- Speaker #0
Bienvenue dans Celles de la Terre, une série de portraits aux féminins. Dans cette première série, je vous propose de partir à la rencontre de huit femmes qui vivent et travaillent dans le monde agricole. Je vous emmène avec moi dans l'Ain, l'Allier, la Drôme, le Puy-de-Dôme et on ira aussi dans le Rhône. Ces femmes, aux profils pourtant différents, ont un point commun. Elles ont choisi, parfois contre toute attente, de s'ancrer dans cette vie avec force et conviction. Au fil des épisodes, elles nous raconteront ce qui les anime et surtout, pourquoi elles se sentent à leur place. Parce qu'au-delà des clichés, ces femmes trouvent dans ce métier exigeant une vraie forme d'épanouissement. Alors, que vous soyez proche ou loin du monde agricole, je vous invite à tendre l'oreille. Partons ensemble au cœur de leurs histoires, celles de la terre. Épisode 6. Une bergère au rythme du soleil. Lorraine est bergère. Lancée dans des études pour devenir professeure, elle réalise qu'un autre chemin l'appelle. Je la rencontre sur le parking de la station de ski de Superbès, dans le puits de Dôme, où elle vient gentiment me chercher en 4x4. Nous faisons l'ascension en voiture jusqu'à sa cabane, puis nous terminons à pied pour rejoindre l'estive, où elle garde près de 1400 brebis.
- Speaker #1
Je m'appelle Lorraine, j'ai 26 ans et ça fait deux ans que je suis bergère. C'était pas, on va dire, un choix premier. J'ai voulu être... sages-femmes et puis ensuite professeur. Je suis allée jusqu'à un master MEF espagnol, donc pour être enseignante de l'espagnol. Et en deuxième année de master, j'étais en alternance. Et en fait, ça s'est très mal passé avec les classes, donc j'ai pris un temps pour réfléchir à ce que je voulais vraiment faire. Et voilà, en tâtonnant à droite à gauche, en fonction de ce qui me plaisait, j'ai fini par partir sur le métier de vergère. Je ne suis pas directement issue du milieu agricole. Mes parents sont professeurs des écoles. en maternelle. Et c'est plus à l'échelle de mes grands-parents et oncles et tantes qui sont globalement dans l'élevage et puis le maraîchage. J'ai toujours traîné dans les fermes et j'ai toujours bien aimé donner des coups de main. J'ai recherché les formations qui étaient possibles de faire dans le milieu agricole, de façon à ce qu'elles soient courtes, mais voilà, il y a quand même pas mal de pratiques. Et donc je suis tombée sur, pour le métier de berger, l'école du maire à la Salon de Provence. En tout, je crois qu'il y a... quatre ou maintenant cinq formations. Il me semble qu'il y en a une autre qui a ouvert. Et c'était la première à ouvrir le dossier des candidatures. Donc je me suis lancée et je me suis dit, on verra bien. Et puis j'ai été prise. Donc voilà, c'était parti. Et l'été, avant la rentrée, je suis allée travailler en tant que bénévole dans une ferme dans les Pyrénées. Et donc je voulais voir à quoi ça ressemblait quotidiennement et si vraiment c'était ça qu'il me fallait. Et en fait, ça a été le coup de cœur. Et puis en fait, tout s'est aligné parce que c'est là aussi que j'ai rencontré Guilhem, qui est hébergé. Et on garde ensemble depuis qu'on s'est rencontrés en formation. Moi, j'étais assez contente parce que c'était une formation qui était quand même assez complète. On a vu tout ce qui était gypédologie, donc tout ce qui est la terre, la phytologie, tout ce qui est les plantes. On a vu physionomie de la brebis, associé à ça, toutes les différentes pathologies. Les différents climats en montagne, premiers secours. Qu'est-ce qu'on avait ? On avait de l'initiation aux chiens de conduite, de l'initiation aux tracteurs. Et pas mal de pratiques. On avait des chantiers professionnels. Donc on allait chez des éleveurs pour participer à des chantiers. Donc donner un coup de main sur les chantiers de tonde, sur les chantiers de parages d'onglons. Ça permet aussi de se créer un réseau pour pouvoir trouver du travail.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous décrire où on est ?
- Speaker #1
Alors là, on est sur la station de Superbès. On est sur la partie supérieure et on est en limite de la réserve naturelle de la vallée de Chaux-de-Fours. Une très jolie vue sur la montagne et les zones escarpées de cette vallée. On est derrière Clermont-Ferrand. On a un petit peu la station en vue avec le champ bourguet. C'est le petit mont que tu vois. Et puis sur notre droite, on a le Cantal. On voyait même tout à l'heure le plomb du Cantal. La vue est très dégagée là aujourd'hui, c'est agréable.
- Speaker #0
Explique-nous ce que vous faites exactement.
- Speaker #1
Dans notre cas, on fait l'estive-l'été, de juin à début octobre, grosso modo, 4 mois. Et derrière, on recherche un travail en tant que berger salarié agricole. Et donc c'est là qu'on va participer à l'annulage, procurer les soins, mettre en place des parcs, sortir les brebis le matin, les rentrer le soir, etc.
- Speaker #0
Vous faites donc pâturer les brebis sur une estive. Est-ce que tu peux nous expliquer ce que c'est qu'une estive ?
- Speaker #1
Alors c'est une zone en montagne dans laquelle on va faire pâturer des brebis. En général, on a cette vision de la zone ouverte comme là devant nous, c'est-à-dire une prairie naturelle, voilà, avec pas trop d'arbres, etc. Mais il y a aussi des estives ou alpages qui sont plus fermées, donc avec des forêts, etc. Quand vient l'été ? C'est logique, l'herbe s'assèche, etc. On doit combler les besoins de la brebis autrement. Et donc souvent, les éleveurs, quand ils sont proches des montagnes aussi, parce que ce n'est pas pareil partout, ont pris l'habitude de faire monter les brebis qui trouvaient une herbe beaucoup plus riche que quand on l'était bien dans les plaines.
- Speaker #0
Donc là, tu me disais, c'est un regroupement de différents troupeaux, de plusieurs éleveurs.
- Speaker #1
Oui, donc là, c'est un groupement pastoral. Ça veut dire que c'est six, enfin là en l'occurrence cette année, il y a six éleveurs qui se sont associés. On a un président du groupement pastoral et donc c'est le groupement pastoral qui nous embauche. La journée en fait c'est simple, elle se fait au rythme du soleil. Donc quand on fait démarrer les brebis, c'est cinq heures à peu près et on les rentre. Autour de 21h. Ensuite, sur la période de 10h30 du matin à 16h30, c'est environ, c'est la période de la chôme, c'est-à-dire qu'il fait trop chaud, les brebis ont bien mangé avant, elles vont se regrouper et attendre que la chaleur passe. Pour redémarrer ensuite et remanger toute la fin de la journée. Donc souvent, on garde à deux, mais en fonction des zones, s'il y a des zones plus faciles de garde, c'est vrai que... On se prend une demi-journée. Notre tâche principale, c'est faire manger les brebis. Via leur bien-être, via ce qu'elles aient de l'eau. On les complémente en sel aussi. Et puis ensuite, notre deuxième tâche, c'est de soigner. Là, on va récupérer toutes les brebis qui boitent et qu'on a observées la journée. Le puits de Dôme, pourquoi le puits de Dôme ? Et pas les Pyrénées, par exemple ? Oui, Guilhem, il n'est pas à l'aise avec l'idée de rencontrer l'ours, c'est vrai, qui est très présent dans les Pyrénées.
- Speaker #2
Un confrère des Pyrénées dans la Riège, il s'est fait attaquer non-stop en fait. Ils sont trois bergers, deux à la journée et un pour la nuit. Et un la nuit en fait, il fait non-stop du bruit constamment pour effrayer l'ours. Mais quoi qu'il se passe, malheureusement, l'ours est toujours là. Et c'est complètement différent du loup parce que l'ours peut rentrer dans la cabane.
- Speaker #1
Et puis... Le paysage nous plaisait, l'environnement nous plaisait. Et on s'est dit, pourquoi pas, on va essayer. Et puis du coup, on est un peu plus proche aussi des parents de Guilhem, qui viennent nous rendre visite régulièrement.
- Speaker #0
Il y a cet aspect de solitude en montagne. Bon, là, vous gardez à deux, forcément, je pense que vous le ressentez moins, mais on peut le voir totalement. Oui, clairement.
- Speaker #1
Moi, ce qui me faisait bizarre au début, c'était de rester très longtemps au même endroit. Et de ne pas forcément passer du temps avec ma famille et mes amis. Alors que sur la période d'été, c'est vrai que c'est le moment où on a tendance à être tous réunis. Enfin voilà, de trouver du temps pour se réunir. D'un point de vue social, c'est vrai qu'on est plutôt isolés. Ici, c'est très touristique. Donc on est seul, mais quand même, on voit du monde. Enfin voilà, et c'est vrai que ça fait toujours un peu de bien de discuter avec les gens. Bon là, ces derniers jours, on a eu quelques incivilités, mais ça va encore pour le moment. Euh ben... Des gens qui traversent le troupeau en courant. Une fille qui ne m'avait pas vue au début, mais il y avait quelques brebis, vraiment une centaine, pas plus. Donc elle aurait pu contourner ou passer tranquillement. Puis je la vois qui arrive et qui fait comme ça sur les brebis, et les brebis qui partent.
- Speaker #0
Donc un message à faire passer aux personnes.
- Speaker #1
Essayez au maximum de contourner le troupeau. Et quand ce n'est pas le cas, quand ce n'est pas possible, ça peut arriver. Vous traversez le troupeau, mais dans le calme, sans courir, sans crier. Et plus important encore, si vous avez des doutes, et que vous voyez le berger, n'hésitez pas à lui faire signe, à l'appeler. Nous, il n'y a pas de souci. On vient souvent à la rencontre des gens.
- Speaker #0
Fais quoi, toi, pendant que les brebis chaument ?
- Speaker #1
Alors, en l'occurrence, oui, moi, je lis. Et c'est vrai qu'on a le temps de lire, donc c'est bien. Ou j'écoute des podcasts, ou je regarde des vidéos, comme ça. Sinon, je joue du violon. Ça faisait un moment que je l'avais arrêté, mais là, j'en avais profité pour m'y remettre. Comme ces derniers temps, on gardait toute la journée, j'étais un peu fatiguée pour en jouer le soir. Mais c'est vrai que c'était sympa de revenir à la cabane, de faire un petit air. On parlait de confort dans la voiture quand t'es arrivé. On a une première cabane où on avait une gazinière, un évier et le lit. C'était une unique pièce. Il n'y avait pas la douche, les toilettes. Donc on allait dehors pour faire les besoins, etc. Et on se douchait dans un seau. Enfin voilà, on se faisait la douche aux gants dans un seau. Donc ça reste très spartiate. Mais on sait qu'on monte, enfin, on sait aussi à quoi s'attendre. Enfin, on sait que l'estive, c'est pas, voilà, cabane 4 étoiles, même s'il y a eu beaucoup d'améliorations ces dernières années, etc. Et voilà, mais ça participe justement aux difficultés, quoi. On a eu des attaques de loups. Bon, ça allait, enfin, ça allait dans le sens où, bon, il y a eu 3 attaques en 3 jours, quand même, c'est pas rien. Mais aussi, l'éleveur, il nous avait mis des Vendéennes. Donc, c'est des bruits qui sont pas du tout adaptés à la montagne. elles étaient très sociables et elles n'avaient pas peur de nos chiens. C'est-à-dire qu'on pouvait envoyer le chien, s'il y avait des vendéennes derrière un buisson, le chien continuait, parce que les brubis ne bougeaient pas. Et ça nous arrivait d'en oublier, mais sans qu'on les ait vus. Et donc des fois, on fermait le parc de nuit et on entendait les à l'extérieur, et bien voilà, il y a cinq vendéennes qui reviennent. Donc voilà, on a eu trois attaques en trois jours. Et aussi un des points où on se dit que, bon... ça allait par rapport à d'autres attaques, c'est que toujours les brubis avaient été mangés. Il y avait un gigot en moins, une épaule en moins, etc. C'est pas comme il y a des attaques de masse et où il y a 30 brubis blessés. Peut-être que là, on aurait eu une autre approche du loup. Enfin voilà, je comprends aussi que c'est quand même une source de stress. Même si ça s'est bien passé, entre guillemets, on y pensait tout le temps. Dès que nos chiens étaient en alerte, on regardait. Enfin voilà. Et les attaques, elles ont eu lieu en journée. Et quand j'ai fait les déclarations à l'agent de l'OFB, il me disait, vous avez été prédaté en journée. Et quand j'y réfléchissais, moi, j'étais à 20 mètres, peut-être. J'étais à côté et on n'a rien entendu, rien vu. Le loup, je le trouve fascinant parce qu'il s'adapte. Il va passer une semaine à nous observer, voir quelles habitudes on prend, etc. Nous, la particularité sur cet estive aussi, c'est qu'on n'a pas de chien de protection, comme il n'y a pas de prédation. Mais en même temps, je me dis tant mieux, parce que pour gérer avec les touristes, ce serait compliqué, je pense. Parce que c'est vrai que le chien de protection n'est pas très bien accueilli par le public. Et c'est vrai que pendant très longtemps, les éleveurs mettaient le chien de protection au troupeau et laissaient faire tout seul. Alors que maintenant, de plus en plus, les éleveurs font attention à ce qu'ils soient familiarisés à l'homme. Patou, Kangal ou chiens d'Anatolie. Donc ça, c'est les chiens de protection. Et nous, on a ce qu'on appelle des chiens de conduite. Donc avec une des races les plus connues qui est le border collie. On en a trois. On en a deux vieux et une jeune qui est en apprentissage. Et donc, comme le nom indique, ces chiens-là nous servent à conduire le troupeau. donc les envoyer dans un coin ou justement les ramener dans un autre, etc. Le border collie, c'est une race qui est souple, donc qui est facile à éduquer, mais qui demande du travail quand même.
- Speaker #2
Lui, par exemple, au sifflet, je le... centimètre par centimètre, c'est génial.
- Speaker #0
Donc là, on voit qu'il y a pas mal de randonneurs qui passent par ici. Est-ce qu'ils ont conscience que derrière la garde de Brebis, il y a toute une filière économique ?
- Speaker #1
Quelques-uns en savent, viennent nous parler, qui sont intéressés de savoir comment ça fonctionne, etc. Il y en a qui nous disent, franchement, c'est super que vous soyez encore là, c'est vraiment, comme ils nous avaient dit ça, un patrimoine français, et c'est vrai, et puis je crois que c'est la transhumance, il y a un ou deux ans, qui a été inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO. La plupart n'ont pas conscience. que le métier existe et du travail que c'est, de la responsabilité. Derrière, c'est la ressource principale d'un éleveur.
- Speaker #0
Et justement, en parlant de la rémunération, est-ce que tu arrives à vivre de cette activité ? D'être berger ? D'être berger, oui.
- Speaker #1
On peut parler franchement, ici on est à 1700 nets. En moyenne, dans les Pyrénées, ça va être plus 1800. Et dans les Alpes, on monte à 2000 facilement. Et en fonction de l'ancienneté des bergers aussi, ça joue. En fait, je suis arrivée avec plein d'a priori. Parce que je me disais, ça va être un milieu d'hommes. De mon expérience, c'est plutôt le contraire, dans le sens où finalement, il y a beaucoup de filles qui reprennent la ferme de leurs parents, donc on est face à des éleveuses, il y a beaucoup de bergères. Par exemple, dans notre formation, on était trois quarts de filles pour un quart de garçons. Donc après, moi, c'est vrai que je me donnais à fond et puis c'est dans ma nature, mais souvent, les éleveurs, j'ai l'impression que c'était « ah ouais, elle en voit en fait » . Je pense qu'eux aussi avaient un petit a priori, mais plus sur ta valeur au travail que ton sexe. Après quand même, nous... formation. Enfin voilà, on nous faisait de la prévention sur tout. Vous habillez pas comme ci ou comme ça parce qu'il y a des éleveurs qui pensent que... Puis on nous a aussi proposé un stage de self-défense parce que, donc c'était pas mon cas, mais c'est vrai que quand t'es une bergère seule en montagne, ben, il y a des gens qui vont fantasmer, s'imaginer des trucs, etc.
- Speaker #0
Que faut-il aimer, selon toi, pour devenir berger ou bergère ?
- Speaker #1
Déjà, il faut aimer les animaux, être en contact avec les animaux. Parce que sans ça, ça ne sert à rien d'être berger. Autant juste faire des randonnées et puis voilà. Ensuite, pour être berger, je pense que l'observation s'imprime. Repérer les brebis qui sont malades, repérer le déplacement du troupeau. Ça te permet d'anticiper le travail. Et puis, aimer être dehors. Mais ça veut dire quoi ? Ça veut dire être dehors, mais dans toutes les conditions. Parce que là, on a de la chance. C'est vrai qu'il fait très beau. Mais ça nous arrive qu'ici, il y ait un vent de folie. Comme je disais, le brouillard, la pluie. il faut quand même s'occuper du troupeau.
- Speaker #2
On arrive souvent à faire plus de 60 heures semaine, mais je trouve que c'est du bonheur. On travaille, mais c'est de la passion qu'on fait.
- Speaker #1
J'avais aussi cette idée-là préconçue de l'agriculture, que c'est un milieu scellé, machin et tout. Mais en fait, si ça ne le fait pas en estive, ça peut le faire en bergerie. Ça ne t'empêche pas de trouver du travail en tant que salarié agricole en bergerie. Et en fait, tu peux complètement évoluer dans ce milieu. Là, par exemple... En octobre, je vais faire une formation pour travailler avec des brubilétières et apprendre la transformation fromagère. Et donc, en fait, tu pourras toujours rajouter des cordes à ton arc, même si ça ne le fait pas en tant que garde. C'est vrai que c'est de la garde, mais on a tout à fait les capacités de travailler en bergerie.
- Speaker #0
Toi, c'est ça qui t'anime ? Qu'est-ce qui te fait lever le matin ?
- Speaker #1
Moi, ce que j'adore, c'est d'être en rythme de la nature et d'être partie de toute l'artificialité. d'avoir des horaires imposés, un calendrier. Moi, je vivais dans le calendrier et ça m'énervait. Parce qu'en résumé, je m'étais rendu compte que j'attendais toujours le week-end ou les vacances pour faire les choses qui me plaisent. Alors que là, je fais tout le temps les choses qui me plaisent.
- Speaker #0
Tu te vois encore faire ce métier dans 10 ans ?
- Speaker #1
Oh oui ! Franchement, oui. C'est juste qu'on a un projet de famille. projet de monter notre propre ferme. C'était difficile, mais je ne me vois pas faire autre chose parce que je me sens bien, je me sens à ma place et que c'est juste passager la difficulté en général. C'est vrai que moi, ça me pourrait rêver d'avoir les petits qui courent là.
- Speaker #0
Merci à Lorraine d'avoir répondu à mes questions et de nous avoir éclairé sur le métier de berger. J'espère que cet épisode vous aura plu et que vous aurez appris, comme moi, plus de choses sur le métier de berger. Merci à vous pour votre écoute et je vous donne rendez-vous pour le prochain épisode avec Manon, chauffeuse collecte de lait dans la Drôme. Et pour ne rien manquer, je vous invite à vous abonner à la série. C'était l'épisode 6 de Celles de la Terre, une série de 8 épisodes immersifs à l'initiative de plusieurs acteurs de la région Auvergne-Rhône-Alpes, la DRAF, l'ANEFA et France Travail. avec le soutien de la DRETS. Pour en savoir davantage sur les 100 métiers possibles en agriculture, connectez-vous sur anefa.org. En région, retrouvez tous les événements mettant en lumière les emplois et les métiers de l'agriculture sur le site mesévénementsemploi.francetravail.fr Pour suivre toute l'actualité du monde agricole, rendez-vous sur les réseaux sociaux de la Presse agricole du Massif central La PAMAC est sur notre site web Agriculture Massif Central. Merci et à bientôt.