Speaker #0Bienvenue dans ce nouvel épisode de Ta Pause Sexy. Avant de démarrer, je te rappelle que t'abonner à ce podcast sur la plateforme de ton choix, mettre 5 étoiles et même mettre un commentaire sur Apple Podcasts sont les meilleurs moyens de me soutenir pour que je puisse continuer de te proposer des épisodes de plus grande qualité. Et c'est grâce à la qualité des épisodes que dans cette nouvelle saison nous allons recevoir des invités. C'est pourquoi... ultra important que tu continues de faire voyager ce podcast pour que tout le monde puisse enfin l'écouter. Il est temps que l'on crée un monde où on parle de sexualité de manière beaucoup plus libérée. Je ne vais pas t'en dire plus et je te laisse profiter de cette nouvelle saison et de ce nouvel épisode. Dans cette pause aujourd'hui, je vais te parler de moi. Et oui, comme tu l'as découvert dans la bande-annonce de cette nouvelle saison, cette année... Je vais avoir la chance d'interviewer des personnages et des acteurs du monde de la sexualité. Donc c'est des personnes qui vont venir partager autour de leur métier, autour de leur histoire et de leurs expériences. Et avant de commencer à avoir des témoignages, je me suis dit que ça serait intéressant, ou même indispensable, que je passe moi aussi derrière mon propre micro. pour te raconter un peu mon histoire et tout ce qui m'a menée jusqu'ici. Alors si tu me suis sur les réseaux, tu as déjà du débris parce que j'ai fait pas mal de storytelling pour expliquer un peu l'origine de mon activité. Mais sache que même si tu as les grandes lignes, cet épisode me permet de faire quelque chose de plus long et du coup de te donner beaucoup plus de détails sur ce par quoi je suis passée. Et si tu ne me suis pas sur les réseaux, c'est peut-être le moment de le faire. En tout cas... C'est parti pour cet épisode où je te raconte un petit peu ma vie. Parler de l'histoire de ma sexualité sans passer par la case éducation, ça serait une hérésie. Et je pense que même c'est une hérésie pour tout le monde. Quand il s'agit du coup de mon éducation, je te dirais qu'elle est plutôt sommaire. Et par éducation, je te parle bien sûr d'éducation sexuelle. En fait, dans ma famille, on n'est pas vraiment démonstratif. On n'est pas des gens qui montrent beaucoup nos émotions. On ne se dit pas je t'aime. Enfin, on a... énormément d'amour, mais il n'est pas démonstratif de la manière dont tu pourrais l'entendre. Et du coup, t'imagines bien que parler de sexualité, du coup, c'est pas du tout au programme. Et à mon sens, c'est quelque chose qui est très commun dans la culture africaine. Et je précise pas de pays, parce qu'en fait, en en parlant avec mes amis qui viennent, qui peuvent venir d'un peu partout d'Afrique, d'ailleurs, je me rends compte que c'est assez général. Donc, c'est pour ça que je parle plutôt de culture africaine, plutôt que de parler vraiment de pays d'origine. Moi, je suis plutôt de nature curieuse et du coup, c'est des questions que je pense me suis toujours posées, aussi loin que je me souvienne. Et c'est vraiment quand j'ai commencé à écouter les radio-livres et notamment D-Fool qu'au final, j'ai fait la majeure partie de mon éducation. Et donc, en fait, c'est passé par regarder les mots que je ne comprenais pas dans le dictionnaire. Et voilà, c'est comme ça en fait que j'ai commencé à découvrir les différentes pratiques sexuelles, enfin en tout cas les plus classiques, la pénétration. la fellation, etc. Mais sans vraiment trop savoir. Et c'est vrai qu'à l'époque, parce que je ne suis pas toute jeune, on n'avait pas accès à Internet. Et donc, j'avais une vision imagée, mais je n'avais pas de représentation particulière de ce que ça pouvait être. Et c'est après, quand j'ai commencé à pouvoir regarder de la pornographie, où là, je me suis dit, mais c'est horrible ! Quand tu mets le... les connaissances théoriques en face des images qui sont d'ailleurs plutôt violentes quand il s'agit de pornographie ça change un petit peu tout mais du coup moi c'est vraiment la radio qui a été un de mes premiers moyens de m'éduquer et après la deuxième chose, ma deuxième ressource je dirais c'était les chats parce que moi j'ai connu l'arrivée d'internet, je suis vraiment un dinosaure Et c'est en fait au travers des chats où j'ai commencé à faire des rencontres en ligne et surtout à discuter sur des forums, etc. Et donc tu discutes avec des filles, mais aussi beaucoup avec des mecs et donc tu apprends aussi beaucoup autour de ça. Et c'est vers 15-16 ans, je pense que je rencontre un premier garçon. Je le rencontre en fait sur Internet parce que c'est vraiment une e-rencontre. En fait, on commence à discuter d'abord sur MSN et après on échange de numéro. C'est les premiers portables aussi. Donc on échange nos numéros de téléphone et on commence à s'appeler. Et tous les soirs, on s'appelle. Tous les soirs, on passe bien. une, voire deux heures au téléphone, à papoter, à se raconter nos vies, à parler de nos journées, etc. Mais aussi à parler du coup de sexualité, de nos fantasmes, et aussi on découvre l'un avec l'autre, à distance, la masturbation. Et ça, ça a été aussi, je pense, mes premiers émois amoureux, je dirais, ou en tout cas vraiment grosses formes d'attachement à quelqu'un. et ces petits rendez-vous du soir étaient quand même je les attendais avec impatience et j'avais trop trop hâte de parler avec mon pote à la compote ou mon chéri je ne sais même pas mais en tout cas c'était des super moments et je en garde encore aujourd'hui de très très bons souvenirs ouais c'est vers 17 ans que je commence à avoir vraiment mes premiers rapports sexuels non virtuels et que je finis d'ailleurs par en rencontrer, celui qui deviendra plus tard mon mari. Et à 17 ans, je connais de la sexualité, ce que j'ai pu découvrir au travers de mes différentes recherches, mais je ne me connais pas spécialement moi. Alors je sais que j'ai un univers imaginaire assez développé du fait d'avoir eu cette relation un peu virtuelle où on se parlait beaucoup, beaucoup de ce dont on avait envie, de ce dont on a soin. qu'on aspirait, etc. Donc je sais que j'ai un univers et que cet univers s'est aussi développé de par ces conversations-là. Mais maintenant, moi personnellement, je me connais quand même assez peu. Et surtout, il y a cette espèce d'antinomie entre la personne que je suis à la maison, moi je suis la dernière d'une famille de quatre, donc je suis la petite fille. Clairement, je suis la petite, je suis la petite qui a toujours voulu grandir d'ailleurs. À l'école, c'est encore un petit peu différent, parce que l'école est un monde différent, et un monde qui, pour moi, ressemble très, très, très, très peu à ce que je connais de mon quotidien, puisque, du coup, je suis issue d'une famille dont mes parents viennent d'Afrique, ont immigré en France, mais nous ont mis à l'école, dans une école privée, catholique, donc un milieu qui est quand même plutôt bourgeois, nous, on est très modestes, pour ne pas dire pauvres, et je développe. en fait une espèce de forme de double personnalité alors pas du tout d'un point de vue psychiatrique mais en fait c'est plus je passe en mode adapté, en fait je m'adapte à ma famille et à respecter les règles qui sont assez strictes, moi je suis dans une famille où les règles sont très très strictes, notamment pour les filles et versus à l'école où là je suis dans un monde qui est très différent, où j'ai des amis qui ont des permissions qui me paraissent folles, ils peuvent sortir, ils peuvent aller dormir les uns chez les autres, c'est pas facile à dire, ils peuvent aller dormir les uns chez les autres, et puis ils ont des petits copains et tout, enfin moi c'est vraiment des trucs qui n'étaient pas autorisés dans ma famille. Donc en fait, j'ai vraiment ce côté de... Il y a la moi à la maison et il y a la moi à l'extérieur. Et ça, en fait, c'est quelque chose que je traîne et que je vais traîner pendant quelques années, d'ailleurs. Et c'est dans ce contexte-là où, du coup, je rencontre mon copain, qui deviendra plus tard mon mari. Et du coup, en fait, je continue un peu cette espèce de double dualité. Mais ce qui est... compliqué c'est que lui bah du coup devient mon amoureux rencontre ma famille etc et et du coup ça m'oblige à avoir un espèce de stretch que j'arrive pas forcément trop âgé donc au départ dans notre relation ça se passe super bien on est deux ados de 17 ans qui tombe en amoureux bah voilà c'est très cool on a les hormones en feu on passe notre vie au lit on couche ensemble partout là où on peut en fait parce que Parce qu'on ne peut pas forcément le faire n'importe où. Lui, il n'a pas du tout la même éducation que moi. Moi, je suis dans une éducation qui est très stricte, traditionnelle, religieuse. Lui, pas du tout. Il a des parents qui sont très ouverts, qui parlent de sexualité de manière très libérée, qui parlent de la leur. Il entend même parfois son père, sa belle-mère, etc. Vraiment un rapport à la sexualité qui est très, très différent de moi. En plus de ça, il regarde... beaucoup de porno. Donc lui, il a fait plus son éducation en regardant de la pornographie. Il a des copains et des grands cousins qui, du coup, lui ont montré quand il était assez jeune. Et du coup, c'est beaucoup éduqué comme ça. Et donc, en fait, il en sait quand même plus que moi, même s'il n'a pas beaucoup plus d'expérience. en soi, mais il en sait plus que moi. Et donc, c'est un peu lui qui dirige, qui donne un peu le tempo sur ce qu'on est censé faire, pas faire, comment faire, ce qu'il faut tester, etc. Et moi, en fait, je me laisse porter. Moi, je ne connais pas et il est très bienveillant. Donc, je me laisse vraiment porter vers tout ça et je découvre comme ça avec lui. Et vraiment au début, mais tout va très très très très bien entre nous et c'est très cool, c'est une super relation, c'est chouette. Je sais pas quand est-ce que ça a commencé vraiment à merder, mais j'arrive pas à redater ça en fait dans notre relation, mais c'est pas si tard que ça. Et ce qui se passe, c'est que moi je commence à avoir une... Une fois où on couche ensemble, je commence à avoir une douleur, une douleur que je ne connais pas, une espèce de brûlure, quelque chose qui n'est pas agréable. Aujourd'hui, parce que je me connais et je sais beaucoup plus de choses, je sais qu'en fait, à cette époque-là, j'ai juste eu une infection type mycose ou champignon, truc comme ça, qui peut créer des brûlures. au niveau du vagin. Et c'est ça, en fait, que je n'avais pas forcément comme connaissance à l'époque. Et fait le lien. Et surtout, l'erreur que j'ai faite, c'est au départ de ne pas parler de ces douleurs et de commencer à faire avec. Et ça, c'est une des premières choses qui... qui me dit que c'est vraiment un des signaux de manque d'éducation, c'est qu'en fait, moi, tous ces petits tracas féminins, j'en avais pas du tout conscience, j'en avais jamais entendu parler, je ne savais pas. Je voyais à l'époque une gynécologue qui était atroce. Je n'osais pas lui poser de questions. Dès que je lui posais une question, c'était limite si je ne me faisais pas engueuler. En plus de ça, je n'osais pas du tout m'exprimer auprès de mon médecin. Donc en fait, il a commencé à y avoir ce tabou de je me pose des questions, je ressens des choses, il y a des choses qui ne sont pas cool. Je ne sais pas à qui en parler et surtout, mais je n'ai aucun endroit où je n'ai jamais entendu parler de ça. Certainement, j'avais peut-être dû en entendre parler dans les radios libres, etc. Mais ça n'avait pas assez marqué mon esprit pour que je puisse en tout cas faire le lien à ce moment-là. Donc ça a commencé comme ça et du coup à force de se forcer, de se forcer, le corps apprend et commence à faire des liens entre le fait d'avoir des rapports sexuels et le fait d'avoir des douleurs. Et donc c'est comme ça que ça a commencé à devenir très compliqué. En plus de ça, j'ai commencé à prendre la pilule, ce qui a aussi eu un impact très très fort sur ma libido. Donc je suis passée de la nana... plutôt ouverte, qui a envie de tester plein de trucs, qui prend du plaisir à le sexe, ça fait mal et j'en ai plus envie. Par ailleurs de ça, ma relation allait très bien. En tout cas, notre relation à deux allait très bien. Et donc, on a continué d'évoluer, mais avec ce tabou, avec ces non-dits autour de notre sexualité. Et ça n'a fait que grandir au fur et à mesure de la relation. Ça ne nous a pas du tout empêchés de nous marier. Au bout de 7 ans de relation, on s'est fiancés au bout de 5 ans, on s'est mariés au bout de 7. Et pour la petite histoire, la nuit de noces a été cata parce que je n'avais toujours pas envie. Et du coup, lui voulait, moi je ne voulais pas. Tu as ce côté un petit peu où tu dois te forcer parce que c'est ta nuit de noces. Enfin, c'était... Oh ! C'était pas cool. Je dis kata, aujourd'hui je peux le dire, j'ai divorcé. Je peux dire ça, mais c'était peut-être pas catastrophique le terme. Mais en tout cas, c'était pas la nuit de noces dont tout le monde pourrait rêver. Et globalement, en fait, dans cette relation, moi au fur et à mesure du temps, j'ai appris à me mettre un peu en retrait. Et c'est quelque chose en fait que j'ai fait de manière assez naturelle. Et c'est ce que je t'expliquais tout à l'heure sur le fait... d'avoir un peu l'amour à la maison, l'amour à l'école, enfin, j'appelle plutôt ça l'amour social, tu vois. d'avoir un peu cette espèce de double personnalité, ça me laissait l'impression de ne jamais avoir un espace pour pouvoir être moi-même. Et du coup, j'ai juste appris, avec le temps, à laisser des parties de moi. Tout ce que je n'arrivais pas trop, je ne savais pas trop où le caser, ça n'avait pas vraiment sa place. Je m'auto-juliais quand même pas mal sur mes envies, ma manière d'être, mon extraversion, si j'avais beaucoup de mal à assumer, etc. Ben voilà, j'ai laissé un peu tout ça de côté et j'ai appris entre guillemets à rentrer dans le cadre, à rentrer dans le rang. Et voilà, au fur et à mesure du temps en fait, je pense que je me suis de plus en plus perdue en fait au milieu de tout ça, à vouloir en fait plaire à tout le monde. Je me suis rendue compte qu'au final, déjà, je ne me plaisais pas moi-même, mais surtout je n'étais pas moi-même et je n'étais plus personne en fait. Je n'avais plus vraiment ma personnalité et tout ça. Et donc en fait, ma sexualité, elle s'est aussi envolée avec... Avec tout ça, avec toute cette période où vraiment je me laissais de côté. Un an après notre mariage, je me suis... J'ai été... Pas mutée, mais en gros j'ai postulé à un job pour aller bosser à l'étranger. Il faut savoir que ça faisait partie de mes rêves d'aller bosser à l'étranger, notamment en Angleterre, pour pouvoir vraiment apprendre à parler anglais. mettre un bout sur ma carrière, parce que s'il y a bien un truc sur lequel j'étais très claire, c'est que j'étais quelqu'un, enfin j'étais, je le suis toujours d'ailleurs, quelqu'un d'ambitieux, j'ai toujours voulu faire une carrière, avoir un boulot qui m'éclate, etc. Et du coup, quand j'ai eu l'opportunité de partir en Angleterre, je me suis dit, bingo, ça sera génial, j'ai trop besoin de ça. Et il y avait aussi ce petit côté de, pour la première fois, je vais faire un truc pour moi. Parce que je me suis mise en couple très jeune. Du coup, quand je suis partie chez mes parents, je me suis installée avec mon copain directement. On s'est mariées jeunes. Du coup, il y avait un peu ce côté de j'ai envie de vivre aussi cette vie de petite jeunette. Et je me souvenais quand j'étais à la fac, je voyais mes copines qui, elles, enchaînaient les plans cul. Chose qui me paraissait inconcevable, mais inconcevable. Je me disais, mais comment elles font pour se retrouver chez des mecs qu'elles ne connaissent pas ? Ça me paraissait un monde... vraiment mais irréel, vraiment irréel. Et donc quand j'ai eu l'occasion de partir en Angleterre, je me suis dit je ne vais pas faire ce qu'ont fait mes copines parce que moi je suis en couple et voilà, je suis bien dans mon couple et je suis mariée, je n'ai pas l'intention de quitter mon mari. Mais par contre, je vais aller vivre une vie un peu d'expat quoi et de vivre un peu à l'étranger et de faire un peu des choix pour moi. Et donc c'est comme ça. Je suis partie vivre donc du coup deux ans en Angleterre et ça a été deux ans où j'ai eu l'espace. Je pense que c'est grâce à la distance, la distance familiale, etc. où j'ai vraiment eu l'espace de me dire, bah là, tu peux être vraiment toi-même. Je pense que c'est une des périodes de ma vie où j'ai été juste la pure expression de moi-même sans trop me poser de questions. Et en fait, ça, ça a été vraiment un déclencheur de la... grosse merde, on va pas se mentir, qu'il y a pu y avoir dans mon couple, parce que en fait, du moment où moi je me suis sentie à prendre ma place, je me suis sentie pouvoir respirer, pouvoir être moi-même, du coup, ce qui était génial, c'est que ma libido est revenue. Donc j'étais extrêmement demandeuse auprès de mon mari, dès qu'on se voyait, parce qu'on se voyait, lui était en France, moi j'étais en Angleterre, du coup, pour le travail. Et donc, dès qu'on se voyait, moi j'avais envie, je voulais lui sauter dessus tout le temps, et lui ne comprenait pas. Il ne... comprenait pas qu'est-ce qui avait pu switcher entre elle est partie, elle voulait jamais qu'on la touche, elle aimait pas le sexe elle était frigide à souhait et elle s'est retrouvée en Angleterre et alors là c'est freestyle, elle en vit tout le temps et puis à côté de ça moi je m'étais fait des amis, je sortais beaucoup je voyageais etc, chose que je faisais pas du tout avec du coup mon copain de l'époque m'a dit En France. Et donc en fait, j'ai commencé à mener une vie qui était un petit peu ma vie rêvée. Et je me suis dit, tiens, je vais pouvoir emmener mon mec avec moi là-dedans et on va avoir une super life et ça va être trop bien. Le problème, c'est que ça ne s'est pas du tout passé comme ça. C'est-à-dire que ce retour de libido exacerbé, mon extraversion assumée, etc. Lui n'a pas du tout supporté parce qu'en fait, il n'avait pas signé pour cette personne. Lui, il avait signé pour la nana qui ne fait pas trop de vagues et tout, mais en fait, il voulait cette petite nana qui ne fait pas trop de vagues, qui est un peu l'épouse parfaite, mais avec la libido de la nana qui fait la fête, celle qui a envie de s'éclater, qui est très extravertie, qui a plein d'amis, qui est hyper curieuse de la vie, etc. Et donc en fait, je me suis retrouvée face à quelqu'un qui n'assumait pas ou qui n'aimait pas, ou bref, on peut mettre le mot qu'on veut, Euh... qui j'étais. Moi, je m'étais découverte et je me trouvais trop géniale et j'avais trop envie de montrer au monde cette face de moi. Et notamment sur ma sexualité. Et lui, en fait, était genre Mais moi, je n'ai pas du tout signé pour cette nana qui fait la fête, qui veut coucher avec moi tout le temps. Non, en fait, ce n'est pas celle que j'aime. Et du coup, une chose en entraînant une autre, on a fini par se séparer et... et du coup par divorcés. Et le moment où je me suis retrouvée célibataire, je me suis rappelée justement de ces années fac où je voyais mes copines s'éclater, avoir plein de plan cul, etc. Et je me suis dit, j'ai qu'une envie, j'ai envie de faire la même chose. Ça avait l'air trop cool, j'ai des souvenirs de leurs histoires, c'était incroyable et tout. Du coup, je me suis dit, comment on rencontre des gens aujourd'hui ? Je me suis séparée, j'avais 27 ans, donc ça faisait 10 ans que... La vie avait beaucoup changé et qu'embrasser quelqu'un ne voulait plus du tout dire être en couple. Et j'ai découvert Tinder. Donc Tinder est devenu un espèce de terrain de chasse le temps d'un été assez fou. L'été 2015 a été un été assez dingue où en fait je swipais sur Tinder, je me faisais des matchs, puis j'allais faire des dates à droite, à gauche, je rencontrais des mecs et j'ai littéralement fait péter les scores. cet été-là parce que je rencontrais plein de mecs à tout va, donc il y avait beaucoup de fuites, etc., on est bien d'accord, mais je me reconnectais à cette partie de moi que j'avais complètement laissée de côté pendant dix ans, qui n'avait pas eu la place, qui n'avait pas eu sa vraie chapitre, et qui du coup avait trop besoin de s'exprimer, cette femme qui a du désir, qui a envie d'aventure, qui aime les hommes, j'avais vraiment besoin. de me reconnecter avec cette partie de moi. Le seul truc, c'est que je n'avais pas vraiment fait le travail nécessaire à me donner de l'amour. Parce que j'avais vraiment tendance à sortir, picoler, faire la fête, etc. Avoir des matchs, aller à des dates et le lendemain, regretter. Le lendemain, regretter, me dire Tu n'aurais pas dû faire ça. Tu ne devrais pas te comporter comme ça. C'est pas bien d'être comme ça. Et vraiment avec cet auto-jugement et cette narration mentale très très très très dure où tu passes ton temps à en fait entre guillemets te taper dessus. Et du coup il y a un moment où en fait j'arrivais plus en fait à vivre ce truc un peu soit le soir je m'éclate, le lendemain je m'en veux. J'arrivais plus et donc j'ai tout stoppé. Tout stoppé du jour au lendemain. J'ai arrêté. J'ai enlevé toutes les appelées de rencontres, j'ai complètement arrêté de voir des mecs et je suis repassée dans quelque chose de beaucoup plus, une vie beaucoup plus sérieuse, avec toujours quand même cette petite partie d'extraversion dans le sens où je sortais beaucoup, mais vraiment à me rencentrer sur moi et en fait à me dire, ok, là, il faut que tu prennes soin de toi parce que ça ne va pas, en fait. Donc là, j'ai fait une grosse période de chasteté, période assez longue, enfin grosse. Ouais, si, calme, j'ai bien fait un peu plus d'un an. Un peu plus d'un an où j'ai rencontré personne, je faisais grave de sport, je faisais... Moi aussi, je faisais quand même beaucoup la fête, mais vraiment, j'avais complètement, complètement laissé de côté ma sexualité. Encore une fois. Au bout de deux ans... J'ai fait plein de sports, j'ai perdu plein de poids, je me trouve très belle. Et là, je me dis, mais quand même, j'ai bien envie d'avoir un petit chéri, quand même, de rencontrer un mec. Et donc, je reprends un peu les applis, mais je suis toujours dans cette espèce de fight intérieur entre le, bah ouais, j'ai envie de m'éclater, j'ai envie de rencontrer des mecs et de coucher à droite à gauche et voilà. Mais j'ai aussi envie d'être en... couple, d'avoir un petit chéri et tout, et j'arrivais pas à associer les deux. Et donc, après plusieurs tentatives très infructueuses, je me suis retrouvée à... Là, du coup, j'avais quel âge ? C'était mes 30 ans. Je me suis retrouvée à mes 30 ans à avoir un peu la vie pour laquelle j'avais travaillé, à savoir un boulot stable, bien payé. Je venais d'acheter mon appart. j'avais fait plein de sports, fait une diète d'enfer, perdu du poids, etc. Donc j'avais un peu tout ce que je m'étais dit, le jour où t'as ça, tu seras heureuse. Et j'arrive à 30 ans, j'ai ça, et je suis là genre, non, ça va pas du tout. Et c'est là que du coup, j'ai commencé un vrai travail, à vraiment me poser la question, en fait, bah... En fait, t'es qui dans tout ça, dans tout ce qui est là ? Qui tu es ? Qu'est-ce que tu veux ? Qu'est-ce que tu veux faire ? Où est-ce que tu veux aller ? Et donc là, j'ai commencé un vrai travail de thérapie et de coaching vraiment orienté sur définir, retravailler toute mon identité. Vraiment me retrouver parmi ce brouhaha de tout ce que j'ai pu faire, de tous les extrêmes dans lesquels j'ai pu passer, de savoir en fait c'est quoi le milieu qui définit ma personne. Et donc, la sexualité n'est pas venue directe, et c'est ça qui est hyper intéressant, c'est qu'au départ, moi, ce que j'avais juste noté quand je suis allée la première fois chez mon psy, c'est qu'en fait, il n'y avait pas un pan de ma vie où ça allait. C'est-à-dire que j'avais sur le papier tout pour être bien, tout pour être heureuse, et pourtant, je m'embrouillais avec tous mes potes, au travail, c'était la cata, je n'arrivais plus à bosser, je n'arrivais plus à faire le job pour lequel j'avais travaillé et tout. Avoir ce job de rêve, je n'arrivais plus à le faire. Je n'arrivais pas à m'exprimer dans ma famille. En fait, je subissais, mais je subissais chacun des pans de ma vie. Je n'arrivais même pas à décorer mon propre appart que je venais de m'acheter, qui était mon chez-moi et tout. Je n'arrivais pas à en faire mon cocon. Vraiment, j'étais arrivée à un moment où j'étais actrice et complètement... Enfin, je n'étais même pas actrice, j'étais complètement passive dans ma propre vie. Et je la voyais défiler et me dire, je ne sais pas. Et j'avais toujours ce besoin de rencontrer des gens, de rencontrer quelqu'un. J'avais toujours envie de nourrir une relation, mais sans y arriver. Parce qu'en fait, je ne savais même pas ce que je cherchais chez un mec. Donc c'est comme ça que j'ai commencé la thérapie et le coaching. Et d'abord, on a commencé par travailler sur des trucs un peu plus faciles. Ma relation avec la famille, plus facile ou pas. Mais bon, ça a été d'abord, non, mais en relation avec les amis, parce que c'est vraiment le moment où ça pétait avec les amis ou que j'ai commencé à me dire, là, il y a un vrai souci. Donc, j'ai travaillé un peu comment j'étais en relation avec mes amis, qu'est-ce qui allait, qu'est-ce qui n'allait pas. Donc, il y a eu ça d'abord. Puis après, il y a eu la famille. Et puis après, la famille est arrivée le point de l'intime dans sa globalité. Donc, la sexualité fait partie de l'intime. Et donc là, on a commencé à travailler là-dessus. Et ce qui est hyper drôle, je vais te raconter une anecdote, c'est qu'on est arrivé à toucher le tout début de l'intime. Donc c'était juste avant mes vacances d'été. Donc je partais trois semaines en vacances au mois d'août. Et je partais une semaine avec ma famille et deux semaines avec des potes. Et donc ma séance juste avant mes vacances, j'arrive chez mon psy et je lui dis, je sais. vous voulez qu'on parle de sexe, moi je n'ai pas du tout envie donc je refuse je refuse catégoriquement lui il tombe de l'armoire en se disant qu'est-ce qui lui arrive pas du tout, je voulais plus qu'on fasse un peu le bilan, ça va être ses vacances dans quel état d'esprit elle est, mais ok très bien donc il me rassure sur le sujet que non nous n'allons pas parler de sexe donc on parle de mes projets de vacances de ce que je vais faire, de ce que j'ambitionne pour mes vacances etc... Cette séance finie, je pars en vacances, je fais ma première semaine de vacances avec ma famille où il fait un temps pourri et là je me rends compte qu'en fait ces vacances, je ne les ai pas choisies, je me suis juste laissée traîner, j'ai pris le lead sur rien du tout et au final je me retrouve dans des vacances qui ne me ressemblent pas, que je suis un peu en train de subir. Et là je me dis non ça c'est plus possible. Et en parallèle de ça, pour la petite histoire. aussi, j'ai ma meilleure amie qui est elle en Bretagne en vacances, qui elle aussi est sous la pluie et on s'envoie des messages en disant c'est plus possible de mener cette vie c'est plus possible en fait de se retrouver dans ce genre de situation où on n'est pas satisfaite et on se plaint parce qu'en fait on n'a pas pris les devants, il faut qu'on devienne actrice de notre vie et donc ça, ça me donne un petit coup de boost où je me dis non mais là il faut se sortir les doigts, il faut y aller euh Cette semaine de vacances finie avec ma famille, je pars retrouver mes amis. Et là, vacances trop bien, là c'est des vacances qui me ressemblent, etc. C'est cool. Un jour, je fais un temps de pause et je fais ce que j'adore faire, à savoir écouter un podcast. Et j'écoute un podcast qui s'appelle Les lieux du sexe, où c'est une journaliste, si je me souviens bien, qui fait un retour d'expérience parce qu'elle est rentrée, elle a osé rentrer, enfin elle a osé rentrer, elle a osé passer les portes d'un club du Berthin. Et donc là, moi je trouve ça génialissime. Elle raconte son expérience, genre mais c'est trop bien d'avoir fait ça, mais c'est incroyable. Et ce qu'il faut savoir, c'est que depuis très longtemps, moi quand j'étais en couple avec mon ex, je lui disais tout le temps, quand on sera vieux, on ira en club libertin. Je savais pas ce que c'était, je savais pas pourquoi je dis ça, mais je le disais. Je voyais vraiment que c'était un truc de vieux, c'est comme ça. Et donc là, j'entends cette petite nana qui dit, ouais bah moi j'y étais, nana de nuit, et c'était elle racontait son truc, et je me disais c'est génial. Et pendant son podcast, elle interview du coup le patron d'un site libertin qui est très connu qui s'appelle Wild. D'ailleurs c'est peut-être même plus lui maintenant le patron, mais c'est pas très important. Et il raconte que du coup il a un site, toute une communauté de gens qui sont des libertins, qui vivent une vie libertine, etc. Qui réalisent leurs fantasmes et tout et tout. Et là je me dis, waouh, je savais même pas que ça existait. Donc, curieuse comme je suis, je suis dans le contexte parfait, je suis avec mes potes. au bord d'une piscine et tout, je me décide, je prends mon téléphone et je vais sur le site en question. Je me crée un compte. Je me crée un compte, 100% compte de stalkeuse, parce que je ne sais pas du tout dans quoi je mets les pieds. Je veux juste voir, en fait. Moi, je veux juste voir qu'est-ce que c'est que ce truc, qui sont ces gens, c'est quoi cet univers. J'ai vraiment juste envie de rentrer dans cet univers. Là, je n'étais pas du tout prête. Je commence à recevoir. Une quantité de messages pharaoniques, des mecs de partout, de tout type d'âge, de tout physique, incroyable. J'hallucine complet et je crois que pendant à peu près une semaine, j'ai un compte absolument mort, pas de photo, pas de description, pas de rien. Juste j'observe et je lis les messages qu'on m'envoie et j'hallucine un peu. Au bout d'une semaine, voire même deux semaines, je commence à... écrire un peu des trucs, je mets pas de photos mais je commence à écrire un peu une description, machin donc je reçois toujours des messages et puis je commence même à commencer à interagir en fait avec des mecs on parle de le libertinage etc finalement mes vacances finissent je rentre je rentre à chez moi, je rentre de vacances, je reprends le boulot Et je suis au boulot et je continue de tchatcher, je continue de tchatcher avec des mecs et tout, jusqu'à ce que je parle avec un mec qui me dit, écoute, puisque t'es tant intéressé par les clubs, moi je te propose, si tu veux, ce soir, on se retrouve et je t'emmène dans un club libertin qui est très bien pour commencer quand on ne connaît pas et tout. Donc là, moi je suis, oh, mais qu'est-ce que je fais ? et ce que je vivais et tout. Donc là, j'appelle le conseil des forces, à savoir mes meilleures amies. Je leur raconte un peu ce que je suis en train de faire, ce que je suis en train de vivre et tout. Et je dis, mais franchement, je ne vais quand même pas faire ça. Ce n'est pas bien. Et là, j'ai ma meilleure amie qui me dit, mais c'est quoi le problème en fait ? Vas-y juste, et puis tu vois, ce n'est pas très grave. Et je lui dis non mais ça fait un peu grosse pute en fait de faire ça. Et là ma mère elle me dit mais ouais et alors c'est pas grave d'être une pute. Et cette phrase en fait elle a fait tilt et si t'as écouté dans la saison 1 je te parle justement de... Je t'ai fait un épisode qui s'appelle c'est pas grave d'être une pute qui fait vraiment référence à cet événement en particulier. Qui est en fait... Je t'invite à aller l'écouter mais en gros c'est... vraiment mettre l'accent sur comment ton environnement peut avoir un impact très positif sur ton évolution et sur le fait justement d'assumer qui tu es. Et en fait, moi, cette petite phrase m'a permis de me dire, ouais, elle a raison. Et je sais que peu importe ce que je fais, j'ai au moins cette personne qui ne va pas me juger. Donc, ça m'a donné une permission et une liberté de mettre le pied dans ce club. Et là, je me suis dit, ah, waouh, heureusement que je l'ai fait. Parce que ça a été vraiment une... une super découverte et en fait une redécouverte de moi. Et de cette part en fait de ma sexualité que je ne savais pas, je ne savais pas trop quoi en faire, je ne savais pas trop comment la nommer, je ne savais pas en fait ce que c'était, c'était juste un truc qui pour moi était hyper encombrant, des envies que je n'assumais pas. Et là je mets juste le pied dans un monde où tout ça n'est juste que... si basique et ça fait du bien en fait, ça m'a permis en fait juste de me sentir normale d'avoir cette envie de liberté, d'exploration etc et pourtant de me sentir normale. Et c'est donc comme ça que j'ai commencé en fait à aller explorer ma sexualité bien au-delà en fait du cadre et des normes parce que je suis rentrée dans un monde où les normes et le cadre ont complètement changé. Et donc voilà, ça a été un peu la grande histoire de ma sexualité, de mon développement et de la femme que je suis devenue aujourd'hui. Ce que je trouve génial, c'est qu'en fait, cette exploration, elle a commencé depuis toute petite jusqu'à aujourd'hui. Et en fait, elle a continué jusqu'au reste de ma vie. Et c'est ça que je trouve super, en fait. Dans la sexualité, c'est qu'en fait, on n'a jamais terminé. On n'a jamais terminé d'explorer, de se découvrir, parce qu'à la fin de la mesure du temps, nos corps évoluent, nos partenaires évoluent, nos envies évoluent, et donc on a toujours de quoi aller chercher de se réinventer, d'aller redécouvrir et d'aller continuer de construire. Et c'est pour ça que moi, je vois... La sexualité comme quelque chose qui évolue, pas quelque chose qui est linéaire. Et ça évolue avec le temps. Et ça, c'est vraiment un des trucs vraiment super que l'on a en tant qu'adulte pour pouvoir aller explorer et se découvrir. En tout cas, je t'ai fait en gros ma petite histoire. J'espère que ça t'inspirera, ça t'inspirera à toi aussi à aller te poser des questions sur où est-ce que t'en es aujourd'hui et à quel point t'es alignée avec qui tu es aujourd'hui. Parce que sache que si c'est pas le cas, tu peux tout à fait, il n'est jamais trop tard pour changer en fait. Changer, se réaligner, aller vers ce que l'on souhaite, aller vers ses désirs. Ça demande certes du travail, ça demande certes de l'accompagnement, mais moi je suis aussi là pour ça. En tout cas, j'espère que tu as apprécié cet épisode. Moi, j'ai adoré te partager ce petit pan de ma vie et de ma découverte. Je te souhaite une bonne écoute de mes prochains épisodes. Et si tu n'as pas écouté les anciens, c'est tout le moment d'y aller pour pouvoir aller découvrir un peu plus sur toi. Et je te dis à la semaine prochaine.