Speaker #0Le matin, avant l'école, le cartable, les papiers assignés, la boîte à tartines, le manteau, et vous, au milieu de tout ça, vous cherchez vos clés encore et encore, et votre cœur commence à s'emballer, et cette petite phrase tout bas que vous vous dites « Est-ce que c'est moi le problème ? » Non. Et aujourd'hui, je vais vous expliquer pourquoi vous n'êtes pas le problème. Bienvenue dans TDAH au féminin, le cocon, pour un nouvel épisode de la série « Maman » . Et profil TDAH. Être maman, c'est déjà avoir beaucoup de choses en tête. Et avec un profil TDAH, cette charge peut devenir particulièrement épuisante. Si on repense un petit peu à certaines anecdotes ou certaines scènes de vie, vous pouvez vous rappeler de rendez-vous oubliés, d'écoles où vous avez complètement... vêtements zappés, la boîte à tartines, ou de mettre les vêtements de sport dans le sac de l'enfant, ou encore certains anniversaires, oublier de préparer le repas, de signer les papiers ou d'autres choses au niveau de la logistique de la famille. Donc le cerveau finalement ne ferme jamais. Vous avez plein d'onglets ouverts et même quand vous essayez de fermer, ça tourne en tâche de fond. Et finalement, vous n'arrivez jamais à vider votre tête. Et en plus, vous devez penser à tout ce beau petit monde à vous. Peut-être votre compagnon, votre mari, votre copain, vos enfants. Un, deux, trois enfants, votre maman, votre soeur, votre cousin, votre ami, etc. Ça fait pas mal d'onglets ouverts. Et en plus, le TDAH ajoute à tout ça vos oublis fréquents. votre difficulté peut-être à démarrer, votre surcharge déjà, les priorités qui sont floues et la fatigue décisionnelle, ces 101 micro-décisions que vous devez prendre tous les jours. Pas étonnant qu'au bout de la soirée, au bout de la journée, vous soyez complètement vidé. Alors, tous ces imprévus, ça crée aussi des moments à... au risque. Vous risquez de vous retrouver dans des situations très improbables. Comme dernièrement, une maman qui me racontait qu'elle avait essayé de super bien planifier son voyage au Portugal. Elle avait tellement bien fait que finalement, elle a oublié le plus important. C'est la mise à jour du passeport de son cadet. Et là, c'est le drame. Et donc, ce sont des vacances euh... gâcher finalement, beaucoup de culpabilité, beaucoup de larmes et de colère. Donc c'est très très très compliqué, vous voyez quand même en essayant de bien faire, vous l'avez déjà sûrement vécu, vous avez voulu tellement bien faire que vous êtes passé à côté de certaines choses, ou simplement que vous avez, comme on dit, pété un câble quand tout devait être ok. Donc les personnes autour de vous ne se rendent pas compte de toutes ces micro-décisions. en tant que maman et finalement, vous pouvez arriver à des scènes qui sont presque dramatiques finalement, où vous explosez. Je me rappelle de l'histoire de Julie, à qui, après une remarque de la maîtresse de son fils, a littéralement explosé devant les autres parents et les autres instituteurs. Il s'agissait d'un mot qu'elle n'avait pas signé pour une sortie scolaire. La maîtresse lui signalait. juste lui rappelait finalement et Julie a explosé, a hurlé. Finalement, ça s'est terminé en crise de larmes. Julie a accumulé beaucoup de choses. La charge mentale était tellement énorme. Ce que la maîtresse ne savait pas, c'est que juste avant, on lui a tapé sur les doigts au travail parce qu'elle avait oublié de remettre un document très important, ce qui a bloqué toute une chaîne de décisions. Et sur le moment même, elle n'a pas pu. pu réagir, elle a juste encaissé et juste après ça, en allant chercher son enfant, cette scène se passe et donc finalement elle a explosé comme un volcan. Donc évidemment avec l'impulsivité, la fatigue, la surcharge, c'était prévisible. Ce genre de scènes arrive souvent et alors de l'extérieur, on ne comprend pas vraiment pourquoi. On ne peut pas tout mettre sur le profil TDAH, mais ça fait partie des explications, des causes. de cette scène-là. Donc il y a beaucoup d'autres choses comme cette histoire qui nous expliquent bien que le cerveau ne ferme jamais et qu'à force de penser à tout... et à tout le monde, ça a créé des situations dramatiques. Et donc tous ces moments-là sont vraiment des moments à haut risque où avec l'impulsivité et le manque de frein caractéristique au TDAH, on peut arriver à des situations qui sont très compliquées, comme par exemple après une journée, finalement se disputer avec son compagnon et dire et faire des choses qu'on n'aurait jamais fait. Là, c'est le mélange de l'impulsivité, de la fatigue encore une fois, de la frustration et de plein d'autres choses. Et en plus, quand on est une maman avec un profil TDAH et qu'on vit tout ça, on a souvent tendance à se comparer aux autres mamans en se disant « elles ont l'air d'y arriver, moi je n'y arrive pas » . Ça remonte aussi à loin ce genre de remarques, parce qu'étant plus jeune avec un profil TDAH, Merci. On nous a souvent dit qu'on était soit trop ou soit pas assez, en utilisant certains comparatifs avec les frères et sœurs ou les autres petits camarades de classe. Donc on a une petite soie intérieure, on n'a même plus besoin des parents ou des autres pour nous le faire remarquer, mais on se dit pourquoi eux y arrivent et moi pas. Et là c'est aussi très compliqué. Ce qu'on remarque aussi, c'est que le soir c'est particulier aussi, une fois que les enfants sont allés se coucher, coucher, que toute la tension retombe, il y a une sensation de culpabilité, comme si la journée n'avait pas été bonne finalement, comme si on avait mal fait, on se demande pourquoi, comment faire pour s'améliorer, il faut que demain ne soit pas pareil, donc on est vraiment dans un cycle de culpabilité, on est épuisé aussi avec toutes ces micro-décisions, toutes ces émotions qui ne sont pas canalisées, les larmes qui peuvent monter, et surtout cette sensation Donc, on a échoué, échoué et encore échoué. Et là, c'est très compliqué. Ça mène à des épuisements, ça mène à des burn-out, à des dépressions et des choses comme ça. Donc, c'est là que le profil TDAH est compliqué. C'est que le système n'est jamais fermé. Vous avez 10 000 onglets ouverts. Toutes ces micro-décisions sont très difficiles à gérer. Vous avez les autres à gérer par-dessus. Vous avez les émotions, vous avez l'impulsivité, vous avez les oublis. Et tout ça fait un melting pot qui donne des situations comme celles que je viens d'évoquer. Et malheureusement, parfois, je dirais même souvent pour être honnête, la phrase qui arrive juste après ça, c'est « je suis une mauvaise maman, je suis une mauvaise mère » . Là, je vous arrête tout de suite parce que cette phrase, elle fait très mal, mais surtout, elle n'est pas juste. Alors, elle n'est pas juste pourquoi ? Elle n'est pas juste parce qu'en fait, finalement, quand vous pensez « je suis une mauvaise maman » , on peut se dire « soit c'est la vérité » , et là on tombe complètement à côté de la vérité. Ce n'est pas le rôle de maman que vous n'assurez pas, c'est la situation, c'est les événements, c'est la planification, c'est la gestion des événements, c'est la gestion de vos émotions qui n'est pas encore adéquat. Ce n'est pas votre rôle de maman. qui est en jeu. Donc porter un jugement par rapport à ce rôle de maman, c'est vraiment extrapoler et c'est être finalement injuste envers nous-mêmes. Et quel est le plus dur juge par rapport à nous-mêmes ? C'est nous-mêmes finalement. Et ça, on le voit bien avec le profil TDAH. On peut se dire aussi, c'est juste de l'hypersensibilité, je suis hypersensible. C'est aussi faux, parce que finalement... Tout ça, c'est au-delà de la sensibilité, au-delà d'être une mauvaise maman, c'est surtout une charge qui est réelle et qui est étudiée, au-delà de votre propre personne. Donc, je peux citer une toute petite étude, il y a plein d'études, mais celle-ci, c'est une petite étude qualitative, elle ne porte que sur une dizaine de parents qu'on a suivis et qu'on a rempli à l'échelle de stress. Ce sont des parents... avec des enfants profil TDAH. Et bien sûr que cliniquement, le stress était beaucoup plus prononcé que chez un parent lambda. Et finalement, pas besoin d'études pour le savoir. Quand on échange avec beaucoup de parents TDAH, avec des enfants, un ou plusieurs enfants TDAH, que ce soit sur les forums, que ce soit en suivi, le stress, il est là. Le stress, il est... bien là. Donc au-delà de ce stress qu'on a de la gestion de son enfant TDAH, Le fait de rajouter à ça toute la charge familiale et toutes les injonctions en tant que femme de la société et en tant que rythme de vie, ça ne peut que donner ce genre de résultat-là. Donc le fantasme, je dirais bien le fantasme de la maman idéale Instagramable n'est qu'un fantasme, n'est qu'une illusion. On vous montre ce qu'on veut bien vous montrer et le reste... Le reste n'est pas montrable et c'est le genre de choses qu'on n'aime pas étaler, on n'aime pas montrer, on n'aime pas montrer ses failles, on n'aime pas montrer la crise de son enfant après le repas du soir ou la crise avant d'aller dormir ou notre difficulté, nos larmes, les disputes avec le conjoint, tout ça, on ne nous voit pas. Donc oui, la vie de maman est stressante, la charge mentale est là, élever un enfant, t'es des âges et encore plus. plus stressant. Et le fait d'être une maman avec un profil TDAH plus un enfant profil TDAH dans le quotidien que nous connaissons est extrêmement stressant pour l'organisme. Donc on voit bien au niveau du stress, au niveau des hormones de stress, de votre cortisol, ça c'est plus à prouver. Donc c'est scientifiquement prouvable que c'est extrêmement compliqué à gérer, même avec toute la bonne volonté du monde. Donc vous n'êtes vraiment pas seul. D'ailleurs, quand on parle un petit peu avec les parents, ce qui ressort tout le temps, c'est « je suis crevé, je suis fatigué » . Il y a plein de conflits à la maison, entre les frères et sœurs, entre moi et mon époux, entre moi et mon enfant. D'autres témoignages aussi, énormément de manque de soutien. On ne se sent pas soutenu par son conjoint, ni par sa famille. Et alors, quelque chose qui est terrible, c'est le regard des autres, ce jugement constant quand son enfant fait des bêtises ou qu'il n'est pas... qui ne fait pas des choses habituelles, je dirais, ou des choses convenables, des crises de nerfs, des scènes, des choses comme ça. Il faut se rappeler que c'est quand même des enfants. Ce ne sont pas des adultes en miniature, mais c'est encore des enfants. Donc le jugement est très, très facile et de plus en plus facile, je dirais. Et donc tout ça met encore la pression constante. Une maman qui essaie de gérer une crise de nerfs dans une grande surface, Vous n'imaginez pas son niveau de cortisol, son niveau de stress, les hormones qui se déchargent. C'est terrible, il va falloir des heures et des jours pour récupérer ça. Alors, il y a son enfant qui fait la crise, ça c'est une chose, mais il y a le jugement des autres. Et je pense que le plus douloureux, c'est le jugement dans le regard d'autrui, bien au-delà de son propre enfant. Donc, non, si vous trouvez ça difficile, ce n'est pas... Ce n'est pas que vous êtes faible, c'est simplement parce que c'est difficile. Donc je répète encore une fois, ce n'est pas que vous êtes faible, c'est que c'est difficile. C'est une situation difficile. Avoir un enfant avec un profil TDAH, c'est difficile. Avoir un profil TDAH, ce n'est pas toujours facile. Je ne dis pas que c'est tout le temps difficile ou que c'est une tare. Il faut édulcorer encore une fois, mais il faut l'avouer. que c'est une charge supplémentaire. Mais il y a aussi des bonnes nouvelles. C'est qu'aider votre enfant, c'est souvent aussi alléger votre propre stress. Alors, vous savez, il y a plein d'études. Je cite une méta-analyse de plus ou moins 43 études sur des interventions TDAH de l'enfant. Et on voit qu'il y a vraiment une baisse significative du stress des parents. lors d'aménagements, lors de soutien de l'enfant. Donc on ne cible pas directement le parent, mais c'est vraiment quand il y a un soutien extérieur à l'enfant, quand il y a des aménagements, que le stress du parent est directement proportionnel. Finalement, c'est logique, mais là vous avez quand même 43 études qui vont dans le même sens. Comment soulager finalement son propre stress ? Et je pense que c'est la plus grosse. piste, c'est de passer par aider son propre enfant. Quand votre enfant est soulagé, quand votre enfant est accompagné, quand votre enfant est cadré, finalement, quand votre enfant est mieux compris, il est mieux soutenu, ça rend son quotidien plus facile et le quotidien de votre famille plus facile. La charge est moins lourde. La charge sera toujours là, mais elle est moins lourde. Ce n'est pas magique, ce n'est pas une responsabilité. responsabilité qui disparaît de vos épaules. Vous avez toujours la responsabilité en tant que maman, mais ça allège les choses. Ça allège. Et alors, tout ne se règle pas du jour au lendemain, mais vous voyez qu'il y a une adaptation, qu'il y a un accompagnement et on voit une évolution. Et c'est là que les choses commencent vraiment à changer. Je le vois bien au travers des mamans qu'on accompagne, des mamans avec qui on discute. On voit que leur niveau de stress est directement proportionnel à ce qui se passe dans la vie de leur enfant. Vous allez me dire, mais c'est tout à fait logique. Oui, c'est tout à fait logique, mais quand on est dedans, on se pose... tellement de questions que finalement on ne voit pas le plus évident. Au-delà de son enfant, si on parle de la double charge, donc si vous avez un enfant en profil TDAH et que vous-même vous avez un profil TDAH, bien sûr que la difficulté est supplémentaire. Pourquoi ? Parce que vous aidez déjà votre enfant à gérer des choses qui vous demandent déjà à vous-même beaucoup d'énergie. Donc, que ce soit vous oubli. gérer les oublis de votre enfant, réguler les émotions de votre enfant, accompagner vos propres émotions, gérer toute la logistique, la planification. Tout ça, ça vous coûte cher. Sans parler de votre job, vos réunions, vos rendez-vous, les formulaires de l'école, tout ce qui est aussi sur charge sensorielle, on n'en parle pas assez, mais le bruit, les interruptions, les conflits entre les frères et sœurs, tout ça de manière simultanée. Comment voulez-vous... pas être en fatigue chronique, sans oublier qu'on mange mal, qu'on dort sûrement mal. Voilà, c'est vraiment, tout est réuni pour que ça n'aille pas. Donc, finalement, quand vous réagissez mal à des situations avec vos enfants, c'est pas que vous les aimez moins, finalement. Et ça, c'est souvent l'erreur que je vois. Je suis une mauvaise maman, je suis colérique, je suis je ne sais pas gérer, etc. Ou votre compagnon vous le dit. C'est pas que vous aimez moins, c'est pas que vous êtes n'êtes pas une bonne maman et c'est surtout que vous avez beaucoup de choses à gérer. Vous avez énormément de choses à gérer, vous avez plus d'efforts à faire pour compenser. Et ça, il n'y a rien à faire, ça vous demande de l'énergie, de l'énergie que vous n'avez pas si vous ne gérez pas ce profil de dédiage, si vous ne mettez pas des choses en place, des aménagements pour vous-même, de l'aide pour vous-même, une gestion de votre vie en général, votre planification, vider votre cerveau, vous organiser, trouver des systèmes. Si vous ne faites pas tout ça, malheureusement, vous allez être en fatigue chronique. C'est un cercle vicieux. Moins vous avez d'énergie, plus vous êtes nerveuse, plus vous êtes impulsif. Et moins ça ira. Donc, il n'y a pas de magie, il n'y a pas de secret, c'est évident. Et les études, encore une fois, vont dans ce sens-là, que le stress des parents est corrélé à tout ce qui se passe avec son enfant TDAH. Et plus vous allez avoir un mauvais sommeil, et plus vous allez avoir... une désorganisation des problèmes financiers, des problèmes de santé mentale, des problèmes dans votre couple, et plus finalement, même le profil TDAH de votre enfant va être sévère parce que vous vous alimentez l'un l'autre. Quand la maman n'est pas bien, l'enfant le ressent. Quand l'enfant n'est pas bien, la maman le ressent. Donc évidemment, ce n'est pas une fatalité tout ça, et toutes les mères ne vivent pas la même chose. Là, je généralise. dramatise un petit peu, mais pour vous expliquer que finalement, tout communique, tout communique, c'est un cercle vertueux ou un cercle vicieux finalement. Quand un effet domino, quand vous améliorez les choses par rapport à votre propre profil, c'est votre enfant qui va en bénéficier. Quand vous améliorez l'aménagement de vos enfants, quand vous aidez votre enfant, quand vous mettez des choses en place, vous allez récupérer ça de manière différente. C'est vraiment, par exemple, une maman me disait, depuis que mon enfant dort mieux, avec problème TDAH sévère, ayant trouvé des solutions, elle dort mieux. Elle dort mieux, elle est moins fatiguée, elle est moins fatiguée, elle est moins nerveuse. Ça peut paraître logique, mais finalement, c'est la base de tout. C'est la base de tout. Donc, quoi que vous fassiez en bien, que ce soit pour vous ou pour votre enfant, vous allez récolter les fruits de tout ce que vous mettez en place. Et ça, on en parle beaucoup dans le cours. le cocon au féminin. D'ailleurs, vous avez la page sur le site internet tdhfocus.com Quand vous cliquez sur le cocon, cocon au féminin, vous allez voir la page d'inscription avec les sessions qu'on a mises en place où on encadre de manière complètement asynchrone, en ligne, tout un parcours pour les femmes profil TDH pour mettre en place justement c'est ce reprendre un petit peu les choses en main, reprendre son organisation, ça va de la planification des repas à la reprise du sport, en passant par l'organisation au travail, l'organisation avec les enfants, la vie de couple. Plein de choses qui font que, plein d'aménagements qui vont faire que moins de micro-décisions, finalement la vie plus facile, plus de bandes passantes, moins de charge mentale, moins d'explosion, moins d'impulsivité. Et finalement, vous aider vous-même, c'est aider votre enfant. Ça, c'est vraiment ce qu'il faut retenir. Vous aider vous, c'est aider votre enfant. Et ça, c'est très important. Une chose aussi importante à dire, c'est que... Il y a aussi un avantage au fait d'avoir un profil TDAH, c'est d'avoir un enfant avec le même profil. C'est que finalement, on peut le comprendre. Il a une façon peut-être plus particulière de penser, de réfléchir, de faire. Vous pouvez comprendre. Et finalement, même, je vois certains parents en profil TDAH, quand je leur explique certaines méthodes pédagogiques, quand ils expliquent à leur enfant, ils ont une façon d'expliquer bien à eux, et l'enfant comprend mieux. Donc finalement... Donc, c'est des petits détails qui sont minuscules, mais finalement, il y a comme quelque chose qui est comme un langage commun avec ce profil TDH. Évidemment, ce n'est pas une généralité, mais et même, je dirais qu'il y a certains parents, en leur expliquant certaines choses pour leur enfant au niveau de la pédagogie, de l'organisation, ils prennent ça pour eux et finalement, ça les aide, ça les aide à s'épanouir, à s'organiser. Et finalement, c'est encore une fois, vous remarquez que c'est toujours dans les deux sens. Et donc, ça, c'est important de le souligner aussi. Si on parlait un petit peu des pistes, l'épisode est déjà long. Je vais essayer de les aborder brièvement. Mais vous savez que dans le podcast, à chaque fois, que ce soit pour les mamans ou pour les enfants, finalement, ce sont des trucs et astuces qui sont reconnus par la Haute Autorité de la Santé, finalement, qui peuvent être implémentés partout. Ici, je pense à trois pistes. La première, qui fonctionne assez bien et que j'ai pu tester aussi, c'est l'agenda familial. On en parle beaucoup. Mais finalement, quand on discute avec les familles, c'est peu implémenté. Alors simplement, par exemple, chez moi, j'ai un grand tableau blanc à l'entrée. Il y a d'autres familles qui ont une espèce d'agenda. Peu importe, ne dépensez pas beaucoup d'argent pour ça. Mais il faut que ça soit un endroit fixe et qu'on ne puisse pas le perdre. Donc le tableau blanc, pour le perdre, c'est un peu compliqué. Donc pour moi, ça marche très bien. C'est un espèce de grand tableau blanc avec un stif indélébile. J'ai mis plusieurs colonnes pour chacun des membres de la famille, où j'ai marqué les... petites tâches pour les enfants, des tâches pour les parents, par exemple le papa à sortir la poubelle, les enfants à arroser la plante une fois par semaine, ça permet d'avoir un coup d'œil sur tout. Et dans cette deuxième partie de tableau lent, vous avez un agenda qui reprend les trois prochains mois, qui nous permet de noter les grands événements, par exemple réunion des parents, spectacle de la petite dernière, sortie en famille, le baptême du cousin, des choses comme ça. Ça permet d'un coup d'œil pouvoir s'organiser, pas se dire tiens, la semaine prochaine c'est la réunion des parents, j'ai mon mari qui a une réunion le soir et qui ne peut pas aller, moi j'ai le petit qui est malade et là c'est très compliqué. Donc pensez à un système où toute la famille peut s'organiser. Évidemment vous avez votre agenda perso, mais vous avez cet agenda familial où finalement se croise l'agenda de l'école. un petit peu votre agenda perso, vos notes, des post-it, des mémos. Par exemple, la vente de lasagne pour la sortie scolaire, elle va s'émiler avec un petit post-it ou le numéro de l'instit. Et je vous assure que ça peut sauver la vie. Donc toujours dans un seul endroit, à partager. Et aussi les applications familiales. Ce n'est pas toujours super adapté. On peut, à cause de ces applis-là, commencer à scroller ailleurs. Je ne suis pas fan, mais ça peut fonctionner aussi. Donc ça, c'est votre cerveau externe. Une deuxième piste qui est pas mal, c'est, je dis simplement, de baisser ses standards. Finalement, les repas doivent être simplifiés. Le linge, si tout n'est pas repassé, ce n'est pas une catastrophe. Si la maison est vivante, je ne dis pas sale, mais si la maison est vivante, ce n'est pas un drame. Gardez vos priorités, la sécurité. Nourrir les enfants, le lien familial, le sommeil. Et puis après, les enfants grandiront et il y aura un moment où ça s'améliorera. Donc, baissez vos standards, n'ayez pas peur. Oubliez Instagram. Vous ne vivez pas dans un musée. Élever un enfant, voilà, c'est plus que ça. C'est qu'il se sente aimé, même si tout n'est pas parfait. C'est très bien. La troisième chose, je dirais, essayez d'alléger. Essayez d'alléger. Et ça, on l'explique plus dans des programmes. Vous retrouvez plein de choses dans notre blog, etc. Si je peux citer quelques pistes, vous avez aussi la formation Sortir de chaos, enfin organisée, qui sert pas mal parce que j'ai listé toutes ces... tous ces trucs et astuces dans des modules, dans le désordre un petit peu, par exemple, les courses, les courses en ligne, ça c'est miraculeux, en tout cas, pour moi ça l'a été, le fait de se faire livrer ses courses, les rappels automatiques, avec des automatisations, des boîtes, des boîtes où on met certaines choses, les câbles, les téléphones, les clés, pour éviter de perdre des choses, avoir des aides professionnelles, une aide ménagère une fois tous les jours, 15 jours, ça aide déjà énormément. Automatisez les factures. Voilà, plein de choses comme ça. Je vous assure que l'un dans l'autre, ça peut littéralement vous sauver la vie. J'en reparlerai encore dans d'autres épisodes et si je vois que je suis déjà presque à une demi-heure, je vais essayer de ne pas vous surcharger. Donc voilà, pas de pression, pas d'urgence. Vous retrouverez la plupart des informations sur le site tdhfo. Vous avez une section pour les adultes, une section pour les femmes et pour les enfants. Donc, je vous retrouve dans un prochain épisode. N'oubliez pas de vous abonner si vous êtes sur YouTube et de liker. Et idem, si vous écoutez le podcast, ça nous permettra de nous mettre encore plus en avant et de pouvoir partager et de pouvoir continuer ces épisodes. Et je vous remercie infiniment pour vos retours qui sont toujours... Très agréable. Je vous souhaite le meilleur et je vous dis à bientôt.