- Speaker #0
Le podcast de TechInnov,
- Speaker #1
unique rendez-vous business annuel dédié à l'innovation en France,
- Speaker #0
vous est présenté par la CCI Essen et la CCI Paris Île-de-France.
- Speaker #1
Bonjour et bienvenue sur Take a Break, le podcast de TechInnov. Développer, produire des dispositifs médicaux innovants, des biomédicaments et des solutions numériques et de rupture en santé, et plus globalement, mieux nous soigner et relever les défis thérapeutiques de demain. Tels sont les principaux enjeux, les principales... promesses du secteur de la health tech. Et c'est notre sujet du jour. Et évidemment, pas seulement les aspects thérapeutiques, mais également les enjeux financiers, le secteur étant très capitalistique, et les enjeux réglementaires, par définition très présents dans le secteur de la santé. Pour en parler, je reçois Gilles Tristram, directeur général de Génopole, biocluster français dédié à la recherche en génétique et aux biotechnologies appliquées à la santé et à l'environnement. Bonjour Gilles.
- Speaker #0
Bonjour.
- Speaker #1
Et merci d'être avec avec moi aujourd'hui pour ce nouvel épisode de Take a Break. Après cette brève présentation de Génopole, je vous propose, Gilles, d'entrer dans le détail. Qui est précisément Génopole et quelles sont ses principales missions ?
- Speaker #0
Génopole, c'est un pôle de recherche d'innovation scientifique technologique qui est historiquement situé à Évry, depuis 1998, qui a été fondé initialement dans l'idée que le séquençage apportait de nouveaux outils à la biologie, qui nous permet de regarder un peu mieux. ce qu'est le génome, l'ADN, comment ça se comporte et qu'est-ce qu'on peut en faire. Et dans l'idée initiale d'apporter des réponses à des maladies. L'AFM Téléthon étant cofondateur de Génopole, il y avait toute l'idée des maladies rares que l'AFM défend. Et à partir de là, depuis 1998, Génopole a développé un champ d'activité. Alors vous avez raison, health tech, puisque c'est le vocabulaire qu'il faut utiliser. Exactement. Dans plein de domaines sur lesquels on reviendra peut-être tout à l'heure. mais aussi depuis quelques années, au-delà du health tech, dans le champ global des biotech, et de la manière dont les biotechnologies vont permettre d'apporter des réponses à des questions sociétales quand on parle de santé, économiques quand on parle de santé et d'autres secteurs, parce que ça peut décarboner un secteur par des voies de transformation différentes, parce que ça permet de mieux biosourcer un certain nombre de ressources, sous réserve qu'on les ait transformées comme il faut par les biotechnologies.
- Speaker #1
Absolument, donc dans ces biotechnologies finalement, on intègre quoi aussi ? De l'agri-tech, de la food-tech, de la green-tech, c'est ça un petit peu ?
- Speaker #0
On va mettre tous les techs derrière. Alors effectivement, l'application des biotechnologies aujourd'hui, elle peut porter sur des ressources agricoles, végétales comme animales, mais autour du génopole essentiellement végétales, sur tout ce qui est ingrédients, additifs, molécules d'intérêt qui vont rentrer dans la fabrication d'aliments, pour tout ce qui est aussi l'énergie parce qu'il y a des voies de conversion utilisant des micro-organismes qui peuvent permettre de faire de l'énergie, des matériaux qu'on peut faire avec des bactéries, des champignons filamenteux. Donc le champ des biotech est large.
- Speaker #1
Et vraiment très très large. Et alors en chiffres finalement, je crois que vous êtes directeur général de Génopole depuis 2022. En chiffres, ces dernières années, le Génopole ça donne quoi ?
- Speaker #0
La base importante de Génopole sont les 17 unités de recherche qu'il compose. qui font à peu près 900 chercheurs. Sur cette base-là, il y a 70 entreprises. Les 70 entreprises étant à peu près pour moitié dans le domaine qu'on va appeler santé, et puis pour moitié dans d'autres domaines. Il y a une partie qui est le digital, toutes les applications numériques associées à la biotechnologie, et puis toutes les applications qu'on vient de qualifier de hacktech, foodtech, énergie et autres. Absolument. C'est à peu près 3500 emplois autour de Genopôle. Et après, si on parle économie levée de fonds, la dernière étude qu'on a faite, bilan à 5 ans, c'est 850 millions d'euros levés par les entreprises. C'est des chiffres d'affaires qui augmentent. C'est une activité économique sur Evry, mais c'est pas tellement... C'est un des points importants dans le développement territorial. Mais le plus important, c'est la croissance de ces entreprises, leur développement et le fait qu'elles apportent des solutions.
- Speaker #1
Absolument. On va pouvoir effectivement l'évoquer un peu plus tard. Donc là, on vient de faire finalement un bilan sur ces dernières années, en tout cas sur les chiffres les plus récents. En 2025, finalement, comment se concrétisent les actions de Génopole ? Est-ce que vous avez actuellement des actualités à nous partager ? Quels sont les jalons peut-être 2025 et années suivantes au Génopole ?
- Speaker #0
Alors, ces deux dernières années, il y a eu un travail conséquent basé sur une analyse qui est comment dérisquer le fait qu'une innovation sortant d'un laboratoire ou portée par un entrepreneur va pouvoir se diffuser et se démontrer. D'accord. Et pour ça, il y a besoin de dispositifs expérimentaux qui permettent de faire cette démonstration. Donc, on a mis en place ce qu'on appelle une biofonderie qui permet de tester est-ce que des souches, bactéries, levures ou autres vont être... pertinentes, est-ce que les substrats sont pertinents pour être transformés, donc on l'appelle Getix. Et dans la cantine Metessa, on a mis en place un dispositif de formulation pour que les ingrédients, les molécules obtenues par ces voies fermentaires puissent démontrer qu'elles peuvent s'appliquer à des aliments, à des cosmétiques, voilà. Et on développe également tout un tas de projets. Génopole est partie prenante d'un projet porté par Généthon, qui est un des laboratoires historiques de l'AFM, et qui porte le projet Génotaire qui vise à développer la filière thérapie génique en France, considérant que probablement 30-40% des médicaments 2030 utiliseront des voies de thérapie génique.
- Speaker #1
D'accord, oui.
- Speaker #0
Donc c'est une filière à développer, compétitive à l'échelle mondiale. et pour laquelle il faut mettre des moyens et accompagner ce développement, ce que l'État a décidé de faire avec le projet Génoter et ce que Génopole accompagne.
- Speaker #1
D'accord. Et donc là, on parle vraiment, on est sur des projets, on va dire, métiers, qui correspondent à votre métier. Mais votre métier, c'est peut-être aussi aider les entreprises à s'installer. Je crois que vous avez aussi des projets immobiliers.
- Speaker #0
Oui. Alors, dès qu'une entreprise apparaît, ce qu'on appelle start-up, ils sont 2, 3, 4, 5, des fois ils sont 10. Et puis, quand ça marche, ils vont croître, ils vont être 20, ils vont être... 30 et à un moment il faut trouver les surfaces il faut que les surfaces soient technologiques parce qu'ils font des biotechnologies et donc au niveau de genopole entre le groupement d'intérêt public et la société d'économie mixte il ya tout un travail pour être capable de fournir des locaux à ces entreprises et accompagner leur croissance et donc effectivement trois bâtiments qui sont prévus jusqu'à des bâtiments industriels puisque l'ambition de genopole c'est d'accompagner depuis la preuve de concept au laboratoire jusqu'à la preuve de concept industriel et la capacité à produire.
- Speaker #1
Absolument.
- Speaker #0
Donc il y a des projets immobiliers qui sont dans ce cadre-là.
- Speaker #1
D'accord. C'est principalement autour du territoire essonien ?
- Speaker #0
Essentiellement dans le territoire autour d'Evry et l'intercommunalité Grand Paris Sud. Il se trouve que de temps en temps, des entreprises qu'on accompagne vont s'installer ailleurs en Ile-de-France ou ailleurs en France. Mais nous, on a une action qu'on peut maîtriser à cette échelle-là.
- Speaker #1
Absolument. Avant de revenir un petit peu sur cette échelle francilienne, j'aimerais revenir avec vous sur ce que vous nous disiez tout à l'heure à propos des biotech, autour de l'agri-tech, la food-tech, la green-tech, etc. Là-dessus, on l'a vu, vous avez quand même des rôles à jouer, des missions. Je crois que vous avez quelques actualités sur ces sujets-là.
- Speaker #0
Chaque startup est une actualité en tant que telle, puisque chacun essaie de développer son originalité et ses objets particuliers. On a par exemple une entreprise comme Nutropi qui va faire des caséines. Et les caséines, normalement, sont produites dans le lait de vache, par exemple. Et ça permet de faire du fromage. Et donc, on peut faire des caséines sans fromage. Enfin, sans lait. Faire du fromage sans lait. D'accord. Voilà. Donc ça, c'est un exemple. Une deuxième entreprise comme STH, elle utilise un végétal, le chanvre en l'occurrence, pour l'ayant modifié un peu, lui faire produire des molécules d'intérêt. Ces molécules peuvent avoir un intérêt pharmaceutique, cosmétique ou autre, et donc trouver des champs d'application, ce qui sont des voies concurrentes de toutes les voies chimiques ou les autres voies de synthèse. Oui, traditionnelle, qui continue à bouger aussi. La chimie est aussi une des voies pour apporter des solutions, pour décarponner l'industrie et pour proposer des innovations. Nous, on soutient celles qui passent par les biotechnologies.
- Speaker #1
Bien sûr, c'est votre rôle, après tout. On l'évoquait à l'instant, vous êtes installé sur le territoire de l'Essonne, pas très loin de Tekinov, puisque je vous le rappelle, c'est un événement qui est notamment produit par la CCI. Essonne et la CCI Paris Île-de-France, quels sont vos liens avec l'écosystème, on va dire, un peu local, on va dire essonnien ou francilien ?
- Speaker #0
Alors, il y a un lien historique, étroit, universitaire avec l'université d'Evry, puisqu'on est basé sur Evry. Mais c'est aussi un lien avec quelques grandes écoles qui sont situées également sur Evry. On a un lien également étroit et une ambition forte de lien avec l'université Paris-Saclay. D'accord. Puisque Évry et l'université Paris-Saclay sont étroitement connectés également.
- Speaker #1
Et c'est connu pour être aussi vraiment une terre d'innovation, pour le coup, Paris-Saclay.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Et puis, nous, à nos enjeux, quand on aide l'excellence scientifique à ce qu'elle se développe, mais on aide aussi les entreprises à se reconnecter à la science quand elles ont un verrou technologique, une idée qu'elles ne savent pas encore convertir. Donc une partie des laboratoires peuvent se trouver sur l'université Paris-Saclay. Absolument. Voilà, et ça amène aussi des liens avec les écoles d'ingénieurs de l'environnement université Paris-Saclay, etc. Donc tout cet écosystème académique universitaire est un des axes de développement et de partenariat étroit pour Génopole.
- Speaker #1
Absolument. Et alors là, on vient de parler, on va dire, de l'écosystème local, du territoire, et plus à l'international, peut-être en Europe ou même plus loin dans le monde.
- Speaker #0
Alors, aujourd'hui, une partie des innovations qui sont développées à Génopole, si on reste sur ce champ des innovations, parce que la science de toute façon est internationale, donc là la compétition elle se fait partout. Donc une partie de ces activités, quand on est en santé, le marché est mondial, si on trouve un vaccin, ou si on trouve une innovation thérapeutique qui va permettre de soigner une maladie ou une déficience génétique, elle s'applique partout dans le monde. Mais ce n'est pas les mêmes mécanismes partout dans le monde pour autoriser la mise sur le marché, faire les tests, etc.
- Speaker #1
La fameuse AMM.
- Speaker #0
Oui, c'est ça, pour les médicaments en France. Mais par contre, sur la question de tous les techs, Actec, Foodtech, etc., on a exactement les mêmes mécanismes. Les zones géographiques n'ont pas les mêmes réglementations, n'ont pas les mêmes types d'agréments à apporter. Et donc, ce n'est pas le même parcours pour une entreprise qui veut déposer une demande d'autorisation. Donc il est important que... On ait une connaissance de ce qui se passe dans le monde et qu'on puisse, le cas échéant, accompagner et donner les bons conseils aux startups et aux entreprises qui sont dans l'environnement de génopole. Ça, c'est un premier cas lié directement à la capacité à transférer sur un marché leurs innovations.
- Speaker #1
Donc, c'est presque une veille réglementaire et une aide réglementaire. Oui,
- Speaker #0
une connaissance des mécanismes, avoir des relais un peu partout dans le monde qui peuvent aider. Voilà. Alors, on ne va pas dire dans tous les pays, mais il y a des zones géographiques, évidemment, clés. Tout à fait. Et puis, deuxièmement, il y a l'Europe. Et donc, Génopole porte en propre trois programmes européens associés à quelques autres. L'idée, là, c'est de peser sur le champ des biotech, de comprendre ce qui se passe. Un des programmes, par exemple, qu'Aubioé s'intéresse à toutes les biorégions en Europe. Et donc, on a une cartographie, on a la typologie des activités qui s'y déroulent, on a créé des groupes de travail pour que les gens travaillent entre eux et fassent des synergies entre ces... lieu où il y a des bioclusters comme Génopole. Et donc, voilà, c'est un rôle d'agrégation, de suivi, de consolidation de réseau qui n'est pas pour Génopole en propre, qui est pour les acteurs qui sont autour de Génopole, laboratoire ou bien entreprise.
- Speaker #1
Absolument. Alors aujourd'hui, on est donc ensemble sur cette édition 2025 de TechInnov. Vous êtes historiquement partenaire de cet événement depuis presque... que le début, selon ce que vous me disiez en préparant cette émission. Qu'est-ce que vous attendez d'une journée comme celle-ci ? Quel est l'intérêt pour Génopole d'être présent sur TechInnov depuis tant d'années ?
- Speaker #0
D'une manière générale, une façon de se mettre en contact avec un certain nombre d'acteurs et nous ensuite de pouvoir aider à la mise en contact entre les entreprises, les laboratoires et d'autres acteurs, c'est d'être présent sur des événements qui sont des carrefours de rencontres. Tech Inov, c'est un carrefour à plusieurs titres parce que d'une part, on y voit tous ceux qui exposent, qui présentent, qui vont pitcher leurs projets. Donc, c'est une manière aussi de s'inspirer, de se dire que tiens, là, il y a des choses qui sont en train de bouger.
- Speaker #1
Faire les tendances.
- Speaker #0
Voilà. Et puis, le deuxième élément, c'est qu'il y a des visiteurs qui sont investisseurs, qui sont industriels, grands groupes, moins grands groupes. Et donc, les connaître, les voir passer, c'est un élément intéressant qui est autour de Tech Inov. Il y a un autre élément, c'est que nous, on soutient TechInnov parce que c'est en Essonne et qu'on est en Essonne. Parce que c'est aussi un moment où on va rencontrer d'autres incubateurs ayant des fonctions pas forcément comme les nôtres sur la santé ou sur tout ce qu'on va appeler la bioéconomie, mais sur d'autres domaines. Et de temps en temps, on est amené à faire des liens, des croisements, savoir ce qu'ils font, faire savoir ce que nous faisons. Ça aide à connecter. Donc c'est ça d'abord. quelques accompagnements de startups qui ont envie d'y être parce qu'elles se disent qu'elles peuvent y trouver un lien. Donc à ce moment-là, on est présent avec elles.
- Speaker #1
Voilà, à leur côté. Alors évidemment, on le sait, sur TechInnov, on parle beaucoup de financement, d'industrialisation. On parle parfois aussi des difficultés de sérialisation, voire de passage à l'échelle. Et d'ailleurs, est-ce que ce n'est pas quelque chose d'encore plus exacerbé dans ce monde des biotech ?
- Speaker #0
Alors j'ai deux réponses à ça. Je vais commencer par la réponse peut-être la plus importante vu de Génopole. Nous, quand on fait l'analyse de tout ce qui se passe, là où il y a des verrous, là où il faut apporter un plus, la question de la montée en échelle, de tout le continuum entre ce que j'appelais tout à l'heure la preuve de concept scientifique au labo et puis la preuve de concept industriel, ça marche et c'est sur un marché. Il y a une place importante à occuper. Et donc ce continuum, c'est la cible principale pour Génopole, d'être contributeur et accompagnateur là-dessus. Donc ça, c'est le premier point. Ça n'aurait pas de sens si tous les problèmes étaient réglés. Donc c'est bien parce qu'il y a des difficultés dans ce qu'on appelle la bioproduction d'une manière générale. Alors pourquoi ? Les biotechnologies qu'on parle de santé ou de bioéconomie, agtech, foodtech, cosmétique et autres, Elles vont exister que si elles sont compétitives par rapport à l'obtention des mêmes molécules par des voies classiques, souvent pétrosourcées. Et donc, pour ça, il faut bien que les dispositifs de production soient compétitifs, parce que pour beaucoup, c'est là que ça va se jouer. Baisser le prix d'un médicament par 10, c'est essentiel pour ceux qui vont l'acheter, mais pour la sécurité sociale, pour le gouvernement français, pour la fameuse économie de la sécu qui pose des questions.
- Speaker #1
Tout ça reste un problème de fond, c'est l'économie.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. En final, c'est l'économie. À modérer par le fait que de temps en temps, si je trouve un vaccin qui, en une dose, soigne, enfin une thérapie qui, en une dose, soigne quelqu'un, un bébé, comme ça vient d'être démontré encore sur une nouvelle thérapie génique aux États-Unis, on a tout gagné parce que c'est une vie complète qui est devant, qui ne se monnaie pas forcément en économie. Mais sinon, oui, il y a un enjeu de développement. économique et nous on est plutôt positionnés sur l'accompagnement du développement industriel qui permet de se confronter à un marché à une économie compétitive.
- Speaker #1
On approche doucement de la fin de ce podcast. Avant de se quitter, j'aimerais qu'on parle ensemble en fait surtout d'innovation future peut-être. Alors en matière de HealthTech, selon vous finalement, est-ce que du point de vue de Genopole, il y aurait des axes prioritaires d'innovation peut-être à à soutenir dans les prochaines années en France ou ailleurs ?
- Speaker #0
Alors, un positionnement dans le domaine de la santé autour de Génopole, ce sont ce que je vais appeler les innovations thérapeutiques dans le domaine thérapie génique et thérapie cellulaire. Ce sont deux domaines majeurs qui ont déjà fait des preuves parce qu'il y a déjà des voies thérapeutiques qui passent par ces deux voies-là, mais il y a un champ considérable. Et ça, c'est le projet génotaire dont je parlais tout à l'heure. C'est tout ce qui existe dans les thérapies cellulaires que nous soutenons et qui se développe parce qu'il y a une très grosse activité avec des laboratoires. D'accord. Ça, c'est un premier grand domaine. Il y a un deuxième, enfin, il y a d'autres domaines plus ponctuels. Il y en a un qui va passer par les fonctions de diagnostic. C'est-à-dire, avant de soigner, il faut caractériser. Typiquement, sur l'endométriose, si on veut diagnostiquer... Oui. Avant de trouver les bonnes thérapies et diagnostiquer tôt, c'est important de pouvoir développer des activités. Donc là, on prend une maladie comme celle-là et il y a des activités d'innovation de start-up qui vont aller chercher comment les diagnostiquer, comment éventuellement après trouver des voies pour la soigner. On vient de lancer un gros programme pour les trois ans qui viennent sur le diabète, dans l'idée que... Des solutions digitales peuvent accompagner le suivi, l'amélioration des traitements, la pertinence des traitements sur le diabète à toutes les échelles. Aux urgences de l'hôpital, dans le suivi hospitalier, dans le suivi médical hors hôpital, dans un laboratoire pour traiter le diabète mobile, dans des hôpitaux délocalisés, des systèmes entre guillemets hôpitaux délocalisés dans d'autres communes. Et donc nous, on va essayer d'accompagner ça et de démontrer que des solutions passant par le digital vont amener des progrès et des potentiels. Ça accompagne des startups, des entreprises qui ont ces idées, mais on va les aider à démontrer. On rejoint l'idée de la montée en échelle, c'est-à-dire qu'on accompagne de l'idée et on va aller jusqu'à un moment le patient.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et là, le choix a été fait sur le diabète, qui est une pathologie en croissance.
- Speaker #1
Absolument, c'est la maladie du ciel, par exemple.
- Speaker #0
Voilà, donc ça c'est quelques exemples sur des approches. thérapeutique. Mais demain, je suis sûr qu'il va arriver à Génopole un projet d'immuno, un projet d'oncologie avec une start-up qui aura une bonne idée et il faudra l'accompagner. Et donc, il faut être là, il faut être réceptif, il faut être curieux et se dire, tiens, là, il y a un pari à prendre, on va y aller. Le rôle de Génopole, c'est de prendre ses paris.
- Speaker #1
Et c'est à la fois pour la santé et évidemment pour les patients.
- Speaker #0
Oui, absolument.
- Speaker #1
Absolument. Écoutez, c'est la fin. de cet épisode sur une note extrêmement positive pour tous les malades qui nous écouteraient. Donc voilà, espérons que le travail de Génopole les aide dans les prochaines années. Merci à vous Gilles Tristram.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
Merci. Je le rappelle, vous êtes directeur général de Génopole et merci à tous de nous avoir suivis et surtout restez à l'écoute de cette série de podcast TechInnov 2025. A bientôt. C'était TechBreak,
- Speaker #0
le podcast de TechInnov avec la CCI ESSEN. et la CCI Paris-Ile-de-France.