Speaker #0Si vous êtes une femme au profil TDAH et que vous en avez marre de culpabiliser, TDAH au féminin, le cocon, est fait pour vous. Je suis Nora, professionnelle de la santé depuis plus de 17 ans et spécialisée dans le TDAH au féminin. Aujourd'hui, on va commencer par le début, une scène que vous avez peut-être vécue il n'y a pas longtemps. Vous observez votre enfant et vous vous dites qu'il vous fait... étrangement penser à quelqu'un. Et ce quelqu'un, c'est vous, en plus jeune. Cet enfant que vous étiez, sa façon d'oublier, sa façon d'avoir du mal à gérer ses émotions, sa façon d'exploser. Toutes ces choses qui font remonter des choses en vous, pas toujours très agréables, ça vous perturbe. Et vous vous posez mille et une questions. Parmi ces questions, la question suivante... Est-ce que je lui ai transmis ça ? C'est une question délicate quand on se la pose. Et c'est aussi très délicat d'en parler autour de soi. Parce que ça suggère déjà le fait qu'on accepte son propre profil TDAH et puis celui de son enfant. Il y a deux situations que vous pouvez vivre. La première, c'est à partir de votre propre diagnostic, se dire finalement, j'ai l'impression... que mon enfant a les mêmes traits que moi, étant plus jeune ou actuellement. Comme gérer ses émotions, exploser, avoir du mal à se retenir, certaines choses. Puis peut-être sa façon d'oublier, de zapper certaines choses, d'être tête en l'air, d'avoir des difficultés de concentration. La deuxième situation, c'est à partir du diagnostic de son enfant. Et ça, c'est assez récent et c'est très répandu finalement. Beaucoup de parents, beaucoup de mamans qui, en observant son enfant et après un diagnostic, se demandent si elle aussi n'a pas le même profil. Alors, un enfant et un adulte ne partagent pas les mêmes traits du profil TDAH, ils sont différents, mais il y a quand même parfois une base commune. Surtout quand on se rappelle certaines scènes de notre enfance. Et là, il y a pas mal de mamans, en observant leur enfant, qui se retrouvent à se poser la question suivante. Est-ce que moi aussi, je n'aurai pas un profil TDAH ? Alors, il y a toujours le tabou, le fait de se dire qu'est-ce qu'on va penser de moi ? C'est une maladie, entre guillemets, d'enfant. C'est ce que je lis beaucoup aussi. Ça ne concerne que les enfants. Et puis, tiens, si je me diagnostique, qu'est-ce que les gens vont dire ? Est-ce qu'on ne va pas mettre tous mes défauts sur le dos, finalement, du profil TDAH ? Donc, c'est très compliqué. On se pose beaucoup de questions, surtout quand on a un profil pareil. On a tendance à trop se poser de questions, finalement, à se noyer dans ces questions-là. Surtout qu'on a déjà le profil TDAH de son enfant entre guillemets à gérer et qu'on est souvent... très fatiguée, charge mentale. Donc, c'est doublement plus difficile. Donc, c'est intéressant de se poser la question de qu'est-ce que dit la science par rapport à tout ça. Avant de parler de la science, je dirais que les deux, trois questions qui reviennent le plus, c'est est-ce que je lui ai transmis ça ? Est-ce qu'il va vivre les mêmes difficultés que moi ? Comment j'aurais pu éviter ça ? Donc ça, c'est les questions que je lis pas mal, beaucoup dans les forums, dans les différents groupes. C'est une question légitime et il faut y répondre. On a le droit de se la poser et on a le droit surtout de chercher et d'y répondre. Alors, le fait de se poser la question ne fait pas de vous une mauvaise mère ni quelqu'un de bizarre. Elle est tout à fait légitime. Ça montre deux choses, ça montre que vous aimez votre enfant, que vous vous intéressez à lui et que vous voulez le protéger. Effectivement, votre enfant peut parfois être un miroir et un miroir, ce n'est pas toujours confortable parce que ça peut réveiller finalement nos propres souvenirs, nos propres blessures et surtout ce qu'on aurait aimé comprendre plus tôt. Mais ça peut être aussi une occasion, une occasion finalement de faire autrement. En connaissant le profil TDAH, les tenants et les aboutissants, on peut changer les choses. Ce que nous, on n'a pas pu avoir, on n'a pas pu bénéficier des aménagements, de toute cette compréhension, de cette prise en charge qu'on a actuellement, on peut le faire pour son enfant. Et ça, c'est très important. Mais avant ça, il faut poser des mots dessus et il faut demander de l'aide et ne pas laisser son enfant grandir seul avec l'idée finalement qu'il est paresseux ou que c'est un incapable ou qu'il est trop, Donc ça, c'est très important. Donc juste ça, c'est déjà, je dirais, la plus grande des victoires. Donc finalement, qu'est-ce que la science nous dit par rapport à ça ? bas. Par rapport à cette question de « est-ce que je l'ai transmis ? » ou « est-ce que vous avez plutôt rendu votre enfant en TDAH ? » la réponse est non. Donc on ne crée pas le TDAH de son enfant, parce que ça veut dire qu'on aurait fait une erreur, qu'on aurait raté quelque chose finalement. Mais ce qu'il faut savoir, c'est que le TDAH a une composante génétique très importante. Les études de familles, surtout par exemple des familles où il y a des jumeaux, montrent depuis vraiment longtemps que le TDAH peut se retrouver chez plusieurs personnes d'une même famille. Les estimations tournent autour de presque 70 à 80% pour la part génétique observée dans les études chez les jumeaux. Attention, ça ne veut pas dire que tout est écrit d'avance, pas du tout. Mais c'est une tendance. Et ça ne veut pas dire non plus qu'un enfant reçoit, entre guillemets, mécaniquement le TDAH d'un des parents, comme on transmettrait une couleur de cheveux aux yeux. Le TDAH est beaucoup plus complexe que ça, parce que lui, il va impliquer beaucoup de variations génétiques, chacun avec un petit effet. Et l'environnement, finalement, il compte énormément. Comme par exemple le stress, l'estime de soi, les apprentissages, le sommeil, le quotidien, le sport et surtout finalement la qualité de l'accompagnement qu'a l'enfant. Donc quand on dit vous avez donné le TDAH à votre enfant, c'est très brut et c'est faux finalement. Parce que donner quelque chose, ça signifie avoir mal fait quelque chose en tant que parent. Et là c'est faux. Donc ce qu'il y a c'est que oui. On peut partager un terrain neurodéveloppemental avec son enfant, parce que c'est génétique, oui. Et donc la différence finalement, elle est énorme. On ne donne pas une tare à son enfant, mais on partage un terrain génétique avec un enfant, comme le bon et le mauvais. Donc ce n'est pas une faute, on ne cherche pas quelqu'un à blâmer. Ça peut paraître infime comme différence, mais c'est énorme dans le quotidien des parents. Parce qu'en fait, finalement, quand une maman arrive à comprendre la différence entre ces deux choses-là, je ne donne pas une tare, mais je partage un terrain. Et un terrain, comme je vous l'ai dit, il est différent par rapport aux conditions de l'environnement. Un profil TDAH ne signifie pas rater sa vie, ne signifie pas avoir des problèmes. Il peut signifier ceci, oui, s'il n'y a pas d'aménagement, si c'est mal pris en charge. Et encore une fois, un TDAH. n'est pas un autre, un enfant n'est pas un autre, une femme n'est pas une autre. Donc chaque TDAH est différent. Certains ont un profil TDAH et s'en sortent à merveille même sans aménagement. Donc certaines personnes ont pu développer leur créativité, leur passion, leur hyper focus et bien d'autres choses. Donc non, on ne peut pas toujours à 100% parler du TDAH comme quelque chose de négatif. Mais c'est vrai, dans la réalité, le profil TDAH peut poser des difficultés et des complications par rapport à la société dans laquelle nous sommes et dans l'état actuel de l'enseignement, où l'enseignement n'est pas différencié, où c'est un petit peu des cases dans lesquelles on doit rentrer. si on ne rentre pas absolument dans la case, ça se passe mal. Donc ça, c'est tout un débat de société dans lequel on ne rentrera pas ici parce que finalement, ça ne servirait à rien. contrôler ce qui est contrôlable, c'est-à-dire l'environnement qu'on peut donner à notre enfant, les conditions de vie, et on ne peut pas aller au-delà de ça finalement. Donc ce qui est très important, c'est de comprendre qu'un TDAH n'est pas automatiquement une tare et ce que vous, vous avez vécu, n'est pas obligatoirement ce que lui va vivre. La génétique, c'est un melking. pote de tout. Vous avez la génétique, vous avez la personnalité, vous avez l'environnement. Tout ça est complètement imprévisible. En tant que parent, on essaie de donner un maximum d'outils. à son enfant. C'est comme une plante qu'on essaye de faire pousser dans le meilleur des terreaux, en l'arrosant, en donnant des nutriments et beaucoup d'amour finalement. Donc non, vous ne donnez pas une tare à votre enfant, c'est un terrain que vous partagez, pour le bon comme pour le mauvais. Donc une fois que la maman comprend ça, finalement il y a un soulagement. Déjà, ce qu'on peut entendre c'est, ok, je n'invente rien, il y a des traits communs entre nous, donc ça c'est important, il y a un peu un soulagement. Puis la culpabilité, quand vous entendez une maman dire et ça c'est très dur, je ne voulais pas qu'il traverse ça. Donc vous voyez, il y a toute l'histoire, toute l'émotion qu'on transverse sur notre enfant et ça, ça peut être compliqué parfois. D'où la nécessité vraiment que la maman, si elle a vécu ça ou si elle découvre son profil, d'être prise en charge. C'est très très important. Et puis il y a la peur, c'est le troisième sentiment, c'est le fait qu'on a peur. peur pour son avenir, on a peur que ça se passe mal. Et ça aussi, il faut l'exprimer pour pouvoir finalement essayer de donner un maximum d'outils à son enfant. Donc toutes ces émotions finalement, elles cohabitent à différents moments et c'est loin d'être anormal. Donc il y a une idée qui est aussi très importante, c'est le fait d'accompagner son enfant de la façon la plus adaptée. Encore une fois chaque enfant. est différent. Il faut absolument éviter de lui coller une étiquette, ça c'est ce qu'il y a de pire, pour éviter qu'il grandisse finalement en pensant qu'il est nul ou qu'il a un handicap, même si certains parlent du TDAH comme un handicap. Il faut vraiment être prudent par rapport à ce mot-là, parce qu'il va différer d'une personne à une autre. Le fait d'avoir des difficultés de concentration pour certains est un vrai handicap, certes, mais encore une fois, il faut édulcorer tout ça et être prudent avec les étiquettes. Donc, évitez que son enfant se sente à part qu'il ait une étiquette. Et surtout, sachez que les recommandations cliniques, elles insistent vraiment sur l'évaluation individualisée et sur des aides vraiment... à adapter à chaque enfant et à chaque âge. Ça sera différent, donc pas de généralité. Donc finalement, vous, en tant que parent, qu'est-ce qu'il faut faire ? Il faut déjà vous dire que ce que vous ressentez est normal, que ce soit la peur, la culpabilité, le soulagement, le fait de savoir que vous n'êtes pas ablamé, que vous n'êtes pas coupable. Ça, c'est déjà une première chose. Acceptez de réécrire votre propre histoire. Évitez de penser que votre histoire sera celle de votre enfant. C'est une personne différente avec ses passions, sa créativité, ses émotions. Il aura ses difficultés, il aura des facilités. Il va simplement tracer son chemin. Vous serez là pour l'accompagner, l'aider, lui donner ce qu'il y a de meilleur. En 2026, avec tous les outils qu'on a à notre disposition, vous allez l'observer, vous allez l'accompagner, vous allez adapter. Vous allez l'aider dans ce chemin-là, à traverser les difficultés. À un certain moment, il faudra lâcher. Pas d'autre choix. Lâcher en douceur, évidemment. Et accepter qu'il ait des oublis, qu'il ait des colères, qu'il ait de l'impulsivité. Accepter votre fatigue aussi. Accepter que vous soyez à bout, que vous soyez vidé, que vous ne soyez pas parfaite en tant que maman. Ça n'existe pas, c'est un mythe. Voilà, on est des personnes à part entière. On est chacun unique. unique chaque profil tdh est unique comme chaque personne est unique avec nos bons côtés et nos mauvais voilà essayez de ne pas réduire votre enfant à un profil ni vous même ça serait trop facile finalement n'essayez pas de tout résoudre en une seule fois on n'essayait pas de trouver un protocole miracle ça n'existe pas essayez juste d'avancer de vous instruire par rapport à ce troubles du neurodéveloppement, voire tous les outils qui existent. L'accompagner, tester, échouer, recommencer, avancer, c'est ce qu'on doit finalement enseigner à nos enfants. Tomber, c'est tout à fait normal et que finalement la valeur d'un homme avec un grand H, ce n'est pas le nombre de fois où il trébuche, où il tombe, mais c'est le nombre de fois où il arrive à se relever. Donc avoir cette ténacité, cette résilience finalement, avec ou sans TDAH finalement, c'est leur apprendre qu'il faut continuer, continuer malgré les obstacles et que finalement, Il faut relativiser que les choses... se passeront bien. Voilà, gardez la positivité, c'est très important pour eux comme pour vous, et tracez son petit bonhomme de chemin. Donc voilà, j'espère que cet épisode vous a été utile. Je vous retrouve dans l'épisode suivant de la même série pour essayer de vous donner encore quelques pistes. Vous retrouverez sur le site, dans le parcours enfant, aussi quelques articles, quelques outils et bien d'autres. Donc, je vous remercie. N'hésitez pas à vous abonner, ça me ferait plaisir, et à liker cet épisode. Et je vous dis à très bientôt. Si vous êtes une femme au profil TDAH et que vous en avez marre de culpabiliser, TDAH au féminin, le cocon, est fait pour vous. Je suis Nora, professionnelle de la santé depuis plus de 17 ans et spécialisée dans le TDAH au féminin.