Speaker #0L'haltéro c'est un sport ingrat. Voilà, mais on l'aime hein. Il y en a plein de personnes ingrates qu'on aime quand même. Et coucou, moi c'est Shirley. Je suis coach et athlète d'haltérophilie et à chaque épisode je t'ouvre les coulisses de ma vie sportive et de mon métier. Mon but est de t'aider à simplifier ta pratique, renforcer ta confiance et t'aider à progresser avec authenticité afin que toi aussi Tu brilles sous la barre et dans la vie. Hello, bonjour à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode de Tant qu'un d'heure altéro. Aujourd'hui, je vais aborder un sujet un peu chaud par rapport à ce qui se passe dans mon équipe en ce moment. Déjà, on est à la fin de l'année, donc déjà tout le monde est un petit peu sur les rotules. On est tous un petit peu fatigués, c'est normal, on s'est donné toute l'année. Dans tous les cas, que ce soit dans le pro, dans le perso ou dans le sportif, je pense que la période de fête, c'est la période où on devrait tous un petit peu ralentir. et au final on est tous un petit peu à droite à Ausha penser un peu aux autres tout ça et à déjà se projeter sur où je veux être l'année prochaine les nouvelles résolutions etc alors que je pense que c'est clairement une période où on devrait tous se foutre un peu la paix pour pouvoir justement mieux repartir à la rentrée Donc, qu'est-ce qui s'est passé dans mon équipe ? Alors déjà, il faut savoir que j'ai un groupe avec tous mes athlètes et que dans ce groupe-là, on partage régulièrement, donc en début de semaine, nos intentions pour la semaine et en fin de semaine, un petit peu les victoires ou en tout cas, pas forcément les paires, mais vraiment les satisfactions qu'on a eues sur la semaine, que ce soit du coup un PR ou que ce soit juste, je ne sais pas moi, j'ai fait tous mes entraînements à 100% ou j'ai été en forme, j'ai eu de bonnes sensations, peu importe. Donc, on fait ça tous les vendredis. Et là, j'ai plein d'athlètes qui ont performé la semaine dernière, mais j'en ai aussi beaucoup qui n'ont pas performé. C'est même pas régressé, c'est juste qu'on ne va pas PR ou qu'ils ont été frustrés parce qu'ils n'ont pas la forme, parce qu'il y en a qui se blessent. Mais bref, ça fait partie du jeu aussi. Sans parler que c'est normal d'être blessé, mais ce que je veux dire, c'est qu'on est tous fatigués. Et il y a des personnes qui le vivent plus ou moins bien que d'autres, donc qui ne performent pas, qui ne surperforment pas. ou en tout cas qui est juste... ont pas les résultats attendus ou qui se sentent pas en forme comme il devrait donc ça les faut. Du coup j'ai fait un petit message de rappel dans le groupe de mon équipe et je me suis dit, en plus aujourd'hui que je fais l'épisode de ce podcast, parce que du coup on est lundi, je sais que l'épisode sortira jeudi mais on est lundi, je me suis dit pourquoi pas en faire un sujet et que je poursuivrai à des élèves qui sont pas forcément les miens mais qui s'en prennent aussi et qui vont certainement affronter cette période un peu compliquée. Donc voilà, en gros, si t'es un athlète et qu'en ce moment tu stagnes un petit peu ou que tu te sens pas comme une fois l'entraînement, cet épisode est carrément fait pour toi. Et de la même façon que si en ce moment t'es plein de PR et plein de progression, regarde bien cet épisode parce qu'il te servira forcément à un moment donné. Donc vous l'aurez compris, dans cet épisode on va aborder les périodes de stagnation en haltérophilie. Je vais vous expliquer à mon sens pourquoi elles sont inévitables, pourquoi elles sont aussi indispensables et en quoi, selon moi, elles sont même plus importantes. que les périodes où tu progresses. Donc voilà, clairement si tu es plein de doutes ou si tu as peur de cette partie de ton entraînement ou en tout cas de ta progression à l'avenir, donc cette période là où tu ne vas pas forcément progresser, regarde bien cette vidéo et je vais t'expliquer pourquoi c'est pas si grave que ça et c'est même normal. Donc première partie, petit rappel, l'haltéro c'est clairement pas un sport qui est linéaire. Donc c'est pas parce que tu as progressé à un moment donné que tu vas progresser toute ta vie. D'ailleurs, sois content de cette période où tu progresses, et c'est ce que je dis souvent à mes athlètes quand ils me disent « Ah putain, c'est génial, machin ! » ou de la même façon qu'ils me disent « Oh, je suis content en ce moment, je PR sur mon stage, j'ai de meilleures sensations en stage, mais je ne suis pas le petit naine vert que j'aimerais progresser un peu plus, je prends du retard, etc. » Alors déjà, profite de la période où tu progresses sur un mouvement, et spoiler, malheureusement, il est très rare, voire moi je ne l'ai jamais vécu perso. d'avoir des parades où tu vas progresser et sur ton arraché et sur ton épaulé jeté, donc, et sur ton snatch et sur ton clean and jerk. Mais c'est normal. On ne peut pas concentrer son énergie partout et on ne peut pas performer sur tout tout le temps. De la même façon que, enfin, je ne dis pas que ça peut jamais arriver, mais souvent, l'épaulé jeté, du coup, le clean and jerk arrive après le snatch. Quand tu as mis beaucoup d'énergie dans ton snatch, que tu viennes PR sur ta serve, on ne parle pas de ce qu'on fait en compétition. Mais quand tu viennes PR sur ton snatch, c'est... globalement très compliqué de rester dans son entraînement et se dire dans mes derrière je vais aussi tout donner sur le calendar et je vais faire 100% 110% de ce que je sais faire. D'ailleurs souvent quand je mets du snatch lourd derrière le teenager qui n'est plus léger ou alors il est lourd mais sur une règle, on va pas chercher les pertes, c'est très rare qu'à lui. Donc ça c'est plutôt réservé à ce que tu vas faire sur un poteau de convection. Mais tout ça pour dire que voilà, c'est un sort qui est exigeant mais c'est aussi un sort qui est challengeant dans le sens où tu sais déjà, en tout cas c'est des personnes qui progressent là et qui sont sur la pente de progrès. C'est la fois où tu sais que tôt ou tard il y a une période où tu vas stagner et c'est normal. Je pense un peu pareil dans toutes les disciplines mais je pense que c'est d'autant plus vrai pour l'haltérophilie. Donc savourez ces périodes là où vous progressez mais elles pourront pas durer. C'est impossible surtout pour des personnes qui s'entraînent depuis très longtemps. C'est ce que je rappelle, donc il y a plusieurs phases pour moi en latéraux. Donc c'est quand tu es débutant, donc quand tu es vraiment débutant, bon bah là déjà il y a des petites phases où c'est un peu compliqué parce qu'il faut apprendre la coordination, la technique, etc. Mais en général, surtout si tu viens de notre sport, tu as quand même une petite réserve de force. Tu vas quand même rapidement progresser, mais il y a un moment donné où tu vas te confronter à ce que j'appelle, excusez-moi, tu as machiné une foule au plafond de verre, où là tu as atteint... le maximum de ce que tu pouvais en progressant rapidement entre la force que tu avais acquérie et la technique que tu as appris. Et à ce moment-là, quand tu as atteint ce palier, ça va être très compliqué pour toi d'aller rechercher de la progression. Et pendant très longtemps, tu vas stagner, voire peut-être rajouter un ou deux kilos sur ses barres. Mais vraiment, ça va durer des mois et c'est là que la plupart des athlètes arrêtent. ou en gros se frustrent parce qu'ils ont démarré le sport, ils ont vu qu'ils progressaient. Des fois, cette progression-là, elle prend plusieurs mois. Tu te dis, bon, mais voilà, c'est génial, je viens de l'ombre, je suis fait pour l'haltérophilie. Et en fait, tu stagnes et c'est là qu'on voit qui est qui. Non, mais on voit que, voilà, la résilience, et c'est là la vraie haltérophilie, selon moi. C'est là où tu vas te confronter à toi, à ta résilience, à ta patience, à ta persévérance. Et c'est ça qui va faire la différence, vraiment. Mais ça, on y reviendra un petit peu plus tard. Donc voilà, quand t'arrives sur ce qu'on appelle ce plafond de verre, donc ça veut pas dire que c'est remédiable et que tu vas t'arrêter là, mais du coup la progression va être un petit peu plus lente, voire quasi inexistante, mais c'est pas non plus de la régression. Ce temps-là, il faut l'optimiser pour perfectionner certaines choses, et c'est ce qui va faire que là tu captes que là c'est plus juste un sport de charge en fait, c'est vraiment un sport de mental, et c'est là où tu vas en apprendre le plus sur toi, et c'est cette période-là qui est très importante pour la suite. pour retrouver le chemin de la progression et pour vraiment reprogresser derrière sans me frustrer, etc. Donc, pour moi, la stagnation, enfin la période où, en tout cas, tu stagnes et où tu as l'impression que tu ne sers plus rien et que tu ne progresses plus, pour moi, c'est la partie la plus importante de la vie d'un athlète et c'est la partie où, au final, tu progresses le plus. Pourquoi ? Parce que même si tu ne progresses pas sur tes charges, tu vas progresser déjà dans un premier temps sur ta technique. C'est là où tu vas perfectionner ton geste. C'est là où tu vas répéter, répéter, répéter parce que ton âme marche. parce que tu es frustré, donc tu vas faire plein de fois les mêmes mouvements, plein de fois les mêmes gestes, c'est là que tu vas créer tes petits automatismes et c'est là que vraiment va se jouer la différence. Donc tu vas pouvoir travailler sur des charges plus légères, améliorer peut-être ton timing, améliorer ta trajectoire. c'est ton explosivité, cette période là elle n'est pas à jeter bien au cancer c'est la période que la plupart des athlètes négligent et c'est à ça que tu vas faire la différence sur eux parce que toi tu vas optimiser aussi cette partie là pour l'enseignement. De la même façon j'ai fait un épisode sur les blessures je ne dis pas que c'est trop bien de se blesser et qu'il faut passer par là mais en fait ce temps là il nous sert à nous obliger à ralentir ou en tout cas à mettre l'accent sur d'autres trucs et ce temps là aussi est nécessaire Donc voilà, première chose déjà, c'est un don que tu vas utiliser pour peaufiner ta technique, travailler sur d'autres notions qui sont aussi très importantes, autre que la charge. Deuxième partie, c'est là aussi que tu vas accepter vraiment ton geste, tes automatismes, parce que du coup, tu vas concentrer ton énergie sur ta technique, etc. Tu vas peaufiner ton geste, et du coup, tu vas en répétant, en répétant, en répétant, rendre ça vraiment automatique. Et c'est ce qui va faire la différence, parce que les automatismes que tu vas créer quand tu es dans une période où tu n'as que chargé, ou tout au baril, etc. c'est les automatismes que tu auras acquis pour les périodes où tu pourras recharger un petit peu et aller chercher de nouveau du lourd en étant du coup plus à l'aise et plus efficient. Et troisième partie, et c'est ce que j'ai un petit peu spoilé au début, pour moi c'est à ce moment-là que tu vas devenir un athlète, vraiment. Parce que c'est à ce moment-là que tu vas te servir ton mental et que tu vas capter que l'auteur, c'est pas un sport de kilos sur une barre, c'est vraiment un sport uniquement. Pour moi, à 80% du mental. Et vous allez me dire, c'est pareil pour d'autres sports. Je m'en fous, de toute façon, ce n'est pas le sujet. Ton quart d'heure sport, c'est ton quart d'heure alfaro. Je pense vraiment que ce sport, c'est un espoir qui, ce n'est pas pour rien que j'appelle ça l'école de la vie, c'est que pour moi, c'est un espoir qui te met le plus face à face à ce que tu as besoin de bosser, à, pour une fois, ta résilience, ta patience et à ton mental. Clairement, ces périodes-là, C'est les périodes où tout le monde abandonne, où on change de discipline, où on va faire de l'aérox, où on va faire du CrossFit. Encore une fois, c'est pas un clash, c'est pour globaliser, pour essayer de faire titrer un truc de « Ah oui, c'est vrai, j'ai vu telle et telle personne faire ça, ou moi-même, c'est la période où la dernière fois, ou l'année dernière, du coup, je me suis mis au CrossFit, j'ai arrêté de m'en faire un altéro, etc. » Et on a tous fait spoiler, ça m'est arrivé aussi. moi je m'étais remis à la muscu à cette période là parce que déjà la muscu me manquait et parce que je stagnais un petit peu donc ça m'a gavé Clairement, pour vous donner une petite anecdote, quand je commençais l'haltéro, je pense qu'au bout d'un mois, je faisais 55 à l'arraché et 65 à l'épaule éjetée. Vraiment, mais très rapidement, en faisant 58 kilos de potes. Donc c'est pas mal. En soi, j'ai commencé, ça faisait déjà des années que j'avais 26-27 ans. Mais ça a été super bien, parce que direct, on m'a mis sur des plateaux, on m'a dit « meuf, t'imagines ce que tu fais au bout de quelques mois, etc. Ah ouais mais d'abord, il y a bien un moment où je vais stagner parce que la tête qui n'était pas là, elle explose, etc. Et en fait, moi je me dis que je suis une king et après, ben non, je suis juste le commun des mortels qui au bout d'un moment stagne et se fait chier. Donc je suis retournée à la muscu et en fait, ce que je vais vous dire, c'est que c'est dans cette période-là que j'aurais pu créer et que je vais créer plus tard ma résilience et mon mental. Ce qui fait que quand je suis sur un plateau, c'est de la même façon que... je vais forger mon mental à l'entraînement, ça me forge aussi un mental pour les moments de compétition et comme je l'ai déjà dit dans un réel sur Instagram, le mental c'est ce qui fait que tu vas matcher des meufs qui soulèvent dix fois plus lourd que toi d'habitude, ou dix kilos de plus au total on va dire, mais qui après deux barres ratées vont certainement buller parce qu'elles n'auront pas le mental de revenir. Mais vraiment ce mental là, le fait d'avoir raté, d'être habituée en ce guillemet à rater, ça fait aussi que le jour où tu rates, et si c'est sur un plateau, mais c'est pas grave, parce que tu sais que tu as la tête froide et tu es capable de revenir juste après. Et vraiment, pour moi, c'est cette partie-là qui est la plus importante, parce que toutes les raisons que j'ai énumérées juste avant, tu vas travailler d'autres trucs, mais parce que vraiment, ça va faire de toi un athlète. Et pour moi, un athlète, c'est pas quelqu'un qui fait des bas, c'est pas quelqu'un qui réussit toujours tout, qui a été confronté à aucune contrainte dans sa vie, ou dans sa vie sportive en tout cas, et qui, à la première galère, mais compte dans la vie, à la première galère, va se dire, ça y est, je suis nulle, c'est mort, c'est fini, j'arrête tout. et donc en fait c'est clairement ce qui va faire la différence Donc voilà, c'est aussi pour reprendre un petit peu l'exemple de mes athlètes. Donc dans mon groupe, ça fait des mois que ça a été mis en place, où il y a des athlètes qui disaient, moi j'ai PR-C, j'ai PR-C, que ce soit Snatch, Clean & Jerk, Jerk, Snatch Balance, on s'en fout. Pendant que d'autres, qui ont passé des mois, des années à stagner à la même barre, les félicitaient en disant, bravo, et qui assistent à ça, mais même sans parler de félicitations, qui le voyaient, parce que du coup, c'est dans le groupe, donc c'est visible de toute équipe, et qui auraient pu très bien se dire, moi je l'abandonne, mais en fait, ce n'est pas fait pour moi. ça fait deux mois qu'elle a commencé sa prox ça y est elle commence sa PR, moi ça va faire un an j'y arrive pas machin et en fait cette personne là, elle est une personne en fait je sais pas si elle écoute le podcast mais elle se reconnaîtra mais cette personne là m'a sorti un PR plus 5 en snatch alors qu'elle avait quand même déjà des barres entre guillemets mais ça faisait longtemps qu'elle avait atteint ce plafond de verre là sur des barres quand même assez correctes, elle est pas débutante et je veux dire qu'elle a des bonnes barres et que derrière tu te tapes un plus 5 c'est un gros pourcentage de ton mouvement un plus 5 sur un snatch on le sait tous Moi, perso, on me les donne, je les prends direct. Et ces personnes-là, elles... Elle dont il y a résilience, datant, et bien cette fois-ci, c'est les personnes qui d'habitude PR, qui ont félicité la personne qui l'a regardée performer pendant des mois et pendant des mois. Donc c'est aussi un message d'espoir de cette période-là, elle ne dure pas toute la vie. Elle est parfois très longue, mais qu'est-ce qui vaut mieux ? Un PR de 1, 2 kilos tous les 3 mois ou pas de PR pendant un an mais tu sors un plus 5, un plus 10. Au final, voilà, on n'est pas tous à la même enseigne, on ne va pas tous au même rythme. Ça ne veut pas dire que tu ne progresseras pas. Au contraire, cette période, elle est super importante, franchement, parce que c'est ce qui fera la différence. sur un plateau et quand même pas sur un plateau ça t'aidera à derrière vraiment tout cette période là où tu as pris sur toi etc quand tu vas recommencer un petit peu à progresser tu vas aller deux fois plus vite et ça sera deux fois meilleur en fait et en plus de ça tu sauras que c'est un vrai mental et que tu seras un véritable athlète à mon sens je viens de me rappeler le mot que je cherche depuis tout à l'heure c'est le mot c'est ingrat l'haltérophilie je l'ai dit c'est un sport qui est exigeant mais après je dis Quoi ? Challenger Non en fait l'intérêt au CISP est gras Voilà, mais on l'aime hein, y'en a plein de personnes ingrates qu'on aime quand même. Mais euh voilà, du coup c'est ce qui le rend aussi challengeant. Donc voilà, en conclusion de cet épisode, si c'est pas ta semaine, c'est pas grave. Si c'est pas la bonne période, la période des fins d'année, c'est quasiment la bonne période pour dégueuler. Les guns ça veut dire pour les personnes du nord, au-dessus de Lyon quoi. Donc c'est pas forcément la bonne période. Si c'est pas ton mois, c'est pas grave non plus. En tout cas si c'est pas ton cycle, si sur le cycle, à la fin, en fait moi je le vois parce que mes athlètes ils ont l'habitude qu'en semaine 5, souvent à la fin du cycle, on reteste un petit peu, en tout cas on remet lourd. Mais en fait on remet pas lourd pour super. Franchement moi si vous performez toutes les 5 semaines, à la limite même c'est pas drôle. Mais parce que du coup ça a plus le même goût à chaque fois. C'est vraiment c'est comme tout, en gros si Noël c'est toutes les 5 semaines... On se fait moins comme des oufs. On a pressionné moins. Là, c'est pareil. Donc déjà, il faut savoir savourer aussi ce qui est un peu moins régulier. Et voilà. Et donc, en fait, il dit, toutes les cinq semaines, tu vas performer. Ça veut dire que tu vas faire paire. Non, ça veut juste dire que là, du coup, on a mis l'accent sur un truc pendant ton cycle. Et à la fin du cycle, on va te retester en ayant retraité un petit peu des schémas ou en ayant mis l'accent sur une technique, sur une notion, sur l'expo, sur la trajectoire. Bref, encore une fois, peu importe. En ayant mis l'accent sur un truc pendant cinq semaines, mais là on va aller te retester sur un peu plus lourd pour voir si lourd t'arrives à mettre en place ce qu'on a vu tout au long du cycle. Si tu perds, bachala. Si tu perds, bien joué. Si tu perds pas, ben c'est pas grave, c'est pas la fin du monde. Donc voilà, la progression, enfin les retours, c'est pas non plus toutes les 5 semaines, surtout pas quand tu n'es pas débutant. Si t'es dans cette période-là où ça fait que monter, ben ça, je peux dire à un moment donné où tu vas atteindre ce plafond de verre, mais c'est ok, c'est pas grave, savoure les périodes où ça fonctionne, savoure un peu moins peut-être mais savoure quand même ou dis toi que c'est ok les périodes où tu vas stagner et ça fait partie du vœu et c'est à ça que tu feras la différence et que tu pourras re-performer derrière et encore plus, alors encore plus vite, alors encore plus loin et c'est ce qui va faire de toi un véritable athlète mais vraiment ça c'est voilà tout dans la vie c'est de la même façon que c'est dans le boulot je fais souvent le parallèle avec le boulot parce que ben moi en fait je me suis challengée sur tous les plans en même temps mais De la même façon que ça a été facile pour quelqu'un à qui, je ne sais pas, on a donné du taf directement ou tout lui est tombé dessus, etc. Les jours où il va avoir une galève, son business, il va s'écondrer. Parce qu'en fait, il n'aura pas les capacités, peut-être que si, mais souvent, on ne le saura pas. C'est plus ou moins. Il n'aura peut-être pas l'étoffe de quelqu'un qui se bagarre, qui en a vraiment envie, qui va chercher des trucs et qui se relève en fait. Parce qu'il n'aura jamais été confronté à ça. Toi, si tu as été confronté à ça, tu sais que tu es inarrêtable. Et voilà. Et clairement, c'est le message de la fin. Pour moi, ces périodes-là, c'est les périodes qui font de toi de véritable athlète. Si tu progresses fort mieux, je te souhaite que ça dure. Ça vaut. Il y a forcément un moment où tu atteindras ce plafond de verre-là. Et au final, c'est OK, c'est cool. C'est cool. Profite de cet instant-là pour travailler d'autres trucs et devenir vraiment l'athlète que tu veux devenir sur les plateaux. L'athlète que tu admires, l'athlète que tu vois sur les réseaux, qui revient de blessure ou qui tombe, qui se relève, etc. C'est ça, une athlète, en fait. Est-ce que ça vous fait rêver quelqu'un qui passe son temps à faire des records ? Oui, c'est sympa. Mais finalement, on le voit tous, les trucs qui nous font le plus rêver, enfin moi, les trucs qui me donnent le plus de frissons, c'est quand je vois des athlètes qui se blessent limite sur un bateau, qui mettent des années et qui reviennent après et qui relèvent encore plus fort. Mais parce que c'est normal. Parce que tout se passe dans la tête, en fait. J'espère que cet épisode vous a plu. N'hésitez pas à me dire en commentaire ce que vous avez préféré, si vous avez des idées de sujets pour les prochains podcasts. Et n'oubliez pas de me retrouver également sur mon compte Insta où je partage régulièrement des tips salteros et du contenu qui va en complément du contenu que je vous partage ici. Hâte de vous retrouver dans le prochain épisode.