- Speaker #0
Cet épisode de Tous en Seine est soutenu par FF Vélo, avec l'application FF Vélo Plus, rouler, jouer, explorer, transformer chaque sortie en aventure, cumuler des kilomètres et collectionner des badges en partant à la découverte de la France. Avec FF Vélo, on pédale avant tout pour le plaisir, la forme et la découverte. Salut à toutes et à tous, bienvenue dans Tous en Seine, le podcast qui te donne envie d'enfiler un casque et de partir seul ou à plusieurs à l'aventure. Ici, pas de chichi, pas de filtre, on parle vrai. On parle passion, on parle kilomètres. Des kilomètres qui font vibrer, mécanique, mais aussi un partage d'expérience. Que tu sois cycliste du dimanche, compétiteur, ultra-cycliste, vélo-taffeur, ou tout simplement passionné du vélo et du deux-roues, tu es au bon endroit. Alors, installe-toi, respire profondément et prépare-toi à embarquer. Ici, on roule ensemble et on roule loin. C'est parti, toutes et tous en selle. Bonjour à toutes et à tous, bienvenue pour un nouvel épisode du podcast Tous en Sel, dont la continuité de l'épisode avec Loïc sur le poids, et bien là on va discuter nutrition. Pour ça, je suis accompagné d'une professionnelle, je suis accompagné pour la première fois de Marie Lechante. Salut Marie ! Bonjour ! On est à Lyon, Marie est coach sportive, donc on est bien bien accompagnée, elle est tout à fait légitime à nous parler justement d'alimentation, des erreurs à ne pas faire, puisque chaque cycliste, très souvent, on est un peu obsédé par notre poids, le kilo. qu'on ne veut pas traîner sur le vélo pour mieux battre son PR ou alors s'identifier à certains professionnels. Parfois, on a d'ailleurs sorti un épisode, je vous invite à l'écouter avec Marion, sur comment bien vivre, mais ne pas tomber dans « je suis amateur et je me prends pour un professionnel » . Je vous invite à écouter cet épisode qu'on a sorti il y a quelques semaines. La première question que je veux poser à Marie, avant qu'on rentre dans les détails de cet épisode, c'est « être affûté pour un cycliste, ça veut dire quoi ? »
- Speaker #1
C'est trouver le bon ratio entre être en forme Autant dans la santé que dans ses performances, se sentir bien physiquement, avoir le bon ratio masse musculaire, masse maigre et pouvoir performer tout en restant dans sa santé.
- Speaker #0
Tu sais, moi, je viens d'une génération où être affûté voulait dire être très maigre. Et on voit beaucoup moins maintenant chez les professionnels, même chez les professionnels, mais aussi chez les amateurs. On voit beaucoup moins ces cyclistes, hommes et femmes d'ailleurs. où on a cette sensation d'être affûté parce qu'on voit les veines sur les jambes. Moi, je me souviens avoir vu des cyclistes être dans la roue, parfois, de certains cyclistes, où vraiment, il y a un affûtage extrême. Je n'irais pas jusqu'à l'indice de masse corporelle. Est-ce qu'on est en santé quand on est affûté à ce point-là ?
- Speaker #1
Ça dépend. Certaines personnes le seront, certaines personnes ne le seront pas. Ça dépend de la masse. graisseuses que le corps a besoin. Il y a des personnes qui, forcément, de nature, seront beaucoup plus sèches. Je pense que c'est plutôt ça que tu parles, que ça être sec physiquement. Donc il y a des personnes qui seront très secs, en très bonne santé et qui vivront très bien. Des personnes très sèches que on ne voit pas. De l'extérieur, comme tu dis, elles paraissent affûtées, elles paraissent en bonne santé, alors qu'à l'intérieur, hormonalement et tout, c'est la catastrophe.
- Speaker #0
Ce que tu veux dire, c'est que déjà, au point de départ, physiologiquement,
- Speaker #1
on n'est pas égaux.
- Speaker #0
On n'est pas égaux.
- Speaker #1
La nature, nos... On ne choisit pas nos parents, on ne choisit pas nos génétiques.
- Speaker #0
Il y a des fois, c'est même dégueulasse. Tu vois quelqu'un qui ne fait pas forcément attention à son alimentation et qui est un putain de dingue. Et toi, tu fais attention sur tout. Tu fais attention sur tout. Tu fais attention sur tout. Tu fais attention sur tout. Tu fais attention sur tout.
- Speaker #1
Tu fais attention sur tout. Tu fais attention sur tout. Tu fais attention sur tout. Tu fais attention sur tout. Tu fais attention sur tout. Tu fais attention sur tout. Et puis, tu es... Dans le lambda, ça va être méchant. On n'a pas les résultats de...
- Speaker #0
On n'a pas les mêmes... Visuellement, ce n'est pas pareil. Parle-nous du poids de forme. Comment tu détermines un poids de forme aujourd'hui ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
le poids de forme est le poids idéal pour un cycliste ? Là, je parle pour un amateur. Pour un amateur. Là, je ne vais pas rentrer dans le côté professionnel, puisque ce sont des gens qui ont des moyens. Quand je dis avoir des moyens, je ne parle pas financiers, c'est qu'ils ont autour d'eux une équipe qui les accompagne à avoir une alimentation millimétrée pour non pas qu'ils s'affûtent, quoique parfois certains cyclistes reviennent d'un hiver un peu trop long. avec quelques kilos en plus. Et là, il y a un programme par l'équipe qui est mis en place pour justement revenir à un point de forme. Mais ils ont effectivement une alimentation où ils savent précisément ce qu'ils doivent manger, avec de la micronutrition, à quel moment ils doivent le manger. Moi, j'avais été choqué par un reportage que j'avais vu dans une équipe professionnelle où, à table, ils ont leur assiette, leur verre, leur couvert et à côté la balance. Et je m'étais dit, alors j'ai connu ça, j'ai connu ça.
- Speaker #1
Je pense que certains amateurs font ça.
- Speaker #0
Oui, probablement.
- Speaker #1
Je pense que de plus en plus.
- Speaker #0
Probablement. Après, peut-être que tu peux aussi avoir du plaisir en te restaurant avec une balance. On pourra en parler. Mais pour moi, quand il y a une balance, ça équivaut à privation. Tu vois ce que je veux dire ? C'est que tu manges un bon repas, tu as envie de te resservir. Je ne te dis pas de prendre 15 assiettes. Mais tu as envie de te resservir, je pense que la balance, elle va te dire non. La boîte à claques qui va sortir et tu n'auras pas le droit d'y retourner. Qu'est-ce que tu peux nous dire sur poids de forme, poids idéal ?
- Speaker #1
En tout cas, pour un amateur, c'est un peu ce que j'ai dit tout à l'heure. Mais je rajouterais aussi qu'il puisse garder ses côtés plaisir. Donc, penser qu'il y a une vie à côté, que le cyclisme, son sport, ce n'est pas son cœur de travail. Son travail, c'est son vrai job, c'est sa famille, c'est ses amis, c'est toute la vie qu'il y a autour. Donc réussir à trouver un poids qui permet d'être performant pendant ses séances de sport, parce que je pense que la personne va être performante, mais sans se restreindre, comme tu dis, par exemple, il ne va pas prendre sa blanche pour aller au restaurant, mais un peu caricaturement, comme ça, qu'il puisse se faire plaisir tout en étant performant dans son sport.
- Speaker #0
Toi, comment tu gères ça à titre perso ? On en a déjà parlé en préparant l'épisode, mais... L'épisode qui précède, il y a quelques semaines avec Loïc, je vous invite à retourner en arrière sur un, voire deux épisodes, où justement, on a expliqué que rouler à vélo ne faisait pas maigrir. Est-ce que tu confirmes ? On en a parlé justement en préparant cet épisode, parce que beaucoup, effectivement, font l'erreur. Et je m'inclus dans le beaucoup. Je ne l'ai été plus maintenant, parce que justement, Loïc m'a fait comprendre certaines choses il y a plusieurs années de cela.
- Speaker #1
D'aller rouler sans eau,
- Speaker #0
sans sucre, sans bidon, sans sucre dans les bidons et sans gel. C'est-à-dire se dire je vais rouler pour maigrir. C'est quoi ta position toi en tant que coach sportif par rapport à ça ?
- Speaker #1
C'est déjà une très mauvaise idée. Tu dois rencontrer des clients régulièrement qui te disent... C'est une très mauvaise idée. Encore, c'est une petite sortie en EF tranquille. Pourquoi pas, mais ce n'est pas ça qui va...
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu appelles EF ?
- Speaker #1
C'est une heure tranquille, on peut juste tourner les jambes. En endurance fondamentale. Excusez-moi. Le jargon. Pourquoi pas, mais en soi, ce n'est pas ça qui va faire maigrir la personne sur le long terme du moins. Mais du coup, ne pas se nourrir sur une sortie, on sera moins performant, du coup, on pourra pousser moins, on résistera moins longtemps. Du coup, la séance sera moins longue et moins intense que... Si on se serait nourri dès le départ de la séance et en continuité. Si on aurait eu un rapport de sucre tout le monde la séance.
- Speaker #0
C'est quoi, j'allais dire, je pense aux amateurs qui nous écoutent, le risque ? Quel est le risque ? Est-ce que ça peut passer sur une fois ? Quand on parle de ça, je pense à ce qu'on voit quelques fois, mais beaucoup moins, à ces personnes qui courent et qui courent en cahouet pour maigrir. Oui,
- Speaker #1
c'est un peu le même délire.
- Speaker #0
On est un peu dans le même délire de dire je vais rouler, je ne prends que de l'eau. Mais quel est le risque ? Est-ce que ça peut passer sur une sortie ? Puis qui serait éventuellement, comme tu l'as dit, sans intérêt. Mais quel est le risque ? Quelqu'un qui le fait régulièrement pour sa santé. Sur une sortie,
- Speaker #1
c'est sans intérêt, comme tu l'as dit. Sur du long terme, moins de performance. Puis même, il va venir brûler pas que des graisses, parce que forcément, il y aura une petite partie graisse, mais que à l'instant T. Après, sur le long terme, on va aussi aller taper dans le muscle. Puis la récupération aussi va être... mise à défaut. Alors qu'on sait très bien qu'une séance de sport, pendant la séance, on détruit un petit peu notre corps, nos muscles, entre guillemets. Et c'est après qu'on reconstruit. Du coup, si déjà le corps est beaucoup trop entamé, la récupération sera plus mauvaise par la suite. Il n'y a vraiment rien de bon à faire à ça.
- Speaker #0
Et là, je pense aussi, si on pouvait décomposer l'avant, le pendant et l'après. Je précise également que Marie fait énormément de sport. à la semaine, fait du vélo. Elle a déjà terminé plusieurs fois l'étape du Tour. Une race cross 300 km. Elle fait du crossfit. On pourrait faire un épisode sur Marie. Elle fait beaucoup de choses. Elle maîtrise quand même bien son corps. Elle accompagne des clients aussi sur l'aspect physique, mais aussi alimentation. Qu'est-ce que tu préconises toi à tes clients avant un effort ? Qu'est-ce que tu leur préconises dans l'alimentation ? Est-ce qu'il y a plus de protéines, plus de carbs à prendre ? Comment tu accompagnes tes clients sur l'avant ?
- Speaker #1
L'avant, d'arriver avec assez de calories en soi, donc glucides, lipides, protéines, mais surtout les glucides, parce que c'est ça qu'on va cramer le plus à l'effort. Donc que déjà, notre stock de glycogène soit plein avant la séance, ou pas totalement entamé en tout cas. Sur une séance courte... pas forcément besoin d'apporter des glucides en plus sur une séance plus longue, donc passer une heure et demie, voire même une heure, avec de l'intensité, commencer à rajouter des glucides, parce que là justement le stock va commencer à se vider. Du coup, avant que le stock se vide, prendre les choses en amont et... Essayer de garder une glycémie assez stable tout le long de la sortie. Et plus la sortie est longue, on s'alimente tout le long de la sortie. Et le après, recharger notre stock lipogène.
- Speaker #0
Et le avant, moi je me souviens avoir des boissons, c'était au Malto, je crois. Malto d'Extrime, quelque chose comme ça. Peut-être que je prononce mal. Quel est l'intérêt de recharger les stocks ? À ce point, avant une sortie, en fait. C'est parce que quand tu vas rouler, à partir de combien de temps tu dois manger ?
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Enfin, quel est le lien entre l'avant et le pendant ? Ma question, c'est si tu rates le avant, est-ce que tu peux le compenser sur les 90 minutes de temps de ta sortie, sachant que tu as à peu près une heure et demie de réserve ?
- Speaker #1
Ouais, ça dépend de l'intensité, mais en gros, c'est ça. Donc,
- Speaker #0
est-ce que l'un ne va pas sans l'autre ou est-ce que tu peux compenser un début de sortie si tu as mal fait l'avant ?
- Speaker #1
Ça dépend de la sortie, de l'intensité que tu vas mettre. Mais si tu n'as pas mangé avant, dès le début de ta sortie, commence.
- Speaker #0
Ne pas te dire, j'ai une uranie de réserve. Ah bah c'est foutu, non.
- Speaker #1
Tu vas te prendre un mur. Je pense qu'on l'a tous connu, ce moment où on ne sait pas ce qu'on fait là. On ne sait plus quoi faire parce qu'on n'a plus de jus, on n'a plus de jambes. Je pense que tout ce qui se l'a vécu...
- Speaker #0
Moi, ça me donne la sensation à chaque fois d'être totalement désarticulé sur mon vélo.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
C'est-à-dire ne plus avoir... Ça n'a aucun sens.
- Speaker #1
C'est ça. Et tu dis, il me reste 50 kilomètres pour rentrer chez moi et je ne sais pas comment je vais faire.
- Speaker #0
J'ai connu ça.
- Speaker #1
Pour éviter ce fameux mur, en conception on dit mur, je ne sais pas si en vélo ça s'appelle un mur aussi.
- Speaker #0
C'est exactement comme ça que je le décris. Tu le prends en pleine face.
- Speaker #1
C'est vraiment, c'est juste à cause de la nutrition. Le corps qui n'a plus d'apport assez, d'apport glucidique assez dans le sang, dans ses muscles, dans son foie. pour pouvoir pallier l'effort demandé.
- Speaker #0
Alors, je sais que le prochain épisode qu'on va faire ensemble, ça sera vraiment sur cet effet, j'allais dire cet effet de mode, mais pas forcément. C'est aujourd'hui, on parle de consommation de carbs à l'heure qui est astronomique. Alors, il y a des effets positifs, négatifs. On en parlera dans cet épisode-là. Mais toi, aujourd'hui, c'est quoi ton curseur ? Qu'est-ce que tu préconises sur... Alors déjà, on évacue la question. Faire du vélo, ça ne fait pas maigrir. N'y allez pas à l'eau. Prenez justement des calories pour soutenir votre effort. Performez. Ce qui va faire maigrir,
- Speaker #1
c'est l'alimentation autour de la sortie. Et c'est surtout là-dessus qu'on va pouvoir jouer, mais pas pendant la sortie.
- Speaker #0
Alors pendant la sortie, tu préconises combien de calories pour une sortie sans intensité ? Quelqu'un qui va faire du foncier ?
- Speaker #1
Si ce n'est pas longtemps, vraiment une heure, comme je disais, pas forcément besoin de manger pendant la sortie. Sinon, ça peut aller de 40 grammes à 90 grammes de glucides par heure. Ça dépend de la personne, son entraînement au sucre, l'intensité, son niveau aussi simplement dans le sport.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a un lien aussi ? Oui, c'est vrai. Quelqu'un qui débute n'aura pas forcément le même besoin que quelqu'un qui a un entraînement. Et puis,
- Speaker #1
ça demande aussi un entraînement de manger parce que 60 grammes de glucides à l'heure, même si c'est un peu la base, il faut savoir le faire. Il faut que notre corps l'accepte.
- Speaker #0
C'est vrai que dans l'épisode qu'on va enregistrer sur... les fameux 120 grammes comme une nouvelle... J'ai déjà préparé un peu cet épisode et il y a des parallèles. Ça représente combien, par exemple, de gel ? Combien ça représente de gel à l'heure ? C'est énorme.
- Speaker #1
Il faut les porter après les gels aussi.
- Speaker #0
Il faut les porter, il faut les financer. Il faut les digérer. C'est quand même assez monstrueux. Moi, je me souviens aux Etats-Unis, quand j'ai fait les Etats-Unis, j'étais l'équivalent en termes de calories, l'équivalent d'un sneaker toutes les 10 minutes. Donc tu t'imagines pendant 11 jours, parce que j'ai mis 11 jours et 12 heures, en termes de calories nécessaires pour fournir cet effort-là. J'étais à peu près sur 16 000 calories sur 24 heures.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Parce que tu dormes très peu dans ce type d'événement, sachant que ton intestin ne supporte que 6 000 à peu près à la journée.
- Speaker #1
Tu ne passes pas du liquide.
- Speaker #0
Et ça peut être parfois compliqué. Donc toi, le pendant, tu accompagnes des clients en fonction de... Leur âge, leur poids, bien évidemment. Leur relation avec l'alimentation sucrée. Leur relation avec quel type d'entraînement ils font.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Et puis l'après. Toi, par exemple, quand tu fais une séance de vélo ou tu fais une séance de crossfit.
- Speaker #1
Pas du tout le même apport.
- Speaker #0
Après, juste l'après, qu'est-ce que tu manges ?
- Speaker #1
Un vrai repas. Si c'est une longue sortie à vélo. Les deux, je ne fais pas la même chose. Par exemple, une longue sortie à vélo sous la pelle longue, c'est 3 à 4 heures. Je me fais un vrai repas parce qu'il faut recharger les stocks justement. Si c'est une sortie un petit peu plus courte, une petite collation ça peut suffire en attendant le vrai repas qui arrive dans les heures qui suivent assez proches. Après le crossfit c'est encore différent vu que c'est plus intense, on est plus musculaire, c'est plus court.
- Speaker #0
C'est plus dans l'intensité.
- Speaker #1
Oui, et puis c'est plus, on va dire, si je mange un vrai repas dans les heures qui suivent, je me permets juste de me prendre une petite collation et puis je sais que j'ai mon repas deux heures après, c'est OK. Mais dans les longues sorties à vélo, clairement, on revient de la sortie, on prend sa douche et encore, ça dépend de comment on revient de la sortie, mais un vrai repas après pour bien recharger les stocks, que ce soit en glucides, comme on en a parlé, mais tout ce qui est aussi protéines et lipides, tout est important. C'est vraiment la balance de tout.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a une fenêtre sur ça ? Est-ce que... Quand tu termines une sortie d'une heure et demie, deux heures, ou alors justement quatre heures, une sortie un peu plus longue, est-ce qu'il y a une fenêtre pour s'alimenter, pour que l'alimentation fasse pleinement son effet ?
- Speaker #1
On a toujours parlé d'une fenêtre métabolique à la fin d'une séance. C'est de plus en plus controversé. Je n'ai pas le fin mot de l'histoire en soi. On est un peu au moment où il y en a qui disent que ça n'existe pas et il y en a encore qui disent que ça existe. Après, juste se réalimenter. Après, il faut rester vraiment basique.
- Speaker #0
Et la réhydratation aussi, je pense, notamment avec les canicules et les chaleurs qu'on a eues.
- Speaker #1
C'est peut-être même encore plus important que ce...
- Speaker #0
Qu'on a eu cet été.
- Speaker #1
Rester hydraté, c'est comme l'alimentation. Commencer la sortie hydratée, s'hydrater pendant et s'hydrater après.
- Speaker #0
Et là aussi, on parle d'alimentation, d'apport glucidique. Ça passe par la boisson. Bien sûr. Tu n'as pas que l'aliment solide. Certains sont plus à l'aise avec le solide. D'autres sont plus à l'aise avec le liquide. Là aussi, quels sont tes conseils par rapport à ça ? Est-ce qu'une sortie, tu vas juste garder ton apport glucidique, par exemple, pour partir d'une sortie d'une heure et demie ? Est-ce qu'il faut nécessairement que ce soit une barre ou un gel ? Ou est-ce que l'apport glucidique dont on parle peut être dans tes bidons ?
- Speaker #1
Ça dépend des préférences de chacun. Je sais personnellement...
- Speaker #0
L'apport, oui, sera le même. C'est le même,
- Speaker #1
c'est ça. C'est juste la modalité qui est différente. Moi, personnellement, je sais que je préfère boire, genre les gels, je ne supporte pas. Donc je bois et je mange des bars. Il y en a qui préfèrent peut-être prendre des gels et boire de l'eau avec des électrolytes. Ça sent que les électrolytes, ça n'apporte pas de glucides. C'est vraiment les boissons isotoniques où il y a le sucre, les glucides en plus. C'est tout à chacun. Tant qu'à la fin, on a le ratio qu'il faut dans l'heure ou dans la séance complète. Exactement. Ça peut être un mélange de gel. Et de boissons, ça peut être que des boissons, que des gels.
- Speaker #0
Et généralement, quand on veut faire ça, c'est-à-dire, en tout cas, quand on imagine que le vélo fait maigrir, c'est qu'on veut aller sur de la perte de poids. La perte de poids, je t'ai posé la question tout à l'heure sur le poids de forme, le poids idéal. Est-ce qu'on peut être toute l'année sur un poids de forme ? Parce que qui dit poids de forme, associe à un rendez-vous qu'on s'est fixé dans son agenda, ou un... Est-ce que un poids de forme peut être tenu toute l'année selon toi ? Et toute l'année, tu peux être dans, je ne sais pas si on peut dire des sacrifices.
- Speaker #1
Pour moi, le poids de forme, c'est le poids où tu es bien, où tu peux le tenir. Le affûté, il est... C'est encore en dessous. Oui, c'est ça. Le poids de forme, c'est vraiment notre poids, où on est bien, où on bouge bien, où les entraînements, on performe. L'affûtage, c'est le cran un petit peu plus haut. Peut-être qu'on a un petit peu moins de malgré, mais tout en conservant nos performances. C'est quelque chose qu'on tiendra moins longtemps, peut-être juste quelques semaines avant une compétition. Pour un autre équilibre. Exactement, c'est ça.
- Speaker #0
J'essaie de traduire pour les sportifs amateurs, ces 99% qui nous regardent. Le poids de forme, ce que dit Marie, c'est que c'est le poids que vous pourriez être en capacité à tenir toute l'année.
- Speaker #1
C'est ça, c'est notre poids idéal.
- Speaker #0
Ce n'est pas un sacrifice extrême d'aller sur un poids où on se sent bien. Ça devrait être justement une alimentation saine de tous les jours.
- Speaker #1
C'est ça, équilibré, où nos apports et nos dépenses sont assez stables. Il peut y avoir des petites variations, forcément, suivant les contextes de la vie.
- Speaker #0
Et vraiment, l'affûtage, là, c'est vraiment, on va chercher peut-être en vélo, un ou deux kilos plus, c'est que le point de forme, il y a un petit quart. Mais le petit détail qui fait qu'on a un rendez-vous sur l'étape du tour, et on sait que ça va être 4 500 ou 5 000 de dénivelé, étape homme ou femme. On va sur une cyclo où on s'est challengé. On a un rendez-vous entre potes et on sait que ça va être assez accidenté, donc on veut se sentir bien. Donc ça, ça peut être 5% dans l'année. Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Avant l'une échéance,
- Speaker #0
ça nécessite un peu plus de sacrifices.
- Speaker #1
Exactement. Donc c'est là où on en fera plus de restos avec les copains, mais c'est sort de quelques semaines. Et on va faire plus attention aussi à l'apport général.
- Speaker #0
Et c'est quoi le risque ? Quand je dis c'est quoi le risque, c'est que là, on parle de... Perte de poids, de poids de forme, de poids idéal, de calories, d'aller s'entraîner à l'eau. On parle surtout à ceux qui imaginent que faire du vélo. beaucoup pensaient, s'ils écoutent cet épisode, que ça faisait maigrir. En fait, on est en train de leur dire non, non seulement ça ne fait pas maigrir, deux, tu peux t'abîmer la santé si justement tu prends rien. En tout cas, tu vas régresser plutôt que de progresser. Ma question, c'est le lien avec la balance, la relation avec son poids et quels peuvent être les risques, justement, de cette dérive, d'aller toujours chercher la perte de poids derrière ?
- Speaker #1
C'est d'aller trop loin. d'aller du coup avoir pas assez de masse grasse pour supporter tout ce qu'on a besoin au quotidien. Du coup, se blesser, être moins performant. Après, même dans la vie de tous les jours, quand on n'a pas le poids idéal, on est plus ronchon. Hormonalement, c'est pas ouf non plus. Il n'y a rien vraiment de très positif. Justement, c'est ça que le poids d'affûtage, je pense que c'est un peu la limite entre le trop, enfin le trop, le normal, on va dire, et le trop, trop bas au niveau poids. Parce qu'on voit les performances chutes, on n'arrive plus à récupérer, on n'a pas envie d'aller s'entraîner.
- Speaker #0
Parce qu'effectivement, je pense qu'il y a ça. Il y a le poids où tu n'es pas en forme, on va dire ça comme ça, je vais essayer de faire un niveau. Le poids où tu sais que là, tu n'es pas à l'aise avec ton corps, tu n'es pas bien. Le poids de forme, l'affûtage. Et là, je pense que si tu bascules,
- Speaker #1
là,
- Speaker #0
tu es en lien avec le surentraînement. Le surentraînement, le syndrome de Red S. Les TCA,
- Speaker #1
c'est ça. Oui, exactement.
- Speaker #0
Et ça m'amène justement à cette relation avec la balance, avec le taux de masse grasse. Est-ce que toi, dans ton entourage, oui, mais toi, à titre personnel, tu as déjà senti cette limite, que tu basculais dans cette... que tu avais été au-delà de ce qui était confortable pour toi ?
- Speaker #1
Oui, je suis plutôt à l'aise de parler de ça. Moi, j'ai vraiment du sport de fitness à la base, donc l'esthétisme poussait vraiment très très haut. Surtout, j'ai commencé il y a une dizaine d'années, on parlait beaucoup moins de ces choses-là. Et justement, j'ai franchi cette limite à avoir un taux de masse grasse beaucoup trop bas par rapport à ce que mon corps le supportait. Et clairement, au début, on n'en parlait pas. Donc même moi, je ne m'en suis pas rendue compte. Il m'a fallu des années pour me rendre compte que j'étais totalement en raidesse. Et voilà, après, il faut essayer de recoller les morceaux parce que... Il n'y a pas juste le fait d'être mec, il y a tout le côté hormonal qui part en cacahuètes. Il y a la vie aussi autour parce qu'on pense sport. Moi, je faisais tout ce que je mange. Tout à l'heure, quand tu parlais de la balance, ça ne m'est pas... Je sais que ça arrive à beaucoup de gens, on va dire. Et c'est tout le côté social aussi parce qu'on s'entraîne, on mange. Et après, le reste, on le met un petit peu de côté. C'est vraiment s'enfermer dans quelque chose. Pour ça, maintenant, je suis vraiment dans le sport santé. Tout ce qui est balance et tout. Mes clients, je ne veux pas qu'ils s'en servent, mais que ce soit un outil, un petit plus.
- Speaker #0
La balance n'est pas toujours à côté.
- Speaker #1
Même le lepès-personne, si les personnes veulent se poser, ne pas se peser tous les jours. Des petits détails comme ça, je fais vraiment beaucoup plus attention.
- Speaker #0
C'est un signe aussi. La relation avec le poids.
- Speaker #1
Il y a tellement de fluctuations de poids dans une semaine que c'est compliqué.
- Speaker #0
Comment tu l'as ressenti physiquement ? Je vais te donner un exemple. Je vais te dire. J'ai connu le surentraînement. C'est-à-dire que les syndromes dont on parle, la balance se pesait tous les jours. Je l'ai connu, j'étais dans une année cycliste où j'étais devenu élite, c'est-à-dire l'équivalent de la première catégorie amateur, donc juste en dessous du professionnalisme. Et je m'étais dit, bon ben là, cette année, j'y vais. Je mets tout ce qu'il faut pour réussir. Et donc, j'avais commencé ma préparation, non pas en février comme on le faisait avant, parce que les courses commençaient en mars, j'avais commencé ma préparation en novembre. J'avais quasiment pas fait de coupure. J'avais roulé tout l'hiver. Et j'allais rouler sous la neige. Rien ne m'arrêtait. Je voulais. J'étais bigorexique à fond.
- Speaker #1
Mais on ne se rend même pas compte en plus dans ces montagnes.
- Speaker #0
Bigorexique à fond. Je n'avais pas d'entraînement. Je respectais le planning. J'allais rouler les premiers janviers, je m'en rappelle. Et en fait, le début de saison arrive. Donc là, on refait des sorties de groupe. Et en fait, je me rends compte que j'étais cramé total. Je ne pouvais plus les suivre. Alors, j'avais extrêmement maigri. J'étais affûté comme jamais, mais j'étais tellement affûté que mon rapport poids-puissance, là aussi on peut en parler, était catastrophique.
- Speaker #1
Et c'est un peu le philo qu'on parlait tout à l'heure, c'est trouver ce bon équilibre entre...
- Speaker #0
J'allais m'entraîner, j'avais de l'eau dans mes bidons, j'étais vraiment obsédé par le poids et cette notion d'affûtage, d'être très maigre. Et en fait, ça s'est traduit par sur le vélo, une fatigue extrême. à ne pas pouvoir suivre tes potes qui sont juste un entraînement, en fait. C'est une sortie d'entraînement, tu vois.
- Speaker #1
Et souvent, dans ces moments-là...
- Speaker #0
Je faisais demi-tour parce que je n'arrivais pas à les suivre.
- Speaker #1
Et à l'instant T, on ne se rend pas compte que c'est... On est dans un mal-être, quoi. Pour nous, c'est normal, c'est notre vie. Tu te dis juste, j'ai régressé, je ne suis pas assez bon, alors que c'est juste que tu ne manges pas assez, tu t'entraînes trop. Et du coup, la récupération est totalement foirée à cause de ça.
- Speaker #0
Donc moi, je l'avais ressenti comme ça. Et si j'avais un mot à mettre dessus sur cette sensation, je dirais que j'avais comme un goût d'acidité au fond de la gorge. Tu vois ce que je veux dire ? J'étais tellement mal. Et moi, ça s'était manifesté comme ça. Et après, j'ai fait une... J'ai fait une grosse coupure quasiment au début de la saison. Donc, ça n'avait aucun sens. Et dans l'année, ce n'est jamais vraiment revenu. Toute mon année a été foirée. Tu t'es cramé avant de commencer. A été foirée sur ça. Comment toi, pour moi, je mettrais le mot acidité. Comment toi, tu l'as vécu avec le recul ?
- Speaker #1
À l'instant T, j'étais totalement dans le déni. Je ne me rendais pas compte. Pour moi, c'était ma vie.
- Speaker #0
Je vous parle maintenant aussi comme ça. Oui, c'est du passé. Sur le moment, je ne comprenais pas ce qui se passait. Je ne comprenais pas. Je me disais, mais attends, je me fais larguer. Je ne comprends pas, en fait. Donc, c'était compliqué.
- Speaker #1
Mais moi, ce n'est pas forcément mes performances sportives que je le sentais, parce que je performais plutôt bien. À ce moment-là, je ne faisais pas de vélo, je faisais vraiment full crossfit. Du coup, je faisais des compétitions. Je n'étais pas dégueulasse. Je m'entraînais beaucoup. C'est tout le à côté où je me suis vraiment enfermée dans mon microcosme sportif à fond. C'est ça.
- Speaker #0
C'est pareil. J'avais le statut de sportif de niveau à l'époque. Oui, en plus. Moi,
- Speaker #1
j'étais juste amateur, en plus.
- Speaker #0
J'allais m'entraîner le matin et j'avais tous mes après-midi pour rouler. J'allais rouler,
- Speaker #1
Et surtout, c'est le après. Moi, en arrivant à Lyon, j'ai été voir une médecin du sport pour une blessure toute bête, entre guillemets. Et c'est elle qui m'a un peu mis les pieds sur terre. Et c'est grâce à elle que je me suis rendue compte dans ce que je m'étais enfermée, clairement. Puis en m'en rendant compte, je me suis dit, oui, on voit les photos d'il y a quelques années, mais je ne me rendais pas compte à quel point j'étais maigre, à quel point...
- Speaker #0
Si vous nous écoutez, le rapport avec l'alimentation dans le vélo, ne faites pas du vélo en pensant que vous allez vous affûter. Oui, vous allez vous affûter si vous faites de très longues sorties et si, comme tu l'as dit tout à l'heure, l'alimentation autour qui est mise en place va venir supporter votre effort et va vous permettre justement de faire des kilomètres. Bien évidemment, il faut qu'à la fin de la journée, le nombre de calories un Gurgité soit un peu plus faible que le nombre de calories dépensées pour qu'il y ait un petit peu ce delta. Mais il ne faut pas aller faire du vélo en ne mettant que de l'eau et en ne mangeant rien, vous allez vous abîmer. Vous allez vous abîmer et vous allez surtout prendre zéro plaisir. Je ne vous dis pas non plus qu'il faut prendre 15 bars, un gel toutes les 10 minutes. Parce que l'aller faire un verre, ça va vous faire trop drôle. Vous aurez des histoires à nous raconter. et vous pourrez témoigner sur le podcast, dans les réseaux sociaux, sur l'expérience que vous avez vécue. Le sujet d'après, où je voulais t'emmener, c'est justement comment, toi, tu traques ton alimentation. Est-ce que tu as une astuce pour traquer ton alimentation ? Déjà, est-ce que tu la traques ou pas du tout ?
- Speaker #1
Alors,
- Speaker #0
personnellement... Excuse-moi, je te laisse répondre après, mais je pense aux personnes qui font du vélo pour maigrir, donc il y a cette envie d'optimiser... la perte de poids ou de se sentir bien dans son corps. Donc, peut-être qu'on peut leur donner quelques détails sur, pour avoir une alimentation saine, peut-être que certains traquent leur alimentation avec des applications. Toi, quelle est ton astuce sur ça ?
- Speaker #1
Personnellement, moi, je traque mon alimentation. Je pense que c'est le reste des TCA qui reste. Du coup, je sais exactement ce que j'ai besoin par repas, combien je pèse tout. Clairement, j'ai mon application qui en existe mille. Mais toi,
- Speaker #0
tu dépenses beaucoup aussi.
- Speaker #1
En fait, c'est ça. Sinon, je ne mange pas assez. Clairement, j'ai un nombre de calories à la journée, je pense que ça ferait peur à beaucoup de personnes. Mais du coup, pour quelqu'un qui ne veut pas passer par là, déjà avoir une alimentation équilibrée, donc glucides, lipides, protéines à tous les repas, légumes variés, cuits, crus, dans tous les repas principaux. Midi et soir, le matin, suivant les goûts de chacun, sucrés, salés, mais pareil, avoir tous les macronutriments et micronutriments qu'il faut. Et si après, par exemple, la personne veut maigrir, en dehors de l'entraînement, parce que là, on a bien parlé, pendant l'entraînement, il fallait avoir ses réserves glucidiques optimales, c'est jouer sur certains facteurs, donc jouer sur l'apport de glucides ou de lipides, mais autour de l'entraînement, sur les repas. Et moi, je dirais toujours de se faire accompagner parce que jouer au savon soi-même, souvent, ce n'est jamais très bon signe, mais la personne peut essayer de retirer un petit peu de glucides, par exemple, sur les journées de repos, même si quand on est au repos, le corps... continuer à travailler parce que c'est là qu'il se reconstruit, mais sans les couper totalement, jouer sur quelques grammages par-ci, par-là, et voir ce qui fonctionne sur lui.
- Speaker #0
Mais vraiment, pour 90% des gens, je conseillerais de faire appel à un professionnel de la nutrition pour éviter les dégâts et pour éviter de passer dans des TCA sans s'en rendre compte ou des apports beaucoup trop bas.
- Speaker #1
Je me souviens d'avoir fait sur Ultratalk, il y a 5 ans, 6 ans peut-être, une triathlète que je suivais déjà depuis un petit moment. Et après avoir fait cet échange avec elle, elle m'expliquait que justement là, elle se... depuis 18 mois ou 2 ans, elle s'était vraiment structurée, elle avait créé un staff autour d'elle, elle avait trouvé des partenaires et elle voulait vraiment structurer sa carrière pour être professionnelle. Et en fait, après cet épisode, j'ai continué à la suivre sur les réseaux sociaux et je voyais de mois en mois, d'année en année, son corps se transformer. En fait, il y avait une vraie transformation physique et tu voyais que ce n'était pas normal en fait. Tu voyais que c'était devenu... Très, très maigre. Quand tu voyais la quantité de sport qu'elle faisait, tu voyais qu'il y avait un truc qui n'allait pas. Et au final, j'ai refait un épisode avec elle, peut-être trois ans plus tard. Et elle expliquait que la personne qui l'accompagnait l'avait totalement détruite parce que sous-alimentée pour maigrir.
- Speaker #0
Pour être plus performant.
- Speaker #1
Pour être plus performant. Et en fait, elle a été traumatisée. Elle est partie en burn-out totale. Et ça a été très, très compliqué. Donc, je pense qu'il ne faut pas minimiser l'impact de la nutrition.
- Speaker #0
C'est notre carburant. Du coup, si le carburant n'est pas bon, forcément, tout ce qui s'ensuit n'est pas bon. Donc, se faire accompagner par des personnes compétentes.
- Speaker #1
Il ne faut pas du tout aider. Je pense que dès aussi que vous ressentez qu'il y a un truc qui n'est pas normal. Ah oui, c'est... Notamment, en l'occurrence, cette personne, elle avait droit juste à une banane. Ça m'a marqué. C'est pour ça que j'en parle. Une banane pour son entraînement de triathlon.
- Speaker #0
Ce triathlon, c'est encore un level au-dessus.
- Speaker #1
Il faut beaucoup d'énergie. Et en fait, c'est sûr, elle était affûtée, il n'y a aucun problème. Mais c'était trop compliqué pour elle, à tel point que, comme tu l'as dit, après, il y avait plein de problèmes physiologiques derrière. Et elle est partie en burn-out total, donc une saison blanche. Derrière, il faut se reconstruire, il faut revenir, il faut essayer de comprendre pourquoi. Donc, ça veut dire changement de staff. Donc je pense qu'il ne faut surtout pas minimiser l'importance de la... de la nutrition. Et dans cet épisode où on fait le lien entre la recherche de perte de poids, l'alimentation, ça m'amène sur la balance, on en a parlé. Est-ce que tu penses que la balance est le bon outil ? Est-ce qu'on doit se peser toutes les semaines, tous les mois, tous les jours ? Une fois par an, le 26 décembre.
- Speaker #0
Ça dépend clairement des gens.
- Speaker #1
Le 2 janvier, je crois, pour commencer l'année.
- Speaker #0
Peut-être éviter le 2 janvier, je pense. Là, pour partir en dépression, c'est la meilleure idée. Non, en vrai, la balance, certaines personnes en ont besoin. Moi, je suis des clients pour qui c'est important de se peser. Du coup, pour ces personnes-là, je leur dis, OK, mais une fois par semaine, toujours au même moment, le même jour. Par exemple, je dis des bêtises, mais le mardi matin, tout nu, après avoir été au sol. Comme ça, tous les... Ils ont le même repère à chaque fois. Si une fois tu te pèses le lundi matin, une fois tu te pèses le vendredi, forcément ton poids dans la semaine est totalement différent, surtout après un week-end. Du coup, toujours dans les mêmes circonstances. Et ça peut leur donner un repère, mais après la balance, ça veut clairement tout et rien dire. Une personne peut paraître très maigre, alors qu'elle a une grosse masse musculaire, du coup sur la balance, tu pèseras lourd. Et pareil pour la personne, si elle commence à faire du renforcement musculaire, des choses comme ça, elle va grossir sur la balance, mais physiquement, pas forcément non plus. Ça peut être un outil, mais par parcimonie et pas pour tout le monde.
- Speaker #1
Est-ce qu'il n'y a pas d'autres repères en préparant cet épisode ? J'ai regardé un petit peu. Est-ce que le tour de taille, les vêtements, la manière dont on se sent dans son vêtement peut être un repère ?
- Speaker #0
Ça peut être un bon indicateur, oui. Après, on peut commencer à se mesurer, mais c'est pareil. Après, ça reste un outil duquel on peut devenir dépendant et dire « j'ai pris un centimètre de tour de taille » , alors que ça peut être juste de la flotte, par exemple, ou des choses comme ça. Ça reste un outil. Après, dans les vêtements, oui, on le sent. mais c'est pareil, ça dépend en cyclisme encore on ne fait pas de masse musculaire du coup on peut le sentir de maigrir là-dessus mais si la personne commence à faire du renforcement musculaire forcément elle va se sentir un petit peu plus serrée à certains endroits des vêtements mais ça peut être un très bon repère total
- Speaker #1
Tu peux nous expliquer la différence tu as parlé tout à l'heure justement ça m'a fait penser à ça de quelqu'un qui fait du sport qui prend du poids mais qui ne grossit pas le lien entre la graisse et le muscle
- Speaker #0
c'est que le muscle pèse beaucoup plus lourd que de la graisse. Je n'ai plus le ratio exact, mais on voit beaucoup les images tournées sur Instagram, genre un kilo de graisse, ça ressemble à ça, et ça équivaut à un kilo de muscle. La graisse prend beaucoup plus d'espace visuellement qu'un kilo de muscle. C'est comme ça. C'est physiologique. C'est physiologique, le muscle est plus... plus dense que de la graisse.
- Speaker #1
Toujours dans l'objectif, ça m'est arrivé parfois, peut-être que c'était une erreur, peut-être que tu l'as fait déjà, c'est d'aller rouler à jeun. C'est-à-dire je me lève, un café et je pars rouler. Est-ce que c'est acceptable sur une sortie d'une heure et demie, deux heures ? Est-ce que ce n'est pas du tout le bon exemple, quelle que soit la durée de la sortie ? Quels sont tes conseils par rapport à ça ? d'aller rouler à Jeanne. Qu'est-ce que l'amateur, la personne qui nous écoute, doit savoir ?
- Speaker #0
Il faut nuancer. Ça dépend, comme tu disais, de la sortie, de l'intensité. Si c'est pour une petite sortie, dans du renseignement mental, comme on parlait tout à l'heure, de une heure, une heure et demie, ça peut passer, sachant qu'il faut qu'il y ait un repas juste après, pour recharger quand même les stocks. Parce que même si c'est une sortie tranquille, le corps travaille. On est quand même en train de puiser dans nos réserves. Si c'est une sortie avec un petit peu plus d'intensité, un petit peu plus longue... Ce n'est pas forcément la meilleure stratégie, mais si après, par exemple, tu te réveilles, tu vas rouler tout de suite, tu n'as pas le temps de manger, tu t'alimentes directement dès le début de la sortie sur le vélo. Et voilà.
- Speaker #1
Ce qu'il faut aussi savoir, c'est qu'à compter du moment où, parce que là, au moment où on sort cet épisode, on rentre dans une période hivernale. Enfin, tu vois, les jours sont beaucoup plus courts, donc on a tendance à faire un petit peu moins de kilomètres. Est-ce que c'est aussi naturel ou il faut faire attention à ça, que notre poids oscille un peu dans l'année ? Là, on va rentrer dans une période à partir de combien de kilos, on va dire. Prix, c'est une alerte. Est-ce qu'un ou deux kilos, c'est naturel dans une année ? Tu ne peux pas tout le temps être pile poil au même poids. Ou est-ce que, parce que moi, je viens d'une période, je me souviens, certains cyclistes, l'hiver, où on avait des vraies coupures, il n'y avait pas Zwift, c'était 10 kilos.
- Speaker #0
Ah bah c'est pas étonnant, parce que la dépense calorique, elle est tellement énorme quand tu fais du vélo, que si t'enlèves cette dépense-là, bah... Tu manges pareil, généralement,
- Speaker #1
il faut avoir une énorme force psychologique pour réduire.
- Speaker #0
Il faut jouer dans la balance, donc pour pas grossir, il faut réduire tes apports nutritionnels au quotidien. Ou même maintenant, avec le home trainer, tout ça, c'est quand même différent, parce que tu roules quand même moins en hiver, même si t'es sur home trainer, que quand tu te fais des sorties de 4-5 heures, jamais on fait 4 heures sur 1. En tout cas, moi, jamais je ne ferais 4 heures sur un entraîneur. Ça peut arriver, mais tu roules quand même moins en hiver.
- Speaker #1
Les auditrices et auditeurs peuvent nous mettre en commentaire.
- Speaker #0
C'est ça. En tout cas, je joue avec la balance.
- Speaker #1
Ça représente un faible, je pense, un petit pourcentage. Je le dis souvent, c'est une sortie, c'est une heure.
- Speaker #0
Ça peut même être une demi-heure très intense. Une heure et demie, je pense que déjà,
- Speaker #1
c'est une belle sortie, une heure et demie sur une plateforme digitale.
- Speaker #0
Du coup, ce n'est pas bizarre d'en hiver grossir un petit peu si tu n'as pas ajusté tes apports. on... de ce que tu avais dans ta période en été où tu roulais beaucoup plus. Donc, si tu fais moins de sport, il faudrait dire un petit peu tes apports généraux. Si tu ne veux pas grossir, si après tu t'en fous de prendre 2-3 kilos en hiver, si c'est 2-3 kilos, c'est OK. Ça va se faire naturellement. Ils vont s'en aller. Ça va repartir en printemps quand tu vas reprendre un petit peu plus. Après, si tu prends 10 kilos, il faut quand même te poser des questions. Après, ça dépend d'où tu pars aussi.
- Speaker #1
On va bien manger à la cantine.
- Speaker #0
Un ou deux kilos, c'est OK. Oui, il faut quand même se dire, il faut régler des petits détails.
- Speaker #1
Et à l'inverse, là, je parle de la rentrée dans l'hiver. Mais à l'inverse, l'été, où là, on a une dépense peut-être plus liée à la transpiration, à la perte d'eau ou de perte d'hydrique. Là aussi, est-ce qu'il faut, surtout avec les canicules qu'on a actuellement, moi, je pense notamment à une course qui n'est pas une course de vélo, qui est une course à pied. qui s'appelle la Bade de hauteur, je crois peut-être, qui est dans le désert de l'Utah. Et à chaque tour, en fait, les coureurs sont pesés.
- Speaker #0
Oui, mais ça, c'est pour la perte hydrique, donc c'est la perte en eau. Ce n'est pas avec la nutrition, indirectement la nutrition, mais...
- Speaker #1
Mais quelle est la limite sur ça ? Est-ce qu'il y a un pourcentage où il faut faire attention ? Parce que les gens qui se disent, allez, il fait 45 degrés, génial, je vais faire du vélo et je vais maigrir, dans le thème de cet épisode. À combien de pourcentage, par contre, la perte d'hydrique ? Il faut faire attention quand même.
- Speaker #0
Tu vois ce que je veux dire ? Le plus important, c'est l'eau dans notre corps. On peut vivre sans manger, mais vivre sans hydratation, c'est impossible. Et en plus, partir de ce principe-là, d'aller rouler et maigrir, c'est de l'eau qu'on va perdre. Après ta sortie, tu vas rebondir, tu vas reprendre un kilo. Donc les personnes auront juste de la transpiration, c'est de l'eau. Donc il n'y a pas de calories.
- Speaker #1
Donc il y a des gens qui pensent qu'ils ont maigri.
- Speaker #0
C'est ça, alors que c'est de la flotte. Alors qu'en fait, c'est de la flotte. Ce n'est pas du gras.
- Speaker #1
Notamment, probablement, au moment où on enregistre et donc le retour sur les plateformes digitales, Rovi, Zwift ou autres.
- Speaker #0
En plus, en home trainer, c'est que de l'eau. On le voit très bien. De toute façon, tu regardes ton tapis et on te voit.
- Speaker #1
Je pense qu'avec le confinement, les gens se sont rendus compte à quel point le corps transpire.
- Speaker #0
C'est ça. Parce que quand on roule avec l'air, ça sèche un peu, entre guillemets.
- Speaker #1
Mais c'est normal. Sur le home trainer,
- Speaker #0
on s'en rend compte.
- Speaker #1
Je veux dire, c'est surtout ne vous pesez pas. Après une sortie... Parce que ça n'aura aucun sens. Vous aurez la sensation de vous satisfaire.
- Speaker #0
Pour les pertes hydriques, ça se fait beaucoup. Donc, avant une sortie ou avant une séance d'entraîneur, tu te pèses tout nu. Et après ta séance, tu te repaises. Et tu vois la différence de kilos que tu as. Du coup, c'est l'eau que tu as perdue. Bien sûr, si tu as bu un litre d'eau pendant ta sortie, tu rajoutes un kilo. Mais pour voir la perte hydrique que tu as, et ça peut justement t'aider dans tes entraînements, savoir ce que ton corps consomme en eau. Et pour avoir ton rapport en eau durant tes sorties, c'est très utilisé comme calcul. Mais que côté hydrique, pas côté perte de gras, parce qu'on ne transpire pas du gras.
- Speaker #1
C'est vrai qu'avec Corbodytem, qui avait été d'ailleurs un de mes partenaires quand j'avais fait le projet North Calling au Cap Nord en plein hiver pour justement la température corporelle, on a mis en place un système de heat training. C'est-à-dire qu'en fait, tu te recouvres... Une combinaison, tu t'entraînes sur ton trainer et tu vois la température du corps et l'impact que peut la température avoir sur ton corps.
- Speaker #0
C'est terrible.
- Speaker #1
C'est exactement ça.
- Speaker #0
Sur les pertes hydriques, comme tu disais, c'est énorme. C'est pour ça que tu parlais un petit peu de l'été, de boire plus en été, mais pas que de l'eau, rapporter aussi des électrolytes, des choses comme ça. Mais c'est... oui.
- Speaker #1
À quel moment, Marie, ça devient... Là, je reviens un petit peu en arrière sur l'ORLS. Le surentraînement, à quel moment on bascule sur du trouble alimentaire ? Parce que pour l'avoir observé, moi, dans le cyclisme amateur, beaucoup de cyclistes amateurs ont des troubles alimentaires. Parce que tu es tellement dans la privation, la preuve, la balance. Pour moi, la balance, c'est la privation. Donc je l'associe à ça. Ce n'est pas le contrôle du poids.
- Speaker #0
Dès qu'on commence à contrôler son poids, c'est qu'il y a ADT, c'est adhérent.
- Speaker #1
À quel moment on bascule dans le trouble alimentaire ? Est-ce qu'il y a un signe ? Comment ça se traduit ?
- Speaker #0
On est tous... Je ne pourrais pas dire un signe comme ça, on est tous vraiment différents là-dessus. Mais dès qu'on commence à contrôler un petit peu trop ce qu'on mange, à avoir de la fatigue, des signes hormonaux. Par exemple, chez les femmes, c'est plus avoir ses règles, ou avoir les règles plus aussi fréquemment qu'avant. Tous des petits signes. En fait, c'est plein de petits signes qui vont s'accumuler. Soit même, on ne s'en rend pas forcément compte. Et c'est ça qui peut amener à dire qu'on est en TCA. Souvent, la personne elle-même ne s'en rend pas compte. C'est l'entourage. Comme tu disais tout à l'heure avec la personne que tu avais interviewée, tu voyais sur les réseaux qu'il se passait un truc.
- Speaker #1
C'est dur aussi. Ça peut être dur de dire à la personne, je pense qu'il faut une certaine relation avec cette personne pour dire, bon, là, il y a un truc qui déconne.
- Speaker #0
Mais pour son bien, parce que la personne qui est en TCA ou en Red S ou des choses comme ça... qui ne s'en rend pas compte. Et peut-être que tu lui diras, elle va être dans le déni, elle va faire « mais non, je fais juste attention à ce que je mange et tout » . Et il faut l'aider parce que plus ça va s'installer dans le temps, plus ça va être délétère, qu'il y a des choses qui mettent beaucoup de temps à revenir en place, niveau hormonal et tout.
- Speaker #1
C'est vrai que c'est un peu tendance, je veux dire, avec les réseaux sociaux aujourd'hui, l'image, la communication, les visios, on a tous le reflet de notre visage, enfin on se voit tous les jours avec des visios, des choses comme ça. Et donc l'image que l'on veut donner... avec des raisons en plus, maintenant c'est très facile, est importante. Et on peut avoir tendance à aller chercher, à donner une image de soi qui n'est pas forcément la bonne pour sa santé mentale, pour sa santé tout court en fait. Parce que le trouble alimentaire va conduire, peut conduire vers la maladie.
- Speaker #0
Totalement. Et puis le bon côté en tout cas ça des réseaux, c'est que souvent on en parle quand même de plus en plus. Moi je vois il y a dix ans, une dizaine d'années quand j'ai commencé le sport, on n'en parlait quasiment pas. C'était très tabou.
- Speaker #1
Et là,
- Speaker #0
avec Instagram, ces choses-là, il y a beaucoup de sportifs et sportives qui en parlent de plus en plus. Et je pense aussi que ça fait rencontre à certaines personnes. Et elles se remettent en question. Elles disent, j'ai un peu les mêmes signes qu'elles. Et à ce moment-là, aller voir son médecin. Et c'est vraiment lui qui va pouvoir orienter au mieux. Si en tout cas, la famille n'a pas vu de petits changements avant.
- Speaker #1
Il y a des numéros qui existent. Justement, si vous... Vous vous reconnaissez dans cet épisode. Vous vous dites, en fait, j'ai vraiment un problème de trouble alimentaire. Il y a des numéros sur lesquels vous pouvez appeler et justement prendre la parole sur ça. On va faire un vrai faux pour terminer cet épisode, Marie. Mais est-ce que la première question que je vais te poser, on a un peu la réponse, mais il faut que je te la pose. Est-ce que rouler à jeun fait fondre la graisse ?
- Speaker #0
Faux, si. C'est vraiment dans une perte de poids. Ouais, on va dire faux, mais vrai un petit peu.
- Speaker #1
Si je fais du renforcement musculaire, je vais grossir.
- Speaker #0
J'ai envie de répondre les deux. Oui et non. On a répondu aussi. Alors pourquoi oui, pourquoi non ? On va certainement grossir sur la balance, mais pas forcément grossir physiquement.
- Speaker #1
Parce que le muscle est plus lourd que la graisse. Voilà, c'est pour ça. Si je fais du renforcement, je vais grossir.
- Speaker #0
Pas forcément. Après, ça dépend aussi du renfort et tout. Mais il se peut que le poids sur la balance change. Parce qu'il y aura plus de muscles. Pas forcément dans le sens qu'on veut.
- Speaker #1
Manger le soir fait grossir.
- Speaker #0
Faux.
- Speaker #1
C'est vrai que c'est ce que tu dis. Avant... Je vais te lancer une anecdote. Je mets un peu de personnel, vous m'excuserez. Quand j'étais élite, justement, le soir, c'était une salade, une pomme et rien. Et c'est pour ça que j'ai été traumatisé, moi, par l'alimentation. C'est que c'est la faim qui me réveillait les matins. Ce n'est pas le réveil. Je me levais avant le réveil. C'est la faim. J'avais faim les matins et ça m'a traumatisé, ça. Donc, c'est pour ça que...
- Speaker #0
Ah, mais chez les sportifs, justement, il faut manger. On fait du sport, c'est aussi pour manger.
- Speaker #1
Un kilo de moins, c'est des minutes gagnées dans l'école.
- Speaker #0
Vrai ou faux ? C'est vrai si on reste en santé et qu'on est affûté, comme on disait tout à l'heure. C'est faux si c'est au détriment de la performance.
- Speaker #1
C'est vrai si... Oui, c'est ce que tu veux dire. C'est vrai si t'es déjà en bonne forme et tu t'affutes pour cet événement. Mais c'est faux si t'es déjà affûté et que tu bascules de l'autre côté.
- Speaker #0
Exact. C'est très grossier, mais c'est...
- Speaker #1
Il faut se peser tous les matins.
- Speaker #0
Faut. Enfin, faut. Non, faut.
- Speaker #1
Et puis, là, on est plus dans le plaisir, mais la bière de récupération, est-ce qu'elle compte ou pas ?
- Speaker #0
Bah oui, elle compte. positivement ou négativement ?
- Speaker #1
Je te pose la question. Tu vois, on entend beaucoup de... Ça fait partie un peu... Il y a le café quand tu fais des rides. Oui, voilà. Et après, il y a la bière.
- Speaker #0
Si c'est ton petit moment réconfort qui te fait plaisir, c'est occasionnel, c'est OK. Ah oui, oui. OK. Mais l'alcool et le sportif, ça ne fait pas bon ménage. Oui,
- Speaker #1
généralement.
- Speaker #0
Si c'est la petite bière de récompense, allez-y, ça vous fait plaisir.
- Speaker #1
Génial. Un grand merci pour cet accompagnement, Marie, sur cet épisode.
- Speaker #0
Merci à toi.
- Speaker #1
affûté ou affamé, je pense qu'on a répondu à beaucoup de vos questions, n'hésitez pas à témoigner, je vous invite également à aller sur la plateforme de tousensel.eu pour voir justement en ce moment où est-ce que des dates du festival sont programmées, peut-être que la prochaine date n'est pas très loin de chez vous, donc n'hésitez pas à réserver votre place et aller voir ces beaux documentaires sur deux roues, en tout cas on vous donne rendez-vous très prochainement pour un nouvel épisode du podcast Tous en Sel, merci beaucoup, voilà ! c'est la fin de cet épisode de Tous en Sel merci d'avoir pris le temps de rouler avec nous d'écouter ses histoires, d'écouter ses conseils mais aussi ses expériences qui je l'espère t'auront donné envie d'aller chercher un peu plus loin, un peu plus haut et de simplement savourer ta prochaine sortie à vélo mais aussi pourquoi pas de comprendre les vibrations de ta machine si ce podcast t'inspire, te motive te fait sourire ou te donne simplement envie pour une nouvelle sortie à vélo n'hésite pas à le partager sur les réseaux ou à un ami simplement avec Whatsapp tu verras c'est très simple à en parler autour de toi et à laisser le fameux 5 étoiles sur les différents sites. C'est ce qui fait grandir l'aventure, c'est ce qui fait grandir le podcast et c'est ce qui nous permet de continuer à avoir d'autres invités. Tous en selle, c'est une communauté, une énergie, une envie commune, se dépasser, s'amuser, apprendre et vivre pleinement cette passion qui nous rassemble le vélo. On se retrouve très vite pour un nouvel épisode du podcast Tous en selle avec de nouvelles voix, de nouveaux conseils et de nouveaux récits. D'ici là, prenez soin de vous et comme toujours, tout est tous en selle.