Speaker #0Bienvenue dans ce nouvel épisode de Ta Pause Sexy, le podcast qui explore la sexualité dans toute sa complexité, sans tabou, sans jugement, avec beaucoup de plaisir et pour te faire réfléchir. Je suis Anne-Elisabeth, ta coach en sexualité, et chaque semaine je t'emmène dans des conversations intimes, crues, tendres, politiques ou carrément provoquantes, mais des conversations toujours 100% vraies. Si tu veux prolonger l'expérience, viens me rejoindre sur Instagram. arrobasetapossexy et c'est là que je parle de mes stories c'est là que je vais échanger avec toi en DM et que la communauté vit et si tu veux être prévenu en avant-première de la sortie des épisodes n'hésite pas à t'abonner à la newsletter tu trouveras le lien dans la description enfin si t'es une marque un projet ou une mission engagée et que tu veux soutenir une voix libre une voix féminine une voix sexuelle je recherche des sponsors pour cette saison Donc n'hésite vraiment pas à me contacter et toutes les infos sont dans la description. Maintenant, je te laisse à ton épisode et je te souhaite une très bonne écoute. Dans cette pause aujourd'hui, nous allons parler d'une chose qui influence ta sexualité bien plus que ce que tu penses. Et on va parler du coup de religion et plus précisément de trauma religieux. Et que tu sois quelqu'un qui soit dans la religion de manière active, pratiquant, pratiquant... critiquantes, etc. ou pas du tout, la religion a un impact sur ta sexualité, puisque la religion a un impact sur nos cultures et du coup sur les normes qui existent dans notre société. Et du coup, ta sexualité est impactée par la religion, que tu le veuilles ou non. Quand on parle de religion, d'ailleurs, on parle souvent de foi, du fait de vraiment de croire, de ne pas croire. du fait qu'on pratique ou pas. Et en fait, ça va bien plus loin. Parce qu'au final, la religion, c'est aussi un conditionnement, un conditionnement qui est culturel, qui est social, qui est émotionnel, un conditionnement qui s'inscrit du coup complètement dans le corps, dans nos pensées, dans nos modes de pensée, et du coup dans la sexualité, bien évidemment, qui n'en est pas exempt. Dans cet épisode, je vais parler de ce que je connais, à savoir plutôt l'influence judéo-chrétienne qui ressemble en beaucoup de points de ce que je connais de la religion musulmane aussi, en tout cas sur le rapport à la sexualité. Je connais vraiment beaucoup moins tout ce qui est la culture asiatique. Du coup, je ne vais pas le mentionner. Et d'ailleurs, si tu es de culture asiatique et que tu as envie de venir t'exprimer sur le rapport à la sexualité dans lequel tu as grandi, la culture, etc., c'est un truc qui m'intéresse énormément. Donc, n'hésite pas à m'envoyer un message pour en discuter. Mais même pour venir faire un épisode, et même plus globalement, si vous avez envie de venir faire un épisode avec moi, n'hésitez pas. à m'envoyer un message, que ce soit sur Instagram, par mail, peu importe. C'est toujours un vrai, vrai plaisir. Et même si c'est pour creuser un peu plus loin ce sujet, quelle que soit ta culture, je trouve que c'est un truc qui est ultra, ultra important et intéressant. Donc voilà, c'était une petite parenthèse, mais on va revenir au vif de notre sujet. Je ne connais pas forcément trop la religion musulmane. Je l'ai vue. extérieur quoi, mais il y a des choses sur lesquelles je trouve que ça se ressemble, en tout cas dans le mode de pensée du rapport à la sexualité je trouve que parfois ça ressemble à ce que moi j'ai pu observer dans la culture dans laquelle j'ai grandi, du coup la culture africaine mais aussi la religion catholique donc c'est pour ça que je dis ça, mais je ne parle pas en experte religieuse bien loin de là Mais ça va quand même être super intéressant. Ça va être intéressant parce que ce sujet, en fait, moi, quand vous venez me parler sur Instagram, que vous venez en accompagnement avec moi, c'est quelque chose que j'identifie assez fortement. Et donc, je me dis qu'on n'en parle pas assez. Moi, je travaille avec des personnes qui veulent... Une sexualité plus libre, on va dire ça comme ça. Ça peut être relationnellement, ça peut être sexuellement, ça peut être d'un point de vue identitaire. Bref, on travaille sur, justement, sortir des normes établies. On travaille sur aller vers des pratiques qui sont peut-être plus jugées, qui sont peut-être plus décriées, des modes relationnels qui sont plus décriés. On parle beaucoup de non-exclusivité ici. Ce genre de choses. Et il y a un truc que je vois, c'est qu'à chaque fois qu'on veut sortir des normes, et moi la première, quand j'ai voulu aussi sortir des normes, il y a quand même un moment où il faut comprendre d'où viennent les normes et de savoir celles qu'on a vraiment intégrées. Donc, déjà quand on parle de trauma religieux... Le terme trauma, on voit, renvoie à quelque chose de violent. C'est comme si on avait vécu de la violence religieuse. Et là, c'est pas vraiment ça. C'est beaucoup plus subtil. En fait, le trauma religieux, c'est plus d'avoir appris consciemment ou non, parce que tu n'en as peut-être pas conscience. C'est ce que je te disais au début de l'épisode, sur le fait que tu n'es peut-être pas quelqu'un de religieux ou tu n'as même pas grandi dans une famille religieuse. Et pourtant, tu peux avoir intégré certaines... certaines normes parce qu'en fait elles sont dans notre société. Donc c'est pas forcément quelque chose que t'as consciemment, mais c'est que t'as appris que quelque part ton corps devait être contrôlé. T'as appris et t'as intégré qu'on devait contrôler nos corps parce que nos corps sont des corps qui désirent et que le désir c'est dangereux. Il y a quelque chose qui tourne beaucoup autour de la symbolique du diable, du... péché, de la symbolique de la chose impure autour de la sexualité. Il y a quelque chose autour du fait que le plaisir, c'est quelque chose de suspect, dont on doit se méfier, dont on doit se protéger. Et il y a aussi le fait que il y a des parts de nous qui seraient mauvaises. Il y a des choses qui sont bien, des choses qui sont pas bien. C'est vraiment ça, il y a vraiment le bien, il y a le mal, il y a le pur, il y a l'impur. Et il y a vraiment cette séparation, cette dualité, et dans lesquelles on peut très bien classer les choses. Genre, être en couple, marié, exclusif, c'est bien. Avoir des plusieurs partenaires, c'est pas bien. Enfin voilà, ce genre de choses. D'ailleurs, on parle... Quand on parle de vivre à deux ou d'avoir des enfants en mariage, il y a une expression qui est très simple qui dit vivre dans le péché. C'est un truc que tu as pu déjà entendre. Le fait de dire bon, c'est plus dans des films ou dans des séries, des choses comme ça, mais tu peux déjà avoir entendu des phrases type Bon, un papa qui dit à son gendre, bon, vas-tu faire de ma fille une femme bien ? Dans le sens, est-ce que tu vas la demander en mariage, etc. Il y a vraiment ce côté très jugeant de certaines manières de vivre. Et c'est vrai que c'est... Peu importe la religion au final, parce que moi je parle vraiment de mon expérience et des connaissances que j'ai de la culture chrétienne, mais c'est tout à fait vrai aussi dans la culture musulmane. Donc je dirais la culture occidentale, la culture orientale, qui sont de toute façon reliées à les religions, et même pour moi de la culture africaine, parce que moi j'ai vraiment grandi dedans. Et au final, on retrouve vraiment les mêmes mécaniques. On retrouve le contrôle du corps des femmes. J'ai fait un épisode la dernière fois sur l'excision. C'est tout à fait ça. C'est vraiment une pratique qui permet de contrôler le corps des femmes et le désir des femmes. Il y a une peur du désir. Clairement, le désir est quelque chose dont on doit se méfier. Il y a une vraie valorisation de la pureté, de la virginité et il y a beaucoup de culpabilisation autour du plaisir. Par exemple, quand on parle de culpabilisation du plaisir, là je ne parle même pas que du plaisir. Du plaisir sexuel, c'est du plaisir en lui-même. Dans la culture chrétienne, on parle des sept péchés capitaux, et la gourmandise en fait partie. Le fait de prendre du plaisir gustatif, c'est aussi quelque chose qui est très culpabilisant. Il y a beaucoup autour du plaisir, c'est pas que le plaisir sexuel qui est... Oui, qui est tabouisé, qui est vraiment stigmatisé, c'est le terme que je cherchais. C'est vraiment le plaisir en lui-même, le fait de prendre du plaisir. Tu ne dois pas prendre trop de plaisir. Quand tu regardes les moines, toutes les personnes qui font vœu de servir l'Église, si je reste dans cette religion-là, il y a quelque chose autour du fait de ne pas prendre beaucoup de plaisir, justement. Hum... d'être dans la sobriété. C'est vraiment un rapport au plaisir qui est très différent et qui peut être très culpabilisant. Je te parlais aussi de la valorisation de la pureté. Et on va prendre dans la culture chrétienne, par exemple, on parle de la Vierge Marie. Donc, c'est une femme pure, vierge, qui n'est pas du tout sexualisée et qui donne vraiment un modèle. hyper inconscient de ce qu'est la pureté de la femme. On a dans beaucoup de cultures, et encore aujourd'hui, le besoin de la virginité au mariage, et c'est vraiment quelque chose qui vient du coup, ce qu'on disait, le contrôle des femmes et cette valorisation de la pureté. Même dans une culture qui est plus occidentale, aujourd'hui, on parle de body count. C'est pareil, on apporte une vraie valeur à ce qui serait pur et ce qui serait impur, et le sexe est impur. Tout ça, c'est vraiment complètement lié, ça a des formes, des mots différents, mais ça vient tous du même socle qui est vraiment cette notion de pureté qui est drive beaucoup dans nos religions. Et aujourd'hui, du coup, ça donne quoi ? Là, moi, je te parle de ce que la religion a véhiculé, les normes qu'elle a mises en place, comment on fait des liens avec ce qu'on voit. Mais ce qui est important, c'est aussi du coup, quel impact aujourd'hui sur toi, sur ta sexualité, sur ta vision du sexe. Et je dirais que si tu as envie de te poser la question, est-ce que j'ai un trauma religieux ? Tu peux regarder plusieurs axes. Déjà, tu peux regarder ce que je te disais juste avant, la culpabilisation au plaisir. Le fait que... prendre du plaisir, et peu importe la forme, j'insiste vraiment là-dessus, c'est quelque chose qui te fait culpabiliser. Et notamment, du coup, si on revient à notre sujet qu'est la sexualité, la culpabilisation après le sexe. Tu sais, t'as vécu ce moment incroyable et tout, et t'as cette petite boule un peu dans la gorge, dans le ventre, qui te dit, c'est quand même pas hyper bien ce que j'ai fait, tu vois. Et bien ça, ça peut être de la culpabilisation que tu ressens due à... à un trauma religieux. Tu vas avoir une forte tendance à juger tes fantasmes. En fait, le fait de juger, même le fait d'avoir des fantasmes, ce n'est même pas juste juger certains de tes fantasmes, c'est juste déjà le fait d'en avoir qui peut te poser problème. Évidemment, tu vas bloquer certaines envies. Ça, c'est sûr qu'il y a des choses que tu vas t'interdire, clairement. Tu vas t'interdire d'avoir envie de certaines choses. Il y a quelque chose autour de l'amour et du désir. C'est-à-dire que le désir, il ne peut vivre que dans le cadre où il y a de l'amour. Le désir, c'est comme s'il n'avait pas trop sa place si l'amour n'était pas là. Et ça, c'est vraiment... C'est vraiment quelque chose qui est très spécifique. C'est que l'amour conditionne le désir. Donc il peut y avoir amour sans désir, mais il ne peut pas y avoir désir sans amour. Ça, c'est vraiment un truc important. Et globalement, tu ne vas pas oser être pleinement toi. Et même parfois, je te dirais que tu ne comprends pas pourquoi. Tu ne comprends pas pourquoi c'est si difficile pour toi. Tu ne comprends pas pourquoi, toi, il y a des choses qui sont plus... qui sont plus challenge pour toi dans ta sexualité. Et au final, ce que tu prends pour un problème personnel, c'est souvent plutôt une mémoire collective et une mémoire apprise. Et donc ça, c'est important de commencer à en prendre conscience. Ça fait partie des premières étapes pour pouvoir justement avancer vers avoir une sexualité qui te ressemble. Ça passe vraiment par là. Et du coup, moi, c'est quelque chose que je vois. Je disais, je reçois des messages Instagram. Là, en ce moment, je suis en train de recruter les personnes qui vont venir faire mon programme Sexy Odyssey. Et donc, je le vois, je l'entends dans les discours. C'est des personnes qui veulent explorer, qui veulent vivre plein de choses. Elles ont plein d'idées en tête, mais elles se heurtent à une espèce de résistance intérieure énorme. qui se matérialisent par des boules dans la gorge, des boules dans le ventre, de la tension et tout. Elles veulent quelque chose, mais en elles, il y a vraiment comme une voix intérieure super forte qui dit non, que ce n'est pas possible. Et donc du coup, le premier travail, c'est ça. Parce que cette petite voix, cette petite boule qu'on peut sentir dans le ventre, dans la gorge, elle a un nom. C'est une émotion, c'est une émotion qui est centrale dans tout ça. Et c'est l'émotion de la honte. La honte, c'est quelque chose de très particulier, parce qu'on peut avoir honte de beaucoup de choses. Donc, c'est la honte d'avoir envie, c'est la honte d'aimer certaines choses, c'est la honte d'être trop. Et là, je te fais une liste qui est vraiment non exhaustive. Mais ce sentiment de honte, c'est un mix entre le plaisir et la culpabilité. Et du coup, la honte, elle a un rôle. La principale, c'est que la honte, elle enferme. C'est la première chose. Quand tu ressens de la honte, la première chose que tu as envie de faire, c'est de dissimuler, c'est d'étouffer, c'est d'interdire. C'est vraiment une émotion qui t'emmène vers le fait de s'enfermer, de cacher, de taire, de se retenir et tout. C'est vraiment très spécifique de cette émotion. Et ce qui va être important, ça va être de réussir à l'identifier, la honte. Et une fois que tu as fait ça, tu vas commencer à comprendre que le problème, ce n'est pas ton désir, mais plutôt ce que tu as appris à en faire. Ce que tu as appris à penser de ton désir, ce que tu as appris à associer avec ton désir. Et ça, c'est vraiment la clé absolue pour pouvoir avancer. Et du coup, dans tout ça, la bonne nouvelle, c'est que tout conditionnement peut être déconstruit. Et ce n'est pas forcément en faisant plus, mais c'est vraiment en commençant à mettre de la compréhension, en comprenant, en mettant de la conscience aussi et en commençant à s'autoriser. Parce que tant que tu ne questionneras pas ça, tant que tu resteras dans ces schémas automatiques qui sont des schémas de pensée qui te viennent automatiquement et que tu ne mettras pas vraiment de la conscience dessus, tu vas continuer de vivre une sexualité qui n'est pas la tienne. Parce qu'au final, les règles auxquelles tu réponds ne viennent pas de toi, elles viennent de l'extérieur. Donc forcément, ta sexualité, celle qui va en découler de ces règles, ne sera pas la tienne. Et du coup, si tu veux plus de liberté, la première étape, contrairement à ce que tu penses sur le fait d'oser, je pense que c'est d'abord d'arrêter d'avoir honte de ce que tu ressens. On est fini pour cet épisode. si ça t'a parlé, pense à t'abonner mettre 5 étoiles, le partager tout ça, n'hésite vraiment pas à venir me faire un retour après l'avoir écouté que ce soit sur Instagram ou par mail je prendrai le temps, je prends toujours le temps je réponds à vos messages donc vraiment n'hésite pas et nous on se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode de Ta Pause Sexy