- Speaker #0
Un directeur général, en tout cas aujourd'hui, c'est un couteau suisse.
- Speaker #1
Bonjour et bienvenue dans Tea Time NGLA. Aujourd'hui, je reçois Christian de Boisieux, directeur général d'Abeliard et Abeille Santé. On va parler de ce qu'un directeur général attend vraiment d'une direction juridique, créer de la clarté, aider à décider et relier le droit à l'opérationnel. Bonne écoute.
- Speaker #0
Bonjour Christian, je suis ravie de t'accueillir aujourd'hui sur ce podcast.
- Speaker #1
Et pour directement rentrer dans le vif du sujet, peux-tu s'il te plaît commencer par nous dire quelques mots sur ton rôle aujourd'hui et sur ce qui te plaît dans ta fonction ?
- Speaker #0
Avec plaisir. Merci beaucoup pour l'adaptation. Alors aujourd'hui, moi je suis directeur général d'une entreprise qui s'appelle ABIARB Santé. C'est une compagnie d'assurance qui fait de l'assurance dommage et de l'assurance santé. Donc j'ai un parcours dans l'assurance, puis plus largement dans les services financiers, mais j'ai aussi travaillé dans la banque et dans le conseil à mort. Voilà. C'est un rôle en effet où la direction juridique est un vrai partenaire. On n'imagine pas comment offrir ça. Et je suis ravi de voir avec toi pourquoi et comment. Mais en tout cas, ce que je peux te dire en phrase d'introduction, c'est qu'aujourd'hui, une direction juridique est vraiment un outil indispensable, stratégique pour le fonctionnement d'une entreprise de taille intersubstantielle.
- Speaker #1
Merci Christian. Pour rentrer dans le concret, à quel moment tu te dis là, le juridique fait vraiment la différence ? As-tu un exemple à nous donner, même très simple ?
- Speaker #0
Alors, ce qu'il faut avoir en tête, c'est qu'il y a un contexte quand même de... Le droit prend vraiment une place de plus en plus importante. Alors, il y a les interactions juridiques dans toutes les entreprises depuis un petit temps. Maintenant, il y a un certain nombre de domaines de l'activité dans lesquels une expertise juridique n'est pas nécessaire. Vraiment, je trouve que ça a évolué depuis 20 ans. Moi, j'ai commencé à travailler à l'âge de 5 ans. Mais je vois cette évolution. Désormais, il est très rare, lorsqu'on est face à une décision à prendre, qu'on n'ait pas besoin d'un éclairage juridique. Dans ce contexte-là, du coup, la place complète de la direction juridique et le rôle qu'ont les juristes au sein de l'entreprise est de plus en plus importante et de plus en plus clé. Donc, si on attend une direction juridique d'entreprise, C'est plusieurs choses. D'une part, c'est une très grande polyvalence parce que un juriste d'entreprise, ce n'est pas quelqu'un qui ne fait que du droit des affaires. C'est quelqu'un qui fait du droit social, c'est quelqu'un qui fait du droit à la concurrence, c'est quelqu'un qui fait du droit fiscal, etc. C'est vraiment, alors ça dépend de la taille des entreprises et du niveau de spécialisation qu'on peut avoir dans une action juridique, mais c'est le premier élément clé, c'est que... Un directeur générique, en plus aujourd'hui, c'est un tout-suisse.
- Speaker #1
Un couteau-suisse, oui, je retiens le terme.
- Speaker #0
C'est un couteau-suisse. Un directeur génie d'entreprise, donc, c'est quelqu'un qui, lui-même, ne saura pas maîtriser l'ensemble de la matière. Mais du coup, c'est quelqu'un qui sait s'entourer pour donner les réponses qui sont entendues lui. Et donc ça, c'est l'autre chose très importante. c'est un Un bon directeur géodique aujourd'hui, d'une part, c'est constituer et manager l'équipe qui va bien, avec les compétences qui sont utiles en fonction des budgets qui lui seront produits et de ses capacités à recruter. Mais c'est aussi quelqu'un qui sait se construire un réseau à l'externe de personnes pour venir éclairer les sujets que lui-même ne saura pas éclairer directement. Et donc, dans la personnalité d'un directeur géodique qui gagne, c'est aussi celui qui sait constituer ce réseau. ou aller chercher les expertises dont l'entreprise a besoin et les solliciter en complément de son expertise. Et puis, la troisième chose qu'on attend d'un directeur juridique aujourd'hui, c'est quelqu'un qui a la capacité aussi de vraiment comprendre l'activité de l'entreprise et d'éclairer son action par le contexte métier et la réalité opérationnelle à laquelle l'entreprise est confrontée. Voilà. On n'a pas besoin de quelqu'un qui va nous réciter des droits théoriques. Ça, c'est... c'est... c'est... c'est... c'est... En vrai, c'est pas utile, hein, parce que de toute façon, aujourd'hui, il y a plein de moyens d'avoir des droits théoriques et de manière très simple. On a besoin de quelqu'un qui sait utiliser ses connaissances du droit pour éclairer un problème à un instant donné, l'entreprise, dans un contexte de... voilà. Et donc... et ça, ça fait vraiment la différence. Il y a un directeur juridique très bon en droit et puis il y a un très bon directeur juridique.
- Speaker #1
Merci. Donc, si je résume, je comprends que tu attends une direction juridique polyvalente qui sait s'entourer et surtout qui comprend assez l'entreprise pour éclairer la décision. Et concrètement, as-tu des exemples précis de leviers qui permettent justement d'être ce juriste qui fait gagner du temps ? qui évite les risques, qui permet d'avancer, qui ne se contente pas de dire le droit, mais qui aide à décider ?
- Speaker #0
La première chose, c'est qu'un directeur juridique, ce n'est pas forcément un expert. Un expert, c'est aussi un manager. Ça, c'est très important. C'est un directeur dans l'entreprise, quelqu'un qui gère une équipe. Parce que par ailleurs, la population des juristes, c'est une population, comme beaucoup d'autres, mais c'est là cette spécificité dans laquelle il faut réussir à... attirer, finir, développer des ressources. Et il faut que l'héterogénique soit un vrai manager et la capacité à entraîner son aide. Après, le deuxième élément qui vraiment fait la différence, c'est la capacité à savoir vraiment éclairer en effet les actions, les réactions numériques, avec un avis qui soit autre que on a regardé il y a des cas où c'est oui, il y a des cas où c'est non, et puis des bons et de bas. Il y a des choses que j'ai pu voir dans ma carrière à un moment, mais ça, ça ne m'aide pas, en fait. Ça ne m'aide pas beaucoup. Donc, il faut avoir la capacité, justement, comme je le disais, d'être capable de vraiment contextualiser les sujets et de, comment dire, il ne faut pas jouer au loto, mais il faut être capable, au mieux possible, de donner les orientations qui vont aider la direction générale. Non. Parfois, on n'a pas très envie. Parfois, on ne sait pas vraiment. Mais ce qui est attendu quand on fera solliciter un avis juridique, ce n'est pas forcément de me dire peut-être que oui ou peut-être que non. Parce qu'à la rigueur, sinon, ce n'est pas la peine que j'aille demander. C'est d'être capable de dire, mais là, c'est clair en long, compte tenu de spécifiquement ta demande, compte tenu de ce qu'on peut voir dans la jurisprudence et dans des cas antérieurs, il ne faut pas y aller. C'est un avis qui est tout à fait possible ou digne. Ou alors de dire, mais... La situation n'est pas très bien, mais compte tenu du contexte, je pense que c'est bon. Et en tant que directeur général, moi, je n'ai pas la sensibilité pour savoir si c'est plutôt oui ou plutôt non, justement. Et j'ai vraiment envie que quelqu'un me dise que c'est peut-être oui ou peut-être non. J'ai envie de quelqu'un qui fasse justement prendre une direction et aider à ce que les gens se fassent.
- Speaker #1
C'est-à-dire prendre une décision éclairée.
- Speaker #0
Aider à prendre une décision éclairée, et ça, ce n'est pas forcément très répandu. C'est vraiment la capacité à... à comprendre les spécificités de la situation, et à donner quand même des lignes directrices à la direction. Alors, ça ne peut pas être tout le temps blandois, et donc l'entendu directeur général, on a su aussi le prendre d'une situation parfois risquée, ça fait partie de notre politique, mais il y a une vraie différence entre un avis juridique, je dirais... À vos sales lists, dans vos conseils. Et puis celui qui va être capable de donner un peu de direction.
- Speaker #1
Une direction. Ok, oui, j'adore cette idée. Tu ne demandes pas une réponse parfaite, tu demandes une réponse contextualisée pour prendre une décision éclairée. D'ailleurs, dans ce cadre-là, est-ce qu'il y a des filières particulières qui sont poussées, qui sont développées pour donner plus d'expérience opérationnelle ? aux juristes au sein de l'entreprise.
- Speaker #0
Il y a en effet une filiale de spécialisation qui consiste à laisser toute sa vie dans une direction juridique. Ça existe, c'est des tragiques parts qui peuvent se faire, qui sont parfois dures quand même, à toucher sur le très long terme, parce qu'à moins d'avoir quelqu'un qui est très à l'aise de labourer toujours les 26 ans, ça fait quand même des carrières qui sont un peu monétaires souvent. Donc, il y a des gens qui apprécient beaucoup. Et ça, de la même norme aussi pour l'entreprise. Une autre voie est celle, en effet, d'essayer de faire sortir les juristes de leur pur cadre de direction juridique pour les confronter à des sujets opérationnels de l'entreprise, ce qui est vraiment tout à fait faisable, qui sont des profils et des ordres des uns et des autres, mais il n'y a pas de barrière a priori, et au contraire, ça permet aussi, durant une période, de se confronter à la réalité de l'entreprise, de comprendre ce que c'est qu'un client, ce que c'est qu'un système informatique, comment les deux fonctionnent, les produits qu'on vend, la manière dont les clients... vont réagir positivement. Les interactions qu'on peut avoir avec tout le réseau de fournisseurs, prestataires, partenaires avec lesquels on est allé à travailler, etc. Et je pense que ça donne beaucoup de force au juriste pour la suite de sa carrière, même s'il veut après retourner dans les métiers du droit, avoir pu se confronter pendant un temps à une réalité opérationnelle. Elle est quand même énormément après, d'une part pour interagir avec les différents restreintes métiers, mais aussi pour comprendre les enjeux auxquels ils sont confrontés, pour être capable d'éclairer au mieux les sujets juridiques. Après, ça dépend évidemment de l'entendement de chacun, de ses envies, mais ça fait partie des avantages du départ en entreprise par rapport au parcours en cabinet, c'est justement la possibilité de faire des ouvertures soudainement qui nous absolument est la voie à la culture.
- Speaker #1
Et ça, c'était sur la partie compréhension de l'opérationnel. Tu étais une force aussi dans le conseil que les juristes pouvaient apporter. Si on se pose un peu sur le côté posture, soft skills, quand tu échanges avec des juristes, est-ce qu'il y a des postures qui te donnent immédiatement confiance ? Est-ce qu'il y a des choses, en revanche, qui te freinent ?
- Speaker #0
Alors, j'ai eu le plaisir de travailler avec des gens de tempéraments et de postures très différentes. À la fois, mes gens sont très extrovertis, très expansifs. qui sont plus réservées. Moi, je suis à l'aise avec tous les formats qu'on peut fonctionner avec à peu près tous les tempéraments. Ce qui est sûr, c'est que quel que soit son caractère, il y a les intrinsèques d'avoir pour réussir en entreprise. C'est-à-dire qu'il faut être capable de travailler dans la collaborative parce qu'il n'y a pas de chemin individuel dans l'entreprise. quelle que soit l'entreprise dans laquelle le juriste est amené à travailler, c'est vraiment une dimension hyper importante. Et en manière collaborative, ça veut dire pas qu'avec des juristes comme moi qui parlent le même langage, fonctionnent de la même manière, ça veut dire avec un tas de gens qui sont très loin de mon monde, qui n'ont pas l'énergie, parce qu'ils sont sur des problématiques complètement différentes, mais avec lesquels il va falloir que j'interagisse. Donc ça, c'est très important. c'est des gens qui sont certainement très furieux et qui ont un grand appétit de compréhension et d'écouverte d'un sujet. Puis, évidemment, la rigueur est primordiale. Ça fait partie des éléments de base. Je pense que tout le monde en est pointu, mais il faut vraiment être capable de pousser les raisonnements jusqu'au bout et de formuler des avis qui soient des avis solides. Alors, on est très souvent confrontés à une discussion avec les tiers. qui sont aussi accompagnés par leur juriste. Il n'y a rien de désagréable que de s'apercevoir que ceux d'en face ont mieux fait le job que ceux avec. Et ça, c'est de la rigueur d'un investissement du travail, de la capacité à voir l'ensemble des dimensions d'un sujet. Et ça, c'est vraiment essentiel. Pour moi, ce n'est pas une question de caractère, c'est une question vraiment de qualité intrinsèque. Est-ce qu'on sait travailler au domaine de la collaborative ? Est-ce qu'on a l'appétit et la curiosité pour toucher à plein de choses différentes ? Et est-ce qu'on a la rigueur et la capacité d'analyse qui permettent d'être sûrs qu'on a été au fond du sujet ?
- Speaker #1
Merci. Maintenant, si on parle de cabinet externe, d'avocat, dans ton rôle de directeur général, est-ce que tu interagis aussi directement avec eux ? Quel est le rôle à ce moment-là de la direction juridique ? Quelles sont tes attentes vis-à-vis de ces tiers ?
- Speaker #0
Il arrive que sur certains sujets, on ait besoin de se faire assister par un possible cabinet extérieur. Et dans ce cas-là, on travaille avec la direction juridique, avec le cabinet extérieur. Et il est important qu'on peut interagir directement avec sur des opérations de fusion-attention, sur des contentieux spécifiques, etc. le bédéaliste doit savoir dans ce cas là transmettre le bébé quand elle n'a pas la capacité de la gérer aussi bien que des frères un conseil externe Par contre, dans ces cas-là, le rôle de la direction juridique, c'est d'assurer le pilotage du conseil externe et de s'assurer qu'il répond bien aux demandes de l'entreprise et qu'il va bien dans les directions qu'on va lui suivre. Ça veut dire que la direction d'entreprise n'a pas de contact avec les conseils externes éventuels, avec les clients.
- Speaker #1
Et ça rejoint ton point de la valeur ajoutée de la direction juridique avec la compréhension des enjeux opérationnels. C'est exactement ça.
- Speaker #0
Exactement, parce qu'au quotidien, ce n'est pas à la direction générale d'éloquer nos sexes externes, c'est vraiment à la direction générale qu'il va le faire, pour savoir orienter les travaux. Leur demander précisément ce qu'on a besoin d'eux, parler un langage de spécialiste du droit à spécialiste du droit, ce qui sera plus efficace qu'un langage de direction générale qui est un petit sujet là. Et donc là, le rôle de la direction juridique reste extrêmement important, à se tromper sur le sujet. Ça reste le grand mordi.
- Speaker #1
On reboucle avec ce que tu disais aussi au début, qui est de dire ce que t'attends de ton directeur juridique, c'est aussi de savoir s'en retourner, de s'entourer des meilleurs, de savoir aller chercher les bons conseils, soit en interne, soit en externe. Mais aussi, j'imagine, de savoir bien utiliser l'ensemble des ressources disponibles. Donc maintenant, comme on parle d'un univers où l'IA est omniprésent, quand tu regardes les trois prochaines années, pour toi, quel va être l'impact justement sur le métier des juristes ? Qu'est-ce qui va changer concrètement pour eux ? Que va devenir une commodité ? Et peut-être, qu'est-ce qui, à ton sens, restera rare et précieux ?
- Speaker #0
On est en effet face à une transformation très importante qui s'appelle l'IA. Si vous levez un certain nombre de métiers, notamment peut-être les métiers du droit de marche, là-dessus c'est toi la spécialiste, hein, sur le droit. Mais ce qui est sûr, c'est que de manière générale, et ayant tous les métiers, l'accès à ce qui est facile n'aura plus de valeur. Voilà, donc l'accès à ce qui peut être fait plus rapidement et pour moins cher par l'IA. Ça a forcément chamboulé les modes de travail, les organisations, et va chambouler, quand même, aussi le rôle des uns et des autres. Quand il n'y avait pas Internet, on avait dans toutes les structures du monde des documentalistes qui allaient faire de la recherche, parce que l'information n'était pas si déçue avant. Maintenant, après, on a eu Internet, donc il nous a bien aidé. Maintenant, on a l'IA qui va même mettre à la poubelle pour Poudios. Donc, c'est dégueu. Et c'est ça qu'on faisait avant, parce que ce qu'on faisait avant, quand on cherchait un net, on pensait que ça n'avait plus la peine, on tapait un trompe et puis on a la réponse, même si c'était un ticket. Donc ça veut dire que tous les rôles à moins de valeur ajoutée ou dont la tâche peut être très facilement remplacée vont être un risque. Ça veut dire que clairement, il va y avoir une évolution du rôle des uns et des autres. Encore plus d'expertise, encore plus de capacité à intégrer ce que peut-être l'idée aura plus de mal à intégrer, c'est-à-dire les spécificités d'un contexte de nos situations, d'une entreprise, peut-être même de relations humaines, savoir comprendre les avis qu'on se met des personnes.
- Speaker #1
C'est pour ça que je trouve ça très intéressant par rapport à ce que tu as dit juste avant, puisque tu venais de nous mettre en avant toutes les qualités que tu voyais dans ta direction juridique, c'est ce lien et cette compréhension avec l'opérationnel. La réalité opérationnelle, c'est le fait d'être un manager qui pouvait entraîner, guider ses équipes. C'est le fait de créer, de travailler en équipe, d'être intégré au sein de l'entreprise. Je trouve que ton discours est très positif pour les juristes et que l'IA devrait être accélérateur de performance et pas une crainte.
- Speaker #0
Exactement, c'est vraiment un accélérateur parce que souvent, on accepte facilement une bonne commission, sinon on est compliqué à accumuler. Par contre, c'est sûr que l'IA va remettre en question certaines choses. Pourquoi est-ce qu'aujourd'hui, je dois payer le teaser pour tel conseil, alors que les trois quarts des sujets, je peux les avoir par l'IA en cinq minutes ? Du coup, l'avocat, il est gentil, mais il va faire sa recherche par l'IA, il va me faire pendant deux heures, il va m'écrire à la réveilleur, ce qui est pour que j'en retienne, et puis il va cliquer au canon de ce projet. et je n'ai pas crépuré ce viseur.
- Speaker #1
Sa valeur ajoutée doit être ailleurs.
- Speaker #0
Sa valeur ajoutée doit être ailleurs. Et donc, ça va questionner quand même la valeur ajoutée qu'à peu près tout le monde a sur la chaîne et la manière dont on fait construire tout ça. Alors évidemment, il y a aussi ce qui est très baird, parce qu'il n'y a pas encore aussi un porté d'utilisateur. Il faut bien utiliser un porté d'utilisateur pour s'assurer que ça existe, qu'il n'y a pas à manquer des arrêts. Oui,
- Speaker #1
bien garder en tête que ça n'est qu'un nouvel outil.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Voilà,
- Speaker #0
et ça va pas remplacer le... Et ça remettrait, je pense, encore plus au cœur, le rôle de l'esclaviste d'Antonis dans sa capacité à avoir une analyse spécifique et adapter une situation donnée au-delà de ce qui pourrait être senti ménagénérique pour les liens.
- Speaker #1
Au-delà du standard, absolument. On arrive maintenant à notre instant signature, si tu le veux bien. Si tu avais une baguette magique, quel serait le premier réflexe que tu aimerais voir adopté par les juristes ? pour créer encore plus de valeur pour l'entreprise, par exemple ?
- Speaker #0
Je dirais qu'il faut vraiment leur donner le goût de la découverte et la compréhension de l'entreprise dans l'intelligence. C'est-à-dire qu'ils sont vraiment leur donner l'envie de sortir du cadre qui leur a été donné d'être à la direction du réplique spécialisé de tel ou tel sujet et de vraiment s'impliquer dans l'activité. Dans l'entreprise, en fait, on fait quoi en tant qu'entreprise ? C'est quoi notre raison d'être ? C'est quoi l'activité qu'on fait en l'orègle pour le mérite d'argent ? Qu'est-ce qu'on vend à des clients ? Ça ressemble à quoi ? Comment on fait pour le produire ? Il faut vraiment avoir cette curiosité, je pense, au début, quand on arrive dans une direction juridique d'entreprise, parce que ça permet, derrière, de progresser extrêmement vite, je pense, dans la pertinence et dans l'activité de ce qu'on veut produire après.
- Speaker #1
Et si on pouvait le transformer en une action, en un rituel, ce serait quoi ?
- Speaker #0
Alors, je n'ai pas de baguette magique et ce n'est pas une transformation, parce que je pense que beaucoup le font. Mais vraiment, je crois que j'en ai beaucoup. Toutes les personnes qui sont intéressées pour entrer dans la direction juridique d'une telle ou telle entreprise, de vraiment demander à passer du temps dans des crises opérationnelles, de faire un tour assez large dans l'entreprise.
- Speaker #1
Super, merci. C'est très concret et possible à mettre en œuvre. Dès les premiers jours d'une prise de poste. Et maintenant, on arrive à la conclusion de notre entretien. Quel message aimerais-tu transmettre aux juristes, aux étudiants, aux jeunes ?
- Speaker #0
Alors bon, je ne sais pas si je suis à l'aise de donner des conseils. Néanmoins, si je devais peut-être dire, je dirais, soyez curieux. Vraiment, ayez de l'intérêt, ayez de l'apéritif pour ce que vous faites. C'est ça qui fait la différence. Et le deuxième conseil, c'est... c'est vous qui forgez votre avenir. Autrement dit, il ne faut pas avoir peur, il ne faut pas hésiter à montrer qu'on est plus haut, qu'on a envie, à aller proposer des choses aux gens, et c'est comme ça qu'on construit des salaires plus classiques.
- Speaker #1
Merci beaucoup Christian pour cet entretien qui a été très riche. Je retiens trois idées fortes, un juriste et un couteau suisse qui sait s'entourer, un avis qui aide à décider, Pas un peut-être oui, peut-être non, et avec l'IA, une valeur qui se déplace vers le contexte, le jugement et la posture. Merci à toi pour ton témoignage et le temps que tu nous as accordé. Merci à vous tous de nous avoir écoutés sur Tea Time NGLA. Et si cet épisode vous a été utile, partagez-le avec un juriste à qui il ferait du bien et abonnez-vous pour ne pas manquer les prochains épisodes. A très bientôt !