Description
Et si la plus belle des rencontres était celle avec soi même?
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Et si la plus belle des rencontres était celle avec soi même?
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Avez-vous déjà réfléchi à la destination du voyage de vos rêves ? Moi, j'y ai déjà pensé et après réflexion, j'en suis arrivée à la conclusion que le plus beau des voyages que je puisse m'offrir... C'est celui qui me fera plonger au plus profond de moi-même, qui me rapprochera de la personne que je suis réellement, de mon étincelle. Vous êtes de plus en plus nombreux à partager ce voyage avec moi. Je vous en remercie du fond du cœur. Bienvenue dans le podcast Tendre une main pour soi. Vous êtes avec Alice Boy. Embarquement immédiat, porte numéro 22. Outre l'image sur papier glacé et sa filmographie touchée sur une pellicule argentique au grain et à la chaleur incomparable, la famille d'Alain Delon a défrayé la chronique autour d'une succession qui s'avérait déjà complexe. Ainsi, l'héritage est toujours une mise à l'épreuve de la fâterie, comme si tous les objets existent. Aller pouvoir réparer ce que l'on n'a pas reçu durant l'enfance. La préservation du lien familial est précieuse et se fâcher avec un frère ou une sœur est source de profondes douleurs. Je m'étonne toujours de constater à quel point les êtres humains peuvent être irrationnels quand il s'agit d'argent. Comment peut-on être millionnaire et craindre de manquer tous les jours ? Comment peut-on s'entre-déchirer dans une famille lors d'une succession ? alors qu'il y en a assez pour chacun. Ces peurs naissent durant l'enfance et il nous appartient de nous en détacher. Je sais que dans notre culture, la France et l'argent, ce n'est pas un mariage d'amour, et c'est souvent un sujet de crispation ou, à minima, un sujet tabou. En France, ne dit-on pas, pour vivre heureux, vivons cachés ? Ainsi, il se vend autant de Rolls-Royce en France qu'en Grande-Bretagne, mais en Angleterre, On roule avec, tandis qu'en France, on la laisse au garage. Dans notre société, nous transformons tout ce qui est vivant en argent, en chiffres, en cours de la bourse. À l'ère du matérialisme, si nous continuons à laisser autant de place à l'argent, toutes les décisions seront prises exclusivement en fonction de considérations financières. Nos peurs, nos envies guideront nos choix plutôt que d'écouter nos cœurs. Certains associent au mot argent les notions de sécurité, liberté, indépendance, autonomie, source de confort, énergie. La valeur d'un individu se mesure alors à son patrimoine et sa réussite sociale. A l'inverse, pour d'autres, le mot argent évoque des notions d'argent sale, d'injustice, de source de stress et de tension, de conflit. Ils mettent en lien les problèmes dans le monde à l'accaparement des richesses par une élite prédatrice. Ces deux notions sont diamétralement opposées. C'est du 180 degrés. Mais l'argent est comme un médium neutre, un grand blanc, sur lequel chacun va y projeter ses propres images. Ainsi, nos comportements avec l'argent n'ont rien à voir avec l'argent. Mais la source de notre comportement avec l'argent, c'est notre projection sur l'argent. Si j'associe ma sécurité au fait d'avoir de l'argent, je n'aurai pas le même comportement que si je pense que l'argent est source de conflit. Si j'associe argent et sécurité, je crée un lien de dépendance, car ma sécurité dépend de mes économies. Pourquoi court-on après l'argent ? Car je suis insécure, je manque de confiance en moi, dans ma capacité à faire face aux événements de la vie, je manque d'amour pour moi. Chercher à combler ce manque à l'extérieur, c'est faire fausse route. L'apaisement consiste à construire sa sécurité, ses fondations intérieures, pour avoir plus d'estime de soi. Il est intéressant et très révélateur d'observer notre comportement face à l'argent. Quand on fait ses courses, quand on reçoit une facture, est-ce qu'on la quitte immédiatement ou attend-on les chances limites ? Sa capacité à se faire plaisir et à faire plaisir aux autres. Ainsi, l'humain est soit dans un esprit de manque, soit dans un esprit d'abondance. Ceux qui sont dans l'énergie de l'abondance ont la chance de voir tout ce qu'ils ont déjà, d'être dans la gratitude et de s'en satisfaire. A l'inverse, ceux qui sont dans l'énergie du manque peuvent avoir de l'argent, mais abuser de leur pouvoir et penser que tout leur est dû. Par ailleurs, l'argent est un formidable bulletin de vote, beaucoup plus efficient que celui que l'on met dans l'urne deux fois par an. En effet, Chaque fois que nous donnons de l'argent, nous donnons en réalité une couleur à la société que nous construisons. Ainsi, si j'achète des biens et services dans les commerces locaux, je leur donne mon vote et je les encourage à continuer à se développer. C'est un acte politique fort dont nous devons être tous conscients. Quant à moi, j'ai encore du progrès à faire, mais je choisis de donner le plus souvent possible mon bulletin de vote. à nos agriculteurs, à nos commerçants locaux. À mon échelle et en tant que fille de petit commerçant, j'ai depuis quelques années délaissé tout naturellement la fréquentation des centres commerciaux. Je privilégie les commerces de proximité du centre-ville. Je suis même prête à payer légèrement plus cher plutôt que de commander en ligne via Amazon ou une autre plateforme. Bien sûr, je n'échappe pas au confort et à la qualité de la vie. et au choix d'articles proposés par les grandes enseignes de commerce en ligne, mais je suis consciente qu'en tant que consommatrice, j'ai le pouvoir de choisir à qui je donne mon bulletin. De mon enfance, je garde le souvenir des rues piétonnes de Bayonne dans lesquelles mes parents tenaient un bureau de tabac. L'atmosphère dans ces rues pavées aux charmes incontestables était joyeuse, pleine de vie et propice aux échanges et à la convivialité. Quelques rues plus loin, ma marraine tenait un magasin de prêt-à-porter féminin, Marie-Pierre, destiné à une clientèle appréciant les vêtements de qualité. Elle dirigeait une équipe de vendeuses, décoratrices et comptables. J'ai fait mes premières expériences professionnelles en travaillant l'été dans son magasin et garde le souvenir de cette effervescence féminine. Chaque année, la braderie constituait un moment fort de l'année durant lequel les clients venaient en nombre à la recherche de bonnes affaires. A cette époque, les soldes et les promotions étaient ponctuels et suscitaient un grand engouement. Pour l'occasion, ma marraine recrutait une quinzaine de personnes et organisait un grand buffet autour duquel elle réunissait ses employés, sa famille et ses amis. Elle avait plaisir à mettre sur la table des spécialités des artisans locaux, charcuterie, boucherie, fromager, pâtissier, le tout arrosé de bon vin et champagne. C'était la fête au travail et rien n'était laissé au hasard. Aujourd'hui, j'ai le cœur qui se serre quand je vois le centre-ville désert et que ma sœur Mathilde me fait remarquer le énième rideau de devanture de magasin baissé pour vente. Je lui réponds invariablement Arrête, tu me fous le bourdon ! J'observe certains petits commerces qui attendent le client et se battent pour maintenir leur activité. J'ai le souvenir de mes parents qui se levaient toute l'année à 5 heures du matin pour ouvrir leur bureau de tabac et ainsi faire la mise en place des journaux. Leur commerce était ouvert tard le soir jusqu'à 20 heures et ils se sont privés de vacances pendant 20 ans. Les fins de mois étaient parfois difficiles et mes parents ont passé de nombreuses nuits blanches. avant un rendez-vous chez le banquier ou un paiement d'échéance eh oui les commerçants ont des charges très élevées en france et ont parfois du mal à se dégager un salaire régulier mensuel avec la flambée du coût de l'énergie et des matières premières le secteur de la boulangerie a été touché de plein fouet notre traditionnelle baguette de pain considérée comme un fleuron du patrimoine français est aujourd'hui menacée quand je fais mes courses Je suis toujours étonnée lorsque j'observe certains clients venir dans un supermarché pour y acheter exclusivement une baguette de pain. Je suppose qu'il y a forcément un boulanger dans leur quartier. Si nous continuons à acheter nos baguettes à Super U, Marie Blachère, La Micaline, Carrefour, dans 20 ans, un dimanche, si nous avons envie d'un petit gâteau fabriqué de façon artisanale, Faites l'anniversaire de notre petit-fils, la boulangerie de quartier n'existera plus. Nous serons alors réduits à consommer du pain et des pâtisseries industrielles. Ces baguettes sont remplies d'améliorants et si elles coûtent 35 centimes, il y a forcément une raison. Ces enseignes achètent des tonnes de farine au rabais, ajoutent des additifs. Certes, chez un boulanger, la baguette coûte 1,10 mais elle est faite artisanalement, avec amour et passion et avec de vraies farines. C'est une baguette de tradition française, c'est un label qui met en avant l'artisanat français. nous devons apprendre à reconnaître une véritable boulangerie. Christole porte l'inscription sur sa devanture boulangerie Au bon pain, à la croissanterie, à la micaline, ce ne sont pas de véritables boulangeries. Il s'agit de personnes qui se lèvent à 6 heures pour cuire le pain déjà prêt et congelé, alors qu'un artisan boulanger se lève entre minuit et 2 heures du matin. Plutôt que de me donner bonne conscience en achetant des produits bio, je pense que le véritable enjeu est d'acheter local. Ce choix est à la portée de tous, mais nous devons revisiter nos modes de consommation, car ensemble nous avons le pouvoir. On peut gagner de l'argent sans limite, mais cela ne doit pas être un but en soi, car dans ce cas cela devient un problème éthique. Rêvons de gagner de l'argent. grâce au fruit d'un travail fait avec passion et enthousiasme, et rêvons d'être dépassés par notre propre succès. Nous saurons alors faire circuler cet argent, de manière à ce que cela ait du sens, un supplément d'âme, et contribuer à une société plus forte et intense. Heureusement, il n'y a pas que l'argent qui permet ce changement-là. Une force, l'amour que l'on a pour soi, l'amour qu'on a pour les autres, l'amour qu'on a pour la vie. peuvent permettre ce rapprochement. Alors imaginez, si nous arrivions à utiliser notre argent, avec l'amour, avec le cœur, cela ferait une énorme différence. Vous savez que j'aime bien vous laisser sur les paroles d'une chanson. Aujourd'hui, j'ai choisi une chanson de Jacques Brel. Moi, je t'offrirai des perles de pluie, venues de pays où il ne pleut pas. Je creuserai la terre jusqu'après ma mort. Pour couvrir ton corps d'or et de lumière, je ferai un domaine où l'amour sera roi, où l'amour sera loi, où tout sera reine. Vous êtes certainement abonné, mais vous pouvez toujours vérifier au cas où, afin de ne pas rater notre prochain rendez-vous. Vous pouvez me retrouver sur Facebook à Tendre une main pour soi, à Lisboy. Merci pour vos likes, vos partages et je vous dis à la semaine prochaine.
m oui
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Avez-vous déjà réfléchi à la destination du voyage de vos rêves ? Moi, j'y ai déjà pensé et après réflexion, j'en suis arrivée à la conclusion que le plus beau des voyages que je puisse m'offrir... C'est celui qui me fera plonger au plus profond de moi-même, qui me rapprochera de la personne que je suis réellement, de mon étincelle. Vous êtes de plus en plus nombreux à partager ce voyage avec moi. Je vous en remercie du fond du cœur. Bienvenue dans le podcast Tendre une main pour soi. Vous êtes avec Alice Boy. Embarquement immédiat, porte numéro 22. Outre l'image sur papier glacé et sa filmographie touchée sur une pellicule argentique au grain et à la chaleur incomparable, la famille d'Alain Delon a défrayé la chronique autour d'une succession qui s'avérait déjà complexe. Ainsi, l'héritage est toujours une mise à l'épreuve de la fâterie, comme si tous les objets existent. Aller pouvoir réparer ce que l'on n'a pas reçu durant l'enfance. La préservation du lien familial est précieuse et se fâcher avec un frère ou une sœur est source de profondes douleurs. Je m'étonne toujours de constater à quel point les êtres humains peuvent être irrationnels quand il s'agit d'argent. Comment peut-on être millionnaire et craindre de manquer tous les jours ? Comment peut-on s'entre-déchirer dans une famille lors d'une succession ? alors qu'il y en a assez pour chacun. Ces peurs naissent durant l'enfance et il nous appartient de nous en détacher. Je sais que dans notre culture, la France et l'argent, ce n'est pas un mariage d'amour, et c'est souvent un sujet de crispation ou, à minima, un sujet tabou. En France, ne dit-on pas, pour vivre heureux, vivons cachés ? Ainsi, il se vend autant de Rolls-Royce en France qu'en Grande-Bretagne, mais en Angleterre, On roule avec, tandis qu'en France, on la laisse au garage. Dans notre société, nous transformons tout ce qui est vivant en argent, en chiffres, en cours de la bourse. À l'ère du matérialisme, si nous continuons à laisser autant de place à l'argent, toutes les décisions seront prises exclusivement en fonction de considérations financières. Nos peurs, nos envies guideront nos choix plutôt que d'écouter nos cœurs. Certains associent au mot argent les notions de sécurité, liberté, indépendance, autonomie, source de confort, énergie. La valeur d'un individu se mesure alors à son patrimoine et sa réussite sociale. A l'inverse, pour d'autres, le mot argent évoque des notions d'argent sale, d'injustice, de source de stress et de tension, de conflit. Ils mettent en lien les problèmes dans le monde à l'accaparement des richesses par une élite prédatrice. Ces deux notions sont diamétralement opposées. C'est du 180 degrés. Mais l'argent est comme un médium neutre, un grand blanc, sur lequel chacun va y projeter ses propres images. Ainsi, nos comportements avec l'argent n'ont rien à voir avec l'argent. Mais la source de notre comportement avec l'argent, c'est notre projection sur l'argent. Si j'associe ma sécurité au fait d'avoir de l'argent, je n'aurai pas le même comportement que si je pense que l'argent est source de conflit. Si j'associe argent et sécurité, je crée un lien de dépendance, car ma sécurité dépend de mes économies. Pourquoi court-on après l'argent ? Car je suis insécure, je manque de confiance en moi, dans ma capacité à faire face aux événements de la vie, je manque d'amour pour moi. Chercher à combler ce manque à l'extérieur, c'est faire fausse route. L'apaisement consiste à construire sa sécurité, ses fondations intérieures, pour avoir plus d'estime de soi. Il est intéressant et très révélateur d'observer notre comportement face à l'argent. Quand on fait ses courses, quand on reçoit une facture, est-ce qu'on la quitte immédiatement ou attend-on les chances limites ? Sa capacité à se faire plaisir et à faire plaisir aux autres. Ainsi, l'humain est soit dans un esprit de manque, soit dans un esprit d'abondance. Ceux qui sont dans l'énergie de l'abondance ont la chance de voir tout ce qu'ils ont déjà, d'être dans la gratitude et de s'en satisfaire. A l'inverse, ceux qui sont dans l'énergie du manque peuvent avoir de l'argent, mais abuser de leur pouvoir et penser que tout leur est dû. Par ailleurs, l'argent est un formidable bulletin de vote, beaucoup plus efficient que celui que l'on met dans l'urne deux fois par an. En effet, Chaque fois que nous donnons de l'argent, nous donnons en réalité une couleur à la société que nous construisons. Ainsi, si j'achète des biens et services dans les commerces locaux, je leur donne mon vote et je les encourage à continuer à se développer. C'est un acte politique fort dont nous devons être tous conscients. Quant à moi, j'ai encore du progrès à faire, mais je choisis de donner le plus souvent possible mon bulletin de vote. à nos agriculteurs, à nos commerçants locaux. À mon échelle et en tant que fille de petit commerçant, j'ai depuis quelques années délaissé tout naturellement la fréquentation des centres commerciaux. Je privilégie les commerces de proximité du centre-ville. Je suis même prête à payer légèrement plus cher plutôt que de commander en ligne via Amazon ou une autre plateforme. Bien sûr, je n'échappe pas au confort et à la qualité de la vie. et au choix d'articles proposés par les grandes enseignes de commerce en ligne, mais je suis consciente qu'en tant que consommatrice, j'ai le pouvoir de choisir à qui je donne mon bulletin. De mon enfance, je garde le souvenir des rues piétonnes de Bayonne dans lesquelles mes parents tenaient un bureau de tabac. L'atmosphère dans ces rues pavées aux charmes incontestables était joyeuse, pleine de vie et propice aux échanges et à la convivialité. Quelques rues plus loin, ma marraine tenait un magasin de prêt-à-porter féminin, Marie-Pierre, destiné à une clientèle appréciant les vêtements de qualité. Elle dirigeait une équipe de vendeuses, décoratrices et comptables. J'ai fait mes premières expériences professionnelles en travaillant l'été dans son magasin et garde le souvenir de cette effervescence féminine. Chaque année, la braderie constituait un moment fort de l'année durant lequel les clients venaient en nombre à la recherche de bonnes affaires. A cette époque, les soldes et les promotions étaient ponctuels et suscitaient un grand engouement. Pour l'occasion, ma marraine recrutait une quinzaine de personnes et organisait un grand buffet autour duquel elle réunissait ses employés, sa famille et ses amis. Elle avait plaisir à mettre sur la table des spécialités des artisans locaux, charcuterie, boucherie, fromager, pâtissier, le tout arrosé de bon vin et champagne. C'était la fête au travail et rien n'était laissé au hasard. Aujourd'hui, j'ai le cœur qui se serre quand je vois le centre-ville désert et que ma sœur Mathilde me fait remarquer le énième rideau de devanture de magasin baissé pour vente. Je lui réponds invariablement Arrête, tu me fous le bourdon ! J'observe certains petits commerces qui attendent le client et se battent pour maintenir leur activité. J'ai le souvenir de mes parents qui se levaient toute l'année à 5 heures du matin pour ouvrir leur bureau de tabac et ainsi faire la mise en place des journaux. Leur commerce était ouvert tard le soir jusqu'à 20 heures et ils se sont privés de vacances pendant 20 ans. Les fins de mois étaient parfois difficiles et mes parents ont passé de nombreuses nuits blanches. avant un rendez-vous chez le banquier ou un paiement d'échéance eh oui les commerçants ont des charges très élevées en france et ont parfois du mal à se dégager un salaire régulier mensuel avec la flambée du coût de l'énergie et des matières premières le secteur de la boulangerie a été touché de plein fouet notre traditionnelle baguette de pain considérée comme un fleuron du patrimoine français est aujourd'hui menacée quand je fais mes courses Je suis toujours étonnée lorsque j'observe certains clients venir dans un supermarché pour y acheter exclusivement une baguette de pain. Je suppose qu'il y a forcément un boulanger dans leur quartier. Si nous continuons à acheter nos baguettes à Super U, Marie Blachère, La Micaline, Carrefour, dans 20 ans, un dimanche, si nous avons envie d'un petit gâteau fabriqué de façon artisanale, Faites l'anniversaire de notre petit-fils, la boulangerie de quartier n'existera plus. Nous serons alors réduits à consommer du pain et des pâtisseries industrielles. Ces baguettes sont remplies d'améliorants et si elles coûtent 35 centimes, il y a forcément une raison. Ces enseignes achètent des tonnes de farine au rabais, ajoutent des additifs. Certes, chez un boulanger, la baguette coûte 1,10 mais elle est faite artisanalement, avec amour et passion et avec de vraies farines. C'est une baguette de tradition française, c'est un label qui met en avant l'artisanat français. nous devons apprendre à reconnaître une véritable boulangerie. Christole porte l'inscription sur sa devanture boulangerie Au bon pain, à la croissanterie, à la micaline, ce ne sont pas de véritables boulangeries. Il s'agit de personnes qui se lèvent à 6 heures pour cuire le pain déjà prêt et congelé, alors qu'un artisan boulanger se lève entre minuit et 2 heures du matin. Plutôt que de me donner bonne conscience en achetant des produits bio, je pense que le véritable enjeu est d'acheter local. Ce choix est à la portée de tous, mais nous devons revisiter nos modes de consommation, car ensemble nous avons le pouvoir. On peut gagner de l'argent sans limite, mais cela ne doit pas être un but en soi, car dans ce cas cela devient un problème éthique. Rêvons de gagner de l'argent. grâce au fruit d'un travail fait avec passion et enthousiasme, et rêvons d'être dépassés par notre propre succès. Nous saurons alors faire circuler cet argent, de manière à ce que cela ait du sens, un supplément d'âme, et contribuer à une société plus forte et intense. Heureusement, il n'y a pas que l'argent qui permet ce changement-là. Une force, l'amour que l'on a pour soi, l'amour qu'on a pour les autres, l'amour qu'on a pour la vie. peuvent permettre ce rapprochement. Alors imaginez, si nous arrivions à utiliser notre argent, avec l'amour, avec le cœur, cela ferait une énorme différence. Vous savez que j'aime bien vous laisser sur les paroles d'une chanson. Aujourd'hui, j'ai choisi une chanson de Jacques Brel. Moi, je t'offrirai des perles de pluie, venues de pays où il ne pleut pas. Je creuserai la terre jusqu'après ma mort. Pour couvrir ton corps d'or et de lumière, je ferai un domaine où l'amour sera roi, où l'amour sera loi, où tout sera reine. Vous êtes certainement abonné, mais vous pouvez toujours vérifier au cas où, afin de ne pas rater notre prochain rendez-vous. Vous pouvez me retrouver sur Facebook à Tendre une main pour soi, à Lisboy. Merci pour vos likes, vos partages et je vous dis à la semaine prochaine.
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Avez-vous déjà réfléchi à la destination du voyage de vos rêves ? Moi, j'y ai déjà pensé et après réflexion, j'en suis arrivée à la conclusion que le plus beau des voyages que je puisse m'offrir... C'est celui qui me fera plonger au plus profond de moi-même, qui me rapprochera de la personne que je suis réellement, de mon étincelle. Vous êtes de plus en plus nombreux à partager ce voyage avec moi. Je vous en remercie du fond du cœur. Bienvenue dans le podcast Tendre une main pour soi. Vous êtes avec Alice Boy. Embarquement immédiat, porte numéro 22. Outre l'image sur papier glacé et sa filmographie touchée sur une pellicule argentique au grain et à la chaleur incomparable, la famille d'Alain Delon a défrayé la chronique autour d'une succession qui s'avérait déjà complexe. Ainsi, l'héritage est toujours une mise à l'épreuve de la fâterie, comme si tous les objets existent. Aller pouvoir réparer ce que l'on n'a pas reçu durant l'enfance. La préservation du lien familial est précieuse et se fâcher avec un frère ou une sœur est source de profondes douleurs. Je m'étonne toujours de constater à quel point les êtres humains peuvent être irrationnels quand il s'agit d'argent. Comment peut-on être millionnaire et craindre de manquer tous les jours ? Comment peut-on s'entre-déchirer dans une famille lors d'une succession ? alors qu'il y en a assez pour chacun. Ces peurs naissent durant l'enfance et il nous appartient de nous en détacher. Je sais que dans notre culture, la France et l'argent, ce n'est pas un mariage d'amour, et c'est souvent un sujet de crispation ou, à minima, un sujet tabou. En France, ne dit-on pas, pour vivre heureux, vivons cachés ? Ainsi, il se vend autant de Rolls-Royce en France qu'en Grande-Bretagne, mais en Angleterre, On roule avec, tandis qu'en France, on la laisse au garage. Dans notre société, nous transformons tout ce qui est vivant en argent, en chiffres, en cours de la bourse. À l'ère du matérialisme, si nous continuons à laisser autant de place à l'argent, toutes les décisions seront prises exclusivement en fonction de considérations financières. Nos peurs, nos envies guideront nos choix plutôt que d'écouter nos cœurs. Certains associent au mot argent les notions de sécurité, liberté, indépendance, autonomie, source de confort, énergie. La valeur d'un individu se mesure alors à son patrimoine et sa réussite sociale. A l'inverse, pour d'autres, le mot argent évoque des notions d'argent sale, d'injustice, de source de stress et de tension, de conflit. Ils mettent en lien les problèmes dans le monde à l'accaparement des richesses par une élite prédatrice. Ces deux notions sont diamétralement opposées. C'est du 180 degrés. Mais l'argent est comme un médium neutre, un grand blanc, sur lequel chacun va y projeter ses propres images. Ainsi, nos comportements avec l'argent n'ont rien à voir avec l'argent. Mais la source de notre comportement avec l'argent, c'est notre projection sur l'argent. Si j'associe ma sécurité au fait d'avoir de l'argent, je n'aurai pas le même comportement que si je pense que l'argent est source de conflit. Si j'associe argent et sécurité, je crée un lien de dépendance, car ma sécurité dépend de mes économies. Pourquoi court-on après l'argent ? Car je suis insécure, je manque de confiance en moi, dans ma capacité à faire face aux événements de la vie, je manque d'amour pour moi. Chercher à combler ce manque à l'extérieur, c'est faire fausse route. L'apaisement consiste à construire sa sécurité, ses fondations intérieures, pour avoir plus d'estime de soi. Il est intéressant et très révélateur d'observer notre comportement face à l'argent. Quand on fait ses courses, quand on reçoit une facture, est-ce qu'on la quitte immédiatement ou attend-on les chances limites ? Sa capacité à se faire plaisir et à faire plaisir aux autres. Ainsi, l'humain est soit dans un esprit de manque, soit dans un esprit d'abondance. Ceux qui sont dans l'énergie de l'abondance ont la chance de voir tout ce qu'ils ont déjà, d'être dans la gratitude et de s'en satisfaire. A l'inverse, ceux qui sont dans l'énergie du manque peuvent avoir de l'argent, mais abuser de leur pouvoir et penser que tout leur est dû. Par ailleurs, l'argent est un formidable bulletin de vote, beaucoup plus efficient que celui que l'on met dans l'urne deux fois par an. En effet, Chaque fois que nous donnons de l'argent, nous donnons en réalité une couleur à la société que nous construisons. Ainsi, si j'achète des biens et services dans les commerces locaux, je leur donne mon vote et je les encourage à continuer à se développer. C'est un acte politique fort dont nous devons être tous conscients. Quant à moi, j'ai encore du progrès à faire, mais je choisis de donner le plus souvent possible mon bulletin de vote. à nos agriculteurs, à nos commerçants locaux. À mon échelle et en tant que fille de petit commerçant, j'ai depuis quelques années délaissé tout naturellement la fréquentation des centres commerciaux. Je privilégie les commerces de proximité du centre-ville. Je suis même prête à payer légèrement plus cher plutôt que de commander en ligne via Amazon ou une autre plateforme. Bien sûr, je n'échappe pas au confort et à la qualité de la vie. et au choix d'articles proposés par les grandes enseignes de commerce en ligne, mais je suis consciente qu'en tant que consommatrice, j'ai le pouvoir de choisir à qui je donne mon bulletin. De mon enfance, je garde le souvenir des rues piétonnes de Bayonne dans lesquelles mes parents tenaient un bureau de tabac. L'atmosphère dans ces rues pavées aux charmes incontestables était joyeuse, pleine de vie et propice aux échanges et à la convivialité. Quelques rues plus loin, ma marraine tenait un magasin de prêt-à-porter féminin, Marie-Pierre, destiné à une clientèle appréciant les vêtements de qualité. Elle dirigeait une équipe de vendeuses, décoratrices et comptables. J'ai fait mes premières expériences professionnelles en travaillant l'été dans son magasin et garde le souvenir de cette effervescence féminine. Chaque année, la braderie constituait un moment fort de l'année durant lequel les clients venaient en nombre à la recherche de bonnes affaires. A cette époque, les soldes et les promotions étaient ponctuels et suscitaient un grand engouement. Pour l'occasion, ma marraine recrutait une quinzaine de personnes et organisait un grand buffet autour duquel elle réunissait ses employés, sa famille et ses amis. Elle avait plaisir à mettre sur la table des spécialités des artisans locaux, charcuterie, boucherie, fromager, pâtissier, le tout arrosé de bon vin et champagne. C'était la fête au travail et rien n'était laissé au hasard. Aujourd'hui, j'ai le cœur qui se serre quand je vois le centre-ville désert et que ma sœur Mathilde me fait remarquer le énième rideau de devanture de magasin baissé pour vente. Je lui réponds invariablement Arrête, tu me fous le bourdon ! J'observe certains petits commerces qui attendent le client et se battent pour maintenir leur activité. J'ai le souvenir de mes parents qui se levaient toute l'année à 5 heures du matin pour ouvrir leur bureau de tabac et ainsi faire la mise en place des journaux. Leur commerce était ouvert tard le soir jusqu'à 20 heures et ils se sont privés de vacances pendant 20 ans. Les fins de mois étaient parfois difficiles et mes parents ont passé de nombreuses nuits blanches. avant un rendez-vous chez le banquier ou un paiement d'échéance eh oui les commerçants ont des charges très élevées en france et ont parfois du mal à se dégager un salaire régulier mensuel avec la flambée du coût de l'énergie et des matières premières le secteur de la boulangerie a été touché de plein fouet notre traditionnelle baguette de pain considérée comme un fleuron du patrimoine français est aujourd'hui menacée quand je fais mes courses Je suis toujours étonnée lorsque j'observe certains clients venir dans un supermarché pour y acheter exclusivement une baguette de pain. Je suppose qu'il y a forcément un boulanger dans leur quartier. Si nous continuons à acheter nos baguettes à Super U, Marie Blachère, La Micaline, Carrefour, dans 20 ans, un dimanche, si nous avons envie d'un petit gâteau fabriqué de façon artisanale, Faites l'anniversaire de notre petit-fils, la boulangerie de quartier n'existera plus. Nous serons alors réduits à consommer du pain et des pâtisseries industrielles. Ces baguettes sont remplies d'améliorants et si elles coûtent 35 centimes, il y a forcément une raison. Ces enseignes achètent des tonnes de farine au rabais, ajoutent des additifs. Certes, chez un boulanger, la baguette coûte 1,10 mais elle est faite artisanalement, avec amour et passion et avec de vraies farines. C'est une baguette de tradition française, c'est un label qui met en avant l'artisanat français. nous devons apprendre à reconnaître une véritable boulangerie. Christole porte l'inscription sur sa devanture boulangerie Au bon pain, à la croissanterie, à la micaline, ce ne sont pas de véritables boulangeries. Il s'agit de personnes qui se lèvent à 6 heures pour cuire le pain déjà prêt et congelé, alors qu'un artisan boulanger se lève entre minuit et 2 heures du matin. Plutôt que de me donner bonne conscience en achetant des produits bio, je pense que le véritable enjeu est d'acheter local. Ce choix est à la portée de tous, mais nous devons revisiter nos modes de consommation, car ensemble nous avons le pouvoir. On peut gagner de l'argent sans limite, mais cela ne doit pas être un but en soi, car dans ce cas cela devient un problème éthique. Rêvons de gagner de l'argent. grâce au fruit d'un travail fait avec passion et enthousiasme, et rêvons d'être dépassés par notre propre succès. Nous saurons alors faire circuler cet argent, de manière à ce que cela ait du sens, un supplément d'âme, et contribuer à une société plus forte et intense. Heureusement, il n'y a pas que l'argent qui permet ce changement-là. Une force, l'amour que l'on a pour soi, l'amour qu'on a pour les autres, l'amour qu'on a pour la vie. peuvent permettre ce rapprochement. Alors imaginez, si nous arrivions à utiliser notre argent, avec l'amour, avec le cœur, cela ferait une énorme différence. Vous savez que j'aime bien vous laisser sur les paroles d'une chanson. Aujourd'hui, j'ai choisi une chanson de Jacques Brel. Moi, je t'offrirai des perles de pluie, venues de pays où il ne pleut pas. Je creuserai la terre jusqu'après ma mort. Pour couvrir ton corps d'or et de lumière, je ferai un domaine où l'amour sera roi, où l'amour sera loi, où tout sera reine. Vous êtes certainement abonné, mais vous pouvez toujours vérifier au cas où, afin de ne pas rater notre prochain rendez-vous. Vous pouvez me retrouver sur Facebook à Tendre une main pour soi, à Lisboy. Merci pour vos likes, vos partages et je vous dis à la semaine prochaine.
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Et si la plus belle des rencontres était celle avec soi même?
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Avez-vous déjà réfléchi à la destination du voyage de vos rêves ? Moi, j'y ai déjà pensé et après réflexion, j'en suis arrivée à la conclusion que le plus beau des voyages que je puisse m'offrir... C'est celui qui me fera plonger au plus profond de moi-même, qui me rapprochera de la personne que je suis réellement, de mon étincelle. Vous êtes de plus en plus nombreux à partager ce voyage avec moi. Je vous en remercie du fond du cœur. Bienvenue dans le podcast Tendre une main pour soi. Vous êtes avec Alice Boy. Embarquement immédiat, porte numéro 22. Outre l'image sur papier glacé et sa filmographie touchée sur une pellicule argentique au grain et à la chaleur incomparable, la famille d'Alain Delon a défrayé la chronique autour d'une succession qui s'avérait déjà complexe. Ainsi, l'héritage est toujours une mise à l'épreuve de la fâterie, comme si tous les objets existent. Aller pouvoir réparer ce que l'on n'a pas reçu durant l'enfance. La préservation du lien familial est précieuse et se fâcher avec un frère ou une sœur est source de profondes douleurs. Je m'étonne toujours de constater à quel point les êtres humains peuvent être irrationnels quand il s'agit d'argent. Comment peut-on être millionnaire et craindre de manquer tous les jours ? Comment peut-on s'entre-déchirer dans une famille lors d'une succession ? alors qu'il y en a assez pour chacun. Ces peurs naissent durant l'enfance et il nous appartient de nous en détacher. Je sais que dans notre culture, la France et l'argent, ce n'est pas un mariage d'amour, et c'est souvent un sujet de crispation ou, à minima, un sujet tabou. En France, ne dit-on pas, pour vivre heureux, vivons cachés ? Ainsi, il se vend autant de Rolls-Royce en France qu'en Grande-Bretagne, mais en Angleterre, On roule avec, tandis qu'en France, on la laisse au garage. Dans notre société, nous transformons tout ce qui est vivant en argent, en chiffres, en cours de la bourse. À l'ère du matérialisme, si nous continuons à laisser autant de place à l'argent, toutes les décisions seront prises exclusivement en fonction de considérations financières. Nos peurs, nos envies guideront nos choix plutôt que d'écouter nos cœurs. Certains associent au mot argent les notions de sécurité, liberté, indépendance, autonomie, source de confort, énergie. La valeur d'un individu se mesure alors à son patrimoine et sa réussite sociale. A l'inverse, pour d'autres, le mot argent évoque des notions d'argent sale, d'injustice, de source de stress et de tension, de conflit. Ils mettent en lien les problèmes dans le monde à l'accaparement des richesses par une élite prédatrice. Ces deux notions sont diamétralement opposées. C'est du 180 degrés. Mais l'argent est comme un médium neutre, un grand blanc, sur lequel chacun va y projeter ses propres images. Ainsi, nos comportements avec l'argent n'ont rien à voir avec l'argent. Mais la source de notre comportement avec l'argent, c'est notre projection sur l'argent. Si j'associe ma sécurité au fait d'avoir de l'argent, je n'aurai pas le même comportement que si je pense que l'argent est source de conflit. Si j'associe argent et sécurité, je crée un lien de dépendance, car ma sécurité dépend de mes économies. Pourquoi court-on après l'argent ? Car je suis insécure, je manque de confiance en moi, dans ma capacité à faire face aux événements de la vie, je manque d'amour pour moi. Chercher à combler ce manque à l'extérieur, c'est faire fausse route. L'apaisement consiste à construire sa sécurité, ses fondations intérieures, pour avoir plus d'estime de soi. Il est intéressant et très révélateur d'observer notre comportement face à l'argent. Quand on fait ses courses, quand on reçoit une facture, est-ce qu'on la quitte immédiatement ou attend-on les chances limites ? Sa capacité à se faire plaisir et à faire plaisir aux autres. Ainsi, l'humain est soit dans un esprit de manque, soit dans un esprit d'abondance. Ceux qui sont dans l'énergie de l'abondance ont la chance de voir tout ce qu'ils ont déjà, d'être dans la gratitude et de s'en satisfaire. A l'inverse, ceux qui sont dans l'énergie du manque peuvent avoir de l'argent, mais abuser de leur pouvoir et penser que tout leur est dû. Par ailleurs, l'argent est un formidable bulletin de vote, beaucoup plus efficient que celui que l'on met dans l'urne deux fois par an. En effet, Chaque fois que nous donnons de l'argent, nous donnons en réalité une couleur à la société que nous construisons. Ainsi, si j'achète des biens et services dans les commerces locaux, je leur donne mon vote et je les encourage à continuer à se développer. C'est un acte politique fort dont nous devons être tous conscients. Quant à moi, j'ai encore du progrès à faire, mais je choisis de donner le plus souvent possible mon bulletin de vote. à nos agriculteurs, à nos commerçants locaux. À mon échelle et en tant que fille de petit commerçant, j'ai depuis quelques années délaissé tout naturellement la fréquentation des centres commerciaux. Je privilégie les commerces de proximité du centre-ville. Je suis même prête à payer légèrement plus cher plutôt que de commander en ligne via Amazon ou une autre plateforme. Bien sûr, je n'échappe pas au confort et à la qualité de la vie. et au choix d'articles proposés par les grandes enseignes de commerce en ligne, mais je suis consciente qu'en tant que consommatrice, j'ai le pouvoir de choisir à qui je donne mon bulletin. De mon enfance, je garde le souvenir des rues piétonnes de Bayonne dans lesquelles mes parents tenaient un bureau de tabac. L'atmosphère dans ces rues pavées aux charmes incontestables était joyeuse, pleine de vie et propice aux échanges et à la convivialité. Quelques rues plus loin, ma marraine tenait un magasin de prêt-à-porter féminin, Marie-Pierre, destiné à une clientèle appréciant les vêtements de qualité. Elle dirigeait une équipe de vendeuses, décoratrices et comptables. J'ai fait mes premières expériences professionnelles en travaillant l'été dans son magasin et garde le souvenir de cette effervescence féminine. Chaque année, la braderie constituait un moment fort de l'année durant lequel les clients venaient en nombre à la recherche de bonnes affaires. A cette époque, les soldes et les promotions étaient ponctuels et suscitaient un grand engouement. Pour l'occasion, ma marraine recrutait une quinzaine de personnes et organisait un grand buffet autour duquel elle réunissait ses employés, sa famille et ses amis. Elle avait plaisir à mettre sur la table des spécialités des artisans locaux, charcuterie, boucherie, fromager, pâtissier, le tout arrosé de bon vin et champagne. C'était la fête au travail et rien n'était laissé au hasard. Aujourd'hui, j'ai le cœur qui se serre quand je vois le centre-ville désert et que ma sœur Mathilde me fait remarquer le énième rideau de devanture de magasin baissé pour vente. Je lui réponds invariablement Arrête, tu me fous le bourdon ! J'observe certains petits commerces qui attendent le client et se battent pour maintenir leur activité. J'ai le souvenir de mes parents qui se levaient toute l'année à 5 heures du matin pour ouvrir leur bureau de tabac et ainsi faire la mise en place des journaux. Leur commerce était ouvert tard le soir jusqu'à 20 heures et ils se sont privés de vacances pendant 20 ans. Les fins de mois étaient parfois difficiles et mes parents ont passé de nombreuses nuits blanches. avant un rendez-vous chez le banquier ou un paiement d'échéance eh oui les commerçants ont des charges très élevées en france et ont parfois du mal à se dégager un salaire régulier mensuel avec la flambée du coût de l'énergie et des matières premières le secteur de la boulangerie a été touché de plein fouet notre traditionnelle baguette de pain considérée comme un fleuron du patrimoine français est aujourd'hui menacée quand je fais mes courses Je suis toujours étonnée lorsque j'observe certains clients venir dans un supermarché pour y acheter exclusivement une baguette de pain. Je suppose qu'il y a forcément un boulanger dans leur quartier. Si nous continuons à acheter nos baguettes à Super U, Marie Blachère, La Micaline, Carrefour, dans 20 ans, un dimanche, si nous avons envie d'un petit gâteau fabriqué de façon artisanale, Faites l'anniversaire de notre petit-fils, la boulangerie de quartier n'existera plus. Nous serons alors réduits à consommer du pain et des pâtisseries industrielles. Ces baguettes sont remplies d'améliorants et si elles coûtent 35 centimes, il y a forcément une raison. Ces enseignes achètent des tonnes de farine au rabais, ajoutent des additifs. Certes, chez un boulanger, la baguette coûte 1,10 mais elle est faite artisanalement, avec amour et passion et avec de vraies farines. C'est une baguette de tradition française, c'est un label qui met en avant l'artisanat français. nous devons apprendre à reconnaître une véritable boulangerie. Christole porte l'inscription sur sa devanture boulangerie Au bon pain, à la croissanterie, à la micaline, ce ne sont pas de véritables boulangeries. Il s'agit de personnes qui se lèvent à 6 heures pour cuire le pain déjà prêt et congelé, alors qu'un artisan boulanger se lève entre minuit et 2 heures du matin. Plutôt que de me donner bonne conscience en achetant des produits bio, je pense que le véritable enjeu est d'acheter local. Ce choix est à la portée de tous, mais nous devons revisiter nos modes de consommation, car ensemble nous avons le pouvoir. On peut gagner de l'argent sans limite, mais cela ne doit pas être un but en soi, car dans ce cas cela devient un problème éthique. Rêvons de gagner de l'argent. grâce au fruit d'un travail fait avec passion et enthousiasme, et rêvons d'être dépassés par notre propre succès. Nous saurons alors faire circuler cet argent, de manière à ce que cela ait du sens, un supplément d'âme, et contribuer à une société plus forte et intense. Heureusement, il n'y a pas que l'argent qui permet ce changement-là. Une force, l'amour que l'on a pour soi, l'amour qu'on a pour les autres, l'amour qu'on a pour la vie. peuvent permettre ce rapprochement. Alors imaginez, si nous arrivions à utiliser notre argent, avec l'amour, avec le cœur, cela ferait une énorme différence. Vous savez que j'aime bien vous laisser sur les paroles d'une chanson. Aujourd'hui, j'ai choisi une chanson de Jacques Brel. Moi, je t'offrirai des perles de pluie, venues de pays où il ne pleut pas. Je creuserai la terre jusqu'après ma mort. Pour couvrir ton corps d'or et de lumière, je ferai un domaine où l'amour sera roi, où l'amour sera loi, où tout sera reine. Vous êtes certainement abonné, mais vous pouvez toujours vérifier au cas où, afin de ne pas rater notre prochain rendez-vous. Vous pouvez me retrouver sur Facebook à Tendre une main pour soi, à Lisboy. Merci pour vos likes, vos partages et je vous dis à la semaine prochaine.
m oui
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