- Speaker #0
Cet épisode de Tous en Sel est soutenu par FF Vélo, avec l'application FF Vélo Plus, rouler, jouer, explorer, transformer chaque sortie en aventure, cumuler des kilomètres et collectionner des badges en partant à la découverte de la France. Avec FF Vélo, on pédale avant tout pour le plaisir, la forme et la découverte. Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans un nouvel épisode du podcast Tous en Sel où on va aborder la psychologie, la psychologie du sport au quotidien. Pour ça, je suis accompagné par deux personnes. Marion et Sébastien, bienvenue.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Bienvenue à vous. Je vais vous laisser, comme je le fais à chaque fois, vous présenter. On va commencer par Marion. Est-ce que tu peux nous expliquer qui tu es et ton parcours ?
- Speaker #1
Alors, moi je suis psychologue clinicienne, j'ai développé une expertise en psychologie du sport et ce qu'on appelle aussi la préparation mentale. Et j'ai travaillé dans différents milieux et différents niveaux, que ce soit de l'amateur jusqu'au sport olympique et différentes disciplines, que ce soit l'athlétisme, le tennis, le triathlon. Je suis moi-même sportive à mon petit niveau.
- Speaker #0
On est tous à un petit niveau. Personne, voilà.
- Speaker #1
C'est un drôle de l'imposteur. Évidemment, en plus, je suis une femme. Là,
- Speaker #0
tu rajoutes un truc.
- Speaker #1
Mais oui, la psychologie du sport, très contente de venir en parler aujourd'hui parce que c'est une discipline dont on parle de plus en plus, qui est assez récente, qui ne vient que des années 60-70. Donc, avec plaisir, pour déblayer un petit peu ce champ disciplinaire et comment ça peut aider au quotidien.
- Speaker #0
On a déjà fait plusieurs épisodes ensemble, donc n'hésitez pas à retourner sur la bibliothèque les épisodes disponibles de Tous en Sel. Et vous pourrez écouter les bons conseils de Marion. Et puis, on a également un nouveau venu avec nous. Bienvenue.
- Speaker #2
Merci. Merci, Arnaud. Moi, c'est Sébastien, membre de l'équipe Tous en Sel depuis maintenant 4 ans, ancien athlète de haut niveau en voile olympique.
- Speaker #0
Vous êtes de préparation olympique, ce monsieur.
- Speaker #2
C'est un drôme de l'imposteur ! Oui, à chaque fois quand quelqu'un le verbalise, c'est toujours un peu compliqué à entendre. Moi j'ai connu que ça, donc toujours difficile d'accepter ça. Un nouveau client pour Marion. Et donc, découvrir le vélo après ma carrière de voileux, et plus particulièrement d'abord l'Ironman. et l'ultra distance à cause de toi Arnaud en 2020 avec ma première participation à la race cross france et depuis je la fais tous les ans donc voilà et aujourd'hui je suis là pour incarner donc la voix de la communauté la voix des auditeurs et je vais en profiter pour poser toutes les questions qu'ont eu les auditeurs sur la thématique de l'épisode d'aujourd'hui génial alors justement la thématique d'aujourd'hui c'est la psychologie du
- Speaker #0
sport au quotidien mais je sais pas si on peut avoir une Définition, qu'est-ce que tu dirais Marion sur la psychologie du sport au quotidien pour les auditrices ou auditeurs, ça représente quoi ?
- Speaker #1
Alors il y a une définition de la discipline, la psychologie du sport c'est s'intéresser aux facteurs psychologiques, à l'impact des facteurs psychologiques sur le sport ou l'activité physique. Donc c'est ça en général qu'on retient de la psychologie du sport, comment le mental, mon état d'esprit, mes compétences mentales peuvent impacter la pratique du sport. Par exemple, souvent on va parler de stress, de pression sur une compétition. Mais la psychologie du sport, c'est aussi dans l'autre sens, c'est comment l'activité physique peut avoir un impact sur le mental et sur l'état psychique. Parce qu'effectivement, de nombreuses études montrent que l'activité physique peut faire partie d'un vrai soin pour des pathologies comme la dépression, le burn-out. C'est dans les deux sens. C'est vraiment le lien entre psychologie et activité physique, mais aussi activité physique, le lien sur la psychologie. Donc c'est une discipline qui est assez récente, comme je disais. Dans psychologie du sport, il y a psychologie. Donc effectivement, ça va être toute la question de l'individu avec son histoire, dans sa globalité. On vient tous de quelque part et ça forcément, ça a un impact sur aujourd'hui et sur demain. Quand on va voir un psychologue... On ne va pas forcément faire l'interprétation des rêves et parler de son enfance, mais effectivement, savoir d'où je viens, quels sont mes objectifs, pourquoi, et vers où j'ai envie d'aller, c'est une approche qui est plus globale de la personne et où on va pouvoir ajouter des outils de préparation mentale. Mais c'est là où il y a une grande différence entre la psychologie du sport et la préparation mentale, c'est de prendre la situation et la personne dans sa globalité.
- Speaker #0
Alors c'est vrai que la préparation mentale, je vous invite à l'écouter, l'épisode précédent qu'on a fait ensemble, on fait vraiment un focus sur la préparation mentale et c'est un épisode hyper intéressant. Mais de ce que tu me dis, moi j'ai envie de te poser la question sur l'époque dans laquelle on vit maintenant avec les réseaux sociaux. Qu'est-ce que tu remarques de toute cette pression supplémentaire que les réseaux sociaux ont amené dans le fait de communiquer « j'ai réussi » , « j'ai amélioré mon temps » ou les plateformes ne serait-ce que Strava avec des... J'ai battu, j'ai pris un com, j'ai amélioré mon RP, ne serait-ce qu'on a fait un épisode ensemble sur les datas où, moi je me souviens, tu m'avais dit mais il suffit juste d'aller s'entraîner. sans enregistrer ta sortie. Et je t'avais fait en remarque...
- Speaker #2
Se concentrer sur les locales légendes, c'est plus accessible.
- Speaker #0
Voilà, c'est ça. Et c'est vrai que je me suis fait cette remarque, mais c'est impensable pour moi d'aller m'entraîner, même sans les watts, mais au moins laisser une trace enregistrer le truc.
- Speaker #1
Une preuve.
- Speaker #0
Tu vois, j'ai trouvé ça super intéressant. Dans l'époque dans laquelle on vit aujourd'hui, avec les réseaux sociaux, est-ce que tout ça n'apporte pas une pression supplémentaire ?
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
aux gens que tu es en face de toi ? Oui,
- Speaker #1
je ne peux que te répondre oui, mais pour te donner des éléments un petit peu de compréhension, en tout cas tel que je l'observe dans la pratique au quotidien. Alors, une chose déjà très importante, c'est que la pression est de plus en plus individuelle sur l'individu. C'est à l'individu de s'améliorer, de développer ses compétences mentales, d'être fort mentalement, d'être en bonne santé. il y a aussi une sorte de presque dictature du bien-être, alors qu'un individu n'existe pas tout seul. C'était un psychologue, Vinny Cotte, qui disait qu'effectivement, un bébé n'existe pas tout seul, il est toujours dans un environnement et dans un contexte. Donc, un individu est forcément dans une société. Donc, pour moi, c'est assez réducteur, ce qui est en train de se passer sur toute cette pression mise que sur l'individu, alors qu'en fait, il est dans un contexte.
- Speaker #0
Et ses performances ou ses résultats ?
- Speaker #1
Et ses performances et ses résultats, effectivement. Et ces performances qui peuvent être même ensuite marchandisées en quelque sorte. Et qu'on a besoin d'afficher comme preuve d'un niveau de performance, d'exister aussi tout simplement. Donc voilà, petite intro sur... On individualise beaucoup les problématiques alors qu'il ne faut pas oublier que la plupart des problématiques sont dans un environnement et dans une société avec d'autres facteurs.
- Speaker #0
Alors sur ça justement, j'en avais parlé dans l'épisode précédent, ma rencontre avec Daniel Arif. Donc je vous passe les détails de ma rencontre avec Daniel Arif. Mais j'ai eu la chance de discuter avec elle qui est une immense championne dans le triathlon. C'est probablement une des plus grandes championnes des dernières années qui maintenant s'est mise en retrait à une activité professionnelle. Et de ce qu'elle me disait, c'est qu'aujourd'hui le sport c'est 40% de son emploi du temps. Et justement, donc elle est en gros sponsor Red Bull. Parfois, Red Bull la sollicite pour aller sur certains rendez-vous pour que la marque prenne un marché ou autre. Et elle nous partageait le fait qu'aujourd'hui, le sport est quelque chose qui permet d'avoir un statut et d'exprimer qui tu es grâce au digital et aux réseaux sociaux. C'est-à-dire que tu fais une performance, c'est sur Strava. Ça, tu vas le relayer sur Instagram et ça va te donner... Ça va définir qui tu es aujourd'hui.
- Speaker #2
C'est comme un CV en fait.
- Speaker #0
C'était sa réflexion, c'est-à-dire qu'aujourd'hui il expliquait que le sport et la performance permettaient de définir qui était une personne et c'est ce qu'elle constatait depuis des années et notamment avec Strava. Et waouh quoi, j'avais juste envie de dire...
- Speaker #1
C'est là que c'est vertigineux et que ça pose question parce qu'on touche à la grande question de l'identité en fait. Comment je me perçois, comment je m'identifie ? De quoi j'ai besoin comme reconnaissance sociale ? Donc là, on va parler de reconnaissance par des épreuves qu'on a réussies. Mais en fait, ça veut dire quoi de moi ? Que je suis extrêmement fort, courageux et performant et aussi slash productif. Alors qu'en fait, l'identité, c'est beaucoup plus large. C'est effectivement d'où je viens. Qu'est-ce que je fais ? Mais si on ne s'identifie que par une activité sportive, ça pose quand même question, parce qu'on fait beaucoup d'autres choses dans la vie. Voilà, on peut faire...
- Speaker #0
99% l'a déjà dit, mais on est amateur en fait. On a autre chose.
- Speaker #1
Et si on a besoin du sport pour se définir presque entièrement son identité, là, ça pose question. parce qu'une identité, c'est qui je suis, mes qualités, mes défauts, ce que j'aime, ce que je n'aime pas, comment j'interagis avec mes congénères, comment je fais société aussi avec les autres personnes. Et venir réduire l'identité juste à je suis sportif et je fais cette course-là ou j'ai réussi telle course et je me trimballe avec le sac à dos ou le t-shirt de finisher. C'est dangereux parce que tout simplement déjà parce qu'on vieillit, donc ça ne va pas durer. Et aussi parce que qu'est-ce qui se passe quand on est blessé, quand il nous arrive un accident ? Si toute notre identité repose là-dessus, tout s'écroule. Et on le voit même pour des sportifs de haut niveau qui ont une approche très saine du sport, ils deviennent champions olympiques. La dépression post-jeux olympiques, elle est largement documentée.
- Speaker #0
On le retrouve aussi dans les épreuves longues distances, que ce soit en vélo, que ce soit en trail, en voile. Quelqu'un qui fait un Vendée Globe, qui passe deux mois, trois mois. Moi, je mettrais neuf mois probablement. Mais quand tu termines ou tu as été seul pendant des jours, des mois,
- Speaker #1
dans vivre des émotions, probablement avec une privation de sommeil,
- Speaker #0
et que d'un seul coup, tout ça s'arrête et que tu reviens à une vie normale, je pense qu'il faut être accompagné.
- Speaker #1
En fait, ça peut être vertigineux.
- Speaker #2
Tu parlais justement de la dépression des sportifs de haut niveau olympique. Alors moi, du coup, je ne suis pas allé aux Jeux olympiques, mais en tout cas, j'ai tenté d'y aller. Et je peux te dire que le jour où ma carrière s'est arrêtée, c'était en 2016 suite à l'annonce des sélectionnés pour Rio. Donc, on apprend avec mon équipier qu'on n'est pas sélectionné. Donc, je savais qu'à ce moment-là, ma carrière s'arrêtait puisqu'on s'était dit qu'on n'irait pas plus loin parce que ça voulait repartir pour quatre ans, etc. Je voulais rentrer dans la vie active et donc je m'étais dit que si j'étais pas sélectionné j'arrêterais. Donc je savais que le week-end suivant j'allais me retrouver libre pour la première fois de ma vie, rien à faire, sans contrainte. Me dire voilà en fait la semaine prochaine j'aurai pas d'entraînement et je vais avoir un week-end de libre. Ça m'était pas rêvé je pense depuis l'âge de mes 11 ans. Le dimanche soir j'étais en dépression quoi. Et en plus à mon niveau, sportif, amateur, en plus un peu second couteau etc. On est... pas du tout accompagné. On n'est pas du tout accompagné. Donc, il y a eu une démarche de ma part vraiment assez forte pour me dire, en fait, tu ne peux pas rester comme ça parce que je viens de passer mon premier week-end de libre et ça ne va pas du tout. Ça ne va pas du tout. On est assez démuni.
- Speaker #1
Merci pour ton partage. Parce que déjà, partager ses vulnérabilités, ce n'est pas une évidence aujourd'hui. On partage bien plus ses réussites. Donc oui, c'est très intéressant dans ce que tu viens de dire. On va même vers une question philosophique du vide existentiel. Le sens de ma vie. Et maintenant, c'est vrai que s'engager sur des préparations de courses, ça peut donner du sens déjà pour une année entière en général. Ça dépend les courses qu'on prépare, mais ça donne du sens au quotidien, ça donne un emploi du temps, presque une religion. On sait quoi manger, quoi faire, à quelle heure, à quelle heure se coucher. On a un entourage bien spécifique. Ça peut être un projet, à un moment donné, là où je pense qu'il faut rester vigilant, c'est quand ça prend... toute la place et surtout avoir des back-up, des plans B parce que si je suis blessée ou si ça s'arrête, qu'est-ce que je suis d'autre si je ne fais pas l'activité ?
- Speaker #0
Comment tu combles ça ? Comment tu as comblé ça ? Est-ce que tu as comblé par toute l'énergie que tu mettais dans ta préparation ? Est-ce que tu as été vers un autre sport et tu as mis la même énergie ? Ou est-ce que tu es rentré dans la vie professionnelle et tu as mis la même énergie pour combler ?
- Speaker #2
Tu veux que je te raconte l'histoire vraiment ? En fait, ce qui s'est passé, c'est que du coup, je me suis dit, il faut que je trouve autre chose. En fait, j'avais 80% de ma vie qui était remplie par ça.
- Speaker #0
Mais il faut que je trouve autre chose professionnellement ou sportivement ? Parce que c'est quand même deux choses différentes.
- Speaker #2
Alors professionnellement, j'avais déjà un contrat d'insertion professionnelle, un CIP qui permet pour les sportifs de niveau d'avoir déjà un pied dans l'entreprise. Donc je savais que je passais à plein temps la semaine d'après. Donc ça, c'était acté. mais par contre il restait quand même encore beaucoup de temps libre. J'étais encore sans enfant, etc. J'avais quand même pas mal de temps libre en dehors du travail. Et donc, je me suis tout de suite tourné vers un sport. Je me suis posé la question de dire, ben voilà, j'ai envie de faire autre chose. Alors, la voile, c'est terminé. Je ne peux plus faire ça en amateur. La voile, c'est compliqué de faire ça en amateur. Vers quel sport je me tourne pour tout de suite trouver quelque chose, un challenge, etc. Et non, il n'y a pas eu le triathlon tout de suite. C'était les pop. du stand-up paddle de race qui était en train de faire son explosion au sein de l'univers de la mer et je me suis dit, t'es assez développé du haut du corps c'est plus le cas aujourd'hui mais t'es assez développé du haut du corps, t'es encore dans le milieu marin c'est peut-être quelque chose qui va te plaire le lendemain j'avais acheté sur le bon coin un gars du circuit du matos dernier cri tout ça machin et le soir même j'étais en train de ramer autour du free-hull à Marseille 20 km pour essayer d'apprendre les techniques je regardais les tutos sur Youtube etc et donc j'ai tout de suite rempli le vide, ça a duré quelques mois j'ai fait une coupe de France parce que c'était open on avait pas besoin de justifier des résultats j'ai fait une coupe de France pas très loin de la maison j'ai fait premier tiers de tableau et le soir dans la voiture avec mon stand up paddle sur le toit de la voiture j'ai dit c'est pas fait pour moi et c'est là que j'ai trouvé le triathlon mais il a tout de suite fallu que je comble ce vide et depuis euh... C'est toujours le cas. Maintenant, c'est devenu une passion avec le vélo. Mais en tout cas, il a fallu trouver quelque chose pour remplacer ce que j'ai pu vivre toutes ces années.
- Speaker #1
Ton partage est très intéressant parce que ça va nous permettre de parler de ce qu'on appelle la régulation émotionnelle. En fait, souvent, l'activité physique, il y a des tas d'hormones qui sont créées. Et souvent, l'activité physique, surtout à haute intensité, nous permet de réguler nos émotions. Et quand on arrête...
- Speaker #0
C'est une drogue. C'est comme une drogue, moi je suis victime, je te le dis, moi des fois j'ai juste une heure et j'ai très peu dormi, j'ai besoin d'y aller en fait.
- Speaker #1
Ça peut, parce qu'en fait dans la régulation des émotions, il y a plein de façons de réguler son émotion. Il y a quelqu'un qui va aller par exemple boire une bière, c'est une régulation des émotions, je ne conseille pas forcément. Le résultat n'est pas le même. Voilà, on peut aussi réguler ses émotions en appelant un ami et en partageant ce qu'on est en train de vivre, en regardant une série pour se distraire. en pratiquant la méditation ou la relaxation ou le yoga, d'autres choses. Donc on a toute une palette de façons de réguler ses émotions, mais en général, on a une façon préférée de réguler ses émotions.
- Speaker #0
Est-ce que c'est notre cerveau qui nous envoie des signaux pour choisir la facilité ?
- Speaker #1
Là, entre l'inné et l'acquis, ce serait un long débat. Mais c'est vrai que si on a commencé à faire une activité physique et à aimer cette épreuve du corps, Parce que c'est quand même, voilà, c'est s'éprouver en fait, se sentir vivant. Beaucoup de personnes d'ailleurs parlent de ça. J'aime le sport parce que je me sens vivant. Et on parlait avant de combler. J'aurais envie de partager le fait qu'on peut essayer, c'est pas agréable, mais de ne pas combler tout de suite.
- Speaker #0
Pour voir, ok, là comment je me sens, je suis un peu déprimée, parce qu'effectivement on ne fait pas une dépression en deux jours, mais avoir un affect un petit peu de déprime, tolérer le vide, tolérer l'ennui, ce sont des choses qui sont de moins en moins, qui n'existent plus en fait. Il y a beaucoup de personnes qui ne le sentent plus.
- Speaker #1
Et plus du tout chez les enfants d'ailleurs, de nos jours.
- Speaker #0
Et de plus en plus chez les enfants, alors qu'en fait l'ennui, la vertu de l'ennui c'est d'avoir un temps de rêverie. Oui, un temps de rêverie, la capacité à rêver et à s'évader aussi, l'imaginaire, plutôt que l'image, par exemple sur les réseaux sociaux, qui coupe complètement l'imaginaire. Donc c'est vrai que cette question du vide à combler, j'aurais envie de dire, est-ce qu'on peut ne pas le combler trop rapidement en étant accompagné, effectivement ? Et ensuite, trouver une autre activité, effectivement, ça va se permettre de trouver une nouvelle identité. Je te dis que tu t'écris un nouvel univers en achetant tout le matériel, mais c'est aussi une nouvelle identité. Moi, je fais tel sport, et d'avoir un emploi du temps qui est organisé autour de la discipline. Mais là, on est dans un vrai sujet de psychologie du sport et pas de préparation mentale. Parce qu'on touche vraiment plutôt l'identité de la personne, son histoire, comment elle se définit, la confiance en elle, plutôt que simplement des habiletés mentales.
- Speaker #2
Et c'est quoi les questions des auditrices et des auditeurs ?
- Speaker #1
Alors ce qui revient souvent, c'est comment est-ce qu'on peut apprendre à gérer la peur ? Et est-ce qu'il y a des personnes qui sont plus ou moins, en tout cas, courageux que d'autres naturellement ? Est-ce que c'est quelque chose que justement tu parlais de l'inné, de l'acquis ?
- Speaker #0
Alors déjà la question de la peur, oui, c'est quelque chose d'une émotion très primaire. Si on n'avait pas peur, on serait tous les trois déjà morts. Parce que la peur nous protège. instinctivement, elle va créer un niveau de vigilance sans qu'on ait besoin de penser. Donc c'est vraiment automatique. Donc quand on a peur, on va avoir notamment l'adrénaline qui va monter très rapidement, on va être beaucoup plus attentif à son environnement et on va être capable de réagir de façon automatique.
- Speaker #2
Mais on n'a pas peur à la même chose. C'est-à-dire que c'est là, peut-être que ça fait le lien avec ta question, c'est que tu peux avoir peur d'une chose, moi pas du tout, et moi je peux avoir peur d'une chose et toi pas du tout. Est-ce qu'à la naissance, physiologiquement, tes peurs sont déjà là ? Ou c'est ton expérience, ton environnement qui te font avoir peur ou pas de certaines choses ?
- Speaker #0
J'ai envie de dire un peu les deux parce qu'on va tous avoir quand même peur des véhicules qui viennent sur la route, ce qui va nous permettre de faire attention de certains animaux. Avoir peur des araignées, des serpents, c'est plutôt utile parce que beaucoup d'araignées et de serpents ne sont pas commodes. après effectivement Quand ça devient une phobie, c'est autre chose. Parce que par exemple en Europe, il n'y a pas tant d'araignées et de serpents qui sont dangereux. Donc la peur, c'est plutôt un phénomène qui nous permet de nous adapter et de nous protéger à notre environnement. Maintenant, dans ta question, la peur, surmonter ses peurs, être courageux, dans une activité sportive, le vélo, c'est nécessaire d'avoir peur quand même. Parce que c'est dangereux. C'est extrêmement dangereux le vélo. Et je me souviens d'une personne que j'accompagnais qui me disait Là, maintenant, il faut qu'on apprenne à tuer ma peur. Parce qu'en descente, j'ai peur.
- Speaker #2
Quand tu dis ça, je n'ai pas pensé à la circulation. Parce que ça, tu ne peux pas forcément maîtriser. Mais je pensais au virage. La vitesse à laquelle tu prends un virage, c'est ta peur qui va te faire ne pas freiner. Ou freiner, tu vois. Ou prendre un angle différent.
- Speaker #0
Et donc, cette personne me dit, je ne veux plus avoir peur en descente. Je dis, ah non, on ne va pas être d'accord. Il faut faire attention en descente. déjà en fonction des courses, si la route est fermée ou pas mais ensuite on va parler plutôt de vigilance parce qu'effectivement il ne faut pas avoir une peur qui tétanise sur un vélo, il y a toute une technique de vélo, souvent on croit que le vélo il n'y a rien à apprendre mais en fait il y a beaucoup de choses à apprendre donc je lui ai dit écoute, focalise-toi plutôt sur des aspects déjà techniques, parce qu'il m'a dit ah mais moi je vais aller faire le parcours à blinde c'est comme ça que je vais traverser la peur je veux décrocher mon cerveau pour ne plus avoir peur Oui.
- Speaker #2
Non, catastrophique, on décroche son cerveau,
- Speaker #0
on va dans le ravin en fait, et on va à l'accident. Donc non, la peur, il ne faut pas qu'elle soit une peur panique. Maintenant, il faut différencier peur et état de vigilance. Et je pense qu'effectivement, pour le vélo, la vigilance, c'est important. Mais ensuite, il faut aussi apprendre à être plutôt souple en descente. Il y a des techniques de descente, par exemple.
- Speaker #2
Vous avez peur en descente, vous ?
- Speaker #1
Moi, j'ai peur depuis que je suis tombé. parce que tu vois la blessure ouais parce que en fait quand tu vis pour la première fois alors comme je disais le vélo je suis arrivé assez tard il est arrivé assez tard dans ma vie mais quand tu vis pour la première fois une chute tu sais ce que ça fait et alors même si la tête est bien faite et que tu te rappelles plus vraiment de la douleur tu te rappelles quand même de comment ça se passe etc et donc moi j'ai mis du temps à remettre de la vitesse avec des gros guillemets en descente, mais avant, après cette chute-là, je freinais vraiment et c'était catastrophique.
- Speaker #2
Et pour toi ?
- Speaker #0
Pour réagir, c'est plutôt ça, en fait, ta réaction, parce qu'après une expérience négative, on n'a pas envie qu'elle se reproduise. Donc, c'est d'y aller progressivement et de retrouver, effectivement, après, la confiance. Moi, j'étais terrorisée quand j'ai commencé le vélo. Déjà, je suis une femme, donc je suis programmée pour... Reste plus peureuse dans les stéréotypes. Et mon entraîneur me disait, mais tu roules comme un postier. Merci.
- Speaker #1
On n'a rien contre les postiers, on vous le dit.
- Speaker #0
Voilà. Mais effectivement, j'étais crispée. Parce que je disais, oui, mais tu ne te rends pas compte. En plus, moi, je suis profession libérale. Donc, si je tombe et que je me casse, je n'ai pas d'art et maladie derrière. Donc, il y avait une réalité aussi.
- Speaker #1
Bien sûr, bien sûr.
- Speaker #0
Par contre, avec la pratique, j'ai appris à être moins crispée. à mieux attaquer les descentes, les virages, et à avoir un peu plus confiance en moi. On peut dire que là, c'est quelque chose qui s'est développé avec le temps. Mais par contre, oui, je fais faire attention. Parce que je n'ai pas envie de tomber. Effectivement, quand on a fait sa première chute, il faut un petit peu de temps. Mais ça permet aussi de revenir à une réalité. Le vélo, c'est quand même une activité dangereuse. C'est un corps d'équilibre,
- Speaker #2
un environnement où il y a d'autres personnes. C'est sûr. C'est sûr. Est-ce qu'il y a d'autres questions, Seb, sur ce lien avec la psychologie du sport au quotidien ?
- Speaker #1
Oui, on a beaucoup de questions sur comment gérer la pression autour d'une compétition. Autour de ça, on a justement Constance, je pense qu'elle ne nous en rendra pas, de la Cité, qui vient de finir deuxième sur la Race Across Benelux, 500 km. Bravo à elle.
- Speaker #0
Bravo.
- Speaker #1
Et qui nous demande comment on gère la nuit d'avant-course. Alors ça, je pense que ça concerne absolument tout le monde. Je ne connais personne qui me dit... Oh la veille, j'ai super bien dormi, je suis d'attaque. C'est pas possible. Donc comment on fait ? Est-ce qu'il y a des tips ? Qu'est-ce que tu peux nous dire là-dessus ?
- Speaker #0
Pour ne pas dormir. En fait, c'est assez simple, mais ce qui est très important, c'est les semaines précédentes, de faire attention à son sommeil et de bien dormir les semaines précédentes. Et je pense à des athlètes olympiques que j'ai accompagnés, effectivement, les deux semaines avant vraiment de faire... attention à son sommeil et puis évidemment de réduire tout ce qui perturbe le sommeil, caféine, alcool écran voilà,
- Speaker #1
et vraiment de sanctuariser son sommeil sur son téléphone la veille de course à prohiber.
- Speaker #0
Mais en tout cas les semaines précédentes sanctuariser son sommeil pour effectivement accumuler de l'énergie et une veille de course c'est tout à fait normal qu'on dorme très très mal voire très peu, voire pas du tout et du coup moi ce que je propose comme approche c'est donc Merci. Bien dormir avant, ça en général c'est possible. S'il y a un trouble du sommeil, c'est autre chose, il faut le traiter. Mais la veille de course, c'est d'enlever complètement cette pression de « ah mais je ne vais pas bien dormir » ou « il faut que je dorme bien » . Déjà d'enlever la pression, souvent quand on enlève la pression, on va être capable de dormir quelques heures. Parce que finalement, on relâche son attention et son attente et on arrive à tomber dans le sommeil, à lâcher prise. Parce que le sommeil c'est ça, c'est un grand lâcher prise. Sinon, il y a des techniques qu'on peut apprendre en amont. pour s'endormir, que ce soit surtout les techniques de relaxation. C'est pour gérer son niveau d'activation. Là, on est très réveillé. Juste avant de s'endormir, on va être de moins en moins activé, de plus en plus détendu. Donc des exercices de respiration pour détendre son corps, le scan corporel, des choses très simples.
- Speaker #1
Le parasympathique.
- Speaker #0
Oui, calmer le système parasympathique. C'est un peu la pédale de frein de notre système nerveux qui nous rend vigilants. Donc, on peut utiliser des techniques comme ça pour dormir quelques heures. Et puis, chaque demi-heure dormie, c'est le fait.
- Speaker #1
On se dit que c'est une nuit bonus, en fait.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #2
Sachant que le sommeil ne va pas se jouer. Non, pas du tout. Ce n'est pas parce que vous n'allez pas forcément bien dormir la nuit d'avant que l'épreuve, ça va être catastrophique. Ça n'a pas d'impact sur la performance. Pour en avoir beaucoup discuté avec Rémi Ordiel, qui est le spécialiste du sommeil qui nous accompagne, c'est les 15 jours précédents à l'événement où c'est là. Il faut se préoccuper de son sommeil. Et puis après, ça peut se comprendre que la veille de quelque chose qui peut angoisser, ça ne se passe pas.
- Speaker #0
Donc, comme dit, technique de relaxation. Et puis, discours intérieur aussi, se relâcher la pression et se dire, bon, là, je me repose. Souvent, on se met la pression, les insomniaques le connaissent bien, de se dire, je dois dormir. Non, je peux aussi me reposer, fermer les yeux, écouter quelque chose. C'est la petite histoire qui marche sur les enfants, ça marche aussi sur les adultes. Beaucoup d'adultes dorment avec un podcast. Oui,
- Speaker #1
il y a des routines aussi potentiellement à mettre en place. Personnellement, je lis tous les soirs en me disant au moins je sais que je pose mon téléphone et je sais qu'au bout de trois pages, c'est parti.
- Speaker #0
Donc c'est vraiment quelque chose qui peut se préparer. Ce n'est pas grave du tout de ne pas bien dormir avant une course.
- Speaker #1
Est-ce qu'il y a d'autres questions ? Parce que je sais qu'il y a eu beaucoup de questions sur cet épisode-là. Ça a interpellé pas mal d'auditeurs. Toujours autour des épreuves, évidemment, parce que je pense que c'est ce qui angoisse pas mal de personnes. Je rate toujours mes départs. Ensuite, quand la course est lancée, ça va mieux. Mais l'avant-course, c'est un vrai calvaire. Donc, il n'y a pas vraiment de questions. Mais en tout cas, il y a peut-être ce stress du départ. Comment on fait pour gérer ce vraiment pic, entre guillemets, d'émotion ?
- Speaker #0
J'entends deux temps quand même, parce qu'il y a l'avant-course. et le départ.
- Speaker #2
J'ai un examen, j'ai révisé, j'ai révisé. Tu dois être archi prêt.
- Speaker #0
C'est normal qu'on soit stressé avant la course, avant quelque chose, il y a un enjeu, quelque chose à gagner, quelque chose à perdre, même si on est amateur. Mais l'avant-course, effectivement, tu parlais de routine, c'est bien d'avoir une routine d'avant-course. Et moi, je sais que je suis hyper tranquille avant-course. Je fais quelques postures de yoga. J'ai mon plat de pâtes avec ma mozza burrata que j'adore, même si ce n'est peut-être pas le repas optimal. Mais moi, ça me rassure. Ça fait du bien. Oui, ça fait du bien, ça fait plaisir. Et en fait, c'est bien d'avoir en tout cas une routine d'avant-course pour dédramatiser et puis prendre de la hauteur aussi. Se dire, je ne suis pas en train de jouer ma vie sur cette course.
- Speaker #2
Est-ce que ce n'est pas un lien avec l'expérience et la confiance en soi ?
- Speaker #0
Oui, aussi.
- Speaker #2
Parce que si tu as déjà vécu le moment où tu vois un départ, c'est sûr que c'est ton premier départ, tu découvres, t'observes, t'as l'excitation, tout est découvert. T'as déjà fait un marathon, j'en sais rien, ou une course de vélo, deux, trois fois, quatre fois, bon bah tu sais que quand t'arrives il va se passer ça, que le process, le départ, les premiers kilomètres vont être comme ça, enfin t'as déjà vécu, donc ton expérience fait que tu sais où tu vas.
- Speaker #0
Si on l'a pas vécu, on peut...
- Speaker #2
Les gens qui sont angoissés et qui ont besoin de savoir où ils vont.
- Speaker #0
Tout à fait. Si on ne l'a pas vécu, on peut faire un travail de visualisation, avec tous les éléments qu'on connaît de la course. Ok, en fait, quand je vais arriver, il va se passer ça, il va se passer ça. Moi, je vais poser les questions, mais à quel moment tu penses que tu vas être le plus stressé ? Et pourquoi ? Qu'est-ce qu'on peut anticiper ? Donc ça, c'est l'avant-course. Le départ, effectivement, souvent, on se met une pression quand ça commence. Mais là aussi, il faut dédramatiser le départ. Le départ, surtout à vélo, c'est... Déjà se sentir bien dans sa posture, relâcher les crispations parce qu'on va rouler un certain temps. Et puis ensuite, commencer à trouver son rythme tranquillement, mais se mettre dans son rythme et petit à petit avoir confiance et être confortable. Je pense que les premiers kilomètres, c'est vraiment important de trouver sa zone de confort pour enchaîner les kilomètres. Et puis après, ça dépend effectivement du format de la course. de confort sur une petite course, non évidemment donc on va être très concentré sur des choses précises mais sinon c'est vraiment plutôt de dédramatiser le départ et le départ c'est s'installer déjà dans sa course et puis c'est assez sain d'avoir les pros le disent souvent que le rythme cardiaque augmente avant le départ ça te prépare à l'effort que tu vas fournir et donc c'est normal c'est
- Speaker #2
pas quelque chose qui est un mauvais signe ça me fait aussi penser aux actes Aux acteurs, aux actrices. Oui,
- Speaker #0
le track.
- Speaker #2
Tu vois, qu'ils doivent monter, faire une pièce de théâtre en live, par exemple. Tu ne peux pas dire en coupe, on refait. Ça permet aussi de te mettre dedans. Donc, c'est du positif. Mais je pense qu'il y a un vrai lien avec la confiance en soi. C'est-à-dire, quoi qu'il se passe, je trouverai une réponse, une solution à ça. Mais après, oui, on l'a tous vécu. Un premier départ, puis il y a l'excitation qui est là. C'est hyper important.
- Speaker #0
Il ne faut juste pas que ce soit paralysant, mais ça l'est rarement en fait. Souvent on craint de ne pas pouvoir, mais déjà dans les disciplines physiques en général, une fois qu'on se met en mouvement ça vient. Et comme là on parle de psychologie du sport et pas juste de préparation mentale, la question de la pression aussi ça peut être en lien avec d'autres confrontations qu'on a eues à des épreuves. Je pense tout simplement à tout ce qui est école, scolarité. comment on a intégré les exigences de réussite et de performance. Et une course peut réveiller, réactiver ces exigences-là. On a eu parfois de l'entourage où on s'est mis à soi-même.
- Speaker #2
Une autre question ?
- Speaker #1
Oui, on a Camille, alors ça va un peu dans le même sens, mais qui me dit, je mets une pression énorme, et ce depuis les bancs de l'école, où je stressais rien qu'à l'idée de prendre la parole, je suis comme toi Camille, j'ai essayé tout un tas de techniques de relaxation, mais rien n'y fait, y a-t-il vraiment une solution pour moi ? Ça, ça me fait penser un peu aux personnes, j'en ai fait partie pendant longtemps, se dire, ben en fait je suis tellement stressé, est-ce que vraiment, il peut y avoir, est-ce que je peux m'améliorer vraiment dans ce... dans cette attitude-là ?
- Speaker #0
C'est là aussi qu'on est plutôt dans la psycho du sport et pas dans la prépa mentale, parce que finalement, ce qu'elle évoque, c'est des techniques de prépa mentale qui, voilà, ça n'a pas fonctionné. Dans d'autres cas, ça aurait pu. Mais la question, effectivement, de la confiance en soi, et oui, la confiance en soi, elle s'est construite dans l'enfance. Donc, elle parle depuis les bancs de l'école. C'est qu'est-ce qu'elle a intégré comme exigence ? Pas le droit à l'erreur, à l'échec. Le regard des autres. Oui, le regard des autres, la peur du ridicule. C'est une peur qu'on a tous en commun. On ne veut pas être ridicule ou la peur qu'effectivement les autres se moquent. Normalement, adulte, c'est quelque chose qui est passé, mais qui peut être aussi plus malsain. Donc, j'aurais envie de dire pour une personne comme ça, ce serait intéressant d'aller voir un peu plus dans l'histoire et dans le vécu d'autres événements stressants. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi ça s'est passé comme ça ? Et finalement, est-ce qu'on peut faire la paix avec certains épisodes de vie qu'on a pu avoir et trouver sa façon à soi de gérer la pression ? Comme je le disais, moi je n'ai pas forcément confiance en moi, c'est un trait de personnalité, mais ça ne m'empêche pas de faire des choses, parce que je peux avoir confiance en telle course, si je me prépare, ok, tel podcast, si je me prépare, pourquoi pas. Mais se décaler aussi du soi, parce que maintenant avec le développement personnel, le soi, Et voilà, omniprésent, on doit se développer personnellement, alors qu'en fait, c'est à l'heure, on n'est jamais tout seul. On se développe dans un environnement et aussi avec les autres. Donc c'est souvent des histoires et des expériences vécues avec d'autres qui vont conditionner notre confiance en soi.
- Speaker #2
Donc ce que tu dis, c'est aussi accepter de découvrir quelque chose, parce qu'on parle beaucoup d'expérience. Et je pense que c'est aussi le fait de... de se convaincre ou de se parler avec son dialogue intérieur, d'accepter de se dire, je découvre, et il se passera ce qui se passera. Et ça, c'est important pour peut-être répondre à la question de cette auditrice, de dire si c'est un premier départ, et après, c'est un lien avec l'expérience et la confiance en soi. Je ne sais pas si on peut ajouter autre chose sur ça.
- Speaker #0
Quand elle demande une solution, alors une solution, pas une seule, mais un travail sur soi, Pas forcément pendant dix ans. Quelques séances.
- Speaker #1
Ça peut être déjà de se rapprocher d'un professionnel ou d'un professionnel.
- Speaker #0
Par exemple, un psychologue du sport, s'il y a un lien avec le sport, parce qu'on va plus facilement vers un psychologue du sport qu'un psychologue tout court, mais ça peut être très aidant. C'est aussi le sens de ma venue sur ce type de podcast, c'est de pouvoir parler de psychologie en dehors du cabinet. de psychologues, et qu'en fait la psychologie ça nous concerne tous, qu'on peut en parler avec des mots simples, et que ça veut pas dire qu'on a forcément un problème.
- Speaker #2
Justement, il faut peut-être des fois aussi un peu dédramatiser, c'est-à-dire que là en l'occurrence, si la personne rate son départ, il se passe quoi en fait ? Il va se passer quoi ? C'est-à-dire que tu vas pas mourir.
- Speaker #0
C'est l'enjeu qu'on a mis dessus. Ah, si je rate,
- Speaker #2
c'est parce que je suis incapable. Dédramatiser parfois,
- Speaker #0
ça...
- Speaker #1
Et puis ce qu'on disait, ce que tu disais Marion, c'est qu'en plus on va pas forcément rater. ce départ,
- Speaker #2
c'est qu'on est juste en train de se dire ça va peut-être pas se passer comme on l'avait visualisé ou imaginé mais voilà et là c'est le niveau d'exigence qu'on a avec soi-même et là on revient à un trait de personnalité qui s'appelle perfectionnisme ça peut être une grande qualité mais ça peut aussi pourrir la vie quand
- Speaker #0
on est trop perfectionniste ça crée de l'anxiété, ça peut paralyser et empêcher de faire des projets donc tout est une question d'équilibre
- Speaker #2
Quel lien tu fais entre la la performance et la confiance en soi. Est-ce que quelqu'un qui est performant a forcément confiance en soi ou que quelqu'un qui a confiance en soi est forcément performant ? Tu vois, dans la psychologie du sport.
- Speaker #0
Je pense qu'il y a un niveau de confiance, effectivement, à avoir. C'est nécessaire pour être performant. Je pense qu'il y a une confiance en ce qu'on va faire, confiance en certaines qualités qu'on a, enfin compétences. Par exemple, on parle de courage. Moi, je ne savais pas que j'étais courageuse jusqu'à ce que je fasse mes premiers triathlons. Les premières compétitions, je me suis dit « Ah ! » mais en fait Marion, t'es courageuse parce qu'aller dans l'eau et puis se prendre des coups je me suis dit ah quand même tu n'es pas faite en suive la machine à laver du départ et en fait cette expérience m'a traumatisé pas du tout, tu me suis dit mais en fait je suis courageuse je savais pas mais effectivement Il faut avoir confiance au moins dans ce qu'on va faire et dans les capacités qu'on a à le faire. Après, en soi, ce n'est pas quelque chose qu'il faut absolument avoir parce qu'on est très inégaux par rapport à ça. Ça dépend vraiment de notre histoire et de nos premières années de vie, des personnes qui nous ont entourées. Mais en tout cas, il faut bien se préparer. La question de la préparation, c'est pour ça que la préparation mentale et la psychologie du sport existent. Ça peut vraiment aider à la performance, très clairement. Et c'est pour ça que maintenant la psychologie du sport, la préparation mentale fait partie de quasiment tous les staffs, toutes les équipes et qu'on en parle de plus en plus dans le milieu amateur.
- Speaker #2
Oui, on n'en parle pas dans le milieu amateur, dans le milieu professionnel je trouve qu'on n'en parle même plus parce que c'est intégré en fait, c'est intégré.
- Speaker #0
La plupart oui, après par exemple moi je travaille avec des danseurs classiques professionnels, psychologie de la danse ou préparation mentale c'est pas du tout un sujet pour l'instant. alors que pourtant le danseur professionnel a des compétences analytiques et donc on pourrait parler de psychologie aussi de préparation mentale mais non c'est quelque chose qui pour l'instant passait sous silence et tabou comme ça l'était dans le sport il y a quelques dizaines d'années
- Speaker #2
Incroyable, on arrive sur la fin de l'épisode est-ce que tu aurais un dernier conseil pour les auditrices et auditeurs
- Speaker #0
Rappelez juste effectivement, là on a beaucoup parlé de comment la psychologie influence la performance, mais ça marche aussi dans l'autre sens, comment l'activité physique ou l'activité sportive peut nous aider à passer certains caps psychologiques ou certaines épreuves de la vie. Ça peut vraiment être un soutien et je ne peux qu'encourager à tester des tas d'activités. Et si on sent un blocage dans quelque chose, ne pas trop se culpabiliser et oser pousser la porte d'un cabinet ou déjà d'en parler autour de soi.
- Speaker #1
Tu parles de culpabilité, je voulais juste poser la dernière question qui est hyper intéressante parce que je pense qu'elle va parler à beaucoup de parents qui préparent une course ou un objectif.
- Speaker #2
La voix arrivée, cette question.
- Speaker #1
Je suis jeune maman, je prends du temps à l'entraînement pour préparer mes objectifs, temps pendant lequel je ne profite pas de mon fils de 3 ans. il est très souvent difficile d'accepter la situation quand je passe à côté d'une course je culpabilise plus plus comment gérer ce genre de situation question qui s'adresse aussi au jeune papa exactement tout à fait là c'est vrai que c'est la grande question de l'équilibre de vie famille
- Speaker #0
activité professionnalisme ou pas dans l'activité mais si on a une activité loisir il faut effectivement être assez en paix avec le temps qu'on passe à s'entraîner ça veut dire quoi être assez en paix
- Speaker #2
qu'on passe à s'entraîner.
- Speaker #0
Accepter qu'on a choisi, par exemple, 7 heures ou 12 heures par semaine, effectivement, je m'entraîne. À côté, comment est-ce que je peux créer, peut-être pas de la quantité de temps, mais du temps de qualité avec mes proches. C'est joli comme ça à expliquer, mais dans les faits, effectivement, ça peut être d'expliquer aussi déjà que c'est pendant une période, si c'est tous les ans, pendant 10 ans. Ma question,
- Speaker #2
justement, est-ce que cette situation est... peut s'installer dans la durée, ou est-ce que ce n'est pas sain ? Et pour que ce soit sain, il faut qu'elle reste sur une durée qui est validée par tous.
- Speaker #0
Oui, et si c'est dans la durée, sur plusieurs années, c'est questionnable. Parce que se mettre au défi quelques fois, et ensuite se consacrer à un autre domaine de sa vie, par exemple la parentalité, pourquoi pas, effectivement, et ça peut être tout à fait gérable. Après, pour certaines personnes, ça peut être une fuite, l'activité physique.
- Speaker #1
Là en l'occurrence je pense que pour la personne c'est vraiment, là il y a un gros objectif qui est là et pour le coup c'est pas quelque chose de chronique, ça sera pas tous les ans etc et donc là c'est vraiment sur les quelques mois qui arrivent je vais pas passer beaucoup de temps avec mon enfant, comment je fais pour être ok avec ça
- Speaker #2
Est-ce que t'as des solutions pour ça Seb ? T'as qu'à être en plein dedans, préparation d'un 2005 tu l'as déjà fait deux fois Comment tu gères ça ? C'est quoi ton expérience ?
- Speaker #1
J'ai beaucoup apprécié cette question parce que je m'y retrouve totalement. Moi, mon petit a 5 ans. En plus de ça, j'ai une compagne qui est aussi ultra-cycliste. En termes de temps disponible...
- Speaker #2
C'est pour ça que leur enfant ne vit pas chez eux.
- Speaker #1
On a oublié son prénom, mais on va nous le rappeler en fin d'épisode. Pour moi, c'était hyper important d'être ok avec ça et de le verbaliser auprès de ma compagne. avant de me lancer dans ce projet, donc c'est un projet que j'ai lancé il y a deux ans pour essayer de faire la meilleure perf possible sur la race Cross France, je lui ai dit, est-ce que tu es OK avec ça ? Parce que ça veut dire que, alors la première année, ça va aller à peu près, mais la deuxième année, sur la fin de la prépa, je risque que tous les week-ends vont être consacrés à l'entraînement. Est-ce que déjà, c'est OK ? Parce que si tu me dis non, moi, je ne le fais pas. Je n'ai pas envie de le faire en désaccord total. Là,
- Speaker #0
c'est ton sens des priorités. Tu as en priorité ta famille.
- Speaker #1
Mais ça, après, c'est en... c'était la phase la plus facile on va dire parce qu'après la réalité c'est que le week-end là il a un anniversaire je vais pas y être alors pas le sien mais il va participer à l'anniversaire je vais pas y être, ils vont partir en week-end j'y serai peut-être pas aussi avec eux donc il y a beaucoup de temps que je perds avec eux deux et donc du coup ce que tu disais d'essayer de passer du temps qualitatif avec eux ça veut dire que déjà je m'entraîne la semaine entre midi et deux, pas le soir, donc le soir je m'interdis de... de m'entraîner et c'est moi qui vais chercher l'eau à l'école et du coup j'essaie de passer le plus de temps possible en dehors de l'entraînement avec lui pour essayer non pas de rattraper parce que c'est compliqué mais en tout cas de quand même en profiter même si... Bon là ça reste quand même compliqué.
- Speaker #0
Mais c'est effectivement trouver des sortes de compromis, parce qu'il s'agit quand même de renoncement. Parce qu'on n'a pas un temps illimité, une disponibilité limitée. Donc c'est vrai qu'il va falloir renoncer à certaines choses. Après c'est très mal vu dans la société de renoncer à du temps familial, là aussi il y a une question. Mais déjà avoir un deal avec sa compagne, son compagnon, sur comment on va faire. être d'accord avec soi-même ça veut pas dire que t'es un mauvais papa si tu vas rouler le week-end entier donc ça il faut aussi être en accord avec soi-même et puis être capable de trouver des compromis et des aménagements dans la semaine c'est un
- Speaker #1
super exemple tu vois c'est très mal vu et à contrario les parents qui passent beaucoup de temps avec leurs enfants mais qui sont derrière leur téléphone c'est un peu plus accepté parce que voilà c'est un peu ça passe un peu sous silence moi je suis Je mets un point d'honneur quand je rentre à la maison, je pose le téléphone, je ne regarde plus mon écran. Je veux que mon fils soit en interaction avec mon visage et pas avec un papa qui est là, mais à moitié absent.
- Speaker #0
Là, tu parles vraiment de temps de qualité. En fait, tu es disponible entièrement là pour ton fils. Et en fait, c'est plus la disponibilité et la qualité que la quantité de temps.
- Speaker #2
C'est quoi le conseil qu'on peut donner à cette déliriste qui se pose la question, qui culpabilise ? C'est quoi ? C'est déjà de faire que tout soit transparent et clair avec son entourage.
- Speaker #1
Déjà, je pense que c'est la première chose. C'est ce qu'on a dit là, oui. Voilà, ça se voit clair. Ensuite,
- Speaker #2
c'est de profiter aussi de l'instant et du moment dans lequel il se consacre à son entraînement pour qu'il soit totalement efficace.
- Speaker #0
Mais il y a une autre chose dans sa question, c'est quand elle passe à côté d'une course.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Donc là, il y a aussi une sorte de paix à trouver avec soi-même parce que passer à côté d'une course, non, elle n'est pas passée à côté, déjà, elle l'a faite, donc bravo. Mais là, c'est la gestion de ce qu'elle peut considérer comme un échec. Et finalement, j'ai sacrifié tout ça pour ça. Non, on peut peut-être le voir autrement. J'ai effectivement passé du temps à me préparer, j'arrive à tel résultat. Mais ça ne veut pas dire effectivement que j'ai gâché tout le temps de préparation.
- Speaker #2
Moi, j'ai envie de lui poser la question, il me manque un élément dans la question, c'est est-ce que l'entourage participe, ne serait-ce qu'en observateur ou est présent sur l'événement ? Parce que je trouve qu'il y a deux directions à prendre, c'est la famille accepte, il y a aussi accepte-accepte pas, mais là on part du principe que la famille est ok, pour que cette personne se prépare et fasse son projet, mais n'accompagne pas, n'est pas présent le jour de l'événement. Donc là, il y a double culpabilité. C'est-à-dire qu'il y a la culpabilité dans la prépa, et il y a la culpabilité le jour de l'événement de dire « Je suis tout seul, personne ne profite de l'accomplissement et de tous les sacrifices que j'ai fait avec moi. » Et l'autre direction, c'est la famille est présente pour la date de l'événement. Et là, je trouve que moi, c'est une belle récompense, pas que pour le sportif, mais pour toute la famille. C'est pour ça que là aussi, je partage mon expérience personnelle, mais nous, sur Réseau Cross France, Les bases de vie, elles sont ouvertes à la famille. Et ça, c'est une réflexion que j'ai eue après des retours de participants, puisqu'au début, on fermait.
- Speaker #0
C'est-à-dire que la base de vie, c'était que les coureurs. Et puis on s'est dit, c'est quand même dommage. Parce que la famille, elle subit la préparation. C'est en lien avec la question. Elle subit la préparation et elle ne peut même pas venir encourager et profiter de l'événement avec la personne. Donc on a tout ouvert. Et ça crée des moments d'émotion incroyables. Et c'est pour ça qu'il me manque, moi, cet élément-là, dans cette question. C'est, est-ce que sur l'épreuve, elle est toute seule, cette personne ? Ou est-ce que la famille est là ? Et auquel cas, tu peux avoir deux angles différents. Voilà. et du partage. Parce que tu peux très bien avoir un deal familial en disant, ok, vas-y, si ça te fait plaisir, fais ton événement, mais de toute façon, je ne viendrai pas te voir. Tu vois ? Là, ça peut être compliqué. Et là, tu peux passer à côté de l'épreuve. Et là, tu peux passer à côté de l'épreuve.
- Speaker #1
Mais c'est pour ça que c'est aussi une culture du sport après, de ce qu'on peut partager en famille. Donc c'est très intéressant.
- Speaker #0
Et c'est pour ça que tu fais le lien avec... Tu vois, quand tu disais les valeurs de partage, je trouve que le sport permet ça de réunir les gens, ça donne des valeurs et fait le lien avec des subventions que beaucoup de villes coupent. C'est tellement dommage, il y a tellement, je pense, d'autres lignes budgétaires à couper avant de couper le sport et donc de priver de ces beaux moments des centaines de familles. Mais voilà, c'était la parenthèse. Est-ce qu'il y a d'autres choses à voir, Seb, ou est-ce que tu voudrais partager autre chose ?
- Speaker #2
Non, je n'ai pas d'autres questions. Je pense qu'effectivement, pour répondre à cette auditrice, pour reprendre ce que tu disais Marion, il y a à la fois l'acceptation de l'environnement, les moments de qualité. Et après, il faut aussi se dire que quand même, c'est un choix. Et surtout, le choix du sport est quand même de loin la plus belle excuse. J'ai envie de dire qu'il y a quand même des parents qui peuvent être moins présents et qui font d'autres choses ou qui peuvent paraître un peu plus... un peu plus égoïste. En tout cas, le sport reste quand même bel et scuse et ça reste en plus un beau modèle pour les enfants.
- Speaker #1
Oui, tout est une question de comment on le partage en fait, comment on le vit, comment on le partage.
- Speaker #0
Il y a tellement de choses à faire passer quand tu fais ta prépa. J'imagine que quand tu fais ta prépa, tu expliques à ton fils ou à ta fille pourquoi tu fais ça, qu'est-ce que ça va t'apporter, qu'est-ce qu'il faut faire pour espérer y arriver parce que tu peux aussi dire j'ai tout fait mais je n'ai pas réussi. La notion d'échec, comment tu la partages ? Moi, je trouve que de partager ça avec ta famille, tu peux impacter, c'est mon avis personnel, mais je pense que tu peux impacter la vision qu'ont tes enfants, ton entourage, de rien n'est garanti. C'est-à-dire que tu as beau te préparer de la meilleure des manières, ce n'est pas garanti que tu réussisses.
- Speaker #1
C'est une philosophie de vie.
- Speaker #0
Et je pense que ça permet, ce type d'événement-là, quand tu as une famille autour de toi qui t'accompagne dans un projet, tu peux partager tellement de valeurs. C'est hyper important, hyper important. Est-ce qu'on a autre chose à dire sur ça ? On a tout dit ?
- Speaker #1
Tout dit, je pense pas, mais...
- Speaker #0
Alors oui, on a partagé des choses.
- Speaker #1
En tout cas, je pense que c'est important de souligner que la psychologie du sport permet de se questionner sur la relation à sa performance, mais aussi la relation au sens qu'on y met, aux questions effectivement de partage, et en général c'est tout. Tout est une question de relation qu'on a eue avec la discipline, avec qui nous a introduit à la discipline, qui nous a inspiré. Le sport, ce n'est jamais quelque chose qui vient tout seul, de nulle part. En général, c'est des modèles qu'on a eus ou un imaginaire aussi qu'on a développé autour de ça et qu'ensuite on partage. Ce n'est pas quelque chose de solo comme on pourrait beaucoup le croire sur les réseaux, mais c'est plutôt une aventure.
- Speaker #0
Un grand merci à vous deux de votre présence et de tous les beaux conseils. Où est-ce qu'on peut te suivre Marion, les personnes qui nous écoutent et qui se disent, moi j'aimerais bien discuter avec Marion ?
- Speaker #1
Alors, me suivre, on ne me suit pas, parce que je protège mon temps par rapport aux réseaux sociaux. Non, par contre, j'invite vraiment toute personne qui a des questions, on mettra le lien, j'ai quand même un petit compte Instagram, mais je ne suis pas du tout influenceuse. Par contre, ne m'envoyez un mail, tout simplement. On mettra le lien aussi dessus. Mais n'hésitez pas à poser des questions. Ça arrive souvent, après les épisodes, que des personnes prennent un premier rendez-vous, et parfois c'est des bouches en accompagnement. Pour moi, je disais, c'est important d'être ici et de parler de psychologie avec des mots simples et de dédramatiser aussi la question de la psychologie. Ça nous concerne tous au quotidien, que ce soit positivement ou dans des moments plus difficiles.
- Speaker #0
Un gros merci Marion. Et puis Seb, peut-être rappeler aussi que le festival cet été va son plein, avec une nouvelle saison. Et puis pareil, rappeler le site et où est-ce qu'on peut écouter tous ces beaux épisodes et voir ces magnifiques aventures.
- Speaker #2
Tout à fait. On a une Summer Edition du festival qui s'est lancée là très récemment, en début de semaine. Et on aura évidemment toujours l'édition hivernale qui prendra place dès novembre. Donc restez bien connectés, on communiquera très prochainement la programmation.
- Speaker #0
Le site c'est tousensel.eu. Exactement. Un grand merci, puis je vous souhaite un bel été. Je vous donne rendez-vous très prochainement pour un nouvel épisode du podcast Tous en Sel. Merci beaucoup.