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Et si la plus belle des rencontres était celle avec soi même?
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Et si la plus belle des rencontres était celle avec soi même?
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Avez-vous déjà réfléchi à la destination du voyage de vos rêves ? Moi, j'y ai déjà pensé. Et après réflexion, j'en suis arrivée à la conclusion que le plus beau des voyages que je puisse m'offrir... C'est celui qui me fera plonger au plus profond de moi, qui me rapprochera de la personne que je suis réellement, de mon aide d'un sel. Vous êtes de plus en plus nombreux à partager ce voyage avec moi et je vous en remercie du fond du cœur. Bienvenue dans le podcast Tendre une main pour soi Vous êtes avec Alice Boy, embarquement immédiat, porte numéro 23. Si une chose a marqué le quinquennat d'Emmanuel Macron, ce sont bien ses mots et ses petites phrases. Le parler Macron est un savant mélange. Un langage châtier, une langue au registre soutenu, mais les expressions plus directes. Un brin désuète, voire qui tente bon la naphtaline. Carabistouille, croquinolesque, poudre de perlimpinpin. Ce président lettré manie le langage avec plaisir. Il aime les mots, il adapte son registre à la situation, il jongle d'un discours très écrit à l'improvisation. Il faut le reconnaître, il jouit d'une aisance certaine dans la prise de parole, quitte parfois à se faire piéger à son propre jeu. Parler à un langage soutenu n'est pas l'apanage d'Emmanuel Macron. François Mitterrand employez l'imparfait du subjonctif. Effectivement, une certaine distinction de langage vous pose comme légitime, comme quelqu'un de cultivé qui maîtrise la langue. Tous les gouvernements français ont en commun ce côté lettré. Ainsi, il y a une véritable volonté de marquer la hauteur présidentielle par le choix du vocabulaire. Emmanuel Macron utilise un langage oral extrêmement bien travaillé. Choisi d'une construction linguistique très élaborée, il maîtrise l'art de dire le chemin, sans donner la destination. Mais le risque de cette route d'imprécision politique, c'est finalement une sorte de vacuité de son discours. Le verbe est là pour occuper le peuple et pour masquer les manques d'ambition et d'efficacité. Il s'agit de substituer la forme au fond d'un exercice de communication totalement maîtrisés. Tour à tour, ces éléments de langage creux ou guerriers servent à relancer le récit. Ces discours des politiques me font immanquablement penser au conte des frères Grimm, le joueur de flûte. Cette légende se déroule dans la ville de Hamelin en Allemagne, alors infestée par les rats. Un joueur de flûte se propose d'éradiquer les rongeurs. Le maire de Hamelin lui propose mille écus de récompense. L'homme joue alors de sa flûte et attire les rats qui, charmés par sa musique, le suivent jusqu'à la rivière où il se noie. Ce conte illustre combien il est primordial de rester lucide et de garder son libre arbitre. Nous devons résister à cette hypnose car on peut aisément se laisser charmer par le son de la flûte. Dans la même veine, La maîtrise de l'art oratoire a infiltré non seulement le discours politique, mais également les administrations, le management, le marketing. Ainsi, les formules négatives, héritage de la PNL et de la communication non-violente, disparaissent progressivement. Par exemple, le terme licenciement devient un plan social et désormais, Un plan de sauvegarde de l'emploi. Et on irradique les mots négatifs, il ne reste que des mots positifs. Par conséquent, controverses et oppositions n'ont plus lieu d'être. Un autre exemple très employé en politique, le terme détruire est remplacé par réinventer, reconstruire. Personne n'est contre une invention, un progrès, un projet. Or, le préfixe re- » est destructif et cela reste de la destruction. Il s'agit en réalité de faire table rase. Une autre stratégie qu'en certains termes ne peuvent être changées. consiste à mettre des mots antagonistes, comme une croissance négative, plutôt que de parler de récession ou de décroissance, qui sont des termes négatifs, donc vous proscrire. Ainsi, inventer un terme comme croissance négative a mis mon cerveau hors circuit. Mon pragmatisme et mon bon sens se sont insurgés, car ne pouvaient intégrer ce nouveau concept. Aujourd'hui, le ministère des armées est remplacé par ministère de la défense. Le mot manifestation est remplacé par le terme de rassemblement, car il est plus politiquement acceptable de contrôler un rassemblement que de contrôler une manifestation. La célèbre formule et en même temps permet de dire une chose et son contraire, sème insidieusement la confusion dans les esprits. Le recours à des mots négatifs Voir guerrier comme nous sommes en guerre répété six ou sept fois, le terme de couvre-feu induit un sentiment d'insécurité au sein de la population. Ainsi, ce langage guerrier tente à nous faire croire que seule la guerre peut nous permettre d'avoir la paix. De la même manière, on nous vend que l'hypervigilance permet la sécurité et que contraintes et amendes sont légitimes au nom de la liberté. Ce glissement permet de faire coexister contrôle et sécurité alors qu'il s'agit dans les faits de deux antagonismes. Ces dernières années, le terme de complotiste s'est invité dans toutes les conversations. Ce mot négatif permet de clore le débat, le tour est joué, l'étiquette est posée et la société, encore une fois, fracturée. A mon sens, ce mot de complotiste ne veut rien dire. puisqu'il est utilisé contre ceux qui veulent continuer à penser ou pensent différemment, ce qui devrait être le propre d'une démocratie. Tous ces néologismes visent à formater nos cerveaux et nous faire accepter une autre réalité jusqu'à l'incohérence. L'illogisme le plus fou, c'est le fameux terme de malade asymptomatique c'est-à-dire qu'il s'agissait de nous faire penser que des personnes en pleine santé étaient malades. voire dangereuse pour les autres. Il faut l'avouer, il s'agit d'un tour de force linguistique assez incroyable, puisque malade et sans symptômes sont des termes antagonistes, opposés. C'est un malade qui s'ignore, la personne n'est plus considérée comme saine, tout le monde devient un vecteur potentiel et la peur domine. Une question me taraude. Mais où est la place de l'humain dans tout cela ? Je ne veux pas qu'on pirate mon cerveau. qu'on abuse de ma confiance et que mon voisin devienne mon ennemi. Je suis irritée que l'on utilise la noblesse du langage pour façonner une nouvelle réalité, plus froide, technique, mais mécanique, sans humanité ni empathie. Comme beaucoup d'entre nous, j'ai eu envie de relire le roman d'anticipation 1984 de George Orwell. Ce dernier décrit en 1949 la société qu'il imagine dans le futur en 1984. Il y peint un monde dystopique, un état totalitaire, qui terrifie sa population en la privant de toute liberté d'action, de toute liberté d'expression, mais également de toute liberté de pensée. Cette société, dominée par un parti unique, est dirigée par un leader mystérieux, une figure quasi divine pour cette civilisation sans religion. Le simple fait de penser de manière contraire à la ligne du parti est considéré comme le crime le plus grave qui soit. Le crime par la pensée. Dans cette société, le parti décrète que la liberté c'est l'esclavage et que la guerre c'est la paix. Si vous ne pensez pas ce qu'il faut penser, même si vous n'exprimez pas ouvertement votre désaccord, vous êtes déjà un criminel. Un système de surveillance et de répression. avec la mise en place de caméras partout, observe la population jusque dans son domicile. Une police de la pensée encourage la dénonciation, emprisonne et torture les récalcitrants. Un langage spécifique appelé novlangue sous prétexte de simplification, devient la langue officielle du parti. Les mots sont détruits par centaines, le langage est taillé jusqu'à l'os. Le but de la novlangue est terrifiant, car il vise à restreindre les limites de la pensée, rendre impossible le crime par la pensée en détruisant les mots pour l'exprimer. Il s'agit de tarir la source de la dissidence dans le langage. Quand le langage ne permet plus l'expression de la dissidence, la dissidence devient impensable. 1984 illustre combien le langage peut restreindre la pensée. Un langage pauvre nous condamne à une pensée pauvre. Ainsi, les frontières de mon langage sont les frontières de mon monde. Pour en revenir à l'époque actuelle, J'observe que de nouveaux termes se sont invités dans nos conversations. On a inventé un langage édulcoré, comme un sirop sirupeux, qui nous protège de la dureté de la réalité. Ainsi, les fausses dents sont devenues des appareils dentaires, les médicaments ont été remplacés par des traitements, on ne parle plus d'informations mais d'assistance personnalisée, on ne tue plus, on neutralise, un gouvernement ne meut pas. Ils désinforment. Les tueurs à gage sont devenus des combattants de la liberté. Les chômeurs sont des chercheurs d'emploi. Les handicapés sont des personnes ayant besoin d'une assistance. Nous n'avons plus de sourds dans ce pays. Il y a des malentendants. Plus d'aveugles, mais des malvoyants ou partiellement voyants. Il n'y a plus de bonnets d'âne. Tout le monde a un trouble de l'apprentissage. Tout ce langage enlève de la vie à la vie. Avec tout ce verbiage aseptisé, nous devons lutter pour garder un esprit aiguisé et ancré dans la réalité. Les mots sont inventés pour nous permettre de conceptualiser et de ne pas se perdre, de construire une pensée élaborée. Ce détournement du langage est à mon sens un véritable hold-up, une tentative de piratage de nos cerveaux. N'oublions pas que l'ultime liberté de l'homme, c'est de penser ce qu'il veut. L'intelligence peut être étouffée par la soumission intellectuelle. Et alors, des personnes très intelligentes, dotées d'un bon QI, peuvent devenir aveugles ou perdre tout bon sens. Face à un récit incohérent, il faut savoir le remettre en question, en soutenir les failles. Plutôt qu'un QI élevé, J'admire les esprits qui font preuve d'audace et de souveraineté et échappent ainsi à la soumission et au conformisme intellectuel. J'ose même parler de caution de résistance intellectuelle qui me semble être un concept très pertinent pour mesurer la véritable intelligence. Comme d'habitude, je vous laisse sur les paroles d'une chanson que vous connaissez forcément. Quitte à tout prendre, prenez mes gosses et la télé, ma brosse à dents, mon revolver, la voiture, ça s'est déjà fait. Avec les interdits bancaires, prenez ma femme, le canapé, le micro-ondes, le frigidaire, et même jusqu'à ma vie privée. De toute façon, à découvert, je peux bien vendre mon âme au diable. Avec lui, on peut s'arranger, puisqu'ici tout est négociable. Vous n'aurez pas ma liberté de penser. Je vous remercie de vérifier que vous êtes bien abonné. Si vous êtes sur Facebook, attendre une main pour soi à Alice Boy. Je vous remercie de partager mon podcast pour qu'il fasse le tour du monde. Et je vous dis à la semaine prochaine.
C'est un homme qui veut se râler autour de ses rêves et Il est très froid, il rêve de la vie, il rêve de la solitude
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Avez-vous déjà réfléchi à la destination du voyage de vos rêves ? Moi, j'y ai déjà pensé. Et après réflexion, j'en suis arrivée à la conclusion que le plus beau des voyages que je puisse m'offrir... C'est celui qui me fera plonger au plus profond de moi, qui me rapprochera de la personne que je suis réellement, de mon aide d'un sel. Vous êtes de plus en plus nombreux à partager ce voyage avec moi et je vous en remercie du fond du cœur. Bienvenue dans le podcast Tendre une main pour soi Vous êtes avec Alice Boy, embarquement immédiat, porte numéro 23. Si une chose a marqué le quinquennat d'Emmanuel Macron, ce sont bien ses mots et ses petites phrases. Le parler Macron est un savant mélange. Un langage châtier, une langue au registre soutenu, mais les expressions plus directes. Un brin désuète, voire qui tente bon la naphtaline. Carabistouille, croquinolesque, poudre de perlimpinpin. Ce président lettré manie le langage avec plaisir. Il aime les mots, il adapte son registre à la situation, il jongle d'un discours très écrit à l'improvisation. Il faut le reconnaître, il jouit d'une aisance certaine dans la prise de parole, quitte parfois à se faire piéger à son propre jeu. Parler à un langage soutenu n'est pas l'apanage d'Emmanuel Macron. François Mitterrand employez l'imparfait du subjonctif. Effectivement, une certaine distinction de langage vous pose comme légitime, comme quelqu'un de cultivé qui maîtrise la langue. Tous les gouvernements français ont en commun ce côté lettré. Ainsi, il y a une véritable volonté de marquer la hauteur présidentielle par le choix du vocabulaire. Emmanuel Macron utilise un langage oral extrêmement bien travaillé. Choisi d'une construction linguistique très élaborée, il maîtrise l'art de dire le chemin, sans donner la destination. Mais le risque de cette route d'imprécision politique, c'est finalement une sorte de vacuité de son discours. Le verbe est là pour occuper le peuple et pour masquer les manques d'ambition et d'efficacité. Il s'agit de substituer la forme au fond d'un exercice de communication totalement maîtrisés. Tour à tour, ces éléments de langage creux ou guerriers servent à relancer le récit. Ces discours des politiques me font immanquablement penser au conte des frères Grimm, le joueur de flûte. Cette légende se déroule dans la ville de Hamelin en Allemagne, alors infestée par les rats. Un joueur de flûte se propose d'éradiquer les rongeurs. Le maire de Hamelin lui propose mille écus de récompense. L'homme joue alors de sa flûte et attire les rats qui, charmés par sa musique, le suivent jusqu'à la rivière où il se noie. Ce conte illustre combien il est primordial de rester lucide et de garder son libre arbitre. Nous devons résister à cette hypnose car on peut aisément se laisser charmer par le son de la flûte. Dans la même veine, La maîtrise de l'art oratoire a infiltré non seulement le discours politique, mais également les administrations, le management, le marketing. Ainsi, les formules négatives, héritage de la PNL et de la communication non-violente, disparaissent progressivement. Par exemple, le terme licenciement devient un plan social et désormais, Un plan de sauvegarde de l'emploi. Et on irradique les mots négatifs, il ne reste que des mots positifs. Par conséquent, controverses et oppositions n'ont plus lieu d'être. Un autre exemple très employé en politique, le terme détruire est remplacé par réinventer, reconstruire. Personne n'est contre une invention, un progrès, un projet. Or, le préfixe re- » est destructif et cela reste de la destruction. Il s'agit en réalité de faire table rase. Une autre stratégie qu'en certains termes ne peuvent être changées. consiste à mettre des mots antagonistes, comme une croissance négative, plutôt que de parler de récession ou de décroissance, qui sont des termes négatifs, donc vous proscrire. Ainsi, inventer un terme comme croissance négative a mis mon cerveau hors circuit. Mon pragmatisme et mon bon sens se sont insurgés, car ne pouvaient intégrer ce nouveau concept. Aujourd'hui, le ministère des armées est remplacé par ministère de la défense. Le mot manifestation est remplacé par le terme de rassemblement, car il est plus politiquement acceptable de contrôler un rassemblement que de contrôler une manifestation. La célèbre formule et en même temps permet de dire une chose et son contraire, sème insidieusement la confusion dans les esprits. Le recours à des mots négatifs Voir guerrier comme nous sommes en guerre répété six ou sept fois, le terme de couvre-feu induit un sentiment d'insécurité au sein de la population. Ainsi, ce langage guerrier tente à nous faire croire que seule la guerre peut nous permettre d'avoir la paix. De la même manière, on nous vend que l'hypervigilance permet la sécurité et que contraintes et amendes sont légitimes au nom de la liberté. Ce glissement permet de faire coexister contrôle et sécurité alors qu'il s'agit dans les faits de deux antagonismes. Ces dernières années, le terme de complotiste s'est invité dans toutes les conversations. Ce mot négatif permet de clore le débat, le tour est joué, l'étiquette est posée et la société, encore une fois, fracturée. A mon sens, ce mot de complotiste ne veut rien dire. puisqu'il est utilisé contre ceux qui veulent continuer à penser ou pensent différemment, ce qui devrait être le propre d'une démocratie. Tous ces néologismes visent à formater nos cerveaux et nous faire accepter une autre réalité jusqu'à l'incohérence. L'illogisme le plus fou, c'est le fameux terme de malade asymptomatique c'est-à-dire qu'il s'agissait de nous faire penser que des personnes en pleine santé étaient malades. voire dangereuse pour les autres. Il faut l'avouer, il s'agit d'un tour de force linguistique assez incroyable, puisque malade et sans symptômes sont des termes antagonistes, opposés. C'est un malade qui s'ignore, la personne n'est plus considérée comme saine, tout le monde devient un vecteur potentiel et la peur domine. Une question me taraude. Mais où est la place de l'humain dans tout cela ? Je ne veux pas qu'on pirate mon cerveau. qu'on abuse de ma confiance et que mon voisin devienne mon ennemi. Je suis irritée que l'on utilise la noblesse du langage pour façonner une nouvelle réalité, plus froide, technique, mais mécanique, sans humanité ni empathie. Comme beaucoup d'entre nous, j'ai eu envie de relire le roman d'anticipation 1984 de George Orwell. Ce dernier décrit en 1949 la société qu'il imagine dans le futur en 1984. Il y peint un monde dystopique, un état totalitaire, qui terrifie sa population en la privant de toute liberté d'action, de toute liberté d'expression, mais également de toute liberté de pensée. Cette société, dominée par un parti unique, est dirigée par un leader mystérieux, une figure quasi divine pour cette civilisation sans religion. Le simple fait de penser de manière contraire à la ligne du parti est considéré comme le crime le plus grave qui soit. Le crime par la pensée. Dans cette société, le parti décrète que la liberté c'est l'esclavage et que la guerre c'est la paix. Si vous ne pensez pas ce qu'il faut penser, même si vous n'exprimez pas ouvertement votre désaccord, vous êtes déjà un criminel. Un système de surveillance et de répression. avec la mise en place de caméras partout, observe la population jusque dans son domicile. Une police de la pensée encourage la dénonciation, emprisonne et torture les récalcitrants. Un langage spécifique appelé novlangue sous prétexte de simplification, devient la langue officielle du parti. Les mots sont détruits par centaines, le langage est taillé jusqu'à l'os. Le but de la novlangue est terrifiant, car il vise à restreindre les limites de la pensée, rendre impossible le crime par la pensée en détruisant les mots pour l'exprimer. Il s'agit de tarir la source de la dissidence dans le langage. Quand le langage ne permet plus l'expression de la dissidence, la dissidence devient impensable. 1984 illustre combien le langage peut restreindre la pensée. Un langage pauvre nous condamne à une pensée pauvre. Ainsi, les frontières de mon langage sont les frontières de mon monde. Pour en revenir à l'époque actuelle, J'observe que de nouveaux termes se sont invités dans nos conversations. On a inventé un langage édulcoré, comme un sirop sirupeux, qui nous protège de la dureté de la réalité. Ainsi, les fausses dents sont devenues des appareils dentaires, les médicaments ont été remplacés par des traitements, on ne parle plus d'informations mais d'assistance personnalisée, on ne tue plus, on neutralise, un gouvernement ne meut pas. Ils désinforment. Les tueurs à gage sont devenus des combattants de la liberté. Les chômeurs sont des chercheurs d'emploi. Les handicapés sont des personnes ayant besoin d'une assistance. Nous n'avons plus de sourds dans ce pays. Il y a des malentendants. Plus d'aveugles, mais des malvoyants ou partiellement voyants. Il n'y a plus de bonnets d'âne. Tout le monde a un trouble de l'apprentissage. Tout ce langage enlève de la vie à la vie. Avec tout ce verbiage aseptisé, nous devons lutter pour garder un esprit aiguisé et ancré dans la réalité. Les mots sont inventés pour nous permettre de conceptualiser et de ne pas se perdre, de construire une pensée élaborée. Ce détournement du langage est à mon sens un véritable hold-up, une tentative de piratage de nos cerveaux. N'oublions pas que l'ultime liberté de l'homme, c'est de penser ce qu'il veut. L'intelligence peut être étouffée par la soumission intellectuelle. Et alors, des personnes très intelligentes, dotées d'un bon QI, peuvent devenir aveugles ou perdre tout bon sens. Face à un récit incohérent, il faut savoir le remettre en question, en soutenir les failles. Plutôt qu'un QI élevé, J'admire les esprits qui font preuve d'audace et de souveraineté et échappent ainsi à la soumission et au conformisme intellectuel. J'ose même parler de caution de résistance intellectuelle qui me semble être un concept très pertinent pour mesurer la véritable intelligence. Comme d'habitude, je vous laisse sur les paroles d'une chanson que vous connaissez forcément. Quitte à tout prendre, prenez mes gosses et la télé, ma brosse à dents, mon revolver, la voiture, ça s'est déjà fait. Avec les interdits bancaires, prenez ma femme, le canapé, le micro-ondes, le frigidaire, et même jusqu'à ma vie privée. De toute façon, à découvert, je peux bien vendre mon âme au diable. Avec lui, on peut s'arranger, puisqu'ici tout est négociable. Vous n'aurez pas ma liberté de penser. Je vous remercie de vérifier que vous êtes bien abonné. Si vous êtes sur Facebook, attendre une main pour soi à Alice Boy. Je vous remercie de partager mon podcast pour qu'il fasse le tour du monde. Et je vous dis à la semaine prochaine.
C'est un homme qui veut se râler autour de ses rêves et Il est très froid, il rêve de la vie, il rêve de la solitude
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Avez-vous déjà réfléchi à la destination du voyage de vos rêves ? Moi, j'y ai déjà pensé. Et après réflexion, j'en suis arrivée à la conclusion que le plus beau des voyages que je puisse m'offrir... C'est celui qui me fera plonger au plus profond de moi, qui me rapprochera de la personne que je suis réellement, de mon aide d'un sel. Vous êtes de plus en plus nombreux à partager ce voyage avec moi et je vous en remercie du fond du cœur. Bienvenue dans le podcast Tendre une main pour soi Vous êtes avec Alice Boy, embarquement immédiat, porte numéro 23. Si une chose a marqué le quinquennat d'Emmanuel Macron, ce sont bien ses mots et ses petites phrases. Le parler Macron est un savant mélange. Un langage châtier, une langue au registre soutenu, mais les expressions plus directes. Un brin désuète, voire qui tente bon la naphtaline. Carabistouille, croquinolesque, poudre de perlimpinpin. Ce président lettré manie le langage avec plaisir. Il aime les mots, il adapte son registre à la situation, il jongle d'un discours très écrit à l'improvisation. Il faut le reconnaître, il jouit d'une aisance certaine dans la prise de parole, quitte parfois à se faire piéger à son propre jeu. Parler à un langage soutenu n'est pas l'apanage d'Emmanuel Macron. François Mitterrand employez l'imparfait du subjonctif. Effectivement, une certaine distinction de langage vous pose comme légitime, comme quelqu'un de cultivé qui maîtrise la langue. Tous les gouvernements français ont en commun ce côté lettré. Ainsi, il y a une véritable volonté de marquer la hauteur présidentielle par le choix du vocabulaire. Emmanuel Macron utilise un langage oral extrêmement bien travaillé. Choisi d'une construction linguistique très élaborée, il maîtrise l'art de dire le chemin, sans donner la destination. Mais le risque de cette route d'imprécision politique, c'est finalement une sorte de vacuité de son discours. Le verbe est là pour occuper le peuple et pour masquer les manques d'ambition et d'efficacité. Il s'agit de substituer la forme au fond d'un exercice de communication totalement maîtrisés. Tour à tour, ces éléments de langage creux ou guerriers servent à relancer le récit. Ces discours des politiques me font immanquablement penser au conte des frères Grimm, le joueur de flûte. Cette légende se déroule dans la ville de Hamelin en Allemagne, alors infestée par les rats. Un joueur de flûte se propose d'éradiquer les rongeurs. Le maire de Hamelin lui propose mille écus de récompense. L'homme joue alors de sa flûte et attire les rats qui, charmés par sa musique, le suivent jusqu'à la rivière où il se noie. Ce conte illustre combien il est primordial de rester lucide et de garder son libre arbitre. Nous devons résister à cette hypnose car on peut aisément se laisser charmer par le son de la flûte. Dans la même veine, La maîtrise de l'art oratoire a infiltré non seulement le discours politique, mais également les administrations, le management, le marketing. Ainsi, les formules négatives, héritage de la PNL et de la communication non-violente, disparaissent progressivement. Par exemple, le terme licenciement devient un plan social et désormais, Un plan de sauvegarde de l'emploi. Et on irradique les mots négatifs, il ne reste que des mots positifs. Par conséquent, controverses et oppositions n'ont plus lieu d'être. Un autre exemple très employé en politique, le terme détruire est remplacé par réinventer, reconstruire. Personne n'est contre une invention, un progrès, un projet. Or, le préfixe re- » est destructif et cela reste de la destruction. Il s'agit en réalité de faire table rase. Une autre stratégie qu'en certains termes ne peuvent être changées. consiste à mettre des mots antagonistes, comme une croissance négative, plutôt que de parler de récession ou de décroissance, qui sont des termes négatifs, donc vous proscrire. Ainsi, inventer un terme comme croissance négative a mis mon cerveau hors circuit. Mon pragmatisme et mon bon sens se sont insurgés, car ne pouvaient intégrer ce nouveau concept. Aujourd'hui, le ministère des armées est remplacé par ministère de la défense. Le mot manifestation est remplacé par le terme de rassemblement, car il est plus politiquement acceptable de contrôler un rassemblement que de contrôler une manifestation. La célèbre formule et en même temps permet de dire une chose et son contraire, sème insidieusement la confusion dans les esprits. Le recours à des mots négatifs Voir guerrier comme nous sommes en guerre répété six ou sept fois, le terme de couvre-feu induit un sentiment d'insécurité au sein de la population. Ainsi, ce langage guerrier tente à nous faire croire que seule la guerre peut nous permettre d'avoir la paix. De la même manière, on nous vend que l'hypervigilance permet la sécurité et que contraintes et amendes sont légitimes au nom de la liberté. Ce glissement permet de faire coexister contrôle et sécurité alors qu'il s'agit dans les faits de deux antagonismes. Ces dernières années, le terme de complotiste s'est invité dans toutes les conversations. Ce mot négatif permet de clore le débat, le tour est joué, l'étiquette est posée et la société, encore une fois, fracturée. A mon sens, ce mot de complotiste ne veut rien dire. puisqu'il est utilisé contre ceux qui veulent continuer à penser ou pensent différemment, ce qui devrait être le propre d'une démocratie. Tous ces néologismes visent à formater nos cerveaux et nous faire accepter une autre réalité jusqu'à l'incohérence. L'illogisme le plus fou, c'est le fameux terme de malade asymptomatique c'est-à-dire qu'il s'agissait de nous faire penser que des personnes en pleine santé étaient malades. voire dangereuse pour les autres. Il faut l'avouer, il s'agit d'un tour de force linguistique assez incroyable, puisque malade et sans symptômes sont des termes antagonistes, opposés. C'est un malade qui s'ignore, la personne n'est plus considérée comme saine, tout le monde devient un vecteur potentiel et la peur domine. Une question me taraude. Mais où est la place de l'humain dans tout cela ? Je ne veux pas qu'on pirate mon cerveau. qu'on abuse de ma confiance et que mon voisin devienne mon ennemi. Je suis irritée que l'on utilise la noblesse du langage pour façonner une nouvelle réalité, plus froide, technique, mais mécanique, sans humanité ni empathie. Comme beaucoup d'entre nous, j'ai eu envie de relire le roman d'anticipation 1984 de George Orwell. Ce dernier décrit en 1949 la société qu'il imagine dans le futur en 1984. Il y peint un monde dystopique, un état totalitaire, qui terrifie sa population en la privant de toute liberté d'action, de toute liberté d'expression, mais également de toute liberté de pensée. Cette société, dominée par un parti unique, est dirigée par un leader mystérieux, une figure quasi divine pour cette civilisation sans religion. Le simple fait de penser de manière contraire à la ligne du parti est considéré comme le crime le plus grave qui soit. Le crime par la pensée. Dans cette société, le parti décrète que la liberté c'est l'esclavage et que la guerre c'est la paix. Si vous ne pensez pas ce qu'il faut penser, même si vous n'exprimez pas ouvertement votre désaccord, vous êtes déjà un criminel. Un système de surveillance et de répression. avec la mise en place de caméras partout, observe la population jusque dans son domicile. Une police de la pensée encourage la dénonciation, emprisonne et torture les récalcitrants. Un langage spécifique appelé novlangue sous prétexte de simplification, devient la langue officielle du parti. Les mots sont détruits par centaines, le langage est taillé jusqu'à l'os. Le but de la novlangue est terrifiant, car il vise à restreindre les limites de la pensée, rendre impossible le crime par la pensée en détruisant les mots pour l'exprimer. Il s'agit de tarir la source de la dissidence dans le langage. Quand le langage ne permet plus l'expression de la dissidence, la dissidence devient impensable. 1984 illustre combien le langage peut restreindre la pensée. Un langage pauvre nous condamne à une pensée pauvre. Ainsi, les frontières de mon langage sont les frontières de mon monde. Pour en revenir à l'époque actuelle, J'observe que de nouveaux termes se sont invités dans nos conversations. On a inventé un langage édulcoré, comme un sirop sirupeux, qui nous protège de la dureté de la réalité. Ainsi, les fausses dents sont devenues des appareils dentaires, les médicaments ont été remplacés par des traitements, on ne parle plus d'informations mais d'assistance personnalisée, on ne tue plus, on neutralise, un gouvernement ne meut pas. Ils désinforment. Les tueurs à gage sont devenus des combattants de la liberté. Les chômeurs sont des chercheurs d'emploi. Les handicapés sont des personnes ayant besoin d'une assistance. Nous n'avons plus de sourds dans ce pays. Il y a des malentendants. Plus d'aveugles, mais des malvoyants ou partiellement voyants. Il n'y a plus de bonnets d'âne. Tout le monde a un trouble de l'apprentissage. Tout ce langage enlève de la vie à la vie. Avec tout ce verbiage aseptisé, nous devons lutter pour garder un esprit aiguisé et ancré dans la réalité. Les mots sont inventés pour nous permettre de conceptualiser et de ne pas se perdre, de construire une pensée élaborée. Ce détournement du langage est à mon sens un véritable hold-up, une tentative de piratage de nos cerveaux. N'oublions pas que l'ultime liberté de l'homme, c'est de penser ce qu'il veut. L'intelligence peut être étouffée par la soumission intellectuelle. Et alors, des personnes très intelligentes, dotées d'un bon QI, peuvent devenir aveugles ou perdre tout bon sens. Face à un récit incohérent, il faut savoir le remettre en question, en soutenir les failles. Plutôt qu'un QI élevé, J'admire les esprits qui font preuve d'audace et de souveraineté et échappent ainsi à la soumission et au conformisme intellectuel. J'ose même parler de caution de résistance intellectuelle qui me semble être un concept très pertinent pour mesurer la véritable intelligence. Comme d'habitude, je vous laisse sur les paroles d'une chanson que vous connaissez forcément. Quitte à tout prendre, prenez mes gosses et la télé, ma brosse à dents, mon revolver, la voiture, ça s'est déjà fait. Avec les interdits bancaires, prenez ma femme, le canapé, le micro-ondes, le frigidaire, et même jusqu'à ma vie privée. De toute façon, à découvert, je peux bien vendre mon âme au diable. Avec lui, on peut s'arranger, puisqu'ici tout est négociable. Vous n'aurez pas ma liberté de penser. Je vous remercie de vérifier que vous êtes bien abonné. Si vous êtes sur Facebook, attendre une main pour soi à Alice Boy. Je vous remercie de partager mon podcast pour qu'il fasse le tour du monde. Et je vous dis à la semaine prochaine.
C'est un homme qui veut se râler autour de ses rêves et Il est très froid, il rêve de la vie, il rêve de la solitude
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Et si la plus belle des rencontres était celle avec soi même?
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Avez-vous déjà réfléchi à la destination du voyage de vos rêves ? Moi, j'y ai déjà pensé. Et après réflexion, j'en suis arrivée à la conclusion que le plus beau des voyages que je puisse m'offrir... C'est celui qui me fera plonger au plus profond de moi, qui me rapprochera de la personne que je suis réellement, de mon aide d'un sel. Vous êtes de plus en plus nombreux à partager ce voyage avec moi et je vous en remercie du fond du cœur. Bienvenue dans le podcast Tendre une main pour soi Vous êtes avec Alice Boy, embarquement immédiat, porte numéro 23. Si une chose a marqué le quinquennat d'Emmanuel Macron, ce sont bien ses mots et ses petites phrases. Le parler Macron est un savant mélange. Un langage châtier, une langue au registre soutenu, mais les expressions plus directes. Un brin désuète, voire qui tente bon la naphtaline. Carabistouille, croquinolesque, poudre de perlimpinpin. Ce président lettré manie le langage avec plaisir. Il aime les mots, il adapte son registre à la situation, il jongle d'un discours très écrit à l'improvisation. Il faut le reconnaître, il jouit d'une aisance certaine dans la prise de parole, quitte parfois à se faire piéger à son propre jeu. Parler à un langage soutenu n'est pas l'apanage d'Emmanuel Macron. François Mitterrand employez l'imparfait du subjonctif. Effectivement, une certaine distinction de langage vous pose comme légitime, comme quelqu'un de cultivé qui maîtrise la langue. Tous les gouvernements français ont en commun ce côté lettré. Ainsi, il y a une véritable volonté de marquer la hauteur présidentielle par le choix du vocabulaire. Emmanuel Macron utilise un langage oral extrêmement bien travaillé. Choisi d'une construction linguistique très élaborée, il maîtrise l'art de dire le chemin, sans donner la destination. Mais le risque de cette route d'imprécision politique, c'est finalement une sorte de vacuité de son discours. Le verbe est là pour occuper le peuple et pour masquer les manques d'ambition et d'efficacité. Il s'agit de substituer la forme au fond d'un exercice de communication totalement maîtrisés. Tour à tour, ces éléments de langage creux ou guerriers servent à relancer le récit. Ces discours des politiques me font immanquablement penser au conte des frères Grimm, le joueur de flûte. Cette légende se déroule dans la ville de Hamelin en Allemagne, alors infestée par les rats. Un joueur de flûte se propose d'éradiquer les rongeurs. Le maire de Hamelin lui propose mille écus de récompense. L'homme joue alors de sa flûte et attire les rats qui, charmés par sa musique, le suivent jusqu'à la rivière où il se noie. Ce conte illustre combien il est primordial de rester lucide et de garder son libre arbitre. Nous devons résister à cette hypnose car on peut aisément se laisser charmer par le son de la flûte. Dans la même veine, La maîtrise de l'art oratoire a infiltré non seulement le discours politique, mais également les administrations, le management, le marketing. Ainsi, les formules négatives, héritage de la PNL et de la communication non-violente, disparaissent progressivement. Par exemple, le terme licenciement devient un plan social et désormais, Un plan de sauvegarde de l'emploi. Et on irradique les mots négatifs, il ne reste que des mots positifs. Par conséquent, controverses et oppositions n'ont plus lieu d'être. Un autre exemple très employé en politique, le terme détruire est remplacé par réinventer, reconstruire. Personne n'est contre une invention, un progrès, un projet. Or, le préfixe re- » est destructif et cela reste de la destruction. Il s'agit en réalité de faire table rase. Une autre stratégie qu'en certains termes ne peuvent être changées. consiste à mettre des mots antagonistes, comme une croissance négative, plutôt que de parler de récession ou de décroissance, qui sont des termes négatifs, donc vous proscrire. Ainsi, inventer un terme comme croissance négative a mis mon cerveau hors circuit. Mon pragmatisme et mon bon sens se sont insurgés, car ne pouvaient intégrer ce nouveau concept. Aujourd'hui, le ministère des armées est remplacé par ministère de la défense. Le mot manifestation est remplacé par le terme de rassemblement, car il est plus politiquement acceptable de contrôler un rassemblement que de contrôler une manifestation. La célèbre formule et en même temps permet de dire une chose et son contraire, sème insidieusement la confusion dans les esprits. Le recours à des mots négatifs Voir guerrier comme nous sommes en guerre répété six ou sept fois, le terme de couvre-feu induit un sentiment d'insécurité au sein de la population. Ainsi, ce langage guerrier tente à nous faire croire que seule la guerre peut nous permettre d'avoir la paix. De la même manière, on nous vend que l'hypervigilance permet la sécurité et que contraintes et amendes sont légitimes au nom de la liberté. Ce glissement permet de faire coexister contrôle et sécurité alors qu'il s'agit dans les faits de deux antagonismes. Ces dernières années, le terme de complotiste s'est invité dans toutes les conversations. Ce mot négatif permet de clore le débat, le tour est joué, l'étiquette est posée et la société, encore une fois, fracturée. A mon sens, ce mot de complotiste ne veut rien dire. puisqu'il est utilisé contre ceux qui veulent continuer à penser ou pensent différemment, ce qui devrait être le propre d'une démocratie. Tous ces néologismes visent à formater nos cerveaux et nous faire accepter une autre réalité jusqu'à l'incohérence. L'illogisme le plus fou, c'est le fameux terme de malade asymptomatique c'est-à-dire qu'il s'agissait de nous faire penser que des personnes en pleine santé étaient malades. voire dangereuse pour les autres. Il faut l'avouer, il s'agit d'un tour de force linguistique assez incroyable, puisque malade et sans symptômes sont des termes antagonistes, opposés. C'est un malade qui s'ignore, la personne n'est plus considérée comme saine, tout le monde devient un vecteur potentiel et la peur domine. Une question me taraude. Mais où est la place de l'humain dans tout cela ? Je ne veux pas qu'on pirate mon cerveau. qu'on abuse de ma confiance et que mon voisin devienne mon ennemi. Je suis irritée que l'on utilise la noblesse du langage pour façonner une nouvelle réalité, plus froide, technique, mais mécanique, sans humanité ni empathie. Comme beaucoup d'entre nous, j'ai eu envie de relire le roman d'anticipation 1984 de George Orwell. Ce dernier décrit en 1949 la société qu'il imagine dans le futur en 1984. Il y peint un monde dystopique, un état totalitaire, qui terrifie sa population en la privant de toute liberté d'action, de toute liberté d'expression, mais également de toute liberté de pensée. Cette société, dominée par un parti unique, est dirigée par un leader mystérieux, une figure quasi divine pour cette civilisation sans religion. Le simple fait de penser de manière contraire à la ligne du parti est considéré comme le crime le plus grave qui soit. Le crime par la pensée. Dans cette société, le parti décrète que la liberté c'est l'esclavage et que la guerre c'est la paix. Si vous ne pensez pas ce qu'il faut penser, même si vous n'exprimez pas ouvertement votre désaccord, vous êtes déjà un criminel. Un système de surveillance et de répression. avec la mise en place de caméras partout, observe la population jusque dans son domicile. Une police de la pensée encourage la dénonciation, emprisonne et torture les récalcitrants. Un langage spécifique appelé novlangue sous prétexte de simplification, devient la langue officielle du parti. Les mots sont détruits par centaines, le langage est taillé jusqu'à l'os. Le but de la novlangue est terrifiant, car il vise à restreindre les limites de la pensée, rendre impossible le crime par la pensée en détruisant les mots pour l'exprimer. Il s'agit de tarir la source de la dissidence dans le langage. Quand le langage ne permet plus l'expression de la dissidence, la dissidence devient impensable. 1984 illustre combien le langage peut restreindre la pensée. Un langage pauvre nous condamne à une pensée pauvre. Ainsi, les frontières de mon langage sont les frontières de mon monde. Pour en revenir à l'époque actuelle, J'observe que de nouveaux termes se sont invités dans nos conversations. On a inventé un langage édulcoré, comme un sirop sirupeux, qui nous protège de la dureté de la réalité. Ainsi, les fausses dents sont devenues des appareils dentaires, les médicaments ont été remplacés par des traitements, on ne parle plus d'informations mais d'assistance personnalisée, on ne tue plus, on neutralise, un gouvernement ne meut pas. Ils désinforment. Les tueurs à gage sont devenus des combattants de la liberté. Les chômeurs sont des chercheurs d'emploi. Les handicapés sont des personnes ayant besoin d'une assistance. Nous n'avons plus de sourds dans ce pays. Il y a des malentendants. Plus d'aveugles, mais des malvoyants ou partiellement voyants. Il n'y a plus de bonnets d'âne. Tout le monde a un trouble de l'apprentissage. Tout ce langage enlève de la vie à la vie. Avec tout ce verbiage aseptisé, nous devons lutter pour garder un esprit aiguisé et ancré dans la réalité. Les mots sont inventés pour nous permettre de conceptualiser et de ne pas se perdre, de construire une pensée élaborée. Ce détournement du langage est à mon sens un véritable hold-up, une tentative de piratage de nos cerveaux. N'oublions pas que l'ultime liberté de l'homme, c'est de penser ce qu'il veut. L'intelligence peut être étouffée par la soumission intellectuelle. Et alors, des personnes très intelligentes, dotées d'un bon QI, peuvent devenir aveugles ou perdre tout bon sens. Face à un récit incohérent, il faut savoir le remettre en question, en soutenir les failles. Plutôt qu'un QI élevé, J'admire les esprits qui font preuve d'audace et de souveraineté et échappent ainsi à la soumission et au conformisme intellectuel. J'ose même parler de caution de résistance intellectuelle qui me semble être un concept très pertinent pour mesurer la véritable intelligence. Comme d'habitude, je vous laisse sur les paroles d'une chanson que vous connaissez forcément. Quitte à tout prendre, prenez mes gosses et la télé, ma brosse à dents, mon revolver, la voiture, ça s'est déjà fait. Avec les interdits bancaires, prenez ma femme, le canapé, le micro-ondes, le frigidaire, et même jusqu'à ma vie privée. De toute façon, à découvert, je peux bien vendre mon âme au diable. Avec lui, on peut s'arranger, puisqu'ici tout est négociable. Vous n'aurez pas ma liberté de penser. Je vous remercie de vérifier que vous êtes bien abonné. Si vous êtes sur Facebook, attendre une main pour soi à Alice Boy. Je vous remercie de partager mon podcast pour qu'il fasse le tour du monde. Et je vous dis à la semaine prochaine.
C'est un homme qui veut se râler autour de ses rêves et Il est très froid, il rêve de la vie, il rêve de la solitude
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