- Speaker #0
On va parler produits structurés aujourd'hui. Qu'est-ce que c'est ? Comment ça fonctionne ?
- Speaker #1
C'est une formule mathématique, c'est un contrat.
- Speaker #0
C'est un pari.
- Speaker #1
Les règles sont connues à l'avance.
- Speaker #0
Le bon placement pour le client, c'est déjà et avant tout le placement qu'il comprend et le placement auquel il adhère. Chaque classe d'actifs a ses avantages,
- Speaker #1
ses inconvénients, ses vertus, ses contraintes.
- Speaker #0
Le rendement qui est proposé est quand même indirectement une contrepartie du risque. Moins j'ai de risques, plus j'ai une barrière de protection très forte, moins je suis en mesure d'offrir de la renta.
- Speaker #1
Beaucoup de choses se passent en amont avec le client que l'on rencontre. l'analyse patrimoniale que l'on fait, les différents échanges qu'on a avec le client pour connaître son tempérament d'investisseur, son appétence au risque, les risques qu'il est prêt à prendre.
- Speaker #0
On traite des choses techniques, des choses sérieuses, mais encore une fois, tu as le client et l'humain qui restent vraiment au centre de toute cette relation. Avant de plonger dans ce nouvel épisode, deux minutes pour vous parler de notre partenaire ACD qui nous accompagne cette année encore pour une nouvelle saison. ACD c'est bien plus qu'un logiciel, c'est une véritable philosophie alliant interopérabilité, sécurité et indépendance. Et le mieux, vous pouvez l'adapter à votre façon de travailler, en SaaS ou on-premise comme on dit, directement sur votre serveur. Grâce à son ouverture avec plus de 100 partenaires techno, ACD vous permet de créer une solution sur mesure, parfaitement adaptée à vos besoins et à ceux de vos clients. Leur gamme collaborative permet aussi de centraliser tous vos échanges. Bref, au cabinet Bell Eden, on utilise ces modules pour garder un contrôle total sur nos données et notre relation client. Et quand on parle des grands défis de la profession, comment passer à côté de la facturation électronique ? Avec ACD, pas de stress, le module e-facture et leur plateforme agréée permettent de gérer les factures de bout en bout, réception, validation et règlement. Alors si vous souhaitez en savoir plus, contactez l'équipe commerciale de notre part, elle sera vous guidée et vous présenter les solutions adaptées à vos besoins. Maintenant, installez-vous confortablement et place à l'épisode. Donc, comme je le disais tout à l'heure, Raphaël, c'est ta première derrière le micro, alors que ça fait tant de temps qu'on travaille ensemble.
- Speaker #1
Oui, alors j'ai parlé souvent derrière des micros, mais pour présenter à une assistance de partenaires, experts comptables, avocats, notaires, surtout les experts comptables. Parce que les gènes du groupe, c'est le travail en collaboration avec les experts comptables pour la gestion patrimoniale des dirigeants.
- Speaker #0
Ça marche.
- Speaker #1
Donc oui, si le micro, je le connais, je vais même dire que j'aime bien. Cet exercice, en revanche, en vidéo, c'est une première.
- Speaker #0
Oui, oui. Donc, Raphaël, Raphaël Guérin, La Place, on dit, oui, La Place, groupe La Place. Oui, La Place. La Place. Donc, je te laisserai te présenter en deux mots, mais bon, on connaît La Place, gestion de patrimoine de très haut niveau, très proche des experts comptables. C'est aussi une des raisons pour lesquelles tu es derrière le micro avec nous et pour lesquelles on bosse avec La Place. C'est pas que, mais... C'est vrai qu'on est amené à se côtoyer même dans les rassemblements professionnels d'experts comptables. Vous êtes présent ? Tout le temps.
- Speaker #1
Et de tout temps. Depuis, si le groupe constitué comme il est existe depuis une trentaine d'années, certaines sociétés, dont celle d'où je viens, existent depuis 87 et avaient été créées à l'époque par des experts comptables et pour des experts comptables pour répondre à la partie gestion patrimoniale des dirigeants.
- Speaker #0
Et nos clients communs, ce sont justement les chefs d'entreprise ? Oui. C'est tout l'objet de ce podcast depuis le premier jour, c'est d'aller justement distiller de l'info et du conseil de manière claire et pédagogique au chef d'entreprise. C'est vrai que le podcast depuis une ou deux saisons maintenant a pris cette orientation de je vais chercher un sujet technique, j'invite un spécialiste que tu es aujourd'hui pour aller traiter avec moi ce sujet technique et essayer de rendre la chose claire et intelligible par le biais de 4-5 sous-questions, 25 minutes. 30 minutes suivant la complexité du sujet.
- Speaker #1
Parfait.
- Speaker #0
Et puis on y va. Ça te va ?
- Speaker #1
Ça me va très bien. Bon,
- Speaker #0
le sujet qui nous réunit aujourd'hui, il n'est pas évident. Il est clairement technique. On va parler produits structurés aujourd'hui. Qu'est-ce que c'est ? Comment ça fonctionne ? Voilà, c'est un sujet technique parce que c'est peut-être beaucoup moins évident et impalpable que de l'SCPI, par exemple. En fait, tu vois, tu as de la pierre papier, d'ailleurs. Les gens arrivent à bien comprendre. Alors qu'un structuré, bon... On va essayer en tout cas de faire ça sur la prochaine demi-heure. Alors justement, je vais te passer la parole. S'il fallait expliquer en deux, trois mots, mais je te rassure, on a plus que deux, trois mots. Qu'est-ce qu'instructurer ? Par où tu prendrais la question ?
- Speaker #1
Alors, instructurer, c'est un support. C'est une formule mathématique, c'est un contrat.
- Speaker #0
C'est un pari.
- Speaker #1
C'est un pari, on peut parier sur les chevaux ou sur autre chose, un pari pas tout à fait parce que les règles sont connues à l'avance. C'est-à-dire qu'au moment de la souscription, le souscripteur, le client, qu'il soit particulier ou entreprise, connaît le deal.
- Speaker #0
Quand je dis que c'est un pari, et je l'ai volontairement dit parce que j'avais testé auprès d'autres professionnels en amont, et notamment de chez toi en disant est-ce qu'on peut dire que c'est un pari, on m'a dit ouais c'est pas mal pour illustrer la chose. Quand je dis que c'est un pari, c'est qu'on se met d'accord sur une règle du jeu.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et puis derrière, la règle du jeu, elle se passe ou elle ne se passe pas. Mais en tout cas, on parie sur l'espérance qu'elle se passe, qui donc va derrière me générer le rendement, et puis on reviendra en détail là-dessus. Voilà, je parie là-dessus. Et si le pari se réveille payant, j'obtiens ce que je mérite, ce sur quoi je me suis mis d'accord. Si ça ne se passe pas, on attend, il y a plein de choses. Mais voilà pourquoi je disais pari.
- Speaker #1
Le fait de dire que c'est un pari, c'est un peu fun en tant que tel. Après, notre activité, notre métier de gérant de patrimoine, un petit peu... un petit peu rationnel, fait que le pari est extrêmement encadré, connu à l'avance, avec un certain nombre de données, de variables, qui existent, sur lesquelles les choses sont extrêmement claires au début, et puis le fait est qu'il y a un certain nombre de scénarios possibles. Donc même chose, comme toute activité, comme tout support, quand on achète quelque chose, il faut comprendre ce qu'on achète. Donc ça, c'est super important, et jamais on laisse un client y aller Merci. sans qu'il ait parfaitement compris comment ça peut fonctionner, parce que comme tout support, il y a des avantages vraiment sympas, et comme tout support, il peut y avoir des contraintes. Donc il faut les connaître, c'est extrêmement important.
- Speaker #0
Ce qu'on disait à chaque fois, alors que ce soit pour le produit structuré ou n'importe quel autre placement financier, le bon placement pour le client, c'est déjà et avant tout, le placement qu'il comprend et le placement auquel il adhère.
- Speaker #1
qu'il comprend, auquel il adhère et sur lequel... Dans son allocation d'actifs général, si on faisait en entonnoir, il y a un patrimoine, le patrimoine de manière générale doit être diversifié, mais sa poche financière, parce que la structure, on parle d'une poche financière, doit aussi être diversifiée. Le structurer, ce n'est pas l'arme absolue, clairement, mais ça doit ou ça fait partie d'une allocation d'actifs financières. aujourd'hui, incontournable, rien n'est incontournable, mais c'est un très bon outil. des bons compromis dont on pourra parler.
- Speaker #0
Avant de rentrer dans le dur sur le produit structuré, en effet, rappelons les règles de base de la gestion de patrimoine, que ce soit à titre perso ou autre, c'est diversification. Et en effet, on peut avoir une appétence forte, et on en a déjà parlé ensemble, sur l'immobilier par exemple, qui est mon cas, il ne faut pas mettre tous ses yeux dans l'immobilier.
- Speaker #1
Jamais.
- Speaker #0
Et à l'inverse, certains vont te dire « Non mais moi la bourse, le financier, je ne comprends pas trop, machin. » Tu dois quand même aller mettre un peu de tes œufs là-dedans.
- Speaker #1
Rien n'est obligatoire, Olivier. Après, rien n'est obligatoire. Après, un grand nombre de clients ont, par exemple, une appétence forte sur l'immobilier et moins sur le financier. Sauf le financier ultra liquide, les fonds euros, le monétaire, les liquidités, etc.
- Speaker #0
Le financier non risqué, quoi.
- Speaker #1
Le financier non risqué qui ne rapporte pas ou très peu, en revanche, qui est disponible tout le temps. Donc chaque classe d'actifs a ses avantages, ses inconvénients, ses vertus, ses contraintes. Donc ça, c'est un fait. Après, le support structuré, on en parlera en détail, permet aussi pour des clients un petit peu plus frileux sur les marchés actions, parce qu'on sait, entre autres, il n'y a pas que les actions cotées. Dans un autre épisode, on pourra sans doute parler du non-coté, mais sur les actions cotées, on sait que sur le long terme, si c'est diversifié, le patrimoine est diversifié, son module actions doit l'être aussi. s'il sert à diversifier, on sait que l'action en tant que telle que ce soit en direct ou dans des fonds, aura un rendement moyen relativement élevé. Ça, c'est un fait. Après, le problème de l'action classique, et on l'a vu, moi, j'ai commencé à travailler sur cette typologie de support structuré en mars 2009, qui était le point bas de la crise financière de 2008, où ont été créés un certain nombre de supports structurés dits simples, parce qu'avant, dans toute transparence, il en existait d'autres qui étaient compréhensibles par pas grand monde. déjà sur le conseil on a des doutes, on ne peut pas évidemment le préconiser à des clients. Donc à partir de là, on s'est dit bon ok, les marchés actions sur le long terme c'est bien, sauf qu'il y a zéro garantie, le marché monétaire foro c'est bien, c'est disponible, c'est garanti, sauf qu'il n'y a pas de rentabilité. Donc où est le milieu du guet ? Et donc du coup, c'est là-dessus que ces supports structurés, cette typologie de supports structurés qui est quand même très très répandue aujourd'hui. Ces supports structurés ont été créés.
- Speaker #0
Alors justement, comment ça fonctionne ? En quoi c'est peut-être un petit peu plus sécurisé quand même que de l'achat d'actions en direct ? Explique-nous tout ça.
- Speaker #1
Alors, il y a quelques variables incontournables. Il y a une durée, déjà. Il y a une durée dite maximum. Ça veut dire que quand on expose à un client ou à un partenaire un produit structuré, on lui dit, bon voilà, ça va durer par exemple... 10 ans, 12 ans, 8 ans, selon. Et ça, c'est une durée maximum. Donc, on explique à nos clients, à notre interlocuteur, interlocutrice, de considérer que ça ne peut pas durer plus longtemps, mais ça peut durer moins longtemps.
- Speaker #0
Parce que cette notion de temps, et notamment les chiffres que tu annonces, 10, 12 ans, ça peut tout de suite faire... Très peur. Évidemment. Parce que clairement, on ne va pas aller bloquer l'argent pour 10-12 ans sauf avoir des conditions de rémunération extrêmement avantageuses. Dans ce cas-là, ça va être la contrepartie justement de bloquer l'argent. Exactement. Mais là, ce qu'il faut bien comprendre, c'est que c'est la durée maximale. Enfin, c'est celle qui va justement permettre de pouvoir proposer la sécurité que tu vas nous expliquer.
- Speaker #1
Exactement. Ce qui va pouvoir, si on peut faire une aparté préalable, c'est que le support structuré, comment il est fabriqué ? En tout cas, comment il est fabriqué chez Laplace ? C'est bon. Tu nous connais bien, tu sais qu'on est indépendant, il n'y a pas de produits maison, on ne fabrique pas, nous, de structurés. On fonctionne par appel d'offres. C'est-à-dire que pour les supports structurés, on fait appel à une bonne dizaine de banques, je crois que c'est 12, un peu de choses près, en leur envoyant un certain nombre de critères de rendement, de sécurité, de protection du capital. Ensuite, on a le retour de toutes ces salles des marchés des banques. On fait des appels d'offres en fait. Des appels d'offres. En tant qu'indépendant, on... Il faut fonctionner comme ça. Si on veut être libre, si on veut être objectif, il ne faut pas avoir de produits maison. Donc on fait un appel d'offres, on a un retour. Les retours sont variés, c'est-à-dire que sur un support à une date donnée par rapport à l'état du marché financier global, on a un retour qui va être différent, que ce soit, je ne vais pas citer le nom des banques, une banque française, anglaise, américaine, et on prendra le mieux offrant pour construire notre support auprès des clients.
- Speaker #0
des conditions de marché au moment où vous lancez cet appel d'offres, les différentes banques vont être en mesure de construire des produits structurés que vous, derrière, vous allez juger, apprécier et sélectionner pour potentiellement mettre à disposition, enfin, accès à vos clients.
- Speaker #1
Sur des enveloppes, généralement, par support, 10, 20, 30, 40, 50 millions.
- Speaker #0
Donc, juste pour continuer de creuser un petit peu sur le sujet, donc 10-12 ans durée maximale pour justement offrir les protections sur lesquelles on va revenir rapidement, mais... Généralement, ça se dénoue plus rapidement. C'est un horizon temps plutôt, alors de ma modeste connaissance, c'est plutôt un an, deux ans dans la réalité des faits.
- Speaker #1
C'est la moyenne.
- Speaker #0
Voilà. Un an,
- Speaker #1
deux ans, c'est la moyenne. Donc, la durée maximum, on en a parlé. La durée moyenne en ce moment, c'est entre un an et deux ans. Donc, ça ne veut pas dire que ça ne peut pas aller au-delà. Et en fait, ce qui est important de savoir, c'est que tout support construit et fait un instant T par rapport à une situation de marché. lorsque l'on considère que le marché est relativement haut comme ça a pu être le cas par exemple je pense à un support qui vient de se déboucler il y a un an, donc on s'est dit ok on part d'un indice qui est relativement haut donc qu'est-ce qu'on fait pour optimiser les chances qu'on sorte le plus rapidement possible et en fait on a construit un support sur un indice pour en parler parce que c'est une des variables importantes le sous-jacent, un indice dit Titan, Titan c'est les 20 plans plus grands de société côté européenne et les 20 plus grands d'Américaine
- Speaker #0
pour que les gens puissent bien comprendre alors que tu prennes et que tu illustres justement avec une vraie règle du jeu que tu as constaté dans un produit structurel quel qu'il soit pour bien expliquer en fait la règle du jeu le marché était à tel niveau au moment où on a construit le produit, la règle du jeu c'est si jamais l'indice fait ça et bien il se passe ça, et si jamais il ne fait pas ça, dis nous un petit peu les hypothèses et tout ça.
- Speaker #1
Alors je prends le fond dont je parlais en question donc d'abord un indice, donc un indice avec des sociétés de grande taille Même à l'intérieur de la structure, il y a une diversification. C'est-à-dire qu'il peut, pour des marchés un peu particuliers, on le fait nous sur des gros volumes, déstructurer sur un titre, deux, trois titres. Mais généralement, c'est sur des indices. Donc 20 titres, 30, 50 ou plus. Donc l'importance de l'évolution de cet indice dans le temps va être fondamentale sur la sortie, un instant T ou pas. Le débouclage. débouclage ou remboursement du fonds. Donc ça, c'est très important. Donc si on part aujourd'hui sur un marché, si on prend le cas, parce que dans l'imaginaire des gens, on a plus tendance à... Ça parle exactement. À 8000 points, peu de choses près, à 8000 points, on crée un support, donc sur les 40 plus grandes sociétés européennes et Etats-Unis, et le schéma, c'est celui-ci. On dit, voilà, si l'indice est à 8000 points, par exemple, dans un an, s'il est toujours à 8000 points ou au-dessus, Voilà, s'il a gagné un peu plus, plus 0,1 jusqu'à plus l'infini, on déboucle le support, on rembourse le capital investi, plus le dividende. Dividende, le gain, l'intérêt, on peut l'appeler, on appelle ça plus le fond.
- Speaker #0
Le gain qui était promis et déterminé à l'origine. Exactement. Quelle que soit d'ailleurs la performance du CAC en l'occurrence. Alors complètement. CAC peut faire plus 5, plus 6, plus 10, plus 20, si on s'est mis d'accord et que la règle était de ça et que la règle est respectée et que ça se déboucle. on prend les 5% ou les 6% qui sont prévus à l'origine. Voilà,
- Speaker #1
le support en question et le remplaçant, ça doit être 8-9%.
- Speaker #0
Je termine juste pour que bien les gens comprennent. Et à l'inverse, si la règle du jeu, c'était il faut que le CAC soit à minima au même niveau, le CAC a pu faire zéro.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
toi tu vas prendre les 5% qui sont vendus par la règle d'origine.
- Speaker #1
Et à l'inverse, si le CAC fait 15, on prend quand même les 5, alors plus quand on est sur des indices comme ça, plus du 8, on prend les 8. La contrepartie de ça, c'est-à-dire que c'est le bon compromis entre le marché action où il n'y a pas de garantie, ou le marché monétaire où il y a peu de rendement. Donc la contrepartie de ça, qu'est-ce que c'est ? C'est que si le CAC gagne 15, vous ne gagnez que 8, que 8, ça reste une rentabilité sympa quand même. En revanche, le...
- Speaker #0
Surtout sans être exposé au risque qui t'aurait permis d'avoir les 15.
- Speaker #1
Exactement. Oui, avec les fluctuations, la volatilité, les sueurs froides, etc.
- Speaker #0
Et puis la glute qui coule.
- Speaker #1
Et en amont, on en reparlera, mais l'important à la base, c'est de connaître le client, de faire une analyse patrimoniale, une stratégie avant de proposer quoi que ce soit, que ce soit ce sujet-là ou d'autres. Donc, au bout d'un an, on a gagné 0,1, on gagne les 8. et l'indice a gagné 15, on gagne 8 quand même. Donc la contrepartie de ça, c'est les protections qu'il peut y avoir sur le capital. Et tout a un effet. C'est-à-dire que les protections classiques sur les sous-jacents actions et protections chez nous, chez Laplace, je ne peux pas parler des autres, sont généralement jusqu'à une baisse de moins 50 du sous-jacent de l'indice. Mais une baisse, la garantie vaut pour l'échéance. C'est-à-dire que si c'est un 10 ans, quoi qu'il ait fait pendant... Pendant les 10 ans, alors si il a monté, le fonds n'existe plus, on ne parle même plus des 10 ans.
- Speaker #0
Il a été débouclé et sorti.
- Speaker #1
Mais si on arrivait jusqu'aux 10 ans sans qu'il soit à date anniversaire ou au trimestre, repassé au-dessus de sa valeur liquidative, on se dit ok, on arrive au bout de 10 ans.
- Speaker #0
Ce qu'il faut bien comprendre, et je me permets une aparté, c'est que ce schéma-là, il faut le présenter parce que c'est réellement ça les règles et c'est théorique, mais il faut le présenter. Mais ça voudrait dire qu'on a une baisse discontinue pendant 10 ans. C'est-à-dire que généralement, on le constate bien que ce soit la crypto. les actions et tout ça, c'est des fluctuations. Oui. Et là, le cas de non-débouclage et la barrière de protection à échéance que tu cites là, elle ne joue, elle ne se réalise que si justement on a en fait une diminution progressive et lente pendant 10 ans. Sauf que dans les faits, ça n'arrive jamais.
- Speaker #1
Sur les marchés financiers, ça n'arrive jamais. Ça n'est jamais arrivé.
- Speaker #0
Ça n'est jamais arrivé.
- Speaker #1
Si beaucoup de nos clients finissent sur la garantie, donc on se dit, bon, Ça a baissé très lentement et puis on arrive au bout de 10 ans. Et pour perdre de l'argent sur ce support-là, il faudrait qu'à cette date anniversaire des 10 ans, l'indice soit en dessous, généralement, de moins 50%.
- Speaker #0
C'est ça. Et pour reprendre ton exemple de tout à l'heure, tu parles de tes 8 000, ça diminue sans discontinuer jusqu'à 5
- Speaker #1
000. Oui.
- Speaker #0
Hop, on a la barrière de protection de 50%. Oui. Donc, on voit bien que 5 000, c'est au-dessus de 50%, donc 4 000. Donc... Là, tu te retrouves à juste récupérer ton capital à la fin.
- Speaker #1
Juste 99,99. Donc l'indice a perdu quasi 50%, mais le capital est garanti. Sur les supports actions, sur les supports de taux, on offre même, alors qu'ils sont de circonstance par rapport aux fluctuations de taux assez récentes depuis 2023, où là, le capital, lui, est garanti à 100%. Par contre, avec des garanties à 100%, rentabilité à 5. Garantie moins 50, rentabilité 7, 8.
- Speaker #0
On en revient au principe de base qui est la renta, le rendement qui est proposé est quand même indirectement une contrepartie du risque. Complètement. Et plus en fait, enfin moins j'ai de risque, plus j'ai une barrière de protection très forte, moins je suis en mesure d'offrir de la renta. C'est tout à fait logique. Oui, clairement. Pour des financiers, des gestionnaires de patrimoine. J'ai perdu mon fil. Je voulais donc qu'on aborde dans un deuxième temps dans quel type de poche. Si, je l'ai. dans quel type de poche on peut mettre ces structures, ces produits structurés. Mais avant ça, je veux juste que tu nous rappelles cette notion de coupon, qui est donc le dividende qui est versé, et de coupon qui peut être versé si c'est des produits structurés qui durent un petit peu plus dans le temps qu'ils sont versés chaque année.
- Speaker #1
Athéna et Phoenix.
- Speaker #0
Voilà, exactement. Et éventuellement, les coupons mémoire. Essaye de faire ça, parce que c'est un peu touchy, un peu technique, surtout sans support vidéo, enfin, sans support, comment dire...
- Speaker #1
J'ai plus l'habitude de ça d'ailleurs.
- Speaker #0
On verra si au montage on peut rajouter des petits schémas ou quelque chose. Mais essaye de nous expliquer un peu ces coupons, ces compots mémoires, ces Athéna, ces Phoenix.
- Speaker #1
Alors, deux grandes familles, Athéna et Phoenix. Alors le plus simple, c'est l'Athéna. L'Athéna, un contrat qui va durer 10 ans au maximum. Et en fait, on peut le considérer comme un support de capitalisation. Ça ne verse pas,
- Speaker #0
ça capitalise.
- Speaker #1
Ça ne verse pas du tout. C'est-à-dire que s'il y a un débouclage au bout de 5 ans, si c'est un 7%, au bout de 5 ans, on a mis 100 000 euros. Au bout de 5 ans, on récupère les 100 000, plus 7% par année écoulée, par 5, ça fait 35%. C'est tout simple. Ça, c'est l'Athéna. Généralement, Athéna versus Phoenix qui lui distribue. L'Athéna aura tendance forcément, puisque l'argent n'est pas versé tout de suite, à avoir un rendement un petit peu plus fort.
- Speaker #0
Continuer à capitaliser sur les intérêts.
- Speaker #1
Exactement. Le phénix, lui, il distribue. Il distribue. Donc c'est aussi un bon outil pour avoir une rémunération régulière. Ce n'est pas le meilleur outil pour avoir une rémunération régulière, mais on aura une rémunération régulière sous certaines conditions. Alors on parlait, je reprends mes coupons de 8 par an. Alors avant, c'était que par an. Et puis... pas mal de temps, c'est semestriel, voire trimestriel, et on voit même des mensuels maintenant. Sous certaines conditions. Les conditions, classiquement, c'est si l'indice de référence, on parlait de l'indice tout à l'heure, au trimestre constaté, est supérieur à moins 20%, on imagine un indice à 1000 et on est à 80, on perçoit le coupon. On en fait ce qu'on en veut, c'est mis en liquidité, etc.
- Speaker #0
Encore une fois, c'est la règle du jeu.
- Speaker #1
C'est la règle du jeu. Si l'indice est en dessous des 20%, Merci. Pas de coupon. On se dit, zut, j'ai perdu un coupon trimestriel. Mais si au trimestre suivant ou au-delà, on revient au-dessus de la barre des moins 20, on récupère, donc on est dans le deal, entre 0 et moins 20, on a un coupon. Le trimestre en question, on a bien le coupon du trimestre. Et le système des coupons mémoire, c'est que tous ceux qui n'ont pas été perçus avant, qui n'étaient pas dans cette zone de 0 à moins 20, sont réintégrés et donc reversés au client. donc il peut y avoir un décalage
- Speaker #0
Très clair, on ne va pas rentrer plus dans le détail technique sur ces aspects là parce que c'est vrai que c'est un peu touchy et puis on risquerait de perdre les auditeurs ce qui n'est absolument pas l'objectif de ta vue avec ton comptable par contre deux trois petites questions simples pour terminer et tenir le timing de cet épisode dans quelle enveloppe dans quelle poche on met des produits structurés et puis Dieu. Combien en fait ce ticket d'entrée ?
- Speaker #1
Je vais répondre.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
Alors, les réceptacles, on distingue les personnes physiques et les personnes morales.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Oui, c'est quand même intéressant de le préciser que c'est tout à fait OK pour des personnes physiques, des particuliers d'investir là-dedans. On va voir sur quel support. Mais ça peut être aussi un support de placement pour de la trésor d'entreprise.
- Speaker #1
Absolument. Pour les personnes physiques, le plus simple, on pense au compte-titres. qu'on utilise rarement pour ça, on va surtout sur des enveloppes cloisonnées type PER et en particulier assurance vie. Parce que généralement, les investissements ne sont pas que des investissements pour gagner de l'argent. Il peut y avoir d'autres objectifs. On parle d'assurance vie, ça peut être la transmission, par exemple. Et puis, on se dit, versus 50 titres, le support est remboursé, il y a un gain, il y a une plus-value dans une enveloppe de type assurance vie. Tant qu'on ne sort pas, on ne paye pas d'impôts. D'ailleurs,
- Speaker #0
c'est un gain de type... Plus-value ou de type revenu de capitaux mobiliers ? Parce que les coupons qui sont distribués, si jamais j'ai investi... Oui,
- Speaker #1
ce serait un revenu de capitaux mobiliers. Un thème,
- Speaker #0
un revenu de capitaux mobiliers.
- Speaker #1
Parce qu'on récupère, on a mis 100, on récupère 100. Mais on a eu un dividende. Donc on est sur une forme de revenu, mais très, très peu utilisé chez nous. Parce que généralement, c'est dans des enveloppes assurance vie classiquement, mais aussi de plus en plus, pour des montants plus petits, dans les PER. Qui sont de toute façon des sujets de long terme. que... On parlait de 10 ans. Moi, je n'en ai jamais vu arriver jusqu'à 10 ans. Celui qui a duré le plus longtemps, c'était 6 ans. Mais potentiellement, je ne peux pas dire à mon client que ça ne durera jamais 10 ans.
- Speaker #0
Oui, et puis réglementairement en plus.
- Speaker #1
Et en plus réglementairement.
- Speaker #0
Justement, en termes de montant, tu avais commencé à répondre. Mais la problématique sur ces produits, pas structurés, mais qualitatifs et de haut niveau, c'est que des fois, il y a des barrières à l'entrée. Des fois, il y a des tickets d'entrée qui sont un petit peu inaccessibles pour le commun des mortels. Est-ce que c'est le cas ?
- Speaker #1
Alors, ce n'est pas le cas parce qu'en fait, on mutualise nous. C'est-à-dire que les critères minima de nos fournisseurs, comme je disais tout à l'heure, sont parfois, on travaille avec nous parce qu'on est capable de distribuer en quelques mois 10, 20, 30, 40, 50 millions de tel ou tel support, sachant que tous les ans, on en crée des dizaines et des dizaines. Après, pour le particulier, sur un contrat d'assurance vie, c'est tout petit. Je crois que les minima, est-ce qu'on les utilise ? Je n'en sais rien. c'est 1000 euros ou 5000 euros presque sur de l'investissement fractionné oui et puis fractionné diversifié diversifié comme dans on ne met pas tous les oeufs dans le même panier donc si on a la possibilité de non pas faire un structuré mais d'en faire deux, d'en faire trois c'est aussi de bon ton et les personnes morales personnes morales donc compte-titres la plus utilisée ou contrat de capitalisation que ce soit en France ou ou... ou à l'étranger, en particulier au Luxembourg, avec la place.
- Speaker #0
Ok, et bien évidemment en termes de fiscalité, quand on est dans un cadre professionnel, on est généralement à l'impôt société. Exactement. Le dividende, il n'est pas en régime Murphy celui-là, le dividende, il est en régime produits financiers, tout ce qu'il y a de plus classique. Ok, très clair, je pense qu'on ne va pas s'étendre davantage sur le sujet, on a un bon vernis désormais sur ce qu'est le produit structuré. Est-ce que tu avais un autre point à rajouter pour les gens qui nous écoutent et qui voudraient en savoir plus sur le sujet ?
- Speaker #1
Bye ! Sur quels que soient les sujets que l'on aborde, parce que là on est sur des sujets d'investissement, sur une action, un peu sur la fin de l'action. Tout se passe, beaucoup de choses se passent en amont avec le client que l'on rencontre, l'analyse patrimoniale que l'on fait, les différents échanges qu'on a avec le client pour connaître son tempérament d'investisseur, son appétence au risque, les risques qu'il est prêt à prendre. On parle beaucoup de risque, parce qu'on met... évidemment, et ça c'est aussi la réglementation, on garde beaucoup nos clients, mais avec les structurés, depuis que moi je travaille avec, on gagne de l'argent quand même. On parle toujours barrière moins 20, moins 50, mais en général, à un moment donné, assez rapidement même, on passe au-dessus de zéro, donc on gagne de l'argent. Mais c'est vraiment une réflexion à avoir, et comme tout support, ce n'est pas le produit miracle du tout, mais ça s'insère assez aisément dans une allocation d'actifs, en complément. Ou en pivot, parce qu'on a certains clients qui étaient très marché financier. Ils se sont pris deux, trois événements un petit peu complexes sur les marchés financiers. C'est d'ailleurs une des raisons pour laquelle ce type de support a été créé aussi, pour trouver le compromis.
- Speaker #0
Oui, en termes de performance de marché et volatilité. Voilà,
- Speaker #1
gestion du risque. Et puis beaucoup de nos clients ont aussi des objectifs, parfois de quelques années seulement, sur par exemple la retraite et choses comme ça. et veulent des choses un peu plus sûres s'ils faisaient beaucoup d'actions avant et puis à déboucler au fil du temps, à sécuriser au fil du temps.
- Speaker #0
Très clair. Merci beaucoup Raphaël. Avec plaisir. Merci à toi. Sur les produits structurés, mot de la fin, c'est vrai que par rapport aux propos que tu tenais là, on voit qu'on traite des choses techniques, des choses sérieuses, mais encore une fois, tu as le client et l'humain qui restent vraiment au centre de toute cette relation. C'est vraiment quelque chose auquel on est très attaché. je sais que tu as vu avec ton comptable et au cabinet Bel Eden on fait des choses techniques de la fiscalité, des liasses fiscales mais c'est de l'humain avant tout et même en gérant le patrimoine où on gère les grosses dépôts il y a beaucoup d'humains merci pour ta présence avec plaisir, merci à toi et d'autres conseils d'éminents spécialistes qui ont l'immense privilège de venir derrière notre micro allez bonne fin de journée à tous et puis à bientôt Bravo, vous êtes arrivé au bout de cette capsule technique T'as vu avec ton comptable. J'espère que cet épisode vous aura plu, que vous aurez appris des choses et peut-être qu'il aura éveillé votre curiosité. N'hésitez pas à contacter l'expert qui m'accompagne aujourd'hui. Si vous avez des questions complémentaires ou d'autres sujets que vous aimeriez voir abordés dans le podcast, n'hésitez pas non plus à m'en faire part, par mail ou par message. Enfin, pour nous aider dans le développement de notre podcast T'as vu avec ton comptable, partagez cet épisode et mettez un commentaire ou 5 étoiles, ou même les deux. Allez, à très bientôt, portez-vous bien.