Speaker #0Bienvenue à toi, tu écoutes ton expert conseil, le podcast qui va te faire aimer la comptabilité. Je suis Marion Coste et dans la vie, j'aime les défis. J'accompagne aussi les entrepreneuses et particuliers en allégeant leur charge mentale. Grâce à mon expertise, ma proximité et surtout, surtout, mon authenticité. Tu l'as compris, je suis une experte comptable, pas comme les autres. Mais ici, et pour toi, je serai ton experte conseil pour vulgariser l'entrepreneuriat et enfin le rendre accessible pour tous. Alors, installe-toi et profite de ce moment de légèreté. Hello toi ! Je ne parle pas souvent de ma vie perso et assez peu, en vrai, de ma vie entrepreneuriale. Mais mon chômage, mes droits de chômage vont bientôt s'arrêter. Et oui, à partir de mars prochain, je ne serai plus sous perfusion. Je n'aurai plus mon parachute de sécurité financier qui est le chômage. Et plus ça va, plus je me pose des questions. J'aime beaucoup analyser le business, j'aime beaucoup analyser aussi l'économie et la société en général qui nous entoure. Et un constat m'est venu, une réflexion que j'ai envie de te déposer. Mon business, le chômage que tu touches, est néfaste pour ton business. Et je vais t'expliquer pourquoi. Chez le chômage, on ne va pas se mentir, c'est hyper rassurant, c'est hyper sécurisant et c'est chouette pour démarrer. Mais quand on y réfléchit bien, c'est en réalité une véritable bombe à retardement, mon business, si tu ne te prépares pas. à l'après, et si tu te dis C'est bon, tout va bien, j'ai le chômage. Alors, si tu veux éviter un véritable game over, ou en tout cas, de sacré secousse, tu peux éviter le game over, ou en tout cas, de sacré secousse, reste là. Avant toute chose, peut-être que tu es là en te disant Bon, je vais préparer mon business, je vais me lancer. Ça y est, j'en ai marre. La fameuse goutte d'eau qui est propre à chacun est arrivée et tu te dis C'est maintenant. C'est maintenant, n'est-ce qu'il t'a te lancé dans l'entrepreneuriat, peut-être que tu veux te sécuriser, comme tout le monde finalement, en touchant le chômage en tant qu'entrepreneuse. Et c'est humain. On a tous un emprunt à payer, si ce n'est pas un emprunt, un loyer quand même, toutes les charges qui vont avec, une crèche si tu es un Grimlins ou la nounou. On a des frais fixes. Et c'est pour cela que, pour le coup, toucher le chômage, c'est chouette et c'est hyper sécurisant. Mais avant de parler des pièges, je te propose de clarifier les bases, à savoir comment bénéficier de l'art, l'aide au retour à l'emploi, en créant ton business. Pour en bénéficier, tu dois avoir perdu ton emploi involontairement. Donc on parle ici de licenciement, de fin de CDD, évidemment pas de démission, ni d'abandon de poste. Et on y ajoute ici, même si ce n'est pas vraiment une perte d'emploi involontaire, la fameuse rupture conventionnelle qui t'aide et qui est souvent assez intéressante comme rupture de salariat. Car outre le fait qu'en fonction de ton ancienneté, tu puisses partir avec un chèque, qui est toujours hyper apprécié quand on veut lancer un business, tu as le droit au chômage et encore une fois, c'est un bon filet de sécurité. Une fois cette partie de fin de contrat, il faut aussi que tu aies cotisé suffisamment d'assurance chômage. Et on parle de six mois de cotisation au cours des 24 derniers mois. Et enfin, ça va sans dire, mais tu dois être inscrite à Pôle emploi, France Travail maintenant, et que tu aies déclaré ton projet entrepreneurial. Et ici, attention, tu vas devoir transmettre des informations telles que les statuts de ta société et évidemment une attestation comme quoi tu ne te rémunères pas. Car le principe de toucher le chômage, c'est le fait que... en contrepartie, tu ne te payes pas. Mais l'avantage de ça, le plus, oserais-je dire, c'est quand tu crées ton entreprise, l'art, donc l'aide au retour à l'emploi, est maintenu pour réserve que tes revenus ne dépassent pas un certain seuil. Mais comme je l'ai dit, cette sécurité, cette perfusion, peut vite devenir un frein, et pas uniquement financier. Avoir le chômage, c'est finalement jouer à Mario avec un nombre de vies infini. Pourquoi prendre des risques ? Parce que de toute façon, tu vas toucher le chômage. De toute façon, quoi qu'il se passe, tu as ton virement de France Travail à condition d'avoir bien déclaré ta non-rémunération et ton nombre d'heures travaillées chaque mois. Mais tu as l'argent qui tombe tout seul. C'est magique. Du coup, au début, effectivement, c'est rassurant. Les allocations tombent, même si ton business démarre doucement. Cela te permet de payer ton loyer, tes factures, la crèche, etc. Et c'est ça, le piège, justement. C'est que ça tombe tout seul. Tu as un sacré filet de sécurité et tu n'as pas faim, en fait. Tu as ton filet de sécurité, tu vas payer tes courses. Tu ne te sacrifies, entre guillemets, pas. Ce qui fait que ces humains ne te donnent pas à 100%. Et peut-être que tu te dis, bon, c'est pas grave, j'ai pas beaucoup de clients ce mois-ci, mais j'ai mon chômage. Ou quand tu te fixes tes prix, bah... oui, mes prix ne sont pas très hauts, mais j'ai le chômage. Et résultat, prospecte moins. Tu ne mets pas en place la mentalité de l'entrepreneuriat. Donc, en réseautant, en passant du temps, beaucoup, beaucoup, beaucoup de temps à apprendre à connaître de nouvelles personnes, à ce que les personnes te connaissent, à communiquer, à être présent comme un leader, comme une experte de ton domaine, par exemple. Tu peux même repousser certaines décisions importantes, comme le fait d'investir sur toi. Comme le fait de te former, comme le fait de réseauter et de créer des partenariats avec des personnes de ton choix, des personnes qui te ressemblent et des personnes en qui tu as confiance. Car oui, créer de la confiance, créer des partenariats, ça prend du temps. Mais plus ces partenariats sont solides, plus les personnes te connaissent. Oui, ça prend du temps, mais plus tu seras puissant et ça te ramènera du business. Et enfin, même si tu avances, tu peux être tenté d'avancer doucement, de faire ça à ton rythme. de ne pas te mettre à 100% dans ton business. Et en fait, il se peut que l'objectif ne soit pas atteint. Et l'objectif, c'est quoi ? C'est qu'à la fin de ton chômage, donc à 15 mois maintenant, à l'heure où on enregistre ce podcast, tu puisses te payer, en fait. Tu puisses te payer sans le filet de sécurité, sans la perfusion, sans rien. Juste avec le fruit du travail. Une autre partie, j'en ai déjà parlé, c'est que le fait que ton business soit sous perfusion, Tu ne t'en rends pas compte, mais tu brades tes prix. Le chômage fausse ton rapport au prix, car tu n'inclus pas ta rémunération dans ton prix. Pourtant, tu passes du temps. Tu es prestataire, tu passes du temps dans ton business, ton jus de cerveau vaut quelque chose. Je le répète encore, encore et encore. Si tu vends ou si tu produis des choses, ça prend du temps aussi. Et ce temps n'est pas assez valorisé, car inconsciemment, tu te dis, mon chômage, mon salaire, on me tous les mois. Tu peux... te poser la question et te dire Mais attends, personne ne me connaît, je préfère baisser mes tarifs pour avoir plus de clients, capter les gens par le prix, et même si je ne gagne pas grand-chose, ce n'est pas grave, le chômage compensera. Et c'est ça, l'erreur fatale. Pourquoi ? Parce qu'effectivement, tu vas attirer des clients, des clients qui cherchent un prix et pas une valeur ajoutée, donc des clients qui ne valorisent pas ton expertise, ta disponibilité, ton engagement envers eux, etc. Et le jour où le chômage s'arrête, tu as deux options. Soit tu choisis d'adopter une position low cost, et dans ce cas-là, il faut que tu engendres beaucoup de volume, beaucoup, beaucoup, beaucoup de volume pour entrer dans tes frais. Soit tu vas augmenter tes prix, parce que comme tu n'es plus rémunéré, tu n'es plus subventionné par France Travail, ta rémunération, tu la prends quelque part en augmentant tes prix. Et tu vas être obligé, du coup, d'augmenter, comme je dis, tes prix. Et à ton avis, comment vont le prendre tes clients ? Moi, on me fait ça. Je ne vois pas l'augmentation de la valeur, car en soi, ce que tu proposes n'a pas changé, mais pourtant tes prix doublent. Et finalement, ils partent. Un bon exemple, je suppose que tu connais Netflix. Et il y a eu un gros scandale en Netflix ou Disney+, c'est pareil. Ils ont augmenté leur prix. Ils ont augmenté petit à petit leur prix. Comme ça ne fonctionnait plus, c'est-à-dire que les gens commençaient à râler et à partir, ils ont maintenu le même prix. Mais par contre, le service a été dégradé parce qu'ils ont rajouté la pub. Ça retire une partie de ton expérience client. Et finalement, la plupart des gens ont annulé leur abonnement. Spoiler, ça t'arrivera aussi si tu ne l'anticipes pas. Donc ça veut dire que du jour au lendemain, si tu optes pour le fait d'augmenter tes prix, tu finiras sans client, sans chômage et ça fonctionnera un, deux mois. Mais si tu ne te ressaisis pas, tu retourneras au salariat. Donc, on est là pour que tu prennes conscience de cela, que tu notes ce potentiel danger, ton business, qui est humain, sacrément humain. Mais on est là pour changer cela. Et on arrive à l'étape suivante, étape dans laquelle j'ai été. Quand tu vois qu'il te reste un ou deux mois de chômage, tu paniques. Tu te dis, mais Flûte, comment je vais faire ? Ton cerveau, il passe en mode catastrophe. Personnellement, moi, je me suis vue finir sous un pont avec mon gremlins ou voir lui donner que des pâtes nature, sans beurre, sans rien, à manger. Mon fils adorant manger, crois-moi, c'est une catastrophe. Et c'est pire. une guerre nucléaire. Voir évidemment, j'avais en tête, bon bah c'est bon, mon business est foutu, j'ai tenté, je me suis donné à fond, mais au bout d'un moment, je ne vais pas faire courir le risque à mes proches. Déjà, on va se calmer, cette peur, elle existe, cette peur est normale et elle est saine. En fait, ça réveille ton instinct primaire. T'es en mode guerrière, t'es prêt à tout défoncer. Et ce Ausha, c'est un mode hyper puissant. effectivement, quelques nuits, tu ne dormiras pas bien. Mais quand tu prends un accompagnement, c'est là que c'est efficace. Ça te soulage, t'as quelqu'un de rationnel face de toi, pour te rassurer, pour te calmer, si tu n'es pas calme. Et en fait, c'est ce qui s'est passé pour moi. Je voyais les mois défiler et j'avais peur, mais je ne me suis jamais donné autant à fond. Et à ce moment-là, j'ai prospecté sérieusement. efficacement, je donnais mes tripes, je me montrais vulnérable, je me suis assumée. Parce qu'en fait, je me suis rendue compte que dans mon secteur, en tout cas, c'est la différence. C'est moi qui fais la différence. C'est le fait que je veuille montrer les choses différentes, que je veuille alléger la charge mentale des gens sans être bullshit. J'ai un client qui m'appelle un dimanche à 18h30. J'ai regardé mon conjoint, je me suis dit, sorry, lui, s'il m'appelle, il y a un problème. J'ai décroché. Il y avait effectivement un problème. Mon fils, il me suivait dans tout notre appartement. Mais je me suis donné d'autant plus à fond. Et ça a payé. Ensuite, ce mode guerrière, il va te permettre de réfléchir, de te poser, de voir combien te coûte ton business et de fixer réellement tes prix. Pour ton expertise, pour ta disponibilité, qui tu es, pour ce que tu fais, ce que tu proposes. Car oui, même si tu ne te rémunères pas, C'est toujours la même prestation que tu fournis, mais à fond dedans. Et honnêtement, si ta cible le voit, les personnes que tu cherches à accompagner, à aider ou à donner des produits de qualité, si ces personnes voient ton expertise, si tu réponds efficacement à ce besoin, il n'y aura aucun problème pour qu'ils payent le prix. Donc ne te minimise pas, juste parce que touche le chômage. Et ensuite, ce mode guerrière m'a boosté, il a fait émerger... exploser même ma créativité. J'avais le podcast déjà, mais entre-temps, j'ai eu d'autres projets. C'est exaltant et en même temps, ça me détend. Donc, c'est tout bonus. Mais tu seras plus enclin à les réseauter. Oui, le soir. Oui, même si parfois, t'as pas envie. Mais t'iras parce que t'as ton projet, t'y crois et t'as envie qu'il dure. Et finalement, t'es là. C'est quand ton chômage va s'arrêter, tu vas te donner à fond les ballons. Et c'est là que ton business va décoller, va prendre. Tu ne vas même pas t'en rendre compte. Et là, tu vas enfin jouer en mode pro player et sans ce fameux cheat code que constitue le chômage. Même si on ne va pas cracher dans la soupe, il est très sécurisant au début. Mais il peut te limiter énormément. Alors, pour conclure, oui, le chômage, c'est bien, mais il faut surtout penser à l'après. Donc, si tu touches actuellement le chômage ou si tu projettes de le toucher, garde en tête les quatre étapes pour éviter ton game over ultime. D'abord, investis sur toi. Tu touches de l'argent, c'est hyper puissant, c'est hyper sécurisant, mais investis. Forme-toi, améliore tes compétences pour te transformer en Super Mario. Ensuite, constitue une trésorerie solide, parce que demain... Le chômage s'arrête, il faut que ta trésorerie soit solide et on peut dire ce qu'on veut. Le nerf de la guerre, c'est l'argent. Évidemment, troisième point, fixe des prix juste dès le départ. On ne joue pas à la marchande ici. Tes tarifs reflètent ta valeur. Et si tu casses tes prix, tu risques de le payer cher quand tu seras obligé de les augmenter. Et enfin, planifie ta sortie du chômage en te donnant des points clés. À partir de telle date, je dois être capable de vivre uniquement de mon business. Et mets-toi à l'action dès maintenant pour y arriver. Tu vois, ton business mérite mieux qu'un cheat code. Ton business mérite mieux que le chômage. L'entrepreneuriat, effectivement, c'est une aventure épique. Mais avoir le chômage, c'est se contenter du niveau facile. Sauf que quand tu te lances dans ce business, quand tu te lances dans l'entrepreneuriat, ça veut dire que tu es OK, tu te prépares à jouer pour de vrai. Ton business mérite ce que tu te donnes à 100%. Parce que si tu te lances, c'est parce que tu crois en ton projet et ne reste pas sous perfusion, simplement. Et toi, tu en es où dans ta partie ? Tu es toujours sous perfusion ou tu as déjà lâché les petites roulettes ? Dis-moi où tu en es. Et rappelle-toi, c'est ton business, tes règles. Et moi, je suis là pour t'aider à les écrire. Un grand merci pour ton écoute. Tu l'as compris avec ton expert conseil. dans tes oreilles, l'entrepreneuriat devient enfin accessible pour tous. Alors, si tu as un projet ou une idée qui dort depuis bien trop longtemps sur ton carnet ou dans ta tête, contacte-moi sur Facebook, Instagram ou LinkedIn pour enfin le rendre réel. Fais-toi ce cadeau ! Et si tu aimes ma créativité, dis-le-moi en me laissant un bon avis et un gentil commentaire. Nous, on se retrouve mardi prochain pour Ensemble ! Libérez ta charge mentale entrepreneurielle. À bientôt !