- Speaker #0
En fait, quand tu vois comment ça a fonctionné à la cour de Louis XIV, ça n'a pas changé. Soit t'es drôle, soit t'es intéressant. Il y a un triangle, en fait, hyper important. C'est soit t'as le pouvoir, soit t'as la célébrité, soit t'as l'argent. Moi, je lance ma boîte, je la plante au bout d'un an. Parce que je fais que des télés, que des journaux, machin. Mais les gens, quand ils arrivent sur mon site, « Ouais, il est beau, il est super beau. » Converti pas. Ça ne vend pas. C'est simple, je ne connaissais pas ce mot. Copywriting. L'idée. d'écrire pour convertir, l'idée d'écrire pour vendre, on ne m'avait jamais appris ça. Je ne savais pas que c'était une compétence.
- Speaker #1
Bienvenue chez The Patron, le podcast qui démissifie la réussite. Ici, le syndrome de l'imposteur se transforme en courage et la chance se provoque. Je suis Elvire, coach en leadership, je suis ravie de t'avoir parmi nous. N'hésite pas à liker et partager et enjoy. Aujourd'hui, j'accueille Selim Neiderhoffer, le meilleur copywriter de France. Pas encore du monde.
- Speaker #0
Pas encore du monde, parce qu'il faudrait que j'écrive en anglais. J'ai très très peu de clients anglo-saxons. Bah oui, anglophones.
- Speaker #1
Donc pour l'instant, ton royaume, c'est la France. Bienvenue sur The Patron, Sélim.
- Speaker #0
Ça me fait plaisir d'être une patronne. Coucou les patrons !
- Speaker #1
Tu es le deuxième invité masculin. Le premier ayant été Thomas Védrine.
- Speaker #0
Je l'aime. Coucou Thomas Védrine.
- Speaker #1
Donc tu n'es pas une patronne, mais je suis hyper contente de t'avoir... énormément de raisons qu'on va découvrir très vite. D'abord, en intro, Célim, est-ce que tu peux me faire un parcours très rapide de ta vie professionnelle ?
- Speaker #0
Bien sûr. Écoute, d'accord, on va y aller le plus rapidement possible. Un lycée tout à fait normal, classe prépa, école de commerce. Je me spécialise dans les achats. Je travaille pour la plus grande boîte au monde à l'époque, General Electric, puis Schneider Electric. Puis je suis toujours acheteur dans l'industrie automobile. Puis je n'aime pas ça, donc je deviens... coach en séduction en France, puis je deviens community manager de Patrick Bruel et en même temps je suis blogueur lifestyle avant d'enlever un max de casquettes et de me concentrer uniquement sur mes missions dans le copywriting, l'art d'écrire des messages qui font vendre, donc ça veut dire écrire mieux pour vendre plus. Tous les gens qui ont quelque chose à vendre, à un moment ton message tu l'écris et tu vas le décliner sur Instagram, sur LinkedIn, sur ton site internet, en email. à peu près partout aujourd'hui. C'est ce que je fais pour des grands groupes, pour Vélux, pour Orange, pour Décathlon ou pour des infopreneurs ou pour mon restaurateur, mon pisciniste. On écrit des sites internet, on écrit des séquences d'email et j'écris des livres sur le copywriting. Voilà, le plus rapidement possible, mon parcours professionnel.
- Speaker #1
Et en même temps, je me dois de montrer ce livre qui s'appelle Le Guide du Copywriting. Ça, c'est la deuxième édition. On est d'accord,
- Speaker #0
c'est la deuxième édition.
- Speaker #1
Parce que la première a cartonné.
- Speaker #0
Oui, mais c'est merveilleux. C'était de la chance. Tu sais, en fait, quand tu écris un livre, ça, c'est pas mon premier. C'était mon quatrième. C'était le troisième, le quatrième. C'était le quatrième, ça, officiellement. Et les trois autres ont plus ou moins flopé. Le premier, c'était un bouquin sur la barbe. Tu vois, je suis barbu. Donc, à l'époque, j'avais mon blog perso. Et j'écrivais un article que je mettais à jour tous les mois sur les meilleurs barbiers de Paris pour partager mes bons plans. J'allais chez le barbier une fois par mois, je notais une photo, machin. Mon article, il était tellement bien écrit, tellement bien référencé que j'étais devant le Figaro, le bonbon GQ. Et là, tu te dis, ah cool. Là, une éditrice, elle voit ça, elle cherche un auteur pour écrire un livre sur la barbe. Donc, elle m'appelle. Est-ce que ça te dirait d'écrire un livre ? On est en 2016, tu vois, un livre sur la barbe. Je fais... Ouais, grave, mais à fond, trop bien. Le problème, c'est que j'avais déjà signé un deal avec un contrat, avec une autre maison d'édition pour sortir mon livre sur la séduction. Donc, les deux, ils sont sortis à trois mois d'écart. La barbe en mai 2017 et la séduction en septembre 2017. Flop et flop relatif. Le premier, parce que je n'ai pas fait de promo sur le sujet, parce que je savais que trois mois après, j'avais celui sur la séduction qui arrivait. J'étais beaucoup plus connu dans le domaine de la séduction. Voilà, exactement. Et sauf que 15 jours après la sortie du bouquin, Harvey Weinstein, Me Too, Balance ton porc, Scam. Donc là, si tu veux,
- Speaker #1
c'est une question de timing. Exactement.
- Speaker #0
Non, non, timing pas bon du tout. Donc ouais, flop, on a du relatif, 4 500 exemplaires, ce qui est bien. Mais avec la taille de la communauté que j'avais, j'avais une chaîne avec plus de 100 000 abonnés, on faisait 1,8 million, 2 millions. de visiteurs par mois sur le site. On était le plus gros site en France, en francophonie, sur le sujet. C'était quand même décevant. Je m'attendais à en vendre plus. J'ai ressorti un livre tout seul que j'ai auto-édité en 2019 pour essayer, pour voir s'il auto-édition. Mais je n'avais plus le cœur dedans. C'est le moment où j'ai vraiment fait le changement, où je me suis dit, ok, mais en fait, je veux faire du copywriting. Je veux avoir juste ma casquette de copywriter, de concepteur-rédacteur. Donc, il faut que j'écrive le guide du copywriting. Et là, j'ai eu de la chance parce que le timing a fait que sur le marché, il n'y avait rien. Et qu'il y avait de la demande, beaucoup. Et mon éditeur, je suis le premier à être sorti. Quelques mois après, il y a une consoeur et deux autres consoeurs. La même boîte, la même maison d'édition, Erol, sort les trois bouquins sur le marché. J'étais dégoûté. Mais ce n'est pas grave, c'est moi qui ai vendu le plus. Aujourd'hui, je suis le seul best-seller. Il a vendu 15 000 exemplaires. Et c'est pour ça que je l'ai remis à jour parce que entre le moment où je le sors en mars 2021, le guide du copywriting, et là, la mise à jour en novembre 2025, il y a eu ChatGPT. Donc, il y a quand même pas mal de choses qui ont changé. Donc, j'ai rajouté 50 pages dans la nouvelle édition avec plus de comportement consommateur, plus d'outils et un petit peu de comment écrire avec l'IA. Et puis surtout, j'ai pris en fait aussi en expérience cinq ans de plus à former des débutants. copywriter et à former dans des grands groupes. Parce que quand tu vas former Decathlon ou Orange ou que tu écris pour des énormes boîtes, tu vois d'autres choses. Et ce qui fait que la deuxième édition est encore meilleure que la première.
- Speaker #1
Elle est très... Je ne l'ai pas finie, je t'ai avoué, mais j'ai commencé à lire et j'ai déjà trouvé énormément de tips qui sont très utiles. Et ce qui m'intéresse avec toi, et on y reviendra après, c'est comment est-ce que, justement, tout ce que tu prêches... peut être utile aux femmes qui travaillent en entreprise et qui ont besoin de s'éloigner. Mais avant ça, revenons sur l'art de séduire. Comment apprendre aux mecs à draguer ? Comment ça s'est vu ? À séduire, pas à draguer, à séduire. Les mots ont leur importance. Les mots sont importants. Comment ça t'est venu cette idée de devenir coach en séduction ?
- Speaker #0
J'étais à Paris à un moment où je venais de bénéficier d'un plan de départ volontaire. Je ne faisais rien de mes journées. La France est un pays merveilleux où on te donne deux ans de chômage pour réfléchir à ton projet, te trouver, trouver ta voie. Donc moi, j'étais très attiré par l'écriture. J'étais déjà blogueur à ce moment-là. J'écrivais déjà et je tombe sur un bouquin en 2008 qui s'appelle The Game. The Game, c'est la bible de la séduction. C'est un journaliste musical américain, petit, chauve, qui devient le meilleur dragueur de l'univers. Et là, tu te dis, parcours initiatique de fou. Vraiment, c'est le voyage du héros. S'il commence nullissime et qu'à la fin, il est merveilleusement fort. Moi aussi, je peux apprendre des trucs. Donc, je lis ça et je fais les Américains, mais qu'est ce qui sont nuls ? Tu vois, c'était des process. Il n'y avait pas d'improvisation. C'est pas romantique. C'était de l'ingénierie. Tu vois, vraiment, c'était... du marketing et moi à cette époque là je me dis vraiment les américains nous on est en france donc je me dis je vais faire ma version à moi en fait le gars je le rencontre je le rencontre il en france pour une tournée de promo mais je le crois j'avais une copine qui voulait absolument le voir et elle m'appelle le jour où elle a mis le grappin sur lui et me dit vas-y viens rejoins nous maintenant donc on passe le week-end ensemble et là le gars il me dit mais attends attends tu fais quoi en ce moment je dis à la base je suis acheteur j'ai un diplôme d'acheteur mais ça me plaît pas trop, il me dit mais attends J'ai rencontré les deux, trois gars du marché français. Ils sont nullissimes. Toi, tu as une bonne tête. Tu sais écrire ? Ouais. Vas-y, go. En fait, là, c'est comme si tu as Alain Prost qui te dit, tu sais conduire ? Mais ouais, prends le volant. Ah bah d'accord, ok. Pied à l'étrier. Mais oui, mais oui. Et moi, j'allais vraiment faire je ne sais pas quoi. Tu vois, j'avais deux ans devant moi pour réfléchir. Qu'est-ce que je vais faire ? L'idée, elle est venue assez rapidement. J'ai lancé un site internet avec des potes, j'écrivais dessus. Tu vois, en fait, on avait un blog qui c'était Sex and the City, mais au masculin de gamin de 25 ans. Je suis sorti, j'ai vu ci, j'ai vu ça, machin, trop bien. Sauf qu'on pouvait faire mieux et plutôt que juste raconter notre vie, on pouvait partager des tips. Et c'est là que du coup, on a arrêté ce blog tous en commun avec les copains et où j'ai lancé mon propre truc. Et j'ai fait toutes les télés possibles. vraiment toutes les télés possibles pour devenir connu parce que dans ma tête pour faire exploser un business au début je me dis il faut être célèbre. Et à l'époque ça passait par la télé Oui notamment donc pendant un an je fais du M6 du NRJ12
- Speaker #1
Attends comment parce qu'il y en a plein qui veulent démarrer et faire de la télé, comment toi techniquement t'as fait pour te faire remarquer et partir chez M6 ?
- Speaker #0
Ah c'est dur j'ai couché c'est très très dur je suis obligé d'expliquer ça Non J'ai la chance d'habiter à Paris. On est à Paris, donc tous les médias sont à Paris. Et surtout, je sortais beaucoup, j'organisais déjà des soirées. Donc, je croisais du monde en soirée, je croisais des journalistes. Et puis surtout, ce n'est pas comme si quand je rencontrais des gens, je leur disais bonjour, je suis comptable. Non, il y a un truc, c'est « Eh, je suis coach en séduction ! » Non, mais c'est trop fou ! Vas-y, raconte ! Attends, il faut que je te présente un tel. Attends, mon cousin, il a peut-être besoin. Du coup, le réseau, il devient grand rapidement et c'est fun, tu vois. Tu touches un besoin vital chez l'homme de se connecter qui est terrible. La solitude, c'est terrible. Et forcément, en termes de médiatisation... Tu as la Saint-Valentin, tu as Dragon en été, tu vois, on a des marronniers comme ça. Voilà, non mais t'as des marronniers, ça revient chaque année. Quand tu prends les magazines féminins, c'est la même chose chaque année depuis 1960. Ça n'a pas changé, t'as un thème qui arrive de temps à autre, ça n'a pas changé. Donc comment t'arrives, fresh face, tout nouveau, tête de lunette, ça a changé des autres. C'est bien, on y va. Et c'était cool.
- Speaker #1
Ce qu'il faut avec toi, c'est qu'il y a un côté... Presque. Beau parleur. Quand tu dis ça, on se dit que ce n'est pas possible. Ça ne peut pas être vrai. Mais moi, je te connais depuis un certain nombre d'années, avant le blog. Et tu ne viens pas de Paris. Tu viens d'un milieu beaucoup plus modeste. Modeste. De province. Donc, tu as fait une école de commerce. Tu as commencé à bosser, etc. Mais tu es un imposteur dans le sens où tu n'es pas du milieu. Tu n'avais pas de connexion à la base.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
t'es parti de rien avec ta belle gueule et ton culot.
- Speaker #0
Oui, le cerveau aussi. Et c'est là la partie intéressante. C'est que la belle gueule, c'est cool pendant un moment. Et tu ne le tiens jamais, ni homme ni femme, sur toute une vie. Ça ne suffit pas. En fait, moi, j'ai eu la chance d'avoir notamment nos profs de lettres qui nous expliquaient un peu tous les livres sur les arrivistes. Tu as toujours un gars, il en veut, il veut sa revanche sur la société. Et tu ne peux pas arriver les mains vides. Donc, il va falloir un peu être utile aux gens. Et c'est ça la base pour se connecter aux gens. Qu'est-ce que je peux t'apporter ? Moi, je leur apportais beaucoup de culture, je leur apportais des compétences d'écriture, je pouvais les aider sur leur communication. Et tu l'as dit, moi je ne suis pas parisien, je ne suis même pas dans le business ni dans les médias. Mon père est gendarme, ma mère, elle était en fonction des déménagements. On déménageait tous les trois ans. Donc, elle a été démonstratrice en jeu de société, elle a bossé dans des bureaux de tabac, elle a été caissière, enfin... France populaire moins c'est même pas classe moyenne plus c'est vraiment simple à la fin, une fois que je finis mon lycée mes parents me disaient maintenant c'est quoi, tu fais quoi je leur ai dit que j'allais en prépa à cause de Thomas Védrine, c'est lui qui m'a dit eh viens, on souffre trop au lycée, mon projet c'est d'aller en fac de droit pour rejoindre ma petite amie qui avait un an plus que moi, qui était en fac de droit exactement, donc quand il me dit un jour il arrive en février au moment des inscriptions je le vois revenir au lycée et il avait l'air mort mais complètement crevé il me fait, j'ai dit mais qui, pourquoi, t'es où il dit mais je souffre trop, je suis en prépa c'est dur, viens bah oui j'arrive, moi tu me dis c'est dur évidemment je viens mais le défi est évidemment je passe de premier de ma classe de toute la vie, premier ou deuxième à 52ème sur 52 là tu dis ah en fait je suis nul c'est trop bien mais C'était ça qui était important aussi, c'est que moi j'ai grandi avec toujours ce parcours du héros et cette douleur du sportif de no pain no gain. Et c'est ça qui est intéressant, on en a encore reparlé récemment. Je suis un touche-à-tout, j'ai la bougeotte tout le temps et on commence l'année, on est 52 en classe, on l'a fini, on est 35. On perd un tiers de l'effectif, donc ultra sélectif, les gens ne tenaient pas mentalement. Moi, je disais, ouais, il faut juste attendre. Il faut tenir, il faut que ça rentre dans la tête. C'était dur, mais ça l'a fait. Et puis après, rencontrer du monde, les faire rire. En fait, quand tu vois comment ça a fonctionné à la cour de Louis XIV, ça n'a pas changé. Toutes les règles sociales, elles n'ont pas changé. Soit t'es drôle, soit t'es intéressant. Il y a un triangle, en fait, hyper important. C'est soit t'as le pouvoir, soit t'as la célébrité, soit t'as l'argent. Bon, pouvoir, je n'avais pas. Célébrité, je pouvais aller la chercher un peu. Argent, je n'avais pas. Célébrité, célébrité, comment on peut faire ? Et c'est là que tu commences à réfléchir. Il y avait un ou deux gars qui étaient des Français à l'étranger. Tu sais, quand tu regardes Capital ou Zone Interdite, tu vois ces Français qui sont des tueurs à l'étranger. Et tu te dis, putain, mais c'est ça. En fait, nous, la France, c'est quoi notre argument marketing ? On est le luxe, on est l'élégance. Mais vas-y, il faut que je sois à Versailles, là-bas. Il faut que je sois l'élégance, la séduction à la française, mais aux États-Unis. Moi, mon plan, c'était ça. Pendant des années, c'était de m'exporter aux États-Unis. Et en fait... Quand je rencontre Neil Strauss, celui qui a écrit le livre The Game, c'est lui qui me dit « Non, mais fais ça en France, si tu as les qualités, tu sais écrire, tu sais coacher, tu apprends. » Donc, je me forme, coaching, génial. La PNL, l'analyse transactionnelle, tous les outils, je trouve ça fascinant. Et là, tu apprends plein de compétences que je n'ai pas apprises en école de commerce, que je n'ai pas apprises en prépa. Ultra utile. Et ces trucs-là, je peux les partager, je peux aider des gens dans leur vie. à mieux comprendre qui ils ont pour séduire plus. C'est des mecs intéressants. On reprend le comptable. Il est chiant. Parce qu'il ne sait pas raconter des histoires. Mais en fait, il est intéressant. Il est gentil. Il est sportif. Bon père de famille, génial. Mais là, tout de suite, en soirée, ce n'est pas lui qui va emballer le truc. Donc lui, je ne vais pas le changer. C'était ça qui était intéressant. Mec, je t'explique. En fait, t'es déjà très bien comme t'es. T'as plein de qualités qu'elles recherchent, les femmes, pour fonder une famille. Là juste, tu manques un peu de fun. Donc, tes histoires que tu as vraiment vécues, au lieu de les raconter en platitude, je vais t'aider à mettre un peu de storytelling, up and down, des péripéties, pour que ce soit intéressant. Et ouais, mais c'est pas vraiment moi. Ah, flemme. Oui, c'est pas vraiment toi. C'est du théâtre, c'est une scène sociale. Et ça encore, tu vois, ça n'a pas changé depuis la nuit des temps. Quand tu lis Machiavel, Le Prince, Quand tu lis tous les ouvrages, je ne sais pas, en France, on a la carte de tendre. Tu apprends tout ça. C'est un jeu de rôle. Tu apprends. OK, donc en fait, les puissants, il ne faut pas que je les énerve. Peut-être que je peux rentrer par ce rôle de bouffon, mais devenir un peu indispensable. Qu'est-ce que je maîtrise ? Les réseaux sociaux. Et moi, je suis rentré vraiment par là. Il y a eu une concordance des temps de quand Facebook débarque en France fin 2007. Moi, c'est tous mes potes qui étaient à l'étranger qui nous l'ont ramené début 2007. Parce qu'aux États-Unis, ils étaient inscrits sur les campus. Et là, moi, je vois un terrain d'expression de fou pour ma créativité, pour faire des blagues. Parce que j'ai toujours été comme ça en cours. J'ai toujours fait des blagues parce que je m'ennuyais en cours. En fait, tu me racontais un truc, c'est bon, j'ai compris. Allez, pas besoin de répéter 100 fois. Et donc, je faisais le con en cours. jusqu'au moment où ça n'a plus marché en prépa parce que je ne comprenais plus. Ça allait trop vite pour moi. Mais je retrouvais sur Facebook et sur Twitter cette cour de récré. On était là, on était tous en train de travailler et en même temps, on se faisait des blagues. Et je pouvais en fait devenir quelqu'un en partageant de l'information. Trop bien. Donc, j'ai commencé vraiment comme ça. Et art de séduire. Moi, je lance ma boîte et je la plante au bout d'un an parce que je ne fais que des télés. que des journaux, machin. Mais les gens, quand ils arrivent sur mon site, ouais, il est beau, il est super beau. Il ne convertit pas, ça ne vend pas. Il n'y a personne, en une année, je dois faire 10 coachings. Ce n'est pas assez, tu ne peux pas vivre de ça. En une année, mon site ne convertit pas. Et en fait, c'est simple, je ne connaissais pas ce mot. Copywriting, l'idée d'écrire pour convertir, l'idée d'écrire pour vendre, on ne m'avait jamais appris ça. Je ne savais pas que c'était une compétence. Nous, on a appris à écrire des grandes rédactions à la française avec des mots compliqués, avec des concepts. Non, non. Quand je plante ma boîte, je vois la trésorerie qui finit, j'ai bientôt plus mes droits au chômage. Et comme d'habitude, quand tu es partout à la fois et que tu es dans la tête des gens, il y a une copine qui m'amène une offre d'emploi. Tiens, regarde, magazine sur les relations hommes-femmes cherche rédacteur. J'y vais. Moi, je me dis que ça va être glamour ou cosmo. Je suis trop content. Bon, c'était Art de séduire. Le site est dégueulasse. Vraiment, mais le site, il est moche, mochissime. Je me dis, c'est pas possible. Ce gars-là, il vend des formations en séduction. Il n'a pas sa tête nulle part. Mais comment il peut inspirer confiance ? Il ne montre pas sa tête. Je le rencontre et on s'entend trop, trop bien parce qu'il a une vraie énergie, une vraie détermination. Et moi, j'ai la créativité. Il est un peu créatif, mais je suis dix fois plus. Et quand il me demande d'abord, j'écris des articles. comment réussir ton premier rendez-vous, comment t'habiller, comment prendre un numéro de téléphone sans passer pour un lourdot, ce genre de choses. Au bout d'un moment, il me commande un guide du premier rendez-vous. Ok, j'écris les 200 pages, c'est cool. Complètement. Et là, il me demande vas-y, tu écris la page de vente. Je ne connais pas ce mot. Ça veut dire quoi une page de vente ? Il m'était con ou quoi ? C'est la page, ils vont la lire et à la fin, il faut... que ça leur donne envie d'acheter. Ah d'accord, ok, bon, je vais essayer. Je ne connais pas aucune méthodologie. Je m'enferme une semaine pour écrire un truc pitoyable, nullissime. Je lui rends... stylo rouge, on imprime, machin, il commence à corriger, au bout de deux minutes, il me fait, on vendra jamais rien avec cette merde. Là, moi, dans ma tête, je me dis, mais si, c'est bien écrit, 25 ans, complètement arrogant, c'est toi, c'est rien du tout. Il part, genre, trois heures sans fermer, il me dit, attends, je reviens, il écrit un truc, il me le fait lire. C'est du franglais, c'est vulgaire grossier, c'est pas structuré, je comprends pas, je vais... Avec ça là, comment toi tu gagnes de l'argent avec des trucs aussi nuls ? Il me dit on va faire un test. On va faire un test AB. Quoi ? Je ne sais pas ce que c'est un AB test. Je ne sais pas. Il dit c'est simple. On va envoyer à 1000 personnes sur la base mail ta lettre. C'est l'échantillon A. Et on va envoyer à 1000 personnes ma version. Ce sera l'échantillon B. Yes. Celui qui vend le plus, il garde toute la thune. Ouais, trop bien. Je suis sûr de le battre. Tu vois ? On envoie. Moi, je fais trois ventes. Trois sur mille, ça fait 0,3% de conversion. Ce n'est pas fou. Lui, il en vend 30. Il me met un fois 10 dans la tête avec son texte pas fou. Là, il me donne un livre sur le copywriting. Et là, c'est l'ouverture sur un monde incroyable. En fait, tu découvres un super pouvoir où tu dis, c'est comme le jour où tu découvres, je ne sais pas, la PNL. que tu te mets à faire le miroir, à synchroniser tes expressions avec la personne en face de toi, tu dis que tu as des nouveaux pouvoirs. Et le copywriting, moi, ça a été ça, ça a été explosion du cerveau. Tout ce qu'on peut faire, mais oui, ça s'aperçoit, et oui, ça aussi, mais oui, comment j'ai pu oublier ça ? Depuis, j'en ai lu 70 des bouquins sur le copywriting. Et toute la décennie, en fait, le 2010-2020, j'ai jonglé entre Art de séduire, Démission en freelance en copywriting J'étais community manager de Patrick Bruel Et j'avais mon blog lifestyle J'ai fait que bosser, bosser, sortir, m'amuser J'ai fait que ça en 2010-2020 C'était exceptionnel Je me suis vraiment vraiment marré Et au bout d'un moment tu deviens Illisible parce que 4 casquettes Il fait quoi lui ? Internet. A un moment j'avais une casquette Où il avait écrit Internet Parce que ça devenait compliqué, casquette noire, brodé en blanc, Internet. J'étais le monsieur Internet de Patrick Bruel. D'ailleurs,
- Speaker #1
est-ce que ça, c'était... Je crois que j'ai appris le mot community manager avec toi.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Je pense que tu étais le premier.
- Speaker #0
Un des premiers à parler beaucoup de ça, oui.
- Speaker #1
Je ne comprenais pas ce que c'était que ce métier. Est-ce que ça t'a... Est-ce que cette expérience-là, elle t'a nourrie ou elle t'a collé une étiquette de... Je ne vais pas finir cette phrase. Non,
- Speaker #0
mais ça aurait été ultra intéressant de voir comment toi, tu l'as perçue. Et je le prendrais vraiment pas mal.
- Speaker #1
Après, c'était une époque... Je pense que mon image de patrimoine a beaucoup évolué depuis. Donc c'est pour ça que je ne sais pas quelle étiquette y coller. Mais il y avait un côté, ce n'est pas un vrai job pour moi, je pense.
- Speaker #0
Bien sûr, ok.
- Speaker #1
C'est rigolo comme mission, mais en quoi est-ce que cette expérience-là venait te donner plus de légitimité ou de crédibilité ? Je suis vraiment curieuse.
- Speaker #0
Il y a un film ultra intéressant de 2006-2007 qui s'appelle, je ne sais plus quand c'était, c'était Fauteuil d'orchestre. Et il y a une phrase qui est géniale, qui est quand on ne peut pas être sur scène, on peut au moins être en coulisses, on peut au moins être au premier rang. Moi, j'avais toute la lumière sur Art de séduire. Je développais toute mon aura, tout mon personal branding. C'était vraiment génial. Mais de l'autre côté, j'étais dans l'ombre de Patrick Bruel pour apprendre vraiment à très, très haut niveau comment tu fais l'information, comment tu fais la promotion, comment tu vends sans vendre. Parce que c'est un artiste, il faut vendre sans être trop pushy. Tu ne peux pas passer pour un vendeur en permanence. Ce qui était intéressant, c'est qu'il a tout le temps une actualité. C'est un bosseur, mais de fou. C'est-à-dire que, un, la musique, comment tu fais ? Tu es en studio, tu écris, tu enregistres, tu vas faire la promo du premier single. Puis, il y a le clip. Puis, il y a le deuxième. Puis, il y a la sortie de l'album. Puis, il y a la tournée. Puis, il y a l'enregistrement du live. Puis, il y a la promo du live. Toujours du taf sur la musique. OK, génial, la tournée, superbe. Entre-temps, il y a toujours un film ou une pièce de théâtre. Moi, je le rencontre. au moment, mais ça aussi, tu vois, pour parler de réseau, à quel point c'est important. J'avais beaucoup d'énergie, je sortais beaucoup, j'étais célibataire. Donc...
- Speaker #1
Il fallait que tu testes en même temps tes méthodes. Non, non,
- Speaker #0
mais même pas ça, tu vois. Mais le fait d'être visible tout le temps, le fait de... Tout le temps être sur internet et faire des blagues à l'époque, mon binôme d'école de commerce, lui, il est parti directement bosser dans du marketing sérieux et tout ça, et il me fait une proposition à un moment pour bosser dans une des boîtes dans lesquelles Jaina, le fonds d'investissement de Marc Simoncini, a investi. Mon pote, il est directeur marketing d'une de ces boîtes. Il me propose un job de community manager là-bas. Je regarde le salaire, je fais pas du tout. Je voulais pas, je préfère garder ma liberté et continuer de développer mon truc. Six mois après, deux mois après, Marc Simoncini m'appelle. « Ouais, j'ai ton CV sur mon bureau, j'ai quelqu'un à toi. » « Attends. Bonjour, allô, c'est Marc Simoncini, le fondateur de Mythique Edwina Max. » Dans ma tête, je me dis « Mais frère, t'es Marc Simoncini, évidemment, je te connais. T'es le papa d'Internet en France, du Internet en France, évidemment, je te connais. Dis pas ça, dis juste Marc Simoncini. » Je trouvais ça fou qu'il dise ça, tu vois. « Mais exactement ! » Et c'est là que tu dis « Mais en fait, c'est ça, les gens qui sont bons. » Et il me dit, viens, j'ai quelqu'un à te présenter. Tu as refusé le job chez nous, j'en ai un autre pour toi. Et là, en fait...
- Speaker #1
Comme quoi, entre parenthèses, refuser un job peut être une très, très belle idée.
- Speaker #0
Ah, mais bien sûr. Non, mais parce que... Et surtout, la mission était intéressante. Je lui dis, attends, salaire ? Non, je peux gagner plus salaire si je continue de développer. Et ce n'est pas juste non, je ferme complètement la porte parce que c'est complètement nul. Non, non, la mission, elle était très, très bien. Le fit entre les compétences et ce que vous attendez, c'était là. Mais juste, non, vos chiffres, ce n'est pas possible.
- Speaker #1
C'est plus de valeur que ça.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
C'est le message que tu envoies.
- Speaker #0
C'est exactement le message que j'envoie. Et là, il me donne rendez-vous et je l'ai gardé longtemps le message. Rendez-vous à 14h45 dans un restaurant. Moi, là, 13h30, je me jette sous la douche. Je suis tranquille en me disant, je suis large, j'ai le temps. Je sors de ma douche. Trois messages en absence. Allô, c'est Maxime Monsigny. Vous êtes où ? Je dis, mais frère, on a rendez-vous dans une heure. En fait, là, je sais que j'ai raison. J'avais encore le message où il disait 14h45. Mais en fait, lui, il m'attendait à 13h45. Donc, eux, ils se barrent du restaurant, évidemment. Ils ne sont pas restés. Il me dit, bon, allez, dernière chance. Venez à 16h à tel endroit. Donc là, c'est bon, j'y vais. Et en fait, il m'explique, bon, là, à ma gauche, j'ai Maxime Monsigny. En face de moi, j'ai Patrick Bruel. Bonjour, bonjour. tu vois non mais la scène complètement irréelle ok déjà en plus j'arrive en retard tu vois dans sa tête à lui tu es en retard moi je sais que pas du tout mais je vais pas lui dire mec t'as tort parce que c'est juste une question tu peux avoir raison ou tu peux être heureux voilà ils ont le pouvoir, ils ont l'argent, ils ont la célébrité là on est en plein coeur de moi je n'ai rien Et en fait, c'est Marc Simoncini qui me fait passer mon entretien pour Patrick Bruel, qui à l'époque hésitait à aller sur les réseaux sociaux. Il ne savait pas trop. Une fois que c'est validé par lui, c'est bon. Une fois que les deux se disent qu'il tient la route, une fois que Simoncini valide, il tient la route. C'est bon, on se serre la main et on a bossé avec Patrick. On a signé notre contrat. Notre contrat, c'est ça. Voilà, pendant huit ans. Parce que la confiance, la confiance, le travail, c'est une brute de travail. On a signé, on s'est serré la main dans, c'était la dernière de la pièce de tâte, le prénom. C'était en juin 2011 et après, on est parti jusqu'à mai 2019. Et c'était fou et j'ai adoré. Job de clown, on était ça à la base. Alors non, parce que du coup, tu as à vendre du théâtre, tu as à vendre du film, tu as à vendre Winamax. Non, non, mais t'inquiète pas. Au début, oui, c'est normal. On voit des gens qui postent des trucs rigolos sur Internet. Mais en fait, il y a un vrai enjeu. Et ça, les maisons de disques l'ont compris. Et il fallait faire passer ce message aussi dans ces équipes en interne. Parce qu'il y avait encore le fan club, l'envoi du magazine et tout, toutes ces choses-là. Tout à coup, moi, je débarquais à base de... Bon, alors, vos trucs de tous les trois mois qui sont payants, là. Maintenant, moi, je vais être tous les jours en ligne avec des photos de lui et des textes. Tu viens quand même bouleverser des choses. Mon premier CDI officiellement, c'était un boulot dans la conduite du changement. Change management. Et là, tu as des résistances qui sont assez fortes en face de tout un tas d'acteurs autour dans son équipe. Mais lui, il est convaincu. Il est convaincu que ça passe. Ça passe par là. Parce qu'il voit bien que M. Pokora, notamment, est déjà à fond là-dessus. Que les jeunes commencent à vendre beaucoup là-dessus. On récupère Facebook, je le lance en direct chez Hanouna en une soirée. On passe de zéro sur Twitter à 60 000 à l'époque où Cyril Hanouna ne faisait pas débat comme aujourd'hui, 2012. On lance Instagram en 2014. Je remplis un stade entier à la fin de la tournée, devant toute l'équipe, tout Sony Music et tout. Merci à mon community manager qui nous a remplis le machin. Trop bien comme reconnaissance. Et après, c'était tout ce qu'il y avait en plus. Lancer l'huile d'olive, huile d'olive de fou. Vraiment, il a gagné des dizaines et des dizaines de médailles d'or et médailles d'argent dans les concours agricoles. En fait, tout ce qu'il fait, et ça, ça m'a appris beaucoup sur l'exigence. Ce n'est pas « ouais, ça va » . Non, non, non. C'est soit ça va, soit ça ne va pas. C'est noir ou blanc. Et ça, c'est fou. Ça, aujourd'hui, faire passer ça aux jeunes, c'est dur pour eux. Moi, ça me va. Un père militaire, c'est à houber. C'est noir ou blanc. Il n'y a pas de souci. C'est pour ça que je m'entendais bien avec eux parce qu'il n'y a pas de non-dit. Oui, je suis content. Non, je ne suis pas content.
- Speaker #1
Il t'a donné des feedbacks parfois durs ?
- Speaker #0
Bien sûr. Parfois durs, évidemment. Et quand je faisais de la merde, on a eu des histoires très drôles. Un nouvel an, en 2015, où lui, il est en Tanzanie. Moi, je suis ivre à 8h du matin à Varsovie. Et où le message qu'il m'envoie, la vidéo qu'il m'envoie, que je dois monter, je la poste avec la légende. On ne s'est pas compris sur la légende. Il m'envoie un bout de la légende, plus un message pour moi. Mais dans le même message, je poste une partie du message en ligne pour moi. Il fait, mais vous êtes complètement con. Je n'étais pas con, j'étais bourré. C'était ça, c'était ça. on en a joué avec un deuxième message vous l'aurez compris mon équipe ce matin elle a fait la fête on rattrape le truc mais oui il y a eu un ou deux feedbacks sur les 8 ans où j'ai pas été au niveau mais j'ai pas de soucis tu vois à ce que ça tape parce que il va m'arriver quoi c'est quoi le pire tu vois je reviens des années et des années en arrière entre père militaire dur notre prof de maths en prépa Comment il s'appelle déjà ?
- Speaker #1
Monsieur Manet.
- Speaker #0
Je suis dernier toute l'année. À part un truc où les statistiques et les probas, parce que je jouais déjà un petit peu au poker. Quand il rentre, d'habitude, je suis entre 2 et 6 sur 20. Là, Niederhofer, prince de la proba, 15. Là, tous, ils me regardent. Mais non, pas le bouchon, là. Il y a des trucs. En fait, il n'y a rien qui est dur. Tu me dis 2. Bon, c'est 2. Je ne vais pas mourir. En fait, c'est vraiment ce truc-là de me dire Je n'ai rien à perdre et je sais que je vais retomber sur mes patrons, encore aujourd'hui.
- Speaker #1
C'est un truc qui est super important et là, je rebascule un peu sur les patrons, même si j'ai 20 milliards de questions sur Patrick. Mais on va se reconcentrer sur le patron. Recevoir du feedback, c'est un gros challenge. Et pour beaucoup, c'est une sorte de désaveu. La preuve qu'on n'est pas à la hauteur.
- Speaker #0
Bien sûr. toi ce que tu es en train de me dire c'est que toi tu prends le feedback mais ça ne t'affecte pas au contraire tu es capable de rebondir et ça ne te terrorise pas non ça ne me terrorise pas parce que ça veut dire que j'étais nul clairement et en vérité je le sais quand on me dit ça c'est mauvais je
- Speaker #1
me dis ok mais là tu étais bourré essayez de faire quelque chose de bien tu pensais que c'était intelligent et on te donne un feedback négatif Là,
- Speaker #0
c'est arrivé récemment, par exemple, avec une cliente. Tu as une cliente dont je refais le site Internet. Il y a des process. Quand je suis mes process très, très, très cadrés, ça va. Là, j'ai une cliente plutôt artistique. Donc, ça part dans tous les sens. Et là, moi, j'ai toujours cette retenue de, bon, à un moment, est-ce que je dis, ferme-la. Tu vois vraiment, mais genre, arrête. Tu pars dans tous les sens, s'il te plaît. Est-ce que nous pouvons revenir sur le rail, suivre mon cadre ? Parce que là, vraiment, on part dans tous les sens. On perd du temps, le brief n'est pas bon. Bon, là, je me dis, je vais gérer, j'ai l'habitude. Là, j'y vais à la confiance. Mauvaise idée, mauvaise idée. Parce qu'à chaque fois que je veux y aller à la confiance, comme ça, en me disant, t'inquiète, je vais retomber sur mes pas, même si le brief n'est pas clair, je lui rends une version 1 de la home page. Et ce n'était pas au niveau. OK, elle m'a dit, non, mais j'étais... dépité, j'étais en larmes quand j'ai lu ce que tu m'as rendu. Putain, en plus, vas-y. Cléante émotive qui me fait... Tu vois, c'est... Eh, on est deux professionnels, deux adultes. Tu me dis que c'est pas bon, mais ça fait partie du processus créatif pour un rédacteur. Ok. Alors... 1. Le brief, je l'ai mal pris. Ma faute. Je ne le referai plus. 2. Tu me dis que ce n'est pas bon. OK, on va y aller sur le feedback. Qu'est-ce qui ne va pas ? Est-ce que je n'ai pas écrit dans ton tone of voice, ton ton de voix, ta manière de parler ? Est-ce que c'est trop long ? Est-ce que c'est trop court ? Est-ce que tu préférerais plutôt A, B, C, D ? Je lui montre des sites de concurrents à peu près dans ce truc-là. Mais quand un client en face de toi qui est un serpent, je ne sais pas trop, mais parce qu'en fait, j'ai juste envie de lui rendre sa thune. De lui dire, en fait, non, non, tu n'es pas au carré avec toi, tu n'es pas clair avec toi. Moi, je peux produire un mauvais texte. J'ai eu, par exemple, un client qui était génial, un pâtissier formé chez Pierre Hermé, cheval blanc, la durée, très haut niveau. Il lance son truc. On fait une première version du site. Il me dit, améliore ça, ça. OK, version 2, améliore encore ça, ça. Version 3 et version 4. Lui, c'est mon client qui m'a demandé le plus de travail, mais c'était clair et carré. Et à chaque étape, on validait des choses, mais on ne revient jamais sur ce qui a été validé en V1. On avance. Donc lui pouvait être dur. Non, Célim, je veux mieux que ça. OK, ça va, je vais rebosser. Cool. Ça, j'aime bien parce que ça me... C'est logique. C'est quelqu'un qui sait vraiment ce qu'il veut. Et Bruel était comme ça. Et Monsieur Art de Séduire était comme ça. Mais quand c'est... Ouais, mais je ne sais pas, je ne le sens pas. Tu ne peux pas. Tu ne peux pas. J'en ai un. Tu vois, un client, un jour, je lui rends tout un texte. Ouais, mais en fait, ce n'est pas trop ce que je veux. Et je pense que j'aurais dû le faire moi-même. Et je crois que... Vas-y, tu ne peux pas. Soit tu es un pro, tu travailles ces carrés et tu as le droit de taper dur. Tu as le droit de taper du poing sur la table. Non, ce n'est pas ça. Non, ce n'est pas au niveau. Non, tu n'as pas compris. Ok, je reprends un brief et je le fais valider derrière. Je n'ai pas de problème. Là, j'ai voulu être sympa et arrangeant, mais il ne faut pas. Les gens, ils attendent de la structure. Et si tu arrives avec pas de structure, c'est toi qui vas perdre du temps. Donc non, je n'ai pas de problème sur le feedback. Moi, mon objectif, c'est toujours les 5 étoiles. Je veux mon commentaire, mon avis 5 étoiles. Si je ne l'ai pas, on a un problème. Qu'est-ce qui s'est mal passé ? Où est-ce que j'ai déconné ? Est-ce que j'ai pris une mission qui était vraiment trop hors de ma portée ? Imagine, moi, je ne suis pas très spécialiste en immobilier ou en trading ou dans la finance. Ça va être dur pour moi d'écrire pour un client là-dedans. Donc, peut-être que j'ai intérêt à ne pas les prendre. Parce que si je les prends, je vais faire du travail à moitié bien. Et ça, ce n'est pas possible avec l'image de 5 étoiles que je n'ai de refaire, égal excellence, point barre. Il faut que ce soit excellent.
- Speaker #1
Ce que je trouve intéressant dans ce que tu dis, c'est que, un, toi, tu es à la fois ouvert au feedback et que tu es prêt à accepter que ce que tu as fait n'est pas au niveau attendu. Et au contraire, quand on te montre la barre, c'est quelque chose qui t'intéresse parce que ça te pousse. vers encore plus d'excellence. Et ce que j'entends aussi, c'est que de ton expérience, essayer d'être compréhensif dans le sens où quand la personne en face de toi, ce n'est pas assez clair et que tu essaies de faire preuve de souplesse en te disant que tu vas retomber sur tes pattes, finalement, c'est une fausse bonne idée parce que ça ne te permet pas de bien cerner ce que l'autre veut. En tout cas, ça ne te permet pas de l'aider, elle, à clarifier ce qu'elle veut. Et que donc, cette gentillesse est une perte de temps pour tout le monde.
- Speaker #0
Oui, au lieu de gentillesse, on va mettre un mot négatif, on va mettre naïveté. Là, c'est vraiment du laisser aller. L'être humain, il a besoin de cadre. Moi, dans mon job, on travaille toujours avec de la contrainte. Tu as soit une contrainte d'espace, soit une contrainte de temps, soit une contrainte de ton. Et parfois, les trois en même temps. Ça fait partie de notre travail. On produit sous contrainte. C'est notre job de copywriter. OK, on le sait. Et quand un client dit, non, mais essaye un peu ça, essaye un peu ça. Là, il est en train d'entamer mon temps. Là, il attaque mon temps. Il ne va payer qu'un seul chiffre à la fin. Il ne va pas vouloir payer plus. Moi, je ne vais pas être rentable. Donc, en fait, c'est à moi de taper du poing sur la table. On ne travaille pas comme ça. C'est à moi en tant qu'indépendant. Et c'est ça qui est très, très dur au début quand tu deviens indépendant. Tout à vite, tu as été salarié. On te dicte les règles. On t'explique les règles du jeu corporate. Comment ça marche dans la pyramide pour gravir les échelons. OK ? De manière un peu moins claire ? Oui, bien sûr. Après, en indépendance, c'est vraiment différent. Et c'est à toi de comprendre que tu es responsable de ton temps et de ta rentabilité. Au début, tu as envie d'être arrangeant, mais je vois trop, chez les jeunes copywriters que je forme, sur les premières missions, ils se font balader en long en large en travers. Et ce qui devrait durer trois jours peut prendre trois semaines. Parce que le client ne valide pas assez vite, parce que le client hésite, parce que le client revient sur des points déjà validés. Non, ce n'est pas possible. Mais le feedback, il faut, si tu veux grandir... T'es obligé de faire face à des clients qui sont durs, à des clients qui veulent plus. Et si tout le monde te dit toujours « ouais, ça va » , soit que t'es un génie, soit que tes clients ne sont pas assez exigeants.
- Speaker #1
Et ce que tu disais là sur les contraintes de l'indépendant, ça me fait penser à cette capacité un peu à savoir dire non.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Est-ce qu'on accepte, est-ce qu'on n'accepte pas ? qui est aussi quelque chose qui est très difficile pour les personnes en entreprise, de savoir mettre des limites parce qu'on demande aux collaborateurs de savoir travailler en collectif. Et en même temps, il y a toujours ce côté de push et de patate chaude qui sont refilés. Je voudrais revenir sur ta communauté, ce que tu vois avec les personnes que tu formes en copywriting. Est-ce que... Tu remarques des tendances, des traits, des mindsets particuliers chez les femmes plus que chez les hommes. Comment est-ce que tu... Parce qu'en fait, savoir se vendre et savoir vendre, on vient toucher un petit peu à la même chose. Et c'est particulièrement difficile. En tout cas, dans ma communauté, c'est un élément qui est évoqué comme particulièrement difficile. Qu'est-ce que toi, tu remarques et qu'est-ce que... Comment est-ce que tu accompagnes les femmes dans ta communauté pour justement dépasser certains freins ?
- Speaker #0
Alors, la statistique et l'histoire qu'on raconte toujours et qui est vraie, vraiment, c'est que l'homme qui voit une offre d'emploi, il a 20% de compétence, il postule. La femme qui a 80% de compétence, elle ne va pas y aller. C'est à peu près la réalité. C'est ce que je vois. J'ai 60-70% de femmes que je forme au copywriting et 40% d'hommes. Il y a plus de femmes qui sont avec nous. J'essaie vraiment de leur expliquer, en fait, ça va faire partie. Donc, tu as une compétence qui est l'écriture persuasive. D'accord ? Tu vas écrire et ça doit faire vendre, ça doit faire cliquer, abonnez-vous, toutes ces choses-là. Maintenant, tu vas devoir faire ta compta, tu vas devoir faire ton personal branding, tu vas devoir faire ta pub en ligne, tu vas devoir trouver tes clients. Et à un moment, tu vas avoir la visio ou le café que tu vas prendre avec ton prospect et il va falloir te vendre. OK. Pour moi tout ça c'est une... compétence et ça s'apprend. Donc tu vas prendre confiance en toi. Oui mais j'ai pas confiance en moi, imposteur. T'inquiète moi aussi. Non pas toi, si si moi aussi, moi aussi. C'est le jeu, c'est comme ça. Mais le syndrome de l'imposteur on va le combattre, on va s'appuyer sur de la compétence. La confiance on l'a bâti sur une compétence. Tu sais écrire ? Oui. J'ai corrigé tous tes textes ? Oui. Je t'ai dit que c'était bon ? Oui. Ok donc tu sais ce que tu vaux. Je te le dis, je suis dur avec eux. volontairement quand c'est pas bon je leur dis et surtout je leur montre en gros ils me rendent des Google Docs et je corrige moi-même et je leur mets mes suggestions je leur dis je mets mes commentaires, mes suggestions parce que c'est pas des corrections, je suis pas Dieu le père non plus, j'ai juste 15 ans d'expérience voilà c'est ce que je leur explique tes textes ils sont bons, tu comprends les enjeux, tu comprends les business models tu es créatif, ok, maintenant pour continuer de développer cette créativité chaque semaine tu vas lire ça, tu t'abonnes sur Instagram à ça, ok c'est bon Merci. Donc, créativité, tu l'as un petit peu. Tes tarifs, à combien tu dois te pricer ? OK, on travaille là-dessus, sur la tarification.
- Speaker #1
Donc, tu les rassures point par point ? Point par point.
- Speaker #0
Ce sont des compétences qui s'apprennent. Une fois que tu leur expliques qu'en fait, toi, tu arrives avec une compétence qui va permettre de débloquer ton client, qui va permettre de lui faire gagner plus d'argent. Tu es importante, ton travail a de la valeur. C'est vraiment détailler chaque compétence. La prise de parole en public. OK, aujourd'hui, tu ne sais pas te vendre. Voilà le questionnaire que tu vas vraiment dérouler avec ton client pendant un entretien de découverte. Et moi, je leur dis parfois...
- Speaker #1
Tu leur donnes carrément les questions. Évidemment,
- Speaker #0
mais il y a tout le template, parce que ça ne s'improvise pas quand tu ne sais pas. La première fois... Imagine, tu as bossé toute ta vie, tu étais vendeur chez Leroy Merlin ou chez Decathlon, ou alors tu étais directeur d'une école, ou alors tu étais soignant, ou alors tu étais militaire. J'ai tous les cas de figure vraiment. Et ce ne sont pas des gens qui ont eu l'habitude de se vendre. Ils ont dû passer deux, trois entretiens maximum dans leur vie, mais jamais ils n'ont vendu. Donc, on va dans l'ordre. Qu'est-ce qu'un entretien ? Et quand tu es en face à face, bonjour. Alors moi, pour faire le meilleur travail possible pour vous, J'ai un questionnaire, je vais vous poser les questions dans l'ordre. C'est un peu scolaire, mais au moins, on est sûr qu'à la fin, j'ai un bon brief et que j'ai tout compris. Ça vous va ? C'est clair ? Ok. Là, c'est un script, il y a eu deux lignes. Mais Gassam, juste, tu le suis. Si derrière, tu te sens à l'aise d'improviser et tout, tu improvises. Mais même si tu es débutant, tu fais ça, tu rassures ton client, tu passes pour quelqu'un de compétent. Scolaire, mais compétent.
- Speaker #1
Est-ce que, il y a, attends deux secondes, question hyper importante pour moi à ce stade. Est-ce que dans ce genre de rendez-vous, parce que souvent, tu prends rendez-vous... Que tu sois salarié ou indépendant, quand tu vas chercher à vendre une prestat, ou que tu vas même chercher à vendre en interne une solution ou un projet, il y a une tendance qui est, je prends la parole et je déroule ma présentation où justement je vais présenter qui je suis et essayer de prouver ma compétence. Et de ce que moi je vois et que j'observe, c'est que c'est... pas une chose à faire si tu n'as pas bien identifié le besoin de ton client et qui était la personne en face de toi.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Donc, est-ce que tu leur dis, la première étape, ce n'est pas de te présenter, c'est de poser des questions ?
- Speaker #0
C'est les oreilles. C'est toujours, toujours, toujours écouter. Quand j'ai des personnes qui m'appellent pour la formation devenir copywriter 5 étoiles, moi, j'ai la question, OK, aujourd'hui, tu en es où ? Aujourd'hui, je vous vois. Aujourd'hui, vous en êtes où ? Aujourd'hui, vous faites quoi ? J'ai quelques questions pour vous, niveau créativité, niveau écriture, niveau commerce, pour savoir un peu si c'est pour eux ou pour elles. Et derrière, je sais que tous mes concurrents, tu vois, c'est « Hey, c'est 3500 euros, mais si tu payes maintenant, tu me donnes ton code de carte bleue, je te fais 500 balles de réduction, là, tout de suite. » Alors que moi…
- Speaker #1
10 minutes pour prendre ta décision.
- Speaker #0
Alors que moi, j'ai… Attends, tu m'as dit que tu étais impliqué, tu m'as dit que tu avais voulu, que tu veux changer de vie. Non, non, c'est juste, attends, là, c'est un vrai changement de vie. c'est 4800 euros la formation Donc, c'est un an d'accompagnement. Tu prends du temps. Au contraire, tu hésites. Va comparer avec les autres. Moi, je suis là. Tu m'as eu au téléphone. Il y a YouTube, il y a Instagram, il y a les mails, il y a tout ce que tu veux. Réfléchissez bien parce que c'est une vraie implication. Parce que moi, je m'implique, je m'engage avec vous pendant un an. Donc, vous, vous allez devoir travailler. Et c'est vraiment essayer de les écouter. Moi, c'est déjà tout écrit. Ils ont déjà tout lu. Ils ont déjà tout lu. Ils savent déjà tout. Ils ont besoin juste d'être rassurés sur un ou deux points, mais c'est surtout moi, je vais les écouter. Je n'ai pas besoin de pousser. Et au contraire, tu sais, alors là, ce que tu racontes, j'ai vu ça en entretien. Quelqu'un, une entreprise qui voulait vendre à quelqu'un de très célèbre chanteur-acteur une prestation. Et ce calvaire de rendez-vous où le vendeur parle de lui, Moi, je vois. Mon client qui bouillonne, qui avance, avance, avance, et ça n'avançait pas. Et c'était que centré sur eux. Vas-y, en face de toi, tu as vraiment quelqu'un qui a fait des gros, gros trucs. Donc, pensez à l'autre, toujours l'autre. Moi, je m'en fous. Dans mes appels, les clients que je vais former, c'est bon. Pourquoi ? Je vais t'expliquer pourquoi moi je serais hyper intéressé par ta compagnie. Tu as l'air d'avoir du potentiel, tu sais écrire, tu t'exprimes bien. Ce que tu as fait avant, ça te donne une expertise dans tel domaine. Je vais t'expliquer pourquoi moi je fais, c'est de l'égoïsme, vraiment de l'égoïsme, de l'altruisme un peu égoïste. Je veux t'aider parce que toi, je veux que tu aies 5 étoiles, que tu fasses le meilleur travail possible pour les clients pour lesquels tu vas écrire. Si eux, ils sont satisfaits, ils te mettent 5 étoiles. Si toi, tu es satisfait, tu me mets 5 étoiles. Si moi, tu me mets 5 étoiles... Je veux encore plus. Voilà. C'est, j'ai envie de t'aider. J'ai envie de te changer la vie. Bien sûr, je comprends. Tu n'aimes plus ton job, patron toxique, collègue débile, mission, burn-out, tout ce que tu veux. Pense à moi, avant tout. Et je veux vous aider. Moi, j'ai eu des gens qui m'ont aidé. Maintenant, si je peux transmettre un peu de tout ce que j'ai appris. Ouais, grave, je le fais. Et si au passage, ça me rend riche, merveilleux. Non mais, tu vois, c'est... Et ça, c'est quelque part, je dirais, un peu américain de tu peux faire les deux. Tu peux aider et prendre de la thune au passage. Et les Américains, WASP, White Anglo-Saxon Protestant, OK, plus tu gagnes d'argent, plus ça veut dire que tu es... Tu peux te donner des charités. Tu peux donner, voilà.
- Speaker #1
Give back, pay forward.
- Speaker #0
Et ça, je crois beaucoup, il y a beaucoup du contenu que je mets en ligne, c'est vraiment de la technique. Pour les débutants. Et je ne pousse pas assez ma newsletter et je n'ai pas assez en avant ma newsletter, je n'ai pas assez en avant mes formations. Ça fait partie des choses auxquelles je dois penser un peu plus en 2026. Il y a des gens, ça leur change la vie. Quand un jeune qui a 22 ans, qui finit ses études, qui part bosser en Suisse pour 5000 euros par mois, 5000 francs suisses par mois, oui, ça lui change la vie. Tu passes de zéro à 5000, t'es content. T'as des soignantes, des infirmières libérales. Elles n'en peuvent plus, elles font 60 heures par semaine, tout à coup elles redescendent tranquilles à 35-40, elles le vivent bien aussi. Il y a tous ceux qui, beaucoup d'aidants aussi, j'ai appris ça, les aidants, souvent des mamans, plus des aidantes d'ailleurs, qui aident leurs mamans malades, leurs parents malades, leurs enfants malades, leurs enfants handicapés, elles ont besoin de cette flexibilité. Donc là, c'est le job parfait pour les accompagner à tous les rendez-vous médicaux et tout. Donc non, j'ai de la chance. Moi, je suis super content aujourd'hui. J'écris toujours pour des boîtes. Je forme des boîtes et je forme des particuliers.
- Speaker #1
Et tu t'assures que tout le monde puisse avoir sa rue 5 étoiles ?
- Speaker #0
C'est le but du jeu. Quand je ne les ai pas, généralement, c'est pas grosse remise en question, mais c'est OK. Qu'est-ce qui a merdé ? quel endroit je me suis planté. La fois où ça arrive, c'est OK. Lui, je n'aurais pas dû le signer. C'était une erreur de casting. J'aurais dû le voir dès le début. J'en ai eu 2, 3 au tout début, en 2020, 2021, des gens que j'ai remboursés parce que mauvais feat. Tu vois, vraiment, parmi les phrases que je répète tout le temps, la boîte s'appelle les mots magiques, mais je leur dis, il n'y a pas de magie, que du travail. C'est le pire nom de boîte, les mots magiques. Mais je leur dis, il n'y a pas de magie, il n'y a que du travail. Et les gens qui ne font pas le taf, ce n'est pas possible. Ce n'est pas possible.
- Speaker #1
Le travail, c'est très important chez toi.
- Speaker #0
Oui, parce que je suis Alsacien. Donc, en fait, c'est quand même très ancré. On travaille. On était la deuxième région la plus productive de France. C'est des gens qui bossent, qui ne vont pas se poser la question, je vais te dire, du sens de la vie, de machin. Si, évidemment, comme tout le monde. mais moi j'ai vu mes parents bosser toute leur vie. Tu te lèves et il n'y a pas de j'aime pas mon taf ou quoi, il faut payer les factures. Aujourd'hui c'est merveilleux qu'on puisse se poser des questions, de se réorienter ou quoi. Moi j'ai vu mes parents, c'est juste ok, il faut payer, donc il faut bosser, tu te tais, tu vas bosser. Moi j'ai eu de la chance.
- Speaker #1
Mon père me dit toujours, votre génération vous posez trop de questions.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Moi je ne me suis pas posé de questions comme ça. Et toi, tu as fait toutes tes carrières dans la même boîte. Et c'était possible. Et c'est très bien pour toi. Mais c'est vrai que nous, on se pose plus de questions. Et il y a plus de personnes qui ont envie de plus de sens et de retrouver un peu de goût dans leur travail.
- Speaker #0
Oui, mais tu vois, c'est très, très marrant. Moi, je ne vais pas dire que je suis cynique ou machiavélique, mais j'ai grandi dans l'armée. Donc là, on est dans une situation anormale de 80 ans de paix. Ça n'existe pas. On a une chance de fou. Là, ça revient en ce moment. On a grandi, c'est la paix. Donc, vu qu'on n'est pas là en train de se battre pour notre survie, on se fait des nœuds au cerveau de qu'est-ce que je vais faire ? Qu'est-ce que je vais faire qui va me rendre heureux et complètement accompli ? Ouais, survie. Et là, quand tu vois l'Ukraine, le Venezuela, l'Iran, Israël, ouais, ok, ça va revenir. C'est pas normal, cette paix. Il faut être conscient de ça. Et je vois les plus jeunes. faible, fragile, c'est dur et ils vont me dire mais non t'es un vieux con, ouais je suis un vieux con mais c'est probable que je sois un vieux con et je reste ouvert à tout mais voilà ce qui risque de se passer et ça risque d'être compliqué tu vois, et en fait c'est pour ça moi je travaille, je suis très content de travailler, tu lèves quand même les yeux pour voir ce qui se passe c'est pas juste je travaille, je me remets jamais en question Mais ça m'intéresse, cette différence de génération où je sens que quadragénaire, je me sens plus proche des quinquas ou des sexagénaires que des gamins de 20 ans aujourd'hui. Pourtant, j'ai vécu les réseaux sociaux, je vois un peu, mais c'est dur. Mais quelque part, je les plains aussi les jeunes. Tu vois, sur cette question de le sens de la vie, le sens au travail. tu te poses trop de questions à un moment, tu poses un plan, mais c'est dur, trouver la vision et tu y vas. Moi, je veux être quoi ? Je suis le meilleur copywriter de France, je veux rester le meilleur copywriter de France, peut-être que je deviens une agence, peut-être que je prends des clients toujours plus gros, peut-être que je développe encore plus la formation en entreprise, mais dans ma tête, dans 5 ans ou dans 10 ans, il y a un scénario ou un roman. Tu vois, il y a quand même toujours le côté artistique qui n'est pas loin, mais pour ça, il faudrait que je puisse... être tranquille six mois à un an pour bosser vraiment sur le côté artistique. C'est en fait toujours des projets. J'ai une to-do list avec tous les projets que j'ai envie de mener à bien. J'ai une conversation WhatsApp avec ma femme qui s'appelle Places. Tous les endroits où je veux aller. Trop de trucs à faire. Il n'y a pas le temps de tout faire.
- Speaker #1
Tu utilises beaucoup la visualisation pour faire ta poule et te donner l'énergie d'avancer.
- Speaker #0
avec ambition,
- Speaker #1
beaucoup d'ambition écoute,
- Speaker #0
oui Parce que, en fait, à chaque étage, quand tu gravis les échelons de la pyramide sociale ou quoi, tu as toujours des gens qui auront plus que toi. C'est le jeu. Tu vois, évidemment, je n'aurai jamais la fortune de Bernard Arnault. Je n'ai pas les idées, je n'ai pas la structure, je n'ai pas autant. Mais je ne me compare pas à lui. Je ne vais pas te comparer à ça. Qu'est-ce que je peux faire ? Qu'est-ce que je peux atteindre ? Et quand je vois, et ça c'est important, on revient sur les femmes. L'autre jour, je leur ai mis un sondage. J'ai un petit groupe qui s'appelle Copymasters 2026. C'est mes meilleurs. C'est mes meilleurs copywriters dans ce petit groupe WhatsApp. Je chope un chiffre en interview. Une dame qui vend une des formations en ligne. Combien elle a fait l'année dernière ? Et là, je leur mets quatre possibilités de chiffres. Est-ce qu'elle a fait entre 100 et 120 000 ? Est-ce qu'elle a fait 240 à 270 000 ? Est-ce qu'elle a fait 416 000 ? Est-ce qu'elle a fait 500 ? Et 80% des filles m'ont donné un petit chiffre à 200 000 et des poussières. Il y a un seul mec qui m'a mis le bon chiffre. C'était quoi ? Du 516 000 ? Un truc comme ça ? Ou 416 000 ? Seul ! Seul ! Je leur ai dit, mais Dream Big, ouvrez-vous la tête. Ça existe. En fait, tant que tu ne sais pas que ça existe, tu ne peux pas.
- Speaker #1
L'importance du rôle modèle.
- Speaker #0
Mais exactement, tu le sais. évidemment chez les petites filles, leur montrer des modèles de réussite. Moi, Alma, ma fille, je lui dis toutes les histoires. Il y a aujourd'hui beaucoup de bandes dessinées ou d'histoires pour montrer ce qu'ont fait les grandes femmes de l'histoire. Dans l'architecture, Zaha Hadid, je lui dis des trucs comme ça, de Marie Curie, de Surya Bonali, de... Mais oui, c'est Périne qui fait ça avec les confettis.
- Speaker #1
Enfin,
- Speaker #0
génial, très très bien ces histoires-là. Cette notion de savoir que c'est possible, moi, je l'ai eu dans le coaching au tout début. En fait, au tout début, j'arrive à Paris à un moment. J'arrive à Paris en 2008. Je dois avoir 24 ans. J'ai une petite chérie qui a 28 ans. Déjà, un soir, elle m'invite en soirée et j'ai plus une thune. Je n'ai pas une thune. Je rembourse mon prêt étudiant. C'est une galère sans nom. Et évidemment, le bar là. C'est Jean Dybal, le perrier. Et elle me présente à toutes ses copines, pareil, 28 ans, qui me regardent. Qu'est-ce qu'elle fait avec un tocard comme ça ? Jeune, fauché, c'est quoi l'histoire ? Et voilà, du perrier. Et autour, que des gars de 32 ans, à mèche, à chemise. Eh, t'aurais pas, là, on est en pleine levée, t'aurais pas, on cherche un million pour investir dans notre start-up. Je fais, gars, j'ai déjà pas 10 balles pour un perrier. Mais je me dis, OK, c'est possible. En fait, ils sont juste à un rang de moins. ils sont juste à côté. Après dans la séduction un jour tu vois j'ai un petit bonhomme très très mignon maman capitaine d'industrie donc lui un peu castré, très très dur dans ses relations avec les femmes il est gentil, il est intelligent et en soirée à un moment il y a une fille qui discute, qui s'amuse bien et tout, elle lui dit je vais aux toilettes, rejoins-moi moi je suis pas loin au bar il me dit je comprends pas Merci.
- Speaker #1
Qu'est-ce qu'elle veut ?
- Speaker #0
Oui, parce que dans sa tête, ce n'est pas concevable. Tu vois l'histoire du quickie rapide et sale dans les toilettes. Jamais dans sa tête, ça n'est pas arrivé. Ça ne m'est jamais arrivé. Je n'ai jamais lu sur le sujet. Ça n'existe pas. Et pareil, tu vois, pour des réussites fulgurantes, pour une idée de te dire en fait, je pourrais faire un x2 sur mon chiffre d'affaires avec telle ou telle ou telle structure, avec tel ou tel outil si j'étais sur une offre. Et c'est pour ça que j'aime beaucoup les notions de podcast, de transmission ou de mastermind. où tu te retrouves avec des gens comme toi, qui sont un peu plus balèzes, qui ont six mois ou un an d'avance sur toi.
- Speaker #1
Et qui t'aident à lever quelques barrières mentales.
- Speaker #0
Exactement. De se dire, c'est possible. Et surtout, en fait, un truc ultra intéressant, moi, je vois beaucoup de gens qui vont réussir et qui n'ont pas notre bagage académique. Tu vois ? Et là, tout le temps, quand je vois des gens qui doutent, qui ont fait HEC ou les grandes écoles ou quoi...
- Speaker #1
Qui ne se trouvent jamais assez intelligents. Mais voilà !
- Speaker #0
Et que derrière, je vois des gens plus humbles académiquement, avec moins de diplômes, mais qui déroulent, qui ne se posent pas de questions. Je dis putain, il y a un truc. Il y a vraiment, vraiment un truc.
- Speaker #1
Je pense que le syndrome de l'imposteur, il est lié à ta définition de la compétence et que plus tu peux être... Enfin, limite, le nombre de diplômes va juste renforcer ton syndrome de l'imposteur. Bien sûr.
- Speaker #0
Je continue de suivre des formations, par exemple sur LinkedIn, sur HubSpot ou les formations gratuites Google.
- Speaker #1
Continue à suivre.
- Speaker #0
Mais toujours, ça quand même, c'est important parce que la technologie, elle avance et tout. Moi, j'ai besoin de rassurer pour être le meilleur. Je ne parle pas qu'à des jeunes de 20, d'ailleurs, je ne leur parle même pas à eux, les jeunes de 20, 25 ans qui veulent réussir. Moi, je parle à des gens comme nous qui ont entre 35 et 50 ans, qui aimeraient être indépendants, soit écrire pour leur business, soit devenir copywriter. Et pour ces gens-là, je dois les rassurer et leur montrer que ça va marcher, ça va marcher. Mais derrière... Le plus gros blocage pour eux, une fois que c'est bon, ils savent écrire. C'est pour ça que c'est très chronologique. Je vous apprends le job, je vous apprends à vous positionner, créer votre offre et derrière à prospecter. Et là, c'est la plus grosse barrière pour eux. Comment j'envoie des mails de prospection ? Comment je fais pour frapper aux portes ? C'est tellement vaste. Tu peux envoyer des mails, tu peux LinkedIn, tu peux Instagram, ou tu peux, il y a des salons. Va voir du monde sur des salons juste pour voir comment ça se passe. Est-ce que tu arrives à aborder des gens ? Et là, forcément, mon passé de coach en séduction, je rentre dans n'importe quelle conversation, c'est facile. Avant-hier, je suis dans le train, il y a un groupe de quatre, ils bossent dans l'immobilier, ils discutent ensemble. À un moment, la faille, elle est facile, je rentre, on discute et on se suit, on voit comment aujourd'hui... Aujourd'hui, je ne veux plus séduire pour m'amuser, c'est pour vendre. C'est ça qui est intéressant. Aujourd'hui, je suis marié. Donc,
- Speaker #1
tu cherches juste des clients.
- Speaker #0
je ne sèche que les clients exactement séduire le client j'avais un concurrent qui avait comme ça un site qui s'appelait séduire le client c'était un ancien coach en séduction qui avait basculé pareil dans le marketing il avait fait cette transition comme ça mais les ressorts sont les mêmes compétence et sympathie il y a juste deux trucs compétence et sympathie c'est tout donc compétence tu la bosses à fond avec moi sympathie C'est la base. T'es intéressant, t'es pas intéressant, tu t'habilles un peu, t'es gentil, t'as des hobbies. On arrive à se connecter avec la curiosité. Important. Et c'est là, en fait, que quelque part, les femmes, je ne vais pas dire sont à la traîne, mais c'est dur. Vu qu'elles passent plus de temps, on le sait, sur les enfants, sur la partie gestion de la maison. Bon, mais nous, t'as encore le temps quand même de lire des magazines, de cultiver un peu plus. Il faut prendre ce temps. Il faut prendre ce temps. C'est ultra, ultra important. C'est pour ça que je leur fais des reviews chaque semaine. Dans la pub, dans le coopérative, vous avez raté ça, Et pour eux, c'est précieux parce que je leur fais cette veille. Ils n'ont pas le temps de tout faire. Moi, je suis payé pour ça.
- Speaker #1
C'est un sujet de conversation après.
- Speaker #0
Exactement. De montrer à tes clients. Tu vois, quand tu es en ligne avec tes clients, tu dis, t'as vu ce qu'il y a ? Ah non, je n'ai pas vu. Mais si, t'as vu. Moi, je vais te les montrer. Comme ça, tu as vu. Et c'est ça le but du jeu, quand on parlait du socle de compétence. Je suis compétent. Il y a une série en ce moment qui est brillante, une série HBO qui s'appelle The Industry, sur les traders. Sur les traders qui sont à Londres. Et à un moment, dans la saison 3, il y a tout qui se casse la gueule. Et tu as le grand patron qui descend sur le floor avec tous les traders et qui leur dit, non mais la perception, c'est la réalité. C'est une phrase que je leur répète depuis cinq ans. J'ai trouvé ça fou, j'ai mis pause, j'ai filmé le truc. Vous voyez ce que je vous dis ? C'est la réalité, la perception, c'est la réalité. Quelqu'un qui passe son temps sur LinkedIn ou Instagram à se plaindre, « Zou, j'ai pas envie. Vas-y, montre-moi que t'es compétent, montre-moi que tu décryptes des sujets dans ton business, montre-moi tes clients, montre-moi les 5 étoiles, montre-moi les techniques, comment tu les utilises. » Il y a évidemment ce socle de compétences. Et après, pourquoi t'es un peu sympa ? Tu vois, dans ta ligne éditoriale, Pourquoi t'es compétente ? Non, mais sympa, 20%. 80% compétence, 20% sympa. Tu vois, sur une semaine de publication, si je publie tous les jours, je vais faire une vanne. Je vais faire une seule vanne.
- Speaker #1
Et j'ai changé mon ratio. Je crois que je raconte beaucoup plus de blagues que de compétences.
- Speaker #0
Oui, mais c'est bien si tu es humoriste. Tu vois ?
- Speaker #1
Je crois que c'est ce que j'ai toujours voulu être.
- Speaker #0
C'est ça, mais... forcément on est derrière un micro moi ça faisait partie des blagues pendant le covid tu vois je m'emmerdais tellement que j'écrivais pareil et je tentais mes trucs de stand up sur instagram bon on n'y est pas il faut passer vraiment du temps donc ma femme elle m'a dit arrête encore un projet chaque fois que je lui pitche un projet elle me dit putain mais focus un peu c'est très très dur tu vois c'est très très dur quand tu as 12000 idées tout le temps ouais
- Speaker #1
C'est très dur et je vois le temps qui défile. On va devoir clôturer ce podcast. J'ai un rituel de fin. Je vais te poser juste la dernière. Si tu n'avais pas peur d'échouer, qu'est-ce que tu lancerais demain ?
- Speaker #0
Si je n'avais pas peur d'échouer, je m'arrête et j'écris mon roman, mon scénario. Là, vraiment, si tu me dis, c'est sûr que ça va marcher, j'en ai deux dans les cartons. J'avais écrit une série en 2009 que je n'ai pas eu le temps de développer plus parce que je passais directement à la partie coaching en séduction. Plus toutes mes missions. En fait, tu vois, tout s'est enchaîné trop, trop vite. Mon premier client, Wilkinson, ils sont arrivés, salut, on voudrait si tweet. C'était en 2011. Mais oui, grave, bien sûr, évidemment. Puis après, Lafnac et Veuve Clicquot et tout qui s'est enchaîné comme ça. Mais c'est merveilleux. Mais si je n'avais pas peur... En fait, là, aujourd'hui, ce n'est pas tellement une question de peur, c'est une question que je manque de temps par rapport à tout ce que j'ai envie de faire. Si vraiment j'avais envie de le faire, je prendrais deux heures tous les soirs, 21h, 23h, et je l'écrirais. C'est possible. Seulement, en ce moment, j'écris un bouquin pour un chirurgien. Après, j'ai envie d'écrire un autre bouquin encore sur le business, tu vois. C'est une question de priorité. Si je n'avais pas peur, demain, finito, roman ou scénar. Bien évidemment. Mais aujourd'hui, je me sens encore illégitime. Tu vois, là-dessus, sur ce côté-là, c'est « mais non, il vient de l'écriture business, ce n'est pas un vrai romancier » . Dans ma tête, je me dis ça, alors qu'en vrai, on s'en fout.
- Speaker #1
Oui, je ne suis pas sûre que tu distingues ça. C'est juste que tu as d'autres priorités là-dessus. Oui,
- Speaker #0
là,
- Speaker #1
c'est… Tu l'as là. Je vois bien que c'est là dans la vision, mais il y a deux, trois petits milestones à faire avant.
- Speaker #0
En fait, c'est que, encore une fois, on en revient aux probabilités. Là, moi, quand j'écris pour le business, quand je forme des entreprises, je sais qu'il y a de l'argent au bout. Un roman, c'est des centaines d'heures investies avec peut-être 40 ventes. Et tu vas boire le meilleur plan en marketing. Si ce n'est pas le bon timing ou si ce n'est pas le moment pour le marché ou si les gens n'en veulent pas ou si les gens n'ont pas aimé, c'est quand même beaucoup d'heures investies pour pas de thunes. Aujourd'hui, je suis papa. Quand j'étais célibataire, alors là, je pouvais y aller dans tous les sens, bosser sur 1000 projets. Je m'en fous, je suis responsable que de moi-même, je n'ai rien à perdre. Là, maintenant, vous aussi, quand même.
- Speaker #1
T'as pas de culture responsable.
- Speaker #0
Exactement. Et c'est pour ça que je comprends les freins à la reconversion parce que tu as toutes ces couches qui te retiennent, le regard du conjoint, le regard des enfants, le regard des collègues, le regard des parents, et puis le regard de soi-même et le regard du banquier. Voilà. Il y a tous ces freins-là. Quand tu es jeune, célibataire ou vieux et célibataire, vas-y, tu déroules sans enfant, c'est parti. C'est facile. Ça devrait être facile. Et puis surtout, vraiment, pour finir, il y a un coach que j'aime beaucoup en termes de mindset. Dans trois générations, tes arrières petits-enfants, ils ne connaîtront même pas ton prénom. Ils ne connaîtront même pas ton prénom. Tu es mort, tu es enterré, tu n'as qu'une vie. Et ça passe vite. Est-ce que vraiment j'ai envie de... de passer ma vie à vivre la vie d'un autre ou de ne pas vivre la mienne ou de répondre aux exigences des autres. Ouais, non. J'ai eu la chance de ne pas avoir beaucoup d'exigences de la part de mes parents. Mon frère et soeur, c'est cool, ils s'en foutent. Ma femme, c'est cool. Le plus dur pour moi, ça a vraiment été le regard de mes amis d'école de commerce. Parce qu'on a fait une école, on a un diplôme, on est tous très sérieux. Aujourd'hui, ils sont tous directeurs marketing, directeurs financiers. Ouais, tous, head of quelque chose. Et moi, je jongle avec... Voilà. Pour eux, tu vois, c'est ça. Alors que non, c'est un vrai business. Et en vrai,
- Speaker #1
je pense que il y en a beaucoup qui sont très admiratifs et qui jalousent ta liberté. Donc, continue avec le saltimbanque.
- Speaker #0
Professionnel. Saltimbanque professionnel. Merci, Elvire.
- Speaker #1
Merci, Sélim. À bientôt. Merci à toi d'être resté jusqu'au bout. J'espère que cet épisode t'aura plu, intrigué, inspiré. Et n'hésite pas... de ne pas le partager, ainsi que de laisser une évaluation, un commentaire. Ça aidera énormément le podcast à être une exclusive. Merci et à très bientôt sur The Patron Podcast.