Speaker #0Vous êtes comme un cygne, si vous pédalez comme une dingue pour ne pas couler, vous savez que sous ce calme, sous la surface, se cachent des efforts immenses que personne ne voit. La vraie question alors c'est, qu'est-ce que je fais ? Qu'est-ce que je fais maintenant concrètement cette semaine ? Pas dans six mois, pas quand j'aurai le temps. Qu'est-ce que je fais maintenant, dans la douceur et sans avoir peur que le château ne s'effondre ? Vous écoutez l'épisode numéro 2 de la série sur le masking Femmes Profile TDAH. Vous êtes dans le cocon, je suis Nora, professionnelle de la santé, et je vous accompagne dans cette série sur le masking, le camouflage, chez la Femme Profile TDAH. Dans le premier épisode, on a rencontré ce fameux signe gracieux en surface, mais qui pédale comme un dingue sous l'eau pour ne pas couler. Et on a vu le prix de ce décalage. On a appris que ce pédalage cause une fatigue chronique, une fatigue mentale, physique et que personne ne comprend vraiment parce qu'il y a un décalage entre ce que vous montrez et ce qui est vraiment. Donc aujourd'hui, place au concret, on va parler de quatre gestes, quatre étapes pour essayer de poser le masque en douceur. Si vous n'avez pas écouté le premier épisode, je vous invite à l'écouter avant d'aborder ici les différentes pistes. Avant d'agir, il faut d'abord se repérer. Repérer, je veux dire par là détecter les signaux qui font que votre signal d'alarme, votre alarme interne se déclenche et vous dit maintenant je suis en train de pédaler de manière anormale, je dois absolument mettre un frein. Avant de trouver les différentes pistes, les process, il faut pouvoir repérer ces moments-là. Donc on va essayer d'avoir trois grandes stratégies. La première stratégie, le premier signal, c'est quand vous êtes vidé après des situations, je dirais, presque normales. Par exemple, un dîner, une bête réunion, une sortie d'école. Voilà, tout ça, ce sont des situations presque ordinaires pour la plupart des gens. Mais vous, ça vous épuise à un tel point que vous vous effondrez. Ça veut dire que pendant ces moments-là, vous avez pédalé trop fort. Plus que ce qu'il ne faudrait. Le deuxième signal, c'est que vous surprépariez les choses. Je veux dire les choses simples. Par exemple, on va prendre un coup de fil, pour vous ça devient un vrai dossier. Vous mettez trop d'énergie dedans. Vous relisez dix fois un message avant de l'envoyer. De l'extérieur, ce qui est dingue, c'est que ça... On pourrait dire que vous êtes extrêmement sérieuse, rigoureuse, perfectionniste. mais à l'intérieur. C'est plutôt une peur d'être démasquée. Et là, ce n'est pas normal. Le dernier signal, c'est vous tenez en public et puis tout d'un coup, on ne comprend pas, vous êtes complètement KO. Vous disjonctez entre guillemets. Vous avez des réactions qui ne sont... pas normales, j'ai mis bien des guillemets, pour les autres. Vous vous énervez pour un rien, le vase déborde, vous rentrez dans l'impulsivité où tout d'un coup, vous devenez vraiment, vous avez des trous de mémoire, rien ne va, vous faites des erreurs que vous ne feriez pas habituellement. Le système ne fonctionne plus. Il n'y a plus rien qui va. C'est ces jours-là où vous perdez tout, vous oubliez tout. Vous vous disputez avec un collègue, avec votre compagnon, avec vos enfants, c'est le volcan qui explose. Et là, il y a un énorme décalage, c'est-à-dire que vous changez de personnalité, mais vous avez des comportements qui ne sont pas habituels. C'est comme si vous étiez la pire version de vous-même, et sans pour autant avoir une explication cohérente. Donc, si un de ces signes-là vous parle, si vous arrivez à les repérer... Alors restez avec moi, on va voir dans un instant comment finalement avoir un espèce de process pour pouvoir tout doucement éviter d'arriver à des situations pareilles, à cet épuisement physique, à cet épuisement mental, tout en « déposant les armes » mais sans pour autant que tout s'effondre autour de vous. Parce que, en fait, quand je vous dis ça, peut-être une de vos réactions, c'est de vous dire, mais ce n'est pas possible. Si je ne masque plus, entre guillemets, si je ne surcompense plus, si je ne relis pas dix fois le mail avant de le envoyer, si je ne prépare pas mon coup de fil, si je ne vérifie pas mes affaires trois fois, ça va être la catastrophe. Et c'est là que vous avez tort. Là, quand vous pensez comme ça, vous pensez à la peur. La peur, c'est un véritable frein. On se dit vraiment, je vais baisser la garde et on va voir mes failles. Et finalement, ils auront raison. D'un côté, cette peur, elle est légitime. Mais vous avez, en fait, vous avez tenu si longtemps avec ces mécanismes de surcompensation que finalement, vous demandez de tout laisser tomber du jour au lendemain. Ça serait vous mener à votre perte. J'en conviens, ça peut être le cas. Mais alors écoutez bien, ce qu'il faut comprendre, c'est que poser le masque, ce n'est pas tout détruire. Votre vie, votre château de sable ne va pas s'effondrer du jour au lendemain. Ce n'est pas que vous arrêtez de pédaler, c'est que vous allez pédaler moins vite. Vous n'allez pas être démasqué, ça ne va pas être la catastrophe, vous n'allez pas couler. Mais pour ça, il y a une méthode. Ce n'est pas du jour au lendemain, j'arrête tous mes process, et ce n'est pas non plus j'arrête d'utiliser des outils externes, des aménagements, mon système qui est bien rodé, mes biquilles externes, mes agendas, mes applications, mais ce n'est pas ça. Quand je vous dis de déposer le masque, c'est tout en gardant un système qui fonctionne pour vous, et ça c'est le plus important, on parle de ça dans le cocon, chez TDAH Focus. C'est finalement avoir des aménagements, avoir des outils, avoir des béquilles externes pour libérer votre bande passante, pour ne plus arriver à des moments où vous explosez. Ce n'est pas arrêter de faire vos process, mais c'est d'arrêter de surcompenser. Généralement, on surcompense quand on n'a pas de méthode. C'est-à-dire que je vais vérifier dix fois mes affaires parce que je suis persuadée que j'ai oublié mes clés, mon téléphone, etc. Mais si j'avais des aménagements, si j'avais un système, si j'avais une application, si j'avais une espèce de checklist, du coup, je fais confiance à mes aménagements, je fais confiance à mes process. Et donc là, je n'ai plus besoin de vérifier dix fois. Évidemment, ça prend du temps de mettre ces process en place, ces aménagements. Mais une fois qu'ils sont là, une fois que le travail est fait, on ne doit plus pédaler comme une malade. C'est-à-dire que tout est organisé. C'est un peu comme les repas. C'est-à-dire que si vous n'avez pas de système pour planifier vos repas, un système pour faire les courses, des automatisations, ce qui va se passer, c'est qu'à la dernière minute, vous allez tout faire et vous allez avoir peur. Et donc, vous allez vérifier plusieurs fois quand vous êtes au magasin, presque avoir une crise d'angoisse. Une fois à la maison, quand vous allez commencer à préparer vos repas, là, vous allez vous affairer, vous allez pédaler comme une malade pour pouvoir... avoir offrir un repas à votre famille ou pouvoir manger correctement. Donc à ce moment-là, vous fournissez beaucoup trop d'efforts. Et là, vous essayez de surcompenser. Et là, vous vous bourrez de caféine ou vous vous motivez, mais finalement, en fin de journée, vous craquez. Donc il faut bien faire attention quand je vous dis de déposer le masque. C'est vrai qu'on ne peut déposer le masque. Il faut le déposer tout doucement. Et quand on le dépose, on doit avoir un système qui travaille pour nous. Ça, c'est tout le concept du cocon. et de chez TDAH Focus, c'est de pouvoir justement trouver un système, des aménagements, des outils qui vous permettront de vivre bien, de vous épanouir et de ne pas surcharger votre cerveau, de laisser vraiment cette bande passante. C'est un peu comme par exemple, chaque année, je vais en vacances et chaque année, avant d'avoir un système, je refaisais toutes mes listes. Et finalement, j'oubliais la moitié. Et la période avant les vacances, c'était une catastrophe parce que je m'étais... tellement d'énergie à préparer les valises, le voyage, que ça m'épuisait une fois en vacances, je craquais complètement. Mais le fait d'avoir aujourd'hui des espèces de rappels automatiques, des espèces de listes, même en utilisant l'IA, qui est un outil super si on sait l'utiliser, les listes sont faites, les cours sont automatisés, tout est planifié, voilà, il y a un système. Je ne dois plus réinventer la roue chaque année. Et donc du coup, je laisse moins d'énergie à ces préparations de vacances, ça me laisse la bande passante pour vraiment enfin profiter. Et ça, c'est tout le cœur finalement de TDAH Focus et du cocon, c'est de pouvoir trouver ces aménagements, pouvoir trouver ces routines, pouvoir mettre en place des choses pour enfin ne pas laisser notre énergie dans des broutilles. On peut appeler ça vraiment des broutilles. Quand je dis broutilles, évidemment, avec un profil TDAH et ce qu'on a pu vivre, ces broutilles prennent souvent une forme de montagne insurmontable qui nous fait finalement très peur. Et donc, c'est pour ça qu'on se réadapte. Pour certains, ce sont des broutilles, mais pour nous, ça peut véritablement être des obstacles qui nous écrasent littéralement. Donc, comme je vous le disais un petit peu, c'est Et le but est de déposer un petit peu ce masque, cette suradaptation, de trouver des outils externes, des aménagements et de pouvoir le faire en douceur. Parce que la personne qu'on est aujourd'hui, finalement, cette personne qui est forte, qui a réussi à traverser les épreuves, qui a réussi à se suradapter, finalement, c'est aussi une victoire. C'est un peu comme être finalement une guerrière. Donc ça, on ne doit pas effacer cette partie de notre personnalité. Mais à un certain moment, on est fatigué et c'est le moment de déposer les armes et d'avoir peut-être un peu plus de légèreté dans notre vie et d'arrêter d'attendre la prochaine catastrophe. Donc finalement, c'est être confiant et s'accepter et avancer comme ça, avec plus de légèreté tout simplement. Et je pense qu'à un certain âge, quand on arrive à 30, 40, 50, 65 ans, si on ne s'arrête pas... pas nous-mêmes, si on ne baisse pas le régime, la vie fera d'une manière ou d'une autre qu'on sera obligé de s'arrêter et là c'est dans des conditions plus terribles évidemment. Donc revenons un petit peu à notre fameux plan. Alors comment on pourrait mettre en place un espèce de système évidemment pour pouvoir le déposer tout doucement ce masque ? Quel serait le process ? Donc avant toute chose comme je vous ai dit, là on n'en parle pas, mais ce qui me paraît évident. c'est de pouvoir faire un travail de fond et de pouvoir trouver vraiment les aménagements qui nous conviennent, pouvoir s'organiser au travail, dans la vie privée, avec son compagnon, ses enfants, sa famille, trouver des systèmes d'organisation, mais vraiment à tous les niveaux, que ce soit au niveau du budget, que ce soit au niveau des différents paiements, que ce soit au niveau du travail, etc. Et ça, je vous ai dit, c'est tout un univers que vous retrouvez sur le site. Si on se contente de parler juste du masking et du process qui va faire qu'on va arriver à déposer tout doucement ce masque, la première chose, le premier geste, je l'appelle cartographier. Alors qu'est-ce que c'est ? C'est juste prendre quelques minutes et de noter, c'est bien parfois de noter de manière manuscrite, pour pouvoir vraiment, comme je dis, communiquer avec son cerveau, communiquer avec nous-mêmes. C'est de noter des situations qui sont extrêmement coûteuses en énergie. Celles où on a l'impression, et là il faut être honnête avec soi-même, de jouer un espèce de rôle. Donc juste les nommer, déjà ça soulage. C'est un exercice très difficile, mais qui est vraiment salvateur. Se dire, tiens, dans telle ou telle situation, j'ai l'impression de jouer un rôle, de ne pas être moi-même, et ça me coûte énormément. Je prends la situation classique de la belle-mère le dimanche. Vous allez me dire, ça c'est pour tout le monde. Effectivement, c'est pour tout le monde. Mais encore plus, peut-être avec un profil... tels que le profil hypersensible ou TDAH. Donc le fait de les nommer, de repérer ces différents moments, c'est extrêmement important. Et comme je dis souvent, finalement, on ne maîtrise bien que ce qu'on voit. Donc si on ne se pose pas, si on ne voit pas, on ne sait pas avancer. Le deuxième geste, entre guillemets, c'est vous offrir un espèce de sas, un sas de sécurité, une bulle d'oxygène. Quelques minutes. Pas une journée entière, pas une après-midi, c'est quelques minutes. Donc après chaque situation à fort masking, à fort camouflage, vous lâchez prise. Pas d'écran, pas de téléphone, pas de tâche, vous ne switchez pas sur autre chose. Vous avez besoin de ce moment de décompression. Vous asseoir, prendre un thé, un café, juste marcher, mais vous déconnectez. Vraiment, vous déconnectez. Comme ce fameux signe qui enfin, il pose les pattes. C'est pas du luxe. C'est vraiment de l'écologie, d'énergie, c'est vraiment indispensable. Quelques minutes, juste pour éviter l'effondrement du soir. Vous n'avez pas le temps de faire des siestes, vous n'avez pas le temps de faire ci, de faire ça, de marcher. Je vous assure que même quelques minutes assises, en fermant les yeux et en respirant, physiologiquement, ça fait toute la différence. Vous avez, au niveau hormonal et au niveau de votre système nerveux, comme un espèce de recalibrage. Ce n'est pas dans la tête, c'est vraiment... la réalité. Quelques minutes peuvent suffire. Après, il y a des techniques, on en parlera, mais juste ce petit sens de décompression est extrêmement important. La troisième chose, je l'appelle choisir une zone de calme. Alors, une zone de calme, qu'est-ce que c'est ? C'est un peu une personne, une personne en qui on a confiance, une personne avec qui on peut être vraiment nous, sans jugement, si on a la chance d'en avoir une, ou peut-être même un accompagnateur, un coach, un thérapeute. ou une personne, un ami, un compagnon, un parent. Cette zone d'eau calme, cette personne, en fait, c'est une espèce de lieu sûr. C'est un endroit, c'est une personne avec qui on s'autorise à être un peu moins parfaite. Vous testez tout doucement, petit à petit. Il ne faut pas avoir peur. Vous lui dites, là j'ai galéré, là j'ai foiré. Voilà. et vous regardez ce qui se passe, comment la personne réagit. Et souvent, vous allez voir dans ses yeux qu'il n'y a rien de grave. Et ça vous permet un petit peu d'être soulagé. C'est comme une espèce de miroir. Généralement, c'est une personne assez sereine, assez détachée, avec de la sagesse, si on a la chance d'avoir une personne comme ça dans notre entourage, ou quelqu'un qui voit les choses avec plus de simplicité. Ça peut être un compagnon qui ne se prend pas la tête, qui vous dit même arrête de vouloir en faire trop. arrête de vouloir être parfaite, relaxe-toi. Et même parfois, chose que je peux avoir avec mon compagnon, ça peut même presque m'énerver parfois qu'il soit aussi détendu, aussi nonchalant, mais qui relativise. Et le fait de pouvoir déposer ça auprès d'une personne avec ce profil-là, ça fait énormément de bien, ça permet de relativiser. La quatrième chose, c'est essayer de demander un aménagement. Alors, un aménagement, ce n'est pas pour les faibles, ce qui est souvent incroyable, parfois en accompagnement, même en disant le mot aménagement. On me dit, ah mais non, moi, je n'en ai pas besoin. On associe souvent aménagement avec les enfants. Mais un aménagement, en fait, c'est simplement quelque chose qui est concret, qui va réduire la charge. Je vous donne un exemple simple et vous allez voir que ce n'est pas du tout ce que vous pensez. Moi, un de mes aménagements, c'est un casque anti-bruit. Donc j'ai investi dans un casque anti-bruit, qui me permet vraiment, par exemple quand je travaille ou quand je fais la cuisine, d'avoir un casque anti-bruit. Ça me permet de filtrer les stimuli externes et d'augmenter ma concentration et ma sérénité. C'est un outil externe, j'appelle ça un aménagement. Chez d'autres personnes, ça ne servirait strictement à rien. Ça peut même paraître un petit peu spécial pour certains de juste mettre un casque anti-bruit pour cuisiner. Mais chez moi, ça... complètement changer la donne. Et parfois, j'écoute un podcast en cuisinant et je vous assure que je suis 100 fois, voire 1000 fois plus efficace en écoutant un podcast, en faisant ma popote ou en faisant mon ménage. C'est assez incroyable. Donc ça, c'est un aménagement. Autre type d'aménagement, si vous avez plus facile avec les consignes par écrit qu'à l'oral, ne pas hésiter de demander à vos collègues, tiens, fais-moi un mémo, envoie-moi un mémo. Parce que j'ai plein de choses à gérer, vous n'êtes pas obligé d'expliquer le pourquoi du comment, mais simplement demander à vos collègues de plutôt passer par tel ou tel canal ou de plutôt faire les choses par écrit. Parfois même demander un délai supplémentaire ou un délai réalisable. Évidemment, on ne peut pas toujours avoir ce genre d'aménagement, surtout quand on est dans le privé. Mais il faut bien vous dire que ce n'est pas des privilèges, je dirais que c'est presque même un droit. Et parfois, il faut pouvoir prendre ce droit-là. Parce que c'est de l'économie d'énergie, parce que vous allez être beaucoup plus performante. Et du coup, vous ne trichez pas. Vous vous économisez, vous allez beaucoup plus loin. Et parfois, juste en expliquant la situation, en mettant en perspective ce que l'employeur va gagner, en vous donnant un petit peu de temps supplémentaire, ou en vous permettant d'avoir, par exemple, de porter un casque anti-bruit, ou plein d'aménagements, vous retrouverez sur le site TDA Chocus, dans le blog, vous avez une partie qui s'appelle « organisation » . Et là, vous avez une partie de travail aussi où je développe les différents types d'aménagements que vous pouvez demander, qui sont extrêmement simples, mais redoutablement efficaces. Mais donc, ce n'est pas un privilège. Mais pour votre employeur, ça permet justement de diminuer votre charge mentale et de pouvoir tenir dans la durée. Et pour vous, ça vous permet de diminuer un petit peu ce fameux pédalage. Donc là, vous avez quatre pistes. Évidemment, il y en a encore d'autres. On essaiera de revenir dessus dans une autre série, mais ça vous permet de finalement... Quand vous écoutez cet épisode et le précédent, qui sont assez courts, le but c'est de retenir l'essentiel de ne pas vous submerger de détails. C'est de retenir que vous n'êtes pas un vilain petit canard, loin de là vous êtes un signe magnifique. Un signe qui doit apprendre à poser un petit peu les pattes. Un signe qui doit choisir des eaux un peu plus calmes. Un signe qui accepte de se laisser voir. Évidemment, votre masque vous a protégé, c'est un fait. Ce masque a été utile. Mais aujourd'hui, vous devez commencer à pouvoir retirer un petit peu le masque de temps en temps, parce que ce masque vous sert trop, il vous étouffe, et vous avez besoin de voir ce qu'il y a sous le masque. Ce n'est pas évident, ça prend du temps, ça demande du courage, mais au bout de ce process, vous allez voir quelque chose d'assez extraordinaire, vous allez voir la personne qu'il y a derrière. Avec ses failles, ses forces. Et dites-vous que cette personne qu'il y a derrière, cette petite fille, cet ado, elle a besoin d'être rassurée, elle a besoin qu'on lui fasse confiance. Et vous êtes la seule personne aujourd'hui à pouvoir lui parler et lui donner réellement cette confiance. De voir qu'aujourd'hui vous êtes cette femme adulte, accomplie. Même si vous avez des échecs, l'échec fait partie de la vie. Elle fait partie de l'évolution. on ne peut pas... vivre sans des échecs, sinon on ne vit pas, on fait semblant de vivre. Donc là où vous êtes aujourd'hui, c'est la somme des victoires, peu importe que vous pensiez avoir échoué ou réussi, c'est une réussite d'être toujours là. Et le plus important, c'est de comprendre que vous pouvez encore vivre votre vie et améliorer vos conditions de vie, vous alléger, libérer de la bande passante pour enfin, finalement... vous épanouir et faire ce que vous avez réellement envie de faire. Donc, vous avez besoin de vous-même, vous avez besoin de comprendre, déposer, avancer, vous construire. C'est ce qu'on essaye de faire avec ce podcast. C'est vous donner un maximum de compréhension pour comprendre l'adulte que vous êtes aujourd'hui, de faire quelques pas sur le côté, de relire un petit peu votre histoire pour pouvoir en tirer les enseignements. Essayez de vous donner des pistes, de vous donner des outils, pas du jour au lendemain mais au fur et à mesure pour pouvoir enfin vivre et vous épanouir. D'où le nom le cocon, c'est comme si on était en incubation et que finalement vous allez devenir ce magnifique cygne ou ce papillon que vous avez. avez toujours été. Il faut simplement, un coup de pouce, déchirer cette matrice, ce cocon. Comme on dit en philosophie, on doit passer par l'étape de la douleur. C'est une fois que vous êtes passé dans cette étape de douleur que finalement vous vous réalisez. Donc c'est pas toujours facile, je comprends tout à fait, je le vis aussi, mais dites-vous qu'au bout du chemin il y a vraiment des choses extraordinaires. J'espère que vous avez apprécié cet épisode. N'hésitez pas à vous abonner à la newsletter ici pour recevoir les nouvelles notifications, à vous abonner et à nous rejoindre en TDAH Focus sur le site tdahfocus.com. Vous avez le cocon, sinon vous avez les articles de blog et les différents épisodes. N'hésitez pas à nous laisser un mail si vous voulez déposer votre témoignage ou nous faire part de vos avis. On est tout à fait ouvert. qu'on vous... Je vous souhaite une excellente journée, une excellente semaine et je vous dis à bientôt pour la série suivante qui, je pense, vous intéressera grandement. Je vous embrasse fort et je vous dis à bientôt.