- Speaker #0
Le podcast de TechInnov, unique rendez-vous de business annuel dédié à l'innovation en France, vous est présenté par la CCI Essonne et la CCI Paris Île-de-France.
- Speaker #1
Bonjour et bienvenue sur Tech'a Break, le podcast de Techinnov. Alors dans cet épisode, c'est de GreenTech dont il va être question, un sujet phare de TechInnov depuis plusieurs éditions déjà et qui englobe toutes les technologies conçues pour transformer et surtout réduire l'impact de nombreux secteurs, en particulier industriels. production d'énergie décarbonée, stockage d'énergie, hydrogène vert ou encore innovation en matière de recyclage et de gestion des déchets. Pour parler Green Tech, justement, je reçois aujourd'hui deux géants de l'énergie. Alors, je ne parle pas de vos tailles, messieurs, mais je parle de la taille de vos entreprises. Alors, à mes côtés, Philippe Manoni, vous êtes directeur innovation chez Natran, ex-GRT Gaz. Bonjour, Philippe.
- Speaker #0
Bonjour.
- Speaker #1
Et à vos côtés, Laurent Lelay, responsable sourcing au sein de l'équipe Open Innovation chez EDF. R&D, c'est bien ça Laurent ?
- Speaker #2
Tout à fait, bonjour.
- Speaker #1
Bonjour à tous les deux et merci d'être à mes côtés. Alors tout d'abord et pour contextualiser un petit rappel, donc GRT Gaz est devenu natrant tout début 2025. Alors en dehors du non, est-ce que cela change quelque chose pour l'entreprise et son marché ? Philippe Manoni.
- Speaker #0
Alors bonjour à tous, j'irais oui et non. Oui forcément, on ne change pas un logo sans raison. Donc tout d'abord, on a célébré les 20 ans de GRT-Gaz et pour célébrer les 20 ans de GRT-Gaz, on a décidé de changer de nom parce que, évidemment, en 20 ans, énormément de choses ont changé à l'interne, à l'externe, guerre d'Ukraine, transition énergétique, donc les enjeux énergie ont décuplé. Et donc Natran montre à travers ce changement de nom son implication pour la transition écologique, pour les nouveaux gaz notamment. Et donc évidemment, on est très loin de la situation d'il y a 20 ans, d'où le fait que même si Gertéga a été connu, c'était important de changer de nom symboliquement.
- Speaker #1
Absolument. Alors, je le disais à l'instant, vous êtes directeur innovation chez Natran. Alors, sans dévoiler toute la stratégie innovation de l'entreprise, on va dire quels sont les principaux axes d'innovation et plus globalement de recherche et développement chez Natran. dans les prochains mois ou peut-être dans les prochaines années ?
- Speaker #0
En résumé, il y a deux axes majeurs d'innovation. Il y a l'innovation pour l'activité quotidienne, le business quotidien. Et à notre rang, le business quotidien, c'est la maintenance. La maintenance des installations, des postes d'étang, des installations de compression, les gazolucs évidemment. Et donc là, même si c'est un métier historique, il y a besoin d'innover en maintenance parce qu'il y aura toujours besoin d'innover en maintenance. C'est important d'innover en maintenance. Le deuxième acte, c'est préparer le futur, ou plutôt accélérer le chemin vers le futur. Et donc ça, c'est l'innovation dans les nouveaux gaz. Je parle du biogaz produit en France. Et on a un objectif immense, d'ailleurs, vis-à-vis de la feuillère biogaz. C'est de faire en sorte que d'ici 2030, le biogaz est remplacé en équivalent le gaz russe. D'accord. Complètement.
- Speaker #1
Ok, 2030, c'est demain.
- Speaker #0
Pour la France, c'est demain, exactement. Et donc ça, c'est super ambitieux. On n'est pas 100% sûr de réussir, mais c'est super ambitieux et super important. Et donc voilà l'activité pour préparer demain, donc biogaz, mais aussi hydrogène évidemment, canélisation de CO2. Donc voilà un peu tous les nouveaux gaz.
- Speaker #1
Voilà, c'est vraiment ça qui va vous occuper en termes d'innovation dans les prochaines années chez Natran. Alors à vos côtés, je le disais, vous êtes accompagné de Laurent Lelay, donc d'EDF R&D. Laurent, vous êtes donc, je le disais, responsable sourcing au sein de l'équipe Innovation. Quelles sont les missions de cette équipe ?
- Speaker #2
Cette équipe a la permission d'identifier les PMU innovantes dans les écosystèmes, les incubateurs, les accélérateurs et dans des événements comme TechInnov par exemple et de les mettre en relation avec nos chercheurs, donc plutôt sur des sociétés technologiques très deep tech et sur des technologies avec des maturités. Pas forcément très grande. On est intéressé à partir de TRL 5, 6. Parce qu'on considère que si les TRL sont 7, 8, les technologies readiness level, donc le niveau de maturité de la technologie, c'est un index qui a été développé par la NASA. Si on est sur des TRL très élevés, c'est des technologies matures sur étagère. Et donc, c'est plutôt au business unit de coopérer. de collaborer directement avec les sociétés.
- Speaker #1
D'accord. Alors, pour rentrer un petit peu dans le détail, je vais vous poser un petit peu la même question qu'a Philippe tout à l'heure. Quels sont les axes de travail, finalement, de EDF, R&D en ce moment ?
- Speaker #2
En ce moment, on a tous les axes, un peu comme disait Natran, comme disait le collègue de Natran, sur l'excellence opérationnelle, bien sûr, faire en sorte qu'on exploite nos réacteurs de la meilleure manière. Et donc, ça aussi, ça demande de l'innovation. Bien sûr. mais On a un enjeu assez fort là actuellement, c'est d'accompagner la transition énergétique, donc l'électrification du monde, qui est nécessaire pour remédier au changement climatique. Et ça, ça veut dire donc électrifier surtout l'industrie, puisque la mobilité s'électrifie, même si on n'est pas à la vitesse peut-être qu'il faudrait, mais on a une électrification quand même de l'automobile. Mais l'industrie, c'est plus compliqué. Il y a des process qui sont spécifiques, qui sont délicats. Certains process sont très, très compliqués à électrifier, par exemple les aciéries ou ce genre de choses. Et donc ça, c'est l'axe majeur qu'on a sur l'innovation, électrification de l'industrie, des processus. Et le deuxième, c'est qu'on va avoir dans le futur de plus en plus de renouvelables. Le renouvelable et renouvelables, notamment le photovoltaïque, Et l'éolien ne produit pas de manière régulière. Et ne produit pas de manière intermittente. Ce sont des énergies intermittentes qui produisent le soleil. C'est plutôt le midi, il faut qu'il y en ait. Et les éoliennes, il faut qu'il y ait du vent. Il y a une dépression qui passe. C'est plutôt l'hiver. Donc le réseau, il va être sollicité par moment. Et il faut pouvoir moduler aussi la demande. Et donc ça, c'est piloter les usages. Et ça, c'est ce qu'on appelle la flexibilité, la flexibilité des usages et de la consommation.
- Speaker #1
Absolument. Donc ça, c'est un des axes aussi de travail de la R&D chez EDF. Alors, vous représentez tous les deux vos entreprises sur cette édition 2025 de TechInnov. J'ai envie de vous demander tout simplement pourquoi votre présence, peut-être depuis quand aussi, et qu'attendez-vous d'une telle journée ? Allez, je commence par vous, Laurent.
- Speaker #2
Alors, ces TechInnov, je les connais très, très bien. Je viens à Tekinov. Pratiquement depuis le début, quand ils étaient encore en Essonne. Effectivement, je les connais depuis longtemps et j'y viens régulièrement, quasiment tous les ans. Pourquoi ? Parce que c'est un événement à taille humaine. Ce ne sont pas des très grands événements où on n'arrive pas à tout voir. Là, on a un événement à taille humaine, avec des startups qui nous intéressent sur des sujets qui correspondent à précieux, pointus, qui correspondent à nos besoins. Et donc, voilà, c'est des petits événements, mais très, très, très spécifiques et très adaptés à nos besoins.
- Speaker #1
Absolument. Vous avez rencontré, je crois, quelques startups aujourd'hui.
- Speaker #2
Oui, alors en plus, j'ai eu la chance d'être invité en tant que jury dans le subjury Green Tech. Donc ça, je remercie les organisateurs de TechInnov pour ça. Donc déjà, ça m'a fait permettre de rencontrer les finalistes du concours. et aussi j'en ai profité pour visiter l'ensemble des sociétés du panel Grimtech et puis aussi tout ce qui concerne la cybersécurité.
- Speaker #1
Donc quelques pépites en perspective peut-être ?
- Speaker #2
Tout à fait.
- Speaker #1
A votre tour Philippe, même question, pourquoi votre présence aujourd'hui sur Techinov 2025 ?
- Speaker #0
Concrètement, j'ai découvert Techinov l'an passé, j'avais été invité à présenter justement les ambitions et innovations de GRT Gaz Natran l'année dernière. J'ai de très bons souvenirs. Du coup, je suis très heureux de revenir cette année dans le jury Green Tech. Et puis, j'ai eu le plaisir de rencontrer des startups que j'apprécie. Donc, j'ai vu aujourd'hui Highlight. J'ai vu aujourd'hui Rift. J'ai vu aujourd'hui Up & Charge. J'ai vu aujourd'hui Sparklab. Donc, plein de startups prometteuses. Et c'est vrai qu'à Natran, on adore coopérer avec les startups. On a créé un petit incubateur à startups il y a deux ans et demi. On fait des promotions qui durent une année calendaire et donc on est la troisième promotion cette année. On est très heureux d'avoir des startups dans le domaine de la sécurité ou dans le domaine du comptage ou dans le domaine de la transition écologique. C'est des domaines très importants et on apprécie beaucoup cette coopération concrète. Et d'ailleurs, c'est très, très utile également culturellement de travailler physiquement. Je veux dire, on donne une place physiquement dans nos bureaux, dans notre centre de recherche et d'innovation. à ces startups qu'on incube. Et le mélange des cultures est très profitable.
- Speaker #1
D'accord. Donc, ça signifie pour vous deux, d'après ce que j'en comprends, qu'aujourd'hui, évidemment, les grands groupes sont capables d'innover eux-mêmes. Mais pour vous, les startups, c'est forcément un travail. Vous avez un travail à faire avec les startups, peut-être parce qu'elles sont plus agiles, etc. Et pour vous, c'est aussi une façon d'accélérer l'innovation dans vos entreprises respectives. Philippe ?
- Speaker #0
Oui, absolument. Moi, je dirais, si on compare à la cuisine, La startup, c'est le piment. C'est vrai, la startup, c'est le piment. C'est-à-dire concrètement, une startup est capable de prendre une décision importante en une heure. Alors que nous, honnêtement, on est un petit groupe, évidemment, par rapport à EDF. Mais nous, honnêtement, on ne sait pas prendre facilement des décisions en une heure, pas du tout. Et là-dessus, ça nous fait du bien, justement, de se frotter à ces personnes de cultures très différentes. qui nous incitent parfois également à accélérer, donc à prendre des risques.
- Speaker #1
Absolument. Vous êtes d'accord avec ce point de vue, Laurent ? Oui,
- Speaker #2
tout à fait. C'est vraiment, les startups, elles ont la capacité d'intégrer des technologies et de les mettre très rapidement sur le marché, de trouver, parce qu'elles sont agiles, elles réagissent très rapidement au marché, donc elles interagissent plus facilement avec leurs clients et elles pivotent pour vraiment... s'adapter aux besoins du marché. Et donc ça, c'est très enrichissant pour un grand groupe qui parfois a plus de mal à réagir aux besoins du marché et qui, comme le disait le collègue de Natran, qui a beaucoup de mal, de par sa gouvernance, à réagir rapidement.
- Speaker #1
Exactement. Alors évidemment, on le sait, les startups, elles ont aussi besoin de financement. Alors évidemment, quand on parle financement, on parle de venture capital, etc. Ce genre de choses. Mais ce n'est pas la seule façon de financer les startups. je crois que Chez vous, Philippe, on a fait un autre choix. C'est ce que vous disiez avec l'incubateur. Comment ça se passe de votre côté au niveau de l'incubation ?
- Speaker #0
Concrètement, on les héberge chez nous, physiquement, notre centre national de recherche et d'innovation.
- Speaker #1
Qui est à quel endroit ?
- Speaker #0
Il y a deux sites en région parisienne, Huitneuve-la-Garenne et Alphanville. D'accord. Ils sont parmi nous. On leur offre toutes les portes. Toutes nos portes sont ouvertes. Expérimentation, recherche, test. On a également toutes nos portes opérationnellement parlant parce que le but, c'est bien d'expérimenter physiquement sur le terrain. Donc, dans les sites, parce que Gertrude Caz est présente dans toute la France. On a une centaine de sites avec des collègues. Donc, on ouvre toutes ces portes-là. Et c'est vrai que pour le moment, en tous les cas, on n'a jamais racheté une startup, mais on adore vraiment augmenter notre coopération avec les startups.
- Speaker #1
D'accord. Chez EDF R&D, comment ça se passe ?
- Speaker #2
Chez EDF et chez EDF R&D en particulier, à EDF, on a un bras armé pour le financement qui s'appelle Pulse Venture, qui est du capital venture, du corporate venture, qui permet d'investir, mais il investit uniquement en minoritaires. Donc, il ne vient pas pour prendre le contrôle de la startup, mais pour développer un lien stratégique avec la startup. Ça correspond à deux, trois investissements par an. Donc, c'est quand même un nombre assez limité à l'échelle d'EDF. Par contre, notre axe principal de travail avec les startups, c'est une relation de type client-fournisseur. D'accord. Comme on est un grand groupe et qu'on est soumis aux appels d'offres publics, souvent les startups ont du mal à travailler avec nous directement comme ça, par les appels d'offres.
- Speaker #1
Les startups ont du mal à accéder aux appels d'offres qu'elles soient. public ou privé d'ailleurs avec les grands groupes.
- Speaker #2
Bien sûr, parce que c'est des procédures assez lourdes et assez complexes, mais à EDF, on a mis en place des procédures dérogatoires qui sont permises par l'Europe, qui nous permettent, en respectant la loi, de pouvoir travailler avec les startups sur plusieurs années, avec un budget dérogatoire, mais qui permet de construire une relation, et à la startup, elle aussi, de construire sa technologie, sa solution. En lien avec ce qui nous intéresse, absolument. Et ensuite, elle est capable de répondre à l'appel d'offres.
- Speaker #1
Vous les aidez aussi à développer leur chiffre d'affaires plutôt que d'être, on va dire, dans le financement dilutif, comme on dit. C'est plutôt ça l'objectif dans ce cadre-là.
- Speaker #2
Dans ce cadre-là, c'est vraiment de leur amener du chiffre d'affaires et de les aider à aller sur des marchés qui correspondent à des besoins marchés.
- Speaker #1
alors là on On a parlé des startups. J'allais venir un peu sur certaines technologies. Je pensais notamment au Gigafactory, à l'hydrogène vert, en tout cas à tout ce qu'on entend au sein de France 2030 depuis quelques temps. Finalement, on parle là avec vous deux aujourd'hui d'infrastructures. Quelques parts, quelles sont les innovations ? Quels sont les besoins autour de ces infrastructures ? Là, aujourd'hui, demain, après-demain, on l'a évoqué tout à l'heure avec vous, Philippe.
- Speaker #0
Oui, c'est évidemment très important de préparer le futur. Nous, on a créé il y a une dizaine d'années un démonstrateur de production d'hydrogène vert à Fos-sur-Mer, en lien avec l'industrie locale. On est très heureux de ça. On espère que cette filière hydrogène pourra se développer. Je pense que ce qui est important aussi dans ce domaine, c'est de coopérer. Tout à l'heure, on parlait des coopérations start-up. Dans le domaine de la coopération, je souhaiterais souligner que nous avons créé récemment ces rangements en 2024. Oui. C'est moins d'un an. On a créé le club des innovations des transporteurs de gaz. D'accord. Donc le but n'est pas d'avoir le plus grand nombre d'entreprises membres ou adhérentes de ce club, qui s'appelle Clos, parce que c'est un club informel. D'accord. On n'a pas de statut juridique, on ne souhaite pas en avoir. On souhaite être efficace et on ne veut pas... donner ce sujet à des juristes pour excessivement avoir des statuts. On veut vraiment avancer concrètement. Et ça, c'est des coopérations entre transporteurs de gaz. En pratique, on a déjà, en moins d'un an, tous les transporteurs de l'Europe de l'Ouest, quasiment, en gros, de l'Italie à la Hollande, qui sont adhérents. Et c'est ça qui est important, c'est trouver par deux, ou par trois, ou par quatre, des coopérations concrètes sur des sujets concrets. Et la plupart d'entre elles sont soit dans le domaine de la maintenance, soit le domaine de l'environnement.
- Speaker #1
Ce que vous disiez tout à l'heure.
- Speaker #0
Ou parfois les deux. De la fois, parce qu'évidemment, c'est les deux sont liés.
- Speaker #1
D'accord, donc ça, c'est vraiment le sujet à venir du côté du gaz. J'ai envie évidemment de parler d'électricité, puisque l'électricité, on le sait, on est dans une phase d'électrification, comme on en parlait. Aujourd'hui, quels sont finalement un petit peu les besoins, peut-être les risques pour le réseau électrique dans les prochaines années et donc les innovations qui vont avec ?
- Speaker #2
Comme on le disait tout à l'heure, le réseau dans le futur va être énormément sollicité, puisque si on veut électrifier... Tous les usages, au tout au moins une grande partie des usages, ça va demander un renforcement du réseau. Donc aussi bien du réseau de transport que du réseau de distribution. Et ça, c'est des enjeux financiers gigantesques. Après, on sait qu'il va y avoir aussi des grandes infrastructures de consommation qui vont se développer dans le futur. De type les data centers, vous parlez de gigafactoring. Les gigafactories, c'est aussi des grands consommateurs d'électricité. 24 heures sur 27, quasiment 7 jours sur 7. Donc, c'est des besoins gigantesques. Et ça, ça va nécessiter soit... Il va y avoir aussi des innovations sur le raccordement. Peut-être qu'on pourra les raccorder près des centrales nucléaires en direct. D'accord. Pour favoriser, avoir un raccordement quasi instantané, sans avoir besoin de passer par le réseau de transport.
- Speaker #1
D'accord. Alors, on approche doucement de la fin de ce podcast. Évidemment, je ne peux pas, en 2025, ne pas vous poser la question. Quel va être le rôle de l'IA dans vos domaines, dans la green tech en général, dans le secteur de l'énergie en particulier ? Philippe, vous commencez.
- Speaker #0
Pour moi, l'IA, c'est super important. C'est une clé pour gagner du temps, pour être plus rapide. Et notamment dans le domaine, ça peut être construit comme paradoxal, mais dans le domaine de l'environnement, la maintenance. L'IA nous permettra de faire davantage de maintenance prédictive. D'accord. Et la maintenance prédictive, c'est très bon pour l'environnement. Et donc, récemment, on a fait un hackathon, d'ailleurs, avec l'École des mines d'Alès pour la maintenance des futures pipelines de CO2. Il n'existe pas encore en France, d'ailleurs, mais on espère que c'est une partie de la solution de demain pour la décarbonation de l'industrie. Eh bien, l'IA est une aide pour la future maintenance des futures pipelines de CO2. D'accord.
- Speaker #1
Du côté de Laurent, qu'en est-il ?
- Speaker #2
Je suis d'accord. L'IA sera partout dans le futur, de plus en plus. Elle sera dans l'exploitation. Il y aura des IA pour favoriser justement la maintenance, la prévoir, la planifier, même l'anticiper. On aura aussi de l'IA pour les grands chantiers, notamment les grands chantiers du nucléaire, l'EPR, pour faire en sorte que... ces chantiers se soient le plus rapides possible, et aussi dans la sécurité des personnels. Donc l'IA va être partout un facilitateur et un accélérateur de nos travaux actuels.
- Speaker #1
Sur cette note d'optimisme, c'est la fin de cet épisode. Merci à nos invités. Je le rappelle, je recevais aujourd'hui Philippe Manoni, directeur innovation chez Natran, ex-GRT Gaz. Merci Philippe. Merci. Laurent Lelay, responsable sourcing au sein de l'équipe Open Innovation chez EDF R&D. Merci Laurent.
- Speaker #2
Merci.
- Speaker #1
Et merci à tous de nous avoir suivis. Au plaisir de vous retrouver dans un prochain épisode de Take a Break, le podcast de TechInnov. À bientôt.
- Speaker #0
C'était Tech'a Break, le podcast de TechInnov avec la CCI Essonne et la CCI Paris-Ile-de-France.