- Speaker #0
Bienvenue chez The Patron, le podcast qui démystifie la réussite. Ici, le syndrome de l'imposteur se transforme en courage et la chance se provoque. Je suis Elvire, coach en leadership, je suis ravie de t'avoir parmi nous. N'hésite pas à liker et partager et enjoy. Aujourd'hui, j'accueille Florence Hildebert. Florence, tu es styliste, coach en images, tu as créé ton entreprise il y a trois ans et avant ça, tu as eu un parcours. Dans le droit, tu vas nous partager tout ça. Bienvenue sur The Patron, Florence.
- Speaker #1
Eh bien, merci beaucoup. Je suis ravie d'être là aujourd'hui.
- Speaker #0
Moi aussi, je suis trop contente de t'avoir. Il faut savoir que, Florence, on se connaît parce que tu es ma styliste. Oui. Je me suis offert, enfin, mon mari m'a offert ce cadeau pour mon anniversaire, c'est-à-dire une consultation avec toi. Je t'avais découvert sur les réseaux et... J'avais été extrêmement touchée par une de tes vidéos où tu disais en fait vous avez un placard rempli de vêtements mais vous avez l'impression que vous savez plus trop quoi vous mettre mais surtout il n'y a plus rien qui vous ressemble vraiment. Enfin j'avais, je sais plus exactement les mots que tu avais eu mais ça m'avait touchée en plein coeur. J'ai dit j'ai plein de vêtements et je connais plus mon style, je sais plus trop ce que je veux faire avec les vêtements. Et on s'est rencontré, je suis relookée grâce à toi. Ça a été une expérience qui...
- Speaker #1
D'alignement ?
- Speaker #0
D'alignement, ouais. En fait, ce n'était pas quelque chose que sur l'extérieur. Ça m'a vraiment... ça a fait bouger quelque chose en moi. Et j'avais très envie de t'avoir sur le podcast. Donc, merci d'être là.
- Speaker #1
Avec plaisir. Je suis très contente d'être là. Et en vrai, tout mon parcours, c'est une histoire d'alignement. C'est une histoire de se trouver. Et mon but, c'était que ce que tu dégages, ça puisse refléter qui tu es juste ici. Et je suis très contente de ce qu'on a fait ensemble.
- Speaker #0
Ouais, c'est vrai. Je suis un bon cobaye. Alors, nous allons évidemment reparler de ce que tu fais, de ce que tu proposes, comment tu accompagnes les femmes et notamment les femmes qui ont des parcours en entreprise challenging, donc dans leur ascension professionnelle. Avant ça, raconte-nous Florence le début de ce parcours parce que tu n'étais pas prédestinée à ça du tout.
- Speaker #1
Du tout. J'ai fait des études de droit. Moi, à la base, je voulais être avocate. Avocate en droit pénal, avocate, grande avocate, je m'imaginais comme ça, je regardais beaucoup de séries.
- Speaker #0
Elle est McBeal ?
- Speaker #1
Non, je regardais Suits, beaucoup Suits, et puis après j'aime beaucoup... Tu regardais Suits ? Tu regardais Suits,
- Speaker #0
ok.
- Speaker #1
Et en fait j'ai fait des études de droit et il faut... J'ai eu un... parcours qui n'est pas linéaire parce qu'en fait j'ai eu un enfant pendant mes études à quel âge tu es tombée enceinte ? je tombe enceinte à
- Speaker #0
23 ans sur la fin de ton parcours finalement du coup c'était quoi ?
- Speaker #1
non parce qu'en fait j'avais pris une année sabbatique sortie du bac j'avais pris une année sabbatique et donc j'étais en licence 3 lorsque je tombe je tombe enceinte, c'était pas prévu conditions compliquées, couples compliqués. Je décide de le garder. Et en fait, il a perturbé, il a chamboulé ma vie. Mais pas au sens où on se l'imagine, parce qu'à l'époque, beaucoup ont pensé, m'ont fait sentir que c'était une mauvaise décision, que j'avais raté ma vie. Et moi, j'ai eu à cœur de prouver le contraire. Donc, j'ai poursuivi mes études. Je me suis orientée vers une voie... Un peu plus sécurisante, parce que j'avais besoin de sécurité, et j'ai fait du droit bancaire pour ensuite intégrer la banque. Sauf que ça ne m'a jamais plu. Quand on fait quelque chose par nécessité, en fait, on n'est jamais vraiment épanoui.
- Speaker #0
Tu sais que ça paraît très très très loin de ton univers de 2026 quand même,
- Speaker #1
le droit à la bancaire. Oui, en plus c'est un univers qui est très normé, qui est très rigide. Et déjà à l'époque, je n'étais pas à ma place parce que déjà à l'époque, j'aimais la couleur, déjà à l'époque, j'aimais m'habiller. Et en fait, déjà à l'époque, ça faisait jaser. Mais justement, à l'époque, j'avais aussi un compte Instagram où je parlais au départ de ma vie de maman solo, après de ma vie... de femmes qui s'est mariées, qui travaillaient et qui aimaient la mode. Et en fait, un jour, j'ai une personne qui me dit « Si un jour tu donnes des conseils, je serai ta première cliente. » Je me dis « Ah, il y a peut-être quelque chose. » Une seconde personne qui me dit « Si un jour tu donnes des conseils... » Troisième personne qui me demande si je donne des conseils personnalisés. Et en fait, j'en parle à mon mari, je lui dis « Mais... » Il y a peut-être quelque chose et il me dit peut-être, forme-toi, vois si ça te plaît. Je décide de me former sur mes vacances, j'utilise mon CPF, je fais une formation.
- Speaker #0
Une formation en quoi du coup ?
- Speaker #1
De coach en images.
- Speaker #0
Coach en images, ok.
- Speaker #1
Une formation pour être à l'époque conseillère en images exactement. J'utilise plus le mot coach en images et même experte en transformation parce que mon approche est un peu moins normative. Mais bon. À l'époque, je fais une formation de conseillère en images. Ah oui, petite chose intéressante. J'avais fait juste avant les Reines du Shopping. J'avais rencontré Christine D'Accordula. Tu as participé à l'émission ? Excellent !
- Speaker #0
Du coup, comment tu l'as vécu cette expérience ?
- Speaker #1
C'était très sympa, très drôle. On n'a pas gagné, mais on a eu la meilleure note de Christina. Donc, c'est une victoire. Et en fait, elle m'avait déjà dit qu'elle sentait que j'avais l'œil pour ça. Et donc, elle aussi, elle a fait partie des personnes qui m'ont confortée dans cette idée-là. Et donc, je me forme. J'adore ce que je fais. Donc, tu le fais.
- Speaker #0
Tu commences à conseiller des copines, des copines de copines. Oui,
- Speaker #1
je me forme. Puis après, je m'exerce sur quelques copines. Mais le projet dort un petit peu quelques mois parce qu'on cherchait le meilleur moment pour que je me lance en fait. Parce que moi je ne voulais pas me lancer en ayant deux activités.
- Speaker #0
Du coup quand tu dis on cherchait, c'est-à-dire que c'était une conversation avec ton mari ?
- Speaker #1
Ouais, pour le coup mon mari, c'est aussi grâce à lui que j'en suis là aujourd'hui parce que je l'ai rencontré quand Gabriel avait un peu moins d'un an. Et tout petit bébé. Gabriel, ton fils. Gabriel, mon fils. Celui que j'ai eu pendant mes études, qui a eu 9 ans il y a quelques jours. Mon soleil, j'ai envie de dire aussi. Et en fait, mon mari, c'est la première personne, en dehors de ma famille, mon père notamment, qui m'a vue telle que j'étais réellement et qui n'a pas vu ma situation. Parce que quand on s'est rencontré, beaucoup de gens autour de lui lui ont dit... qu'est-ce que tu vas faire avec une nana qui fait des études, qui n'a pas une vie stable, qui a un enfant de moins d'un an ? Et je pense que ça en aurait fait fuir beaucoup. Mais lui, dès le départ, il m'a dit, mais moi, je vois que tu vas faire autre chose. Et je vais t'aider à faire autre chose.
- Speaker #0
Cette phrase que tu viens de prononcer, elle m'a touchée très fort. Il t'a vue telle que tu étais, il n'a pas vu ta situation.
- Speaker #1
Mais c'est vraiment la première personne qui a été au-delà. Qui a été au-delà d'une situation, d'une jeune femme qui fait des études, qui n'a pas de vie stable, qui est perdue, qui a un bébé, qui ne dort pas la nuit, qui n'a pas de... Même à l'époque, je n'avais pas de temps pour lui. Et qui a accepté le temps que je pouvais lui donner aussi.
- Speaker #0
Beau gosse. On le dit pour le voir, il est beau gosse. Dans notre imaginaire, il est là. Franchement,
- Speaker #1
oui. Et en fait, je parle beaucoup de « on » parce que forcément, il y a cru. Donc quand je lui ai parlé du projet, il m'a dit « mais vas-y, alors que c'est vrai » . Là encore, c'était encore une période où j'ai entendu « mais Florence, t'as eu un enfant pendant tes études ? » T'as réussi à trouver ta voie, à trouver un job stable, t'as un métier qui paye correctement. Arrête de déconner quoi ! Arrête de toujours chercher des problèmes quoi !
- Speaker #0
Ouais c'est ça, tu fous tout en l'air quoi !
- Speaker #1
Exactement, et je l'ai beaucoup vu dans le regard de beaucoup qui n'osaient pas le dire, mais qui me disaient toujours j'espère que t'as un point de... que tu vas pas tout quitter, t'as un point de chute, t'as un point de chute ! Et en fait mon mari m'a dit mais on y va, et puis au pire, tu retourneras à la banque.
- Speaker #0
Ouais ! C'est fou quand même cette pression et je pense qu'il y a beaucoup de personnes qui t'écoutent là, qui nous écoutent, qui vont ressentir cette pression de l'entourage pour faire ce qui est raisonnable. Quitte à ce que ça vienne complètement éteindre ce qui nous allume à l'intérieur, qui nous donne de la joie de vivre. Alors que c'est des gens qui nous aiment.
- Speaker #1
Mais justement, c'est parce que ce sont des gens qui nous aiment qu'ils projettent leur peur. Et moi, j'ai... Vraiment identifier ça, c'est... Ma maman, je sais qu'elle a eu beaucoup... Elle a eu très peur pour moi parce que, en fait, ça la rassurait de savoir que j'avais un métier posé, rassurant. Parce que quand on est à la banque, c'est comme si on était fonctionnaire. On a des vacances, on a des... Combien de choses ? Moi, c'est ce qui me manque le plus depuis que je suis née. Ce sont les congés où je peux fermer mon ordinateur et avoir le luxe d'oublier mes mots de passe. Ouais,
- Speaker #0
c'est clair.
- Speaker #1
Donc, c'est vrai que mon mari, on a pris ces décisions-là. Et quand je... En fait, nous, on a décidé d'emménager ensemble, puis de se marier, d'avoir un enfant. Et en fait, cet enfant, on s'était dit qu'une fois que je l'aurai, je lancerai mon activité parce qu'à la banque, justement, on a pas mal de congés et que j'avais la possibilité d'avoir six mois supplémentaires. payé à 50%, mais quand même 6 mois en plus du congé maternité. Donc je me suis dit, c'est maintenant. Ma fille a deux mois, on y va. Et là encore, je sais qu'on m'a prise pour une extraterrestre parce que pourquoi tu vas lancer une activité en post-spartum ? Mais moi, à partir du moment où j'avais eu un enfant dans des conditions d'il y a 5-6 ans, je pouvais.
- Speaker #0
C'était grand luxe, c'était méga confort. Émotionnellement, déjà, tu n'étais pas du tout dans le même niveau de confort.
- Speaker #1
Alors émotionnellement j'avais un souci, on va croire que mon mari est parfait mais c'est vrai que c'est lui qui s'est levé toutes les nuits, il m'a dit mais j'y vais, toi tu lances, c'est ton moment, c'est ton moment pour briller et donne-toi les chances pour le faire. Et en fait financièrement on était ok avec le fait que ce soit plus compliqué pendant quelques mois. Et mentalement, j'allais très bien parce que ma fille, elle est vraiment venue souder notre famille. Et donc, c'était le moment.
- Speaker #0
C'était le moment. Et donc, tu t'es lancée. Donc, tu avais déjà un compte Instagram. Tu étais déjà habituée au monde de l'influence. À ce moment-là, tu as combien de followers sur Instagram ?
- Speaker #1
À ce moment-là, je crois que j'ai entre 20 et 25 000 abonnés.
- Speaker #0
Donc j'avais déjà une communauté, une très jolie communauté.
- Speaker #1
Et puis une communauté soutenante surtout, parce que les réseaux sociaux, on dit beaucoup de choses négatives, mais j'ai une belle communauté, franchement bienveillante.
- Speaker #0
Ok, donc communauté qui est là, du coup quand tu lances ton offre, il y a tout de suite de l'engouement, comment ça se passe ?
- Speaker #1
Alors lorsque je lance mon activité, je décide d'ouvrir un deuxième compte Instagram parce que... Sur le premier, je parlais beaucoup quand même de ma vie personnelle. J'avais envie de dissocier les deux et de pouvoir être plus libre sur mon compte perso et sur mon compte professionnel, de pouvoir parler de mode, de pouvoir parler à 100% de cette activité-là. Et en fait, à ma grande surprise, ça démarre quand même, parce qu'au début, il y a 3 000 à 4 000 personnes qui se disent « Allez, on va aller rejoindre l'aventure et c'est sympa et je m'éclate. » Et je découvre autre chose, et en fait, rapidement, j'ai 2, 3, 4, 5 clientes, et en fait, rapidement, mon planning se remplit. Et je me dis, mais qu'est-ce qui se passe ?
- Speaker #0
Direct, ça prend.
- Speaker #1
Ouais. On s'était donné un an pour que l'activité se lance et que j'arrive à en vivre correctement, c'est-à-dire au moins avec un salaire similaire à celui que j'avais à la banque. Et en fait, en quelques mois, ça fonctionne. Donc on se dit, génial.
- Speaker #0
Banco. Donc tu démissionnes.
- Speaker #1
Et donc, je vais au bout de mon congé maternité. Ensuite, petite dispo, parce qu'à la banque, il y a des disponibilités. Donc je me dis, allez.
- Speaker #0
C'est malin.
- Speaker #1
Il faut quand même un matelas de sécurité. Je sais que je n'y serai jamais retournée par fierté, je pense. Parce que j'aurais cherché un nouveau travail. Mais. Au moins, j'ai la sécurité, je continue à avoir la mutuelle. Il y a quand même des choses auxquelles on ne pense pas quand on lance une activité, mais qui sont importantes, surtout quand on a des enfants en bas âge. Donc, je continue avec cette sécurité-là en me disant qu'au pire, j'y retourne. Et donc, j'ai cette liberté de pouvoir oser. Et j'ose. Et ça se passe bien. Et je rencontre des femmes extraordinaires. parce que mon but, c'est d'accompagner les femmes à se sentir bien. Et ça me remplit beaucoup. Alors, bien sûr, on fait un travail pour gagner de l'argent. Moi, je suis très honnête avec ça.
- Speaker #0
Si on le reformule, la valeur que tu apportes est rémunérée. Enfin, toi, tu dois être rémunératrice.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
C'est de la valeur que tu apportes. Oui,
- Speaker #1
bien sûr qu'on fait un... un travail pour être rémunérée et parce qu'il faut payer les factures. Mais ce qui me nourrit réellement, c'est de voir l'impact que ça a dans la vie des femmes. Et en fait, pour être honnête, à un moment, je me sens dépassée par les demandes, parce que c'est trop, tout va trop vite, je suis sous l'eau, je suis surchargée. Et à un moment, je perds. Je perds un peu de pied, parce qu'il faut recalibrer. Et ça a été une phase difficile.
- Speaker #0
C'est qu'à ce moment-là, tu as trop de demandes, tu n'es pas assez chère.
- Speaker #1
Je cherche toujours à proposer plus et donc je ne suis pas assez chère parce qu'en fait, à l'époque, je me disais « Mais c'est OK, ta formule, elle est assez chère parce que de toute façon, tu gagneras plus d'argent que ce que tu gagnais quand tu étais à la banque. » Donc c'est que ça va. Sauf que j'ai un côté qui veut toujours aller plus loin. Toujours proposer plus, toujours offrir plus. Et à ce moment-là, je propose un service premium sans avoir des prix premium.
- Speaker #0
Donc ça coince, le business model n'est pas bon.
- Speaker #1
Le business model n'est pas bon. Et ça a été difficile parce que je me raccrochais aussi à la Florence d'il y a quelques temps. Et je voulais être accessible à ce type de femmes aussi en me disant, moi je veux être accessible à tout le monde, je veux offrir la possibilité, l'opportunité à tout le monde de se sentir bien. Sauf qu'en fait, à un moment, ça coince quelque part. Et tu t'épuises. Et je m'épuise. Et je m'épuise et puis même pour couronner le tout, je perds mon papa à ce moment-là. Donc c'est vraiment... Ça, c'est une période très difficile pour moi. Parce que je suis sous l'eau et que je perds la personne qui a toujours cru en moi. Donc ça, ça a été... Ça, ça a été dur.
- Speaker #0
Et comme tu es sous l'eau, tu n'as même pas vraiment le temps pour digérer. Comment tu le vis à ce moment-là, le deuil ?
- Speaker #1
À ce moment-là, je me dis que c'est très dur parce que pile au moment où quand même... Je suis sous l'eau, mais ça marche. Et pile au moment où je me dis qu'il est fier de moi, en fait, le château s'effondre à nouveau. Et donc je me dis, bah là... Je pense que je vais perdre ma lumière. Je pense que... À ce moment-là, j'ai eu très peur que tout s'effondre. J'ai eu très peur de ne pas avoir les ressources pour surmonter ce chagrin parce que j'ai beaucoup parlé de mon mari, mais le pilier de ma vie, c'était mon père. Parce que quand j'ai eu mon fils, c'est la personne qui m'a le plus soutenue, qui m'a appelée tous les jours pour savoir si ça allait. Parce que mon père était entrepreneur et que... et qu'il était fier. Mon père m'avait toujours dit « Je sais qu'un jour, toi, tu seras à ton compte. T'es ma fille. »
- Speaker #0
C'est l'héritage familial d'entreprendre.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et t'as ressenti qu'il a eu le temps et l'occasion de te... Il a eu le temps d'être fier et l'occasion de te le dire.
- Speaker #1
Oui. J'ai perdu mon papa en mars 2024, en mai 2024. Et en février, quelques mois auparavant, je me dis, ok, je vais aller en Guadeloupe lancer une semaine de coaching et ça me permettra de passer une semaine avec mon papa qui y habitait du coup. Et donc, je lance cette semaine. Incroyable, j'ouvre huit places prises en moins d'une semaine. Génial ! Et en fait, cette semaine-là, je l'ai passée entre les coachings et avec mon papa, à faire des appels découvertes le matin parce qu'avec le décalage horaire, j'étais en appel découverte à 6h du matin en Guadeloupe, donc à midi à Paris. Et mon père qui était juste à côté, qui me regardait, je le voyais très, très fier de moi. Je le voyais impressionné aussi parce qu'il me l'a dit. Il m'a dit mais t'es incroyable, c'est incroyable ce que tu fais. Donc, il a eu le temps de voir, c'est ce qui me console un petit peu. Mais ce qui me rend triste, c'est qu'on n'a pas eu le temps d'en profiter ensemble. C'est-à-dire que j'aurais aimé profiter de l'accalmie comme j'ai en ce moment et qu'on puisse réellement discuter, qu'ils puissent me motiver à aller encore plus loin parce que mon père, il y croyait à fond. Une de mes qualités, c'est d'être lumineuse, c'est ce qu'on me dit souvent. Et lorsque je perds mon père, je sens que ma lumière, elle s'éteint. Je sens que ça y est, quoi, je me dis, j'ai fait mon temps, j'ai réussi, mais là, pour surmonter ça, ça va être compliqué.
- Speaker #0
Et qu'est-ce qui t'aide à ce moment-là à récupérer, à retrouver le goût et à retrouver ta lumière ?
- Speaker #1
Alors, à ce moment-là, mon planning était quand même full pendant trois mois.
- Speaker #0
Donc t'as pas le choix.
- Speaker #1
Donc en fait, j'ai pas le choix. et puis je me dis que si Si j'arrête, de toute façon, j'ai plus de revenus. Parce que c'est aussi ça, l'entreprenariat. Moi, à l'époque, je suis haute-entrepreneure. Je ne peux pas être con, je n'ai pas d'arrêt maladie. Donc, j'appelle les clientes et je leur dis « Bon, je vais quand même devoir prendre deux, trois semaines. » Parce qu'à ce moment-là, je sens que ce n'est pas possible. Je pleure tous les jours. C'est arrivé brutalement. C'était très difficile pour moi de remonter la pente. Et en fait, ce qui m'aide, ce sont mes enfants. Parce que mes enfants, c'est la vie.
- Speaker #0
parce que ma fille à ce moment là elle a un an elle est toute petite et puis c'est vraiment un rayon de soleil ta fille enfin ton fils aussi mais quand on voit la beauté de cette petite mes enfants m'aident beaucoup et
- Speaker #1
mes enfants m'aident à me dire que c'est ok que ce qu'il y a c'est ce qui nous attend c'est la suite j'ai la chance d'être très proche de mes frères Merci. Mes frères m'aident beaucoup. J'ai des amis qui sont très présentes parce que mes amis, elles connaissent le retentissement que ça a dans ma vie. Elles savent que mon père, c'était le pilier et que là, c'est compliqué. Et en fait, ce qu'ils m'aident, c'est le travail. J'y plonge un peu plus. J'étais déjà sous l'eau. Là, je mets les deux pieds sous l'eau. Mais au moins, je n'y pense pas trop. Je suis occupée à prendre soin des autres. Je me rappelle qu'à l'époque, le premier coaching, quand je reprends, c'est une femme qui m'a beaucoup touchée parce que c'était un accompagnement hyper compliqué. C'est une femme qui arrive, Kim Zhe. Mon mari m'a offert cet accompagnement parce que j'ai pris 20 kilos. Et quand en fait je le vis très mal, je suis mal dans ma peau, il m'a offert ça pour mes 40 ans, et vraiment elle me dit ça. Donc je me dis bon, ça arrive, ça m'arrive assez souvent, ça va le faire. Et en fait, notre première visio, je me rends compte qu'en triant ses vêtements, il y a une différence entre ce qu'elle perçoit, ce qu'elle porte et qui elle est vraiment. elle arrive en me disant je porte du 40-42 Voilà. Moi, je vois plutôt un 44-46, c'est-à-dire qu'elle portait encore son 40-42, mais très serré.
- Speaker #0
Ça arrive à des gens que je ne citerais pas. Oui,
- Speaker #1
mais ça arrive à beaucoup.
- Speaker #0
De continuer à jeter du trampoline alors que clairement, ce n'est pas la bonne taille.
- Speaker #1
Mais parce qu'on se raccroche à cette ancienne version de nous et qu'on a envie de se voir comme on était. Sauf que ça, c'est le meilleur moyen pour se sentir mal parce qu'on est serré, qu'on est inconfortable et que sans arrêt, toute la journée, on se dit. En fait, je ne suis pas assez bien. En fait, je ne suis pas... je suis pas bien, je suis pas bien, je suis pas bien parce que l'inconfort il nourrit la sensation du manque de confiance en soi en fait, et cette femme elle me dit qu'elle n'a aucun miroir qu'elle ne se regarde jamais que c'est trop dur que c'est trop dur et qu'en plus on lui rappelle sans cesse autour d'elle qu'elle était mieux avant donc difficile, et je me dis bon très bien on travaille son style, je vois je me dis ça va le faire, ça va être cool Et en fait, on arrive à la session shopping. Et donc ça, c'était cette session shopping où je reprends. Première session shopping après cet événement. On arrive en cabine et je lui dis, bon, je vais t'emmener des vêtements. Tu ne regardes pas l'étail. Je veux juste que tu enfiles le vêtement. Je lui emmène un vêtement en 46. Et elle se met à pleurer en disant, mais ce n'est pas possible, Florence. Je ne peux pas mettre du 46. Je lui dis, on va essayer. Et peut-être que si c'est la taille en dessous, on descendra d'une taille et on verra. Mais ce que tu dois chercher, c'est une sensation. C'est une sensation de bien-être. Et ça ne doit jamais être lié à la taille que tu portes. Et donc elle essaye. Et là, ultra compliqué, parce qu'elle voit que c'est sa taille. Et donc elle me dit, je ne peux pas. En fait, on arrête.
- Speaker #0
Je refus.
- Speaker #1
Refus. Elle me dit non. Je lui dis mais si, on est là pour ça, on est là pour que tu te perçoives différemment. Et en fait à ce moment je lui dis écoute ce qu'on va faire c'est qu'on va boire un café, on va se poser, on va discuter toutes les deux de ton image personnelle, de pourquoi tu... et puis après on va revenir. Et donc, on va s'asseoir, on discute. Elle revient, tant bien que mal, je lui dis, fais-moi confiance. On essaye, je te donne des associations par rapport au style qu'on a imaginé ensemble, par rapport à la vision que tu as de toi. Et en fait, elle voit que oui, c'est sa taille, mais que finalement, elle se sent plutôt bien. Mais ça reste difficile. Vraiment, c'est une session où je vais puiser fort dans mes ressources pour l'aider à se sentir bien. Sauf que c'est aussi la première session après le décès de mon père. Donc ça te prend énormément d'énergie. Et finalement, franchement, elle était super, ça se passe bien. On se dit à bientôt pour la prochaine séance, et donc de fin. On termine et là... Moi, j'avais un réflexe. À la fin de chaque session, je prenais mon téléphone. J'avais 20 minutes de trajet pour rentrer à pied. Je prenais mon téléphone pour appeler mon père. Pour lui dire, papa, regarde ce que c'est. Mais vraiment ! Le réflexe. Et je l'ai eu pendant longtemps, ce réflexe. Et là, on était au bord du canal Saint-Martin. Je m'assois, je me mets à pleurer. Je me dis, ma vie, qu'est-ce qui va se passer à partir de maintenant ? Et ça a été très difficile. Et figure-toi qu'il y a quelques mois, donc ça si je te parle de ça il y a un an et demi, deux ans, elle m'a écrit en m'envoyant plein de photos d'elle, en me disant écoute Florent j'ai toujours pas perdu mon poids, mais qu'est-ce que je me sens bien. Elle me dit j'ai des miroirs chez moi. Je suis hyper bien. Et je tenais à te remercier pour ça. Parce que je sais qu'en plus, ce jour-là, c'était difficile. Et je te dis ça, j'ai les larmes aux yeux. Parce que je me dis, c'était génial d'avoir aidé quelqu'un dans une période sombre. Et en fait, mes accompagnements, c'est ça. C'est des transformations. Et c'est aider les femmes à se sentir bien. Et moi, ça m'a aidée à me sentir bien. Ça m'a aidée à passer aussi ce cap-là qui a été. difficile, là je t'en parle j'ai les larmes aux yeux mais c'est plus comme avant là c'est de la nostalgie, c'est de se rappeler de cette période là mais ça va mieux je t'ai perdue
- Speaker #0
C'est bouleversant ce que tu me racontes et je te vois dans cette lutte pour gérer ton chagrin, gérer ce bouleversement dans ta vie, dans tes habitudes. Et la difficulté que ça a été certainement de continuer à faire ce que tu voulais et de continuer à apporter tout ce que tu voulais apporter à tes clientes. Et je me dis, mais heureusement que tu n'étais plus à la banque en train de faire du droit.
- Speaker #1
Je pense que j'aurais été en arrêt de maladie. J'aurais pas pu continuer. Là, ce qui me nourrissait, c'était de faire quelque chose que j'aimais. Je n'aurais jamais pu continuer. Tu l'as dit, mais heureusement que je faisais ça. Et heureusement que j'ai rencontré des femmes extraordinaires avec ce que je fais, avec des parcours différents. Des parcours inspirants, des entrepreneurs, des femmes qui... Enfin, je vais dire quelque chose, mais la femme, elle souffre toute sa vie.
- Speaker #0
Moi, avec mon métier, j'apprends que la femme souffre toute sa vie. J'étais pas au fait de certaines choses. Quand t'as 30 ans, moi j'étais entre 30 et 35 ans, j'ai 33 ans, j'étais entre 25 et 35. Moi, mes clientes, elles arrivent, elles me disent, Florence, voilà, j'ai cette ambition. Non, en général, j'ai cette ambition professionnelle, je suis pas prise au sérieux malgré mes compétences. Je lutte, syndrome de l'imposteur. Exactement. Aide-moi à incarner un peu plus ce rôle-là. Et voilà. Et j'aide. Parce que le but est toujours d'incarner qui tu es, de te donner confiance que ce que tu portes, ça te porte justement vers l'objectif. Entre 35 et 45, j'ai... Je me suis oubliée un petit peu ces dernières années. Les enfants, la vie pro, je me suis mise de côté. Voilà, maintenant, j'ai envie d'être moi. Parce que souvent, j'ai envie d'être moi. Et je sais plus ce que c'est. Et je sais plus ce que c'est. Parce que je porte encore des vêtements d'il y a 10 ans. C'est ça. Et après 45 ans,
- Speaker #1
paf, la ménopause.
- Speaker #0
Périménopause et ménopause. C'est-à-dire qu'après 45 ans, tu perds le contrôle. Parce qu'en général, avant, je te dis, je vais perdre du poids. Allez, je suis anti-régime, ça marche. 45 ans, tu sais que...
- Speaker #1
C'est mort.
- Speaker #0
C'est dur. C'est que tu n'as plus le contrôle, en fait. Et ça, c'est une période qui est difficile. Ça, je le vois, 45-50, c'est une période qui est difficile parce que la société veut que la femme soit périssable.
- Speaker #1
Soit tu es fraîche, soit tu sors.
- Speaker #0
Voilà. Et donc, c'est une période de grosse remise en question. Et où mon rôle, c'est de te dire, c'est fraîche, et on va construire sur qui tu es aujourd'hui pour que tu vois ce que je vois.
- Speaker #1
cette phrase que tu dis je la dis à mes clients en coaching je veux que tu te vois comme moi je te vois et moi je te vois comme quelqu'un qui a trop de potentiel exactement tu vois révélatrice de potentiel c'est un peu ça et
- Speaker #0
donc expert en transformation c'est juste pour révéler ton potentiel c'est pas pour te relooker et faire quelqu'un que tu n'as pas envie d'être c'est révéler ce qu'il y a là pour que ce que tu as là ça se perçoive devenir un aimant Merci. Exactement. Et en fait, j'ai quand même des clientes qui ont entre 55 et 60. Et là, tu te rends compte que cet âge-là, là, on t'a mis sur les bancs de la société. Là, on t'a dit, mets-toi à côté. Parce que l'homme, il se bonifie avec le temps, comme du bon vin, comme on dit. Alors que la femme, elle plonge.
- Speaker #1
Et le beau bon qui doit rester le plus discret possible. C'est terrible.
- Speaker #0
Et donc là, mon rôle, c'est de te dire... Ouais, tu peux exister. Et oui, tu as le droit d'exister. Et oui, tu vas exister. Et on va faire en sorte que tes vêtements te permettent d'exister. Et donc, mon rôle, c'est d'aider la femme à comprendre ça le plus tôt possible. Le plus tôt tu prends conscience de ta valeur et que tu as le droit d'être qui tu veux, le plus tu seras épanouie. Parce que tu ne vas pas passer toutes ces décennies à te dire « Ah ben non, mais il faut que je corresponde à ça, et puis il faut que je corresponde à ça, et puis il faut que je fasse plaisir à un tel, et puis il faut que... » Non, c'est toi le centre.
- Speaker #1
Ça m'emmène très loin dans ma tête tout ce que tu dis. Il y a un point qui est... Sur des coachings professionnels, une des résistances que je note, et je pense que c'est la même résistance sur le côté physique, c'est que je veux être authentique, que ce soit naturel. Je veux être moi, dans le sens où je n'ai pas envie de me plier au code, de me mettre dans une case. Et parfois, quand on travaille sur... le look, l'extérieur, je pense que certains peuvent interpréter ça comme le fait de se déguiser, de se travestir pour être plus accepté. Et je trouve que c'est à la fois naïf et dommage. Parce qu'il y a énormément de choses que l'on communique au-delà de nos mots. Et ce que je trouve très fort avec la mode ou de manière générale tout ce qui touche au physique, c'est l'énergie. que ça peut nous donner. Qu'est-ce que toi, tu as remarqué par rapport à ça ? Cet effet, est-ce qu'on déguise ? Ou est-ce que ça vient vraiment finalement... La transformation, comme tu dis, elle ne vient pas plutôt de l'extérieur. Les vêtements, c'est juste un des outils.
- Speaker #0
Pour moi, ce n'est pas qu'on ne déguise pas. On va aider. Et pour moi, ça devient un pilier. Ça devient ton... C'est une armure que tu enfiles à l'intérieur pour te donner confiance. C'est-à-dire que ce que tu dégages, si tu dois parler sur scène, tu vas te poser des questions sur ta tenue, en fait, tu ne seras pas occupé à délivrer ton discours. Si tu es sûre de toi et que du coup, tu es sûre de tes compétences, bien sûr que tu vas délivrer, bien sûr que tu vas être impactante parce que tu auras un alignement, en fait. Et mon but, ce n'est pas de te déguiser, c'est de réussir à ce que tu sois alignée. Et quand tu n'as pas assez confiance pour justement ce que tu projettes, en fait, c'est... Moi, j'aime beaucoup l'expression « fake it until you make it » , c'est-à-dire « allez, vas-y, tu fais semblant jusqu'à ce que tu le ressentes » . Mais... Tu vas finir par le ressentir parce que c'est le pouvoir de la répétition. Et les vêtements, le but, c'est de trouver ce qui te ressemble. Ce n'est pas de dire, tu veux quel poste ? Ok, très bien, du coup, tu vas mettre ça. Non, ce n'est pas ça. C'est d'arriver à comprendre qui toi, tu es, pour que ça se voit dans tes vêtements. Si tu as envie d'être lumineuse, si tu as envie d'être solaire, si tu as envie d'être élégante. C'est toi qui décides de qui tu as envie d'être. Et c'est toi qui décides du coup si tu es authentique. parce que dans mes accompagnements, je te demande toujours toi tu veux dégager quoi ? Si tu me dis j'ai envie de devenir le centre de l'attention alors que tu es une personne réservée et timide et que ce n'est pas du tout toi, ce n'est pas aligné. Et donc il y a ce travail en amont avant même d'aller faire du shopping, de comprendre qui tu es, que tu me donnes accès à ta vie parce qu'on va habiller ta vie. On ne va pas t'habiller pour que tu te sentes bien deux fois dans le mois. On va t'habiller pour que tu te sentes bien tous les jours. Et la femme, elle est plurielle en général. Les femmes qui viennent me voir sont plurielles. C'est-à-dire qu'elles peuvent avoir une vie de maman, une vie où elles sont copines, ou une vie où elles sont la femme de quelqu'un, une vie où elles sont toutes seules, une vie où elles travaillent. Et en fait, on habille toutes ces facettes-là. Et c'est ça l'essence de l'accompagnement et du coaching personnalisé. C'est que, non, on ne va pas te déguiser. Et c'est pour ça que je déteste le mot relooking.
- Speaker #1
C'est vrai ?
- Speaker #0
Je déteste. Parce que pour moi, un relooking, c'est éphémère. Un relooking, c'est éphémère alors que ce qu'on veut faire, un relooking, c'est tu arrives, je te dis t'es stylée. Mais t'es stylée, ça veut dire quoi ? Qui définit le style ? Qui définit le style ? Pour moi, quand je dis tu es stylée, ça veut dire que tu te sens bien dans ce que tu portes. Une personne qui se sent bien dans ce qu'elle porte et qui sent qu'en fait...
- Speaker #1
Qui l'assume.
- Speaker #0
Qui l'assume, c'est une personne stylée. Et ça ne veut pas dire que j'aime la tenue. Ça veut dire que t'es une nana qui a confiance, qui assume son style, qui assume sa personnalité. Et ça, je trouve ça... vraiment stylée,
- Speaker #1
une femme qui a confiance en elle et pour revenir à ce que tu disais avec le fake it till you make it la confiance elle vient parce qu'on est dans l'action parce que justement on va faire des choses c'est ça qui renforce c'est
- Speaker #0
exactement comme ça qu'elle arrive exactement et moi je vais te dire toutes les personnes qui me connaissent réellement savent que moi j'étais une personne qui n'avait pas confiance en elle Et aujourd'hui, j'ai confiance en moi, dans ce que je fais. Et à chaque fois que je fais quelque chose de nouveau, le syndrome de l'imposteur, il arrive. Il se dit, mais pour qui tu te prends ? Et en fait, le pouvoir de la répétition, il est incroyable. Aujourd'hui, je fais des ateliers tous les mois avec une quinzaine de femmes sur des thématiques différentes. Le premier atelier, c'était le stress. Mais vraiment, j'en ai perdu mes mots. Aujourd'hui, on est au cinquième seulement. Et pourtant, ça y est, je suis bien. Parce que c'est le pouvoir de la répétition et que la confiance est venue. Si je lance une nouvelle offre, oui, je vais retrouver ce nouvel inconfort.
- Speaker #1
Cet inconfort, il est indispensable pour être dans le développement de soi, dans la croissance.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Et donc toi, tu te dis... Si je ressens cet inconfort, c'est qu'il faut que j'y aille ? Est-ce que c'est devenu un moteur pour toi ?
- Speaker #0
Je ne dirais pas que c'est un moteur, mais finalement, ça devient une sensation que j'aime besoin. Parce que je me dis, on ne sait pas ce qui va se passer, tu ne sais pas où ça va t'emmener. Et j'aime besoin, du coup, d'essayer de nouvelles choses. Maintenant, ce n'est pas la sensation la plus agréable.
- Speaker #1
C'est mieux quand même quand t'es à la cinquième fois. Mais bon, pour être à la cinquième, il faut en faire la première et la deuxième.
- Speaker #0
Et pour l'instant, toutes les fois où je me suis mis dans cet inconfort et où j'ai fait quelque chose dans lequel je croyais vraiment que ça a fonctionné. Je touche du bois, n'est-ce pas ? Voilà, voilà ! Mais, effectivement... Parce que quand tu te mets dans cette position d'inconfort, t'es obligée de te donner les moyens. En tout cas, moi, je pense que si tu décides d'aller faire quelque chose, il faut te donner tous les moyens possibles pour que t'aies aucun regret.
- Speaker #1
Ce que je trouve fort dans ce que tu dis, c'est que quand on... se lancent dans une activité, quelle qu'elle soit. On a souvent ce sujet de ne pas se sentir assez crédible, pas assez légitime. Et je pense qu'il y a beaucoup de tes clientes qui t'ont eu dans tes débuts. Et certainement qu'aujourd'hui, ton offre, elle est encore plus pertinente, encore plus puissante. Mais tu avais déjà de la valeur.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
À leurs yeux. Et c'est parce que... Enfin, je trouve qu'on... Parfois... Moi, la première, je me dis, si j'étais bonne, je ne ressentirais pas ça. Si j'avais de la valeur, je ne ressentirais pas ça. Et en fait, cette impression, je trouve que c'est une mauvaise boussole.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Nous pouvons avoir de la valeur, même si nous sommes dans l'inconfort, même si nous ne sommes pas encore 100% experts. Et c'est OK, il faut accepter de passer par là.
- Speaker #0
Mais parce que je pense qu'on ne devient jamais 100% expert et qu'il n'y a jamais... En tout cas, je... Je crois qu'il n'y a jamais une période où on se dit « Ah ça y est, j'y suis arrivée » .
- Speaker #1
Parce qu'on continue à monter la barre.
- Speaker #0
On continue à monter la barre. Et d'ailleurs, ça c'est quelque chose que je dis beaucoup aux clientes parce que quand on fait des follow-up un petit peu, parfois je vais avoir des « Ouais, mais j'ai envie d'aller plus loin, je suis pas… » Oui, mais regarde d'où tu pars. Prends le temps de regarder la personne qui était au départ. La personne que tu es aujourd'hui, c'est le jour et la nuit. Donc ouais, maintenant, t'as envie d'aller plus loin, t'as envie d'expérimenter un peu plus. Mais si t'arrives, à la base, tu portais jamais de couleur. Aujourd'hui, tu portes tout un tas de couleurs, tu sais ce qui te va, tu sais ce dans quoi tu te sens bien. Bah le next step, c'est peut-être de mettre des motifs.
- Speaker #1
Soyez au fond !
- Speaker #0
Mais, ok, t'as envie d'aller mettre des motifs, mais regarde, avant, tu portais que du noir.
- Speaker #1
En fait, aujourd'hui, tu es capable d'avoir envie de ça parce que tu es là. Parce que tu as fait des étapes. En fait, avant,
- Speaker #0
ce n'était pas accessible.
- Speaker #1
Tu es sur un nouveau palier.
- Speaker #0
Exactement. Et il y a des paliers qui durent un long temps jusqu'à ce qu'on soit prête à aller encore plus haut. Mais je pense, et ça, c'est aussi, je me fais coacher. Et on est arrivé à cette conclusion qu'en fait, il n'y aura jamais un moment où tu vas te dire, c'est bon, ça y est, je peux me reposer. Parce que t'as toujours envie de faire mieux, t'as toujours envie de faire plus. Et c'est ce qui nourrit et c'est ce qui fait que tu t'ennuies pas en fait.
- Speaker #1
C'est une question aussi de tempérament.
- Speaker #0
Peut-être, en tout cas moi.
- Speaker #1
Voilà. Il y a des tempéraments qui sont très curieux, qui aiment la nouveauté, qui aiment être challengés. Et il y a des tempéraments qui sont beaucoup moins à l'aise avec le risque. mais... Mais oui, tu as raison. De manière générale, je pense que c'est une bonne philosophie de vie de se dire, nous évoluons, nous avons nos envies qui changent en fonction aussi du palais sur lequel on est arrivé. Et ça, c'est très important, c'est très stimulant. Notre cerveau, il adore apprendre.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Il adore la nouveauté, il adore apprendre, quelle que soit la personnalité en réalité. Mais le nourrir de cette manière, c'est hyper fort. J'aimerais savoir, dans tes clientes, Qu'est-ce que tu as vu comme transformation très forte et notamment par rapport à des clientes qui avaient pour ambition d'évoluer dans des corporations en entreprise ? Qu'est-ce que tu as noté ?
- Speaker #0
Ces derniers mois, j'ai accompagné pas mal de femmes qui ont des niveaux de responsabilité assez élevés dans des grandes enseignes, dans des grandes entreprises. à chaque fois qu'elles viennent me voir le... L'objectif, c'est de les aider à passer le cap, de les aider à se sentir plus confiantes et de les aider à finalement être, c'est souvent dans des milieux masculins, où en fait, il faut prendre sa place. Et ces derniers, sans donner de nom, mais j'ai vraiment vu la différence et j'ai vraiment vu que certaines femmes sont allées se chercher des opportunités. qu'elles pensaient inaccessibles. Pourquoi ? Parce qu'elles ont pris confiance. Parce qu'elles avaient confiance en leur qualité professionnelle, mais pas forcément dans leur capacité à aller se chercher le but professionnel. À aller chercher le poste, à aller chercher cette responsabilité, à insuffler confiance aussi, parce que c'est ça. Pourquoi on ferait confiance à quelqu'un qui n'a pas confiance ? Et parfois, la dernière étape, c'est ce qu'on dégage. C'est de dégager de la confiance, c'est de dégager de la sérénité, c'est de dégager de la lumière, c'est en fait d'être attractive. Et je ne parle pas de standard de beauté du corps, je parle d'être attractive, d'être impactante, qu'on se rappelle de toi, que tu rentres quelque part, que tu parles et qu'on se dise mais ce n'était pas classique. On sent que c'était quelqu'un qui était à l'aise, on sent que c'était quelqu'un qui était compétente. Et parce que les compétences, elles sont aussi évaluées là. Et c'est triste. Parce que c'est triste de se dire que ça repose sur l'apparence, mais c'est une réalité.
- Speaker #1
Mais parce que c'est pas que l'apparence, c'est la posture de manière générale. C'est un mot dont on parle beaucoup en entreprise. Qu'est-ce que tu incarnes comme posture ?
- Speaker #0
Mais ta posture, c'est ton apparence quelque part. Tu vois, c'est vraiment, c'est global. Tu arrives quelque part, c'est comment elle s'assoit ? Comment elle se tient ? Comment elle parle ? C'est tout ça, c'est la diction. Comment elle regarde ? Est-ce qu'elle a confiance ? Est-ce qu'elle soutient le regard ? Est-ce qu'elle a une poigne ferme ? C'est tout ça. Et en fait, ça, on est capable de le faire quand on a confiance en soi. Et ça, c'est ce qu'on travaille et on le travaille à travers les vêtements parce que les couleurs que tu portes, elles ont un sens. Parce que les vêtements dans lesquels tu te sens bien, finalement, deux pantalons noirs, ils peuvent être tous les deux noirs, mais pas te donner la même confiance parce que c'est peut-être pas la bonne taille, parce que c'est peut-être pas la coupe adaptée pour toi. Et quand je dis la coupe adaptée pour toi, c'est la coupe dans laquelle tu te sens bien. C'est pas forcément. En fait, c'est tout ça. Et c'est travailler sur, OK, qui tu es, comment tu es, comment tu as envie de te sentir. Donc, une des questions que je pose au départ, c'est, OK, tu arrives dans une salle, tout le monde te regarde, comment est-ce que tu as envie de te sentir ? Qu'est-ce que tu as envie qu'on perçoive de toi ? Et ça, ça guide à peu près le parcours. Mais pour réussir à faire ça, il faut être honnête. Pas donner la bonne réponse, pas donner la réponse attendue, c'est donner la réponse que tu as réellement là. Mais ce n'est pas facile. Ce n'est pas facile.
- Speaker #1
Vas-y, si tu pouvais poser la question à tous ceux qui nous écoutent, ce serait comment tu la formulerais pour qu'ils travaillent dessus ?
- Speaker #0
Je te demanderais aujourd'hui, tu arrives quelque part, personne ne te connaît, comment est-ce que tu as envie de te sentir ? Qu'est-ce que tu as envie de ressentir ? Et qu'est-ce que tu as envie qu'on perçoive de toi ? C'est les questions.
- Speaker #1
Excellent.
- Speaker #0
Et ça, réfléchis-le. Moi, je sais que quand j'arrive quelque part, j'ai envie qu'on se dise Florence, elle est lumineuse, elle a l'air bienveillante, elle dégage quelque chose. J'ai envie qu'on puisse se dire qu'est-ce qu'elle fait dans la vie, Florence ? Qu'on ne sache pas que je travaille dans la mode, mais qu'on sache que j'ai en tout cas quelque chose qui... Que je suis à ma place. En tout cas, c'est évident qu'elle est à sa place. C'est tout. Et dans les femmes que j'accompagne, si tes DRH ont un grand groupe de luxe, j'ai envie qu'on puisse se dire, c'est évident qu'elle est à sa place. C'est évident qu'elle a les codes. Elle dénote pas. Mais c'est aussi évident qu'elle sait qui elle est.
- Speaker #1
Certaines singularités.
- Speaker #0
C'est important.
- Speaker #1
Qui est demandé dans ce secteur.
- Speaker #0
C'est important.
- Speaker #1
Même si on te demande de beaucoup rentrer dans les codes, dans les cases.
- Speaker #0
Oui, mais ça, c'est de toute façon, le corporatisme fait que t'es obligé quelque part de rentrer dans certaines cases, mais t'es pas obligé de rentrer dans toutes les cases. Et certaines cases peuvent te permettre de te différencier et de faire accepter qui tu es. Et c'est ça pour moi. Si on t'accepte pas telle que tu es, en fait, c'est pas pour toi.
- Speaker #1
Puis surtout, je trouve, j'ai remarqué qu'il y avait un effet boomerang si tu ne le faisais pas du tout. C'est qu'il y a un moment, surtout à un niveau de ta carrière, où on va te dire, mais en fait, tu ne dégages pas de quelque chose. Tu manques de, on ne sait pas trop quoi. Tu manques de peps,
- Speaker #0
tu manques de, mais oui.
- Speaker #1
Tu n'incarnes pas le job.
- Speaker #0
Parce qu'à un moment, en fait, moi, je pense réellement qu'entre 25, 35, 37, 38. C'est ok de rentrer un peu dans le moule. Mais pour passer l'étape d'après, t'es obligée de te démarquer. Et pour te démarquer, il faut que tu te connaisses. Tu vas pas te démarquer en cherchant à tout prix l'originalité. C'est te démarquer à travers ta personnalité, à travers ce que tu es réellement.
- Speaker #1
C'est arriver à exprimer ce qui fait ta singularité tout en te connectant aux autres de manière intelligente.
- Speaker #0
Exactement. Et ça, c'est pas facile.
- Speaker #1
Non,
- Speaker #0
mais du coup, c'est mon travail.
- Speaker #1
C'est tout un art. C'est tout un art. Donc aujourd'hui, t'es dans un stade où t'as une belle communauté. Tu as gagné en assurance. T'es en train de faire évoluer aussi tes offres pour que tu continues à avoir de la valeur et tu continues à développer ton activité. Quel a été l'impact sur ton entourage personnel ? Parce que tu deviens... Une influenceuse en plus de tout ça ?
- Speaker #0
C'est pas facile. C'est pas facile parce qu'en chemin, du coup, j'ai laissé certaines personnes qui ne comprenaient pas forcément cette évolution. Mais ça a renforcé aussi mes liens d'amitié avec les personnes qui ont toujours été là. Je vois de la fierté dans le regard de mes frères. Je vois de la fierté dans le regard de ma maman. J'ai l'impression d'avoir un statut un petit peu différent de celui que j'avais parce que j'ai un de mes petits frères qui m'a dit un jour, il n'y a pas très longtemps, arrête de te battre, tu sais, ça y est, tu as réussi à changer le narratif.
- Speaker #1
C'est beau ça !
- Speaker #0
On est tous fiers. On est tous fiers de toi, tous fiers de ce que tu fais.
- Speaker #1
T'as plus besoin de prouver que t'as pas raté ta vie en ayant un enfant pendant tes études.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Ça a été un de tes moteurs ?
- Speaker #0
Ah oui, pour moi, Gabriel, ça a été un phare dans la nuit. C'est-à-dire, il m'a permis, il m'a guidée. Il m'a guidée et c'était mon moteur de dire, de montrer que j'allais m'en sortir et que j'avais besoin, entre guillemets, de personnes et que ça allait aller. Et mon petit frère m'a dit, mais arrête, arrête de te battre, ça y est. Et il me dit si tu te bats, bats-toi pour des raisons différentes. Peut-être que tu as encore à trouver à toi, mais en tout cas à nous. On a vu que c'était bien.
- Speaker #1
Tu as eu ce sentiment de te battre encore ?
- Speaker #0
Oui. Oui, parce que j'ai le sentiment que le monde de l'entrepreneuriat, c'est un monde où tu ne peux pas te reposer sur tes lauriers. Et donc c'est un monde où tu acceptes d'être en insécurité tout le temps parce que quand ça marche, tu te dis si ça ne marche plus. Et si ça ne marche plus, tu te dis oui, mais du coup, je n'arrive pas à payer les factures. Et en fait, tu as toujours envie d'avoir le coup d'avance.
- Speaker #1
D'assurer le coup.
- Speaker #0
Et d'assurer le coup et de ne pas prendre trop de risques parce qu'il faut quand même être présente pour la famille, il faut quand même être présente pour les enfants, ça reste la priorité. Et ma difficulté aujourd'hui, elle est d'avoir du temps pour moi. Parce que ma nouvelle ambition, c'est de pouvoir montrer qu'on peut tout allier. Et ça, c'est le job de ma vie.
- Speaker #1
Et moi, je suis à fond, juste dans le dernier enregistrement, j'ai dit, moi, je pense qu'on peut tout avoir. Il faut qu'on le pense, d'ailleurs. Que c'est possible d'avoir le job, le couple, les enfants. la vie saine que l'on souhaite avoir, c'est possible. Donc ça,
- Speaker #0
c'est mon nouveau... Donc de montrer que je peux être une maman. Et lundi, j'étais en sortie scolaire avec ma fille. Et mardi, j'étais avec une cliente. Et au mercredi, je suis en podcast avec toi. Et donc me dire que ce soir, je vais aller au sport. Mais on doit pouvoir tout réussir. On ne doit pas être obligé de mettre quelqu'un de côté. Et en l'occurrence, c'est toujours soi. Mais pour revenir à ta question initiale, oui, ça a chamboulé parce que les statuts ont changé. Et quand ton statut change, quand tu passes de la fille qui fait un peu pitié à la fille qui inspire...
- Speaker #1
T'as pas dû faire pitié longtemps, toi, je pense.
- Speaker #0
J'ai fait pitié, mais j'ai fait pitié parce que ma situation faisait de la peine. Puisque... On s'est dit, mais Florence, ses parents, ils lui ont tout donné. Non mais par un, j'étais en seconde, ils m'ont envoyé un an en Australie en famille d'accueil pour que j'apprenne l'anglais. Ils ont fait des sacrifices pour que j'aille à Assas en fac de droit. Ils ont fait, et c'est comme ça qu'elle les remerciait, ses parents. J'ai ressenti ça.
- Speaker #1
La gratitude, tu gâches tout.
- Speaker #0
Et heureusement, mon papa m'a toujours dit, mais non, il est là, c'est une bénédiction, serre-toi. Tu dois t'en servir. pour aller plus loin. Et heureusement que, finalement, la personne qui m'a faite croyait en moi. Parce que c'est ce qui m'a permis de ne pas lâcher aussi. Et donc, oui, ces statuts qui ont changé, typiquement, j'ai rencontré des personnes qui m'ont dit « Florence, t'as changé. »
- Speaker #1
« Ma situation a changé. »
- Speaker #0
Et une de mes meilleures amies m'a dit, il y a deux jours, Mais t'as pas changé, t'as évolué. Qui voudrait rester à la même place toute sa vie ? T'as évolué, t'as évolué positivement, t'as confiance en toi, ta situation financière a évolué, ta situation maritale a évolué, t'as des enfants, t'as évolué. Évolution, c'est bien. Mais l'évolution, ça fait bouger les lignes pour tout le monde. Donc ça, c'est pas simple.
- Speaker #1
Sans parler d'influence, je pense qu'il y a beaucoup de personnes qui peuvent se retrouver dans ce discours parce que lorsqu'on va vers qui on a vraiment envie d'être, il y a cette tension avec ce que les autres ont envie qu'on soit ou ce qu'on pense que les autres attendent de nous. Et c'est vrai que lâcher... Cette pression-là, elle est indispensable pour mener une vie alignée, si on retrouve...
- Speaker #0
100%, mais elle est indispensable pour réussir à avancer sans se poser trop de questions, en fait. Parce que c'est vrai que quelqu'un qui m'a rencontrée... Samedi, j'avais une fille qui me suit depuis 2015 à mon atelier. Et donc, Gabriel est né en 2017. Donc, c'était vraiment qu'il a suivi tout le cheminement. Elle m'a dit, mais Florent, je suis impressionnée. Et je suis hyper fière parce que j'ai l'impression d'avoir suivi une copine pendant plus de dix ans.
- Speaker #1
C'est beau ça.
- Speaker #0
Et ça m'a fait plaisir, tu vois. Je me suis dit, ah ouais. Bah tu vois, je partage mon parcours depuis dix ans sur les réseaux. C'est pas pour rien. Et ça a inspiré d'autres personnes. Parce que du coup, elle est entrepreneur aussi. Et qu'elle a fait pareil, elle était en finance. elle va vers quelque chose qui lui plaît vraiment et c'est cool et tu te dis bon ben il y a quelques critiques mais si t'inspires 90% c'est cool c'est un bon ratio c'est un très bon ratio même si c'était moins je pense que ce serait un bon ratio mais c'est ça en fait aujourd'hui j'ai envie d'inspirer j'ai envie de montrer que rien n'est figé j'ai envie que Une personne qui se dit que sa vie, elle a pris les mauvaises décisions et que sa vie est dans la mauvaise direction, qu'en fait, elle peut redresser la barre et qu'elle peut changer, réécrire une nouvelle histoire. Il n'y a rien de figé. Ma maman, elle a repris les études à 48 ans. Et aujourd'hui, elle est responsable de pôle à l'hôpital avec un poste à hyper grande responsabilité.
- Speaker #1
Alors qu'elle avait arrêté de travailler pendant 20 ans, tu me disais.
- Speaker #0
Exactement. Elle a arrêté de travailler dix ans, puis elle a travaillé dix ans avec mon père.
- Speaker #1
Ah oui.
- Speaker #0
Donc elle avait une flexibilité, mais bon...
- Speaker #1
Oui, c'est plus son métier.
- Speaker #0
Et quand tu reprends, après vingt ans, sans avoir touché une aiguille, ma maman qui est infirmière, si ma maman a fait ça avec des enfants, parce que mon petit frère était jeune, avec une situation compliquée, elle a tout reconstruit, et aujourd'hui elle est hyper respectée et admirée dans son travail. Donc forcément, moi, je sais que j'ai des exemples dans ma vie qui font que...
- Speaker #1
Tu sais que c'est possible de reconstruire. Je sais que c'est possible.
- Speaker #0
Mon père, il a tout construit de zéro. C'est possible. Mais je sais aussi qu'on peut tout perdre. Et ça, c'est une notion qui aussi me guide vachement et me...
- Speaker #1
Stresse ?
- Speaker #0
Me stresse beaucoup. Parce que mon père, il a tout perdu. Donc j'ai cette volonté aussi de ne pas reproduire ce schéma-là. Donc je suis plus sèche quand même, un peu dans la sécurité. Je sécurise beaucoup de choses quand même.
- Speaker #1
Ce qui permet en quelque sorte aussi de s'autoriser plus d'audace d'un côté quand on a un peu de sécurité.
- Speaker #0
L'un n'empêche pas forcément l'autre. Exactement. On a fait des investissements immobiliers pour se dire que peut-être que dans 20 ans, ça fonctionne moins bien parce qu'il faut évoluer. On aura quand même ces revenus-là. Et c'est important aujourd'hui, pour moi en tout cas, peut-être, on parlait de paliers tout à l'heure, de franchir des paliers, mais d'assurer en fait certains paliers pour ne pas redescendre trop. Donc tu vois, c'est quand même, on met une sécurité, on ferme la clé, et puis peut-être qu'on va rester. Et on tente de monter,
- Speaker #1
mais on sait qu'on ne va pas repartir au niveau zéro de Marie-Abroise.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
écoute j'ai l'impression que tu le fais très bien en tout cas là t'as monté un certain nombre de paliers et tu aides beaucoup de femmes à monter les leurs aussi donc c'est un travail qui a de l'impact et qui te permet de rayonner pas que sur les réseaux mais aussi avec toutes les personnes que tu rencontres en tout cas moi j'ai vraiment adoré l'expérience avec toi merci beaucoup je termine tous les épisodes avec 3 questions rituelles La première, c'est je t'offre un panneau publicitaire dans la ville de ton choix. Tu peux y inscrire ce que tu veux, c'est ton message au monde. Qu'est-ce que tu y mets ?
- Speaker #0
Ce serait une question, mais ce serait plutôt, et si on décidait tous de rayonner ? Et si on rayonnait ensemble ? Parce qu'ensemble, on va vraiment plus loin. Je trouve que c'est tellement important d'être tous liés, de s'aider. Il y a de la place pour tout le monde.
- Speaker #1
Du coup, je fais un petit hint à mon « Shine bright like a patron » . Et il y a cette citation d'Elsa Mandela que j'aime beaucoup. Je ne la connais pas parfaitement, mais... C'est en s'autorisant soi-même à briller qu'on donne l'autorisation aux autres de faire de même. Je suis très alignée avec ça. Qu'est-ce qu'on s'autorisait à briller ? Tous ensemble. Et ça, tu vois, moi je l'ai souvent dit, parenthèse, quand j'étais manager, à mes équipes en leur disant en fait, personne ne fait de l'ombre à personne. Tu peux briller, ça ne veut pas dire que tu vas faire de l'ombre. Si tu le fais avec bienveillance et avec envie d'emmener les autres avec toi, il n'y a pas de sujet. Et je déteste d'ailleurs cette expression, elle fait de l'ombre à A. Non, en fait, on peut tous créer de la lumière.
- Speaker #0
Mais c'est pour ça que j'insiste sur ensemble, parce que souvent on se dit, mais oui, mais elle va prendre ma place. Mais non, il y a une place pour chacun. Et c'est justement ta singularité qui fait ta place. Et donc personne ne va prendre ta place.
- Speaker #1
C'est pas un jeu à somme nulle.
- Speaker #0
On peut s'entraider, on peut y aller, je peux te donner des conseils, tu vas me donner des conseils. Moi, c'est ce que j'adore aussi avec le fait d'accompagner des entrepreneuses, c'est qu'elles me disent « Ah, mais moi j'ai ça, toi t'as ça, toi t'as ça, mais ouais, super ! » Et on s'aide à aller plus loin, ensemble on va avancer. Et puis, mon but, c'est toujours, j'ai ce truc de toujours vouloir entraîner dans ma roue, c'est-à-dire que moi, mes copines, mes meilleurs amis, je suis derrière elles. Pour les aider à avancer, parce que j'ai envie qu'elles avancent avec moi, parce que j'ai envie qu'on soit ensemble. Et j'ai envie de leur donner les clés que j'ai. Et donc si là, j'ai ma meilleure amie qui avait un oral, je serais contente de choisir sa tenue.
- Speaker #1
Mais bien sûr ! Attends... Franchement, être copine avec toi et pas avoir des conseils de look, ce serait presque insultant. Deuxième question, si tu te retrouvais face à toi lorsque tu avais 10 ans, quels conseils t'aurais eu besoin d'entendre ? Quels conseils t'aimerais te donner ?
- Speaker #0
Lorsque j'avais 10 ans ?
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Arrête de chercher à plaire à tout le monde. Développe ta singularité. Reste toi-même.
- Speaker #1
You do you, quoi.
- Speaker #0
Ouais. Parce que c'était pas une période où j'étais hyper confiante physiquement. J'étais un peu plus ronde, j'étais un peu plus... J'étais un peu moins... J'avais moins confiance en... J'avais pas beaucoup confiance. J'étais très bavarde, très pipelette, très...
- Speaker #1
Déjà lumineuse, j'imagine.
- Speaker #0
Mon papa, c'est ce qu'il m'avait toujours dit. Mais je lui dirais, vas-y, croque la vie à plein dedans, vas-y, prends des décisions, n'aie pas peur de te tromper, tu sauras rebondir.
- Speaker #1
Vas-y quoi,
- Speaker #0
lâche-toi. Vas-y, fais ce que tu as envie, et puis si ça ne fonctionne pas, ça ne fonctionne pas, et puis si c'est difficile, c'est difficile. Tu auras les ressources parce qu'on t'a donné les clés, mes parents m'ont donné les clés. Tout ce que je fais aujourd'hui, c'est parce que mes parents m'ont donné les clés, je pense, sincèrement.
- Speaker #1
Et dernière question, si tu n'avais pas peur d'échouer, qu'est-ce que tu lancerais dès demain ?
- Speaker #0
Si je n'avais pas peur d'échouer, dès demain, je créerais ma méthode. Je créerais la méthode Style by Florence, qui se veut comme étant inclusive, non normative. Je développerais, j'écrirais un livre, je développerais vraiment ma méthode pour que... En fait, on dépoussière le monde du conseil en images, de « ouais, t'as telle morphologie, il faut absolument que tu portes ça, tu dois faire ci, tu dois faire ça » . Je créerais de ma méthode A à Z, parce que je l'ai dans la tête. C'est juste que j'ai pas encore... Donc si j'avais pas peur, je prendrais du temps pour le faire.
- Speaker #1
Pour le faire.
- Speaker #0
Mais j'ai quand même encore un peu peur.
- Speaker #1
Allez, je suis sûre que ça va pas tarder. Je vous annonce la sortie du livre avec la méthode de Florence en bip. Non mais je suis sûre que ça va être génial.
- Speaker #0
Mais il faut accepter du coup de ne pas prendre de cliente pendant un certain temps, de faire un focus sur ça. Mais j'aimerais trop parce que je vois trop de femmes qui arrivent et qui... qui sont comme ça, parce qu'elles se disent, j'ai pas le droit de faire ci. Moi, quand on arrive, je veux pas qu'on me dise, je veux savoir ce qui me va. Qu'est-ce qui me va, Florence ?
- Speaker #1
Je veux pas ça.
- Speaker #0
Parce que ce qui me va, c'est qu'est-ce qui me correspond, qu'est-ce qui fait qu'on va se dire que je porte les bons vêtements. Et j'aimerais bien dire d'ailleurs quelque chose, c'est, tu accepteras de trouver ton style, tu trouveras plutôt ton style le jour... Ou tu arrêteras de t'habiller pour paraître plus mince.
- Speaker #1
J'ai l'impression que c'est complètement destiné à moi, cette quote.
- Speaker #0
C'est vraiment... Tu trouveras ton style le jour où tu arrêteras de t'habiller pour paraître plus mince. Mais ça,
- Speaker #1
en vrai, c'est hyper dur, quoi. Moi, j'ai toujours l'impression que je suis trop grosse pour être ce que j'ai envie d'être. Tu vois, c'est vraiment, mais ancré...
- Speaker #0
Mais c'est hyper ancré parce qu'on a grandi avec ça, parce que dans tout, c'est... Il y a dix ans, t'as telle morphologie, porte ça, fais ci, fais ça, fais ça, t'as pas le droit de montrer tes bras parce que t'as les bras comme ci. Et puis passé un certain âge, t'as plus le droit de mettre du court. Toutes les injonctions.
- Speaker #1
Il y a deux fois où on m'a dit, ah t'es belle, t'as minci. Ah t'as minci là, t'es canon, t'as minci ! Genre l'association, je suis surprise, t'es belle et c'est parce que t'as perdu du poids.
- Speaker #0
Eh ben je vais te dire, quand je vais en coaching avec mes clients, donc tu vois quand on y a été, on a souvent un accueil VIP, tu vois chez Cézanne, chez toutes ces marques là. Ils savent qu'il ne faut jamais dire lors d'un accompagnement, ah c'est super, ça vous mincit. Jamais ! Parce qu'en fait, moi, je fais tout ce travail pour que la personne se sente bien, pas pour qu'on lui dise, ouais, tu parais plus mince. Et donc, du coup, t'es belle. C'est OK de vouloir mincir. Moi, je suis la première à faire du sport, à essayer de me maintenir, à maintenir ma ligne. Je ne veux pas perdre mon dressing.
- Speaker #1
Mais pas attendre d'avoir 3 kilos de moins pour être heureuse.
- Speaker #0
Ah ouais, non.
- Speaker #1
Elle vire. Je te le rappelle.
- Speaker #0
En fait, ça ne sert à rien. Prends une taille au-dessus, quoi. Tu vois ? Soit confortable. Il y a trop de nanas qui vivent dans des vêtements inconfortables et qui ont même oublié la sensation du confort. Parce que du coup, tout le temps, tu es serrée dans tes vêtements.
- Speaker #1
Et comme je te disais, il y a deux fringues que je n'ai jamais mises du shopping parce que je les ai prises un peu juste en me disant « Non, mais je vais perdre 2 kilos. » Du coup, je ne les mets pas et je suis vénère.
- Speaker #0
Parce qu'en fait, il faut accepter que tu vas être mieux comme toi. et que bah ouais si tu perds du poids si tu as un dressing il y a plein de filles qui ont des vêtements depuis 5, 6,
- Speaker #1
7 ans qu'elles gardent ah non mais moi j'ai un truc de vêtements pour quand j'aurai 3 kilos de moins sauf que 3, t'es devenu 4,
- Speaker #0
5 maintenant sauf que je regarde peut-être que c'est dans une boîte il y a des gens c'est dans leur placard, tous les jours tu trouves ton placard ah ouais non je suis trop grosse dès le matin je suis trop grosse ah ouais il faut que je perds du poids Ah ouais, il faut que j'arrête de manger. Ah ouais, il faut que je fasse ci. Ah ouais, il faut que je fasse ça. Donc tous les matins, tu envoies ce signal à ton cerveau que tu n'es pas assez bien.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Alors que si tu fais quoi ? Je veux dire, tu perds le poids. Si tu perds ce poids-là, ces vêtements, tu vas les rire enfilés, tu vas avoir cinq minutes de plaisir. Cinq minutes de... Ah ouais, je suis trop fraîche, j'ai rire enfilé mes vêtements. En revanche, je ne suis plus du tout alignée avec qui je suis aujourd'hui.
- Speaker #1
Ouais. Non, mais c'est vrai.
- Speaker #0
Donc t'as passé 5 ans à te faire mal Pour 5 minutes de satisfaction Pour rien Donc on arrête d'attendre Et on vit maintenant On vit maintenant Tu dois être bien à chaque étape de ta vie
- Speaker #1
Et c'est vrai que ça n'a Finalement rien à voir avec le poids Moi je l'ai vraiment Ce qui m'a bluffée avec ton accompagnement C'est que les premières fringues que tu m'as sorties Franchement je pense que j'ai fait cette tête en mode Vous pouvez pas voir la tête si vous êtes en audio, mais genre sourcils levés en mode Ah non, ça, ça va pas du tout le faire. Tu vois, Florence, là, tu t'es trompée. Et genre, j'ai mis le premier look et j'étais en mode Oh ! Ah ça j'aime ! Et j'aurais jamais imaginé aimer. Et pourtant, il n'y a aucune fringue que j'ai achetée avec toi où je me dis, je suis allée trop loin dans le délire. C'est vraiment plaisir de ouf de mettre ces vêtements-là. Franchement, si vous écoutez ce podcast, essayez, offrez-vous, demandez à vos proches de vous offrir la prestat de Florence avant qu'elle ne soit plus accessible. C'est pas un teaser, mais je sais que Florence bientôt ne sera plus accessible. Et honnêtement, moi, c'était le meilleur investissement de mon année. Et pourtant, je suis coach et j'aide beaucoup les femmes à se sentir bien, à avoir le meilleur potentiel. Mais voilà, en fonction de vos envies, vous pouvez avoir envie de travailler sur votre carrière par un angle ou par un autre angle. Et c'est un angle que je trouve extrêmement pertinent. surtout pour les femmes qu'elles soient en entreprise qui visent des postes en codire, comex les femmes politiques ça fait partie de ce qu'on dégage ça fait aussi partie de ce que les gens voient tout de suite c'est important et mieux vaut que ça joue en notre faveur et qu'on soit maître du narratif que
- Speaker #0
l'on le subisse c'est vraiment ça, c'est que tu es maître de ce que tu dégages Tu contrôles ce que tu dégages. Et finalement, pourquoi est-ce que tu n'en ferais pas un allié, un outil ?
- Speaker #1
Merci Florence pour ce moment. Ça va finalement ?
- Speaker #0
Ouais ! C'était cool !
- Speaker #1
C'était cool ! Merci à vous d'avoir été là jusqu'au bout. Si vous avez aimé cet épisode, mettez 5 étoiles, partagez l'épisode, que ce soit sur YouTube ou sur les autres plateformes. On est sur Spotify, sur Deezer, sur Apple Podcast, sur Ausha. Suivez Florence, donc tu as deux comptes que l'on peut suivre
- Speaker #0
Donc c'est Styled by Florence et Florence HCT qui est mon compte un peu plus personnel pour toutes les femmes plurielles et je vous attends avec plaisir, c'est une communauté bienveillante Très bienveillante,
- Speaker #1
franchement des super conseils au quotidien des idées de look c'est merveilleux, merci encore Merci à toi, c'était trop cool et à bientôt Merci à toi d'être resté jusqu'au bout j'espère que cet épisode t'auras pu intriguer, inspirer et n'hésite pas à le partager ainsi que de laisser une évaluation un commentaire, ça aidera énormément le podcast à être plus diffusé. Merci et à très bientôt sur The Patron Podcast