- Speaker #0
Bienvenue dans Tea Time NGLA, le podcast de Next Gen Legal Advisory. Si vous nous écoutez, c'est sans doute que, comme nous, vous croyez à la force des idées partagées, à l'importance de la transmission et à la valeur de celles et ceux qui s'engagent au quotidien pour faire évoluer les métiers du droit. A chaque épisode, nous échangeons avec des personnes que nous estimons, avec lesquelles nous partageons des convictions fortes. et qui acceptent de nous transmettre, avec générosité, un peu de leur parcours, de leur expérience et de leur vision. Merci d'être avec nous. Bonne écoute. Aujourd'hui, je reçois une femme qui incarne la puissance du collectif, la constance de l'engagement et la force tranquille d'un leadership lucide. Julie Duvivier, c'est l'exemple qu'on peut conjuguer excellence et humilité, rigueur et confiance. et audace, vision stratégique et sens du concret. Depuis 2021, elle est directrice juridique France et Belgique de Klépierre, un acteur majeur de l'immobilier commercial européen. Mais ce titre à lui seul ne dit pas tout. Formée à Assas, HEC, Freshfields, Jones Day, Julie coche toutes les cases d'un parcours remarquable. Mais ce qui la distingue, c'est ce qu'elle a su construire au-delà des titres, une capacité rare à fédérer, à transmettre, à transformer les crises en dynamique d'équipe. De la Caisse des dépôts à Scarprim, en passant par Klépierre, elle fait du droit à un levier de transformation. Et dans ses engagements associatifs, juridim, RICS, elle & droit, cercle montesquieu, elle agit avec la même cohérence, la même exigence, et toujours avec cette volonté de créer du lien. Si vous pensez que les fonctions juridiques doivent rester en retrait, cet épisode va peut-être vous faire changer de regard. Bienvenue Julie, je suis ravie de t'accueillir à ce micro. Commençons avec notre première question. Qu'est-ce qui, selon toi, a vraiment fait la différence dans ton parcours et dans celui de ton équipe ?
- Speaker #1
Bonjour Cassandre, tout d'abord merci de m'accueillir dans ce podcast. Je crois que la vraie différence dans mon parcours, c'est que je n'ai jamais été... arc-bouté sur le fait d'être avocate et d'avoir ce statut. Je me souviens que mes parents voulaient absolument m'acheter ma robe d'avocat le jour de la prestation de serment. Et dès le départ, je leur ai dit, ce n'est pas forcément mon métier dans 30 ans. Donc, ce sera mon métier aujourd'hui. C'était un vrai rêve. Mais de ne pas m'être fixée sur ce statut d'avocat, d'associée, comme on peut le voir régulièrement dans les facs, Je pense que ça... Créer en moi cette vision du métier d'après et notamment du métier de juriste, sans frustration, sans amertume ou regret sur ce statut. Et puis pour mon équipe, la vraie différence, c'est la confiance que j'ai en moi, dans le sens où j'ai, depuis le début, quand j'ai commencé à manager des équipes, la volonté de mettre en avant les personnes de l'équipe qui parfois avaient de meilleures connaissances sur des sujets techniques que moi. Et je crois que la vraie différence, c'est de ne pas avoir eu peur de les mettre en avant, de les faire intervenir, même dans mes débuts de manager juridique.
- Speaker #0
J'entends beaucoup d'humilité et de courage pour tracer cette route. As-tu eu aussi des périodes de doute ? Et si oui, comment as-tu fait pour les traverser ?
- Speaker #1
J'ai eu un parcours assez linéaire, donc je n'ai pas eu tellement de doute. Tout s'est fait assez naturellement entre le métier d'avocat et de juriste en entreprise. En revanche, il faut quand même souligner que mes débuts chez Klépierre ont été assez compliqués. Je quittais un job que j'adorais, dans lequel j'avais une fonction de directrice juridique avec un scope bien déterminé, une toute petite équipe. Et puis j'ai eu cette opportunité d'intégrer Klépierre. et ce qui est tombé pile au moment du Covid, donc j'ai intégré Klépierre pour diriger une équipe de plus de 30 personnes en confinement, donc tout à distance, avec énormément de nouveaux sujets. Donc là, effectivement, je ne sais pas si on peut parler de doute, mais enfin, je me suis quelquefois...
- Speaker #0
De challenge, en tout cas. Voilà,
- Speaker #1
l'opportunité de revenir dans des chaussons plus confortables, mais... Cette période s'est vite dissipée parce que tout le monde m'a vraiment accueillie avec énormément de bienveillance et de volonté de poursuivre l'aventure avec moi. Heureusement.
- Speaker #0
Et justement, est-ce que ce ne serait pas une de tes forces, une de vos forces, cette équipe, ces rencontres qui ont permis de faire face à des moments exceptionnels, comme tu parles de la période du Covid, mais aussi de relever de nouveaux défis ?
- Speaker #1
Exactement. Je trouve qu'on a connu de nombreuses crises. Le monde du centre commercial, du retail, a connu beaucoup de crises et effectivement ces traversées ont été des traversées d'équipe, tout le monde sur le même bateau, donc il y a eu effectivement les gilets jaunes, le Covid, une vague de défaillance d'entreprise, on a beaucoup entendu parler des procédures collectives de beaucoup d'entreprises de retail et c'est toujours des périodes que l'on a traversées tous ensemble avec beaucoup de courage. Et c'est ce qui m'a permis aussi de ne jamais baisser les bras.
- Speaker #0
J'adore le fait que tu reprennes ce terme de courage, parce que c'est vraiment quelque chose qui définit ton énergie et votre énergie d'équipe. Mais est-ce que tu aurais peut-être une petite anecdote ou un exemple à nous donner d'une réussite dont vous êtes fière, d'une de ces réussites collectives ?
- Speaker #1
Ma réussite première, c'est surtout… Alors, j'ai pris la suite d'un directeur juridique. Très aimée, très charismatique, formidable, qui était là depuis 28 ans et qui dirigeait cette équipe avec beaucoup de bienveillance, de force. Donc c'est vrai que la suite n'était pas évidente, mais ma plus grande réussite c'est d'avoir su garder les équipes. J'ai eu très peu de départs, d'avoir su faire monter en compétence un certain nombre de personnes, d'avoir proposé également des mobilités sur des nouveaux métiers. Et ça, c'est vraiment ma grande réussite parce que c'est vrai que parfois, arrivé après une direction juridique forte et historique, il y a des juristes qui ne montent pas dans le train et qui souhaitent faire autre chose. Et là, vraiment, je suis très, très fière d'avoir réussi à poursuivre notre chemin tous ensemble.
- Speaker #0
C'est très inspirant. Et justement, dans cette dynamique de garder le cap et de garder tout le monde sur le bateau, Pour reprendre ton image, est-ce qu'il y a un mythe que tu souhaiterais déconstruire sur le métier ? Parce que j'ai l'impression que tu les as accompagnés, que ensemble vous avez vraiment traversé différents changements et appris à voir les choses différemment ensemble.
- Speaker #1
Exactement, je trouve que le... En tout cas, un mythe que j'ai réussi vraiment à déconstruire au sein de Klépierre, C'est cette idée que l'on pouvait avoir du juriste qui aime trouver un problème, un risque juridique, une difficulté dans un dossier, avec souvent l'idée de « ah non, on ne va pas demander au juriste, parce qu'il va nous trouver un problème et on ne va plus pouvoir réaliser l'opération » . Et ça, c'est vraiment quelque chose que j'ai réussi à dissiper complètement. c'est à dire qu'il y a plus aucune crainte d'avoir de voir germer une problématique juridique le rôle est même inverse c'est à dire qu'aujourd'hui on appelle le juriste pour trouver une solution disant mais ils vont nous trouver une solution nous mêmes on a l'impression qu'on ne va pas pouvoir réaliser cette opération et ça c'est quand même formidable d'avoir inversé les rôles ah mais oui tu
- Speaker #0
as à transformer le mythe en faisant le rêve d'une réalité.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et donc maintenant que vous êtes dans cette dynamique très positive, proactive, quels sont selon toi les grands défis que les métiers du droit vont devoir relever dans les années à venir ?
- Speaker #1
Évidemment, les grands défis, c'est l'appropriation des nouveaux outils, des nouvelles technologies, en particulier l'utilisation d'IA. J'avoue que personnellement, je ne suis encore pas totalement dans le bain. On a beaucoup d'informations, on est abreuvés de beaucoup de choses et pourtant je crois que le vrai défi c'est de s'y mettre. Ne pas nier le fait qu'on va devoir prendre en compte ces changements. Il faut rapidement les intégrer dans nos modes de fonctionnement. Mais je crois que le plus grand défi c'est surtout d'arriver aussi à former les équipes. face à justement ces nouveaux outils. Et le plus grand défi, ce sera aussi d'accompagner les plus jeunes qui, eux, n'auront pas nos heures de dataroo, n'auront pas nos heures de recherche à la bibliothèque. Et je crois qu'il va falloir que l'on réfléchisse à comment embarquer ces nouvelles générations qui auront plus de facilité à trouver une information, mais finalement qui manqueront parfois d'heures de pratique.
- Speaker #0
une grande responsabilité dans cet accompagnement du changement. Est-ce qu'il y a une pratique ou un outil, ou peut-être même une posture que tu utilises déjà et que tu recommanderais justement pour faire face à ces défis ? Même si je comprends que c'est quelque chose auquel tu réfléchis beaucoup, est-ce que tu as déjà des solutions ?
- Speaker #1
Pour l'instant, je laisse les juristes assez libres et en conscience des risques que peuvent comporter l'utilisation de logiciels d'IA divers et variés. Donc pour l'instant, on est dans une phase un peu attentiste. Ma posture, c'est de leur faire confiance. Personne ne va réutiliser un contenu qui aura été rédigé avec des arrêts sans avoir vérifié leur véracité. Donc ça, ma posture actuelle, c'est plutôt de dire... Testons, essayons. Il faut aussi s'approprier tout ce qui est proposé sur le marché. La posture, elle est aujourd'hui de se dire, voyons ensemble ce que l'on peut faire avec ces outils, puis de collectivement décider de la façon dont on pourra se réorganiser autour de ce nouveau mode de fonctionnement. Donc, je suis plutôt dans une confiance générale.
- Speaker #0
Et c'est très intéressant parce que c'est tout à fait aligné avec tout ce que tu nous as présenté. C'est encore cette dynamique. d'équipe et d'intelligence collective sur laquelle tu capitalises. Est-ce qu'il y a un projet, une initiative peut-être que tu trouves inspirant dans le moment, ou dans le secteur, ou est-ce que vous êtes justement dans un rôle de leader peut-être ? C'est vous qui tirez les autres maintenant. Là je pousse un peu, mais c'est vrai qu'à t'entendre, on a envie de vous suivre.
- Speaker #1
Ce qui est très agréable, c'est qu'effectivement je constate Merci. Aujourd'hui, on m'interroge souvent sur la façon dont j'ai réussi à transformer le monde de fonctionnement de mon équipe, la façon dont je gère par exemple les procédures collectives en masse dont je parlais tout à l'heure. Il est très plaisant aussi d'avoir ce rôle modèle, non pas que je veuille qu'on me félicite parce que c'est vraiment un travail collectif, mais j'aime me dire que je peux aussi aider mes pairs. Je ne sais pas si c'est très nouveau, mais en tout cas parce que le Cercle Montesquieu notamment existe depuis une trentaine d'années, donc ces cercles, ces échanges entre pairs, ce n'est pas tellement nouveau, mais je trouve que depuis quelques années, ils se sont renforcés. Il y a énormément de groupes de partage de bonnes pratiques, d'associations sur des domaines plus particuliers. Je fais moi-même partie d'une association des directeurs juridiques immobiliers. qui permettent énormément d'échanges et je trouve que c'est extrêmement sain. C'est une tendance qui est vraiment vertueuse de se dire personne ne fait mieux qu'un autre, surtout avec les nouveaux outils dont je parlais tout à l'heure. Personne ne peut prétendre maîtriser l'IA, maîtriser tous les outils et je trouve que c'est assez chouette ces échanges de bonnes pratiques, ces doutes que l'on partage, c'est très vertueux à mon sens.
- Speaker #0
Oui, à t'écouter, j'entends une grande équipe qui finalement n'a pas de fin. C'est un collectif qui permet d'avancer ensemble et justement de faire face aux défis. C'est peut-être ça un des secrets qui te permettent de puiser ta force. Est-ce qu'il y a autre chose que tu souhaiterais ajouter ? Ou est-ce que je nous laisse rentrer dans notre petit instant signature où on te pose des questions un peu plus traditionnelles et pour partager ton savoir-faire et des conseils pour les nouvelles générations ?
- Speaker #1
Passons à l'instant signature.
- Speaker #0
Si vous aviez une baguette magique, que changeriez-vous dans le monde du droit ?
- Speaker #1
Paradoxalement, je trouve que le monde du droit se porterait mieux s'il y avait moins de droits, justement. S'il y avait un petit peu moins de réglementations. Des réglementations parfois contradictoires, parfois compliquées d'accès. Je parle beaucoup du sujet immobilier, où il y a effectivement une multitude de nouvelles réglementations qui sont très vertueuses sur le principe, mais sur les économies d'énergie, les nouvelles règles de construction. Je pense qu'elles sont nécessaires, mais qu'elles créent une sorte d'attentisme, de flou, puis parfois vont à l'encontre de beaux projets. Donc je trouve que c'est assez dommage et je pense qu'on aurait aussi intérêt à impliquer davantage les fédérations qui vont après devoir appliquer ces règles pour voir en pratique si elles sont réellement opportunes. Parce que parfois, certaines réglementations finalement ne visent pas le but principal qu'elles visaient. Donc c'est assez dommage. Voilà mon vœu pieux, je crois, mais ce serait mon vœu. et que le droit soit plus accessible.
- Speaker #0
Fabuleux ! Une source d'inspiration qui t'accompagne ? Une personne, un livre, une citation ?
- Speaker #1
Alors, petit clin d'œil à mon équipe pour les citations parce qu'en fait je suis une grande grande fan des locutions latines. Et donc toutes nos réunions, tous nos événements sont accompagnés par un titre du style « Cogito er gusum » , « Affectio societatis » . Je suis une grande fan, j'utilise énormément les locutions latines et je trouve que c'est super important de garder en tête que c'est le socle de beaucoup de règles juridiques que parfois on oublie. C'est d'ailleurs un grand grand drame que mes enfants aient décidé d'abandonner le latin parce que je trouve que c'est un formidable socle. Les citations sont plutôt des locutions latines.
- Speaker #0
Savoir d'où l'on vient. Voilà. Un conseil que tu aurais aimé recevoir plus tôt dans ton parcours ?
- Speaker #1
L'importance de développer son réseau. Je trouve qu'au début, on est vraiment très très cloisonné. Quand on est jeune juriste ou jeune avocat, on a souvent l'envie de ne pas trop... Enfin, que l'on n'ait pas une image de quelqu'un qui est arriviste, qui veut absolument briller. Alors qu'en fait, le réseau est le début d'une carrière. il est important. Moi, il m'arrive encore de rappeler ou d'envoyer des mails à des personnes qui étaient avocates, alors même que j'étais stagiaire, première année. Et je crois qu'il ne faut pas du tout avoir cette barrière. Et je trouve qu'il y a encore de très beaux échanges. Donc voilà, gardez des liens. Ne pas hésiter dès le début à s'inscrire dans des associations, à échanger. Je parlais tout à l'heure de l'importance des échanges entre pairs. Je crois qu'il se fait dès le début d'une carrière. Et moi, je trouve que je l'ai fait peut-être un peu tard, même si j'ai eu toujours de très bonnes relations. Donc, j'ai expliqué et je n'hésite pas à rappeler des personnes de mes premiers stages. Néanmoins, sur ce qui est des forums, des associations, je l'ai fait plus récemment. Et je trouve que c'est assez dommage parce que finalement, même les jeunes juristes, les jeunes avocats ont tout intérêt à échanger sur des problématiques communes.
- Speaker #0
Oui, tu expliquais justement combien ça te nourrissait. Je parlais du cercle montesquieu, de différentes associations aujourd'hui dans l'immobilier, mais si c'est accessible peut-être à des personnes un peu plus expérimentées, est-ce que tu aurais une idée ou des conseils pour des plus jeunes ? Si c'était justement à refaire, est-ce qu'aujourd'hui tu as identifié des tips peut-être ou des conseils sur justement comment développer ce réseau ?
- Speaker #1
Je crois parfois qu'il est même bon pour un jeune juriste de se créer un petit groupe. de jeunes stagiaires, de jeunes juristes. Même au départ, un petit groupe WhatsApp, moi, je l'ai proposé aux deux derniers stagiaires que j'ai eu la chance d'avoir dans mon département en disant, vous avez des problématiques communes, vous avez fait un master 2 en droit immobilier, gardez contact, créez-vous un petit groupe d'anciens stagiaires clépières. Les bonnes pratiques, les tips. Je sais que chez Intel, ils cherchent quelqu'un en première année, enfin, voilà. et Ça commence comme ça en fait, ce n'est pas la peine d'avoir nécessairement quelque chose de très construit, très formel, mais je trouve que c'est toujours très utile parce que parfois quand on est plus jeune, on est un peu isolé sur le monde du travail et on n'ose pas vraiment s'adresser directement à des juristes. Donc entre plus jeunes, entre stagiaires, je trouve que c'est super important de commencer les échanges. Oui,
- Speaker #0
c'est génial. J'aime beaucoup ton conseil qui est très pratique et facile à mettre en œuvre. Un conseil tout de suite applicable pour ceux qui nous écoutent. Une autre question, si justement tu devais te poser une question, quel serait le sujet dont tu aurais envie de parler ? Peut-être qu'il n'est pas dans les questions que je t'ai posées à ce stade pour partager avec nos éditeurs.
- Speaker #1
C'est amusant parce que cette question, c'est souvent une question que l'on pose quand on termine un entretien d'embauche. Je sais que moi, parfois lorsque je fais des interviews ou de stagiaires ou de juristes, souvent la DRH a cette ouverture sur le candidat qui a l'air complètement apeurée en se disant « mon Dieu, je n'ai pas prévu de questions » . Je n'irai pas jusqu'à dire que je suis apeurée, mais effectivement tes questions étaient très précises et très intéressantes et je ne vois pas d'autres sujets à aborder.
- Speaker #0
Bon, fabuleux, je t'embête encore avec une dernière. Quel message aimerais-tu transmettre justement à la nouvelle génération du droit ? Tu as été très généreuse dans tes conseils et dans ton partage d'expérience. Mais voilà, s'il y avait un conseil, un message, lequel serait-il ?
- Speaker #1
La nouvelle génération n'aura aucun mal à appréhender les nouveaux outils, puisqu'ils seront vraiment baignés dans l'IA. Donc ça, ce ne sera pas un sujet. En revanche, justement, il ne faut pas... que ces nouvelles technologies, ces nouveaux outils prennent le pas sur le fait qu'ils doivent rester avant tout juristes. C'est vraiment une force. Il faut vraiment qu'ils ne perdent pas de vue le fait qu'être juriste, c'est être précis, c'est être rigoureux, c'est être travailleur, c'est connaître sa matière. Bon, je n'ai pas de doute sur le fait que les études de droit continuent à former de bons juristes. Mais je crois que parfois, Parfois, les sujets de nouvelles technologies, outils, IA, prennent un peu le pas sur ce qui est véritablement un jouiste. Et je trouve que c'est un petit garde-fou. Il faut garder en tête le fait qu'il ne suffira pas de demander à Chadi Pitti... de faire une recherche de jurisprudence, il faut savoir raisonner. Et je pense que notamment les premières années sont vraiment fondamentales pour former un esprit juridique rigoureux et précis.
- Speaker #0
Merci Julie. Ça boucle avec finalement ton rappel de là où on vient, du cogito ergo sum, enfin de tes locutions latines. C'est toujours revenir à l'essentiel et se souvenir que c'est un travail quotidien, j'ai l'impression.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Merci mille fois pour ce partage, pour avoir pris le temps d'échanger avec nous aujourd'hui. Et nous avons hâte de continuer à te suivre, toi et ton équipe, et de voir comment ensemble vous allez faire bouger les lignes et continuer à contribuer à l'évolution positive de notre environnement. Merci.
- Speaker #1
Merci à toi, merci pour ton accompagnement, et puis merci pour cet échange très instructif.
- Speaker #0
Un grand merci à Julie Duvivier pour cette conversation riche, inspirante et surtout profondément ancrée dans le concret de nos métiers. Elle nous a ici rappelé avec justesse et simplicité qu'un leadership fort n'a pas besoin de faire du bruit pour marquer les esprits, que transformer, ce n'est pas imposer, c'est faire confiance, créer des ponts et accompagner les autres dans le mouvement. Elle nous a parlé d'équipe, de courage, de transmission. Elle a déconstruit des mythes, partagé des doutes, sans jamais céder au cynisme. et elle nous a tendu un miroir, celui d'un métier juridique qui a sorti de l'ombre pour mieux contribuer à la transformation de nos organisations. À celles et ceux qui nous écoutent, j'espère que cette conversation vous aura donné envie d'oser, de créer du lien et surtout de rester fidèle à ce qui fait sens pour vous. Merci encore à Julie de Vivier pour son temps, sa générosité et son engagement et merci à vous qui nous écoutez. À très bientôt dans un prochain épisode.