- Speaker #0
Bienvenue chez The Patron, le podcast qui démystifie la réussite. Ici, le syndrome de l'imposteur se transforme en courage et la chance se provoque. Je suis Elvire, coach en leadership, je suis ravie de t'avoir parmi nous. N'hésite pas à liker et partager et enjoy. Aujourd'hui sur The Patron, j'accueille Constance. Constance est créatrice de contenu et a notamment le compte WhoisConstance sur TikTok et Instagram, c'est le même nom ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Voilà, bienvenue Constance.
- Speaker #1
Merci, bienvenue.
- Speaker #0
Bienvenue à nous.
- Speaker #1
Bienvenue à nous. Merci de m'accueillir aujourd'hui.
- Speaker #0
Je suis hyper contente de t'avoir. Alors, tu es l'invité la plus jeune que l'on reçoit, mais pas de beaucoup, puisqu'on a eu une autre Constance, Constance Scherrer, qui a aujourd'hui 27 ans, je crois, qui est la plus jeune française à avoir gravi l'Everest. Donc, voilà, les consens font des choses incroyables très très jeunes. Toi, tu es créatrice de contenu, tu as ta propre marque, notamment de carnet de développement personnel et tu es sur le positionnement de développement personnel, mais aussi gestion de la finance. Ce sont deux sujets que tu évoques énormément sur les réseaux. Pourquoi ces sujets-là ?
- Speaker #1
Les deux sujets sont totalement liés. J'ai commencé à parler de développement personnel et d'état d'esprit. vraiment dans une démarche de croissance, dans une démarche d'apprendre à se connaître et de devenir la meilleure version de soi-même. Et naturellement, par la suite, j'ai réalisé qu'il y avait également beaucoup de gens qui avaient des problèmes à gérer leurs finances personnelles et que ça les entravait dans leur quotidien. Et que même tous les problèmes qu'ils ont par rapport aux finances sont liés dans des problèmes d'estime de soi, des problèmes de valeur. Et donc, j'ai eu envie d'aborder les deux sujets, que ça soit sous l'axe des finances personnelles, de la budgétisation, de l'entrepreneuriat. Et également tout ce qui est le côté état d'esprit pour aider les femmes à devenir la meilleure version d'elles-mêmes, pour aider les femmes à réussir, à gérer leurs finances, à entreprendre.
- Speaker #0
C'est hyper intéressant que tu fasses ce parallèle. Il ne paraît pas si évident et pourtant les stats le montrent. Les femmes sont moins bien payées que les hommes, les femmes demandent moins de promotion que les hommes, les femmes sont beaucoup moins autonomes financièrement, en tout cas elles délèguent beaucoup la gestion de leurs finances aux hommes. Et c'est vrai que c'est intéressant ce lien avec finalement l'estime de soi, ce que j'entends dans ce que tu dis.
- Speaker #1
J'estime que gérer ses finances et chercher à gagner plus d'argent et à gérer son argent quotidien, c'est une preuve de respect envers soi-même parce que c'est ça qui nous permet d'atteindre notre plein potentiel. dans plusieurs façons. C'est déjà s'offrir la sécurité au quotidien, s'offrir la liberté d'esprit, c'est également s'offrir la liberté de faire ce qu'on veut, quand on veut, sans s'excuser. L'argent, aujourd'hui, dans notre société, c'est du pouvoir. Et souvent, ce pouvoir, il est dénié aux femmes parce qu'on nous dit que l'argent, c'est pas pour nous, que les travails, les jobs dans la finance, ça va plutôt être quelque chose qui est vu comme masculin. Donc, on nous retire ce pouvoir-là, et une femme qui parle d'argent, généralement, ça va être une femme c'est bizarre qu'elle parle d'argent. Si elle parle d'argent par rapport aux relations, c'est que ça va être une micheteau. Si elle parle d'argent...
- Speaker #0
Qu'elle est vénale.
- Speaker #1
Voilà, qu'elle est vénale. C'est mal de s'intéresser à l'argent quand on a une femme. Si une femme a des grandes ambitions financières ou entrepreneuriales, ça va être de l'ambition mal placée. On va se demander pour qui elle se prend, en quelque sorte. Des reproches qu'on ne va pas faire aux hommes pour les mêmes ambitions. Donc, ce que j'ai voulu faire sur les réseaux sociaux, c'est vraiment démystifier et enlever le tabou qu'il y a sur l'argent aux femmes. d'être une femme qui parle d'argent ouvertement, avec des chiffres, qui partage son évolution de façon claire et authentique, alors que parfois ça peut choquer. Quand pourtant il y a des hommes qui vont étaler leur richesse et dire combien ils gagnent et que ça ne dérange personne, quand une femme fait la même chose, ça va déranger. Et je pense que c'est ça qu'il faut pour débloquer les consciences en quelque sorte et pouvoir faire en sorte que les femmes aient un rapport plus apaisé à l'argent et à leur potentiel.
- Speaker #0
Je t'écoute mi-fascinée, mi-amusée, parce qu'en fait c'est très bluffant. Tu as 23 ans aujourd'hui, tu parles de sujets où je pense qu'il y a beaucoup de personnes de ma génération qui se diraient mais alors ça c'est vraiment la génération zen, non mais ils ont franchement pour qui ils se prennent et en même temps moi je trouve ça fascinant parce qu'en soi tu as raison. Et du coup c'est ça que j'ai vraiment envie qu'on creuse aujourd'hui, ce côté tu as fait plein de choses et tu parles de plein de sujets que beaucoup de femmes comme moi n'oseraient pas forcément aborder. Et je trouve ça fascinant la manière dont tu le fais. Je suis hyper contente de t'avoir aujourd'hui. C'est pour moi un épisode très spécial parce que ce n'était pas mon idée. Le podcast, souvent, c'est des personnes que j'identifie. Je me dis, j'aimerais trop parler à cette personne. Et en fait, toi, tu es ici parce que tu es l'idée de Lou. Donc Lou qui est ma stagiaire pour encore quelques semaines. Qui a fait un stage de six mois avec moi chez The Patron. Et elle est... T'es fan de ton conte, t'es fan de ton approche et elle m'a dit ah elle est complètement dans le type de discours que l'on a Ce serait intéressant d'avoir Constance parce que sur plein de choses, vous êtes alignées. Et je suis hyper excitée de t'avoir parce que ça va être très différent pour moi. Je vais un peu me challenger aussi parce que tu vas te faire des trucs et moi je vais être en mode « Putain, pourquoi est-ce qu'elle ose et pas moi ? » Mais je suis vraiment trop contente et je bégaye. En fait, je vais demander à toute la communauté d'essayer de faire preuve d'une grande ouverture d'esprit. pour cet épisode parce que je pense qu'on va être écoutés par des gens de ma communauté et des gens de ta communauté qui sont pas forcément enfin qui se rencontrent peut-être pas souvent et soyons ouverts essayons d'apprendre de la diversité de ces profils de ces points de vue moi je pense vraiment qu'il va en sortir quelque chose de très intéressant et je suis super excitée de t'avoir
- Speaker #1
De même, j'ai trop hâte de voir comment ça va tourner.
- Speaker #0
J'espère que l'expectation n'est pas trop haute. En tout cas, soyons ouverts. Soyez tous enlevés de tous les a priori. Je suis sûre qu'on va apprendre énormément d'une jeune femme qui n'a que 23 ans. Parce que tu as déjà fait énormément de choses. Et justement, tu vas nous donner des clés pour que nous, les quadras, on se débloque sur certains sujets, d'accord ?
- Speaker #1
Très bien.
- Speaker #0
Alors justement, tu as démarré les réseaux sociaux très jeune. Un premier compte YouTube où tu t'amusais au collège sur des looks gothiques, où tu parlais de ta passion de cet univers gothique, la musique. Tu as démarré avec quand même une jolie communauté.
- Speaker #1
Oui, j'avais commencé sur YouTube. Au début, je n'avais pas du tout d'abonnés. Pendant mes deux premières années, j'avais maximum 200 abonnés. Et à la fin, vers mes 17 ans, j'avais une communauté de plus de 25 000 personnes sur YouTube et plus de 40 000 personnes sur Instagram. Donc cette chaîne YouTube, je l'avais commencé à 13 ans, je parlais vraiment pour m'amuser de mode, de make-up. Ça a été un premier pas dans le monde des réseaux sociaux qui n'était absolument pas monétisé, c'était 100% pour m'amuser. Et au final, quand j'ai déménagé à 17 ans à Paris pour mes études, j'ai été confrontée à la réalité de la célébrité en quelque sorte, même si c'était à toute petite échelle.
- Speaker #0
D'être reconnue en fait.
- Speaker #1
Puisqu'au début, quand j'ai commencé, moi, j'étais dans ma campagne en Corrèze. J'étais dans la diagonelle du vide, donc personne n'allait me croiser, personne n'allait me reconnaître. Beaucoup de pommes, mais pas beaucoup de followers. Des pommes, des vaches, mais pas des followers. Et en arrivant à Paris, j'ai été confrontée au fait que les gens me reconnaissaient dans la rue. Et ce n'est pas quelque chose auquel j'étais prête à 17 ans, donc j'ai décidé de clôturer tous mes comptes.
- Speaker #0
Ce qui est fou quand même, parce que beaucoup de personnes aujourd'hui se lancent. Aujourd'hui, se lancer à 13 ans, en 2026, ça peut paraître complètement fou et dangereux. Donc, il y a 10 ans, il n'y avait pas encore peut-être cette conscience. Mais en tout cas, beaucoup de gens se lancent en se disant, grâce à ça, je vais être connue, reconnue. Et toi, en fait, tu l'as fait. Et à partir du moment où tu as eu les regards sur toi dans Paris, tu as été mal à l'aise. C'est ça.
- Speaker #1
Parce qu'au début, quand j'ai commencé cette chaîne YouTube, c'était vraiment pour partager une passion. C'était pour m'exprimer. et c'était aussi pour trouver des gens. comme moi, qui étaient intéressés par les mêmes choses, par le mouvement gothique, par la mode alternative.
- Speaker #0
Qui n'avaient pas forcément beaucoup en Corrèze.
- Speaker #1
Qui n'avaient personne. J'étais la seule à avoir un style alternatif dans mon collège et dans mon lycée. Je sais que ça pouvait attirer des moqueries, des jugements. Donc, j'étais reconnue parmi d'autres jeunes gothiques du monde de la France entière qui partageaient les mêmes sens d'intérêt que moi. Donc, c'était plus, en quelque sorte, des amis. Il n'y avait pas du tout ce rapport de célébrité au début, avant d'arriver à Paris.
- Speaker #0
Je parenthèse, quelle force de caractère déjà de s'afficher avec un style si fort, si jeune ?
- Speaker #1
J'étais très timide dans mon enfance. Vraiment, je ne parlais pas du tout aux gens. J'étais celle qui restait enfermée pendant la récréation pour lire, qui n'avait pas du tout d'amis. Et donc,
- Speaker #0
pas du tout ?
- Speaker #1
Pas du tout d'amis. Vraiment, mes premiers vrais amis, je dirais que je les ai eus autour de la quatrième, même troisième. Donc j'ai commencé à avoir ce style alternatif aussi pour pouvoir m'exprimer. Et aussi, c'était une façon de m'affirmer, moi qui me sentais un petit peu invisible, qui me sentais déjà différente par le fait que j'étais très scolaire, que je lisais beaucoup. C'était une manière d'affirmer ma personnalité et d'avoir confiance en moi également, d'avoir ce style et de m'exprimer.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui, dans le style gothique, a fait qu'il y a eu cette connexion si forte avec toi ? À quel moment tu t'es dit, ça c'est moi, j'ai envie de m'exprimer de cette manière-là ?
- Speaker #1
Je trouvais ça très beau visuellement. Je trouvais que c'était un endroit où il y avait potentiel à faire plein de choses très créatives, que ce soit sur les vêtements ou sur le maquillage, et que je pouvais vraiment être pleinement moi-même sans être jugée. par les autres de la même communauté. Et donc, ça a vraiment été une safe place qui m'a aidée à ne plus avoir peur d'être jugée, à faire face aux moqueries, à faire face... au regard des autres, au début sur le style et après c'est une qualité que j'ai pu garder et que je garde encore aujourd'hui, que ça soit sur les réseaux sociaux ou dans l'entrepreneuriat.
- Speaker #0
C'est comme, t'as vraiment créé une armure.
- Speaker #1
Vraiment, ça m'a appris à faire face.
- Speaker #0
Donc ça t'a appris à faire face jusqu'au moment où à 17 ans tu te retrouves dans la rue et qu'il y a d'autres jeunes qui viennent et qui te reconnaissent, donc ça tu le vis pas bien, tu décides de tout arrêter ?
- Speaker #1
Oui, je décide de supprimer mes comptes parce que j'avais... Plus la sensation de pouvoir avoir autant une vie privée, j'avais besoin de me retrouver sur moi-même. Et aussi de vivre en dehors des attentes des autres. Parce que je sais que les gens attendaient de moi que je sois toujours la même. Que je sois toujours avec ce style alternatif. Que je parle des mêmes sujets. On exigeait beaucoup de moi et donc j'ai eu la nécessité de me retirer. De plus, je venais de commencer mes études dans le supérieur. Donc au début en licence 1 d'histoire. Et après je me suis beaucoup réorientée par la suite. Donc j'avais besoin de... D'autant pour moi, pour savoir un petit peu ce que je voulais faire et pour tester différentes choses en dehors des réseaux sociaux.
- Speaker #0
Et tu t'es pas dit, ah c'est dommage, je suis en train de fermer une porte alors qu'il y avait de la notoriété. Tu n'as pas eu peur en fait à ce moment-là de fermer ce chapitre ?
- Speaker #1
Je ne voyais pas du tout le potentiel dans la notoriété, que ce soit en termes professionnels. Moi, je ne voyais que les problèmes du fait que le fait d'être visible pouvait faire que ça allait me fermer des portes au niveau de l'emploi. Moi, je voyais surtout ça. mes réseaux sociaux n'étaient pas monétisés et les collaborations que je faisais ne l'étaient pas non plus donc c'était juste quelque chose qui me prenait beaucoup de temps mais sans avoir de retour et je sentais qu'on attendait beaucoup de choses de moi et que si je ne les donnais pas on pouvait m'en vouloir Du coup il n'y avait plus de fun du tout dans l'aventure ça ne te nourrissait plus ? Je ne voyais pas ce que j'y gagnais aujourd'hui puisque ça faisait déjà 5 ans à l'époque que je faisais mes petites vidéos j'estimais que j'avais déjà un peu fait le tour du sujet j'avais besoin de me retirer donc j'ai pu... faire mes études en parallèle.
- Speaker #0
Ce qui est intéressant, c'est que quand tu le racontes comme ça, ça ne donne pas l'impression qu'il y ait des regrets ou qu'il y ait un goût amer. C'est juste que tu as vécu ton truc, tu as expérimenté, ça t'a apporté des choses. À un moment, tu te dis que ce n'est plus ça et tu passes à autre chose, tout simplement.
- Speaker #1
C'est comme ça que j'aborde la vie. Je vois chaque chose que je fais comme des side quests, des choses. que je vais expérimenter, des choses que je vais tester, et un petit peu des personnages et des époques. J'ai eu mon époque où j'ai été cette créatrice de contenu gothique pendant mon adolescence, et après je ferme le chapitre et je deviens un autre personnage. Et c'est comme ça que je peux vivre plein d'expériences différentes, que je peux constamment me réinventer, et que ça garde le fun dans la vie aussi, parce qu'il y a tout le temps de la nouveauté.
- Speaker #0
Le sidequest, alors il faut que tu me donnes la ref. C'est quoi, c'est dans les jeux vidéo les sidequests ?
- Speaker #1
C'est dans les jeux vidéo. t'as t'as T'as des petites quêtes secondaires. Donc t'as ta quête principale, ton chemin de vie principal. Et ensuite à côté, t'as des petites quêtes qui te sont données par des petits personnages. Et qui peuvent t'apporter des points, des nouvelles expériences. C'est dans les Sims ça ? Je sais pas s'il y en a dans les Sims, mais dans tous les jeux vidéo, il y a toujours des petites quêtes secondaires.
- Speaker #0
D'accord, j'adore la métaphore. Et je pense que c'est une métaphore, il va falloir qu'on la garde. Il y a un moment où on peut choisir d'avoir un autre side quest. C'est pas parce qu'une aventure dans un job ou même dans un couple ne nous plaît plus. Peut-être que c'est le moment de changer de personnage et de se réinventer.
- Speaker #1
Il y a toujours cette idée d'avoir quand même une trajectoire qui est cohérente, mais de tester des petites choses à côté. C'est quelque chose que je fais encore aujourd'hui. J'ai toujours plein de petites quêtes secondaires à côté de ce que je fais.
- Speaker #0
Trop bien. Donc, question pour la communauté. Quelle side quest, quelle quête secondaire vous aimeriez lancer demain ? On va se garder en tête.
- Speaker #1
En parlant de quête secondaire, par exemple, pour le fun, je me suis inscrite dans une formation poterie récemment, complètement à côté, juste pour tester des nouvelles choses. Et je trouve que c'est quelque chose d'important de toujours tester des nouvelles choses.
- Speaker #0
Je suis d'accord. En fait, je me rends compte qu'un de mes side quests, c'est la peinture.
- Speaker #1
Voilà, des activités artistiques. Et tu vois,
- Speaker #0
des fois je me dis, ouais, peut-être qu'un jour je vendrai mes peintures.
- Speaker #1
Et c'est tout à fait possible. Mais why not ? Tester des choses, tester des nouvelles activités, qu'elles soient monétisées ou pas, c'est comme ça qu'on apprend à se connaître aussi, je pense.
- Speaker #0
Ouais, c'est vrai. Et qu'on se réautorise à s'explorer.
- Speaker #1
Et à exister.
- Speaker #0
Alors tiens, on va pas aller là-dedans tout de suite parce que ça va être un sujet du podcast mais du coup SideQuest de YouTube gothique, tu le fermes, tu fais tes études, alors tu te cherches un peu, tu t'orientes en communication, tu vas commencer d'ailleurs une carrière en communication notamment à la banque puis dans le luxe et en fait en parallèle tu retrouves les réseaux sociaux.
- Speaker #1
Exactement, en fait c'est quelque chose qui m'a assez vite manqué Puisque au bout d'un an et demi, deux ans après avoir arrêté les réseaux sociaux Bah c'est vrai que ça me manquait quand même de créer, j'aimais bien allumer mon téléphone, filmer mes petites vidéos, parler des sujets qui m'intéressaient et pas que en parler dans la vraie vie aux gens mais également structurer une vidéo, structurer ma pensée pour apprendre des choses aux autres, être dans cette dimension d'apprentissage sur un sujet. Donc entre temps j'avais complètement abandonné le style gothique et j'avais commencé à m'intéresser au minimalisme, nouvelle side quest à cette époque de ma vie, et donc j'ai ouvert ma chaîne YouTube en parlant de minimalisme à l'époque. Et également parfois en parlant des bienfaits financiers que le minimalisme peut apporter.
- Speaker #0
Alors donne la définition du minimalisme pour le reste de la communauté.
- Speaker #1
Le minimalisme c'est le fait de posséder très peu de choses. On va uniquement posséder les choses qui nous apportent premièrement réellement une utilité, mais secondement réellement de la joie. Par exemple pour une garde-robe minimaliste c'est avoir des pièces qui vont être de meilleure qualité. Très peu de pièces, aujourd'hui j'ai 21 pièces tout compris dans ma garde-robe. Et ça va être que des pièces de très très bonne qualité que j'ai choisies avec soin. Et c'est quelque chose qui s'applique dans tous les domaines de la vie. On va beaucoup moins consommer, mais consommer beaucoup mieux. Et donc c'est de ce sujet que je parlais là. Et forcément quand on consomme moins, on économise également plus. Ce qui nous laisse également plus de place pour investir, par exemple.
- Speaker #0
Et donc tu parles de la mode. Est-ce que ça impacte d'autres champs de ta vie ?
- Speaker #1
Pour le minimalisme ? Oui. Je comprends pas trop la question.
- Speaker #0
Est-ce que, du coup, tu parles du minimalisme pour la mode, mais est-ce que c'est, par exemple, aussi dans tes consommations courantes pour la nourriture, pour...
- Speaker #1
Alors, minimalisme, ce n'est pas frugalisme, c'est-à-dire que c'est pas parce que...
- Speaker #0
Attention !
- Speaker #1
Attention !
- Speaker #0
Ne confondons pas tout ! Voilà.
- Speaker #1
Quand on consomme moins, ça veut pas dire qu'on cherche à économiser de l'argent. On va pas forcément acheter l'option la moins chère et on va pas chercher à couper toutes nos dépenses courantes, par exemple. Ce n'est pas parce qu'on est minimaliste qu'on va chercher à s'empêcher d'aller au restaurant, par exemple. Mais tout ce qu'on va faire, on va le choisir avec plus de soin et chercher des meilleures expériences. C'est-à-dire, au lieu de commander...
- Speaker #0
Tu fais moins de McDo, mais tu fais plus étoilé.
- Speaker #1
Pas encore à l'époque, les étoilés. Mais dans l'idée, c'est ça, de faire des meilleurs restaurants, plutôt que de commander quatre fois par semaine sur Uber Eats, par exemple. Donc, c'est des choix intentionnels de consommation. Donc ça, j'en parlais sur tous les aspects de la vie, que ça soit la mode, l'intérieur, qu'est-ce qu'on possède dans notre logement. et également Les restaurants, les activités.
- Speaker #0
Est-ce qu'on peut être minimaliste dans son couple ?
- Speaker #1
Dans son couple, je ne sais pas, mais dans ses amitiés, c'est sûr. C'est-à-dire choisir d'être moins entouré, mais de meilleure qualité. Pas choisir n'importe qui pour être dans notre entourage et que chaque personne qu'on choisit pour faire partie de notre vie a réellement une valeur et pas juste des potes.
- Speaker #0
Ok. Donc tu ne vas pas à l'anniversaire de Clotilde pour lui faire plaisir ?
- Speaker #1
Ah, si ça ne m'intéresse pas, non.
- Speaker #0
Si ça ne t'intéresse pas, tu ne vas pas. Ok. Le pouvoir de dire non, de choisir.
- Speaker #1
Exactement. Et choisir,
- Speaker #0
c'est renoncer.
- Speaker #1
Voilà, mettre des limites pour garder uniquement ce qui apporterait vraiment de la valeur dans notre vie.
- Speaker #0
Ok. Du coup, quand tu dis ça, d'un seul coup, il y a un côté un peu austère, tu vois. Ça paraît moins fun. Alors que ce que je comprends, c'est que toi, tu cherches aussi de l'intensité, finalement, dans toutes les expériences que tu vas vivre.
- Speaker #1
C'est vraiment ça. Il y a beaucoup de gens qui peuvent percevoir ça comme austère, notamment aussi le fait de ne pas acheter des vêtements, par exemple, tous les quatre matins. Il y en a qui comprennent.
- Speaker #0
De ne pas faire les soldes.
- Speaker #1
Tu ne te fais pas plaisir. Mais en fait, ce qui me fait plaisir, c'est de bien choisir. C'est de choisir des choses. Que je vais aimer sur le long terme, que ce soit les amis, des personnes avec qui je vais passer des moments intenses, des discussions qui sont profondes. C'est que je vais choisir des vêtements qui vont m'accompagner pendant des années et qu'à chaque fois que je les mets, je suis heureuse de les mettre et qui ne vont pas s'abîmer dans le temps. Pour moi, c'est ça, vivre une vie vraiment remplie. C'est rempli avec moi.
- Speaker #0
Mettre plus d'intensité. Et mieux choisir. Et ce que j'entends aussi, c'est qu'il y a beaucoup de conscience. Et de conscience de ce que tu as choisi, de ce que tu fais, et d'en profiter. Et pour toutes celles qui se demandent comment elle fait pour avoir une garde-robe avec 21 pièces, il y a beaucoup de vidéos sur TikTok et Instagram où tu expliques comment tu composes ta garde-robe. Chaque pièce a une raison. Chaque pièce a une raison. Et comment tu les mixes et matches. Tu te nourris de peu de relations qui vont être plus fortes, plus importantes pour toi. Et en même temps, du coup, je pressens une sorte de contradiction avec le fait d'être une créatrice de contenu et d'avoir une communauté qui grandit.
- Speaker #1
Au contraire, c'est apprendre à un maximum de gens à vivre plus simplement et à vivre de façon plus authentique, à se recentrer sur ce qui compte réellement. C'est justement ce que je fais. Et ce que je partage, ça va être plus précis, mais du coup, ça va pouvoir impacter potentiellement de façon plus forte certaines personnes.
- Speaker #0
Il y a ce positionnement finalement de niche. En fait, ce positionnement de niche, tu le démontres dans chacune de tes créations de contenu et c'est ce qui vient aussi sélectionner les personnes qui vont te suivre. Aujourd'hui, nous sommes en juillet et tu as encore une double vie vu que la journée, tu es en poste dans une très belle maison de luxe et le soir et les week-ends, tu as ton activité de créatrice de contenu et ton entreprise. C'est viable ça, cette double vie ?
- Speaker #1
Cette double vie, ça fait maintenant plus de 3 ans que je la vis, bientôt 4. J'ai commencé à lancer mon entreprise pendant que j'étais en Master 2, donc j'étais en alternance à temps plein dans la banque, et j'ai continué cette activité lors de mon deuxième Master, qui a duré un an et demi également, et donc j'étais en alternance dans le luxe, et je suis toujours en poste, à ce même poste que j'avais pendant mon alternance. c'est quelque chose qui demande de l'organisation Et qui est complètement faisable quand on est bien organisé. Après, je ne pense pas que ça soit soutenable sur 15 ans, par exemple. Parce que c'est vrai que ça demande beaucoup de soi et beaucoup de temps. Surtout le fait d'être entrepreneur et le fait d'être créatrice de contenu. Déjà, pour la partie création de contenu, ça demande de créer du contenu quotidiennement pour TikTok. Donc, ça demande de l'organisation pour avoir du contenu à poster tous les jours. Donc, ça va demander beaucoup de temps les week-ends de tout pré-filmer. Pour l'entrepreneuriat également, ça demande beaucoup de... Ça exige beaucoup de soi d'être entrepreneur et d'être créateur de contenu parce que tu as constamment des idées. On cherche tout le temps à avoir des nouvelles choses et ça demande beaucoup d'énergie créative qui est par conséquent retirée de l'énergie qu'on peut fournir au travail. Donc ça demande de trouver...
- Speaker #0
Ça prend beaucoup de jute de cervelle en fait.
- Speaker #1
On n'arrête jamais, c'est-à-dire quand on a sa propre entreprise, généralement même en se couchant le soir, on est encore en train d'y penser. Ce qui fait qu'il n'y a pas vraiment de pause et que même les vacances ne sont pas vraiment des vacances. C'est pour ça que c'est un peu compliqué de faire les deux. Après, pendant quatre ans, j'ai complètement géré la chose en mettant des limites également au travail, c'est-à-dire respecter mes horaires, respecter mon contrat de travail. Mais une fois qu'on fait ça, on arrive à équilibrer les deux. J'ai réussi à développer mon entreprise et développer les réseaux sociaux tout en également étant salariée. Ça a été un support sur les réseaux sociaux, je dirais, au début. Parce que je parlais de ma première alternance dans la banque. Je disais...
- Speaker #0
Ça venait nourrir ton contenu, finalement. Et aussi,
- Speaker #1
les gens s'identifient à ça. Parce qu'on partage notre quotidien en tant qu'alternante en marketing bancaire, puis en tant qu'alternante dans le luxe. Donc, ça montre un petit peu les différentes vies. Et ça a aussi permis à ma communauté de suivre mes réinventions. Et parfois, les gens ne comprenaient pas toujours pourquoi. Et pourquoi, il y a trois mois, elle faisait des vidéos comme quoi elle travaillait dans la banque. Et maintenant, elle nous parle de son travail dans le luxe. Encore une fois, c'est toujours se réinventer et pouvoir partager ça.
- Speaker #0
Là, ça fait 4 ans, mais ça ne va pas durer.
- Speaker #1
Voilà, dans 2 semaines, au moment où on filme, ça sera la fin définitive de mon contrat et sans doute la fin du salariat ad vitam pour moi.
- Speaker #0
Parce qu'aujourd'hui, tu peux largement vivre de ta création de contenu et de ta société.
- Speaker #1
Oui, ça fait plusieurs années. Après, c'est une décision qui a été difficile parce que déjà, à la fin de mon premier master, il y a 2 ans, je pensais que j'allais arrêter pour me consacrer à 100% à l'entrepreneuriat, mais c'est une décision qui est compliquée à prendre. Parce qu'on peut vite avoir peur de ne pas avoir de sécurité. Et ça a été mon cas. Donc c'est pour ça que j'avais décidé de continuer les études. Puis c'est pour ça que j'avais re-signé dans la boîte dans laquelle j'avais fait mon alternance par peur de manquer de sécurité. Même si pourtant...
- Speaker #0
Après t'avais 21 ans.
- Speaker #1
Voilà. Et après je me disais que j'avais le temps aussi et que c'était pas grave si j'étais salariée 2 ans de plus, que ça n'allait pas faire une grande différence. Mais c'est une décision qui est compliquée de se dire que je vais dire non à la sécurité du salariat, surtout quand on vient... Comme moi, d'un milieu précaire où on nous dit que l'entrepreneuriat, c'est dangereux, que c'est important d'avoir un emploi fixe, un CDI. Donc c'est compliqué de prendre cette décision, mais je suis en paix avec ma décision maintenant et je me sens suffisamment en sécurité pour faire ce nouveau chapitre.
- Speaker #0
Toi, tu viens d'une famille plutôt modeste, tu as été boursière.
- Speaker #1
Très précaire, on était en dessous du seuil de pauvreté, donc c'est ma mère qui m'a... éduquée toute seule. Je voyais très très peu mon père et il n'avait pas de participation financière dans mon éducation. Et ma mère a été au RSA pendant une grande partie de notre vie. Donc on était dans la diagonale du vide en Corrèze. Et donc j'étais à la campagne avec ma maman toute seule. Et ensuite, quand je suis arrivée à Paris, j'étais boursière échelon 6. Donc il y a des conditions de revenus pour les différents paliers en bourse. Et ceux pour le boursière échelon 6 sont très très bas puisque c'est l'avant-dernier échelon. Et j'étais en studio Crous pendant 5 années d'études.
- Speaker #0
Donc on peut dire que t'as grandi très pauvre, dans un milieu très... Je suis désolée d'utiliser ce mot, mais c'est même pas modeste. Là, en dessous du seuil de pauvreté, c'est dur.
- Speaker #1
Tant que ça, parce que ma mère a toujours su gérer son argent, notamment avec des revenus extrêmement bas. J'ai toujours eu cet exemple d'elle qui gérait très bien son argent, ce qui fait qu'on a toujours très bien mangé à la maison. Tu n'as pas connu la fin. Non, je n'ai pas connu la fin et je n'ai pas eu la sensation de manquer non plus tant que ça. Parce qu'aussi, je pense que le manque, ça se ressent par comparaison. Puisque moi, c'était ça que j'avais vécu et que je n'avais pas forcément idée qu'il y avait des gens qui vivaient dans le fast, ça ne m'a jamais manqué. J'ai cette grande chance de ne pas avoir eu le sentiment d'avoir manqué. Et aussi, le fait d'être aimée chez soi aide beaucoup.
- Speaker #0
Bravo maman quand même.
- Speaker #1
Oui, très forte.
- Speaker #0
Tu as des frères et soeurs ?
- Speaker #1
J'ai un demi-frère, mais pas du côté de ma mère.
- Speaker #0
Ok, d'accord. Donc c'était vous deux.
- Speaker #1
Oui, c'était nous deux.
- Speaker #0
C'est quoi ta relation aujourd'hui avec ta maman ?
- Speaker #1
Maintenant, elle est toujours à la campagne. Donc on ne se voit pas forcément aussi souvent que ça. Mais j'essaie au maximum d'être possible de descendre la voir. Elle vient également de temps en temps à Paris me voir. Merci. On continue de se voir et tout va bien.
- Speaker #0
Elle doit être super fière de toi.
- Speaker #1
Oui, elle est très fière. Elle montre mes vidéos à ses copines.
- Speaker #0
C'est un accomplissement assez incroyable pour une maman qui galère. Parce que c'est ça, elle a dû galérer, elle a dû pas mal se priver pour que tu n'aies jamais ce sentiment de manque, que tu aies toujours mangé à ta faim et que tu n'aies pas eu ce... Cette tristesse qu'on peut avoir quand on n'a pas beaucoup de moyens. De voir que sa fille fait des études supérieures, arrive à construire une carrière et même construire sa propre entreprise.
- Speaker #1
Elle m'a toujours dit quand j'étais petite que je pouvais faire ce que je voulais. Elle m'a toujours fait confiance. Et ça, ça m'a beaucoup aidée. Parce que même quand j'ai eu des idées un petit peu rocambolesques de carrière, et même parfois des idées de carrière qui soient à l'écouté de l'argent, soit n'avait aucun débouché par exemple quand j'étais en première je voulais absolument faire une école de maquillage sachant que l'école de maquillage ça coûte 20 000 euros l'année et même si je n'ai pas fait je sais que elle aurait trouvé un moyen elle serait suivie elle aurait trouvé un moyen pour m'aider là dedans même si c'est une carrière qui n'aurait pas forcément rapporté m'a toujours fait confiance ça je suis très reconnaissante chapeau
- Speaker #0
je suis ému là du coup L'argent, tu n'en avais pas ? Jeanne, t'en as manqué. En même temps, t'as pas ressenti de... Quand t'en parles, y a pas de colère par rapport à ça, y a pas de sentiment d'injustice. Et en même temps, dans tes choix d'études, dans tes choix professionnels, y a quand même cet objectif de gagner de l'argent et d'être autonome financièrement. Et ça, c'est un message, je trouve, que tu... sur lequel tu appuies beaucoup, c'est l'importance de l'indépendance financière. Comment t'es arrivé à tout ça finalement ? Comment est-ce que t'as construit petit à petit ce discours ? Déjà, je n'ai jamais eu la sensation, même quand j'étais boursière et je suis en 6, et que j'étais dans mon petit studio Crous et que j'avais mes 586 euros par mois pour vivre à Paris, je me sentais riche. C'est vrai ? Déjà à l'époque, j'avais fait 2-3 petits boulots à côté, j'avais été gardienne d'immeubles, j'avais créé une petite marque de colliers que je vendais sur Vinted, j'ai toujours fait des petites choses à côté, mais toujours j'ai eu cette sensation que je vivais très bien, parce que j'ai toujours su gérer mon argent, Et... Ne serait-ce par exemple sur les courses, gérer le budget course pour notamment faire 100 euros de course par mois sans avoir la sensation de priver. J'ai toujours eu cette sensation d'être riche. Et après, en arrivant à Paris, j'ai aussi été confrontée à d'autres milieux sociaux et à d'autres petites personnes. Et de réaliser que moi, ce que je considérais comme riche, c'était les tréfonds de la pauvreté pour ces personnes-là. Pour moi, l'idée de gagner le SMIC... Pour moi, c'était énormément d'argent, le SMIC, dans ma tête. Et de réaliser qu'à Paris, les gens gagnaient déjà 2 000 euros, si on part dans la fourchette basse, déjà pour moi, c'est énorme. Puis quand je vois des gens gagner 3 000, 4 000, et là, pour moi, c'était vraiment le maximum encore dans ma tête. Et après, j'ai découvert que la possibilité infinie, sans parler de Bernard Arnault ou des milliardaires, mais déjà, rien que la classe moyenne parisienne, le niveau que c'était qui pour moi était complètement dégradant C'était inenvisageable pour moi. De base, je ne trouvais pas que c'était des choses qui étaient envisageables. Et je me rappelle avoir écrit sur mes petites listes d'objectifs quand j'étais en licence que mon objectif, c'était un jour de gagner 3000 euros dans ma carrière. Mais pour moi, ça sera 40 ans dans ma tête. Donc, j'ai commencé à m'intéresser au fur et à mesure à l'argent, notamment dans le but de gérer ma petite bourse et pour pouvoir... notamment faire quelque chose aussi du peu d'argent que j'épargnais chaque mois, j'ai commencé à m'intéresser à l'investissement très tôt. J'ai commencé à m'intéresser à la gestion financière et à la gestion personnelle pendant ma licence. Donc j'ai commencé, j'ai ouvert mon PEA, j'avais 18 ans. Donc j'ai commencé à m'intéresser à ça très tôt. Je me suis de plus en plus intéressée aux finances aussi lors de mon alternance en banque dans laquelle j'ai terminé un petit peu par hasard parce que je cherchais dans la mode initialement. Je ne trouvais pas. Personne ne voulait de moi, personne ne répondait à mon CV, j'en avais envoyé une centaine et personne ne trouvait pas. Mais j'ai trouvé une alternance en marketing dans le secteur bancaire. Et donc j'ai été plongée dans le secteur bancaire qui, de un, déjà paye très bien, même en alternance. Donc j'ai eu plus d'argent à gérer, donc j'ai pu m'intéresser encore plus à l'investissement d'un terme personnel, pour mes finances personnelles. Mais également, j'étais plongée à fond dans le vocabulaire de la finance au quotidien. Et j'ai commencé à en parler sur TikTok. et sur les réseaux sociaux parce que ça faisait partie de mon quotidien et j'avais envie d'en partager. Et j'ai vu que ça intéressait beaucoup les gens, que l'investissement c'était quelque chose d'assez obscur, pareil pour les budgets, et de fil en aiguille, en en parlant de plus en plus, j'ai aussi développé mes revenus en créant mon entreprise, en monétisant mes contenus sur les réseaux sociaux. Et j'ai voulu partager mon cheminement dans le fait de comment je gère le fait de gagner plus d'argent, comment j'épargne, comment je continue à vivre en dessous de mes moyens, comment j'investis. Et au fur et à mesure, à avoir des objectifs aussi et réaliser tout ce qui est possible.
- Speaker #1
J'adore cette phrase et le décalage entre les mots que tu as utilisés et ce que ça doit faire dans la tête des gens. C'est « je parle ouvertement de comment je vis en dessous de mes moyens » . Cette phrase, elle est hyper forte parce qu'il y a une fierté quand tu le dis. Et pour plein de gens, je pense que c'est une aberration de vivre en dessous de ses moyens. Alors que c'est le vivre au-dessus de ses moyens qui est une aberration finalement.
- Speaker #0
Oui, mais c'est ça qui est pourtant plébiscité au maximum sur les réseaux sociaux. Je vois beaucoup de gens se vanter de dire, et même je m'en souviens quand j'étais en alternance, j'avais une collègue qui pourtant gagnait très bien sa vie puisque tout le monde était très bien payé dans cette entreprise, qui avec une certaine fierté disait « ah mais j'ai plus d'argent ce mois-ci parce que j'ai trop fait la fête » et que c'était beaucoup de gens. qui se vantent d'avoir trop dépensé. Et pour moi, j'ai toujours trouvé ça très bizarre de se vanter d'avoir trop dépensé, d'avoir acheté quelque chose de beaucoup trop cher pour l'argent qu'on a, d'avoir acheté une pièce de luxe alors qu'on a d'autres priorités financières que ça. J'ai toujours trouvé ça complètement absurde. Et à l'inverse, moi, si je devais me vanter d'un côté financier, c'était « Ah ben, j'ai épargné tant ce mois-ci ! » Et je voyais que les gens, ça les...
- Speaker #1
C'est chiant en fait !
- Speaker #0
C'est qu'est-ce que tu fous ? Pourquoi tu fais ça ? Tu vas pas emmener ton argent dans ta tombe ? Alors que la question, quand on dit vivre en tous ses moyens, c'est pas du tout vivre comme un rat, pas profiter. Faut trouver un juste milieu. C'est juste être responsable, c'est ne pas dépenser. C'est trop dans des choses qui n'apportent rien. Par exemple, encore aujourd'hui, même si je gagne très bien ma vie, je ne vais jamais commander sur les applications de livraison. Je vais cuisiner à la maison. Même si j'ai la flemme, je vais faire un plat en 5 minutes. Mais toujours réfléchir, j'emmène mon plat au bureau également au lieu d'aller... chez Cogent ou à Prêt-à-Manger dépenser 15 euros tous les midis, je vais préparer mon plat et ça va m'économiser de l'argent. Et ce n'est pas une façon d'être radine, de me priver ou de vivre une vie qui serait horrible. Au contraire, ça me fait plaisir de savoir que mon argent, il va dans des choses qui comptent réellement. Donc des activités qui me plaisent vraiment, des voyages qui me plaisent vraiment, des expériences avec mes proches. Mais ça va vraiment être... Chaque décision financière va être intentionnelle. Et au quotidien, ça va être vivre en dessous de ses moyens. et toujours faire en sorte qu'il y ait un décalage d'au moins un an entre l'évolution des revenus et l'évolution des dépenses.
- Speaker #1
Ah mais tu l'as calculé.
- Speaker #0
Ah mais j'ai plein de petits calculs comme ça pour la responsabilité financière. Celle que je partage beaucoup, c'est le fait que si j'ai pas les moyens d'acheter quelque chose dix fois, je ne l'achète pas. Et ça choque beaucoup les gens. Bien évidemment, ça s'applique pas si on a besoin de changer son frigo ou des achats essentiels. Mais par exemple...
- Speaker #1
Tu me ferais pas opérer de la pindice.
- Speaker #0
Non mais voilà, il faut savoir gérer et voir ce qui est réellement essentiel ou non. Mais par exemple, si j'avais envie de m'acheter un sac de luxe, par exemple si le sac coûte 1000 euros, il me faut 10 000 euros. Toujours ce calcul pour tout. Et maintenant je l'applique même sur mes revenus et pas seulement sur mon épargne et sur mon patrimoine. Oui,
- Speaker #1
parce que tu as largement de quoi en termes d'économie aujourd'hui.
- Speaker #0
Oui, je pourrais m'acheter à peu près ce que je veux. Mais malgré ça, je vais quand même réfléchir. Il y a beaucoup de gens qui ne comprennent pas et qui vont penser que je mens. Pourquoi tu ne t'achètes pas cette chose de luxe que tu dis pourtant avoir envie si tu as vraiment tant d'argent ? Je veux réfléchir à ce que ça soit vraiment un achat utile qui m'apporte quelque chose et que si ça ne m'apporte pas quelque chose, je ne vais pas le prendre.
- Speaker #1
C'est vraiment un choix très... C'est plus qu'un choix. Il y a une stratégie derrière chaque achat.
- Speaker #0
Ah oui, ça doit apporter quelque chose.
- Speaker #1
Tu dis que tu es... 18% millionnaire.
- Speaker #0
Oui, tout récemment 18, on est passé de 17 à 18. Tu augmentes progressivement.
- Speaker #1
Il y a cette vidéo très drôle, j'ai trouvé, où tu expliques d'où ça vient. Et le jour où tu as commencé à dire que tu étais 1% millionnaire, donc ça voulait dire que tu avais à peu près 10 000 euros d'économie, c'est ça ? Oui,
- Speaker #0
c'est ça.
- Speaker #1
Ça peut paraître ridicule de réfléchir comme ça. Et en même temps, je trouve... Au-delà du chiffre, ce qui est intéressant, c'est toute la philosophie qu'il y a derrière. Est-ce que tu peux nous partager pourquoi tu réfléchis comme ça et pourquoi tu communiques là-dessus ?
- Speaker #0
Si j'ai commencé à vraiment verbaliser ce X% millionnaire, même si j'avais déjà eu cette idée au 1%, j'ai commencé à vraiment l'utiliser sur les réseaux sociaux quand j'ai atteint les 10%. Parce que j'avais un petit peu ce palier dans ma tête quand j'ai commencé à épargner, à investir, de me dire les 100 000 euros, je veux atteindre les 100 000 euros. de patrimoine. Et j'avais cet objectif pour mes 25 ans. Et je l'ai atteint beaucoup plus tôt puisque c'était le jour de mes 23 ans que j'ai atteint le palier des 100 000 euros. Et en fait, ça m'a fait un peu l'effet inverse. Je pensais que j'allais être fière de moi le jour où j'allais atteindre les 100 000 euros. Et au final, je me suis dit que, en fait, je ne suis que 10 fois moins que millionnaire. Je suis 10 fois moins que millionnaire. C'est-à-dire que je suis... beaucoup plus proche de zéro que le million. Et ça m'avait déprimée. Genre j'étais là, en fait, j'ai fait tous ces efforts, tout ce chemin, et au final, je suis plus proche de zéro que juste d'être millionnaire. On ne parle même pas d'être proche d'Elon Musk ou que ce soit, on parle juste d'être millionnaire, ce qui est le cas de, je crois, 8% de la population française. C'est assez énorme. Et j'ai voulu retourner la chose pour avoir un état d'esprit positif par rapport à ça, de me dire, nous, en fait, je sais que je suis sur le chemin, donc je suis 10% millionnaire. Et donc, c'est comme ça que j'ai commencé à l'utiliser. Si j'avais commencé à avoir cet objectif du million et d'être millionnaire un jour dans ma vie, au début, je m'étais fixée cet objectif pour mes 40 ans et déjà, je trouvais ça super ambitieux. Je trouvais ça super ambitieux parce qu'au moment où je me suis fixée cet objectif, j'étais encore boursière, je n'avais pas de source de revenus en travail, je n'avais pas trop d'idées de ce que j'allais faire de ma vie. Et dans mon application de budget, il y avait une fonctionnalité où on peut voir à combien de pourcents on est d'un objectif. par exemple si il te faut 1000 euros pour un voyage, tu vois que si t'as épargné 500 euros, t'es à 50%. Et donc j'avais mis millionnaire à 40 ans. Et puisque j'avais 10 000 euros d'épargne à l'époque, ça m'a mis 1%. Donc tout le 1% millionnaire. Et du coup, je trouvais ça super compliqué. J'étais là, je suis qu'à 1%, comment je vais faire ? Et au final... C'est quelque chose qui fait beaucoup rire les gens, cette expression, parce que c'est assez atypique et ça peut paraître un peu cocasse. Pourquoi elle dit ça ? Il y a les deux côtés de se dire que c'est sans doute faux, parce que pourquoi elle dirait ouvertement combien elle a d'argent si elle a vraiment de l'argent ? Et l'autre côté... Non mais pour qui elle se prend, c'est que 17%. C'est ça. Et au final, les gens me disaient ça quand j'atteinds les 10% et aujourd'hui, on est plus proche des 20 en seulement un an.
- Speaker #1
C'est ça qui est fou en fait. C'est que comme tu as cet objectif, alors on peut juger l'objectif. Et d'ailleurs, je te pose la question, pourquoi veux-tu être millionnaire ? Mais en tout cas, ce qui est intéressant, c'est que tu mets en place ce qu'il faut pour y arriver et qu'en soi, c'est une consommation. Utile, réfléchi, une gestion de ton argent qui est optimisée. Donc, on peut juger le fait d'avoir cet objectif. Mais en tout cas, moi, je dis chapeau parce qu'à seulement 23 ans, tu as réussi à mettre de côté 180 000 euros. C'est énormissime, énormissime. Donc, pourquoi veux-tu être millionnaire ?
- Speaker #0
Pour la sécurité. C'est vraiment très très simple. Mon but dans la vie, ce n'est pas d'avoir des jets privés, un yacht, de partir en vacances à Monaco. C'est vraiment de me dire que je veux faire ce que je veux, quand je veux, où je veux, avec qui je veux. Et que personne ne peut m'imposer quoi que ce soit. Si j'ai envie de, pendant cinq ans, partir faire une retraite spirituelle au Tibet... personne ne pourra m'empêcher parce que j'aurai l'argent de côté pour faire ce que je veux. Là, aujourd'hui, je quitte le salariat et je vais reprendre des études en licence 1 de chinois. Je vais faire une formation de poterie à côté, donc des choses qui ne me rapportent absolument pas d'argent. Si je peux le faire aujourd'hui et prendre cette décision, c'est parce que je me suis offert la liberté financière de le faire. Parce que même si, au final, je ne sais pas, pour x ou y raison, ma marque ne fonctionnerait plus, mes réseaux sociaux ne fonctionneraient plus, le gouvernement supprimerait TikTok ou quoi que ce soit, j'aurais quand même la sécurité financière suffisante pour suivre mes études par exemple pendant un an, deux ans, trois ans et après rechercher un travail après. Mais je n'ai pas de pression et personne ne peut me mettre la pression.
- Speaker #1
Ce qui est intéressant dans ton explication et qui est quelque chose que beaucoup de personnes que je connais, je ne vais même pas dire de ma génération, mais beaucoup de personnes que je connais ne vont pas forcément réfléchir comme ça, c'est que toi en fait, et je crois que c'est assez propre aussi de ta génération pour le coup, c'est que tu... t'autorise à dire bon ben en fait là je vais faire quelque chose et j'en ai rien à faire de la continuité. Nous vraiment je pense qu'on est dans une logique de construction. genre brique après brique de notre vie. C'était notre vision de la vie. Il fallait travailler, faire les bonnes études pour faire le bon premier stage, pour faire la bonne première expérience, pour avoir le job de manager, et surtout n'avoir aucun tronc dans le cursus parce qu'on est dans cette logique de construction et dès qu'on vient faire une pause ou dès qu'on vient faire un pas de côté, on met à risque toute la bâtisse. Et toi, dans cette logique, C'est pas du tout ça. Toi, le seul truc que tu construis, c'est ton épargne. Et ton épargne, c'est ça ta maison pour pouvoir dire « Allez, ciao ! Je me barre pendant trois ans ! »
- Speaker #0
Voilà, c'est que si on part sur ce principe de bâtisse qu'on construit, moi je cherche pas à construire un immeuble. Je cherche à construire, je sais pas... Un pavillon résidentiel avec plein de petites maisons, un lotissement.
- Speaker #1
Que tu peux soulouer du coup.
- Speaker #0
Voilà, exactement, avec plein de choses différentes. Et une fois que j'en ai eu marre de la première maison que j'ai construite, le premier challenge, le premier projet, j'ai juste à sortir et aller en faire un autre. Et il n'y a pas de souci. Et comme ça, je peux essayer plein de choses différentes. Parce que le problème quand on construit un immeuble, quand on construit cette bâtisse brique après brique, c'est qu'il n'y a pas de place à l'erreur et au changement d'avis. Je pense qu'on nous met beaucoup la pression dès qu'on est au lycée pour choisir ce qu'on va faire toute notre vie. Et si on n'a pas fait les bonnes études, on est foutu. Et ça, je l'ai réalisé très vite puisque quand j'ai choisi mes études, si je suis allée en licence d'histoire, ce n'est pas parce que... Je voulais devenir historienne.
- Speaker #1
Pourquoi pas ?
- Speaker #0
Mais en l'occurrence, ce n'était pas le cas. Je n'avais pas conscience des parcours d'études qu'il fallait pour avoir les bonnes choses. Je n'avais pas la vision globale. Je n'avais pas conscience que les prépas existaient. Je n'avais pas connaissance des grandes écoles. Donc, rien que pour ça, il y a plein de portes qui me sont aujourd'hui fermées parce que je n'ai pas fait de prépa, parce que je n'ai pas fait HEC. Et ce n'est pas parce que je n'ai pas pu le faire ou que je n'avais pas les capacités, c'est parce que je ne le savais pas.
- Speaker #1
Oui, ça n'a pas été dans ta liste de...
- Speaker #0
C'était pas dans mon menu. Dans ton menu,
- Speaker #1
quand t'as donné, ouais.
- Speaker #0
C'était vraiment pas par manque de compétence, c'était par manque de vision. Et rien qu'avec ça...
- Speaker #1
Pas être dans les bons cercles, en fait.
- Speaker #0
Voilà, on n'est pas dans les bons cercles, on n'est pas nés au bon endroit. Et du coup, il y a plein de portes qui nous sont fermées par défaut. Donc, j'ai envie de construire mes propres portes. Donc, je vais construire plein de petites maisons partout avec mes propres portes et mes propres clés. Et il n'y a personne qui va pouvoir me forcer à avoir une... trajectoire spécifique pour avoir l'objectif que je veux. C'est moi qui l'a créé, la trajectoire.
- Speaker #1
Alors justement, une des trajectoires, une des petites maisons que tu as construites, c'est cette marque de cahiers qui s'appelle Essentiel ou Essentiel ?
- Speaker #0
Essentiel Journals.
- Speaker #1
Essentiel Journals. Donc ce sont plusieurs cahiers de développement personnel, de... Gestion de tes finances, tu peux donner les noms, parce que je sais que tu en as discontinué, donc c'est quoi les noms de tes cahiers ?
- Speaker #0
Alors les trois carnets que j'ai disponibles actuellement, c'est d'abord Abondance qui est sorti en décembre 2025, qui est dédié à l'éducation financière de A à Z, donc vraiment toute ma philosophie par rapport à l'argent mise sur papier, c'est-à-dire que dans un même support, tu as à la fois des leçons qui vont être consistes, tu vas avoir une page avec la leçon et des petits exercices pour appliquer. Donc c'est un petit peu hybride entre un livre, un petit peu un guide, et également un carnet d'exercices. Mon but c'est un peu de faire comme une formation mais sous format papier, où tu as vraiment toutes les clés mais de façon vraiment claire et qu'en peu de temps et en un seul carnet tu as tout dedans. Donc celui sur l'éducation financière abondance, il parle des budgets, de l'investissement, du mindset, notamment battre le syndrome de l'imposteur, il y a une partie sur les études. Et également tout ce qui est l'éloquence, savoir se présenter et oser porter sa voix pour s'affirmer et ne pas avoir honte de parler de soi. Et également toute une partie sur l'investissement pour apprendre à mettre les bases de l'investissement.
- Speaker #1
Du coup, encore une fois, ce lien entre le développement personnel et les finances.
- Speaker #0
Voilà, développement personnel, finances et dans ce carnet aussi, il y a l'entrepreneuriat, donc pour apprendre à créer son projet entrepreneurial. Donc ça, c'est le premier carnet Abondance. J'en ai un autre, c'est un Agenda. qui va être non datée et qui va aider les gens à s'organiser au quotidien en faisant la méthode du time block, où on va caler, pas sous format to-do list, mais vraiment sous format d'heure, à quelle heure je vais faire quoi. Et c'est vraiment la méthode que j'applique qui me permet de tout cumuler, à la fois le salariat, la création de contenu, les réseaux sociaux, c'est vraiment de faire du time block. Et l'autre qui est disponible, c'est le carnet sororité, qui est un carnet plus dédié aux femmes et aux relations amoureuses.
- Speaker #1
Comment est-ce que c'était venu cette idée et comment tu as lancé le projet ?
- Speaker #0
J'ai toujours adoré les carnets, déjà, j'ai toujours eu des piles énormes de carnets de tout, avec des listes, des notes, tout écrire, j'ai toujours fait des carnets toute ma vie. Et j'avais commencé par publier un premier agenda en autopublication sur la plateforme Amazon KDP, donc c'est-à-dire que c'est Amazon qui va gérer l'impression, qui va gérer l'expédition et vraiment tout gérer. Donc j'avais créé un agenda pour partager ma méthode d'organisation. Ça, c'était en 2022.
- Speaker #1
Donc ça tu l'as créé, juste tu as fait toi-même ton design ?
- Speaker #0
Ouais, sur InDesign j'ai fait mon design d'agenda, j'ai envoyé le PDF à Amazon et c'est Amazon qui gère tout.
- Speaker #1
Et tu en avais vendu un petit peu ?
- Speaker #0
Ouais j'en avais vendu 40 ou 50, pas grand chose mais parce que je n'avais pas beaucoup d'abonnés, je venais tout juste de commencer les réseaux sociaux, je devais avoir 1000 abonnés à tout casser et donc j'avais commencé comme ça. Et après, j'avais vu une fille qui avait créé sa propre marque, elle, à destination des femmes chrétiennes. C'était un journal de gratitude. Elle se caviait vraiment pour écrire ses petites gratitudes à Dieu chaque jour. Et ça m'avait fait cette idée de, en fait, au lieu de déléguer, je peux aussi tout gérer. Je peux créer mon propre support et le recevoir, gérer l'expédition. Avoir le carnet entre mes mains et pas juste l'envoyer à Amazon et c'est Amazon qui gère.
- Speaker #1
Puisque les impressions d'Amazon sont moins qualiques.
- Speaker #0
Ce n'est pas très quali parce que c'est de l'impression à la demande. Donc, ils en font un seul. Et plus tu fais de volume, plus tu ne veux pas avoir de la qualité. Mais j'avais envie du coup d'avoir mon propre site, d'avoir mon propre nom de marque et pas juste, oui, j'ai publié ça sur Amazon. Donc ça, ça a été la découverte du fait que c'est possible de créer sa propre marque et son site Internet. C'était de découvrir les vidéos de cette fille.
- Speaker #1
Preuve sociale, quelqu'un d'autre l'a fait. Voilà, quelqu'un d'autre l'a fait.
- Speaker #0
Je peux faire ce que je veux et avoir quelque chose aussi qui m'appartient et pas juste quelque chose qui est hébergé par Amazon. Donc c'est comme ça que j'ai eu l'idée essentielle pour le minimalisme, parce que j'ai toujours eu envie de créer des choses qui sont directes, qui vont droit au but, surtout en commençant sur le développement personnel, puisque mon premier carnet que j'avais sorti était vraiment sur la transformation de soi. Il s'appelait Métamorphose. On voyait des formations en ligne partout qui vont durer 20 heures, qui coûtent extrêmement cher. J'avais envie de proposer un support qui soit beaucoup plus accessible en termes de prix, qui est un support physique, donc vraiment quelque chose que tu as chez toi et qui mobilise aussi l'écriture manuscrite.
- Speaker #1
Qui n'utilise pas la même partie du cerveau.
- Speaker #0
Exactement, c'est beaucoup plus utile. Toutes les personnes qui ont été à la fac le savent. Tous les profs nous disaient, ne prenez pas vos notes sur l'ordinateur parce que vous retenez beaucoup moins bien. Donc j'avais envie de mobiliser ce pouvoir de l'écriture manuscrite.
- Speaker #1
T'es gauchère ?
- Speaker #0
Oui, exactement. Ce pouvoir d'écrire et qui est aussi pour moi écrire manuscritement. C'est aussi mettre au monde des idées et aider à manifester concrètement les choses. Donc j'avais envie de mobiliser ça et pas juste que les gens regardent une vidéo, comme je pouvais le faire sur le sub. Je trouve que c'est beaucoup plus efficace d'écrire et de lire. Donc mobiliser ça avec un price point qui est beaucoup plus accessible que les formations en ligne et qui est beaucoup plus concis, puisque sur un format qui est aux alentours de 120-150 pages, on avait les leçons, les exercices et le tout dans un format épuré, esthétique. pratique à utiliser, vraiment un produit luxueux qu'on aime avoir chez soi, qu'on a envie de mettre sur sa table basse et utiliser tous les matins ou tous les soirs comme un rituel.
- Speaker #1
Un peu luxueux parce qu'effectivement les cahiers sont très jolis. Ils sont vendus... Enfin, ils ont une jolie couverture tissu. C'est une jolie...
- Speaker #0
C'est une couverture rigide avec un papier qui est très épais. J'utilise un grammage 100 grammes. Pour référence, normalement, il est plutôt du 70-80 grammes. Donc vraiment un papier épais dans lequel on peut écrire, qui est agréable et surtout des mises en page. Je fais très attention à ce que ça soit esthétique, avec des polices. Ce n'est pas juste du texte. C'est graphique,
- Speaker #1
c'est visuel, c'est agréable. Vendu à peu près 60 euros le journal. Donc positionnement prix, c'est accessible pour une formation et en même temps c'est assez élevé pour un livre ou un cahier. Et donc tu lances ça, tu fais ta première prod. En fait, tu avances de l'argent ? Même pas.
- Speaker #0
J'ai fait des précommandes.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu es forte !
- Speaker #0
Je n'avais pas trop d'argent, puisque à cette époque, j'avais juste fait un an d'alternance, donc je ne roulais pas sur l'or non plus.
- Speaker #1
Tu n'étais pas encore 1% millionnaire ?
- Speaker #0
Voilà. Je venais tout juste d'être 1% millionnaire, mais c'était de l'épargne dont j'avais besoin pour ma sécurité. Je ne m'en veillais pas en étant étudiante, risquer toutes mes économies pour un projet que je ne savais pas si j'avais envie de le continuer. Je savais juste que j'avais envie de lancer. Un carnet. Je ne savais pas si ça allait donner vie à une marque avec plein de carnets. Je ne savais pas si ça allait plaire aux gens, trouver son audience. Donc j'ai créé ce carnet. J'ai annoncé sur ma petite chaîne YouTube à l'époque, qui était mon seul réseau social, et également sur un compte Instagram que j'avais créé spécialement pour l'occasion, que j'allais faire des prêts de commandes qui allaient être ouvertes pendant deux semaines. Et que pendant cette période...
- Speaker #1
Et t'as fait de la pub ?
- Speaker #0
Juste des vidéos sur les réseaux sociaux pour en parler, mais pas de publicité payante.
- Speaker #1
Et ça a cartonné direct ?
- Speaker #0
Ça a très bien marché, en tout cas plus que ce que j'espérais. Je pensais vraiment que j'allais faire au grand maximum 40 ventes. Et vraiment, je tablais même, j'étais là, c'est possible que j'en vende que 8. Je pensais vraiment ça. Du coup,
- Speaker #1
tu as fait un site internet, tu as fait des vidéos, tout ça, en te disant, allez, au mieux, je gagne 250 euros. Enfin non, attends, non, plus quand même, à peu près 2500 euros.
- Speaker #0
sans compter le coût de production d'expédition, etc de chiffre d'affaires parce que ça me plaisait tout comme quand j'avais fait mon agenda que j'avais vendu sur Amazon j'ai pas gagné grand chose avec mais ça t'a plu ça me plaisait et j'aimais bien l'expérience de faire ça et là c'était encore un autre challenge de concevoir un site, d'apprendre à utiliser Shopify ce qui est très bien c'est qu'il y a plein d'offres quand on commence qui permettent de pas avoir à A avancer de l'argent, Shopify c'est 1€ par mois les 3 premiers mois. Il y a plein d'offres comme ça qui permettent de ne pas avoir à dépenser. Ce qui fait qu'en tout, j'ai investi 20€ dans la création de mon business.
- Speaker #1
Incroyable.
- Speaker #0
C'est-à-dire les 1€ de Shopify et 18€ pour imprimer un premier exemplaire pour pouvoir le montrer à l'écran quand même. Parce que même si je faisais des précommandes, je voulais quand même montrer à quoi ressemblait le carnet. Donc c'est tout ce que j'ai investi. Et en 2 semaines de précommande, j'ai fait je crois 115€. vente, donc beaucoup plus que ce que je pensais faire, ce qui faisait environ 7000 euros de chiffre d'affaires. Je n'avais jamais vu des montants comme ça. Rappelons-le que pour moi, mon idée c'était de gagner un jour 3000 euros à 40 ans, et là je fais 7000 euros de chiffre d'affaires à 19 ans. J'étais choquée.
- Speaker #1
Je suis jalouse. Je suis jalouse parce que, mais c'est de la bonne jalousie, et c'est la preuve que tu as la bonne méthode. C'est-à-dire que moi, en 2022, début 2022, avec une amie, on a commencé à travailler sur un projet de cahier, de carnet. C'était la même histoire que toi. J'ai toujours été passionnée par les cahiers, j'en ai aimé des cartons, des cahiers. Et j'adore écrire, et j'adore tous ces exercices que tu peux faire, un peu d'auto-coaching. Et 2022, moi, je suis certifiée coach. Je me dis, il faut absolument que je fasse ça. Et en fait, j'ai commencé avec une copine. Et puis, on a étudié le marché. On a regardé les acteurs. On a regardé les prix. On a commencé à réfléchir positionnement. Et en fait, on s'est posé beaucoup de questions. Et puis, on s'est dit, on n'a pas envie d'y aller. C'est trop risqué. Et puis, moi, je continue. Et je me dis, j'ai envie d'en faire un. Et j'ai un sur mon LinkedIn. Souvent, je mets un cahier de vacances. Cahier de vacances avec beaucoup d'exercices d'auto-coaching et tout. Et ça a toujours été quelque chose que j'ai envie de faire. Et je pense que je le ferai un jour, je ne sais pas dans quel format. Mais moi, je veux vraiment te dire, je suis jalouse parce que l'idée, je pense qu'on l'a eu à peu près en même temps, avec des choses qui seraient différentes, mais certainement des choses aussi qui se ressemblent. Mais la différence entre toi et moi, c'est que tu l'as fait.
- Speaker #0
Je ne savais pas trop comment faire au début, mais j'ai toujours eu cette mentalité de si j'ai envie de le faire, je vais le faire. Et tant pis, certes, je ne suis pas designer graphique, je ne connais rien à la programmation, je ne connais rien au milieu de l'impression, je ne sais pas comment chercher des fournisseurs. Je m'y mets, je regarde des vidéos, il y a plein de tutos sur YouTube, et au final, j'ai trouvé mon fournisseur, j'ai pu créer mon site internet. qui n'était pas très jolie au début, mais ça faisait l'affaire, du moment qu'il a l'air pas trop bizarre et que ça inspire quand même confiance aux gens qui ne sont pas en train de se faire pirater leurs données bancaires. Mais en fait, on apprend sur le tas. Ce n'était pas parfait au début. Ma première impression du premier carnet Métamorphose, je sais qu'il restait pas mal de coquilles dedans encore, que les gens m'ont signalé et que j'ai pu corriger pour les réimpressions. En fait, on apprend en faisant. Et vraiment, je me disais au pire. D'autant plus vu que j'ai pas investi d'argent dans du stock, j'ai rien perdu à part du temps. Si ça marchait pas.
- Speaker #1
Mais que c'est malin. Que c'est... mais c'est... c'est... c'est bien d'avoir des idées, hein. Mais si elles restent dans nos têtes, ça sert à rien. Et toi, ce que j'adore, c'est que t'as fait un premier sur Amazon, t'as testé, t'en as... ça fait que 40, mais ça t'a pas, en fait, dissuadé de retenter quelque chose. Et aujourd'hui, t'en as vendu plus de 3000, des cahiers, c'est ça ? Ouais. C'est énorme.
- Speaker #0
Mais oui, après c'est quelque chose qui se construit dans la durée. Aujourd'hui, c'est aussi que j'ai plusieurs références. Donc j'ai fait 3000 ventes sur différentes références et sur maintenant 3 ans. Mais c'est quelque chose qui évolue et qui continue d'évoluer. À chaque fois, j'atteins des nouveaux paliers. C'est quelque chose de motivant parce qu'on attend toujours des choses qu'on ne pensait pas pouvoir atteindre. Quand j'ai lancé le carnet Abondance en décembre, j'ai fait plus de 500 précommandes parce que je continue d'utiliser ce format des précommandes lors d'un nouveau lancement pour être sûre qu'il n'y ait pas de problème de rupture de stock s'il y a plein de gens qui veulent et pour ne pas non plus que je me retrouve avec plein de carnets à stocker chez moi pour rien. Parce que je n'ai pas d'entrepôt donc je suis aussi limitée au niveau des stocks. Mais à chaque fois on atteint des nouveaux paliers, des nouvelles choses qu'on ne pensait pas être possibles parce que c'était en dehors de notre vision et ça continue à ouvrir des nouvelles perspectives et des nouveaux objectifs aussi.
- Speaker #1
Si tu avais un conseil pour la communauté The Patron, pour oser davantage, ce serait quoi ?
- Speaker #0
Accepter d'être jugée, d'être gênante, de se dire, en fait, tant pis, ce que je fais, c'est sans doute nul. Je ne vais pas essayer de me mentir en disant, non, mais c'est bien ce que je fais. Parfois, c'est nul et en fait, c'est OK et ça trouvera quand même sa cible. Et au final, c'est comme ça qu'on apprend. Quand j'ai commencé mes vidéos sur YouTube, vraiment, on n'entendait pas le son. je filmais sur un Sony Xperia E1 à l'époque donc l'image était en 360p et pourtant je postais quand même mes vidéos qui étaient en format 3, 4 en plus qui remplissaient même pas l'écran et je le postais quand même quand j'ai fait mon premier carnet le site comme je l'ai dit était éclaté il était pas parfait il était pas parfait mais il existe mais il est là voilà et c'est toujours mieux d'exister imparfaitement plutôt que de ne pas exister du tout Oui. Si c'est très bien d'être super compétent, c'est très bien d'être expert, mais si t'es expert dans ton coin et que t'es tout le temps en train de vouloir toujours peaufiner, que c'est jamais suffisamment parfait pour être montré aux autres, en fait c'est juste qu'on cherche des excuses. Tu cherches des excuses pour pas lancer ton projet, pour pas commencer. Parce qu'il y a plein de gens pas compétents du tout qui lancent leur projet et que ça marche très bien. On est toujours plus compétent que quelqu'un d'autre qui pourtant réussit mieux que nous. Et ça, il faut l'accepter que notre réussite, elle n'est pas liée à notre niveau de compétence, mais liée au fait d'oser. Donc, c'est apprendre à... Ok, ils vont juger. Ok, ils vont se moquer de moi. Ok, toute ma famille et mes collègues, ils vont sans doute tomber sur mes posts. Ils vont peut-être rigoler. Ils vont peut-être s'envoyer des vidéos entre eux. Ils vont peut-être s'envoyer le lien de mon site éclaté et de mon projet qui est tout juste en train de naître entre eux. Et peut-être rigoler un bon coup. Mais en fait, tant pis parce qu'ils n'ont rien fait à côté.
- Speaker #1
Donc, accepter d'être jugée, accepter de s'exposer et d'exposer des choses imparfaites tant que ça va dans le sens de là où on veut aller.
- Speaker #0
Ah oui, tant pis, tant pis si les gens se moquent. Au contraire, si personne ne se moque de nous, c'est pas parce qu'on fait les choses bien ou quoi que ce soit, c'est juste que personne ne nous voit. C'est pour ça que c'est important de se montrer. On m'a toujours jugée pour mon style vestimentaire. On se moque de moi parce que je me dis 18% millionnaire, que je suis minimaliste. En fait, ils rigolent, ils rigolent, mais moi j'avance et pas eux. Donc, quand on compare un petit peu les trajectoires, on se dit, très bien qu'ils continuent à se moquer, c'est leur problème.
- Speaker #1
J'adore. Lou, je te laisse la place ? En fait là on va faire quelque chose qui est que je vais laisser ma place à Lou pour qu'elle pose quelques questions à Constance et ensuite je reviens.
- Speaker #2
Tu parles beaucoup du fait que tu as réussi à être 1% millionnaire quand tu étais étudiante, tu n'avais pas encore ta marque, quoi que ce soit. Pour être dans ce cas-là où moi j'ai travaillé très tôt dans ma vie, j'ai essayé très tôt de me débrouiller et pareil j'essaye un peu de m'émanciper sur cette chose-là. J'ai un projet aussi de partir un an au Japon et me dire je n'ai pas besoin de m'occuper de ça quand je partirai. Est-ce que tu aurais ? On va dire trois conseils pour les gens qui sont en études, qui n'ont pas forcément beaucoup de moyens, quoi que ce soit, et qui ont un revenu assez faible, pour justement commencer à s'émanciper, voire gérer son argent. Qu'est-ce qui pourrait être une base pour s'émanciper quand on est étudiant avec peu de revenus ?
- Speaker #0
Déjà, la première chose que je vois souvent quand on est étudiant, c'est qu'on va toujours nous pousser à dépenser tout notre argent. Déjà, quand j'étais en licence, je voyais tout le monde aller se faire des verres tout le temps. tout le temps, tout le temps, tout le temps, aller très souvent au resto, aller très souvent en soirée et en fait c'est ok d'être en décalage avec les autres, c'est pas parce que tout le monde le fait que c'est la bonne chose à faire, donc je pense que ce qui m'a déjà beaucoup aidée à épargner c'est le fait que j'allais pas faire toutes les activités étudiantes de base, pas parce que j'avais envie de m'en priver mais juste parce que j'avais pas envie de le faire, tout simplement mais déjà ne pas chercher à suivre ce que les autres font parce que souvent si tout le monde le fait c'est que c'est pas la bonne chose à faire en fait on apprend vite à faire ça et Autre conseil, je dirais d'apprendre tout de suite à vivre en tous ses moyens, même quand ses moyens sont très faibles. Parfois, ce n'est pas toujours possible selon le niveau, selon les charges, mais toujours chercher à réduire ses charges fixes au maximum. Parce que je voyais déjà beaucoup à l'époque d'autres confrères et consoeurs étudiantes qui pourtant continuaient à commander sur Uber Eats, continuaient à manger à l'extérieur le midi et le soir, continuaient à aller prendre des verres ou alors aller dans un logement qui était... plus grand au lieu de prendre quelque chose de plus petit qui allait coûter moins cher, et ne pas avoir envie de faire de sacrifice là-dessus. Alors que parfois, on n'a pas le choix selon les revenus qu'on a, on doit faire certains petits sacrifices pour pouvoir continuer à vivre en tous ses moyens. Quand je dis vivre en tous ses moyens, ça ne veut pas dire épargner des centaines d'euros par mois, mais ne serait-ce que d'avoir 40-50 euros par mois, ça serait déjà génial par mois. Et rien que ça, de prendre cette habitude de toujours vivre en tous ses moyens, c'est quelque chose qui aide beaucoup à économiser sur le long terme. Et le troisième point, ça serait de toujours chercher, même si on n'en a pas forcément besoin. Et là, je pense notamment aux gens que, par exemple, leurs parents vont leur donner de l'argent pour payer leur loyer. Ce n'est pas parce qu'on n'a pas besoin de travailler qu'il ne faut pas du tout travailler. C'est important de prioriser ses études et d'avoir du temps pour étudier. Ça doit être ça le focus principal. Mais si on a la possibilité d'avoir un petit travail à côté, pas forcément 15-20 heures par semaine, mais ne serait-ce que ce que je faisais à un moment, c'est que je travaillais tous les samedis. Donc j'avais mon samedi qui était bloqué et toute la journée je travaillais, ça me permettait de gagner 300 euros en plus par mois. Ce qui était 300 euros que je pouvais épargner. Et rien que de faire ça et de chercher à avoir des petites sources complémentaires, mine de rien c'est des toutes petites actions qui, accumulées, vont faire des sommes qui sont assez conséquentes. Et c'est comme ça qu'en ayant toujours été boursière, j'ai pu épargner beaucoup parce qu'au final j'économisais quand même genre 100, 200, 300 par mois grâce à mes activités secondaires.
- Speaker #2
Et tu as commencé à travailler dès le début des études ou même avant ?
- Speaker #0
Avant, c'est... Si j'avais un peu travaillé avant le début de mes études, l'été, je faisais les vendanges, enfin pas les vendanges mais les... comment on dit ? Ramasser les myrtilles. Je faisais ça. Donc j'avais quand même cette habitude de, certes, j'en ai pas besoin, puisqu'à l'époque, je vivais chez ma mère, mais j'avais quand même envie de me faire un petit peu plus d'argent l'été. Et après, j'ai continué pendant mes études à faire des petites choses, donc des projets entrepreneuriaux, le fait d'être gardienne d'immeubles et également du babysitting. Pas travailler non plus des horaires astronomiques, parce qu'il faut toujours être en mesure d'étudier, mais toujours se dire, je vais quand même faire quelque chose pour ramener un tout petit peu plus.
- Speaker #2
Je vais t'entendre, c'est un peu touchy, mais en fait c'est plutôt mon ressenti dans le sens où moi j'ai commencé mes études en 2019, à une période où c'était encore plus ou moins faisable de vivre avec la bourse du Crous, quoi que ce soit. Je suis partie à l'étranger et en revenant il y a eu un totalement changement économique qui s'est fait en France. Et est-ce que tu penses qu'aujourd'hui justement ce truc d'essayer d'économiser ou de vivre en tous ses moyens en étant étudiante boursier, c'est encore faisable avec les changements ?
- Speaker #0
Je pense que ça dépend tellement des situations, notamment... Toi comme moi, on a eu la chance quand même d'avoir le studio Crous, ce qui n'est pas le cas de tout le monde. Et quand on est à Paris, ça fait une vraie différence. Pour d'autres villes, de ce que j'ai compris, la différence entre le prix du Crous et des autres logements n'est pas si énorme que ça. À Paris, c'est vrai que ça fait une vraie différence et je pense que sans Crous, avec juste la bourse, il faut quand même remettre les choses dans leur contexte, parce que parfois ce n'est pas toujours possible, donc il faut faire du mieux avec ce qu'on peut faire. aussi, c'est vraiment être objectif sur ce qu'on peut transformer et ce qu'on peut pas transformer parfois il y a des situations qui sont un petit peu plus restreintes mais déjà autre solution quand même qui peut permettre de vivre en dessous de ses moyens C'est l'alternance. On a quand même cette grande chance en France d'avoir ce support de l'alternance qui nous permet d'être relativement bien payés, en tout cas d'être quand même mieux payés que d'avoir juste la bourse par exemple, tout en bénéficiant du statut étudiant, tout en pouvant rester en studio CRUS. Et ça, c'est quelque chose qui permet aussi d'avoir de l'expérience professionnelle et qui va aider.
- Speaker #2
Et dernière question, je pense, serait plutôt sur tout ce qui va être... Enfin, tu as un objectif d'être millionnaire. Et en même temps, comment accepter de faire des dépenses importantes quand on a un objectif financier, dans le sens où les pièces que tu portes, c'est quand même un certain coût, ou même les activités que tu fais, quoi que ce soit. Et moi, je vois très bien que dans mes objectifs financiers, du coup, il y a plein de choses, je me dis, du coup, je ne vais pas faire une grosse dépense ou telle dépense que je me dis que je peux encore faire mieux, encore accumuler plus avant de faire cette dépense. Et du coup, je suis intéressée de voir quel est ton point de vue là-dessus et comment psychologiquement tu gères cette chose de « Ah, je pourrais quand même accumuler, mais je fais cette dépense. »
- Speaker #0
Je dirais que jusqu'au palier des 10% millionnaires, ça a été assez compliqué. C'est-à-dire que vraiment, je voulais vivre en dessous de mes moyens et j'avais peur un petit peu de dépenser, même si j'achetais quand même certaines pièces onéreuses. Je le justifiais toujours par le fait que la pièce que j'allais acheter, elle avait une valeur marchande de revente et que je pouvais récupérer l'intégralité de mon argent. Donc, je voyais un peu ça comme un placement, en quelque sorte. C'était comme ça que je justifiais les dépenses élevées. Et depuis quelques temps, j'ai réalisé que c'était important aussi d'apprendre, quand on passe un certain palier, à dépenser un petit peu plus. quand même, et à se faire plaisir sur certains aspects. Et pour ça, je trouve que c'est important de s'entourer de personnes qui incarnent l'abondance et qui n'ont pas peur de dépenser. Ça ne veut pas dire des personnes irresponsables, bien évidemment, mais des personnes qui aussi vont gagner plus que nous et qui, du coup, vont dépenser plus que nous, et d'apprendre un petit peu à suivre ça, tout en faisant attention et en restant responsable. Mais c'est quelque chose qui m'a beaucoup aidée à débloquer, notamment pour le sujet des vacances, le fait de certains achats également, d'apprendre à dépenser. en étant entourée de personnes qui, elles, n'ont pas peur de dépenser. Donc, trouver un juste milieu et savoir apporter un peu plus de nuances dans la responsabilité, on va dire.
- Speaker #1
On arrive à la fin de l'épisode et j'ai trois questions rituelles. La première, je t'offre un panneau publicitaire dans la ville de ton choix. Tu peux y mettre ce que tu veux, c'est ton message au monde. Qu'est-ce que tu y mets ?
- Speaker #0
Soyez vous-même. Vraiment, c'est bête, mais il y a trop de gens qui se forcent à être quelqu'un d'autre, à vouloir impressionner d'autres gens, que ça soit dans un sens ou dans un autre. On va toujours chercher à... vouloir mettre un masque. Et je pense que ce que le monde a vraiment besoin, c'est de gens qui sont vraiment eux-mêmes et qui n'ont pas peur d'être jugés pour qui ils sont. Qui ne cherchent pas à rentrer dans un moule, qui ne cherchent pas à être conformes et qui vont vraiment être eux-mêmes, même si ça peut paraître loufoque, même si ça peut paraître complètement absurde, ne jamais avoir peur de ses ambitions et ne jamais avoir peur d'affirmer qui on est.
- Speaker #1
La liberté à fond, quoi.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Si tu voyageais dans le temps et que tu te retrouvais... Alors, tu ne vas pas voyager très longtemps en arrière, tu vas te retrouver face à toi, 10 ans, Quel conseil du futur tu veux donner à la petite Constance ?
- Speaker #0
Juste d'avoir confiance parce qu'il n'y a aucun des choix que j'ai fait dans ma vie que je regrette. Il n'y a aucune chose que j'aurais aimé faire plus tôt ou que j'aurais aimé ne pas faire. Excuse-moi,
- Speaker #1
ça me fait rire !
- Speaker #0
Non mais vraiment, c'est-à-dire que... Oui,
- Speaker #1
c'est sûr, à 19 ans, tu aurais pu le faire à 12, mais...
- Speaker #0
Oui, voilà, mais même des erreurs que j'ai pu faire, pour moi, ce n'est pas vraiment des erreurs, parce que chaque chose qui s'est passée dans ma vie a toujours eu un sens. Chaque chose que j'aurais pu croire est une chose catastrophique et horrible, et au final, quelque chose qui m'a aidée par la suite. Donc c'est juste d'avoir confiance, et que le fait que, certes, à cette époque-là, puisqu'elle a 10 ans, elle se fait juger... Et on se moque pas mal d'elle parce que c'est l'intello, donc elle reste un petit peu dans son coin. On s'est moqués d'elle parce qu'elle lit le dictionnaire et parce qu'elle lit des bouquins pendant la pause de la récré. Mais au final, c'est ça qui la fera réussir mieux que l'intégralité des gens qui se moquent d'elle. Donc elle n'a vraiment pas à les écouter.
- Speaker #1
Magnifique. Dernière question. Si le succès était garanti, quel projet tu lancerais dès demain ?
- Speaker #0
Ça ne serait pas vraiment lancer quelque chose d'autre, mais ça serait oser investir plus. dans mon business parce que ce que je ne fais pas aujourd'hui c'est investir matériellement par exemple investir dans un studio, investir dans une caméra, investir dans de la publicité payante et tout ce genre de choses qui sont pourtant essentielles pour faire grandir un business. Mon business aujourd'hui il est très très organique, il est très fondé sur les réseaux sociaux et je sais que pour le faire grandir j'ai besoin d'investir, d'entourer une équipe, d'entourer des personnes qui peuvent m'aider, des freelances, quelqu'un qui peut refaire mon site et c'est vraiment un peu Investir matériellement dans mon business pour passer au niveau supérieur et pas juste rester dans cette démarche de j'investis 0€ au début dans mon business.
- Speaker #1
Construire l'entreprise à la hauteur de tes ambitions.
- Speaker #0
Voilà, passer d'auto-entrepreneur à vraiment CEO, business avec une équipe.
- Speaker #1
À une vraie patronne.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Écoute, je suis sûre que ça va arriver dans pas très longtemps et avant que tu deviennes millionnaire. Donc, j'ai hâte de voir la suite. Merci beaucoup Constance pour ce moment. Je n'en doutais pas, mais ça a été absolument génial. J'étais ravie d'avoir cette conversation avec toi.
- Speaker #0
Merci beaucoup pour ce moment d'échange, pour ton ouverture, pour tes questions. Ça a été très enrichissant.
- Speaker #1
Merci. À très vite retrouver donc Who's Constance sur TikTok, sur Instagram. Et puis, à très bientôt sur The Patron Podcast. Merci à toi d'être resté jusqu'au bout. J'espère que cet épisode t'aura plus intrigué, inspiré. Et n'hésite pas à le partager, ainsi que de laisser une évaluation, un commentaire. Ça aidera énormément le podcast à être plus diffusé. Merci et à très bientôt sur The Patron Podcast.