Speaker #0C'est l'intro le plus dure, c'est normal, bref. Et coucou, moi c'est Shirley, je suis coach et athlète haltéro et à chaque épisode je t'ouvre les coulisses de ma vie, ce qui fait de mon métier. Mon but est de t'aider à simplifier ta pratique, renforcer ta confiance et progresser avec authenticité afin que toi aussi tu brilles sous la barre et dans la vie. Hello, bienvenue à tous dans ce nouvel épisode du podcast Ton quart d'heure haltéro. Aujourd'hui, on va parler de ton cerveau. Comme tu le sais, l'haltéro, c'est un sport de technique, mais c'est aussi beaucoup un sport de mental qui pose souvent problème à la plupart des athlètes. Moi, j'entends souvent dans mes... coaching ouais mais là en fait c'est mon cerveau qui bloque ou je suis bloqué ou mon cerveau s'est bloqué etc bref j'y suis pas arrivé et du coup je vais essayer dans cet épisode de te donner des clés pour pallier à ça comment mais déjà en identifiant pourquoi tu as ce blocage là moi personnellement j'ai identifié deux grosses raisons en tout cas les raisons principales qui reviennent le plus souvent et du coup te donner les clés pour pallier à ça avec quelques petits conseils et quelques petits tips pour t'aider à débloquer ton cerveau justement ou ou en tout cas un petit peu leurrer pour qu'ils évitent de rater tes entraînements. Donc premier blocage selon moi, celui qui arrive le plus souvent c'est un blocage à cause de la charge. On a tous une charge en particulier qui nous fait un petit peu stresser. On va dire que voilà par exemple c'est 50, 50 tu l'as raté plein de fois ou alors tu te dis bon mais 50 kilos c'est lourd, c'est mon poids de corps, peu importe. C'est la barre que tu veux mais c'est la barre que tu rates tout le temps. Donc déjà, premier conseil pour moi ne fais plus cette charge. Bonjour Shirley merci pour cette aide précieuse qu'est ce que ça veut dire pourquoi je dis ça souvent si tu es bloqué à une charge en particulier tu vas créer ce blocage là soit parce que voilà encore une fois tu as déjà raté soit parce que tu en fais tout un monde donc mon conseil c'est de ne plus passer par cette charge va pas dire que tu vas pas la faire ça veut pas dire que tu vas stagner toute ta vie en dessous mais ça veut dire que du coup tu vas essayer de gruger un petit peu ton cerveau en exemple par exemple moi ce que je fais souvent mes athlètes c'est des montées en en gamme Impair. Donc si ton blocage à toi c'est 50 kg, du coup tu vas peut-être passer par 48 et 51 et tu ne vas plus faire ton 50. Une fois que tu auras fait 51, une fois, deux fois, trois fois, tu pourras repasser par 50 parce que dans tous les cas tu auras levé cette barrière psychologique. Donc voilà, essayez de ne plus passer par la charge qui te bloque et faire des montées en gamme impaires. Premier conseil. Deuxième conseil, c'est ce que je fais souvent avec mes athlètes, notamment en compétition avant de faire des barres qui sentent un petit peu lourdes ou des barres un petit peu redoutées ou des barres qu'ils n'ont jamais faites, c'est de faire un tirage avant. Le but là c'est en gros de faire un tirage plus lourd, donc encore une fois on va reprendre l'exemple des 50. Si à 50 tu n'y arrives pas, fais un tirage haut, tirage très lourd, avec le rythme qu'il faut juste avant, genre à 55, et après tire ta barre à 50, donc ton cerveau en gros il va se dire, bon ben voilà, genre oui la celle d'avant elle était lourde, mais du coup quand tu vas mettre les mains sur 50, tu vas dire, ah ben finalement c'est léger, entre guillemets, et du coup ça va t'aider normalement à passer ce cap là. Donc deuxième conseil, faire du plus lourd avant, mais pas complètement, sans chuter, juste le tirage. Et après, tu repars sur ta barre à 50 et tu verras, normalement, tu la sentiras plus légère. Ensuite, troisième conseil qui doit vraiment arriver en dernier ou avant dernier recours, puisque du coup, ça fonctionne plutôt pas mal, mais je ne suis pas trop fan de cette technique-là parce que du coup, elle a ses limites quand même. C'est de ne pas annoncer la charge ou de ne pas avoir la charge. Si tu t'entraînes avec quelqu'un, un collègue ou je ne sais pas, ton coach ou même toi-même, essaie de duper ton cerveau encore une fois en soit cachant la charge, Donc bon malheureusement le cerveau est quand même pas mal intelligent et en plus en altéro tu as des poids avec des couleurs donc selon les couleurs tu arriveras quand même à capter la charge. Mais je sais pas, essaie de t'embrouiller ou si t'as quelqu'un avec toi, dis lui de cacher les charges et de faire les montées en gamme pour toi. Et du coup sans voir la charge, tu vas te concentrer uniquement sur tes sensations. Et normalement si t'as fait une montée en gamme correcte et que tu t'es mis dans des bonnes conditions et que tu tires ta barre comme tu tirais sur 10 kilos de moins, il n'y a pas de raison que tu n'y arrives pas. Donc voilà, c'est à double tranchant. Il y a des athlètes pour qui ça ne passe pas du tout. Moi, souvent, je les fais en coaching et ça a quand même pas mal marché. Ou du coup, je gère la charge de l'athlète quand je vois que je me rapproche de son 90% et que je veux qu'il PR ou que je veux qu'il se rapproche de la charge qu'il ne fait pas d'habitude. Je cache les poids, tout simplement. En général, du coup, il va tirer sa barre. En fait, il va se concentrer uniquement sur ce qu'il ressent. Et souvent, la barre sur laquelle tu bloques, ce n'est pas une barre qui est forcément lourde pour toi. En tout cas dans la plupart des cas Et du coup si tu vois pas la charge bah t'y arriveras Alors pourquoi je dis qu'elle a ses limites ? Parce qu'en fait, il faut quand même arriver à t'habituer à te dire, oui, c'est une barre lourde, ou en tout cas, c'est un gros pourcentage par rapport à ce que je fais d'habitude, mais je conscientise tout ça et ok, j'y arrive. Mais c'est une technique qui peut marcher et que tu peux faire, on reprend l'exemple des 50, tu peux faire 50, il y a quelqu'un qui te cache ta barre, tu fais ton 45, ça passe bien. À partir de ce moment-là, on cache, on te met 47, ça passe, on te met 50, tu la fais aussi. Et une fois que tu sais que tu l'as déjà fait, normalement déjà, ça va t'enlever cette barrière-là. puisque si tu le refais une fois en voyant les poids, tu vas te dire, bon ben voilà, je l'ai déjà fait, donc il n'y a pas de souci là-dessus. Donc voilà, ça peut être une technique. Troisième technique. Quatrième technique, bon ben celle-là, pareil, vous allez vous dire, bon ben super, merci pour ces conseils, je suis en train de les... te dire bon ben voilà ok c'est normal si c'est lourd c'est de l'haltéro ça c'est une phrase que j'ai entendue J'en joue beaucoup dans mon club à Monteux. Oui c'est lourd, oui c'est lourd, Shirley c'est normal c'est de l'haltéro. En fait t'es là pour ça, faut bien se dire dans sa tête et faut s'habituer le plus tôt possible à ressentir cette sensation de eux au premier tirage elle est lourde. Gary en fait quand les bonhommes là ils tirent sur 150 kilos, ils ont beau faire peut-être 90 kilos de poids de corps ou même 100 kilos de poids de corps, pour eux aussi tirer sur une barre de 100 bombes ou 120 bombes, bien sûr que c'est lourd. Mais en fait il faut arriver à accepter que ce soit lourd. pour après mettre en place tout ce que tu as appris et tous les schémas que tu as créés jusqu'à maintenant. Si tu le fais, derrière, c'est sûr que ça va passer. En gros, il faut t'habituer à sentir que c'est lourd et à se dire que ce n'est pas grave. Au plus c'est lourd, justement, au plus je vais m'appliquer, au plus je vais y mettre l'intention, au plus je la veux, au plus je vais la tirer et je la mets au-dessus de la tête. Bien sûr que c'est lourd, c'est de l'haltéro. En fait c'est lourd pour tout le monde, même les champions olympiques Il n'y a jamais un moment où tu vas te dire c'est léger C'est d'ailleurs ce que tu dois ressentir si tu fais l'haltéro Oui, c'est normal, c'est lourd, c'est de l'hétéro en fait. Voilà, je sais que ce petit conseil, il fout la haine un peu. Mais vraiment, je ne vois pas comment l'expliquer autrement. À un moment donné, il faut aussi se conditionner, se dire, ben voilà, c'est normal que ce soit lourd, c'est le but. Et en fait, c'est lourd pour tout le monde. Mais justement, au plus tu as cette sensation, au plus elle est lourde, au plus tu vas devoir t'appliquer, et au plus toutes les consignes que ton coach t'a donné il va falloir que tu les mettes en place si tu veux aller chercher cette barre à un moment donné il faut le vouloir quoi, il y a ça aussi Voilà, ok. Et du coup, deuxième raison pour laquelle souvent ton cerveau se bloque et que tu as peur de faire ta barre, c'est puisque tu as peur dans un premier temps de chuter ou peur d'échouer, de te blesser, etc. Je mets tout ça dans la même catégorie parce que du coup, pour moi, les conseils que je vais te donner, ils s'appliquent à toutes ces peurs-là en fait que je mets ensemble. Pour moi, c'est la même chose. Donc, qu'est-ce que tu peux mettre en place pour pallier à ça ? Il y a un outil qui est génial et d'ailleurs j'aurais pu l'amorcer dans la première partie aussi si tu as peur de la charge. c'est la visualisation. Quand tu as peur, en fait, tu as juste peur que ce soit de chuter, de rater, de te blesser, etc. Visualiser que tu arrives, c'est le meilleur moyen d'y arriver. Voilà, là tu ne es plus dans une position de je suis apeurée, non, là je me visualise la réussir et en fait il n'y a aucune raison que je n'y arrive pas. Et c'est ce que je dis souvent, c'est comme au quotidien, la visualisation, le fait de se dire bon ben voilà. Là, j'ai tout ce qu'il faut, là ma barre je la veux, en fait je me mets plus dans une position de victime, je me mets dans une position de personne qui va y arriver. Donc voilà, tu sais ce que tu as à faire, moi souvent, même ça m'arrive dans ma vie de tous les jours, je m'arrête, là je suis en train de cuisiner, je sais pas, et à deux jours d'une compète, je me dis bon ben là voilà comment ça va se passer, je suis ici, je mets mes mains, en plus on a tous un petit peu les mêmes schémas avant de faire une barre. D'ailleurs ça je vous conseille aussi d'avoir votre propre routine avant une barre. Peu importe qu'elle soit légère ou qu'elle soit lourde, avoir la même. Du coup, ton cerveau, là, il se dit, « Bum, là, c'est le moment où je me concentre. Là, quand je mets la main ici comme ça, que je me place, je mets mes plaies, je me redresse. » Ça, c'est mon schéma qui fait qu'à chaque fois, là, je me mets dans le moment, là, je vais réussir ma barre. C'est aussi une forme de, pas de visualisation, mais de schéma moteur qui fait que tu te mets en condition pour y arriver. Donc, voilà, ça, petit aparté. Avoir sa petite routine, ses petits tocs. Ils abusent un peu, mais je pense que vous avez tous vu ça sur des altéraux. à chaque fois qu'ils vont faire une barre ils font la même chose et moi c'est mon cas et c'est certainement votre cas aussi voilà ça c'est important de le faire quand c'est léger, quand c'est lourd de le faire tout le temps parce que là voilà ça te ramène à ton moment là bam il va se passer un truc je vais faire ma barre et même si c'est sur ton PR tu vas faire la même chose et voilà je le fais d'habitude même à à 50-60% et j'y arrive, donc là il n'y a pas de raison, tu te conditionnes. Deuxième chose, la visualisation, que je disais, moi ça m'arrive dans ma vie du quotidien ou avant de faire une barre, là je suis à l'entraînement ou peu importe où je suis, je me visualise, qu'est-ce qui va se passer, donc je fais ma petite routine, je me place, là je la sens lourde, j'accélère, je passe, et j'y suis arrivée. A partir du moment où je me suis vu réussir déjà, et puis ça a été prouvé scientifiquement, il y a 10 fois plus de chances que ça arrive. Puisque de toute façon je me suis déjà vu y arriver et donc en fait je suis pas choquée, mon cerveau sait ce qui va se passer parce qu'il a déjà conscientisé. Donc au final c'était 1.5, donc faire ta petite routine et faire ta visualisation c'est très important. Voilà, j'ai plus peur, je sais ce qui va se passer, je le visualise, j'y suis arrivé, il n'y a pas de raison que j'y arrive pas. De la même façon que si tu te dis putain je vais pas y arriver, putain je vais pas y arriver... Franchement si tu y arrives, je sais pas, c'est que en gros il y a toutes les planètes qui étaient alignées mais c'est quasiment jamais arrivé. Et puis d'ailleurs il y a même des personnes, moi je vois souvent des athlètes tirer une barre. Et en fait en training camp par exemple ce week-end, j'ai une athlète, je l'ai vue, elle l'a tirée, elle est montée. Et il y a un moment où elle s'est dit en fait non, mais en plus ça se voit, ça se ressent. Et bien du coup non. Alors que toute la première partie elle y a cru mais il y a une fraction de seconde où tu crois pas, ça passe pas. il faut être déter à 200% Il faut y croire, il faut se visualiser. Que tu visualises quand tu n'y arrives pas, tu n'y arriveras pas. Si tu visualises que tu y arrives, il y a de fortes chances pour que tu y arrives. Et ça, c'est un travail que tu dois faire au quotidien, mais pour tout. Enfin bref, je ferai d'autres vidéos là-dessus. Donc voilà pour le premier point. Deuxième conseil là-dessus, si tu as peur de chuter ou de te blesser, moi ce que j'autorise et ce que je dis souvent en coaching, ce que j'autorise à mes athlètes, c'est si elle arrive en power ou en demi-power, bon ok tu acceptes tu la prends comme ça et après tu finis ton mouvement par un overhead en où tu te rends compte que bon ben voilà en fait je suis capable d'y arriver, de descendre avec la barre au-dessus de la tête. Donc tu le fais petit à petit, je la réceptionne en power, après en demi-power et après petit à petit j'essaie d'aller la chercher un petit peu plus bas. Là c'est le but, c'est de te renforcer dans cette position et de te dire bon ben voilà j'y suis, je suis ok, je suis capable d'y arriver, je l'ai fait en deux temps. Bon ben petit à petit j'essaie de le faire qu'en une fois et j'arrive direct en squat. Et le dernier conseil, une des phrases que je répète aussi souvent en coaching pour Ça marche pas avec tout le monde, d'ailleurs je le fais pas avec tout le monde Mais souvent quand on me dit non mais Shirley là je crois que j'ai peur Ou j'y arrive pas, mon cerveau il s'est bloqué, j'ai peur Et bah arrête d'avoir peur Voilà En gros ce podcast je pense qu'il va en revolter plus d'hommes Parce qu'au final la meuf elle a juste dit des phrases Enfin le truc les plus cons mais en fait c'est ce qui marche le mieux Bah voilà t'as peur, bah arrête d'avoir peur Mais déjà t'as peur de quoi ? Voilà, au pire tu rates Et alors ? Enfin franchement personne n'est jamais mort parce qu'il avait raté sa barre en acteur Mais vraiment, t'as peur de quoi ? Voilà, arrête d'avoir peur Encore une fois je précise oui je sais que ça vous la haine mais il y a des fois où ça marche ok il y a des gens avec qui ça va pas marcher mais voilà en dernier recours dis toi ben voilà ok la petite voix là ouais mais j'ai peur ben arrête d'avoir peur mais t'as peur de quoi ? Ou alors deuxième chose qu'on m'a dit souvent et que je dis donc soit arrête d'avoir peur soit t'as peur ben fais en ayant peur mais le nombre de trucs qu'on a réalisé dans la vie en ayant peur et qu'au final on a fait quand même. Enfin je veux dire, je sais pas là, je viens d'avoir une image, ne me demandez pas pourquoi, déjà peur d'accoucher. Voilà, ça, ça fait peur ça. Ça fait peur d'accoucher. Je sais pas s'il y a des femmes qui ont déjà accouché qui écoutent ce podcast, mais oui ça, ça fait peur, mais au final tu l'as fait quand même, et puis voilà, et puis je suis désolée, il y a quand même je pense plus de risques d'accoucher que de faire une barbe à le terreau. Enfin bref, voilà. Donc oui t'as peur, bah fais-le en ayant peur, ou alors arrête d'avoir peur. Mais fais-le quoi. à un moment donné, encore une fois, il faut se mettre dans cette posture de qu'est-ce qui peut m'arriver en fait ? Au pire tu rates, au pire tu réussis. génial voilà go et je vais conclure là dessus parce que je pense que c'est très important et c'est ce que j'ai dit de façon altéro et le sport en général c'est aussi beaucoup de mental et ce qui va faire la différence donc à un moment donné il faut aussi se conditionner et travailler là dessus le cerveau et le mental c'est aussi un muscle comme les quadris comme les fessiers etc donc De la même façon que tu travailles tes quadris. D'ailleurs, j'avais fait une vidéo Insta là-dessus. Donc, vous pouvez la checker. Ton cerveau, c'est un muscle. Et en fait, il faut l'entraîner comme tu entraînes tes jambes, comme tu entraînes, je ne sais pas, les pecs, peu importe. Donc voilà, comme je l'ai dit précédemment, le cerveau, c'est aussi un muscle. Ton mental c'est la même chose Donc entraîne-le comme tu entraînerais le reste de ton corps Et tu verras qu'il arrivera