- Speaker #0
Et si votre passion du vélo prenait une nouvelle dimension ? Rejoindre la Fédération Française de Cyclotourisme FF Vélo, c'est bien plus que rouler à vélo. C'est partager des sorties conviviales, c'est progresser grâce aux conseils des plus expérimentés, c'est transmettre aux plus jeunes qui souhaitent se développer. Mais c'est aussi et surtout profiter de milliers d'événements. Adhérer à la Fédération Française de Cyclotourisme FF Vélo, c'est aussi bénéficier de nombreux avantages de formation dans un cadre qui donne encore plus de sens à chaque coup de pédale. Êtes-vous prêt à trouver un club ? Pour cela, je vous invite à aller sur le site ffvélo.fr et rejoindre la grande communauté des cyclotouristes. FF Vélo, le vélo ensemble. Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans un nouvel épisode du podcast Tous en Seine, le podcast où l'on parle vélo, entraînement et tout ce qui fait vraiment progresser quand on pédale. Aujourd'hui, on va s'attaquer à un sujet qui concerne presque tous les cyclistes, l'entraînement. Parce qu'on a tous déjà fait la même chose, on regarde les pros à la télé, on se compare, on voit les stages en altitude, les sorties de 6 heures, les données sur la puissance, et on se dit que pour progresser, il faudrait sûrement faire pareil. Mais est-ce que copier les pros est vraiment la bonne solution ? Avec Loïc, on va essayer de décortiquer tout ça. Ce qu'on voit à la télévision, ce que font réellement les coureurs, et surtout, ce que nous, amateurs, on peut réellement appliquer. On va parler de volume, d'entraînement, de FTP, de zone 2, d'ultra distance, et on va aussi... essayer de comparer les méthodes d'hier et celles d'aujourd'hui. Et puis forcément, on finira par une question qui fait toujours débat dans le cyclisme, qui est vraiment votre GOAT ? Allez, installez-vous confortablement, on se met en selle et bienvenue dans un nouvel épisode du podcast Tous en selle. Et bien sur cet épisode consacré aux professionnels, je suis comparatif que l'on peut faire avec les pros, en plein de gyro justement, je suis accompagné de Loïc. Salut Loïc.
- Speaker #1
Bonjour, bonjour à tous.
- Speaker #0
Alors est-ce que tu as déjà comparé tes datas à celles de Pogacar ?
- Speaker #1
lesquels parce que ça dépend la zone 2 à 330 380 j'ai entendu 330 sur un podcast avec un podcasteur américain il avait annoncé qu'il avait entre 330 et 340 de watts en zone 2 donc c'est à dire qu'il peut tenir ça à peu près sur 5-6 5-6 heures ce qui fait pour quelqu'un qui fait 65 kilos des vitesses assez folles. Et si je compare à ça, c'est vrai que moi, à mon poids, il faudrait que je fasse 430, 440. Ce n'est pas ce que j'arrive à faire déjà sur 5 minutes. Et si tu compares à ce qu'il a fait au Stradé Bianchi dernièrement, 380 watts sur les deux dernières heures, on est dans un autre game.
- Speaker #0
Est-ce qu'on se rend compte, est-ce que les... Comment on pourrait expliquer aux personnes qui n'ont pas de notion de data, parce que je me rends compte qu'en fait, et c'est d'ailleurs la grande partie de la communauté toussencelle, c'est que comment est-ce qu'on pourrait, quel comparatif on pourrait faire pour expliquer la performance de tenir 2 heures à 380 watts ?
- Speaker #1
À 65 kilos, à étalon 70 kilos. Voilà,
- Speaker #0
à 70 kilos, quand je pense à ma sortie que j'ai faite hier et que je n'ai pas été capable de les tenir 8 minutes.
- Speaker #1
Mais pas 8 minutes, la plupart, c'est même pas une minute. En fait, tu vois,
- Speaker #0
deux minutes,
- Speaker #1
tu vois. Mais c'est pas comparable, en fait. Faut pas comparer. C'est comme quelqu'un, comme un sprinter qui fait 1800 watts.
- Speaker #0
Cet épisode est terminé. Ne le comparez pas.
- Speaker #1
Non, mais tu vois, sur ces domaines-là, avec ces personnes-là, c'est compliqué à comparer.
- Speaker #0
C'est vraiment un extraterrestre par rapport à un Van Der Poel, par rapport à un Vingegaard. Il est vraiment hors norme, en plus des titres, des maillots. Physiologiquement, il est hors norme. Ce coureur ?
- Speaker #1
Je sais pas pourquoi tu me poses cet avis là moi. Parce que moi déjà, un, j'y crois pas. Pour moi il est pas... C'est pas sain, c'est ça que tu veux dire ?
- Speaker #0
C'est pas naturel ?
- Speaker #1
Allez, vas-y Loïc ! Non mais... En fait, on attaque direct.
- Speaker #0
C'est un épisode consacré aux comparatifs, c'est-à-dire des amateurs qui se comparent aux professionnels. Quand tu penses... professionnels, tu penses au champion du monde ?
- Speaker #1
Alors moi je vais te donner mon avis et c'est assez très pragmatique je ne veux pas rentrer dans les chiffres il y en a plein d'autres qui le font, je vous invite à aller voir Festina Boy Antoine Vaillé ou sur Youtube Quentin Leplat qui calcule tout très bien Portolo aussi, ils calculent, ils ont des modèles mathématiques qui...
- Speaker #0
C'est-à-dire que quand on annonce sur un Giro...
- Speaker #1
Ils sont capables de savoir exactement les efforts...
- Speaker #0
Les watts produits, la puissance,
- Speaker #1
la durée de la montée... Ils sont très forts pour ça. Moi, je vais être plus pragmatique. C'est très simple. C'est des gens qui font du vélo depuis très longtemps. Tous.
- Speaker #0
Donc en fait,
- Speaker #1
il faut savoir qu'à partir de 18... 19, 20 ans, aujourd'hui, avec le volume qu'ils font, il n'y a pratiquement plus de progression sur ce qu'on appelle le voeu de max, sur leur capacité. Ils vont progresser peut-être sur la puissance brute, puisqu'ils vont prendre du poids. Ils vont progresser peut-être sur le temps de soutien sur certaines zones. Mais en gros, la marge, elle est très minime. Donc en fait, c'est très simple. Tu regardes ce qu'ils ont fait chez les jeunes et tu regardes maintenant. Tu regardes ce coureur, ce qu'il faisait chez les jeunes et avec qui il était, donc tu vois à peu près le niveau qu'il avait par rapport aux autres, et tu regardes maintenant, tu fais ça avec tous. Et il y en a, Paul sait que ça, depuis qu'il est petit, il défonce tout. Et encore lui, il a une particularité, c'est qu'il a gardé un corps d'enfant très longtemps par rapport aux autres. Quand il était junior... Il faisait 50 et quelques kilos, alors que les autres en faisaient déjà 65. Donc il avait une puissance brute qui était moins bonne. Donc lui, c'est un peu à relativiser. Pogacar, c'était pas le cas. Il a toujours été ce qu'il était. Tu prends Remco, il avait rien à dire, il était là. Tu les prends tous, ceux qui... La plupart, quand ils étaient jeunes, ils étaient forts. Il y en a, ils sont arrivés de nulle part. On sait pas d'où. Et puis ils ont gagné 10, 15, 20% de leur capacité du jour au lendemain.
- Speaker #0
C'est vraiment ça,
- Speaker #1
Loïc. C'est l'entraînement, c'est ce que tout le monde dit. Mais moi, j'y crois pas. Donc, désolé. C'est mon avis. On pourra faire un épisode sur ça.
- Speaker #0
Et à l'opposé. Il y a ceux qu'on voit et d'un seul coup qu'on ne voit plus. Et là, ça peut interroger. Et après, il y a des effets d'équipe. Où il y a des équipes qui dominent. sur un début, une fin de saison ou un tour où tu les vois, limite ils freinent pour pas gagner l'étape parce que sinon les gagnerait toutes et l'année suivante tu les vois plus du tout,
- Speaker #1
ils ont tous disparu et c'est une autre équipe qui en masse prend le relais je suis passionné de vélo depuis toujours et je suis même les jeunes tu vois quand tu vois Wout ou Mathieu, ils sont là depuis qu'ils sont en KD ils dominent le monde depuis KD, Remco en KD en junior deuxième année lui il a commencé en junior en cas de deuxième année il a commencé tard il faisait du foot il a fait le championnat d'Europe il gagne avec 16 minutes d'avance 16 minutes d'avance et les coureurs qui sont à l'époque avec lui ils sont aujourd'hui aussi là et les écarts il y a des trucs que je ne comprends pas on pourra faire un épisode mais j'aimerais qu'on fasse un épisode consacré à ça parce que là on...
- Speaker #0
Il y a quand même une... Si vous lisez entre les lignes, si vous écoutez entre les lignes, il y a quand même un sujet de pages qui tourne, de pages physiques, de pages mécaniques.
- Speaker #1
En tout cas, des choses qui ne sont pas naturelles, qui sont en plus et qui n'expliquent pas la progression. Sans parler de tous ces mots-là, il y a un truc qui se passe qui n'explique pas la progression.
- Speaker #0
Moi, j'aimerais faire un épisode, vraiment, mais avec, comme tu l'as dit, quelqu'un de très, très, très pointu, qui aurait des exemples très, très, très précis. à nous donner et on va travailler sur ça. Mais en tout cas, on est en plein giro actuellement. Alors c'est vrai qu'on peut regarder le giro et se dire, moi j'ai envie de progresser, je vais prendre le plan d'entraînement, je vais copier le matériel. Et il y a ce qu'on voit à la télé, mais ce qu'on ne voit pas en dehors. Et comme tu l'as dit, ces coureurs-là s'entraînent, je ne sais pas, un pro s'entraîne combien ? 30, 35 heures, 25 heures par semaine ? Oui,
- Speaker #1
30, 35 heures par semaine.
- Speaker #0
Alors 30, 35 heures par semaine. Quel amateur, je ne sais pas, ou passionné, mais qu'en tout cas... qui a un job à côté, enfin qui a un job, peut se permettre de faire 30 à 35 heures.
- Speaker #1
Est-ce que c'est équilibré ? J'ai lu un article dans l'équipe qu'il y avait une personne qui faisait ça, celui qui fait le plus de kilomètres en Europe ou dans le monde là. Mais il travaille pas.
- Speaker #0
Bah voilà, est-ce que ça va une vie équilibrée ?
- Speaker #1
Mais il fait 200, 300 kilomètres par jour, un truc comme ça. Tu l'as pas vu cet article ?
- Speaker #0
Je l'ai pas vu, non. Non, non, je l'ai pas vu. Mais pourquoi pas ? Alors, ce sont ces professionnels.
- Speaker #1
Mais on va dire, monsieur tout le monde, il fait entre 6... 12 heures. 12 heures, déjà, c'est des gens qui font beaucoup.
- Speaker #0
Tu as une bonne forme physique.
- Speaker #1
Ceux qui font 16, 18, 19, 20, c'est 1%. Et au-dessus de 20, ils ne travaillent pas.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Ou peu. Ou s'ils travaillent, ils ont un niveau de responsabilité qui leur permet de faire pas mal, de déléguer beaucoup et d'organiser leur emploi du temps comme ils veulent, avec une famille. intéressant, ça c'est ton expérience mais sur 6-12 heures c'est la grande majorité c'est la grande majorité effectivement,
- Speaker #0
donc ces professionnels s'entraînent 30 à 35 heures, vont faire des stages en altitude, alors moi je les fais ça des stages mais j'étais étudiant et j'allais sur mes vacances tu vois donc j'étais pas dans la vie professionnelle est-ce que quand on est dans la vie professionnelle on peut le faire des stages en altitude très programmés Je pense que ça ne concerne qu'un pour cent, comme tu le dis, des personnes. Ils ont des entraînements qui sont programmés et ils ont aussi une énorme expérience du roulage sur le vélo. Ils ont des physios, ils ont des kinés, ils sont massés hors compétition également parce qu'ils ont un kiné qui bosse près de chez eux. Il y a des mécaniciens. Il y a des analystes autour des datas, donc est-ce qu'on peut vraiment aujourd'hui se comparer à un professionnel ? Probablement pas, mais si on devait se comparer avec un professionnel, ça serait sur quoi ? Le matériel peut-être ? Tu vois, sur quoi on pourrait se comparer à un professionnel ?
- Speaker #1
Tu sais, on a fait un podcast sur la zone 2. Sur la zone 2, on a sorti un réel où j'explique... que les pros font 90 à 95% de basse intensité, donc zone 1, zone 2, et 10 à 5% d'intensité. Donc juste cette partie-là, ça a été balancé sur les os, mais là, le nombre de messages que j'ai eu, c'est pas vrai, c'est n'importe quoi, si on fait que de la basse intensité, ça va pas. Donc c'est parce qu'on se compare. Donc moi, je vais parler des professionnels qui ont un volume d'entraînement entre 30 et 35 heures. Évidemment, et on le dit très bien dans l'épisode, Si. Si ça 10 heures à y consacrer, tu ne vas pas consacrer 90% de basse intensité parce que proportionnellement ça ne va pas te permettre de progresser. Alors on est tous d'accord sur ça, mais la comparaison en fait elle ne se fait pas sur la durée, les données brutes. Je prends un peu de recul et c'est sur la proportionnalité. Donc sur la proportionnalité, il faut une majorité. de basse intensité, une minorité de haute intensité, et on essaye d'équilibrer ça. Quand tu as 30 à 35 heures, évidemment, si tu faisais 20% de haute intensité sur 30-35 heures, ce serait beaucoup trop, en fait. On va faire 6 heures de PMA par semaine. Donc en fait, c'est juste cohérent. C'est juste pour expliquer les proportions. Ça, c'est ce type de comparaison. qu'il faut pas faire.
- Speaker #0
Mais c'est vrai que je trouve que l'amateur passionné, même qu'il a du temps, parfois s'entraîne mal, c'est-à-dire que... Il a peut-être la possibilité de s'entraîner 15 heures par semaine, mais parfois, et surtout aujourd'hui maintenant avec les outils digitaux qu'on peut avoir, les vélos connectés en intérieur. D'ailleurs, j'ai eu la chance de tester un vélo Zwift lors de mon passage à Montréal il y a quelques mois chez les Cycles Régis. Je les citerai, je les salue s'ils écoutent, parce que d'ailleurs, j'en profite pour passer un petit bonjour à tous les auditrices et auditeurs québécois. canadiens qui nous écoutent et j'ai été agréablement surpris.
- Speaker #1
Il y en a beaucoup. Je reçois beaucoup de messages sur Instagram.
- Speaker #0
Lors de mon passage au salon du vélo à Montréal en février dernier, de constater qu'il y avait énormément d'auditrices et d'auditeurs. On vous passe le bonjour, on pense à vous. Vous êtes sortis du froid là.
- Speaker #1
Comment on dit bonjour en québécois ?
- Speaker #0
Salut.
- Speaker #1
Ils n'ont pas une expression.
- Speaker #0
Allô.
- Speaker #1
Allô.
- Speaker #0
Mais en tout cas, ils ont eu un hiver très rude. Et donc, j'ai eu l'occasion, il faisait moins 15 quand je suis passé. Donc, autant dire, même si j'ai une maîtrise du froid, c'était un peu compliqué. Et j'ai testé le vélo-souivre. Donc, aujourd'hui, on est capable d'avoir des moyens de s'entraîner en intérieur et de faire 15 heures en semaine beaucoup plus facilement qu'il y a quelques années.
- Speaker #1
Ça, j'ai une anecdote. Alors, attends,
- Speaker #0
je termine et tu la dis après. Mais je suis convaincu qu'avec 8 heures un... très précis, très ciblé, on progresse plus que 15 heures sur un pendant d'entraînement. Tu vois ce que je veux dire ?
- Speaker #1
Oui, mais on progresse plus que... Non, pas forcément.
- Speaker #0
Je pense que si tu as 8 heures qui sont efficaces...
- Speaker #1
que si tu faisais
- Speaker #0
15h sans savoir pourquoi tu fais 15h tu vois ce que je veux dire c'est l'amateur, il y a ce mythe du j'ai fait tant de kilomètres par moi je me souviens quand j'étais à haut niveau on disait tiens t'as fait tant de kilomètres il n'y avait pas d'heure ou de FTP ou de Watt c'était t'as fait combien de kilomètres cette semaine et en fonction des kilomètres que tu donnais sans savoir quelle était la qualité de ces kilomètres là on te disait toi tu vas marcher ou ah tu devrais plus rouler j'ai entendu un podcast sur un de nos amis communs
- Speaker #1
qui ont été interrogés et qui parlaient comme ça, faire 9 000, 12 000, 15 000, 20 000. En fait, ce n'est pas ça qui te donne... Aussi peu entraîné. C'est la proportion. On va prendre un exemple. Celui qui a gagné le reste de Cross France cette année.
- Speaker #0
Jonas.
- Speaker #1
Combien il a de kilomètres ?
- Speaker #0
Pas beaucoup, je pense.
- Speaker #1
Ben non. Il a pris le départ avec moins de 6 000.
- Speaker #0
Ouais, donc...
- Speaker #1
Alors qu'il y en a plein qui devaient être à 15 ou 16.
- Speaker #0
15, c'est vraiment beaucoup.
- Speaker #1
Ouais, mais j'en connais.
- Speaker #0
Moi, j'ai pris les US à 12 000. Moi, je vins. Enfin, à peu près la même période. Et je peux te dire que t'as pas de vie sociale. Là, c'est... Quand tu bosses, quand tu bosses, là, c'est compliqué.
- Speaker #1
Voilà, tout ça pour dire que c'est une question de proportion. C'est pas une question de quantité. C'est comment j'organise mon volume et la proportion que je mets de haute intensité, de basse intensité. Et cette proportion, elle est individuelle. Et temporelle, en fonction du contexte.
- Speaker #0
Donc c'est vrai qu'il y a quelques temps, les amateurs... On compare toujours les kilomètres, tu fais combien de kilomètres à l'année, on pose souvent la question. C'est un peu comme quand deux cyclistes se rencontrent avec les vélos, qu'est-ce qu'ils font ? Ils prennent le vélo de l'autre, ils le pèsent, tu vois. Ah ouais, il est léger, tu vois. Ouah, il est lourd. C'est un peu comme ça. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, t'es à combien de kilomètres ou tu fais combien de kilomètres à l'année ? Comme si ça te donnait un indicateur. Moi, je connais des gens qui font 30 000 kilomètres à l'année, mais qui n'avancent pas dans une bosse. Parce qu'ils ont un plan d'entraînement ou ils n'en ont pas. qui est mal structurée. Et aujourd'hui, j'ai l'impression que, si on se compare aux professionnels, c'est la FTP. C'est-à-dire qu'on dit tout de suite...
- Speaker #1
Ah, j'en peux plus de ce mot. Bah ouais, mais aujourd'hui... Tu m'énerves avec ce mot, tu m'énerves. La FTP. Et ça,
- Speaker #0
c'est arrivé depuis le Covid, où les gens ont découvert la puissance... Je vais sortir d'ici. Parce qu'ils ont fait du vélo d'intérieur...
- Speaker #1
Je ne le prononce plus.
- Speaker #0
Ils sont sortis du Covid beaucoup plus en forme que quand ils étaient rentrés, parce que pendant deux mois, ils ont roulé en intérieur tous les jours, quasiment. Et ils ont découvert la relation au Watt. et la FTP.
- Speaker #1
Sans savoir à quoi ça correspond.
- Speaker #0
Exactement. On parlait de la FTP et de Pogacar tout à l'heure. Les gens ne savent même pas combien ils pèsent. La FTP a un lien avec le poids. Mais je trouve que la FTP aujourd'hui...
- Speaker #1
Elle a un lien avec un type d'effort qui est particulier et qui correspond à un type de coureur. Si tu demandes à un sprinter, tu compares à un sprinter... Le vélo, c'est un sport de stratégie. En gros, si on fait une course de vélo, c'est celui qui s'économise le plus, qui se donne le plus de chances de réussir à battre les autres.
- Speaker #0
C'est celui qui gère le mieux son réservoir d'énergie, je le vois comme ça.
- Speaker #1
Donc avoir une grosse FTP, ce n'est pas une garantie de ce type de stratégie, de respecter un sprinter. Lui, il faut qu'il donne tout sur la fin et il pourra très bien battre quelqu'un qui est beaucoup plus fort en FTP. La FTP, on va dire, c'est devenu une valeur de... Un classement. Ouais. Une valeur de classement par rapport à machin, un truc, mais en fait, non, ça dépend.
- Speaker #0
D'autant plus si tu te compares à un professionnel. D'autant plus. Et en plus, souvent,
- Speaker #1
tu le fais sans rapporter au poids. Donc ça n'a encore aucun sens. Quand vous lisez les articles sur les puissances des coureurs du Tour de France, au Giro, enfin toutes les courses des professionnels, 99 fois sur 100, ces puissances sont rapportées à un poids étalon. pouvoir comparer les performances de chacun. D'accord ? Mais c'est pas les valeurs brutes.
- Speaker #0
Je dirais qu'il y a... Alors c'est vrai que la FTP, aujourd'hui, c'est devenu une référence. On est d'accord pour dire que c'est une énorme erreur que les amateurs, même passionnés, même qui ont du temps, même de haut niveau, de se comparer à la FTP d'un coureur professionnel. T'es d'accord avec moi ? Je pense que voilà, c'est une erreur. Mais est-ce que la seule manière On pourrait se comparer, c'est le matériel quelque part, parce que c'est vrai que tu disais la dernière fois que tu avais beaucoup de clients qui étaient chefs d'entreprise, et aujourd'hui on le voit, on a beaucoup beaucoup d'amateurs, ce qui n'était pas le cas il y a plusieurs années de cela, où tu avais vraiment du matériel que les professionnels avaient accès. et auxquels les amateurs n'avaient pas accès. Aujourd'hui, tu peux avoir le vélo de Pogacar.
- Speaker #1
Ah oui, complètement. J'ai des clients qui ont le vélo de Pogacar.
- Speaker #0
Tu peux avoir le vélo de Vingegaard. Tu peux avoir le vélo aussi de...
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #0
Des équipes les moins bien classées, qui ont du matériel forcément qui n'est pas de dernière technologie. Mais aujourd'hui, c'est possible. Maintenant, moi, des vélos comme ça, je n'ai jamais trouvé le bouton pour rouler à 60 sur le plat encore. Comme dit... Tu connais un peu le basket ? Un petit peu.
- Speaker #1
Tu connais Laurent Sierra ?
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
un ancien joueur d'équipe de France de basket pour les Jeux du Haut-de-Synes, il dit tu ne feras pas d'un dauphin un requin.
- Speaker #0
Oui, je parle de quoi ?
- Speaker #1
D'un dauphin, tu ne feras pas un requin. Si on veut dire la même chose, ce n'est pas parce que tu as un vélo à 15 000 boules que tu vas mieux monter les montagnes. Ça n'a rien à voir justement, c'est une erreur. Ce n'est pas parce que tu vas avoir un vélo qui va peser 6,8 kg au lieu de 7,2 kg que tu vas grimper plus vite, alors que tu en fais 100. C'est là où il faut se dire, j'achète parce que ça me fait plaisir, mais j'achète pas pour être plus performant.
- Speaker #0
Les gens connaissent ma relation avec l'esthétisme du vélo, je suis pas bon mais je suis beau.
- Speaker #1
Quelle est la pensée de l'étape d'hier sur Paris-Nice avec le...
- Speaker #0
Au moment où on enregistre cet épisode, effectivement, nous ne sommes pas au mois de mai. L'épisode est diffusé pendant le Giro, mais au moment où on enregistre cet épisode, vous connaissez les secrets maintenant d'enregistrement, effectivement, on a vu Vingegaard avec un magnifique cuissard long mis n'importe comment sur des bretelles. Alors apparemment, ce qu'il explique, c'est qu'il aurait souhaité le poser pendant la course et qu'il n'a pas pu poser. Il a mis un cuissard long par-dessus son cuissard court. par-dessus sa tenue, même, parce que le cuissard long revient sur son dossard et tout. Et en plus, il est coupé à l'arrière. Enfin, c'est ni fait ni à faire. C'est la brigade du style. Tu lui donnes... Brigade du style. Tu lui donnes... Je ne suis même pas la moyenne sur la brigade du style. Je ne suis même pas la moyenne. Le plus beau pour moi, le courant le plus stylé, c'est Van Der Poel, parce qu'il est stylé. Il n'est pas maigrelet. Je pense que quand on voit la prépa, ça pourrait nous emmener sur un autre épisode, mais je pense que Il est probablement plus proche des préparateurs physiques de Ronaldo que de Vingegaard.
- Speaker #1
Je l'ai croisé, Vingegaard, en stage en Espagne, il y a quelques jours, et dans la descente, il me salue, et moi je montais.
- Speaker #0
C'est toi qui l'as fait tomber ?
- Speaker #1
Non, pas du tout. C'est toi ? Moi je montais, lui descendait, il m'a salué, et au début j'ai cru que c'était un adolescent, enfin un adolescent en fait, tu vois c'était un cadet, en fait il est tellement petit et tellement maigre, oh là là, c'est dingue.
- Speaker #0
Déjà les coureurs professionnels, quand tu les vois...
- Speaker #1
physiquement en vrai non pas la télé tu t'es surpris par leur maigreur qui est surprenant alors en plus à vingegaard qui est déjà la télé parait maigre petit ah là je te dis c'est un ado t'as envie de lui dire où sont tes parents tu vois je vais te raconter un truc je montais le col de ratesse tu vois j'étais entre 300 et 320 watts il y a deux gars qui me doublent et des français j'entends qu'ils parlent français les gars ça va ? je dis vous êtes des juniors non on est cadets ça calme hein quand même
- Speaker #0
Bon, c'est une autre génération. Revenons à nos comparatifs. Donc, l'FTP, c'est une erreur. Le matériel, vous faites plaisir, mais vous n'avancerez pas plus vite en prenant un vélo à des milliers d'euros. Mais vous avez entièrement raison de faire plaisir.
- Speaker #1
Il y a des erreurs qu'il ne faut pas faire au niveau du matos. C'est-à-dire qu'il ne faut pas rentrer dans les... J.P., il serait là, il me saluerait. Il ne faut pas rentrer dans le marketing. commerciales. C'est dur. Tu vois, penser que des roues vont te faire aller plus vite, c'est oublier le principal. Avoir des roues hyper profilées et avoir un casque qui n'est pas aéro, tu vois, c'est...
- Speaker #0
Ou une barbe comme la mienne.
- Speaker #1
Voilà, tu vois. Il m'a dit la dernière fois que j'étais à l'Iberno,
- Speaker #0
tes roues de 65, elles sont très belles, mais tu as une barbe...
- Speaker #1
Tu vois ? Non, mais il y a... Par principe, c'est exactement ça. Ou avoir une position où tu as l'impression d'un facteur... Le nombre de gens qui se mettent au vélo aujourd'hui, c'est incroyable. À Bordeaux, Je te promets, le week-end, en 10 ans, c'est devenu... Je ne sais pas comment c'est à Lyon, mais c'est devenu incroyable. Mais le nombre... Moi, je prends mon vélo quand je suis en voiture et que je croise les gens, le nombre de gens qui sont posés n'importe comment sur un vélo, ça fait mal au cœur. Des fois, tu vois des gens avec des vélos à 8 000, 9 000 euros pour aller plus vite. Mais en fait, déjà... Félicitations c'est dur de trouver pour aller chercher le pain à la boulangerie c'est une position peut-être adaptée,
- Speaker #0
plus confortable par contre pour aller vite sur un vélo c'est aller pas trop sans forcément aller vite mais juste avoir une bonne position alors après t'as la position et JP on en parle souvent, est-ce que c'est le confort ou est-ce que c'est la performance, le confort fait la performance mais parfois tu prends un vélo de chrono alors même si aujourd'hui les positions sont bien plus confortables qu'avant tu peux te permettre de supporter une position, tu vois si on compare entre les professionnels là aussi, on parle que de la route, mais si on parlait du chrono par exemple, aujourd'hui tu pourrais supporter une position qui n'est pas très agréable sur un chrono, parce que tu sais que c'est court, et ça va surtout optimiser ta puissance, la libération de ta puissance. Alors que sur un vélo de route, certains tu prends, comment s'appelle le coureur de F-Education qui était avant la Quick-Step, qui a un drop. mais qui est énorme entre la selle et son guidon. Le champion du Danemark, je ne l'ai plus en tête. Je ne l'ai plus en tête. Son drop est énorme. Là, j'ai des doutes qu'un amateur ou qu'un cycliste classique qui roule entre 6h et 12h... puisse supporter ce drop là il a le dos qui est totalement cassé tu vois donc là aussi dans le matériel la position les fameuses cocotte tu sais les fameuses cocotte rentrer à l'intérieur c'est remco qui avait lancé ça pour pouvoir avoir un meilleur appui sur les mains et elle beaucoup plus penché exactement et d'un seul coup on s'est vu on a vu que chez les amateurs aussi ce les cocottes étaient rentrés et là aussi moi je fais du vélo depuis pas mal d'années
- Speaker #1
Toi, t'es un puriste, t'as pas compris ça.
- Speaker #0
Non, c'est pas que j'ai pas compris, mais... En fait, je... Si tu prends la position naturelle de tes mains, effectivement, elle n'est pas la position naturelle de tes mains, elle n'est pas comme tous les fabricants mettaient les cocottes avant, droite, dans le guidon, en fait. Ça veut dire que là, tu casses tes poignets, la position naturelle des poignets, elle serait effectivement les cocottes légèrement rentrées à l'intérieur. Moi, c'est en tout cas comme un bébé. Lui, il les rentrait vraiment. Oui,
- Speaker #1
parce qu'il ne met pas les mains comme ça. il met les mains comme ça exactement pour une question donc ça lui permet de donner plus de puissance si tu fais comme ça d'aéronymisme également ça te permet de reprocher les bras en fait donc voilà dans la comparaison au niveau du matériel les guidons les cintres ils rétrécissent au sein du peloton professionnel t'as entendu de parler de ça oui un pour pouvoir se mouvoir plus facilement dans le peloton et deux pour pouvoir être plus aéro oui mais ce qui génère aussi beaucoup de chutes c'est à dire que la raison pour laquelle il y a beaucoup de chutes oui mais du coup les amateurs ils commencent à copier ça Ciao ciao !
- Speaker #0
Ah ouais, mais là, vous ne pouvez plus du tout manier votre vélo. Quand tu vois certains, il y en a certains, ça devient même ridicule d'avoir des guidons aussi petits. Tu vois ce que je veux dire ? Tu te dis, mais c'est un jeu vidéo. Tu vois, c'est une manette de jeu vidéo. C'est très, très, très limite. En tout cas, moi, je ne recommande pas. Je pense qu'en tant qu'amateur, alors après, tu as les coursiers. Là, chacun, tu as les coursiers. Je peux comprendre, mais en tant qu'amateur, des gens qui ne font pas de course ou l'étape du tour dans l'année. Franchement, prenez un guidon qui vous permet d'être stable. En danseuse, ça vous permet de tirer beaucoup plus facilement, d'avoir un effet de levier beaucoup plus important aussi en danseuse. Donc bon, après chacun... Et si on revient sur le comparatif professionnel amateur, la zone 2, est-ce qu'on peut se comparer en zone 2 ? Tu en avais parlé dans l'épisode précédent, ça avait fait polémique, ce que tu avais lancé en story, mais... Tout le monde parle aujourd'hui de la zone 2, on avait été un des premiers podcasts à lancer la zone 2, puis j'ai vu que d'autres podcasts derrière avaient rebondi, certains très visibles, d'autres moins visibles, mais en tout cas, la zone 2 s'est mise à avoir de la visibilité.
- Speaker #1
Est-ce que les professionnels font de la zone 2 ? Bah oui, c'est d'ailleurs ce qu'ils font le plus, c'est ce qu'ils font le plus, mais parce qu'ils ont le temps aussi à y consacrer. Et en proportion, ils en font plus que nous, et en volume encore plus.
- Speaker #0
Alors moi, j'ai eu la chance de rouler, il y a quelques années, avec Dorian Godot. Quand il était encore chez AG2R à l'époque, c'était même pas Décathlon, c'était AG2R. Et puis j'étais parti faire une semaine d'entraînement, toujours dans le cadre de ma préparation, de la fenêtre que j'avais pour faire plein de choses dans l'ultra-distance. Et donc j'étais une semaine à Gironne et je pars rouler et au loin je vois un maillot bleu comme ça et je ne savais pas trop qui c'était. Et puis il se trouve que je rattrape dans une montée et c'était Dorian Godot. Donc on discute. Il est lyonnais, dans le Languedon, et puis il se trouve qu'on avait roulé plusieurs années avant ensemble. Donc on se met à discuter, et je lui dis, le type de sortie que je fais, il me dit, écoute, je vais venir avec toi, on va passer par là, donc il connaît bien la région, et voilà. Et je lui dis, c'est quoi ton programme aujourd'hui ? Bon, il me dit, j'ai de l'intensité à faire dans le tel col. Et effectivement, ils font beaucoup, beaucoup de fonciers, mais par contre, quand ils font des intensités...
- Speaker #1
Pour nous, elles sont intonables. C'est là que tu vois la différence, en fait. Même à rouler à basse intensité. Oui, alors... Tu t'imagines, quand il roule à 300 watts, Pogacar, avec 65 kilos, c'est... Oui,
- Speaker #0
oui, oui.
- Speaker #1
300, c'est sur du plat, et il va à 40 à l'heure.
- Speaker #0
Oui, mais je dirais que pour un amateur bien entraîné, sur le plat, quand un coureur professionnel enroule son braquet...
- Speaker #1
Tu suis dans la roue.
- Speaker #0
Ouais, tu peux... Tu peux suivre. Ouais, tu peux...
- Speaker #1
Mais pas sur 5 heures.
- Speaker #0
Mais peut-être pas sur 5 heures, mais en tout cas, tu n'es pas dans le rouge. Tu vois ce que je veux dire ? Par contre, dès que ces coureurs-là se mettent à faire de l'intensité, là, tu comprends. Tu comprends la différence.
- Speaker #1
Tu ne peux pas.
- Speaker #0
Et justement, si on compare, là, on parlait de la zone 2, qui est plus élevée, bien évidemment, pour un amateur qu'un professionnel, mais si on parle de l'intensité, comment tu pourrais expliquer l'intensité que font les professionnels qui, pour un amateur, n'est pas tenable ? C'est quoi ? C'est dans la durée ? C'est dans la répétition ?
- Speaker #1
C'est dans la puissance brute, qui est souvent plus élevée, ou dans la puissance brute à équivalent de poids. Et après, c'est surtout dans la durée. C'est-à-dire que toi, par exemple, si tu fais un 30-15, tu vas faire 2 x 12 x 30-15, déjà, c'est pas mal. Et là, il n'y a pas beaucoup d'amateurs qui arrivent à faire ça, qui ne font pas de compétition. Ceux qui font des compétitions, ils y arrivent, mais c'est plus complexe.
- Speaker #0
Mais eux, ils peuvent te faire ça. Donc ça va représenter à peu près 20 minutes d'effort. Mais eux, ils peuvent faire ce type d'effort de PMA sur une heure. J'avais lu un article, Tom Boonen, quand il préparait le Paris-Roubaix, il faisait de la PMA, donc le travail de haute intensité, selon la méthode Jiménez. Je ne sais pas si tu... Bien sûr, je l'ai fait sur Zwift, la méthode Jiménez. une ongse. Une minute à PMA, 4 minutes juste en dessous du seuil lactique, enfin juste à ce niveau-là, et tu fais ça. Donc déjà quand on fait 8 séries, et bien en fait lui il faisait 4 heures de vélo, et il se tapait pratiquement 2 heures de gymnase en consécutif après.
- Speaker #1
Est-ce que les... On parle de comparatif, cet épisode consacré à est-ce qu'on peut se comparer à des professionnels ou pas en tant qu'amateurs, et pourquoi le faire, et quand est-ce qu'on peut le faire ou quand est-ce qu'on peut pas le faire ? Est-ce que, enfin je veux dire, est-ce que les datas ont pas un peu révolutionné les choses ? C'est-à-dire qu'avant que les datas arrivent, on se comparait sur quoi ? Les kilomètres dans la semaine ? On ne pouvait même pas dire ton cardio, tu vois. Non,
- Speaker #0
mais c'était les kilomètres dans la semaine. Et les heures de selle.
- Speaker #1
Les heures de selle. Aujourd'hui, tu as les watts. Enfin, tu as un tas de data aujourd'hui qui te permettraient de faire des comparatifs. Pour autant, est-ce que... Tu vois, le matériel. Avant, on ne pouvait pas avoir accès au même matériel que les professionnels peuvent avoir. Aujourd'hui, on peut avoir, comme je l'ai dit, le même vélo. Mais est-ce que... Est-ce que vraiment il y a des éléments sur lesquels on pourrait se permettre de se comparer ? Et est-ce qu'il y a d'autres éléments sur lesquels ça ne sert à rien de se comparer, selon toi ? Sur quoi un amateur pourrait se comparer ? Et sur quoi il ne faut surtout pas se comparer ?
- Speaker #0
Sur le volume, déjà.
- Speaker #1
C'est inutile de se comparer parce que le temps disponible n'est pas le même.
- Speaker #0
Puis sur les puissances. Si tu te comparais à quelqu'un du World Tour, ça n'a vraiment pas d'intérêt. C'est un autre monde. Je te dirais même de te comparer sur un segment, parfois, ça devient ridicule. Parce que souvent, les segments des pros sont faits pendant une course. Et donc du coup ils sont 180 et 180 brut qui roulent. Et quand tu es dans un peloton, tu as une espèce de phénomène d'aspiration qui fait que l'effort n'est pas du tout le même. Et ça c'est une erreur de dire, ah ouais t'as vu ils ont fait 15 km heure plus que moi, c'est impossible, machin. Mais oui en fait c'est juste le contexte dans lequel ils l'ont réalisé alors que toi tu étais tout seul.
- Speaker #1
C'est vrai que quand tu fais un PR sur un segment qui est le passage d'une course professionnelle, même amateur, Bon, tu pleures parce que t'as tout perdu, quoi.
- Speaker #0
Voilà, c'est ça.
- Speaker #1
Et tu te retrouves très très loin dans les classements. Donc il devrait même d'ailleurs y avoir chez Strava peut-être une distinction entre ça, ça a été fait en course et ça, ça n'a pas été fait en course. Mais est-ce qu'aujourd'hui, l'autre sujet de comparaison, ça pourrait être l'alimentation ? Parce que ça aussi, l'alimentation, elle a totalement évolué depuis plusieurs années. Est-ce qu'aujourd'hui, par exemple, si moi je t'appelle Loïc, je te dis, voilà, je suis super content, j'ai récupéré le plan d'alimentation de... de... j'en sais rien, de... Paul Sextas, voilà. J'ai récupéré le plan d'alimentation de Paul Sextas.
- Speaker #0
En course, on commence en course.
- Speaker #1
J'ai récupéré son plan d'alimentation et je respecte. C'est-à-dire que le matin, il mange deux biscottes, je vais manger deux biscottes. Le soir, il mange une salade, une tranche de jambon blanc, une pomme, il va se coucher. Je fais pareil. Qu'est-ce que tu me dis ?
- Speaker #0
Alors déjà, on va commencer en course. Parce qu'en ce moment, c'est la mode des glucides. C'est la mode des 90 grammes, j'ai entendu. Le grand d'Airpool, il prend 120 grammes. Sur les deux dernières heures de Milan-San Remo, il faut que je fasse pareil, ça va marcher. Moi, je vais te dire une chose, c'est que tu vas aller juste un peu plus au toit. Parce que si ton estomac et ton intestin, il n'est pas habitué. Et en plus, ça n'aura pas forcément d'intérêt. Si tu prends le régime global, c'est plutôt l'inverse. Les pros, ils mangent beaucoup de calories puisqu'ils s'entraînent tous les jours. Quand tu fais 35 heures d'entraînement par semaine, on va dire 30 heures, ça représente à peu près 21 000 calories dans la semaine. en plus de ce que tu fais. Donc forcément, si tu manges autant, tu t'entraînes moins,
- Speaker #1
tu maigris,
- Speaker #0
et qu'en plus t'as un boulot sédentaire, t'as gagné le jackpot, tu vas pas y arriver. Après, ce que les gens imitent, c'est plutôt les anciennes méthodes de régime, tu sais. Ouais, machin, le père machin, qui était pro en 95, il faisait des régimes à la pomme. Pendant une semaine, je ne mange que des pommes.
- Speaker #1
Ou alors, tu ne manges pas si tu ne roules pas. Voilà,
- Speaker #0
tu ne manges pas si tu ne roules pas. Toutes ces choses-là.
- Speaker #1
J'ai entendu ça.
- Speaker #0
Oui, il y en a plein. Ou alors, le régime cétogène que tu peux entendre. Tu sais, quand la Sky faisait ce type de régime, mais dans des contextes particuliers, dans des stages, et en plus avec une alimentation très spécifique pendant l'effort. Il y a des gens, tu raccourcis tout ça et tu fais, je ne vais pas manger de glucides pendant un jour, je vais faire ma séance de médecine à ma je vais pas en manger. Tout ça, il faut éviter de comparer. C'est déjà, un, c'est des personnes qui sont surhumaines et en plus qui sont suivies.
- Speaker #1
Tout est pesé, elles ont toute la disponibilité, les physios, les machins.
- Speaker #0
Voilà, physios, médecins, qui ont des prises de sang pour évaluer l'efficacité de chaque régime. Parce que le plus dangereux, c'est tout ce qui va être hypocalorique. parce que le déficit calorique c'est ce qui détruit la santé le plus et après quand c'est hypercalorique ça c'est moins et puis surtout c'est l'hyperglucidique qui est aujourd'hui à la mode et qui est une belle connerie sachant que 1. on sait pas les conséquences à long terme puisque on s'aperçoit de façon empirique que ça fonctionne sans comprendre physiologiquement pourquoi faut pas oublier et 2. on sait pas du tout les effets sur notre santé à plus tard Ciao !
- Speaker #1
C'est vrai que la sous-calorie, moi je l'ai testée directement, je m'étais mis dans ce schéma-là, quand j'étais à haut niveau parce que je voulais performer, pour être très maigre, et en fait ça m'a conduit au surentraînement, ou en tout cas à un problème de santé qui fait que ma saison a été blanche totalement, alors que je n'avais jamais été aussi affûté, ça c'est clair, mais je n'avais aucune énergie. Je me suis détruit la santé dans ces années-là parce que par volonté de bien faire, mais comme je n'étais pas encadré, personne ne m'a dit « Arnaud, tu es en train de faire une sacrée connerie en fait. Quand tu arrives au mois de mars, même à l'entraînement, tu ne suis pas tes collègues. Même à l'entraînement, je faisais demi-tour parce qu'au bout d'une demi-heure, j'étais rincé. Tu vois, là, il y a quand même un gros problème. » Donc sur l'alimentation, là aussi, ne vous comparez pas parce que vous n'êtes pas professionnels. Eux ont du temps, ont des physios, ont des nutritionnistes, savent précisément comment leur corps fonctionne, de quoi il a besoin et tout ça, ça nécessite des moyens financiers, des études.
- Speaker #0
Un autre point où il ne faut pas se comparer, c'est les méthodes d'entraînement.
- Speaker #1
Et les méthodes d'entraînement qui aujourd'hui ont vachement évolué également depuis... Un truc qui devient la mode,
- Speaker #0
c'est le stage. D'accord.
- Speaker #1
Le stage, ouais.
- Speaker #0
Le stage des 18 saisons. ça a toujours existé le stage en début de saison oui mais aujourd'hui c'est devenu à la mode c'est à dire que tout le monde fait des stages j'étais dans le sud de l'Espagne dans la région de Calpée il y a 10 ans j'y allais il y a 10 ans aujourd'hui ça n'a rien à voir le nombre de cyclistes c'est hallucinant tout le monde fait des stages sauf qu'en fait monsieur tout le monde il sort de il a fait sa saison peu importe cyclos arrive le froid il sort plus je suis un peu un homme trainer Je passe de 10 heures à 5 heures d'entraînement par semaine. Puis tu as des cendres où il y a les fêtes. Là, les fêtes, je mange et puis surtout je bois, Je reprends mon truc en janvier, février, stage. Là, je me dis que ça va être compliqué. Ça va être compliqué parce que vous allez être avec les copains et que ça va vous tirer la bourre pendant 7 jours et que vous allez vous taper, parce que c'est un stage, tu n'es pas venu pour rien faire. Tu vas faire 3 heures de vélo. Donc quand tu y vas, tu en fais 6 ou 7. Sauf que ça fait 4 mois que tu ne fais rien. ben voilà, j'en prends, t'as gagné ta saison et à partir de mai, y'a plus personne c'est fini, voilà, et ça à mon avis, ça, les gens vont se reconnaître certains, parce que ça, ça c'est devenu à la mode tout le monde va au sud de l'Espagne maintenant faire un séjour vélo en début de saison pour préparer la saison c'est pas plat du tout,
- Speaker #1
Calpé, on a eu l'occasion de faire un stage ensemble il y a quelques années, Calpé, je vais te dire quand tu sors ton vélo faut arriver déjà avec une certaine condition physique alors certes, tu vas croiser des pros, Vingegaard moi je me souviens, on avait croisé Remco ? Il y a aussi Van Der Poel qui habite là-bas d'ailleurs et qui s'entraîne là-bas. Ce n'est pas plat du tout en fait. Si tu n'as pas un minimum de conditions physiques, tu es dans le dur, mais au bout de 5 kilomètres. Donc, il faut déjà arriver préparé. Donc là aussi, ne vous comparez pas avec les professionnels. Ça,
- Speaker #0
c'est une méthode d'entraînement moderne qu'il faut adapter. Quand tu pars en Espagne pour faire un stage, tu l'adaptes à ton niveau. Ce n'est pas la peine d'aller te tuer tous les jours parce que tu es là-bas. Là où j'y étais. Quand il pleuvait, on a fait deux heures, on s'adapte, on fait d'autres choses, on va plus doucement, on encadre de façon à ce que tout le monde puisse réaliser les choses sans extrême fatigue.
- Speaker #1
Et si on se compare au professionnel, Loïc, c'est qui pour toi le cycliste pro, le gode, la référence des références ? Est-ce que tu es de cette génération où pour toi Pogacar est encore plus grand que Merckx ? Est-ce que tu es de la génération d'Inno, de Merckx ? C'est qui le plus grand cycliste pour toi, qui est le plus impressionnant ? Ce n'est pas forcément celui qui gagne tout actuellement, mais par sa classe, par ses qualités, par l'image qu'il dégage. Tu vois, on parlait de Van Der Poel, bon, certes, c'est un grand champion, mais on le voit très peu sur les réseaux, très peu en interview. Peut-être que ce mec n'est pas sympa, finalement, à côté. Je n'en sais rien. Alors qu'à côté, un Pogacar, lui, c'est un clown, il fait des saltos dans la piscine, des jours de repos du Tour. Tu vois, c'est qui pour toi le... Voilà la référence aujourd'hui des cyclistes professionnels.
- Speaker #0
Dans l'histoire du vélo.
- Speaker #1
J'en sais rien aujourd'hui où tu vas nous justifier tout ça, tu vas nous donner des arguments.
- Speaker #0
Ouais bah toi aussi tu vas me le dire. Alors moi j'ai commencé le vélo dans les années 90 et mon modèle c'était Miguel, Miguel, Miguel Indurain. Mais maintenant c'est vrai qu'avec le recul tu te dis bon, voilà. Tu te dis un mec de 90 kilos qui fout la brolée à des mecs de 55 sur les colles ? Dans le creux du centre ? Bon ok, c'est marrant, c'est peut-être pas le bon modèle. Mais bon voilà, j'aurais aimé m'identifier à lui. La première fois j'ai été rouler, il m'a dit tu aurais fait du vélo dans les années 90 en pro, t'avais ta chance tu vois. Oui c'est vrai. Mais maintenant c'est fini tu vois. Non, blague à part. Aujourd'hui, pour moi, le coureur. De tous les temps, le goutte du goutte, c'est Mathieu. Et je vais argumenter.
- Speaker #1
Vas-y, on t'écoute.
- Speaker #0
Parce qu'au-delà de ses qualités physiques, ses qualités techniques sont hors normes. Parce qu'on peut dire tout ce que tu veux, mais quand t'arrives dans le carrefour de l'arbre à 60 à l'heure, et que t'es le seul à pas freiner dans le virage... Que t'es le seul. C'est pas des peintres derrière. C'est des mecs, tu vois. Quand tu vois Tom Pitcock quand il descend le galibier, tu te dis, bah déjà, le mec, il est fou. Mais le mec, il est plus fort que ces fous, là. Il arrive, là, il freine pas, il passe à ça du truc, il te dit, de toute façon, je maîtrise, j'ai fait exprès. Bah, tu vois, il a tout gagné. Prends son palmarès. C'est le mec qui a... Si t'enlèves Pogacar, quand il est sur une course, il fait les top 5, quoi qu'il arrive. C'est assez hallucinant. et puis il est gentil, c'est le fils de notre héros national Raymond Pouyder le petit fils de notre héros national Raymond Pouyder et il est fort partout, c'est le seul qui serait capable d'être champion du monde VTT, cyclocross route Dans la même année, c'est le seul qui serait capable de le faire.
- Speaker #1
Oui, je pense, je suis d'accord avec toi.
- Speaker #0
Il est intelligent. Il court toujours stratégiquement.
- Speaker #1
Il ne vient jamais pour faire 20e. Quand il court...
- Speaker #0
Tu vois, l'estradé Bianchi, il était trop difficile. Il n'est pas venu. Il sait.
- Speaker #1
Il a gagné la deuxième étape de Tirano.
- Speaker #0
Le Tirano, voilà. C'est pour moi le coureur qui a le plus beau palmarès. En termes de diversité. Tu vois, il...
- Speaker #1
Un nombre de monuments, oui, ça c'est sûr.
- Speaker #0
Mais ce n'est pas un coureur de grands tours. Il y en a qui diront qu'il n'a pas gagné un grand tour. Mais le vélo, ça ne se résume pas qu'au grand tour. Sachant qu'en plus, les grands tours, c'est quand même des coureurs très typés montagne. Lui, il ne gagnera peut-être jamais une étape sur le Galibier. Moi, le Goat, c'est celui qui fait rêver. Lui, il me fait bien plus rêver que... En tout cas, pour moi, c'est de tous les temps. Et pourtant, si on reprend, il y en a plein. Bernard Hinault, Laurent Fignon, même avant, Louison Bobet, Anctil, Merckx. Jacques Hidurant. Jacques Hidurant. Non, mais tu vois ce que je veux dire ? Il y en a plein, tu vois. Mais je suis sûr que Steve Schenel, il serait d'accord avec moi.
- Speaker #1
Steve Schenel, probablement.
- Speaker #0
Il serait d'accord avec moi sur ça. C'est le mec, je ne sais pas, il a cette étincelle. C'est un peu comme au basket, le GOAT c'est qui ? Lebron James, Jordan, mais il y en a qui mettent Kobe et il y en a qui mettent Stephen Curry. Mais pour moi, le GOAT, celui qui a révolutionné le basket, c'est Jordan. Ah si,
- Speaker #1
l'industrie du basket, pas que le basket.
- Speaker #0
Les règles du basket ont changé.
- Speaker #1
C'est un podcast sur le basket.
- Speaker #0
Non mais, c'est Stephen Curry. Mais pour moi, c'est la même chose. Van Der Poel, c'est Stephen Curry du vélo. C'est des artistes. Ils ont changé leur sport. Mais Pogacar, il fait ce qu'il fait.
- Speaker #1
Je trouve un peu trop antipathique Van Der Poel. C'est-à-dire que... Oui.
- Speaker #0
parce que c'est une culture néerlandaise tu vois c'est sa culture mais Pogacar il fait pas ça si Van Der Poel avait pas initié ces mouvements d'attaque de loin des attaques de 80 bornes ça n'existait pas moi je suis sûr que Pogacar comme il est un peu plus jeune il regardait Van Der Poel sur les classiques et il se disait putain le mec C'est fou ce qu'il fait.
- Speaker #1
Je sais qu'ils se connaissent bien, ils s'envoient des petits messages, ils sont potes, concurrents bien évidemment, mais ils sont aussi potes. Ça a desservi probablement 20 milliards et d'autres coureurs dans les finales, d'ailleurs, parce qu'ils se connaissent tous les deux, donc ils se parlent aussi. Moi, je ne suis pas... Moi, je vais répondre à la question, mais il n'y a pas de coureurs professionnels qui m'impressionnent. Alors, ce qu'ils font, c'est extraordinaire. Mais disons que je suis toujours dans la retenue, ayant été à haut niveau et ayant vu des choses. Moi, je suis plus impressionné par les monsieur et madame tout le monde qui se font les 2500 km et que je vois arriver. Et c'est le projet. Ils ont roulé des centaines de kilomètres par jour. Et bien ça, ça m'impressionne, parce qu'ils ont réussi à se donner les moyens et à faire, tu vois, comme sur la RAF. premiers font 700 bornes par jour, 700 bornes sur 24 heures, ça, ça m'impressionne. Ça, ça m'impressionne et je me dis les gens ne se rendent pas compte, 700 bornes par jour. Mais par contre, le niveau professionnalisme, alors je suis un passionné de vélo, donc je le regarde, c'est beau, mais il y a toujours un truc derrière que je sais qu'on ne saura pas. Tu vois ? Ça me... Pour moi, il n'y a pas de... Tu disais le plus beau, c'était Mathieu. Sur le vélo, oui, la classe.
- Speaker #0
Le plus complet, c'est qui ?
- Speaker #1
Il me fait penser à un Jérémy Deranger que j'ai bien connu. Certains l'ont peut-être connu d'ailleurs. Avec qui je m'entraînais quand j'étais à haut niveau. Parce qu'on était tous les deux origineurs de la même ville. On faisait nos études. Moi, je faisais mes études au Creusot, en Saône-et-Loire. Et Jérémy Deranger, qui était licencié à Créteil, au Bervilliers. Et qui était dans les chambres pour passer professionnel. Il était en équipe de France amateur. Et on s'entraînait ensemble. Et lui, il avait la classe, tu vois. Il avait la classe et après, il aurait pu passer pro, il est allé au SCO Dijon et là, il a tout gagné chez les amateurs. Ce mec-là avait la classe sur le vélo. Un Van Der Poel, pour moi, quand tu vois un peloton, tu vois ce mec, il a la classe sur le vélo. Après, Paul Ausha, bien évidemment, ce qu'il fait, c'est impressionnant, mais en même temps, ça reste tellement impressionnant que...
- Speaker #0
Tactiquement. Tu vois, quand tu pars à 80 km et que tu fais ça à chaque truc et que personne ne te suit, il n'y a rien en fait, c'est-à-dire que tu es juste plus fort. Un cadet fait ça, quand les cadets dominent, tu as couru en cadet, tu sais,
- Speaker #1
avec les décalages,
- Speaker #0
il y a des décalages de physique. Tu vois, mon frère, en cadet, il faisait 1m90 et il avait 16 ans, il faisait 90 km. Il partait et il n'y avait personne qui suivait. Mais il n'y a rien d'extraordinaire dans ce qu'il fait.
- Speaker #1
C'est comme un Van Der Poel, quand il part, dès qu'il prend 20-30 secondes, Tu sais que ça va finir à 1 minute 20 à l'arrivée et que tu ne reviendras pas.
- Speaker #0
Ce n'est pas exactement comme ça. Quand il le fait, il le fait dans certaines conditions. Puis des fois, il a été capable d'attendre derrière.
- Speaker #1
Justement, comme tu l'as dit, ce n'est pas des peintres. Quand il y a un tel écart...
- Speaker #0
Tu l'as vu sur l'étape de Tireno. Sur la montée où il commence à faire craquer tout le monde, tu regardes derrière, ils tombent tous dans le virage. Tu as le mec de la jumbo, il glisse, il fait tomber tout le monde. C'est le seul qui passe.
- Speaker #1
Comme une fois le Kopenberg, ça a été le seul à le monter à 6. Oui, quand il pleuvait. Tu l'es moi,
- Speaker #0
les mecs montaient à pied. Et là, tu peux faire ce que tu veux. Mais c'est pas qu'une puissance. Justement, si t'es trop puissant, tu glisses de l'arrière. C'est une agilité sur le vélo et une coordination de sa puissance avec cette agilité qui est hors norme. C'est hors norme.
- Speaker #1
Écoute, moi, je trouve effectivement... Je suis impressionné par Pogacar, je trouve Van Der Poel beau sur un vélo, mais aussi d'un palmarès. Moi j'adore regarder des 1900 rémaux parce que ça va être une bataille incroyable. Les Flandriennes, enfin les Classics, c'est magnifique à regarder. Mais pas pour autant, je les trouve impressionnés par leur performance. C'est beau ce qu'ils font, mais c'est l'industrie du cycle. Il y a du marketing, il y a d'autres choses derrière qui font que... Et moi je suis... Plus impressionnés par ces amateurs qui ont un job et qui font 2500 bornes en 6 jours, 8, 7 jours, 8 jours. Donc voilà. En tout cas, pourquoi pas creuser ces sujets du professionnalisme dans un autre épisode. Je te remercie pour cet échange, Loïc. Et puis à bientôt pour un prochain épisode.
- Speaker #0
A très vite. S'il y a une idée à retenir de cette discussion, c'est peut-être celle-ci. Regarder les pros peut inspirer. Mais ce n'est pas forcément la meilleure façon de s'entraîner.
- Speaker #1
Parce que derrière ce qu'on voit à la télé, il y a des années de construction, d'entraînement, du volume énorme et une réalité qui est très loin de celle de la plupart des cyclistes. L'important finalement, c'est peut-être de trouver l'entraînement qui correspond à son temps, à son objectif et au plaisir que l'on peut prendre sur le vélo. Merci d'avoir passé ce moment avec nous. Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à le partager. Et je vous donne rendez-vous très prochainement pour un nouvel épisode du podcast Tous en Seine. Merci !