- Speaker #0
Bienvenue chez The Patron, le podcast qui démystifie la réussite. Ici, le syndrome de l'imposteur se transforme en courage et la chance se provoque. Je suis Elvire, coach en leadership, je suis ravie de t'avoir parmi nous. N'hésite pas à liker et partager et enjoy. Aujourd'hui, j'accueille Élise Ernaez. Élise est la fondatrice de Secret de Miel, une entreprise de cosmétiques basée sur... Le miel, je suis ravie de l'accueillir sur The Patron, bienvenue Élise.
- Speaker #1
Merci Elvire.
- Speaker #0
Alors Élise, tu vas nous parler de ce parcours, de cette création d'entreprise et de cette histoire qui a démarré toute petite avec le miel, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, exactement. On me dit toujours que je suis tombée dans un pot de miel quand j'étais petite. Je suis née dans une famille d'apiculteurs dans le centre de la France. Dans le Berry. Dans le Berry, exactement. On m'a... On m'a longtemps appelée la sorcière du Béride. Et donc, j'ai grandi dans ce domaine animé par la passion des abeilles et des produits de la ruche. Et j'ai voulu faire de cette passion mon métier.
- Speaker #0
Alors, parce que moi, quand on me parle de famille apiculteur, j'imagine des personnes assez âgées qui ont cette activité à côté. Toi, pas du tout. En fait, c'était un vrai business familial. que tes grands-parents avaient lancé. C'est quoi l'histoire de ce domaine ?
- Speaker #1
Alors le domaine, il a été créé par le grand-père de ma grand-mère. Donc au début, c'était évidemment tout petit, c'était quelques ruches. Ensuite, le papa de ma grand-mère a développé la vente sur les marchés. Donc ça a quand même commencé petit, mais c'est une histoire de cinq générations. Et c'est vraiment à l'époque de ma grand-mère. qui a repris le domaine, qui s'est mariée avec mon grand-père qui était lui-même d'une famille d'apiculteurs. Et à eux deux, ils ont développé à la fois l'activité apicole mais aussi l'activité commerciale, en commercialisant des produits de la ruche mais aussi des produits dérivés à destination des personnes plutôt âgées puisque c'était des compléments alimentaires, des cures de gelée royale, de la propolis. qui étaient des produits plutôt consommés par les personnes âgées parce que remède de grand-mère.
- Speaker #0
La gelée royale, parce que je le vois en pharmacie avec de la gelée royale, c'est quoi l'intérêt de la gelée royale ?
- Speaker #1
Alors la gelée royale c'est une substance qui est sécrétée par les abeilles pour nourrir leurs reines. Et en fait à la base, donc ça c'est une anecdote vraiment que j'adore raconter parce que ça montre le pouvoir de la gelée royale. Très simplement, à la base, une abeille et une reine, c'est la même larve. Une toute petite larve. Si on nourrit cette larve de miel et de pollen, ça va devenir une abeille. Une abeille qui va produire du miel, du pollen, de la propolis, mais qui n'est incapable de se reproduire. L'abeille n'est pas capable de se reproduire. Alors que la même larve, on la nourrit de gelée royale, Et là, c'est une reine qui va éclore au bout de 16 jours seulement. Et la reine va être, elle, capable de se reproduire. Elle va même pondre de 2 à 4 mille par jour. Et elle va vivre 4 ans contre 3 semaines pour une abeille qui est nourrie de miel et de pollen. Donc, c'est vraiment un concentré d'énergie, de vitamines, d'acides aminés qui va permettre à la reine de vivre 4 ans. de faire plein de bébés d'être en pleine forme donc c'est vrai que transposer à nous humains c'est un concentré de vitamines qui va booster la vitalité à la fois physique et morale ok donc tu vois ça c'était ma première question piège pour vérifier si tu t'y connaissais un petit peu en miel ok on est rassuré tu
- Speaker #0
es passionné effectivement tu tombes dans ce pot de miel quand tu es petite business familial ensuite qui va être repris par ta maman oui
- Speaker #1
Tout à fait, des femmes,
- Speaker #0
les reines qui restent au pouvoir. Et donc dans la suite logique, Élise reprend la société familiale et ce n'est pas ce qui se passe.
- Speaker #1
Non, alors en effet j'avais ce chemin tout tracé. Comme j'étais en plus passionnée par tout ce qui se passait au domaine, j'y passais mes week-ends, mes vacances, j'habitais à 50 mètres du domaine familial. J'ai vraiment grandi là-dedans et en fait j'ai eu, j'ai pas eu envie de suivre cette voie tout tracée pour moi. J'adore ma maman mais j'avais envie vraiment de m'accomplir, de faire mes propres choix et de me révéler. autrement, en toute autonomie et sans pression familiale, de reprendre l'exploitation familiale.
- Speaker #0
Sans pression, mais elle était un peu là, la pression. Ils auraient bien aimé, non ? Oui,
- Speaker #1
alors oui, ils auraient aimé, en effet. Mais j'allais dire, moi, j'ai voulu m'affranchir de la pression pour moi. Je me suis dit, plutôt que de suivre ce chemin tout tracé, il y a plein de choses qui me passionnent. Le fil rouge, c'était quand même les abeilles, le miel, mais plein d'autres choses. J'ai eu envie d'entreprendre pour créer vraiment le métier, l'entreprise qui me ressemble.
- Speaker #0
Toi, tu fais des études de droit ?
- Speaker #1
Oui, j'ai fait des études de droit en cursus, master, master 2, dans le droit des affaires et droit de la concurrence.
- Speaker #0
Quelques stages en entreprise ?
- Speaker #1
Des stages en entreprise.
- Speaker #0
Dont Danone ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Un pas dans une très belle entreprise qui a des super parcours de carrière, mais toi, tu sais à ce moment-là que ce n'est pas pour toi.
- Speaker #1
Oui, en fait, j'ai bien aimé mes études de droit. J'ai beaucoup appris pendant mes stages, mais je me suis vite rendu compte que ça ne me faisait pas vibrer. Je n'avais pas envie d'en faire mon métier pour la vie. Et je pense que j'ai grandi dans un univers très entrepreneurial avec ma mère, mes grands-parents. Mon papa qui est en profession libérale mais donc qui est à son compte aussi, j'ai jamais eu de schéma de salarié dans mon entourage proche. À ma créativité, c'est vrai que le droit c'est passionnant, en plus mon grand-père était en plein dans des procès pour la défense des abeilles, contre les pesticides. Donc j'étais aussi animée par ce projet de défense des abeilles, de grande cause. C'est sans doute un peu pour ça que j'ai fait du droit au départ. Mais je suis quelqu'un de créatif. J'aime l'aventure. Je ne suis pas très structurée. J'ai plein d'idées. Je me disais que je vais forcément être un peu limitée. Mais moi, je n'avais pas de vision très précise de ce que je voulais faire. J'étais jeune. Je n'avais pas une grande confiance en moi. Mais je savais que je voulais faire quelque chose de différent. Et que même si j'admire énormément ma maman, ce que mes grands-parents ont construit, j'avais envie de travailler en rapport avec eux, en partenariat avec eux, mais pas avec eux.
- Speaker #0
Et donc là, il y a quelqu'un qui va t'inspirer, notamment la personne qui a créé Caudalie, puisque c'est une famille de viticulteurs. Et là, tu te dis, tiens, je vais créer le Caudalie du miel.
- Speaker #1
Voilà, exactement.
- Speaker #0
Génie !
- Speaker #1
Oui, je suis comme beaucoup de filles, je pense. Je m'intéresse aux cosmétiques. Je lis beaucoup de magazines féminins. Donc, je découvre Caudalie, l'histoire. L'histoire de Caudalie, qui est une magnifique réussite familiale. Et je me suis dit, mais nous, on a cette histoire. J'ai cette histoire autour du miel et je pourrais créer un spa. que les gens viennent se baigner dans des fûts de miel.
- Speaker #0
Donc ça, c'était l'idée de base. Créer un spa. Et donc, tu vas reprendre des études pour justement te spécialiser dans ce quoi ? Oui, le management. Le management, je me suis dit...
- Speaker #1
Alors, j'adore étudier. J'aime faire des études. J'aime beaucoup m'inscrire à des formations, apprendre des nouvelles choses, lire des bouquins et tout. donc c'est J'avais des parents assez sympas qui me soutenaient. Donc, j'aurais dit, voilà, je vais faire un master dans le management hôtelier pour apprendre quelques notions, pour manager un spa et avoir un petit peu les bases de comment créer un spa. Donc, je me lance là-dedans. C'était super. J'ai fait encore des stages dans des hôtels. J'ai travaillé dans des spas. J'ai appris plein de choses. Et puis après je me suis rendue compte de la dimension investissement financier quand même pour lancer un spa. Ensuite moi nos ruches elles sont dans le centre de la France, dans le Berry donc. Un gros hub Châteauroux, touristique. Voilà je me suis dit alors amener des gens dans un spa à Châteauroux ça va peut-être être un peu compliqué.
- Speaker #0
Désolée pour tous les copains. qui sont du Berry, mais c'est vrai que c'est pas forcément où il y a le plus de tourisme.
- Speaker #1
Exactement. Voilà, donc j'aime beaucoup le Berry, mais je me suis dit, ça va sans doute être un peu limitant de construire quelque chose là-bas, un peu touristique. Et donc là, j'étais un peu perdue, j'avais ce projet, je savais pas trop comment le mener, et donc encore une fois, j'avais envie d'aventure et des parents très sympas, et donc j'ai dit je pars un an en Australie.
- Speaker #0
Excellent choix ! Sydney, excellent choix !
- Speaker #1
Voilà, je me suis dit, bon allez, je prends un an, où est-ce que je vais aller ? Et je me suis dit, le plus loin, le mieux, comme ça, je n'aurai pas d'occasion d'y aller. Donc je pars avec ma petite valise en Australie, sans savoir exactement ce que je vais faire et ce que je vais trouver là-bas.
- Speaker #0
Donc en fait là, c'est le moment où on peut faire un petit message aux parents qui sont parfois... un petit peu désespérés par le manque de certitude de leurs enfants, on peut effectivement être un peu paumé après ces études et très bien rebondir et créer une entreprise qui génère énormément de chiffre d'affaires. Donc voilà, ces expériences et ces chemins de contour t'ont permis de te découvrir ?
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Et puis mes parents me faisaient confiance parce qu'en fait, je suis assez débrouillarde. J'ai toujours trouvé des petits jobs facilement. Merci. Je parlais anglais, donc je leur ai dit, voilà, je vais trouver un job.
- Speaker #0
Tu fais quoi comme petit job là-bas ?
- Speaker #1
Et donc, quand j'arrive en Australie, d'abord, je m'inscris à l'université. Je me suis inscrite trois mois à l'université de Sydney. J'ai pris des cours en marketing et en chinois. Je ne me demande pas pourquoi. Je trouvais ça cool d'apprendre le chinois. Vraiment, c'était chouette. Bon, je ne parle pas un mot de chinois. Trois mois,
- Speaker #0
c'est un peu court pour maîtriser le chinois. Mais bon, c'était une bonne initiation.
- Speaker #1
J'ai peut-être fait six mois quand même en chinois. Et donc, je vivais dans une coloc avec d'autres jeunes. Et là, il y a mon coloc qui me parle de son boulot dans un call center à North Sydney, FlexiRent. Donc, on vendait des contrats. des contrats de prêt à la consommation.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et il me dit, mais je suis sûre qu'il y a du boulot là-bas, ça sonne sans discontinuer, viens avec moi demain matin. Et donc, je vais avec lui le lendemain. Et puis, bingo, ils m'embauchent, ils me font passer un petit entretien, et puis ils m'embauchent pour six mois. Et donc, j'ai travaillé. Tous les jours, j'ai découvert les challenges commerciaux, la vie du floor avec le téléphone qui se décroche tout seul. C'était génial, j'adorais, c'était un univers très jeune.
- Speaker #0
Et tu faisais du démarchage commercial par téléphone ?
- Speaker #1
Non, c'était des particuliers qui étaient dans des magasins et qui appelaient pour avoir un prêt à la consommation, pour acheter leur télé, leur iPhone. Et donc moi, je devais leur poser des questions, remplir différentes choses dans l'ordinateur. La machine moulinait pour voir s'ils étaient solvables et donc si on leur prêtait de l'argent. Et puis, il y avait des petits challenges commerciaux parce qu'on devait vendre. À l'époque, c'était une espèce de clé 3G. C'était... en forme. Honnêtement, je ne sais plus pourquoi, mais voilà, c'était l'innovation FlexiRent, cette espèce de clé 3G Blink, je crois que ça s'appelait. Et donc, on devait en vendre un maximum. Et alors, je ne sais pas si c'est l'accent français ou quoi, mais alors moi, j'en vendais des caisses,
- Speaker #0
donc je gagnais tous les challenges. Génial !
- Speaker #1
En fait,
- Speaker #0
super formation, la vente par téléphone. Oui, oui. Qu'est-ce que tu as appris d'ailleurs à ce moment-là ? Merci. Sur les compétences des vendeurs ? Écoute, j'ai appris, je crois que c'est beaucoup une question d'état d'esprit,
- Speaker #1
de se mettre aucune limite, de proposer, et puis les gens disent oui ou non, mais je crois que c'est vraiment ça que je me suis dit, mais en fait, il faut prendre vraiment la vente comme un jeu et ne pas se mettre de limite. Parce que là, c'était quand même des personnes qui n'avaient... d'argent qui appelaient pour avoir un prêt et finalement je leur vendais quelque chose en plus quoi alors qu'ils appelaient déjà pour avoir un prêt sur quelque chose qu'ils voulaient acheter. Mais c'est vrai que je le prenais comme un jeu, j'ai adoré cette expérience et puis le côté challenge, le fait d'avoir, j'avais des tickets, des bons d'achat dans les supermarchés, plein de trucs à gagner. Extrêmement formateur,
- Speaker #0
puis bon j'imagine que ce que tu leur vendais c'était pas non plus... Ça ne méritait pas un emprunt supplémentaire de plusieurs milliers de dollars, c'était gentil à la piste. Oui, oui, oui. Mais c'est le petit truc en plus.
- Speaker #1
Oui, c'était exactement, c'était un petit truc en plus. Mais le fait de ne pas se mettre de barrière, de proposer, et puis après les gens sont libres d'accepter ou non.
- Speaker #0
Génial.
- Speaker #1
Mais j'ai bien aimé et cette expérience, ça m'a été aussi très utile pour ensuite, avec Secrets de Miel, lancer des challenges commerciaux. Et je me suis beaucoup inspirée de ce qu'on faisait chez FlexiRent.
- Speaker #0
On va en reparler parce qu'effectivement, du coup, tu vis cette expérience en Australie. Tu te jettes dans le grand bain du commercial dans une posture assez difficile par téléphone. Tu rentres en France avec l'idée de Secrets de Miel.
- Speaker #1
Oui, je rentre en France avec l'idée. Oui, j'avais vraiment eu une année pour prendre plus de recul. Et je me suis dit, voilà, il faut vraiment que j'entreprene autour des produits de la ruche, quelque chose d'humain, avec ce côté commercial, jeu. J'avais plusieurs idées, je n'avais pas encore défini le business model vraiment de Secrets de Miel, mais j'avais envie de créer ma marque de soins, plus depuis toute petite. J'ai grandi dans ma famille passionnée d'alimentation santé et donc voilà j'ai voulu faire une marque un peu au carrefour beauté, bien-être, holistique. Et donc oui j'avais quand même les idées plus claires un an après.
- Speaker #0
Quand tu dis santé, bien-être, holistique, c'est des mots qui sont extrêmement tendance en 2026. Mais là, on est en 2009-2010,
- Speaker #1
c'était pas si tendance que ça de manger des graines. C'était pas si tendance de manger des graines, il n'y avait pas encore beaucoup de marques cosmétiques naturelles. Les compléments alimentaires, c'est pareil, c'était très médical, c'était pas encore démocratisé, c'était pas sexy du tout. D'ailleurs, je me souviens, quand j'ai commencé à travailler avec une agence de presse, C'était quelques années après avoir créé Secrets de Miel. Mais elle me disait, non, non, on ne va pas du tout parler des compléments alimentaires. Parce que les journalistes n'aiment pas ça. Ce n'est pas du tout tendance. Alors que maintenant, on en parle partout. Et donc, c'était assez nouveau. C'était aussi assez nouveau d'entreprendre. Je voyais dans mon entourage, quand je disais, je crée mon entreprise. Je sentais les regards un peu à la pauvre, elle ne sait pas quoi faire de sa vie.
- Speaker #0
Elle est complètement pauvre, elle était partie en Australie. Déjà le départ en Australie,
- Speaker #1
c'est dur.
- Speaker #0
Elle ne sait pas ce qu'elle va faire de sa vie. Ok, et du coup toi, bille en tête, tu te dis je fonce, tu vas faire un business plan hyper chiadé, une plateforme de marques. Une levée de fonds immédiatement, comme toute bonne entrepreneuse.
- Speaker #1
Non, je me suis vraiment lancée au feeling. Comme les peu de personnes à qui j'en avais parlé n'avaient pas l'air très réceptives, je me suis dit, n'en parle à personne parce qu'on va te gâcher ton rêve.
- Speaker #0
C'est une excellente stratégie en réalité. On ne peut pas toujours demander 20 milliards d'avis. Nos proches, en plus, sont les premiers à... À vouloir nous protéger. Oui, c'est ça. Ils projettent leur peur. Exactement.
- Speaker #1
Et ça, je l'ai vraiment ressenti. La projection de la peur, du doute. Et si ça ne marche pas ? Oui, mais en même temps, si on ne tente pas, on ne sait pas si ça marche ou si ça ne marche pas. Donc,
- Speaker #0
toi, tu ne te laisses pas déstabiliser ?
- Speaker #1
Non, je ne me laisse pas déstabiliser. Et donc, j'avance. Enfin, j'avance petitement. Disons que le gros... Le gros projet qui m'a pris quand même du temps, c'est de développer une gamme. Parce que je me suis dit, une nuit je me suis réveillée à 3h du matin, je vais appeler ma marque Secrets de Miel.
- Speaker #0
Les cerveaux, ils travaillent tellement quand on dort. Moi, The Patron, ça m'est arrivé comme ça aussi. Je me suis réveillée, je m'étais couchée en me disant, ok, cerveau, donne-moi une idée de nom. Et je me suis réveillée,
- Speaker #1
c'était The Patron.
- Speaker #0
Donc toi, secret de miel ?
- Speaker #1
c'était une évidence secret avec un S parce que le mien a plein de secrets évidemment et donc le gros travail ça a été alors que j'avais Aucune compétence en cosmétique, en complément alimentaire, j'ai mis beaucoup d'énergie à créer la gamme. J'ai trouvé un laboratoire partenaire, sachant que j'avais 25 ans, pas de business plan. pas d'expérience professionnelle particulière. J'avais juste mon sourire.
- Speaker #0
Tu allais frapper aux mêmes portes où il y avait certainement des L'Oréal, des L'Occitane, des Caudalie. Comment tu as trouvé du coup ce premier labo ?
- Speaker #1
J'ai trouvé ce labo par des connaissances. En fait, par connaissances. J'ai trouvé ce labo, c'est ma maman qui m'en a parlé.
- Speaker #0
Elle le connaissait.
- Speaker #1
Elle le connaissait et il était... Je travaille toujours avec eux, mais il était tenu par une dame. qui a vendu depuis. Et elle a été trop sympa parce qu'elle m'a dit j'aime votre esprit d'aventure. Elle m'a prise pendant une semaine avec elle au labo pour travailler les formules. Elle m'a donné vraiment plein de conseils. C'est quoi une gamme complète ? Qu'est-ce qu'il faut ? Les actifs tendances qu'on peut allier avec les produits de la ruche. Elle y croyait. Oui.
- Speaker #0
Et elle t'a soutenue en partageant son expertise et en t'accompagnant sur cette phase-là. Exactement. Parce que toi, tu es toute seule à ce moment-là de l'aventure.
- Speaker #1
Je suis toute seule, oui. J'ai démarré toute seule. Donc oui, elle m'a soutenue, elle m'a conseillée. Et puis, elle a accepté de commencer avec des petites quantités. Et ça, c'est précieux parce que c'est sûr que malgré tout, quand on crée une boîte de zéro avec des produits, moi, je voulais quand même une gamme de produits assez étoffée pour...
- Speaker #0
Pour être crédible aussi dans ce secteur ? Voilà,
- Speaker #1
pour être crédible. Et donc, c'est quand même des investissements assez importants. J'avais fait un emprunt. Et donc, elle me fait confiance et elle accepte de faire les plus petites quantités qu'elle pouvait. À l'époque, c'était quand même 500 unités par référence.
- Speaker #0
Et combien de références ça lançait ?
- Speaker #1
20 références. Donc, je me suis quand même retrouvée un matin parce qu'en fait, c'est assez irréel. Tant qu'on est dans le projet, dans le bon de commande, on crée les produits, le nom. Trouver les noms, c'est très sympa. J'aimais bien écrire les argumentaires, créer la formule, etc. Mais le jour où les palettes arrivent, c'est des palettes. Et là, j'étais toute seule et je me suis dit, maintenant, il va falloir les vendre. Là,
- Speaker #0
tu prends la mesure du défi.
- Speaker #1
Et là, je n'ai pas bien dormi cette nuit-là. Mais non, j'avais confiance. Mais j'ai commencé petit à faire les choses par moi-même, beaucoup. Comment tu as vendu tes premiers produits ?
- Speaker #0
C'était à des copines ? C'était sur des marchés ?
- Speaker #1
Alors, assez vite, je me suis intéressée au modèle de la vente à domicile.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Donc, puisque je me suis dit, j'ai une belle histoire à raconter. Finalement, le bouche à oreille, c'est quand même un levier très puissant quand les produits sont bons. Et j'aimais ce côté humain et transmission. J'avais envie de partager mon histoire familiale et tous les secrets des abeilles à mon entourage. Et une nouvelle façon de prendre soin de soi tout en diffusant ce message. de l'importance des abeilles pour notre planète, pour la biodiversité. Donc je me suis dit, la vente à domicile, ça me paraît être un modèle qui sort un peu de ce qu'on voit. C'est un modèle de distribution qui n'est pas commun et qui va vraiment me permettre de pouvoir exprimer tout ce qui est secret de miel. Parce que je n'avais pas envie que secret de miel soit juste une marque de produits. J'avais envie vraiment d'en faire un univers. Et donc j'ai vu dans la vente à domicile l'opportunité d'immerger finalement les gens dans cet univers autour des abeilles, des plantes, des fleurs, de la santé au naturel, de comment prendre soin de soi différemment. Et donc c'est comme ça que je me suis dit que j'allais tenter l'aventure de la vente à domicile. Et je me suis d'abord inscrite comme vendeuse pour d'autres marques, pour voir. comment fonctionnait de l'intérieur une entreprise de vente à domicile.
- Speaker #0
C'est... Déjà très malin d'avoir suivi cette école de la vente à domicile en travaillant pour d'autres marques. Je trouve atypique qu'il y a un côté marché de l'ombre, un peu souterrain. Alors moi, je viens vraiment du monde du retail, des magasins, de l'expérience client en magasin. Et ça paraît être un choix, c'est un choix étonnant par rapport à tous les autres acteurs du monde de la beauté. Et il y en a beaucoup. Est-ce que c'était parce que tu t'es dit... C'est un jeu très difficile de rentrer chez des Mariono, chez des Sephora, parce qu'il faut mettre trop d'argent sur la table. Et donc, j'ai envie de prendre cette petite porte. Ou juste, tu avais envie de faire à ta sauce ?
- Speaker #1
Je pense que c'est un mix des deux. Je pense que j'avais clairement très fort le syndrome de l'imposteur. J'avais, encore une fois, 25 ans, aucune expérience ni dans la finance d'entreprise. Rien du tout. Et donc, je me suis dit me frotter à des professionnels du secteur en essayant de vendre mes produits. Je pense, je ne me le suis pas dit, mais je pense qu'au fond de moi, j'avais cette petite crainte de peut-être pas savoir comment m'y prendre.
- Speaker #0
Ça ne paraissait pas accessible en fait.
- Speaker #1
Ça paraissait pas... Je pense que d'un côté, je devais me dire ça. Et de l'autre... J'avais peut-être pas envie de prendre une voie plus démocratisée. J'avais envie de faire quelque chose d'un peu différent.
- Speaker #0
C'est un peu ton fil conducteur, ça. Je vais bien faire mes amasos. Les choses,
- Speaker #1
je fais amasos. Le miel,
- Speaker #0
ok, mais pas l'exploitation familiale. C'est trop simple. Je vais faire mon truc avec du miel.
- Speaker #1
Oui, je ne sais pas. Mais c'est vrai que j'ai découvert cet univers de la vente à domicile. Et je me suis dit, mais... C'est génial parce que moi-même, j'ai eu des freins pour entreprendre, j'avais ce manque de légitimité, j'ai entrepris vraiment de zéro, sans expérience commerciale, etc. Et je me suis rendue compte que par ce levier de la vente à domicile, il y avait plein d'autres femmes qui pouvaient entreprendre aussi. J'ai découvert, en m'inscrivant dans d'autres marques, cet univers avec ces femmes qui... qui entreprenaient en partenariat avec des marques, en side job ou plus. Et je me suis dit, en fait, c'est un modèle génial parce que ça donne l'opportunité à d'autres femmes de créer leur business en partant de zéro, comme moi je l'ai fait finalement. Mais moi, j'ai eu cette chance d'avoir des fonds pour vraiment créer une marque, des produits, etc. Mais je me suis dit, en plus de donner l'opportunité, aux femmes de prendre soin d'elles avec des bons produits français issus du meilleur de la nature. Je vais aussi leur offrir cette opportunité de prendre soin d'elles en choisissant une activité qui les éclate, en pouvant vivre de leur passion, si comme moi, elles sont passionnées par la beauté, le bien-être. Et je me suis dit que c'était assez puissant comme modèle. Et je t'en parle de très facilement maintenant, 15 ans après. Mais je pense que sur le moment, ça a été un petit cheminement. En effet, j'avais ce côté de vouloir faire les choses petit à petit. Donc, ça me paraissait être le modèle qui permettait d'avancer doucement. Mais en même temps, pour que ça marche, j'ai quand même dû investir dans les produits, dans des catalogues, dans la PLV pour valoriser la marque, faire des offres commerciales. Très vite, j'ai mis en place des challenges. une fois que j'ai eu quelques conseillères qui... qui ont commencé à travailler avec moi. Donc il y a quand même toute une mécanique qui n'est pas si simple. Mais j'ai trouvé dans ce modèle une façon...
- Speaker #0
Vraiment parfaite de travailler pour moi parce que ça mêlait un peu tout ce que j'aimais, à la fois l'humain, le côté produit, la nature, la transmission.
- Speaker #1
Ce qui est intéressant, c'est que finalement, votre mode opératoire pour vendre, c'est ce que font les grandes marques pour animer leur communauté.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai.
- Speaker #1
Créer des moments, des rencontres, des échanges autour de l'univers de la marque. C'est toujours une sélection de Lucky Few, d'influenceurs maintenant essentiellement, qui vont avoir accès à ça pour faire vivre toute la marque. Et sinon, tout le reste, c'est vente traditionnelle ou e-commerce. Vous, finalement, c'est au cœur de toute l'expérience, c'est ces moments-là, ces expériences, ces rencontres. Donc, ce que je ressens avec toi, c'est beaucoup de générosité. générosité dedans. Dans la collection, on pourra en reparler, vu la quantité de références que tu as. Surtout dans ce que tu proposes à tes clients dans l'expérience. Et aussi, comment tu animes tout ce réseau. On appelle ça des conseillères. Il y a quelques hommes,
- Speaker #0
c'est des conseillers. C'est en majorité des femmes.
- Speaker #1
Aujourd'hui, tu as 3000 conseillères qui travaillent pour toi.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. 3000 conseillères. Principalement en France, mais aussi en Belgique, en Allemagne et en Suisse.
- Speaker #1
Donc c'est une petite entreprise qui a quand même bien grandi.
- Speaker #0
Oui, c'est assez impressionnant. C'est vrai qu'aujourd'hui, quand je regarde le chemin parcouru, je me dis « Waouh, j'ai commencé toute seule à faire mes ventes avec de la famille, des copines. » Et là aujourd'hui, c'est 3000 femmes qui entreprennent avec moi, qui m'ont fait confiance. parce que c'est vrai que Secrets de Miel c'est leur partenaire au quotidien pour entreprendre, pour se créer leur revenu complémentaire ou leur revenu total.
- Speaker #1
Parce que du coup il y a plein de manières de commencer à travailler avec Secrets de Miel, c'est soit une activité en parallèle d'une autre activité qui peut être rémunérée ou non. Mais pour certaines, c'est une vraie entreprise, une vraie PME qu'elles gèrent. Donc, vous accompagnez toutes ces femmes, tous ces profils tout au long de leur parcours, quel que soit leur niveau d'ambition.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. Beaucoup démarrent l'activité de conseillère en complément de revenu. Elles ont un projet personnel ou professionnel. Elles cherchent à compléter leurs revenus et donc elles se lancent. dans l'aventure avec nous. Pour devenir conseillère, c'est très simple. Il y a un agrément qu'elle signe. Ça nous permet de répertorier toutes nos conseillères. Elles choisissent un kit de démarrage. Ce kit va être un kit de produits best-seller et d'outils commerciaux, papiers et digitaux qui vont leur permettre de créer leur activité d'indépendante. Très simplement, elles n'ont aucune comptabilité à tenir, aucune démarche administrative. C'est vraiment de l'entrepreneuriat facilité et sans prise de risque au départ. Donc pour beaucoup, ça va commencer comme job complémentaire. Certaines ont déjà la vision de plus. Certaines sont plutôt en démarche de reconversion. On a beaucoup aussi de mamans à temps plein. qui, voyant leurs enfants grandir, ont envie de remettre un pied dans le travail. On a aussi des jeunes mamans qui, elles, pour ne pas avoir à sacrifier leur équilibre familial, en reprenant un job alimentaire à droite, à gauche, se disent, si je me lançais en tant qu'indépendante, on a plein de profils. Et quelques-unes ont la vision dès le départ de... de l'opportunité professionnelle que la vente à domicile peut leur permettre. Donc elles ont cette vision, oui je veux vivre de cette activité, je veux vivre de mon activité de conseillère, je veux bien en vivre, je veux en vivre mieux que ce que le modèle de salariat classique pourrait m'apporter. Parce que beaucoup n'ont pas forcément eu la chance de faire des études supérieures. Et donc elles voient dans la vente à domicile l'opportunité. de révéler un potentiel qui ne serait pas révélé par une activité salariée classique et de gagner leur vie beaucoup mieux que ce qu'elle pourrait la gagner en tant que salariée. Donc quelques-unes ont déjà cette vision, mais moi, mon rôle et ce qui me porte vraiment au quotidien, c'est de révéler des femmes qui n'ont pas... pas encore vu en elles ce potentiel. Parce que finalement, toutes, elles ont de l'audace. Parce que pour démarrer une activité d'indépendante, il faut vraiment de l'audace au départ. Parce que souvent, elles se lancent sans avoir l'approbation de leur entourage. C'est souvent...
- Speaker #1
Je ne capte pas le respect, parce qu'il y a un côté un peu... C'est une activité... Il y a quand même beaucoup d'a priori sur la vente à domicile.
- Speaker #0
Il y a beaucoup d'a priori.
- Speaker #1
Le nombre de commentaires hautains que j'ai pu entendre, c'est assez hallucinant.
- Speaker #0
Exactement, il y a beaucoup d'a priori, beaucoup de préjugés. L'entourage est vraiment le roi pour ça. Peu encourageant.
- Speaker #1
Merci pour le feedback.
- Speaker #0
Peu encourageant et c'est vrai que ça leur demande vraiment de l'audace et une capacité de s'affranchir du regard des autres. Et donc, il y a cette petite graine déjà de leaders qu'elles ont en elles rien qu'en démarrant leur activité de conseillère. Et moi, mon rôle avec mon équipe, c'est vraiment de les aider à développer ce potentiel pour qu'elles gagnent confiance en elles, qu'elles se rendent compte qu'elles sont capables de beaucoup plus que ce qu'elles ne croient, à la fois dans la vente. Mais aussi dans l'animation d'une équipe, puisqu'en vente à domicile, on a une double opportunité. On peut gagner des revenus sur ses ventes, mais on peut aussi développer une équipe et ensuite toucher des commissions d'animation sur les ventes de l'équipe qu'on a développées. Et n'importe quelle cliente peut devenir conseillère, finalement. Donc nous, on les accompagne vraiment à développer leur confiance sur la partie commerciale, donc avec des formations commerciales. Comment trouver leurs premiers clients, comment fidéliser, comment développer leurs ventes, etc. Mais on les accompagne aussi sur la partie leadership, donc comment inspirer son entourage à faire comme nous, comment parler de soi sur les réseaux sociaux, comment montrer qu'on a osé révéler son potentiel et prendre sa vie en main. et choisir une activité qui casse les codes et montrer que cette activité peut devenir finalement un travail à temps complet.
- Speaker #1
Parler de soi avec un peu plus d'assertivité. Exactement,
- Speaker #0
communiquer sur différents réseaux, y compris les réseaux professionnels comme LinkedIn. Donc, on les accompagne pour tout ça. Et après, sur le management d'équipe, vraiment le leadership, comment incarner une posture de leader. Et on a des success stories. assez impressionnante de femmes qui vraiment ne croyaient pas du tout en elles, étaient incapables de prendre la parole en public et qui aujourd'hui, quelques années après, organisent leurs propres séminaires, font travailler leurs équipes sur comment lever les barrières, comment dépasser ses pensées limitantes, comment développer son réseau.
- Speaker #1
C'est très fort en fait. Moi, j'ai vu quelques documents que vous fournissez à vos conseillères pour justement les former, pour les accompagner et tout ce que vous mettez en place pour les motiver. J'ai l'impression que finalement, c'est ça ton job. C'est de les inspirer, de les accompagner plutôt que de les aider à vendre. C'est faire qu'elles croient en elles et qu'elles soient une boule d'énergie positive. pour dépasser tous ces freins mentaux. C'est très impressionnant. Aujourd'hui, du coup, 3 000 conseillères. Et combien de chiffre d'affaires, Secrets Nuelles ? Cette petite entreprise-là, ta petite histoire avec tes produits, ça fait combien ?
- Speaker #0
On fait 8 millions de chiffre d'affaires.
- Speaker #1
8 millions de chiffre d'affaires.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Rentable au bout d'eux ?
- Speaker #0
On a été rentable au bout de 3 ans.
- Speaker #1
Est-ce que tu sens que le regard des autres a changé sur toi ? Ou il y a toujours un petit peu de... Comme tu n'es pas chez Sephora et que tu n'es pas dans le L, est-ce que...
- Speaker #0
J'ai été dans le L.
- Speaker #1
T'as été dans le L ? Mais t'as été citée dans le L, t'as pas payé ta page de pub.
- Speaker #0
Non, j'ai un de nos masques qui a été dans le L. J'étais trop contente, j'étais sur mon canapé le week-end en train de feuilleter mon L comme tous les week-ends.
- Speaker #1
Et là, je... Ah, merde ! Non mais quand je dis que tu n'es pas dans le L, c'est que tu ne fais pas partie des grands groupes qui payent une dizaine de pages toutes les semaines pour être dans ces références. Est-ce que le regard des autres a changé ou tu sens toujours un petit peu d'incompréhension par rapport à ton activité ?
- Speaker #0
Alors je ressens de l'incompréhension. Je pense que le côté à la fois entrepreneurial, vente à domicile, c'est un peu nébuleux quand même pour la plupart des gens. Donc, j'ai encore droit à comment ça va, ton petit business de miel. Voilà. Après, c'est drôle parce qu'il y a six ans, mon mari s'est associé avec moi. Et j'ai senti que c'est cette étape qui a fait un peu changer le regard des autres, de notre entourage, sur la taille et le potentiel de mon entreprise. Et le fait, alors ça a été très...
- Speaker #1
Donc c'était pris positivement ou c'était pris, enfin tu vois, parce que ça peut être dans les deux sens.
- Speaker #0
Alors ça a été pris, ça a été une surprise, vraiment.
- Speaker #1
Elle peut le payer.
- Speaker #0
Elle peut se perdre,
- Speaker #1
soit elle est vraiment en galère, soit elle peut se...
- Speaker #0
C'est ça, je pense que pour sa famille ça a été un peu incompréhensible parce qu'il a un schéma ingénieur dans des gros groupes, etc. Et après dans notre entourage c'était plus, mais attends, tu vas être la boss de ton mari ? Et tu vois ce côté un peu renversement de... Voilà, comme toutes les femmes finalement. Coucou chérie ! Ce côté renversement du schéma classique, je ne sais pas, mais un peu d'une autre époque, où c'est forcément le mari qui a eu une carrière plus ambitieuse que sa femme. Donc ça, j'ai senti qu'il y avait... Ils ne m'ont pas vu venir.
- Speaker #1
Ils n'ont pas vu venir le gros potentiel de ce crème. Et du coup, il rejoint. Et maintenant, vous bossez tous les deux.
- Speaker #0
Et donc maintenant, on bosse tous les deux.
- Speaker #1
Pas dans le même bureau, tu me disais.
- Speaker #0
Pas dans le même bureau. Alors, on est dans le bureau d'à côté. Mais en tout cas, je trouvais que c'était quand même important de garder une petite distance.
- Speaker #1
Ton bureau est plus grand ou pas ?
- Speaker #0
Mon bureau est plus grand, ouais. Il est plus cool, mon bureau.
- Speaker #1
On t'inquiète, on t'inquiète. Mais j'imagine que s'il a onboardé, je sais trop le nom français, il a rejoint l'aventure secret de miel, c'est que du coup, un, il y croyait. Et deux, il avait envie de continuer à développer l'entreprise avec toi. Oui,
- Speaker #0
oui, oui. Alors, c'est drôle parce qu'il n'y croyait pas une seconde au départ. Mais au fil des années, il a commencé à s'intéresser. Puis bon, en plus, il voyait que ça me passionnait. Donc, il n'était pas non plus décourageant. Mais c'est juste que ça lui paraissait très loin des modèles qu'il connaissait. Mais donc, je pense qu'au bout de 4 ans... Il a commencé à me faire des modèles, des prévisionnels, des petites choses que moi je ne savais pas faire. Et puis à s'y intéresser un peu plus sérieusement. Et puis à un moment, c'était le bon moment pour lui, il ne s'est pas nousé plus dans son job. Et il s'est dit, c'est le moment, c'est vrai qu'on avait des enfants petits. Un challenge d'être entrepreneur tout seul, en gérant une famille, il y avait aussi beaucoup de déplacements. Donc on s'est dit à la fois pour le projet entrepreneurial et pour notre équilibre familial, c'est une super aventure. Et puis on s'est dit voilà, on tente, si ça marche, ça marche, si ça ne marche pas, ce n'était pas un grand risque à cette époque. L'entreprise était rentable.
- Speaker #1
Parce que ça peut quand même être vécu, même si l'entreprise est rentable. Tu es dans cette expansion, tu dois continuer à investir. Absorber un autre gros salaire, c'est mettre peut-être l'entreprise un peu plus à risque. Et puis aussi, c'est mettre tous vos oeufs dans le même panier. Financièrement, ça peut mettre beaucoup de stress. Toi, finalement, vous l'avez bien vécu, ça a été bien préparé ?
- Speaker #0
Alors, ça n'a pas été très bien préparé. mais euh Mais ensuite, on ne se versait pas. On se versait des tout petits salaires au départ.
- Speaker #1
C'est après que tu as acheté le yacht.
- Speaker #0
C'est ça. On n'a pas de yacht, je vous le dis. Mais non, on a fait les choses très simplement. On gère vraiment l'entreprise comme notre foyer. Donc, on est très raisonnable sur les investissements. Et non, ça a été tout de suite très... Très simple, très fluide. Bon, après, il a un super bon caractère, donc c'est facile de travailler avec lui. Puis on est très, très complémentaires. Donc ça se passe bien.
- Speaker #1
Quels sont les deux conseils sur comment bien gérer association et mariage ? Le fait de travailler avec son conjoint. Allez, deux conseils.
- Speaker #0
Oh là là, moi je dirais être complémentaire. En tout cas, pour nous, c'est vraiment ce qui a fait que ça marche. On a chacun nos sujets, même si on se donne notre avis. Mais voilà. Après, lui, depuis le départ, il est clair que c'est moi qui prends la décision finale.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Et comme ça, il n'y a pas de sujet qui décide, toi, moi. C'est toi qui tranches. C'est à moi de trancher. Et donc comme ça, ça clarifie. Et ensuite, on se met des règles pour ne pas trop en parler à la maison. Vraiment couper. On a un bureau, donc on ne travaille pas de la maison. Et donc à la maison, on essaye de couper. Alors c'est très théorique, ce n'est pas toujours facile. Mais en tout cas, on se reprend quand nos enfants nous reprennent, de toute façon, maintenant.
- Speaker #1
Ils sont assez grands pour... Ils sont assez grands pour... Et quels sont les trois conseils que tu donnes, que ce soit à tes conseillères, mais que tu voudrais donner à toute femme qui veut faire preuve d'un peu plus d'audace, que ce soit dans un projet entrepreneurial ou en entreprise ? Qu'est-ce que tu leur dis pour qu'elles aient le courage d'aller un peu plus loin ? Alors,
- Speaker #0
je pense que le conseil le plus important, en tout cas, qui moi m'a aidé, c'est de ne pas écouter l'avis des autres. Mais toujours, n'écoute pas l'avis des gens dont tu ne voudrais pas l'avis. Et c'est vrai que se faire confiance, ne pas écouter l'avis des autres et vraiment se dire que tout est possible. Je pense qu'on a tendance à s'auto-limiter, à se dire non, mais cette personne, non, ça ne l'intéressera pas. Non, et finalement, on s'auto-sabote. Et prendre les choses comme un jeu, vraiment, se dire qu'un non, c'est pas grave. Je sais pas si je suis à 3 ou je suis à 5, je sais pas.
- Speaker #1
J'en veux plus, moi. Vas-y, si t'en as encore un. Non,
- Speaker #0
mais après, c'est des principes assez théoriques, mais je trouve que quand on les applique, vraiment, on se rend compte de la puissance de... pas écouter les autres, s'affranchir du regard des autres,
- Speaker #1
je dirais que c'est presque le plus important. Et tu disais, toi, qu'au début, tu n'avais pas du tout confiance en toi, que tu n'osais pas prendre la parole. Et aujourd'hui, tu mets le feu sur des scènes avec des centaines et des centaines de personnes dans le public. Qu'est-ce qui t'a aidé à t'ouvrir et t'exposer de cette manière ?
- Speaker #0
Alors, c'est vraiment en faisant. En me challengeant, en me forçant à le faire. Les premiers séminaires que j'ai animés, j'étais toute tremblante. Et je me suis dit, c'est pas grave, la prochaine fois, ça sera mieux. C'est vraiment la répétition qui m'a aidée. C'est faire. Longtemps, je me suis dit, la confiance va venir. J'ai lu des livres pour booster sa confiance. oser, etc. Mais finalement, c'est vraiment en faisant qu'on prend confiance. La confiance, elle vient dans l'action. Et on ne se lève pas un matin avec la confiance.
- Speaker #1
Non, on peut se lever avec secret de miel, mais on ne se lève pas avec la confiance. C'est vrai. Ok. Donc, être dans l'action et s'autoriser aussi à ne pas avoir fait des trucs géniaux. Finalement.
- Speaker #0
Oui. Non, mais exactement. Alors, dans le quotidien, je dis souvent quand même, même si je suis un peu perfectionniste, mais je dis, fait vaut mieux que parfait. Parce que si on attend d'être prêt, que tout soit nickel, en fait on ne se lance jamais. Et moi quand je revois aujourd'hui mes premiers flyers, c'était terrible. Mais je me dis, d'un autre côté, ça a quand même marché. Et parce que je me suis lancée.
- Speaker #1
C'est assez bien pour ce moment-là.
- Speaker #0
Bah ouais, c'est ça. Et moi, mes exigences ont beaucoup augmenté. Mais finalement, ça a marché quand même. Donc, je pense qu'il faut y aller, il faut être dans l'action et ensuite, il faut prendre le temps pour analyser si les actions ont été payantes ou pas et réajuster ce qu'on fait de bien, ce qu'on fait de mal. Je pense qu'il faut accepter de se remettre en question tout le temps. Quelque part, quand on entreprend, c'est une remise en question quotidienne. Mais il faut vraiment y aller, pas attendre le moment parfait parce qu'en fait, il n'y en a jamais.
- Speaker #1
En parlant de moment parfait, je vois l'heure qui défile et vous allez devoir partir prendre un train. Donc j'ai mes trois dernières questions rituelles. La première, tu as un panneau d'affichage dans la ville de ton choix. Tu y mets ce que tu veux, c'est ton message au monde. Qu'est-ce que tu y inscris ?
- Speaker #0
J'aime beaucoup cette citation de Confucius. Choisis un travail que tu aimes et tu n'auras pas à travailler un seul jour de ta vie.
- Speaker #1
Ça te correspond très bien. Oui,
- Speaker #0
exactement. Je l'ai épinglé sur ma page Instagram.
- Speaker #1
Génial. Et si tu te retrouvais en voyageant dans le temps face à toi, à tes dix ans, quel conseil tu aimerais te donner ? Quel conseil tu donnerais à la petite Élise ? Fais-toi confiance. Fais-toi confiance. Oui. Et enfin, quel est le... La chose que tu entreprendrais demain si tu n'avais pas peur d'échouer ? Un des rêves que j'ai, j'aimerais ouvrir un studio de pilates,
- Speaker #0
yoga, avec un petit café de filles, un petit café brunch, des talks sur l'apithérapie, sur l'audace, sur l'entrepreneuriat au féminin. J'aimerais vraiment une boutique un peu concept. Avec des ateliers de poterie, je ne sais pas.
- Speaker #1
Bon, voilà. Et tu le verrais où ?
- Speaker #0
Je ne sais pas où je le verrais parce que je ne sais pas. Je ne sais pas. J'adore où je vis à Divonne. Mais bon, à Divonne, ce n'est peut-être pas très adapté pour ça. Mais quoi que, pourquoi pas ? Tu vois, pensée limitante, encore une fois. Pourquoi pas ? Mais bon, là, je suis à fond. Dans ce crème de miel, les nombreux projets qu'on a pour cette année, pour les années à venir. Donc voilà, je me garde ça dans un coin de ma tête, un jour peut-être, quand j'aurai un peu plus de temps.
- Speaker #1
Écoute, moi j'invite tout le monde à découvrir la marque. Tu m'as fait un joli petit cadeau juste avant l'épisode. Donc il y a vraiment de tout pour les produits. J'ai un pot de miel qui a l'air juste sublime. Je ne l'ouvre pas parce que... Mais regardez cette couleur. Miel de forêt, il y a crème de main, il y a des voiles de lumière, des beaux mets. Vraiment, l'offre est pléthorique. Comment est-ce qu'on découvre les conseillères Secrets de Miel ? Sur le site ? Oui,
- Speaker #0
sur le site secretdemiel.com. On a un e-shop, mais vraiment pour vivre l'expérience Secrets de Miel, il faut prendre contact avec une de nos conseillères et organiser un happy time.
- Speaker #1
Un happy time.
- Speaker #0
Voilà, et c'est vraiment un moment suspendu à prendre soin de soi, à passer du temps avec ses copines, à parler beauté, bien-être.
- Speaker #1
C'est un beau programme. Merci beaucoup, Élise, pour ton temps. Merci pour ces petits cadeaux. Et puis, j'espère que cet épisode vous a plu. N'hésitez pas à le faire suivre à vos amis, à laisser des commentaires et une évaluation positive. On est sur YouTube, mais aussi sur toutes les plateformes audio. À très bientôt sur The Patron. Et merci encore. Merci, Elvire.
- Speaker #0
Merci à toi d'être restée jusqu'au bout.
- Speaker #1
J'espère que cet épisode t'aura plu, intrigué, inspiré. Et n'hésite pas à le partager, ainsi que de laisser une évaluation, un commentaire. Ça aidera énormément le podcast à être plus diffusé. Merci et à très bientôt sur The Patron Podcast.