Speaker #0On vous annonce que vous avez un profil TDAH et là tout se bouscule dans votre tête et vous vous dites maintenant je fais quoi, je commence par quoi, quel spécialiste, coach, accompagnement, thérapie, traitement ou pas ? Plein de questions qui tournent sans cesse, on va essayer d'y répondre en tout cas en partie dans cet épisode et vous donner un maximum de pistes pour entamer ce nouveau voyage dans votre vie. Si vous êtes une femme au profil TDAH et que vous en avez marre de culpabiliser, TDAH au féminin, le cocon, est fait pour vous. Je suis Nora, professionnelle de la santé depuis plus de 17 ans et spécialisée dans le TDAH au féminin. Après le fameux diagnostic, on peut ressentir un espèce de vide. Ok, on pose une espèce d'étiquette de profil TDAH et là, on se pose la question, mais qu'est-ce qu'on fait ? Souvent, les accompagnements... Après le diagnostic, c'est un peu compliqué. Parfois, il y a un peu d'errance médicale et c'est un véritable obstacle. On se pose la question, on vous dit peut-être consulter un neuro-opsy, faites un accompagnement ou on vous donne une petite brochure. Mais ça reste quand même très insuffisant dans la plupart des cas. Alors, on se pose la question, mais quel spécialiste ? Plutôt un coach, un thérapeute ? Est-ce que je dois prendre un traitement ? Et tout ça, dans quel ordre ? Le piège, c'est de vouloir... tout planifier et de répondre à toutes ces questions très rapidement. Il faut des compétences pour pouvoir planifier, prioriser, organiser, lever les doutes et surtout avec un cerveau profil TDAH. Surtout qu'on est déjà très fatigué, la fatigue est bien installée, on a déjà commencé le parcours du combattant avec ce fameux diagnostic, au niveau du budget c'était peut-être... compliqué. On a dû communiquer les résultats à notre entourage. Donc on est dans une période de fragilité. On n'est pas au maximum de ses compétences, de son énergie pour pouvoir poursuivre ce parcours. Et c'est vraiment un comble. Et donc là, parfois, la réaction de certaines femmes, c'est de se figer et de tout arrêter et de rester comme ça un petit peu en suspens ou aller chercher des informations à droite, à gauche. Je discute beaucoup avec... pas mal de femmes qui ont eu ce diagnostic-là, qui se retrouvent un petit peu par hasard sur la plateforme TDAH Focus ou dans notre groupe Facebook TDAH Focus du même nom. D'où la vocation vraiment de l'espace TDAH au féminin Le Cocon, parce que c'est assez particulier chez les femmes. Notre accompagnement est vraiment destiné à justement guider, accompagner avec la casquette de scientifique, avec la casquette de pro de la santé. et aussi celle de femme, celle d'accompagnatrice sur le terrain, mais tout ça avec des bases solides et beaucoup d'empathie. Donc ce n'est pas toujours simple de trouver le bon process, le bon mode d'emploi, et de savoir quoi faire et à quel moment. Donc on s'épuise finalement assez vite, c'est ce que je peux récolter comme témoignage, c'est vraiment de la fatigue ou une paralysie. Alors, je vous rassure tout de suite, il n'y a pas d'ordre parfait, il n'y a pas de process défini. Vous n'êtes pas le mauvais ou le bon élève après un diagnostic. Il faut parfois du temps, il faut laisser un petit peu de temps pour digérer, pour encaisser la nouvelle, pour pouvoir communiquer avec son entourage. Et après, on commence à piocher un petit peu à son propre rythme. Donc, directement... Se lancer à corps perdu là-dedans, ça peut être une fausse bonne idée. Complètement être paralysé, laisser tomber, c'est une mauvaise idée. Donc il y a un juste milieu. Il faut trouver votre rythme et vous êtes chacune différente, avec un contexte différent. Il faut pouvoir prendre ça en compte. D'où l'espace le cocon, le TDA chaud féminin, où vous avez vraiment un espèce de process que vous pouvez faire à votre propre rythme, quand vous le voulez. et des espèces d'accompagnement par groupe WhatsApp et d'autres lives qui vous permettent un petit peu de rester quand même dans l'action et rester sur le chemin. Parce que souvent, ce qui peut se passer, c'est que si vous avez une espèce de formation ou quelque chose en autodidacte, on commence plein d'entrains et puis je remarque qu'on abandonne deux, trois semaines après. Donc le fait d'avoir un mixte, un accompagnement. à des lives, des groupes WhatsApp, des notifications et un espace où vous pouvez apprendre à votre aise de manière thématique, je crois que c'est ce qu'il y a de plus efficace. En tout cas, c'est la formule qui me semble, moi, après plusieurs années, la plus appropriée. Vous retrouverez tout ça sur TDAH Focus. Vous cliquez sur le cocon et vous avez toutes les explications. N'hésitez pas, si vous avez des questions, on y répond avec notre équipe. On continue un petit peu par rapport à ce diagnostic. Quel spécialiste consulter après un diagnostic ? C'est assez vaste. en tout cas Ce qui est important de savoir, c'est que peu importe l'accompagnement que vous choisissez, le fait de choisir un accompagnement est déjà une victoire. Alors, on se demande souvent, avant de parler de l'accompagnement, coach, thérapeute, etc., il y a quand même des choses à mettre en place, des espèces de repères, je dirais. Il y a cinq repères. Le premier repère, c'est de se dire que quand on a... un diagnostic, il faut prendre le temps, comme je vous ai dit, de nommer ce diagnostic-là, de vous poser des questions et de voir ce que ça implique dans votre vie. On en a parlé un petit peu, on a parlé du journaling, on a parlé de mettre tout ça par écrit, de se poser des questions, de revoir un petit peu, tiens, par rapport à tout ce qu'on m'a dit dans ma scolarité, dans mes relations, dans mon travail. finalement ce qu'il en est sous le prisme de ce profil TDAH. On essaye de remettre un petit peu, de faire un peu de point avec nous-mêmes intérieurement. Par écrit, c'est toujours plus facile. On verra qu'on peut le faire avec un coach, avec un thérapeute, c'est encore mieux. Mais en tout cas, essayez de nommer ce qui se passe après le diagnostic. Le deuxième repère, je dirais, et c'est peut-être un des plus importants, c'est stabiliser votre quotidien. Avant les grands projets, avant les refontes, je dirais, c'est de stabiliser. Vous allez apprendre que le sommeil est un des leviers principaux dans le TDAH, qu'avec un manque de sommeil, une mauvaise qualité de sommeil, les symptômes sont amplifiés. Donc, on se concentre sur le sommeil. L'organisation, on n'essaye pas d'être la super femme organisée, on essaye juste d'avoir une organisation minimum viable, l'essentiel. Le mot simplicité reste au cœur de tout ça, c'est très important. Donc on n'essaye pas de refaire sa vie après un diagnostic, lors de la première semaine. On essaye juste de stabiliser son hygiène de vie, de bien manger. On verra, l'alimentation est très importante, le sommeil. On essaye de stabiliser les fondations, ça c'est déjà une chose. Un troisième repère, je dirais, c'est de travailler un petit peu sur ce sentiment qui revient souvent quand on discute avec... des dames qui ont été diagnostiquées tard, ces sentiments de honte, même si on n'appelle pas ça la honte, c'est une sensation de malaise. Ça revient souvent. On peut avoir des témoignages comme j'ai l'impression d'être bizarre, d'avoir un cerveau qui ne fonctionne pas normalement, d'être différent, de ne pas être dans la même case ou d'être cassé. On a vraiment cette impression que quelque chose ne tourne pas rond à l'intérieur de nous. Et du coup, on a ce sentiment de culpabilité, même parfois de honte. Donc je vous dis tout de suite, il faut arrêter la maltraitance, parce que vous vous maltraitez avec des discours pareils. Il faut bien vous rendre compte que le profil TDAH, ce n'est pas un manque d'intelligence, ce n'est pas que vous êtes bizarre, c'est que le fonctionnement est différent. Ce n'est pas mieux, ce n'est pas moins bien, c'est juste différent. Et là, il y a un vrai travail à faire d'apprentissage sur ce que c'est le TDAH et ce que ça implique. et que ça n'a strictement rien à voir avec l'intelligence. Donc il y a vraiment des fausses croyances à démonter. C'est vraiment ça, c'est des fausses croyances sur nous-mêmes, presque sur le monde finalement. Et le fait d'arrêter de se maltraiter, d'arrêter de culpabiliser, ça permet déjà de soulager, mais c'est un vrai travail de fond. Et c'est là que le thérapeute entre en jeu. Que ça soit avec ce sentiment de honte ou revenir sur des faits du passé, retravailler nos fausses croyances, nos limitations, tout ça, ça prend du temps, mais c'est un travail de fond. Donc là, le thérapeute, il a son rôle, il a vraiment son rôle. Faire ça seul, c'est quand même compliqué. Et on verra la différence entre thérapeute et coach. Et bien justement, parlons-en, parlons-en. On pense souvent que les deux s'opposent. Alors quand je dis coach, c'est quelqu'un qui n'a pas fait une formation express de deux heures sur internet pour se promouvoir coach. Dans les coachs, il faut une formation, moi je pense toujours de professionnel de la santé. On peut tout à fait thérapeute et coach en même temps. Donc les deux ne sont pas en opposition. Et ce qui est très intéressant, c'est de combiner les différentes choses. Donc vous avez le médecin qui pose le diagnostic, vous avez le psychiatre, vous avez le médecin, puis vous avez les thérapeutes qui font des TTC qui est recommandé, et puis vous avez les coachs, mais encore une fois c'est un terme fourre-tout, et c'est là qu'il faut être vraiment très très très prudent sur les compétences de vos coachs. Et puis vous avez les aménagements qui seront mis en place, les aménagements peuvent être mis en place par le thérapeute, le coach, En fait, il y a toute une série de recommandations. Mais en tout cas, il faut une connaissance globale et approfondie du profil TDAH et pas des pseudo-coaches qui ont fait deux heures de formation et qui s'auto-proclament avec la science infuse. Il faut toujours rester très humble dans nos compétences et nos connaissances et avoir une formation continue. Comme je vous ai dit, chaque mois, vous avez des nouvelles études qui sortent. Vous avez régulièrement des méta-analyses. Vous avez des sujets qui se contredisent, comme avec les oméga-3. Vous avez vraiment des tas de papiers scientifiques. Ça demande vraiment une mise à jour et une veille scientifique pour pouvoir apporter le maximum d'outils et de compréhension aux personnes qui sont en souffrance et qui demandent de l'aide. Petit aparté, on peut avoir un profil TDAH et ne pas avoir besoin d'aménagement. ni d'aide particulière. Il y a des gens qui s'en sortent extrêmement bien. Ce n'est pas une généralité. On parlera de la question est-ce que c'est un handicap ou pas. Ça prête à débat. Mais en tout cas, on peut dire aussi que la tendance générale, c'est qu'avec un profil de TDAH, le quotidien peut être compliqué et que dans la plupart des cas, il faudra un accompagnement et des aménagements. Quand je dis aménagement, il ne faut pas faire le lien direct avec des aménagements très lourds et extraordinaires. Parfois, juste un casque anti-bruit ou un timer est un aménagement. Donc, comme je disais, les professionnels de la santé ne disent pas que les deux s'opposent, la thérapie et le coaching. Les deux sont différents. Un quatrième repère, c'est apprendre à demander. Et ça, je peux comprendre que c'est très compliqué. Demander, par exemple, des aménagements. ou demander de l'aide. On a toujours appris à compenser, à se débrouiller, à surcompenser, et ça peut être extrêmement frustrant. Et là, c'est du domaine vraiment de la psychologie. Mais il faut vraiment se débarrasser de cette honte pour pouvoir avancer dans votre chemin, dans votre alignement. Et ça passe par des aménagements ou de l'aide. Le cinquième point, je dirais, c'est explorer qui vous êtes vraiment. Sans votre masque, permanent. Surtout à 40, 50, 60 ans, on commence à déposer les masques. On se dit qu'on a peut-être joué un rôle. Quand je vous dis rôle, regardez les épisodes du masking. Je vous explique que ce n'est pas de la comédie, mais c'est un rôle, c'est de la surcompensation pour pouvoir être à la hauteur, parce qu'on pense que quelque part, on a failli. Donc cette espèce de masque qui nous oppresse, qui nous opprime est parfois indispensable pour tenir la route, mais à un certain moment il peut être étouffant et vous faire tomber, vous faire sombrer. Donc c'est différents rôles. Quand je vous dis explorer qui vous êtes, c'est faire le point avec un thérapeute, voir un petit peu par rapport à votre rôle. Est-ce que vous êtes plus dans l'hyper responsabilisation ? Est-ce que vous êtes la sauveuse ? Qui vous êtes ? par rapport à votre passé, par rapport à qui vous êtes aujourd'hui. Et ça, c'est un travail de fond aussi. Et quelle est la part entre votre profil TDAH et la personne que vous êtes aujourd'hui ? Est-ce que l'un influence l'autre ? C'est sûr. Mais à quel point ? Est-ce que tout est du ressort du profil TDAH ? Ou est-ce que ça influence peu votre vie ? Est-ce qu'il n'y a pas un autre problème ? Est-ce qu'il n'y a pas un travail psy à faire ? Est-ce qu'il n'y a pas de la dépression ? Est-ce qu'il n'y a pas de l'anxiété ? Il y a plein d'autres choses. Donc, ce n'est pas si simple que ça. Donc, à certains moments, c'est faire le point sur qui vous êtes, que ce soit au niveau psy, que ce soit au niveau santé mentale, au niveau santé physique, avant de commencer le prochain chapitre. Et parfois, tout s'entremêle. L'anxiété, le TDAH, la dépression, on a vu qu'au niveau de la biologie, c'est effet domino. Donc c'est important à un certain moment de faire le point. Quand on ne sait pas qu'un problème existe, on ne peut pas le résoudre, comme je dis toujours. Donc il faut prendre le temps de faire le point avec vous-même, avec votre vie, avec ce qui se passe, vos comportements, relecture de votre vie, avant de pouvoir commencer ce chapitre de coaching ou d'accompagnement. Un petit mot sur le traitement, je ne vais pas développer ici, je ne vais pas vous donner mon avis médical. Je suis pharmacienne et professeure de pharmacologie. C'est une question très lourde et très importante. En tout cas, c'est une décision qui vous appartient, vouée à votre médecin, qui connaît votre situation. Juste dire une chose, il y a beaucoup de gens qui décrivent le traitement comme parfois diabolique ou d'autres comme miraculeux. C'est un entre-deux. Un traitement... Ce n'est pas quelque chose qui est à vie. Ça peut être une espèce de béquille, c'est un peu comme une paire de lunettes, pour permettre de s'adapter, je dirais presque même temporairement, pour pouvoir mettre en place des aménagements et des nouveaux comportements. Donc, ça ne répare pas le TDAH, parce qu'il n'y a rien à réparer. C'est un profil, c'est un trouble du neurodéveloppement, bien entendu. le fait de prendre... Un traitement permet de régulariser au niveau des récepteurs, au niveau de la régulation de la dopamine. Certains le supportent, d'autres pas. Il y a différentes formes, il y a différentes façons de le prendre. Je ne vais pas rentrer dans les détails ici. Vous avez plein de choses sur le site, TDAH Focus, vous avez des articles, etc. Mais ce qui est important, ce n'est pas noir ou blanc. C'est-à-dire qu'il ne faut pas diaboliser. Ce n'est pas un médicament qui crée de l'addiction, par exemple. C'est un médicament qui... peut aider tout à fait à se remettre entre guillemets sur les rails, à vous donner une fenêtre d'action, de concentration pendant laquelle vous allez travailler en TTC, accompagner ou avoir des nouveaux comportements, aménager, avoir des nouvelles routines, de faire les choses autrement, de mettre des choses en place. C'est vraiment des lunettes, c'est vraiment une béquille. Ce n'est pas quelque chose à prendre toute sa vie. Ce n'est pas une obligation, il y a différentes façons de le prendre. Mais en tout cas, c'est une option thérapeutique tout à fait légitime. Il faut bien s'intéresser à ça avant de pouvoir commencer un traitement, de voir ce que ça implique, de dédiaboliser aussi, et de ne pas prendre ça comme des bonbons, c'est un médicament. Et comme tout médicament, ça demande une réflexion. Il peut être accompagné d'effets indésirables, comme une diminution de l'appétit, ou parfois des troubles du sommeil, des palpitations au niveau cardiovasculaire de l'attaque cardie. Donc ça demande un suivi régulier, précis, et ça demande une réévaluation régulière avec votre médecin et voir si ça vous convient ou pas. On essaiera d'en parler dans un autre podcast, mais en tout cas, avoir confiance dans votre prescripteur, lui parler, faire le point avec lui, faire une TTC. Être accompagné correctement et puis sur le côté avoir un coaching comme un suivi avec les aménagements, les outils, etc. Comme dans le cocon TDAH au féminin que vous retrouverez sur TDAH Focus. C'est important, mais comme je vous ai dit, il n'y a rien qui peut se substituer à vraiment un suivi, à un accompagnement professionnel par un pro de la santé et quelque chose qui se fait sur du temps. du long terme, et un travail de profondeur avec des aménagements en suivant les recommandations de chaque pays. C'est comme ça qu'on y arrive. Ce n'est pas du jour au lendemain. Donc c'est vraiment en se faisant accompagner, en mettant des aménagements en place et au besoin, passer par un traitement médicamenteux. Mais en tout cas, n'oubliez pas l'hygiène de vie, parce que sans sommeil, rien ne fonctionne, sans une alimentation équilibrée. On a vu aussi que le sport, on le verra. que ça a un effet extraordinaire sur la régulation des neurotransmetteurs et que ça peut être équivalent parfois à ce qu'on peut retrouver dans certains traitements. On va voir quel type d'exercice physique, comment, pourquoi, dans un autre épisode. Mais en tout cas, c'est une des clés. Donc vous avez la clé du sommeil, vous avez la clé de l'alimentation, vous avez la clé des aménagements, des routines, vous avez la clé vraiment du sport. Tout ça sont des leviers. Donc vous voyez, il y a plusieurs leviers à activer. pour arriver à un équilibre. Il n'y a pas de pilule miracle, il n'y a pas de formule miracle, il n'y a pas de coaching miracle, mais c'est vraiment plusieurs leviers. Chacune d'entre vous aura un curseur différent, un peu plus dans l'un, un peu moins dans l'autre, etc. pour arriver vraiment à vous aligner et à trouver votre équilibre. Donc, autre chose par rapport à la communication. Est-ce qu'on est obligé d'en parler ou pas ? Et comment en parler ? C'est quelque chose qui est aussi important. On va brièvement ici aborder le sujet. Donc, ce que vous devez bien comprendre, c'est que vous n'êtes pas obligé de tout dire à tout le monde. Il vous faut du temps. Il vous faut du temps pour déjà accepter, digérer, dépasser cette étape de la honte. qui est parfois présente, avant de faire le grand déballage. Donc progressivement, par exemple à votre conjoint, la façon de peut-être en parler, c'est de lui dire que vous avez compris quelque chose sur votre fonctionnement, sur votre cerveau, et que ça pourrait expliquer des choses, et que vous aimeriez en parler, mais que vous avez besoin d'avoir une discussion sans jugement. Donc il faut aborder les choses petit à petit, et demander vraiment à la personne de ne pas être dans le jugement. Au travail, on demanderait des aménagements et essayer de rester factuel. Donc en disant par exemple, je suis plus efficace dans un environnement calme, je suis plus efficace quand si, quand ça, quand je fais du télétravail, quand je suis présente, quand je ne suis pas en open space, quand je reçois des mémos, des écrits à la place de consignes orales. Donc vous n'êtes pas obligé de tout raconter, vous avez juste besoin d'être factuel, d'avoir du concret. Votre employeur ne doit pas recevoir un diagnostic, votre diagnostic. Et face aux sceptiques, on fait comment ? C'est un effet de mode. Ne rentrez pas dans le débat. Vous n'avez rien à prouver à personne, vous n'avez rien à expliquer à personne. Ce ne sont pas des médecins, ce ne sont pas des thérapeutes. Vous êtes seul maître à bord. Donc ne rentrez pas dans ce terrain-là. Quittez-le, gardez votre énergie pour vous-même. Une petite phrase peut suffire à calmer. Vous dites simplement, je n'ai pas besoin de te convaincre. Ce que je sais, je le sais. Et j'ai simplement besoin de savoir comment je fonctionne. J'ai des professionnels de la santé qui m'accompagnent. Vous avez des années et des années d'études qui prouvent tout ça. Ce n'est plus à prouver. Comme l'histoire de la terre ronde ou la terre plate. On ne va pas rentrer dans des débats stériles. D'accord ? Vous avez des gens qui ont fait des années et des années d'études, voilà, le premier venu ne peut pas vous dire, ne peut pas rentrer dans une polémique avec vous, vous n'avez ni le temps ni l'énergie et donc à ce moment vous devez clore le débat et garder votre énergie qui est précieuse. Donc pour aller plus loin, voilà, ici on a clôturé le deuxième épisode. Pour aller plus loin un petit peu dans votre mode d'emploi, dans les différents aménagements, c'est ce qu'on va poursuivre ici dans le podcast, n'hésitez pas à consulter les différents articles de blog sur DDH Focus ou d'aller dans le cocon, l'espace Didier. On reviendra dans les prochains épisodes sur ces aménagements à faire au quotidien pour pouvoir justement vous alléger, vous libérer de la bande. passante et pouvoir enfin souffler. Voilà, j'espère que vous avez aimé cet épisode. N'oubliez pas qu'il n'y a pas un chemin, mais il y a plusieurs chemins, qu'on est chacune différente, que le but c'est de tester, combiner, ajuster. Rappelez-vous aussi que vous n'êtes pas en retard sur votre vie, c'est simplement un diagnostic qui est en retard et que vous avez peut-être commencé votre vie à jouer avec les mauvais pions, les mauvaises règles, mais vous verrez que ces outils, ça s'acquiert, et qui n'est jamais trop tard. Donc voilà, j'espère que vous avez apprécié cet épisode. N'oubliez pas de vous abonner, de partager et de nous retrouver dans le cocon, si vous voulez plus d'informations. Je vous dis à bientôt !