais je pense que certains appréhendent d'ailleurs les rendez-vous avec les experts comptables, parce que par peur de ne pas comprendre les rendez-vous.
- Speaker #1
Il y avait, c'est quelque chose qui ressort souvent, c'est on dit il y a certaines professions entre autres, entre guillemets, nobles à l'ancienne, qui s'amusaient à garder un jargon bien technique, bien distant, pour dire, nous, on a fait des belles études. Si tu ne comprends pas, c'est normal. Moi, c'est tout l'inverse. Si le porteur de projet ou si le client n'a pas compris ce que je vais rencontrer, j'ai loupé mon métier.
- Speaker #2
C'est complètement différent.
- Speaker #0
Tu veux dire que c'est la vieille génération, ça ?
- Speaker #2
Je pense que ça a changé.
- Speaker #1
La pédagogie était quelque chose qui était peut-être moins préoccupant pour les professionnels à l'époque. Alors que, vraiment, moi, ça fait partie quasiment des valeurs qui sont au mur du cabinet. Ouais, la pédagogie fait partie des top values. Extrêmement important, oui. Alors, je vous avais taquiné un petit peu sur cette histoire de prêt à taux zéro au début. Bon, mine de rien, c'est quand même un point clé, un produit clé chez IVTL, mais il n'y a pas que à la création. Complètement. Sans forcément faire un inventaire à la prévère de tous les prêts que vous pouvez octroyer et proposer. Est-ce que tu peux nous en citer quelques-uns et nous dire dans quelle situation ? Ouais, complètement.
- Speaker #2
alors euh Déjà, on aide sur les prêts de création. Tu l'as dit, on aide sur les prêts de reprise. Et ça, il faut bien insister. On nous connaît beaucoup pour les prêts à la création d'entreprise. C'est pour ça que je mets le sujet sur la table. Exactement. On aide vraiment aussi dans les reprises. On aide également pour des premiers recrutements dans les entreprises pour aider à consolider la trésorerie pour un recrutement. Ça fait une charge en plus. Donc, on peut prêter de l'argent sur ça. On aide sur la croissance. Du coup, de 2 à 6 ans de l'entreprise, s'il y a un... Alors une embauche, s'il y a un nouveau prêt bancaire et s'il y a des nouveaux investissements, on peut venir encore aider pour consolider une nouvelle fois la trésorerie. On aide vraiment sur le long terme pour une entreprise. On aide à tout moment de l'étape d'une entreprise. Après six ans, forcément, on n'a plus vraiment besoin de nous. L'entreprise est déjà bien plus forte. voilà Donc nous, on aide, alors je me permets de redire ce que du coup c'est important, on ne finance pas les investissements. Alors c'est important de le savoir, ça c'est le rôle de la banque.
- Speaker #1
Ce que j'allais dire de l'autre côté, ça c'est un truc que les banques normalement ne font pas trop mal.
- Speaker #2
Normalement oui, mais parfois les prêts bancaires sont inférieurs aux investissements.
- Speaker #1
Pourquoi ?
- Speaker #2
Pourquoi ?
- Speaker #1
Non mais parce que c'est vrai qu'à chaque fois on demande un petit peu d'apport du dirigeant également, d'implication non seulement humaine mais également financière. Et c'est peut-être là justement... où vous, vous allez financer un truc que n'aiment pas financer les banques. Alors non seulement l'apport du dirigeant, c'est quand même normal. Et aussi le BFR peut-être.
- Speaker #2
C'est ça. On est vraiment sur la trésorerie de démarrage d'une entreprise. On peut aider parfois sur des stocks. Alors maintenant, certaines banques financent des stocks. Ça dépend vraiment des banques. On peut aider sur le stock. Mais on peut... Alors ce qu'il ne faut pas oublier, c'est que le réseau initiative, à la base, aidait les porteurs de projets, les jeunes porteurs de projets qui n'avaient pas d'apport personnel. Donc... Parfois, nous, on essaye de dire, bon, on aide, mais il faut aussi que le porteur de projet prenne un peu de risque, parce qu'il n'y a pas de raison que ce soit que la banque et le réseau initiatif qui prennent un risque. Mais quand même, on essaye beaucoup, les porteurs de projet qui viennent et qui nous disent, ben, on n'a pas d'apport, c'est notre rôle. On veut vraiment essayer d'aider ces jeunes porteurs de projet, c'est l'avenir aussi du territoire, donc il faut les aider. Mais on consolide quand même beaucoup la trésorerie démarrage et le stock, et cette trésorerie démarrage, on se bat pour leur dire qu'elle est très importante pour un début d'entreprise.
- Speaker #0
On est vraiment dans la phase de démarrage, on appuie sur le bouton et c'est vrai qu'on est le plus qui permet parfois à l'entreprise de démarrer et c'est vrai que les banquiers attendent beaucoup notre retour pour parfois se positionner, ce qui nous pose un petit problème technique.
- Speaker #1
Ça c'est quelque chose d'historique que j'ai toujours entendu dans le réseau en effet, mais c'est plutôt valorisant pour vous, ça veut dire que vous avez un savoir-faire qui est reconnu.
- Speaker #2
Mais ça met une petite pression quand même sur le comité. Si on ne suit pas, parfois le porteur de projet n'a pas de conséquences.
- Speaker #0
Je tiens à dire aussi qu'il nous arrive parfois aussi de dire non. Alors de dire non dans l'immédiat, mais on peut faire effectivement représenter le projet. L'idée c'est quand même d'éviter que certains créateurs aillent au casse-pipe. C'est aussi notre rôle. Ça nous arrive, même si ce n'est pas très fréquent, ça nous est arrivé récemment. Cindy sur un dossier où on lui a dit qu'il y a beaucoup trop de risques par rapport effectivement à la présentation du dossier. On lui a demandé de revoir sa copie, voire de partir sur un autre projet.
- Speaker #2
Et c'est très intéressant parce que ce monsieur m'a appelé, quand même il faut le dire, c'est un exemple qu'on a eu récemment. Ce monsieur m'a appelé trois jours après je dirais et m'a dit merci Cindy, merci à ton comité. En fait, grâce à tout le comité, je ne vais pas faire mon projet, ce n'est pas le bon en fait. j'ai compris grâce à vous
- Speaker #0
que du coup c'était pas le le projet était trop cher il y avait plusieurs choses qui n'allaient pas financièrement et il s'est rendu compte de tout ça grâce au comité et c'est là où on se dit bon bah c'est notre rôle en fait non mais alors on avait insisté en fait je permet de préciser qu'on avait insisté que c'était surtout pas en fait la personne oui c'est ça qui faisait problème c'était vraiment le dossier lui-même et donc il avait été effectivement très fortement Il était ravi en fait, vraiment. Ravi de ce qui s'est passé lors de ce comité.
- Speaker #1
Il a reçu sa copie, clairement. C'est un point clé que vous citez là, parce que déjà ça montre d'une vision long terme, ce qui est important. Et on doit rester légitime aussi. Et puis la facilité c'est de dire oui en fait. Oui, c'est ça. Mais il y a deux choses clés. Déjà ça je l'avais mis sur mon premier site internet quand j'ai créé mon premier cabinet au tout début, un message au porteur de projet, je dirais, si votre projet ne tient pas la route, Je saurais vous le dire parce que c'est mon rôle d'expert comptable de vous indiquer si vous allez dans le mur, c'est le premier point. Puis le deuxième point, et ça j'avais dû le citer également avec mes co-membres du comité quand j'y étais à l'époque, c'est de dire non mais les gars, si c'était votre pognon, est-ce que vous iriez ? Parce que c'est facile aussi, on prête l'argent, on n'est pas rentré dans le détail là-dessus mais il y a des vrais euros en jeu derrière qui sont octroyés en prêts. Et la question à se poser avant tout, c'est de se dire, attends, si c'était ton pognon, est-ce que tu soutiendrais le projet ? Est-ce que tu y irais ? Et si la réponse est radicalement non, ce n'est pas parce que ce n'est pas ton pognon que tu vas dire oui.
- Speaker #2
C'est vrai que les bénévoles travaillent pour IVTL, c'est important.
- Speaker #0
Exactement, les bénévoles travaillent pour IVTL. Et puis l'objectif, c'est quand même de faire partie des bonnes statistiques. On connaît tous effectivement le problème de la création d'entreprise dans les trois ans. Donc on se garerait nous effectivement d'avoir un taux de réussite de 97%. C'est aussi parce que quelque part, il y a un travail qui est fait à la fois en amont. donc au niveau du comité, au comité lui-même et par la suite par les parrains également. Parce que les parrains ont vocation aussi, dans la période difficile de trois ans, d'amener un plus au créateur. Alors on a une charte du parrainage d'ailleurs, qui incite le parrain à avoir le parrain et le parrainé, entre guillemets, à se rencontrer au moins une fois tous les trimestres, à avoir une discussion au moins une fois par mois. Et donc, on rend la solitude, mais aussi on permet aux créateurs de... de sortir de la vie. tirent effectivement la tête, encore une fois, comme je l'ai dit tout à l'heure, du guidon pour prendre de la hauteur. Et parfois, ça leur permet de résoudre les problèmes alors que tout seul, ils seraient allés dans le mur.
- Speaker #1
Oui, c'est clair. C'est ce qu'on dit à chaque fois à tous nos porteurs de projets. Vous avez la possibilité de créer votre entreprise tout seul, de faire votre EURL. Par contre, surtout, ne restez pas tout seul et isolé. C'est la meilleure façon de rester avec des œillères, de ne pas voir les dangers, les choses qui se passent autour.
- Speaker #0
Alors on a la chance d'avoir des bénévoles. Moi, je tiens à les remercier quelque part parce qu'on a des gens compétents qui sont des anciens chefs d'entreprise, des anciens dirigeants qui ont des compétences au niveau industriel, au niveau communication, qui donnent de leur temps. Donc c'est vrai qu'il faut quand même aussi rappeler que c'est gratuit, cet accompagnement. Donc c'est vrai que quelque part, pour le porteur de projet et pour devancer peut-être la dernière question de tout à l'heure, tout le monde a intérêt à aller vers l'association. Tout le monde, tout créateur.
- Speaker #1
Oui, oui. Sur le comité justement, vous arrivez à recruter des bénévoles sans trop de difficultés ?
- Speaker #2
Oui, clairement. Le territoire des Sèvres-de-Lône est assez fort pour ça. J'ai vraiment beaucoup de bénévoles. Quand je demande qui est disponible pour un comité, j'ai toujours... Plus de oui que de non, donc je suis obligée de dire à des gens, ça passe pour vous. Et c'est très bien et c'est hyper agréable. Les parrains, j'ai une liste très longue de parrains qui est prêt à s'investir pour aider les porteurs de projets.
- Speaker #1
C'était plus dur à une époque. Moi, quand j'y étais, les parrains, on arrivait à en trouver. Mais tu vois, moi, j'avais ouvert justement une fois ma base de données client et j'avais envoyé 10-15 mails ciblés en disant, je fais partie du réseau. Est-ce que vous auriez un peu de temps pour les futurs porteurs ? de projet, ce n'était pas évident.
- Speaker #2
Là, j'ai au moins 20 parrains qui sont disponibles pour prendre des partenaires.
- Speaker #0
C'est vrai qu'aujourd'hui, déjà, on a recensé les compétences. On a demandé aux gens également ceux qui voulaient s'impliquer, quel était leur domaine de compétences. Ça peut être très varié. Aujourd'hui, on a des gens qui sont prêts à s'investir.
- Speaker #1
Jean-Yves, tu es derrière le micro. Tu t'impliques aussi pour cette association. Tu as un petit carnet d'adresses après quelques années de boulot. Indirectement, il y a des gens à qui tu as pu rendre service dans ta vie professionnelle. qui aujourd'hui ont peut-être envie aussi de t'aider dans ce cas-là. Moi comme les autres, donc si tu veux,
- Speaker #0
c'est vrai pour tous les bénévoles de l'association.
- Speaker #2
Ce qui est très agréable, c'est que les bénévoles qui viennent aider les porteurs ouvrent leur canet d'adresse à leurs filles, et ça c'est super en fait. C'est ça qui fait qu'à un moment donné, ils vont réussir parce qu'il y a vraiment des belles personnes dans nos bénévoles, des beaux entrepreneurs,
- Speaker #0
et c'est vraiment top. Alors après, c'est vrai que la difficulté qu'on peut rencontrer au niveau du parrainage, c'est de savoir mettre une limite aussi, parce qu'il ne faut pas se comporter comme le gérant de fait. Il ne faut pas non plus se substituer aux autres conseils de l'entreprise, ne pas marcher sur les plates-bandes des uns et des autres. L'objectif, c'est bien de délimiter le rôle de chacun. Et on y arrive assez bien. Je me dirais qu'on n'a pas trop de quoi. Quand il y a un problème, on essaye de le résoudre. Mais effectivement, les conseils habituels de l'entreprise, on y renvoie systématiquement, mais ils ne peuvent pas être présents en permanence. Et donc le parrain a vraiment un rôle à jouer à ce niveau-là.
- Speaker #1
Impeccable. Pour essayer justement de tenir le timing de notre épisode, et ça sera le dernier angle, la dernière question justement, est-ce que vous pouvez nous résumer ça et nous dire justement pourquoi tout chef d'entreprise qui a un projet, de toute façon, ne doit surtout pas passer à côté de votre accompagnement ?
- Speaker #0
Alors, tout ce qu'on s'est dit, je pense...
- Speaker #2
Oui, pour moi, il faut vraiment rompre la solitude d'un entrepreneur. Il faut rentrer dans un réseau. On est là pour aider sur le prêt d'honneur à 0%, et ça, c'est très important pour un démarrage. On est là dans l'accompagnement, on a plein de bénévoles disponibles qui, eux, ont eu de l'aide et qui maintenant veulent la redonner. Donc il faut prendre tout ça. En fait, tout est positif au réseau initiative. Il faut le prendre.
- Speaker #1
Un petit aparté, justement, comme tu dis, tout est positif et même s'il faut aussi aborder les moments durs. Si jamais ça casse, justement, parlons-en deux minutes. Dédramatisons, c'est pas si grave.
- Speaker #2
c'est toujours dur mentalement et tout il faut savoir que nos prêts ils sont aussi garantis on a une garantie BPI qui est négociée au niveau d'Initiative France d'ailleurs j'étais en train justement de faire un épisode l'autre jour avec quelqu'un spécialisé là-dedans en courtier,
- Speaker #1
un certain Florent que vous connaissez peut-être, très bien, qui fait partie de nos bénévoles et c'est vrai que la garantie BPI elle a un sacré coût en théorie Tu vois, en tant que porteur de projet en direct avec la banque, et la banque te demande une garantie BPI, ça a un sacré coût.
- Speaker #2
Or vous,
- Speaker #1
elle est cachée derrière, et donc elle n'est pas portée en termes de coût par le porteur de projet, mais pour autant, il en bénéficie. C'est tout à fait ça.
- Speaker #2
C'est exactement ça. Et en fait, ce qu'il faut se dire, c'est qu'en effet, si vraiment ça va mal déjà, au moment où ça va mal, moi, je leur dis tout le temps, créez un lien de confiance avec moi. Moi, tout ce que vous me dites, c'est OK, c'est confidentiel. Je peux faire venir des bénévoles et leur dire, attention là, par exemple, Jean-Yves, tu peux aller aider ces porteurs de projets parce que ça ne va pas très bien financièrement ou autre. On trouve toujours des solutions pour les aider. Si moralement, on voit que ça ne va pas, on a créé un partenariat maintenant. avec l'APESA. C'est pas rien. Du coup, je suis sentinelle. Maintenant, je suis formée. Je peux déclencher des alertes pour les porteurs de projets qui ne vont pas bien psychologiquement. Le but, c'est vraiment de les sauver avant que ça aille très mal. Voilà, c'est vraiment ça.
- Speaker #1
Là aussi, on est sur une notion d'anticipation plus plus. Complètement.
- Speaker #2
Alors d'où mon suivi du coup. Parce que moi, je les suis, mais les porteurs de projets, alors ils m'appellent ou ils ne m'appellent pas. Souvent, c'est dur de dire je ne vais pas bien, mon entreprise ne va pas bien. Donc, On discute, on discute, et finalement on arrive à comprendre.
- Speaker #1
D'où le nom de Sentinelle que tu viens de citer.
- Speaker #0
Le maître mot, c'est là aussi la communication.
- Speaker #2
Exactement, et en fait, au fur et à mesure du rendez-vous, on voit qu'il y a un vrai problème, ou que le porteur de projet ne va pas bien, et souvent parce qu'il est seul, ou parce que l'entreprise ne va pas bien. Et en ce moment, ce n'est pas simple, clairement. Donc du coup, on est Sentinelle, on peut déclencher des alertes, et il y a des psychologues qui viennent les soutenir et les aider. Et là, c'est notre rôle, pour moi, c'est notre rôle de faire ça. On doit suivre nos porteurs de projet, on doit ressentir quand ça ne va pas. C'est aussi à eux de venir vers nous, mais c'est notre rôle. On a des parents, on a des bénévoles, on a plein de monde pour pouvoir les aider. Avant, ça allait trop mal.
- Speaker #0
C'est vrai que parfois, effectivement, on les brusque un peu. Parce que quand on n'a pas de retour, quand ça ne va pas bien...
- Speaker #1
Tu fais la autruche. Exactement,
- Speaker #0
tu mets la tête dans le sable et tu as du mal à partager tes problèmes. Et donc, on va au charbon. Et je pense qu'effectivement, on a dénoué un certain nombre de situations de ce fait. Et aujourd'hui, les gens, effectivement, nous en sont reconnaissants. Donc c'est plutôt une satisfaction.
- Speaker #1
C'est clair et ça me donne des idées pour des prochains épisodes où il faut absolument que je fasse venir quelqu'un de l'APESA et ou du CIP, Centre d'Information et de Prévention des Entreprises.
- Speaker #0
C'est des cas rares malgré tout. Oui, mais l'APESA, on y vient de plus en plus.
- Speaker #1
Sur les porteurs de projets que vous accompagnez, ça va de pair avec les 97% que vous étudiez tout à l'heure. ce serait quand même intéressant d'avoir un expert le titre est un peu bizarre pour un expert de la difficulté psychologique des entrepreneurs c'est un sujet sérieux mais qui mérite d'être sur la table, qui n'est pas tabou d'être mis sur la table qui n'est pas tabou. Il ne faut pas que ce soit tabou, c'est ça le sujet. Et pareil, un épisode également avec le grève du tribunal, ce serait pas mal avec le tribunal de commerce sur les difficultés d'entreprise.
- Speaker #2
On l'a fait intervenir à un de nos événements et c'était super.
- Speaker #1
Il est reproché souvent aux chefs d'entreprise, pardon, aux experts comptables justement de ne pas intervenir suffisamment tôt dans les difficultés d'entreprise, de dire non mais vous venez nous voir maintenant au tribunal, il est beaucoup trop tard. Bon déjà c'est pas l'expert comptable qui va voir le tribunal, c'est avant tout le chef d'entreprise. Certes, on peut l'accompagner. Mais déjà, est-ce qu'on a l'info suffisamment tôt ? Est-ce que le client, l'entrepreneur accepte d'y aller ? Parce que moi, il y a quand même beaucoup de... Je ne sais pas dans ta carrière, Jean-Yves.
- Speaker #0
Il faut surtout, effectivement, le convaincre qu'on est rendu trop loin. Et ça, c'est difficile. Et ça, c'est par contre notre rôle, parfois, effectivement, de leur mettre les choses bien en face. Parce que c'est parfois très souvent trop tard, effectivement. Donc, on a quand même un rôle à jouer. Enfin, on avait, en ce qui me concernait. un rôle à jouer à ce niveau là super, merci beaucoup pour toutes ces infos je voudrais juste terminer par un petit mot en fait parce que tu as dit quel est l'intérêt d'aller vers le réseau il y avait une phrase qui avait été mise en avant par les deux créateurs d'origine qui est toujours vraie cette phrase c'est la suivante c'est aidons ceux qui ont des idées mais pas les moyens de les réaliser voilà
- Speaker #1
J'ai failli rebondir tout à l'heure là-dessus. Tu le disais, en effet, c'est qu'il y a des personnes qui sont des belles personnes humainement et en termes de projet et qui malheureusement n'auront pas un sou dans la poche. Et la société, les banques ne vont pas leur laisser leur chance. Ça peut se comprendre et tout, mais vous êtes pas pour ça. C'est l'idée d'origine,
- Speaker #0
elle est toujours vraie aujourd'hui.
- Speaker #2
Oui, c'est vrai qu'un manque d'apport peut faire qu'un projet n'existe jamais. Oui, complètement.
- Speaker #1
Trop cool, ça sera le mot de la fin. Merci beaucoup pour votre témoignage. Merci à toi. Merci Olivier, merci de nous avoir reçus. Et puis rendez-vous au prochain comité.
- Speaker #0
Oui, avec plaisir. N'hésitez pas à contacter Cindy.
- Speaker #1
Ça marche, merci. Allez, bonne fin de journée à tous. Si l'épisode vous a plu, abonnez-vous, mettez plein de likes, des pouces. Et puis je vous dis à la prochaine. Merci, salut.
- Speaker #2
Bravo, vous êtes arrivé au bout de cette capsule technique que tu as vue avec ton comptable. J'espère que cet épisode vous aura plu.
- Speaker #1
que vous aurez appris des choses et peut-être qu'il aura éveillé votre curiosité. N'hésitez pas à contacter l'expert qui m'accompagne aujourd'hui. Si vous avez des questions complémentaires ou d'autres sujets que vous aimeriez voir abordés dans le podcast, n'hésitez pas non plus à m'en faire part, par mail ou par message. Enfin, pour nous aider dans le développement de notre podcast T'as vu avec ton comptable, partagez cet épisode et mettez un commentaire ou 5 étoiles. Ou même les deux. Allez, à très bientôt, portez-vous bien.