Speaker #1Dans cette pause aujourd'hui, on va parler d'un truc qu'on oublie souvent, dont on parle pas beaucoup, qui est le fait de pas choisir et le fait de se dire que ne pas choisir est aussi un choix en soi et surtout c'est un choix qui a un coût. Et je voudrais vraiment qu'on parle de ça parce qu'en ce moment, je suis en plein Non. recrutement des personnes pour la prochaine session de l'Odyssée. Il y a plein de trucs que j'entends qui sont vraiment hyper intéressants sur ce sujet et qui font qu'il y a des gens qui sont bloqués depuis des années sans qu'ils comprennent pourquoi. Et du coup, je vais te parler de tout ça. Souvent, on pense, on fait des associations d'idées. Tu vois, on fait l'association du fait que ne rien faire, enfin ne pas faire, c'est pas rien faire, mais c'est vraiment ne pas... pas à faire, c'est parfois rester en sécurité. Attendre, c'est être raisonnable. Tu vois, on dit beaucoup, prends ton temps avant de faire ci ou ça, il faut bien penser tes actions et tout, ce qui est vrai. Donc il y a quelque chose de très positif au fait d'attendre et d'être raisonnable. Dans la même veine, il y a le fait de repousser, le fait de se laisser du temps avant de prendre une décision, etc. C'est des choses qui sont... qui sont positives et qui sont encouragées. Et je ne dis pas qu'il faut toujours être dans l'impulsivité des choses, mais là, ce n'est pas vraiment de ça dont on parle. Là, moi, je te parle vraiment du fait qu'au final, ne pas décider, c'est déjà une décision. Et tu vois, le moment où tu n'arrives pas à prendre une décision, parce que c'est vrai dans tous les aspects de ta vie, parce que je suis en train... Ce dont je suis en train de parler, c'est vrai parce que je le vois beaucoup dans les gens qui posent leur candidature et tout pour l'Odyssée, mais c'est vrai dans tellement d'aspects de ta vie et dans toutes les décisions que tu dois prendre. Au final, la question qui est la plus importante, c'est qu'est-ce que ça me coûte de ne pas le faire ? Parce que de toute façon, que tu fasses ou que tu ne fasses pas, il va y avoir une conséquence. Et donc c'est plus à quel point je suis... aligné avec la conséquence de ne pas faire. Et ça, c'est une question qu'on ne se pose pas assez et qui parfois nous ferait prendre d'autres décisions, d'autres chemins et qui sont bien plus positifs que nous parce que on ne mesure pas forcément les conséquences et c'est ça que moi j'appelle le coût de l'inaction. Et dans les personnes que je reçois pour intégrer l'Odyssée, c'est un truc que je vois beaucoup parce que c'est des gens qui savent, qui comprennent. je ne suis pas sur des gens qui sont au démarrage de leur introspection, de leur éducation sexuelle, tout ça. Non, c'est des gens qui, ils savent, ils comprennent, ils connaissent le problème, ils savent quelle est l'origine du problème, ils savent quelle destination ils veulent, mais par contre, ils repoussent le fait de faire. Et j'entends des phrases de type, c'est pas le bon moment. je vais encore réfléchir, je ne suis pas sûre, je ne vais pas prioriser ça pour l'instant. Des choses qui remettent un peu en distance la décision. Et en vrai, je comprends, je ne suis pas en train de juger, parce que je comprends très bien ce qui est en train de se passer, parce que le fait de se choisir, de choisir, de prendre une direction, ça fait peur. Parce qu'il y a la peur de se tromper, de se perdre, la peur du regard des autres, et j'en passe. Du coup, comme on est dans la peur de se tromper, de perdre, etc., on n'est pas dans le bonheur que ça peut m'apporter de changer, de décider, de faire différemment, en tout cas. Et du coup, qu'est-ce qu'on fait ? C'est qu'on ne choisit pas. Et en fait, on choisit de répondre plutôt à ses peurs qu'à tout le positif que ça pourrait nous apporter. Et ça m'a fait... J'étais en train d'écrire cet épisode et ça m'a fait trop... trop penser à un moment de ma vie que j'ai envie de te partager. Et c'est un exemple très concret, ça n'a rien à voir avec la sexualité, mais c'est vraiment pour te montrer que c'est quelque chose qui existe dans toutes les sphères de ta vie. Avant de me lancer et de devenir sexothérapeute, tu le sais peut-être, mais j'ai travaillé dans l'industrie et donc ma carrière s'est arrêtée après quelques années chez L'Oréal. Et quand j'ai été en CDI chez L'Oréal, j'avais un bon salaire, j'avais une stabilité. Et sur le papier, ça allait vraiment très bien. Et pourtant, je n'étais pas au top de ma forme du tout. Je savais qu'il y avait un problème dans ma vie, mais je ne le réglais pas du tout, du tout. J'étais très, très forte à mettre tout ça sous le tapis. Et un des problèmes de ma vie, c'était mon poste chez L'Oréal et ce que j'y faisais et le fait que non, je n'étais pas. heureuse dans mon métier, mais pour autant, je partais pas. Et un jour, je me suis demandé pourquoi je ne pars pas de ça, en fait. Pourquoi je ne change pas cette situation qui est tellement horrible, cette espèce de vie de tous les jours, là, sur mon boulot. C'était vraiment pas cool. Mais, pour autant, j'étais incapable de dire, je pose ma démission et je pars. Et un jour, je me suis dit... Mais pourquoi je suis comme ça ? Et le pourquoi, c'était très simple. J'avais tellement peur de perdre mon confort. Bah ouais, puisque je m'étais créée une petite vie. Bon bah voilà, j'étais chez le Réal, j'avais un bon salaire, j'avais mon appart. Il y avait tous ces trucs-là. Et si je l'arrêtais et que je claquais ma démission, j'allais perdre ça. Et du coup, je n'étais pas du tout prête à perdre ce confort. Sauf qu'un jour, avec l'aide de mon psy, je n'ai pas fait ça toute seule bien évidemment. Mais j'ai commencé à regarder combien ça me coûtait, à moi personnellement, le fait de rester. Et là, je me suis rendue compte d'un truc. C'est que déjà, oui, j'avais un bon salaire. Donc mon salaire, il me permettait de pouvoir aller voir mon psy toutes les semaines et donc de payer 100 euros par séance. Donc toutes les semaines, ça fait 400 euros par mois quand même. C'était une période où je sortais énormément. vraiment la vie parisienne à fond. Donc, c'était les restants en permanence. C'était les verres et les verres avec les copines. Donc, il y avait ça. Et j'avais un autre truc qui était des achats compulsifs. Je m'achetais des petits trucs en me disant « Ah, je me fais un petit kiff » . C'était ma petite phrase. « Ah non, je m'achète ça, je me fais un petit kiff. Je m'achète ci, je me fais un petit kiff. » Ça pouvait être des vêtements, des choses matérielles ou des trucs pour mon appart. l'appart et tout. Vraiment, j'avais ces petits kiffs. Et au final, je me suis rendu compte que tout ça, c'était juste des compensations. C'est juste que j'étais tellement mal dans ma situation que j'avais besoin de m'apporter du plaisir, du bonheur, etc. Et donc, du coup, je faisais autre chose. Mais ces autres choses, elles avaient un coût. Et du coup, ça faisait que j'étais en train de courir après garder mon niveau de vie chez L'Oréal. Et au final, ce niveau de vie m'apportait quoi ? Il me permettait de pouvoir continuer de payer tout ce qui était mes compensations. Et au final, j'étais dans une espèce de cercle vicieux. Et donc, le niveau de vie que je protégeais était construit sur la base de mon mal-être. Et l'argent que je gagnais était là vraiment pour supporter une vie qui ne me convenait pas. Et au final, j'avais peur de perdre un confort qui me coûtait déjà mes... énormément. Et là, c'est vrai, je te parle d'un point de vue financier, mais il me coûtait aussi énormément d'un point de vue émotionnel, énergétique. C'était énorme tout ce que je laissais à essayer de rentrer dans ce moule, essayer d'être bien dans ce job dans lequel je n'y étais plus. Et ça, ça se passe dans plein de domaines. Là, je te parle du domaine du boulot, mais c'est... tout aussi vrai dans ta sexualité, au final. Hum, tu crois ? que t'évites de perdre quelque chose et en réalité t'entretiens un système qui t'abîme et c'est vraiment ça que j'ai envie que les gens voient et travaillent parce que dans la sexualité c'est encore plus violent moi je te donnais un exemple sur mon travail, mais le travail c'est quelque chose dont on parle assez facilement ou tu peux être aidé par d'autres personnes sans pour autant que ce soit des professionnels et tout il y a quelque chose d'assez d'assez simple quand on parle du travail. Mais quand on parle de sexualité, il y a un tabou qui est déjà plus important. Et en plus, c'est encore plus violent parce que là, on ne parle pas d'un coût qui est vraiment... qui peut être mesurable financièrement, mais on parle aussi d'un coût qui est très fort, qui est émotionnel. Et du coup, tu vois, cette discussion que tu repousses, ces envies... t'exprime pas, tous ces trucs que t'étouffes, ces désirs-là que t'étouffes et tout, bah ton corps, lui, il les enregistre. Et au bout d'un moment, cette espèce de mal-être que t'as sur ces non-dits, bah ça devient ta norme et tu t'habitues à ne pas être toi. Et donc, ce que t'appelles le confort de ta vie aujourd'hui est en fait un inconfort énorme et à côté de ça, tu développes... plein de stratégies pour pouvoir continuer de perdurer et de survivre dans cette version de toi qui te fait vraiment du mal. Et je ne suis pas en train de te culpabiliser en disant, c'est parce que tu ne veux pas agir, c'est pas ça. Mais c'est plus que l'émotion liée à l'action, ça te paraît bien plus difficile que celle dans laquelle tu es déjà. Parce que l'émotion dans laquelle tu es déjà, même si elle est négative, c'est une zone de confort parce que tu la connais, tu sais la naviguer et tu as trouvé potentiellement des moyens de calmer tout ça. Mais en définitive, c'est quand même une position qui est très inconfortable. Et du coup, ça en vient à se dire que tu préfères un inconfort qui est connu plutôt qu'un inconfort qui est inconnu. Par exemple, tu sais que tu as envie d'autre chose, tu sens que tu n'es pas aligné, mais pourtant tu ne fais pas les choses, tu ne fais rien pour pouvoir te réaligner. Et encore une fois, je ne suis pas en train de t'accuser. Mais pourquoi tu fais ça ? Parce qu'agir, ça veut dire potentiellement prendre le risque de perdre la relation, créer du conflit, tout faire bouger, etc. Et donc, tu restes. Tu restes, mais pour autant... est-ce que ta relation est épanouie ? est-ce que ta sexualité est épanouie ? pas du tout et ça, là je parle de relations donc je parle de personnes qui sont en relation en couple etc mais c'est tout aussi vrai si t'es célibataire et c'est tout aussi vrai sur ta vie intime si t'es célibataire parce que ça peut avoir des conséquences sur par exemple ton incapacité à rencontrer des personnes qui vont te comprendre avec lesquelles tu vas pouvoir te sentir bien mais parce que toi, tu n'es pas bien. Donc tu ne peux pas attirer des personnes avec lesquelles tu vas te sentir bien. Du coup, en croyant éviter les conséquences, en réalité, tu les repousses, tu te repousses, et ça ne t'empêche pas de ne pas te perdre. Et ça, c'est aussi quelque chose qui est ultra important. C'est que ce n'est pas parce que tu n'agis pas que... ça t'empêche de ne pas perdre qui tu es. Parce qu'au contraire, t'es dans cette situation, t'es dans cette version de toi, t'es dans cette zone où t'existes pas vraiment et donc t'es en train de te perdre. Si tu veux un autre exemple un peu plus drôle du coup de l'inaction, si aujourd'hui tu reçois une facture et que tu décides de la procrastiner, de la mettre sous le tapis, le temps avance et cette facture elle reste toujours à échéance. Et donc, comme tu ne l'as pas payé, il y a un moment où tu vas commencer à avoir des frais, et puis après tu vas commencer à recevoir des lettres menaçantes, etc. Et du coup, soit tu préfères te dire, je vais me mettre en inconfort de payer cette facture, de faire cette tâche administrative que je déteste, et au moins comme ça c'est terminé, soit tu décides de ne pas le faire. Mais du coup, il va falloir assumer la conséquence de potentiellement avoir des huissiers au pas de ta porte un jour ou l'autre. Et c'est exactement de ça dont on parle. C'est qu'il y a un jour où le fait de ne pas avoir pris cette décision, le fait de ne pas avoir commencé à travailler sur toi, à t'aligner, à assumer tes envies et tout, il y a juste un jour où ça va te rattraper, où la frustration sera plus tolérable, où la distance sera un vide complètement abyssal entre toi et ton partenaire, que le décalage sera tellement grand que ce que tu as essayé de... de repousser pour protéger ta relation est en fait ce qui est en train de la détruire. Et du coup, un jour, ça explose. Donc je ne suis pas là en train de te dire tu dois tout envoyer valser, vas-y, on ne vit qu'une fois, quitte tout le monde et tout. Mais par contre, je veux que, après avoir écouté cet épisode, tu sois honnête avec toi-même sur le prix que tu paies aujourd'hui dans ta vie de tous les jours. Si t'es ok avec ce que ça te coûte, la manière dont ta vie est design aujourd'hui, si t'es ok avec combien ça te coûte, et ben tant mieux. Mais si c'est pas le cas, et ben je pense qu'il est temps pour toi de commencer à t'aligner et à être beaucoup plus toi-même. pour éviter de dépenser dans le vent. Et franchement, moi, c'est pour ça que j'ai créé Sexy Odyssey. Ce n'est pas pour te pousser à agir à tout prix, mais j'ai envie de t'aider à y voir beaucoup plus clair, à comprendre, arrêter de te raconter des histoires et commencer ton action. Évidemment qu'on ne va pas régler l'intégralité de tous tes problèmes en 30 jours. Par contre, il y a une chose qui est sûre. c'est qu'on peut te mettre sur la voie de la vie sexuelle dont tu kiffes. Et en plus, tu vas commencer à avoir le goût de ça, parce que forcément, je te faire perdre quand même des choses. Et du coup, tu vas y prendre goût. Et c'est un passage en douceur de justement réussir à mettre ces petites actions en place pendant l'Odyssée, parce que ça t'évite les gros débordements émotionnels, les gros risques que tu pourrais prendre. Du coup, ça rend les choses ultra, ultra sympas et excitantes. Au final, le vrai danger, c'est pas de te tromper quand tu prends une décision. C'est de rester exactement au même endroit. Parce que cet endroit, il te fait du mal. Donc l'idée, c'est que maintenant, il faut en sortir. Ne rien faire, c'est pas neutre. C'est un choix. Et comme tous les choix, il a un prix.