Speaker #0Tu sais pourquoi certaines femmes pensent que les hommes ne savent pas aimer ? Et si finalement elles avaient raison ? Non, je ne parle pas de leur propre expérience, mais de ce qu'on apprend aux hommes dès le plus jeune âge sur la relation amoureuse. Je t'avoue qu'il m'est déjà arrivé plusieurs fois de dire les pensées que les hommes n'ont pas de cœur. Mais bon, je te propose de sortir un peu de ce cliché et de notre déception amoureuse pour aller un peu plus loin et comprendre ce qui se passe dans le cœur des hommes. Aujourd'hui, je vais te parler des situations amoureuses de Ludovic, Gibril et Junior qui ont accepté de venir me confier leurs difficultés dans le couple mais également leurs incompréhensions vis-à-vis de leurs femmes par rapport à leur manière d'exprimer leur amour. Je te souhaite une bonne écoute et surtout reste bien jusqu'à la fin parce qu'on va parler également de l'éducation sentimentale et amoureuse que nous donnons à nos fils. Bonne écoute et bienvenue dans To So Lola by Joe. Alors, je vais commencer par Djibril. Donc, Djibril est un jeune quarantenaire qui a un emploi, un bon emploi, qui gagne pas mal et qui a beaucoup de responsabilités. Donc, Djibril est l'aîné d'une famille de quatre enfants. Il a grandi avec sa maman, donc qui a été une mère monoparentale, et un père qu'il connaît, qu'il a côtoyé, mais qui a été très absent parce que ce papa vivait au pays. Donc Djibril a vu sa maman trimer, tout donner, être fatiguée. et galérer de petit boulot à petit boulot pour pouvoir donner à ses enfants ce qu'elle pense que ses enfants méritaient. Là, on parle de choses basiques comme une nourriture saine, une nourriture plusieurs fois par jour, une scolarité décente, du sport, etc. Ce que dit Jibril me marque fortement parce que Jibril me dit qu'en tant qu'aîné, il a très vite été celui qui devait être le soutien de sa mère. Il a très vite été celui que les autres frères et sœurs ont identifié comme la figure paternelle alors qu'ils avaient quoi avec le deuxième ils ont trois ou quatre ans de différence il me dit et me le répète à plusieurs reprises que cette situation familiale a complètement fait l'homme qu'il est aujourd'hui aujourd'hui il est marié il a trois enfants et Djibride dit qu'il est l'homme de la famille le chef de la famille que pour lui sa femme est à la maison s'occupe des enfants s'occupe de la gestion de la maison et de la gestion familiale et que selon lui, c'est ça son rôle. Parce qu'il ne veut pas avoir une épouse, il ne veut pas avoir son épouse trimée comme sa mère a tout trimé. Il me dit également que lui, ce qu'il veut pour ses enfants, c'est une mère présente. Lui, il a eu sa mère présente, certes, mais il a vu une mère fatiguée par ses heures de travail qui, lorsqu'elle rentrait à la maison, n'avait pas forcément l'énergie. ni la force de pouvoir lancer des conversations, faire des activités ou d'autres choses comme ça. Par contre, il me dit que lui, en tant qu'homme, son rôle est de aller chercher l'argent. Donc c'est un peu comme à l'époque, où les hommes allaient à la chasse. Aujourd'hui, pour lui, c'est concrètement ça. Un homme doit travailler, subvenir aux besoins financiers et aux besoins matériels de sa famille. Sauf qu'il oublie une chose. Il oublie ce qui est non négociable pour une femme, c'est-à-dire l'émotionnel. Et ça, sa femme s'en plaint. Sa femme lui répète encore et encore depuis 2-3 ans que son mari lui manque. Elle lui dit, ok, avoir tout ce que je veux matériellement est une chose, mais mon mari me manque, l'amour de mon mari me manque. Et Djibri se retrouve dans une incompréhension face à la demande de sa femme parce qu'il me le dit très clairement. Pour moi, répondre aux besoins financiers de ma famille est la preuve que je les aime. Donner à ma femme ce dont elle a besoin, notamment du temps avec les enfants, c'est la preuve que je l'aime et que je tiens à mon couple et à ma famille. Alors que pour sa femme, elle et les enfants sont juste une vitrine pour son mari. Une vitrine. qui permet et qui renvoie aux autres l'homme qui a réussi, l'homme prospère, l'homme qui assure, l'homme qu'on envie. Et ça, Djibril, il ne l'entend pas. Ça l'agace, ça l'énerve et ça crée des conflits dans son couple. Parce que dans sa tête à lui, tout ce qu'il fait, c'est-à-dire travailler plus, se fatiguer, ne pas les voir aussi souvent qu'il aimerait et aussi longtemps qu'il aimerait, porter la responsabilité financière, C'est prendre soin de sa famille. Et il dit, on n'aura rien à faire de ce que les autres pensent. Pour lui, l'essentiel, c'est que sa famille soit bien, soit protégée, et soit couverte de tous les besoins. Pour beaucoup d'hommes, leur valeur, donc la valeur de l'homme, vient de ce qu'il accomplit, vient de son rôle qui est de protéger et que l'homme montre son amour par des actions. Selon Steve Harvey, beaucoup d'hommes pensent montrer leur amour par ce qu'ils font et non pas par ce qu'ils disent, alors que la plupart des femmes attendent. que leur mari leur exprime ce qu'ils ressentent. Et c'est effectivement là que les incompréhensions commencent. En fait, l'histoire de Djibril nous montre bien que certains hommes, par leur histoire familiale, par leur responsabilité des petits, par ce qu'ils ont pu voir ou entendre, ou parce qu'on leur a transmis, ont appris à être aimés à travers leur rôle. On apprit que... le rôle qu'ils tiennent dans la famille, pour que la famille reste stable, alignée, debout, le rôle, leur rôle, ce qu'ils portent est important. C'est-à-dire notamment le rôle de protection. Et pour beaucoup d'hommes, c'est là où finalement son rôle se joue. C'est là où il est réellement l'homme. Donc il me dit, mais je ne comprends pas ce qu'il me raconte. Moi, je lui montre mon amour tous les jours. Je lui montre mon amour par la sueur de mon front. Est-ce qu'il y a besoin que je vienne lui dire je t'aime ? Il me dit, ça m'a fait rire parce que mon conjoint me dit la même chose, mais ça vaut quoi un je t'aime ? Moi, tu me dis je t'aime tous les jours. Je m'en fous. Ton je t'aime ne vaut rien. Ton je t'aime ne nous nourrit pas. Vous voyez ? Alors, moi, en tant que femme, et peut-être que toi aussi, quand tu le reçois, tu te trouves ça agressif parce que tu ne veux pas que je lui aime en fait. Comment ça, le gars vient minimiser mon jetel ? Mais là, on va voir tout de suite avec le concept des trois P de Steve Harvey et l'histoire de Djibre, pardon, en quoi, pour l'homme, l'action, c'est ça, la vraie preuve d'amour, c'est ça, son langage de l'amour. Donc le premier P, c'est professer. Et dans professer, en fait, l'homme affiche au monde entier, voilà, c'est... elle ma femme, c'est elle que j'aime. Il est fier d'être avec toi, il ne te cache pas. Le deuxième P, c'est protéger. Donc là, l'homme se sent responsable de ta sécurité physique comme émotionnelle. Son rôle qui va prouver qu'il t'aime, c'est qu'il va veiller à ton bien-être, il va prendre ta position si tu en as besoin, il va te défendre si nécessaire. Et là, dans ce cas-là, la logique est que aimer veut dire prendre soin et sécuriser. Et enfin, le troisième P qui veut dire pourvoir, là-dedans, il dit que c'est à l'homme de faire en sorte que financièrement, matériellement, il assume la responsabilité de la femme. Je ne sais pas si je suis claire. C'est-à-dire que c'est à l'homme de subvenir aux besoins financiers. matériel de sa femme, de sa famille. Et là, ce qui est important, c'est que pour certains hommes, et notamment là pour Djibril, sa valeur en tant que mari, en tant que père, passe par ce qu'il apporte à sa femme et à ses enfants. Et c'est ça le point clé. c'est ce qui fait des fois les incompréhensions. C'est que beaucoup d'hommes montrent leur amour par leurs actions. Et les femmes, elles, attendent de ressentir l'amour de leur homme par leurs mots, par leurs émotions. Donc ça fait deux langages de l'amour différents. Et ce qu'on oublie, c'est que ton langage de l'amour, c'est le tien, moi c'est le mien. Mais pour que l'autre soit comblé, C'est qu'il faudrait que moi également, je te parle à toi ton langage d'amour et vice versa. Sinon finalement, j'ai l'impression que ton amour, il est censé ne quitter que pour toi. Et c'est ça que ça crée dans le couple. Des affirmations comme « il ne m'aime pas assez » ou alors chez l'homme « je ne comprends pas ce qu'elle me dit, je fais tout pour elle » . Résultat, on est dans l'incompréhension et dans une frustration qui est totale. Et là, dans le cas de Gibril, on voit clairement que beaucoup d'hommes, par rapport à leur histoire notamment, leur vécu, ont appris à aimer par leur rôle. protéger, subvenir, assumer. Et effectivement, exprimer leurs émotions vient bien après. C'est important qu'on puisse comprendre, si on a vu ça chez notre conjoint, qu'on puisse comprendre ce mode de fonctionnement pour essayer de ne plus se brusquer, se frustrer, et simplement laisser aller. Et comprendre que, ah ok, il fait ça, ça veut dire qu'il m'aime. Et chez les hommes, comprendre qu'une femme qui dit je t'aime, Le « je t'aime » a un poids qui est important et vrai. Et ce n'est pas juste des mots ou des paroles. Il y a autre chose, c'est que souvent les femmes, les mères, se mettent elles dans la position de la protection. Et parfois, elles enlèvent à leur mari ce rôle-là de protection. Or, hommes comme femmes, nous avons tous les deux ce rôle-là de protection. Sauf qu'on le vit différemment. Là où il y en a un qui va veiller au bien-être physique, émotionnel, notamment par le fait de « je te protège s'il y a quelque chose en termes de force » , « je protège ma famille, je la mets à l'abri, etc. en termes matériels » , nous les femmes, attention je ne fais pas de généralité, mais nous les femmes, on va plutôt être dans « je protège » . Ma famille, ça ne va pas être physiquement, mais ça va être par mes bonnes paroles, ma présence, mes prières, des choses comme ça. Et ça va être aussi, je protège ma famille en allant par exemple administrativement, au niveau des lois, etc. Voir ce qui existe pour mettre tout le monde sous couvert, pour pouvoir protéger tout le monde. Je ne sais pas si je suis claire, mais je pense que oui. mais c'est pour juste dire que le langage... est très important. On dit la même chose, on vit les choses, mais différemment. Mais que ce soit la manière dont on le dit, la manière dont on le vit, tant que c'est positif, ça concourt au bien-être du conjoint et de la famille. Allez, je passe maintenant par l'histoire de Ludovic. Donc Ludovic, également marié, il a deux enfants qui sont des adolescents. Ludovic me fait part d'une difficulté qu'il a au quotidien c'est-à-dire qu'il est stressé il a une peur viscérale de perdre sa famille il commence par me raconter un peu son histoire de vie Ludovic est l'enfant unique de ses parents il a été élevé par un couple fusionnel dans lequel il y avait énormément d'amour mais il me dit ne pas avoir réussi à trouver sa place dans ce binôme entre son père et sa mère. Et que ça, il l'a vécu difficilement, et que ça a été quelque chose pour lui d'assez compliqué jusqu'à aujourd'hui. C'est-à-dire que ça lui a créé un manque affectif, et aujourd'hui encore, il se pose toujours la question, à savoir, est-ce qu'il a sa place ? Est-ce qu'on l'aime ? Est-ce qu'on ne l'oublie pas ? Mais surtout, ce qui le complique, c'est que ça met à mal sa relation amoureuse. Il dit que quand il était enfant, il cherchait constamment à trouver cette place et donc pour ça, pour être aimé, pour ne pas être rejeté, il répondait à toutes les attentes de ses parents mais également il met en place des actions sans qu'on ne lui demande dans l'objectif de plaire, dans l'objectif d'être gardé, de ne pas être rejeté. Et ça, parfois c'est difficile pour sa femme parce qu'elle ressent qu'il ne fait pas la chose parce que ça lui fait plaisir à lui ou parce qu'il veut lui faire plaisir à elle mais qu'il fait la chose pour la garder. Et elle, elle a l'impression d'être instrumentalisée. Elle a l'impression que l'amour qu'elle lui porte ne lui suffit pas et qu'il veut la garder, la maintenir comme captive. Et lui, il me dit, « Eh bien, ce qu'elle me dit là me fait tellement peur que pour pas qu'elle ressente mon stress, mon angoisse, pour ne pas lui faire peur, ce que je fais, c'est que de temps en temps, je me retire. » Il n'arrive pas à me dire ce qu'elle me dit. plus à profiter des instants présents avec ses enfants ni avec sa femme parce que il a une telle peur de perdre leur amour qu'il préfère finalement se retirer. Et se retirer pour lui, ça veut dire passer un peu plus de temps vers l'extérieur, passer moins de temps avec eux-mêmes au sein de la maison. Donc il ira par exemple dans sa chambre s'ils sont dans le salon, il ira dans le salon s'ils sont dans sa chambre. qui fait que ça déséquilibre totalement aujourd'hui la vie de la famille. Tout le monde est en interrogation sur... quelle est sa place, quel est son rôle. Sa femme s'en veut finalement de lui dire ses peurs et lui s'en veut de ne pas réussir à lui exprimer à elle ses peurs. La bonne nouvelle pour Ludovic, c'est qu'il a mis en place une thérapie, de couple et pour lui-même, pour pouvoir réussir à exprimer ses sentiments, à exprimer ses émotions, à exprimer son trauma. Pour ne plus être dans la fuite, mais dans l'échange. Cet échange qui devrait permettre à mieux construire et que chacun retrouve peu à peu sa place. On sous-estime souvent, selon moi, la place des uns et des autres au sein d'une famille. Or, la place dans la famille d'origine influence directement la place qu'on prend dans nos relations une fois adultes. Et quand on grandit avec des parents fusionnels, ça laisse des traces très concrètes. Par exemple, et on le voit chez Ludovic, c'est que lui, il n'a pas su trouver sa place. Il a dû s'adapter, essayer de plaire pour pouvoir exister. Et chez lui, ça a créé une recherche constante d'attention auprès de sa femme et de ses enfants. Et malheureusement aussi, il a intégré une idée qui est inconsciente, ou peut-être même consciente pour lui, je ne sais pas. C'est qu'il faut qu'il fasse sa place. au risque de disparaître. Et en fait, chez Ludovic, on voit qu'il est dans une forme de surcompensation par ses actes, par ses mots, donc il veut toujours plaire, donc il veut toujours faire plus, même si on ne lui a pas demandé, il veut faire encore et encore, être présent non-stop, qui le met dans une phase de contrôle. Il veut prendre des responsabilités qui ne sont pas les siennes, il veut reprendre trop de responsabilités, ce qui finalement va... étouffer la personne avec qui il vit. Et l'enjeu là n'est pas ses parents finalement, c'est plus ça le problème. La difficulté ici, c'est que lui, il est l'adulte qui n'a jamais réussi vraiment à redéfinir sa place une fois adulte. Je ne sais pas si je suis bien claire, mais malheureusement quand tu fais ça, non seulement tu ne retrouves pas cette place d'enfant, et Malheureusement, quand tu n'as pas trouvé ta place enfant, tu passes ta vie d'adulte à essayer de mériter, donc de la mériter cette place d'enfant. Et moi, je valorise plus, plus, plus les personnes qui, à un moment donné, se disent « la place dans laquelle je suis ne me convient plus, ne me rend pas heureux » et qui mettent en place ce qu'il faut pour réussir à en sortir. Lui a mis en place la thérapie. Moi, à l'époque, j'avais mis en place la thérapie puis le coaching. D'autres vont prendre des accompagnements intermédiaires. Trouvez ce qui vous convient, mais je vous souhaite vraiment de sortir de la situation. Finalement, vous libérez vous, mais également libérez les personnes qui sont vos problèmes. Ah, avec tout ça, je n'ai plus beaucoup de temps pour... Vous présentez la situation de Junior, enfin l'histoire de Junior. J'y vais quand même. Junior vit actuellement une séparation de couple, donc lui est en couple depuis une vingtaine d'années. Et il m'explique que ce n'est pas seulement la fin de la relation qui est pour lui difficile, avec tout ce que ça comporte, mais c'est surtout le sentiment profond d'avoir échoué. Pour lui, il a échoué à préserver sa famille. N'oubliez pas, préserver faisait partie des trois P. Pour lui, cette rupture vient toucher quelque chose de bien plus profond, c'est-à-dire ça vient mettre à mal son rôle d'homme, son rôle de père, son rôle de mari. Et l'idée qu'il n'ait pas réussi à protéger sa famille, donc protéger, c'est également un des trois P, fait qu'il se sent inutile. Il ne se sent pas à sa place. En ce cas, avec les histoires d'Hybride, Ludovic et Junior, j'ai compris que le problème n'est pas l'amour ou le manque d'amour, mais que le problème est la manière différente qu'ont les hommes de l'exprimer. Et j'ai aussi appris qu'on apprend aux hommes Jeune, à tenir, à encaisser, à avaler des émotions. Et on parle beaucoup, et à juste titre, de la charge mentale chez les femmes, mais on parle très très peu, ou quasiment jamais, de la charge mentale chez les hommes. C'est-à-dire chez eux, une charge mentale qui s'exprime par une pression de réussir, la peur de ne pas être à la hauteur, la responsabilité financière, et la protection, et tout ça, de la famille. Et je ne vais pas faire la phrase, oui, qui porte le plus ou le moins la charge mentale. La question n'est pas là. La question, et c'est ce que moi je propose dans mon acronyme, pardon, c'est à un moment donné de se poser l'un et l'autre et de faire une forme de liste. Voilà, où on en est ? Qu'est-ce que je porte ? Qu'est-ce que tu portes ? Qu'est-ce qu'on peut se partager ? Qu'est-ce qu'on peut retirer ? Qu'est-ce qu'on peut alléger ? Vous voyez ce que je veux dire ? Et c'est ça que c'est primordial finalement aujourd'hui de vous dire que ce n'est pas que l'homme ne s'est pas aimé, c'est que pour lui l'amour se conjugue différemment. Parce qu'on apprend aux femmes à porter les émotions et on apprend aux hommes à se protéger des émotions. Et finalement on apprend très rarement aux deux à parler de ce qu'ils ressentent. Moi, j'ai un fils qui a 5 ans. Et par exemple, mon fils, lorsqu'il tombe et qu'il se met à pleurer, l'un des premiers réflexes pourrait être de lui dire « Oh non, non, ne pleure pas, t'es un garçon, le garçon ne pleure pas. Allez, lève-toi, essuie. Allez, c'est bon, c'est passé. » Et en faisant ça, je me suis rendu compte que je faisais exactement ce que je viens de vous dire. C'est-à-dire que je lui demandais d'avaler ses émotions. Je lui demandais de ne pas exprimer son ressenti. Et ça, c'est pour moi quelque chose d'assez grave. Il faut vraiment qu'en tant que parent, on arrive à sortir de ça et à mettre nos enfants, nos garçons, dans un rôle qui va à l'inverse de ce qu'est l'être humain. Un rôle qui va à contresens de ce qu'eux-mêmes sont. Et après ces conversations, je me dis que oui. Si on apprend à nos garçons à être forts, à tenir, à ne pas montrer ce qu'ils ressentent, alors comment et pourquoi on attend d'eux, à l'âge adulte, qu'ils aiment comme on veut qu'ils aiment ? Je suis sûre que tu me suis. Et va-t'en, tout commence par là. Dans ce que l'on permet, ou non, à nos enfants et à nous-mêmes de ressentir. et d'exprimer. Je te propose là de faire un peu le vide et de passer à l'exercice. Je te laisse respirer. Ok. Alors, ma question c'est, qu'est-ce qu'on t'a appris enfant sur les émotions ? Est-ce qu'on t'a appris à les exprimer ou à les contenir ? Et si tu es parent ? Pose-toi une deuxième question. Qu'est-ce que j'apprends aujourd'hui à mes enfants sur les émotions ? Voilà, écoute, si tu as envie de partager tes réponses, et je t'invite à le faire, tu peux le mettre en commentaire sur la plateforme d'écoute dans laquelle tu es, mais tu peux aussi m'envoyer un DM sur Instagram ou sur TikTok. la page Tosolola by Joe. Donc, Tosolola-8 by-8 Joe. Et je répondrai avec grande attention et puis avec beaucoup de... Comment je vais dire ça ? Beaucoup de respect. Voilà. Merci d'être de plus en plus nombreux à m'écouter. Merci pour vos expériences de vie que vous me partagez. Merci pour la confiance. Et je vous dis à très bientôt dans Tosolola by Joe.