Speaker #0Bonjour et bienvenue sur Toute Puissante, le podcast des femmes qui veulent tout et qui l'obtiennent. Je suis Kauthar Trojet, votre hôte, fondatrice du club de pouvoir, coach exécutif de dirigeante et experte des dynamiques de pouvoir. Ici, nous pulvérisons le plafond de verre, un épisode à la fois. Bienvenue sur ce nouvel épisode de Toute Puissante. Avant d'entrer dans le cœur de cet épisode, j'ai une petite faveur à vous demander. Vous savez où je veux en venir. Si ce podcast vous inspire, vous fait réfléchir ou vous donne envie de passer à l'action, prenez une minute pour lui laisser un avis 5 étoiles sur Apple Podcast. Je sais que je me répète, mais c'est toujours très important parce que ce sont vos avis qui font vivre et donnent de la visibilité à ce podcast. Ça permet à d'autres femmes de le découvrir et de bénéficier à leur tour des outils que je partage ici. Alors, pour soutenir mon travail et pour aider d'autres femmes à découvrir ce podcast, je compte sur vous pour mettre sur pause, laisser votre avis et 5 étoiles et revenir me rejoindre. Votre geste compte et je vous en remercie d'avance. À présent, fermez les yeux quelques instants. Sauf si vous êtes au volant. bien évidemment. Je vais vous demander de penser au pouvoir et de regarder ce que vous imaginez. Oubliez le concept abstrait et visualisez une image concrète de ce que la notion de pouvoir évoque pour vous. Et en particulier, concentrez-vous sur la toute première personne qui vous vient à l'esprit sans réfléchir. Vous avez sans doute vu quelque chose qui ressemble à un costume sombre Une montre de luxe au poignet, des chaussures sombres très propres, très bien cirées, et peut-être une grosse voiture noire garée devant un bel immeuble, une belle demeure. Vous avez peut-être imaginé une photo avec beaucoup d'hommes dessus, tous en costume. Vous avez peut-être imaginé un grand bureau d'angle situé en haut d'une tour. Et peut-être même que vous avez imaginé un homme en gros plan. et puis à ses côtés, une femme discrète, silencieuse, qui l'accompagne. Et cette image, vous ne l'avez pas inventée. C'est notre société qui vous la transmise, comme elle me la transmise des centaines de fois à travers des films, des publicités, ou bien des représentations de conseils d'administration, de G20 ou de conseils de ministres. Et cette image, elle ne nous ressemble absolument pas. Et je vais aborder ce sujet précis aujourd'hui. Les femmes ne se reconnaissent pas dans les codes du pouvoir existant. Ça pourrait sembler être un détail, mais en fait cette réalité, elle constitue l'un des freins internes les plus puissants à notre progression. Laissez-moi vous raconter quelque chose que j'observe année après année auprès des centaines de femmes que j'accompagne. Une femme arrive à un poste de direction. Elle obtient le titre, le salaire, les avantages, et pourtant, elle se sent comme une imposture. Souvent, elle a confiance en ses compétences, puisqu'elle les a déjà largement prouvées, mais pourtant, elle a ce sentiment, elle a ce ressenti. Pourquoi ? Parce que quand elle regarde autour d'elle, dans ce nouvel espace, elle ne voit personne pour incarner le pouvoir de la façon dont elle voudrait l'exercer. Et puis, en plus, le plus souvent, elle ne voit personne qui lui ressemble. Et alors, à ce moment-là, elle fait un choix, souvent inconscient, entre deux options. La première consiste à se fondre dans le paysage, c'est-à-dire à emprunter les codes existants. Elle va chercher à durcir sa voix, ajuster sa tenue ou dissimuler certaines parties de sa personnalité dans l'espoir de trouver une place. Et la seconde option va l'amener inconsciemment, très souvent, à se dire que ce monde est quand même inadapté pour elle et puis finalement, elle va peut-être reculer d'un pas. renoncer à demander une promotion ou prendre plus de temps à y réfléchir, laisser une prise de parole à quelqu'un d'autre ou juger un poste prématuré pour son profil. Et dans les deux cas, elle perd une partie d'elle-même. Et quand elle perd, nous perdons toutes avec elle. J'ai identifié trois raisons qui s'enchaînent pour expliquer cette situation. Premièrement, les codes du pouvoir actuel demeurent fondamentalement masculins. La montre statutaire, la voiture de fonction, les costards, les vols en business ou en première classe, tout ça, ça constitue des marqueurs pensés par des hommes, pour des hommes et validés par d'autres hommes. Et on observe cette réalité de façon très concrète dans l'écrasante majorité des comités exécutifs. énormément de femmes n'en ont vraiment rien à faire de ces éléments-là. Deuxièmement, en conséquence directe de ce premier point, nous les femmes, nous manquons cruellement de représentantes, tant en nombre qu'en variété. Les dirigeants masculins disposent de dizaines de façons différentes d'incarner l'autorité, qu'ils adoptent le costume strict, la lueur décontractée chic ou le style excentrique du visionnaire de start-up. En revanche, il n'existe pas, ou vraiment très très peu, d'équivalent féminin. Et le manque de femmes de pouvoir, visible et divers empêche l'émergence de codes qui nous appartiennent véritablement. Comme par exemple le costume sombre, il n'existe pas d'équivalent d'uniforme pour les femmes. Troisièmement, cette dynamique va engendrer de l'autocensure. Parce que faute de se reconnaître dans les références existantes, de nombreuses femmes vont hésiter à s'affirmer et du coup vont laisser passer les opportunités. Comme elles pensent, et parfois inconsciemment, que ces fonctions ne leur correspondent pas, elles referment elles-mêmes la porte avant même d'avoir regardé ce qu'il y avait dans la pièce. Et chaque femme qui recule devient involontairement un modèle de moins pour celles qui la suivent, voire un modèle de plus de celles qui sont parties. Et ça, ça perpétue ce cycle, année après année. Et je veux être très claire sur un point. Ici, on fait face à un problème de représentation, et donc à un enjeu collectif. C'est pas une défaillance individuelle. C'est-à-dire qu'individuellement, vous ne manquez ni d'assurance, ni de stratégie, ni de légitimité. C'est pas de ça qu'on parle. Un problème collectif, ça vient exiger une réponse collective. Et si j'ai écrit le livre « Toutes puissantes, les codes du pouvoir pour celles qui veulent l'exercer autrement » , c'est précisément pour répondre à cet enjeu. L'idée, c'est de vous aider à identifier vos propres codes, vos valeurs, pour les incarner avec toute la légitimité qu'ils méritent déjà, plutôt que de vous auto-exclure ou d'essayer d'imiter des modèles existants qui ne vous correspondent pas. Chaque femme qui exerce le pouvoir à son image élargit l'espace pour celle qui la regarde faire. Le livre vient de paraître aux éditions Alizio. Je vous invite à le lire et puis surtout à en parler autour de vous parce que je suis convaincue que c'est collectivement que nous allons pouvoir modifier ces règles. Vous trouverez les différents liens d'achat dans les notes de cet épisode. C'est déjà la fin de cet épisode. Continuez de pulvériser tous les plafonds de verre et on se retrouve très bientôt pour un nouvel épisode. Plein de puissance ! Et voilà, c'est déjà la fin de notre rendez-vous. J'espère que vous repartez plus armés, inspirés et prêts à affronter vos défis avec audace et intelligence. Je suis Kaotard Trojette et vous avez écouté Toute Puissante. Continuez de pulvériser tous les plafonds de verre. A très bientôt pour un nouvel épisode plein de puissance.