- Arnaud Manzanini
Et si votre passion du vélo prenait une nouvelle dimension ? Rejoindre la Fédération Française de Cyclotourisme FF Vélo, c'est bien plus que rouler à vélo. C'est partager des sorties conviviales, c'est progresser grâce aux conseils des plus expérimentés, c'est transmettre aux plus jeunes qui souhaitent se développer. Mais c'est aussi et surtout profiter de milliers d'événements. Adhérer à la Fédération Française de Cyclotourisme FF Vélo, c'est aussi bénéficier de nombreux avantages de formation dans un cadre qui donne encore plus de sens à chaque coup de pédale. Alors, êtes-vous prêt à trouver un club ? Pour cela, je vous invite à aller sur le site ffvélo.fr et rejoindre la grande communauté des cyclotouristes. FF Vélo, le vélo ensemble. Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans un nouvel épisode du podcast Tous en Seine. Il y a un moment particulier dans la vie d'un cycliste. Au début, on roule simplement parce que ça fait du bien. On sort quand on a le temps, on découvre les routes, on allonge un peu les distances. On se dit parfois, tiens, je pourrais peut-être tenter ça un jour, une compétition, une épreuve de mettre un dossard. Et puis un jour, quelque chose change. Une inscription à une cyclo sportive, une randonnée un peu plus ambitieuse, un défi que l'on s'est promis de relever, une date apparaît et à partir de ce moment-là, le vélo ne se vit plus du tout de la même manière. Les sorties prennent un sens différent. On commence à penser aux semaines qui passent, on se demande si l'on en fait assez ou pas assez. L'entraînement devient un peu plus sérieux, un peu plus engagé. Et c'est exactement de ce moment-là dont on va parler avec Loïc pour le podcast Tous en selle. le moment où l'objectif devient réel et s'entraîner ne consiste plus seulement à rouler mais à se préparer. Loïc, notre coach, va m'accompagner dans cet épisode. Alors à vos marques, prêts, toutes et tous en selle. Et donc pour cet épisode sur le thème quand les objectifs deviennent réels, je suis avec Loïc, notre coach officiel. Salut Loïc.
- Loïc Lepoutre
Salut, bonjour Arnaud. Comment ça va ? Ça va très bien. Oui, ça va et toi ?
- Arnaud Manzanini
Bon, moi ça va bien, ça va bien. La première question que je vais te poser Loïc, c'est toi qui coach beaucoup de personnes. Quelle différence tu vois quand un de tes coachés t'annonce qu'il a dans son calendrier fixé une date, qu'il a un objectif, qu'il va faire sa première course, ou en tout cas qu'il a un objectif dans l'année fixé dans le calendrier ? Qu'est-ce que ça change dans le plan d'entraînement ?
- Loïc Lepoutre
Alors déjà, il y a deux situations. Il y a souvent les nouveaux qui m'appellent en amont de cet objectif. Donc,
- Arnaud Manzanini
c'est-à-dire que des gens que tu ne connaisses pas qui t'appellent en disant, voilà, j'aimerais être coaché.
- Loïc Lepoutre
Quasiment à chaque, systématiquement, c'est les personnes qui se donnent un objectif, qui se disent, bon là, pour ça, j'ai besoin de quelqu'un pour m'aider. Puis, il y a les gens que j'entraîne depuis longtemps qui, on va dire, à un moment donné, finissent leur objectif, ont un moment de vide et après reprennent. C'est deux cas différents parce que souvent, le nouveau, il est dans une démarche nouvelle qu'il ne connaît pas. et donc il a... une approche beaucoup plus... Il est plongé dans l'inconnu sans savoir exactement ce qui va se passer plus tard et donc il a un stress qui est un peu plus important. Et puis après, il y a ceux que j'entraîne depuis longtemps, eux qui sont déjà dans une démarche connue et qui vont poser de suite les bases, les basiques nécessaires à ce type d'engagement.
- Arnaud Manzanini
Mais est-ce que tu constates qu'il y a un avant et un après ? Alors là, je vais parler des personnes qui nous écoutent, qui n'ont jamais eu de plan d'entraînement, ou même qui ont un plan d'entraînement, mais qui ont un plan d'entraînement, comme moi par exemple, où tu me fournis un plan d'entraînement, je n'ai pas d'objectif particulier, mais j'ai besoin d'avoir un plan d'entraînement pour... structurer mes entraînements, savoir que quand je vais faire une heure, une heure et demie ou deux heures, je ne vais pas juste pédaler comme ça, mais je vais avoir un programme et le temps passe beaucoup plus vite. Est-ce que tu constates un changement avant-après ? Parce que généralement, quand on n'a pas d'objectif et qu'on a du temps pour rouler, ou qu'on s'organise pour avoir du temps pour rouler, On part rouler, tu vois, sans forcément avoir de pression. On écoute très souvent son corps quand on n'a pas d'objectif, alors que quand on en a un, on se fait peut-être un peu plus mal sur certains efforts. On a du mal à se projeter. Et puis quand la date se positionne dans le calendrier, déjà psychologiquement, il y a un engagement qui est en place. Tu vois ce que je veux dire ? Donc moi, je pense que... 90 voire 95 % de tes coachés et peut-être même des gens qui nous écoutent ont tous un job à côté donc qu'est ce que ça change dans la charge mentale tu vois parce que là on La semaine une journée passe très très vite la semaine passe très vite les mois passent très très vite et donc il faut caler l'entraînement dans des activités classiques le professionnel familial le social Qu'est-ce que tu constates au niveau de la charge mentale ?
- Loïc Lepoutre
Je vais reprendre mes deux cas. Le premier, et je vais prendre les exemples de cette année. Cette année, il y a une étape du tour qui est extrêmement difficile puisqu'il est annoncé 5 400 ou 5 300 de D+.
- Arnaud Manzanini
Encore plus que les années passées.
- Loïc Lepoutre
Encore plus que les années passées. C'est une petite marmotte, enfin c'est une marmotte avec un col en plus. En gros, c'est ce qu'ils ont fait. Et donc, les nouveaux qui m'ont appelé pour ça, ils sont engagés. en disant, bon là c'est dur, je vais prendre quelqu'un. Mais par contre, souvent, ils ne se rendent pas compte dans quoi ils sont lancés. Et j'en ai beaucoup qui, au bout de 2-3 mois, se disent, mais là, c'est dur en fait, au niveau familial, au niveau professionnel, tout calé. Oui,
- Arnaud Manzanini
parce que l'entraînement, ce n'est pas juste des kilomètres, des watts, du dénivelé. C'est structurer son agenda. On le dit souvent en ultra-distance notamment, c'est faire un deal avec la famille, parce que ça va prendre du temps. Donc oui, il n'y a pas que 2 heures, 120 bornes et 320 watts en FTP, non. C'est une organisation dans son agenda.
- Loïc Lepoutre
Souvent, quand l'objectif est disproportionné par rapport à ce qu'on a fait avant, c'est là où c'est compliqué. Parce qu'en fait, on ne s'imagine pas l'implication qu'il faut y mettre physiquement, mentalement, mais aussi familialement. pour pour remplir l'objectif et c'est là souvent qu'on rencontre les premières difficultés et c'est souvent la famille c'est le temps que tu y consacres beaucoup et bien ils s'entraînent une fois dans la semaine et le week-end une fois mais quand tu prépares ce type de d'épreuves c'est pas possible en fait il faut un minimum alors moi je m'adapte quand même souvent je m'adapte tout le temps aux gens mais il y a un minimum quand tu prépares ce type d'épreuve tu as là pour 8 heures de vélo, 9, 10 pour certains, tu ne peux pas t'entraîner 2 heures et y aller 2, 3, 4 heures par semaine et y aller comme ça, la fleur au fusil, ça ne passera pas. Surtout qu'il y a des délais à respecter.
- Arnaud Manzanini
Ce n'est pas le manque de motivation généralement qui bloque, c'est le manque de bande passante dans la semaine. Est-ce que tu constates effectivement des gens qui s'engagent comme ça, qui positionnent dans l'agenda, dans l'année, un objectif ? Est-ce que tu constates quand tu lances ton plan d'entraînement, des gens qui te disent « finalement, je ne pourrai pas, ce n'est pas possible, donc j'arrête » ou alors est-ce qu'on peut l'organiser différemment ? Est-ce qu'il y a des pivots ?
- Loïc Lepoutre
Je vivrais ça comme un échec parce que mon but, c'est justement d'y arriver. Donc, c'est là où l'accompagnement, il prend vraiment tout son sens. Ce n'est pas que dire « tu fais ça, ça, ça » . Non, c'est discuter, réfléchir ensemble à des solutions pour pouvoir justement répondre aux questions. au besoin minimum à la préparation. Donc, étape du tour, si j'ai 4 heures par semaine, moi, à l'entretien, j'explique qu'il va falloir un petit peu plus. Si je peux mettre un peu plus que par période, ça suffira et je m'adapterai avec ça. Mais en tout cas, il faut absolument y aller main dans la main. Parce qu'en fait, souvent, les entraîneurs font ce type d'erreur, c'est il faut faire ça, si tu ne fais pas ça, tu ne vas pas y arriver. Sauf qu'en fait, il y a des gens qui ne peuvent pas faire ce qui est la théorie. Donc, il faut s'adapter et proposer autre chose. Et pour les gens que j'accompagne, donc le deuxième cas, c'est une petite anecdote qui est assez marrante. Ceux que j'accompagne depuis longtemps, ils t'expliqueront que j'ai une petite spécificité. C'est que chaque année, ils font un truc un peu plus dur que l'année d'avant. Et à chaque année, ils me demandent si c'est possible. Et chaque année, je dis oui. Pourquoi ? Parce que je pars du principe que tout est réalisable. Simplement, c'est qu'est-ce que tu mets à disposition pour le réaliser. Et à partir du moment où j'explique ça aux gens... C'est vrai, donc on a des gens qui ont commencé à débuter le vélo à faire des courses ufo-lep et qui finissent par faire de l'ultra-distance, ou certains qui ont commencé à faire des S et maintenant qui font des Ironman. Mais dans leur esprit, ça paraît fou. Si tu suis un process et que tu y mets l'implication, tout est réalisable.
- Arnaud Manzanini
Et dans ta réponse, tu disais de s'adapter justement, ça m'amène sur... J'accélère un peu dans mon fil conducteur de l'épisode, mais... Je trouve qu'il y a un débat central, c'est quand on se lance comme ça dans un objectif ou qu'on pose une date dans le calendrier. qu'est-ce qui doit s'adapter à quoi ? Est-ce que c'est ton entraînement qui doit s'adapter à ton agenda, ta vie professionnelle, personnelle, sociale ? Ou est-ce que c'est l'inverse ? Est-ce que c'est les autres qui doivent s'adapter à ton entraînement ? Tu vois ce que je veux dire ? Quels conseils tu peux donner aux gens qui nous écoutent, qui ont un plan et qui ont du mal, qui culpabilisent quand ils vont s'entraîner ? de ne pas être en famille, de ne pas être avec leurs amis, ou de laisser un dossier de côté alors qu'il a bossé 10 heures dans la journée et qu'il n'ose pas et qu'il culpabilise de se consacrer une heure et demie à son entraînement ? Ou alors est-ce que tu leur dis, c'est un deal de 6 mois, 8 mois, ce n'est pas toute la vie, ça va durer 6 à 8 mois dans la préparation, il faut s'y engager à fond ? Ma question tourne autour de justement ça. Qu'est-ce qui doit s'adapter à quoi ? Est-ce que c'est ton entraînement qui s'adapte à ton agenda ou est-ce que pendant une période donnée, c'est ton agenda qui doit s'adapter à tes entraînements ?
- Loïc Lepoutre
Parce que ça génère beaucoup,
- Arnaud Manzanini
beaucoup de culpabilité et la charge mentale dont on parlait au début.
- Loïc Lepoutre
J'entraîne beaucoup de chefs d'entreprise et donc du coup, ta question, elle me parle. Et en fait, je ne vais pas te dire qu'il faut l'un ou l'autre, je pense que c'est un équilibre. Il faut prendre conscience du défi dans lequel tu t'es lancé. Souvent, les gens que j'ai entraînés, qui ont des grosses responsabilités, ont des agendas surbookés, mais avec l'objectif qu'ils se sont fixés, ils doivent prendre conscience que l'agenda doit s'adapter aussi à ça. Donc c'est une discussion que tu as en amont. Si la personne a dit non mais c'est pas possible, tu lui dis c'est pas possible, vous n'y arriverez pas. Donc il y a des épreuves comme ça qui sont plus compliquées à préparer. Par exemple, si tu veux faire, sans parler de compétition, mais si tu veux faire un voyage en bikepacking en une semaine et tu veux faire, je ne sais pas moi, 6000 kilomètres, c'est plus compliqué si tu n'as pas de temps à y consacrer. En tout cas... Il faut que l'agenda s'adapte en partie à ton épreuve, mais pas trop, parce que trop longtemps, ça rajoute une charge mentale trop importante. En fait, tout est dans l'art de réussir à glisser les choses avec le moins d'impact possible sur tout ce qui t'entoure, d'ailleurs sur le travail, sur la famille. Donc les chefs d'entreprise, souvent, c'est le travail qui est le plus compliqué, parce qu'ils ont une pression de résultat aussi. C'est ça les pressions, les rendez-vous. qui s'allongent et les imprévus. Donc là, souvent, il faut organiser les choses et mettre des règles. C'est-à-dire que quand tu te dis le mardi, je fais deux heures, je fais deux heures, je bloque dans mon ajada, quoi qu'il se passe, il n'y a rien qui se passe. S'il y a un truc, il faut que ça se fasse avant ou après. Le mieux, c'est de commencer le matin en premier. Comme ça, tu es sûr de ne pas avoir de problème. Tu n'ouvres rien, pas de téléphone, tu commences de 9h, de 8h à 9h, j'en ai qui font même de 5 à 6. Mais voilà, comme ça, c'était terrible. T'es réglé toute la journée. Après, t'as plus de culpabilité. Pour la famille, c'est plus compliqué. Pour la famille, comme tu disais, c'est un deal. Mais t'as dû connaître ça parce que t'as fait des choses.
- Arnaud Manzanini
C'est bien pour ça que j'en parle. Il faut que ça soit un deal familial. Sinon, tu culpabilises quand tu vas t'entraîner les dimanches. Moi, quand je préparais les Etats-Unis et d'autres objectifs. Mais quand tu pars t'entraîner, tu décides, parce que tu bosses la semaine, de planifier ta sortie de 500 bornes le week-end. Le week-end, le dimanche, t'es pas là à manger la galette des rois avec la famille ou avec les amis.
- Loïc Lepoutre
Comment t'as fait quand t'as fait le Tour de France en vélo ? Le Tour de France du Randonneur, c'était pour battre le record ? Non, le record était
- Arnaud Manzanini
La Rochelle-Geneve, Saint-Julien-Genevois et Dunkerque-Marseille.
- Loïc Lepoutre
Et le Tour de France du Randonneur, c'était une période en plus un peu particulière.
- Arnaud Manzanini
Le Tour de France du Randonneur, c'était à la sortie du Covid. Et on a mis avec Jean-Lin 21 jours non-stop, avec une moyenne de 250 ou 260 km par jour.
- Loïc Lepoutre
Comment tu as dealé avec ta femme et tes enfants pour dire je m'en vais 21 jours ?
- Arnaud Manzanini
Bon là j'ai beaucoup de chance. Là je reconnais, je reconnais après coup et des années plus tard que j'ai beaucoup de chance. Voilà, j'avais deux enfants bas âge, sorti du Covid. Et en fait, je devais à la base partir faire la TCR. La TCR a été annulée.
- Loïc Lepoutre
Donc c'est une course ultra-distance.
- Arnaud Manzanini
Oui, la TCR et la Transcontinental. C'est une course d'ultra-distance en Europe qui fait 4000 bornes. Et je la préparais. Je devais enchaîner derrière avec la... J'avais la Transsibériane qui n'existe plus maintenant, qui consiste à traverser la Russie. 10 000 bornes. Et c'était au mois d'août. J'étais le français qui avait été sélectionné parce que c'est un participant par pays. Et l'organisation m'avait sollicité pour que je représente le coureur français. Je devais enchaîner TCR fin juillet et tout ça pour faire le tour du monde derrière. Je devais partir pour battre le record du tour du monde, ce qui ne s'est jamais fait avec le Covid, puis la guerre. Et en fait, c'était un deal. C'est-à-dire que je m'étais mis dans ce process là où pendant deux ans, j'avais deux ans pour préparer ce tour du monde. Donc toi,
- Loïc Lepoutre
tu n'as pas fait un deal de six mois, tu as fait un deal de deux ans.
- Arnaud Manzanini
Non, le projet devait durer. Après, il y a des phases. Et puis aussi, mes projets sportifs n'ont jamais été mes priorités. c'est à dire que ce projet sportif-là était dans une fenêtre professionnelle où j'étais sorti de mon job. Et donc, j'avais du temps pour ça. Voilà. Donc, c'était totalement différent. Et je pense que d'ailleurs... La rame en 2015 était un deal parce que là je travaillais. Et donc là c'était pendant six mois je prépare cet objectif et ça te donne d'autant plus de motivation pour terminer quand tu n'es pas bien ou quand tu as mal.
- Loïc Lepoutre
Déjà dans ton expérience il y a deux choses différentes.
- Arnaud Manzanini
Et c'est pour ça que je pense que quand tu te poses la question entre qui s'adapte à quoi, je pense que quand c'est ta vie qui s'adapte à l'entraînement, c'est... Je pense que ce ne sont pas pour les amateurs ou les gens qui ont un job à côté. Je pense que c'est vraiment pour les gens qui veulent se donner la chance de devenir professionnels ou qui sont professionnels ou qui sont sponsorisés pour avoir des résultats. Ces gens-là, les horaires sont bloqués, ils peuvent s'entraîner de 14 à 16, de 10 à 12. Leur alimentation est millimétrée, leur récupération est millimétrée.
- Loïc Lepoutre
Ce qui est tout l'opposé de... Et tout l'opposé de... De...
- Arnaud Manzanini
Le... L'entraînement qui s'adapte à ta vie, où là, il faut accepter que les deux heures que tu as prévues de 17 à 19, ce ne sera pas possible parce que ton rendez-vous s'est prolongé, tu l'as terminé à 18.
- Loïc Lepoutre
Et donc, il faut aussi avoir quelqu'un pour, à côté de toi, te dire, j'ai reçu un message tout à l'heure, je n'ai pas pu m'entraîner hier, qu'est-ce que je fais aujourd'hui ?
- Arnaud Manzanini
Et là, je trouve que... Il faut vraiment qu'il y ait un vrai équilibre, parce que ça peut créer de la frustration. Et je trouve que c'est là où il y a la frontière avec la bigorexie des personnes qui ont absolument besoin de s'entraîner. Sinon, ça leur génère un déséquilibre. Sinon, ils sont très, très énervés.
- Loïc Lepoutre
Mais ceux-là, ils arrivent à s'organiser beaucoup plus facilement. par expérience. Les bigorexiques,
- Arnaud Manzanini
parce qu'ils sont psychorigides, probablement ils... Ouais, mais ils arrêtent à l'entraînement. C'est un tel déséquilibre mental.
- Loïc Lepoutre
Voilà, ils sont obligés de faire une activité physique par jour, et donc du coup, ils s'organisent pour le faire. Oui,
- Arnaud Manzanini
mais là, il y a un gros déséquilibre familial, social. Voilà, là, certains perdent leur job.
- Loïc Lepoutre
Ou leur famille.
- Arnaud Manzanini
Ou leur famille. Mais moi, je pense à, de ce que tu disais, je pense à un podcast que j'ai fait sur Ultra Talk avec Danny Bonneville, qui est un Québécois, qui est à la tête d'une entreprise de 400 personnes. vers Mont-Tremblant, à l'ouest de Montréal. Et il s'entraîne 25 heures par semaine. Alors qu'il est à la tête d'une entreprise de quatrième génération, qui a 400 personnes. Et je lui dis, mais comment tu gères en fait ? Comment tu fais ? Et il me dit, c'est simple, c'est dans mon agenda. C'est ce que tu disais tout à l'heure. C'est dans mon agenda, et c'est dans mon agenda, je respecte mon agenda. Et ça passe, voilà. Et ça passe. Donc je pense que... Si on peut donner une astuce aux gens qui nous écoutent et qui n'arrivent pas ou qui culpabilisent, il faut être fort mentalement et se dire, dans mon agenda, j'ai ça. Alors, ne pas mettre des entraînements de 4 heures tous les jours, parce qu'à un moment donné, ça va coincer. Mais si le coach planifie entre 6 heures et 10 heures d'entraînement dans la semaine pour quelqu'un qui a un job à côté, ça va vous permettre d'avoir une bonne forme physique. C'est de respecter ce que vous avez mis dans votre agenda et vous verrez que mentalement, tout ira bien. Mais ça m'amène sur la question suivante. C'est qu'aujourd'hui, on est en 2026, et qu'aujourd'hui, on a tous les réseaux sociaux, et qu'on peut avoir cette pression moderne, on va dire ça comme ça, de la comparaison. C'est-à-dire, alors déjà, est-ce que tu mets toutes tes sorties en privé ou en public quand on a un job ? et qu'on va s'entraîner à 17h ou qu'on va s'entraîner à 11h30 tu vois c'est de se dire ah oui mais là c'est 11h30 alors que mes collègues ils bossent est-ce que je publie ma sortie ou pas parce qu'on va me reprocher d'être m'entraîner à 11h30 moi c'est des remarques que l'on a fait c'est ce que j'ai entendu j'ai beaucoup de patrons je pense aux gens qui nous écoutent qui culpabilisent parce que c'est 11h30 alors qu'ils sont levés à 5h mais c'est 11h30 Donc on va dire que, tu vois, ou qui part s'entraîner à 17h, on va dire déjà 17h, attends, moi je suis au taf jusqu'à 19h. Quel conseil ou quel partage tu peux faire sur ça pour que ces gens-là retombent en pression et assument et acceptent ce qu'ils font ?
- Loïc Lepoutre
Déjà, ne pas partager, c'est plus simple. Oui,
- Arnaud Manzanini
la comparaison est permanente.
- Loïc Lepoutre
Quel est l'intérêt de partager ? Dans ces cas-là, aucun. Donc, déjà ne pas partager.
- Arnaud Manzanini
Strava, Instagram, tous les autres.
- Loïc Lepoutre
Comme ça, il n'y a pas… Parce que si tu as tes actionnaires aussi qui regardent et qui disent « Non mais attends, j'ai mimé » .
- Arnaud Manzanini
Il peut y avoir… Tu parlais de de chefs d'entreprise qui sont tes clients. Il peut y avoir des chefs d'entreprise qui ont des actionnaires qui sont connectés à Strava et qui se disent « Attends, le mec, il va rouler à 17h. » Oui, il peut y avoir des actionnaires mal intentionnés.
- Loïc Lepoutre
Le salarié, il est cadré. Ça arrive moins souvent. Ou alors...
- Arnaud Manzanini
Le télétravail.
- Loïc Lepoutre
Voilà, c'est ce que j'allais te dire.
- Arnaud Manzanini
Tu as un télétravail,
- Loïc Lepoutre
tu fais ta sortie à 15h. Mais bon, si ton taf, il est fait. Je ne sais pas. Moi, ce cas-là, je ne l'ai rencontré que chez les chefs d'entreprise. Oui, ou certains qui culpabilisaient juste, sans pouvoir partager, en disant si je vais rouler là, je ne demande pas l'exemple. Des mecs qui, ce n'était pas 400, c'est 4000 à 10 000 personnes. Donc bon, déjà ne pas partager, c'est une chose. La deuxième chose, c'est de ne pas se... Après, si tu partages, et aussi une autre problématique, c'est de se comparer aux autres. Souvent, les gens ne se lancent pas tout seuls dans le défi. Ils se lancent dans le défi avec des copains. Et donc là, regarde, lui fait ça, lui fait ça. Alors ça, je peux te dire, c'est systématique. Donc ça, c'est pareil. Il faut réussir à se détacher parce que chacun est différent et chacun a sa propre vie. Et des fois, il n'y a pas besoin de réseaux sociaux. Il y a aussi le dimanche, je vais rouler avec les copains. Et là, tu veux montrer que toi, tu as pris un entraîneur et donc tu es un peu plus fort que les autres. Ça aussi, c'est systématique. Ça me fait assez rire, d'ailleurs. Et ça c'est pareil, il faut savoir le faire de temps en temps pour se faire du bien, mais aussi par moments se détacher de ça et respecter plus toute approche de l'objectif, se détacher de ça pour justement rentrer dans les choses plus spécifiques.
- Arnaud Manzanini
Et justement, dans le fameux comparatif, donc il y a les réseaux sociaux, effectivement, donc là, toi, tu conseilles de ne pas poster pour avoir ça au niveau de la pression. Alors là, c'est autre chose, c'est plus la comparaison dont on parlait, mais plus... sur, là c'est plus du côté psy peut-être, mais la culpabilité, tu vois, c'est-à-dire qu'est-ce que tu dis, toi, à un chef d'entreprise, qui te dit, je culpabilise, j'ai été m'entraîner à 17h, alors certes, les gens ne voient pas que le mec, il est peut-être debout depuis 6h, que ça fait 4 jours qu'il taffe parce qu'il était sur un salon, ou en déplacement, qu'est-ce que tu peux dire en termes de presque prépa mental, pour que ces chefs d'entreprise ou toute autre personne qui culpabilise parce qu'ils font une sortie, qui est dans une tranche horaire entre 9h et 18h, qu'est-ce qu'on peut leur dire à ces gens-là ?
- Loïc Lepoutre
Qu'ils prennent conscience que c'est vital pour eux, que c'est vital pour leur santé, mais aussi pour leur capacité cognitive au travail. Et que c'est en partie grâce à ça qu'ils sont performants. Que s'ils ne le font pas, ils doivent en prendre conscience. Et souvent, ils en prennent conscience, ils sont mauvais, tu vois. donc du coup en fait ça rentre dans ça après par rapport aux autres je dis comme toi t'as commencé à quelle heure et t'as fini à quelle heure et tu travailles le samedi et ça je le vois pas sur Instagram donc du coup tu essaies de leur faire prendre un peu de recul sur ce genre de choses mais surtout qu'ils prennent conscience que ça fait partie de leur job c'est que s'ils le font pas ils seront pas performants ils te le disent tous à la fin ils te disent t'avais raison je suis beaucoup mieux comme ça
- Arnaud Manzanini
Non mais moi j'ai toujours, je me souviens un jour d'une phrase que m'a dit Eric Leblaché. Alors Eric Leblaché c'est un ancien cycliste professionnel qui était au Crédit Agricole et à la FDJ, qui a gagné des courses professionnelles, notamment la saison belge s'est lancée au moment où on enregistre, et il avait gagné une de ses courses en lancement de saison belge, et puis après il s'est mis sur l'ultra distance, donc il a fait beaucoup de trails, Eric il a fini plusieurs fois l'UTMB, c'est un guerrier, et puis il a fait aussi Racecross France sur le 2500 km. Et un jour, on discutait, je lui disais, écoute, j'ai de moins en moins de temps pour m'entraîner, j'ai de moins en moins de temps pour rouler, là, ça fait longtemps que je n'ai pas roulé. Et un jour, Eric m'a dit, Arnaud, fais attention parce que le cycliste qui est en toi fait partie de qui tu es aujourd'hui et ce qui t'a permis de construire tout ce que tu fais. Et à chaque fois que je suis dans des phases où je ne prends pas le temps, je ne dis pas que je n'ai pas le temps, je dis que je ne prends pas le temps de positionner mes entraînements et donc de... ne serait-ce que de rouler une heure et demie, souvent par culpabilité aussi. J'ai la phrase d'Éric qui revient et qui me dit, « Attention Arnaud, fais attention parce que le vélo fait partie de qui tu es. » Et donc Éric, si tu nous écoutes, sache que cette phrase m'a marqué. Et puis, quelles sont les erreurs justement autour de ça, de l'objectif, de l'entraînement, de l'équilibre ? Quelles sont les erreurs les plus fréquentes ou les anecdotes que tu pourrais nous donner par rapport à ça ? Le surentraînement, tu vois l'erreur la plus fréquente, le surentraînement, les personnes à qui tu donnes un plan, qui respectent le plan, mais qui en font plus, et qui le cachent, mais que tu le découvres parce que tu vois que le mec est fatigué, tu vois, est-ce que tu as forcément des exemples ? Oui,
- Loïc Lepoutre
j'en ai plein. Alors très souvent, c'est l'inverse, je ne respecte pas pendant long le plan comme il est défini, je trouve toujours une excuse, et par contre, à un mois de la course, j'en fais trois fois plus, trois fois trop. donc forcément tu n'y arrives pas parce que ce n'est pas possible tu arrives fatigué c'est quoi le risque sur ça ?
- Arnaud Manzanini
c'est quoi le risque d'une personne qui est en dessous de ce que tu lui proposes régulièrement et là se dit dans un mois et demi j'ai l'étape du tour donc je vais m'entraîner deux fois plus pour les gens qui nous écoutent c'est quoi le risque ? c'est l'épuisement mental le risque c'est d'arriver le jour de l'épreuve fatigué mentalement,
- Loïc Lepoutre
fatigué de musique c'est à dire que tu reprends le départ et au bout de 50 km tu n'as même plus envie en fait. Si tu n'as plus envie, ton corps dit non. Ça, j'ai connu ça. Pas les gens que j'accompagnais, mais des gens qui m'ont sollicité parce qu'ils ont vécu ça. Des anecdotes par rapport à ça. Des erreurs. Des erreurs, des erreurs, des erreurs. Souvent, l'erreur, c'est d'arriver avec pas grand-chose.
- Arnaud Manzanini
Tu veux dire de lancer...
- Loïc Lepoutre
Le nombre de gens qui m'ont appelé, qui ont fait un Ironman et qu'en fait, ils n'ont rien fait, c'est énorme. C'est-à-dire qu'ils sont lancés parce qu'ils s'étaient donné ces objectifs, ils n'ont pas réussi à s'organiser. Et le jour J, ils ont quand même pris le départ et ils n'ont pas fini. Il y en a plein. Mais même un marathon, il n'y a pas besoin d'aller dans l'extrême.
- Arnaud Manzanini
On parlait de la comparaison tout à l'heure sur les réseaux. C'est sûr qu'on voit beaucoup les réussites et on voit très peu les échecs. Mais il y a beaucoup d'abandons. C'est comme sur les trails, il y a beaucoup d'abandons. Il y a beaucoup de blessures, ça on ne le voit pas forcément.
- Loïc Lepoutre
L'autre erreur, c'est s'entraîner malade. ou blessé, mais malade, ça c'est quasiment à chaque fois.
- Arnaud Manzanini
C'est une énorme erreur, il y a un risque, je pense qu'il y a un manque d'éducation sur ça. En faisant des podcasts, j'ai rencontré des médecins, j'ai rencontré des personnes qui m'ont expliqué quel était le risque cardiovasculaire de s'entraîner avec de la fièvre, de s'entraîner malade, et je pense qu'on n'explique pas assez le risque. Moi j'ai fait cette erreur plein de fois, j'ai pris des risques avec recul. J'ai pris beaucoup de risques pour ma santé en allant m'entraîner malade, mais je culpabilisais de ne pas respecter le plan. Et il vaut mieux ne pas faire sa sortie d'entraînement ou rater 3-4 jours, parce que son corps a besoin de se soigner, et puis après derrière ça revient. Mais là cette erreur, moi je l'ai fait, mais plein de fois,
- Loïc Lepoutre
S'entraîner blessé ? Voilà, je serre les dents, ça va passer, mais ça passe pas. Là, généralement, tu prends même pas le départ. Et ça,
- Arnaud Manzanini
j'ai l'impression que c'est beaucoup plus chez les coureurs à pied que chez les cyclistes, non ?
- Loïc Lepoutre
Non.
- Arnaud Manzanini
Non, parce que la blessure, tu cours à pied, t'as le choc, mais des échos que j'entends et des podcasts que j'ai pu faire, j'ai l'impression qu'à pied, en course à pied, on s'entraîne plus facilement blessé qu'à vélo, en fait.
- Loïc Lepoutre
Oui, mais parce qu'il y a moins de blessures à vélo.
- Arnaud Manzanini
Il y a moins de blessures à vélo, effectivement, il y a moins de choc.
- Loïc Lepoutre
Mais c'est les mêmes comportements chez les deux. Et l'autre erreur, c'est de vouloir rattraper le temps perdu. On est lundi. La progressivité. Tu as dimanche. Lundi à dimanche, on va prendre juste une semaine. Lundi, tu as prévu une séance tous les jours. Lundi, mardi, mercredi, tu n'as eu que des soucis, tu n'as pas pu le faire. Ou tu peux le faire au-delà. Jeudi, tu fais ta séance de lundi, mardi, mercredi. et ça mais ça mais c'est des gens mais tout le monde fait ça enfin tu vois et donc du coup c'est toute une éducation à reprendre en fait on rattrape jamais ce qui est perdu on repart sur quelque chose de nouveau en prenant le contexte en reprenant le contexte à zéro parce qu'il a changé voilà tout simplement mais souvent c'est ça je cumule mais je me retrouvais avec des gens qui n'ont pas fait leur séance de 5 heures et pas 2 heures à pied et ils n'ont pas été nager ils font tout en même temps la même journée tu vois alors qu'ils ne s'entraînent pas assez voilà
- Arnaud Manzanini
Le cumul, ça c'est intéressant. Est-ce que tu as des cas, on va faire un épisode qui sortira dans les mois qui viennent sur le comparatif avec les professionnels, mais est-ce que tu as des personnes qui font ces erreurs-là de se comparer ? Que ce soit sur des watts, que ce soit sur des moyennes, que ce soit sur des plans d'entraînement, c'est-à-dire qu'est-ce que tu as déjà eu des personnes qui t'ont dit, tiens c'est bon, j'ai trouvé sur t'as GPT ou Internet, j'ai trouvé le plan d'entraînement de Pogacar, je me lance.
- Loïc Lepoutre
Alors, prendre des plans génériques, ça c'est très cool. courant en course à pied, mais ça c'est très problématique parce que dans le contexte dans lequel tu évolues, il est très différent de la façon dont le plan a été réalisé donc souvent ça, ça amène à la blessure quasiment systématiquement donc de toute façon, c'est très connu en course à pied, en vélo c'est un peu différent en vélo souvent c'est inadapté, et donc tu cumules de la fatigue, ou tu cumules trop d'intensité, et en tout cas tu fais Non, tu... Le suivre un plan générique que tu trouves sur les plateformes, ça entraîne souvent une désadaptation et pas une adaptation. Et souvent, en fait, c'est ça qui est... Ça, c'est vrai que c'est assez étonnant, parce que souvent, j'ai des gens que je récupère qui s'entraînaient. Mais tu vois, au bout de 3, 4 mois, ils disent « Ah, j'ai vachement progressé, mais moi, j'ai rien fait d'extraordinaire par rapport au temps qu'ils s'entraînaient. J'ai juste restructuré les choses pour que leur corps ait le temps d'assimiler ce qu'ils réalisent. » Et souvent, le plan générique, ça pose ce type de problème.
- Arnaud Manzanini
c'était quoi déjà la question ?
- Loïc Lepoutre
en fait on va juste c'était des anecdotes en fait mais toi qui fais de l'ultra puisque tu es finisseur de Racecross France notamment 2500 km tu sais très bien qu'il y a le plan A et puis généralement il ne se passe pas comme prévu donc il faut un plan B et un plan C donc quels sont les conseils si un cycliste avait trois questions à se poser Avant de se lancer dans un programme d'entraînement, ça serait quoi ? En tout cas, avant de se dire, je vais me fixer un objectif. Je vais faire l'étape du tour. Ou je vais faire Reste Cross Series France-Portugal. Ou il y a une course de quartier, un vir-vir qui passe.
- Arnaud Manzanini
En fait, il faut déjà définir le pourquoi. Je veux faire ça. C'est important.
- Loïc Lepoutre
Quel est mon vrai objectif ? Pourquoi ? Pourquoi j'y vais ?
- Arnaud Manzanini
Il faut que ça soit personnel. Si je fais ça pour aller faire avec les copains, sans réfléchir à ce que ça m'apporte à moi... Le fameux pourquoi. Le pourquoi. Deuxième point, c'est qu'est-ce que je fais actuellement et est-ce que c'est adapté à ce que je veux faire. Et ça...
- Loïc Lepoutre
C'est quoi ? C'est en gros combien d'heures ?
- Arnaud Manzanini
C'est ça qui amène souvent les gens à me contacter. C'est-à-dire que, par exemple, t'es chef d'entreprise, tu t'entraînes 4-5 heures par semaine, tu fais ta petite sortie vélo le week-end et plus la semaine, puis tu te dis, j'ai écouté Arnaud et ses podcasts sur Ultratalk, oui, tout sans sel, et j'ai entendu les mecs qui faisaient du long distance, ça me donne trop envie, j'ai envie de tenter de faire la race France-France. Mais en fait, là, la personne, si elle est bien câblée, Il y en a, ils doivent y aller tout seuls, mais ça, je ne les connais pas. Mais si elle est bien câblée, elle se dit, non, mais par contre, c'est énorme. Comment je vais faire ? Est-ce que je peux le faire ? Donc, déjà, là, il y a des gens, c'est comme ça qu'il s'est la porte pour me contacter. Est-ce que tu penses que je suis capable de ? Donc, souvent, dans le cas que j'ai expliqué, j'ai dit oui, mais pas tout de suite. Donc, on fait par étapes. Mais des fois, il y a des choses plus simples, juste faire l'étape du tour. C'est pareil, comme tu vois, ça dépend de l'étape du tour. L'étape du tour de cette année, elle n'est pas accessible à n'importe qui. Donc il y a plein de gens qui vont nous entendre et qui vont se dire, ah oui, je me suis inscrit à l'étape du tour, est-ce que je vais... Là, je vous dis, cette année, ce n'est pas la même chose. Alors l'année dernière, elle était difficile. Mais oui, tous les ans, j'entends ça. C'est un cran en-dessus.
- Loïc Lepoutre
Tous les ans, j'entends, ah ouais, elle est plus dure.
- Arnaud Manzanini
C'est un cran en-dessus parce qu'il y a plus de nivellés. Et surtout, tu évolues à altitude plus élevée. Et donc ça, ça va amener quelque chose. Et donc là, les barrières horaires, je vous dis, il va y avoir quelques sujets.
- Loïc Lepoutre
C'est vrai qu'il y a un nombre de personnes non entraînées correctement. qui sont au départ de l'étape du tour, c'est assez incroyable. C'est assez incroyable, alors ça génère 50% d'abandon. Comme le marathon de Paris,
- Arnaud Manzanini
tous ces événements-là. On ne voit pas ces gens-là. On ne les voit pas. Et là, tu vois, marathon de Paris, c'est 42 km, et tous les deux ans, c'est 42 km. L'étape du tour, si tu compares les deux, et que tu te dis marathon, étape du tour, sauf que chaque année, ça peut être différent le parcours. Et là, cette année, c'est un autre game, je vous le dis.
- Loïc Lepoutre
Et puis, j'aimerais qu'on aille sur la dimension émotionnelle. C'est-à-dire que dans tout est coaché, on parle de s'entraîner quand on a positionné un objectif dans la saison. Quand je parle du côté émotionnel, tout à l'heure, tu as un petit peu répondu en disant que tu as certains qui ne se sont pas vraiment entraînés. Et puis, la date approche. Et du coup, ils rajoutent des entraînements qui n'étaient pas prévus. Ils arrivent fatigués. Et est-ce que tu as là aussi des anecdotes ? des exemples à nous donner de personnes qui paniquent du style je ne me suis pas entraîné ou je suis fatigué, je n'y arriverai pas comment tu gères la partie émotionnelle avec tes clients sur ça ?
- Arnaud Manzanini
Alors déjà je n'ai pas la prétention d'y arriver à chaque fois, je te le dis souvent c'est très compliqué parce que je vais te donner des exemples et il y a des gens qui vont se reconnaître c'est que tout va bien mais à l'approche de la compétition, émotionnellement ce que tu ressens t'amène dans une espèce d'anxiété et panique Merci. Et là, tout part en sucette. C'est-à-dire que le jour J, il n'y a rien qui va. Souvent, c'est des troubles gastriques, c'est une douleur qui se déclenche la veille ou pendant, ou c'est faire des erreurs que tu n'as pas faites à l'entraînement parce qu'émotionnellement, tu n'as rien maîtrisé. Et ça, c'est très typique de certaines personnalités. Donc déjà, il faut bien connaître la personne et donc identifier ce type de comportement. potentiel et donc le prévenir. Mais des fois, ça n'y arrive pas. En fait, tu vois, c'est ça. Des fois, ça dépasse mes compétences. Tu vois ce que je veux dire ? Clairement. Et ça m'est déjà arrivé. Souvent, en fait, tu retrouves ce cas dans les gens qui sont très rigoureux et qui suivent beaucoup les chiffres, tu vois, et qui n'arrivent pas à prendre de recul sur les choses. J'ai fait une épreuve de préparation. De préparation, d'accord. Je n'étais pas à la hauteur espérée. Mais qu'est-ce que tu espérais, tu vois. Et en fait, souvent, l'objectif, il n'est pas... Je vais prendre un exemple. Tu veux faire tant de watts sur deux heures. Tu en fais 280 au lieu de 300. J'ai raté ma course. Tu vois ce que je veux dire ? Sauf que tu es en préparation et que... tu as eu des séances d'entraînement où tu l'as fait, mais ce type de procédé, ça te fait rentrer dans un processus qui peut t'amener le jour J à échouer. Et ça, je t'avoue, des fois, je suis démuni face à ça.
- Loïc Lepoutre
Est-ce que tu penses justement de ce que tu me dis ? Moi, je pense à prépa mental. C'est bien sûr. Alors, on commence à le voir en ultra distance. Tu parlais tout à l'heure de la Race Cross France. Alors, pour ceux qui ne connaissent pas, Race Cross France, c'est une course... d'ultra-distance, et il se trouve que je l'organise parce que je l'ai créé il y a maintenant 9 ans, et qui consiste à traverser le territoire français, qui change tous les ans d'un point A vers un point B, c'est de l'itinérance, et il y a plusieurs distances possibles, de 200, 300, 500, 1000 à 2500 km. Et Loïc a terminé la 2500 km, donc il sait très bien de quoi il parle. Et effectivement, il y a des personnes qui sont dans ce processus, et qui aujourd'hui, maintenant, On commence à le voir, mais grâce à l'arrivée des trailers dans l'ultra distance, on est coach pour le vélo, mais on aussi à côté un coach mental parce qu'il y a toutes ces questions qui arrivent. Je me suis mal entraîné, je ne suis pas capable, je ne suis pas au niveau de ce que j'espérais. Mais qu'est ce que tu espérais ? Et là, on touche la partie mentale. Donc, est-ce que toi, tu travailles en parallèle avec un coach où tu orientes tes clients en disant, OK, c'est bon, tu as besoin d'avoir une prépa mentale, j'ai des contacts. est-ce que ça t'arrive d'orienter vers les personnes ?
- Arnaud Manzanini
Oui, régulièrement.
- Loïc Lepoutre
Et tu penses que c'est... Quand tu prends une prépa physique, est-ce que c'est presque indissociable ou ça dépend des cas ?
- Arnaud Manzanini
Non, mais parce qu'en fait, c'est une... Si tu veux, moi, j'ai des formations, donc j'ai fait une formation. Sauf que, des fois, ça sort de mes compétences, tu vois. Oui,
- Loïc Lepoutre
parce que la prépa mentale n'est pas être psychologue. Il y a des gens qui ont un problème psy, et là, il faut aller voir un psychologue qui, lui, va revenir en arrière. moi j'ai fait une certification de coach mental c'était en 2000 il y a très longtemps et je ne l'ai jamais utilisé cette compétence là mais j'ai eu cette certification le psy va retourner en arrière pour essayer de résoudre des problèmes la
- Arnaud Manzanini
prépa mentale c'est pas du tout ça à aucun moment un coach mental va te poser des questions sur ton passé et donc en fait si à un moment donné ta formation que t'as faite les formations que j'ai fait ça t'amène à avoir des outils Oui. Quand tu vois que tes outils ne sont pas suffisants, c'est là où il faut avoir conscience que la personne, tu dois l'orienter vers quelqu'un qui a les outils pour. Et donc souvent, comme tu dis, il faut revenir en arrière. Moi, j'envoie beaucoup à des psychologues aussi, plus qu'à des préparateurs mentaux. Mais ça m'arrive aussi d'envoyer des préparateurs mentaux. Il faut aussi que la personne soit à même d'accepter ce type de suivi. Il y a aussi ce paramètre-là. Ça ne se fait pas du jour au lendemain.
- Loïc Lepoutre
Non, c'est un vrai chemin, un vrai parcours. Et quel conseil, on arrive sur la fin de l'épisode, mais quel conseil ou quel avis tu pourrais avoir, Loïc, sur le sujet ? de cet épisode, c'est s'entraîner quand les objectifs deviennent réels. Il ne faut pas non plus, parce que là, on a l'impression à travers nos échanges qu'un objectif génère de la contrainte. Est-ce que selon toi, c'est bien, en tant que sportif, en tant que cycliste, toutes les personnes qui nous écoutent sur le podcast Tous en Seine, mais est-ce que c'est bien d'avoir un objectif, parce que ça permet certaines choses, ou est-ce qu'on n'a pas forcément besoin d'objectifs pour avoir un plan d'entraînement, pour suivre un programme à vélo ?
- Arnaud Manzanini
Ça me fait penser à mon ami Antoine, qui est préparateur mental justement, et qui déteste le mot objectif justement pour ça.
- Loïc Lepoutre
Parce que ça génère du stress ?
- Arnaud Manzanini
Parce que c'est une injonction. Ah, tu vois, et il a raison. C'est à partir du moment où tu te donnes un objectif, tu rentres dans un procédé où tu vas devoir suivre des injonctions. Et donc je dois… Tu dois, il faut. Et il a raison. Et ça, ça pose problème.
- Loïc Lepoutre
Comment éviter ça ? C'est le pourquoi. Pourquoi je fais ça ?
- Arnaud Manzanini
Aujourd'hui, on me dit, tu prépares quoi ? Tu vois, cette année. Comme tous les ans, j'ai envie de faire la course que je préfère. Mais si tu veux, ce n'est pas un objectif. Je vais la faire. Et je vais organiser mon entraînement pour pouvoir la réaliser. Mais je ne vais pas la réaliser dans l'optique de. Donc du coup, si je rate une séance, ce n'est pas grave. Mais je sais comment je dois faire pour évoluer dans cette course qui traverse la France. Et qui dure six jours. Pour le faire en bonne santé et avec plaisir. et en plus souvent souvent les gens qui qui Tu vois, que ce soit à l'étape du Tour, le Marathon de Paris, toutes ces courses-là, il n'y en a que 10% qui veulent faire une perf. La plupart, ils veulent juste finir. Oui, mais ils veulent juste finir. Je veux juste finir. Oui, mais ce n'est pas un objectif de juste finir. Ça dépend comment tu le vois, ça. Non, mais ça, c'est toi qui dis que finir, c'est un objectif. Je veux juste vivre l'événement. Ce n'est pas un objectif. Je veux vivre l'événement. Et donc vivre l'événement, ça fait partie de notre vie. C'est deux choses différentes. Mais c'est pas un objectif.
- Loïc Lepoutre
Être finisheur, pour moi, c'est un objectif parce que tu sais que tu as un temps imparti et que là, ce n'est pas la notion de plaisir qui vient en premier. Par contre, oui, juste être, vivre l'événement, ça veut dire que tu sauras t'adapter. Il se passera ce qui se passera, tu trouveras des solutions.
- Arnaud Manzanini
que tu arrives au bout de 6 jours ou que tu arrives au bout de 9 jours et 23 heures parce que c'est 10 jours maximum ouais et bien tu vois moi je m'étais sur les premières courses je m'étais donné l'objectif de tu vois j'ai bien vu,
- Loïc Lepoutre
j'ai vu évoluer l'année finisher et ton premier finisher il n'y a rien à voir dans la manière mais du coup je m'en suis rendu compte cette année sauf que t'oublies un truc c'est que t'as 10 jours pour finir donc en fait en
- Arnaud Manzanini
2022 il me reste 180 kilomètres j'abandonne Merci. Et ça faisait 5 jours ou 6 jours. J'avais encore 4 jours pour finir.
- Loïc Lepoutre
Je sais.
- Arnaud Manzanini
Mais en fait, si je ne m'étais pas donné d'objectif, j'aurais eu le recul nécessaire pour dire c'est bon, je me repose, je repars dans 2 jours.
- Loïc Lepoutre
J'ai une anecdote excellente sur ça. Excellente. On était au Touquet. J'étais au Touquet, à l'arrivée du Touquet. Qui était la 3ème ou 4ème édition de Race Across France. Et je vois arriver un couple... Un couple de personnes, je ne sais pas, 70 ans tous les deux, tu vois, ils viennent me voir et ils me tendent un GPS, un boîtier GPS, en me disant, ben notre fils arrête, il a arrêté, il a abandonné, donc on vous rend le GPS. Je dis, ben désolé, mais il est où là ? Qui est-il ? Et où est-ce qu'il est ? Et là, il me donne son nom, prénom, et dans ma tête, tout de suite, je dis, mais il était troisième ce matin, troisième de la course, troisième. Oui, oui, mais là, il est tellement fatigué qu'il s'est arrêté dormir dans un champ. Et là, il est trop fatigué, il ne repart pas. Je leur dis, mais il a quatre jours encore. Il a encore quatre jours pour finir. Il lui reste 75 bornes. Tu vois, quand je leur dis, mais il est où ? Il est où ? Il n'est pas très loin, 75 bornes. C'est pour ça qu'on est passé récupérer son GPS et qu'on vous l'apporte. Et j'ai refusé le GPS. Je leur ai dit, vous savez quoi ? Il reste quatre jours, il a 75 km à faire. Pour quatre jours, je ne prends pas le GPS, en fait. Donc vous allez lui ramener, puis on verra ce qu'il se passe. Et le soir même,
- Arnaud Manzanini
il est arrivé.
- Loïc Lepoutre
Il est arrivé à 21h, il était là le gars. Bien sûr. Alors je ne me souviens plus de son prénom et de son nom, il faudrait que je retrouve. Mais c'est exactement ce que tu dis. Il s'était probablement fixé l'objectif de gagner. Ou de faire un podium,
- Arnaud Manzanini
et ne pouvant pas, il a dit ouais c'est mort.
- Loïc Lepoutre
Voilà, mais là j'en ai un autre aussi, très récent, l'année passée. Un ancien vainqueur, peut-être qu'il se reconnaîtra s'il écoute. Un ancien vainqueur de Race Across France. Qui était venu pour se challenger aux jeunes. Parce qu'il a gagné... des éditions passées, je ne dirais pas lesquelles, sinon ça serait simple. Et en fait, il est arrivé à la deuxième base de vie cette année, où il était troisième ou quatrième, donc très bien classé, mais déjà loin de la tête et surtout épuisé par rapport à la tête de course. C'est-à-dire qu'il avait déjà tout donné, tu vois, et il a pris la décision d'abandonner. Et je lui dis, mais n'abandonne pas ! même si tu finis dixième, on s'en moque, l'essentiel c'est que tu finisses, tu vois, pense aux gens qui te suivent, pense aux gens que tu inspires, pense aux gens qui te suivent via les GPS, ça va être une décision. Et il m'a dit, non, non, j'étais venu pour gagner, je ne peux pas gagner, j'arrête. Et tu vois, la notion d'objectif, là, elle est différente. Mais en tout cas, entre toi, la manière d'où tu as fait ton premier finisher et ton dernier finisher, l'année passée, L'évolution du mindset entre les deux, il n'y a rien à voir.
- Arnaud Manzanini
Mais non, parce que...
- Loïc Lepoutre
Là, cette année, enfin l'année passée, tu étais en mode balèque. C'est-à-dire, quoi qu'il se passe, c'est pas grave. Oui,
- Arnaud Manzanini
je suis parti, je vais tout faire. Je pars, je m'amuse, je pars. Si ça tient, ça tient, ça ne tient pas, je finirai comme je peux. Et puis, je découvrirai les nouvelles. C'était extraordinaire. J'ai toujours fait au devant de la course. C'est la première fois que je me laissais glisser tous les jours. Tous les jours, je découvrais des nouvelles personnes. Mais c'est incroyable. On ne se rend pas compte. On ne parle souvent que des premiers. Mais les derniers, c'est monstrueux. Il y en a. C'est des héros pour moi. Je te le dis.
- Loïc Lepoutre
En tout cas, nous, on le voit. On est sur la ligne.
- Arnaud Manzanini
Les derniers, c'est incroyable.
- Loïc Lepoutre
On est sur la ligne du premier au dernier, voire même certains qui arrivent après les délais. Car il y en a 10 parfois pour certains. Donc, on est là pour les accueillir. Et en fait, on se rend compte que plus, effectivement, tu es sur l'arrière du peloton, Plus les histoires sont dingues. Moi, je me souviendrai toujours à Mandeleu, dans 2022. Je me souviendrai toujours de ces deux coureurs. Alors, ce n'était pas un duo, mais au fur et à mesure de l'aventure, c'est devenu deux coureurs qui ont roulé ensemble. Et c'était la première année où on inversait le sens. C'est-à-dire qu'on faisait nord-sud et non pas sud-nord. Donc, dans l'ouverture et la fermeture des bases de vie, on était un peu à tâtons, tu vois. Et il se trouve que ces deux coureurs-là ont terminé dans les délais à Mandeleu. avec 4 heures d'avance, donc ils sont arrivés à 22h et le délai devait être 2h du matin, sans avoir... eu la chance de voir une base de vie ouverte. C'est-à-dire qu'ils ont fait les cinq bases de vie fermées, donc pas de bagues. Donc les mecs sont arrivés dix jours après.
- Arnaud Manzanini
Avec les mêmes vêtements.
- Loïc Lepoutre
Avec les mêmes vêtements dans lesquels ils étaient partis. Alors, j'oserais pas dire que je les ai sentis avant de les voir. Ah ouais. Mais ils m'ont raconté des histoires. Ils sont tombés ensemble avec le vent. Enfin, il y avait des histoires. incroyable. Et en fait, il faudrait presque nous, qu'on ait un micro ouvert et tout de suite qu'on enregistre ça. Alors, on se le dit à chaque fois, mais par manque d'effectifs, on ne peut pas. Puis, plus l'événement avance, plus il y a de monde sur la route, plus nous, on est fatigués. Et puis, moi, il y a des personnes qui sont en capacité de tenir les nuits. Mais il y a des histoires incroyables, incroyables, heureusement. Qu'est-ce qu'on peut donner, Loïc, sur cette fin d'épisode ? Les derniers conseils qu'on pourrait donner aux personnes qui s'entraînent, ont pris la décision de... s'entraîner parce qu'ils ont un objectif ou alors ils ont positionné un objectif dans l'année et on va devoir planifier un entraînement là-dedans.
- Arnaud Manzanini
Alors c'est le pourquoi savoir si notre but est atteignable dans le temps prédéterminé. Est-ce qu'il ne faut pas plus de temps ? Et en découler une progressivité pour arriver à ce départ qui nous est important. C'est les trois points les plus importants. Et le quatrième, se faire accompagner, c'est toujours mieux. Mais bon, ça,
- Loïc Lepoutre
il y a un rappel. C'est sûr que ça permet, comme tu l'as dit, de prendre du recul et de se laisser guider dans un programme tout en tenant compte de sa forme physique, de son agenda. et de la performance de là où on veut aller. Super. Un grand merci, Loïc.
- Arnaud Manzanini
Merci. À bientôt.
- Loïc Lepoutre
Merci d'avoir écouté cet épisode. L'entraînement devient difficile le jour où il devient réel. Pas parce que les kilomètres augmentent, mais parce que l'engagement devient visible. Et à ce moment-là, une règle simple devrait toujours guider les choix. Un plan parfait qui ne rentre pas dans ta vie est un mauvais plan. Quand on regarde les plans d'entraînement, tout paraît très logique. Des blocs, des intensités, des volumes, mais dans la vraie vie, rien n'est aussi simple. Il y a la fatigue du travail, des imprévus, les semaines imparfaites et pourtant c'est exactement là que se construit l'endurance. Pas dans la semaine idéale mais dans la capacité à revenir sur le vélo encore et encore. Alors si vous vous préparez vous aussi, souvenez-vous de quelque chose de simple. Le meilleur plan d'entraînement n'est pas le plus impressionnant, c'est celui que vous pouvez suivre sans abîmer le reste de votre vie. Parce qu'au final un plan parfait qui ne rentre pas dans ta vie n'est pas le bon plan. A très bientôt pour un nouvel épisode du podcast Tous en selle.