Speaker #0Et aussi d'explorer les landscapes, l'héritage des montagnes. a voulu allier les plus hauts sommets de l'Ouest américain. Entre les orages du Colorado, les hallucinations dues au manque de sommeil et les vents de 100 km heure au sommet du mont Shasta, ce n'était plus un projet sportif, c'était une odyssée métabolique. Il s'appelle Kylian Jornet et voici le récit de sa traversée de 31 jours sur le fil du rasoir au rythme d'un cycle lunaire complet. Bienvenue ! dans la traversée de l'Ouest américain de Killian Jornet. C'est parti ! Bonjour à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode de Trail Story. Aujourd'hui je suis ravi de vous retrouver pour en plonger au cœur du récit de la traversée de l'Ouest américain de Killian Jornet. Un mois passé hors du temps avec une traversée gigantesque après son périple dans les Alpes et les Pyrénées, Killian Jornet s'est lancé le défi fou de traverser les états du Colorado, de Californie et du Washington. en gravissant tous les sommets de plus de 4000 mètres, une simple et unique performance avec une immersion complète dans la nature sauvage américaine. Écoutez bien, les distances parcourues sont juste gigantesques. Il a traversé 7 états, le Colorado, le Nouveau-Mexique, l'Arizona, la Californie, le Nevada, l'Oregon et l'état de Washington Il a pris sur ces 31 jours et ce cycle lunaire que 4 douches, et surtout il a eu une météo très capricieuse pendant cette épopée incroyable. Je vous raconte tout ça dans Trail Story. Alors avant de partir tout de suite dans les différentes étapes de ce périple, je vous propose d'écouter Kylian Jornet à la première personne dans l'explication de ce pourquoi il a voulu faire ce défi incroyable. Je vais essayer d'écrire un peu sur ce qu'a écrit mon dernier mois à courir, grimper et à rouler à vélo dans l'Ouest américain. Je dis je vais essayer car le temps s'est étiré et compressé à la fois. C'était simultanément deux ans en un seul jour. et débordant d'expériences et de paysages, te crois brouiller tous les sens dans la durée. Laissez-moi commencer par la genèse de ce projet. Après avoir enchaîné des sommets à travers les Alpes l'an dernier et les Pyrénées l'année précédente, je voulais prolonger ce mouvement. continue en terrain alpin. La Western States était mon principal objectif de course et en la planifiant j'ai réalisé que malgré de nombreux voyages aux Etats-Unis, ces 15 dernières années de nombreux amis sur place, de vastes régions m'étaient encore inconnues. Leur paysage, leur culture... Un enchaînement de sommets me semblait être le bon moyen d'explorer à la fois le pays et mes propres capacités d'endurance au long cours. Je connaissais l'existence d'enchaînements antérieurs dans le Colorado et en Californie. La question du timing a été la première posée. Le début de l'été offre de longues journées, mais le risque d'orage dans le Colorado est très élevé. Le milieu de l'été signifiait la chaleur du désert à vélo, et avec les vacances scolaires des enfants, nous préférerions rester à la maison. Septembre a semblé être le compromis idéal. Moins de lumière, mais des températures désertiques. Plus raisonnable et généralement peu de précipitations et de risques d'orage. Le risque était de déborder sur la fin d'octobre. Tempête hivernale et un régné en fin de saison, glacier très ouvert. Je me suis dit que si j'arrivais jusque là je trouverais une solution. Septembre fonctionnait aussi parce que la mer d'Emly pouvait être avec elle et nos filles à la maison. L'accès à la gestion des terres était une autre grande préoccupation par rapport aux Alpes. Tiens, les terrains américains sont parfois gérés par des domaines privés. Trois sommets du Colorado sont des terres privées. Le Lindley, Bross, l'égal jusqu'au sommet ou presque, et Coulez-Bras fermé. J'ai décidé de sauter le Coulez-Bras. Je voulais que le projet soit reproductible par d'autres et je crois en l'accès public aux espaces naturels. Pour la préparation de cette expérience, une bonne planification est importante. Mais accepter que le plan change, il est tout autant. La météo, les conditions et la sécurité imposent une adaptation constante. Mon but n'était pas de coller à une ligne, mais de rester en mouvement tout le temps. Je ne connais pas l'arrière-pays américain comme je connais les montagnes norvégiennes, les Alpes ou les Pyrénées, ou même le Népal, surtout avec les contraintes des terres privées. J'ai donc privilégié des sentiers publics et les lignes documentées comme le FKT, Fastest Snow Time, les cartes de chaleur de Strava et à partir de là... J'ai construit un itinéraire via Footpass et l'application Coros. J'ai vérifié mes idées avec le Joe Grant, Vitality Musienko, Andy Anderson et bien d'autres coureurs locaux. Pour les étapes à vélo, je me suis appuyé sur Google Maps et les sites de cyclotourisme. Bien sûr, je n'aurais pas pu réaliser tout cela sans une équipe. Du départ au pied de Longue Pique jusqu'à Langmuir à Tahoma au Mont-Régnier, le projet s'est fait à force humaine, à pied ou à vélo. Avec un camping-car était notre cuisine, notre lit et notre remise à matériel. Ils transportaient les vélos quand je courais. Les titres de presse ne montrent peut-être qu'une personne, mais c'était un effort d'une équipe complète. Sans l'équipe, rien n'aurait été possible. Je vous parle maintenant des différentes étapes de ce parcours en vous parlant de parties. Le départ s'est donc donné le 3 septembre dans le Colorado, une étape considérée comme difficile. L'idée était de ne pas suivre la ligne la plus rapide mais la plus esthétique en empruntant le tracé mythique de la Ella Freeway ou le Nolans 14, donc le Colorado entre orage et adaptation. Le périple commence à Denver, chargé d'histoire par la rencontre avec les frères Smith, pionniers des 14 premiers en 1974. Le départ réel est donné le 3 septembre à 16h dans une course technique. suivi de cinq heures de vélo l'épuisement est immédiat 5 septembre thémis le range j'ai dormi cinq heures forte pluie et froid au départ vélo je me sentais un peu en mode qu'est ce que je fous ici j'ai superposé toutes mes couches ken gordon m'a rejoint sous la pluie la route vers caisson puis on est monté vers swan pass le lever du soleil a apporté de la chaleur et de l'énergie nous avons traversé de beckenridge vers coindorlel où l'athlète de ski alpinisme Samouë Scott nous a rejoint. Le 6 septembre, Holy Cross et premier pas sur le Nolans. 4 heures de sommeil, trajet glacial avant l'aube avec Ken vers Holy Cross. Le brouillard dans les prairies donnait au plateau des airs de contes de fées. Passage au gravel sur la route du Half Moon, chaoteuse et usante pour les poignets. Nick et Andy nous ont rejoints pour la course. Le 7 septembre, une sorte de jour de repos. Détour vers les Elks, élevé et à vélo par Independence Pass. Souvenir de ski avec Emily ici en 2015. Repos à Aspen. Nourriture, douche, je me sentais mal depuis une semaine. La première semaine est un combat contre soi-même, entre orage, grésil et jet lag. Les sensations sont médiocres, pourtant la magie opère déjà. Croisés des élans, des coyotes sous la lune.
Speaker #0Le 12 septembre, vers les Sangrais de Christo, le trajet était magnifique, la rue principale de Cripple cric façon western, puis un canyon de terre aux parois toutes rouges, après Carson City de longues montées à travers les canyons et les hauts plateaux. Des bisons, des chevaux, des vaches, un violent orage a éclaté alors que j'entrais dans la forêt de Saint-Isabelle et décidai de commencer la traversée de Creston de nuit. m'ont convaincu de faire demi-tour dans le noir et de revenir à l'aube pour voir où j'allais. Au global, 27 km, 2000 m de D+, 7h32 de vélo, 151 km et 1350 m de D+. 13 septembre. À Creston, à l'aube, j'ai recommencé à l'approche sous la pluie fine. Sur l'arrêt de Creston Needle, la pluie a cessé mais la visibilité est restée nulle. La neige fraîche a rendu la descente vers Creston Park intéressante. Un bon conglomérat. Crampons légers aux chaussures. un long couloir de neige et de glace, puis traversé vers un balcon alors que les nuages se déchiraient sur les couleurs de l'automne. Le soleil est arrivé près de Columbia Point, ouvrant la vue sur les Crestons. Des aiguilles noires et blanches au-dessus du désert et des dunes de sable 3000 mètres plus bas. Un contraste saisissant, sans doute ma chaîne préférée pour l'instant ex aequo avec les Elks. Les vues étaient énormes, le passage au vélo au sentier a été immédiatement frappé par un orage de grêle Les grêlons cinglaient tellement la tête, la foudre était proche, la route était devenue une rivière. J'ai sprinté jusqu'à Creston pour me cacher dans un supermarché. Changement de vêtements, puis une magnifique virée nocturne, deux lignes droites parfaites, 20 km est, 50 km sud, bitume lisse et spectacle de coudre au loin, magnifique, dans une sensation de voler dans le noir. Gouverneur Bassin, que j'ai couru pendant la Hard Rock un vrai calvaire. Scott m'a rejoint au pied du Schneffels. Dakota Jones et Nick nous attendaient pour l'arrêt de Sud-Ouest. Bien plus plaisante que la voie normale. J'ai ensuite couru sur les sentiers de la Hard Rock 100 vers Telluride, plein de souvenirs à Kroger's County. Très chaud de cette journée à Telluride. Vélo par Lizard Head pour retrouver Dakota et Nick. Longue approche sauvage vers Wilson Peak. Nick a bifurqué avant la crête. Dakota et moi avons continué dans le vent glacial vers Wilson, couché de soleil majestueux. La crête entre le Mont Wilson et El Viente était fun. Jamais difficile avec quelques désescalades sympas. Grimper de nuit est spécial. On passe de l'admiration des paysages à celle des formes du rocher dans le faisceau de la frontale. car on ne trouvait plus le van, j'ai envoyé un message à Enrich, c'était un malentendu sur le point de rendez-vous. Bon, au bilan de la journée, 15 km de plus sur la route après une longue journée. Au final, 14h25 de course, 63 km, 4200 m de dépluce, 3h10 de vélo, 38 km et 1500 m de dépluce. 19 au 23 septembre, la traversée du désert, Colorado, Californie. Debout après 4h30 de repos, départ glacial, Chris Meyer puis Scott Simons et ses fils, Quinn et Colby m'ont rejoint. Pause café classique à Durango, génial de voir l'évolution des gamins devenus des vrais pros. Nous avons continué sur des pistes de gravel à Prayer Canyon, parois rouges, peinture rupestre ancienne. Scott a survolé les 60 km de gravel en vélo de route. Dodo à Kayenta, vélo de la journée 10h58. 305 km, 2000 m de nez plus. 20 septembre, avec Guéma vers Touba City, j'ai continué vers Flagstaff, la route 66, alternant entre autoroute, piste et franchissement de clôture avec Williams. Un peu de pluie, vélo, 12h17, 284 km. 21 septembre, journée entière sur la route 66, désert plat, vent de face, la solitude fait sa beauté. Des pointes à 20 kmh sur du plat à cause du vent, ambiance nostalgique, vieux panneau, voiture d'époque, dodo près de Needles au bord de la voie ferrée. Vélo 13h39, 320 km, 1800 mètres de dépluce. 22 septembre, encore le Moyave, beaucoup de routes fermées aux véhicules mais passables à vélo. Après Barstow, piste stable, pas grand chose à signaler à part compter les wagons de train qui faisaient parfois plus de 2 km de long. Journée, 12h35 de vélo, 272 km, 1400 mètres de dépluce. 23 septembre, départ vers Preston, j'ai pédalé à pieds nus à un moment pour sécher mes pieds. Mes chaussures de vélo étroites martyrisaient mes orteils gonflés. J'en ai commandé des plus larges pour la suite. J'ai enfin tourné plein nord, les montagnes ont surgi. Arrivé à Owens Lake à la tombée de la nuit et la montée vers Cortogood Lakes après... 39° du désert la fraîcheur de l'altitude faisait du bien heureux de quitter le vélo pour les pieds 12h26 de vélo, 235 km 3300 mètres 2D plus Partie 2. La traversée du désert et de la Sierra Nevada. Après avoir bouclé les 14 premiers du Colorado en moins de 16 jours, place à la transition cycliste. L'immensité à vélo. 1400 km à travers l'Utah, l'Arizona et le Nevada. Des journées à plus de 300 km sur la route 66 avec le vent de face, les trains de 2 km de long et la chaleur écrasante, parfois 39 degrés. Le retour au rocher, ici le granit terroir, c'est l'étape la plus technique et sauvage. Un enchaînement de 56 heures avec seulement 1h30 de sommeil pour lier les sommets californiens du mont Whitney. L'alpinisme pur, accompagné des grimpeurs comme Matt Connell, le projet prend une dimension alpine. On sort la corde pour franchir les brèches verglacées dans le brouillard. C'est ici que la fatigue mentale est la plus forte. Le Normans 13 est l'enchaînement continu des 14 premiers de la Sierra de Andy Goldrich. C'était la partie que j'attendais le plus. Le granit superbe de la Haït Sierra, ses crêtes techniques et son isolement. La forêt est une cathédrale. Pain géant couvert de litienne vert. Le mont Langlais avec un sentier facile. On a bifurqué vers le Whitney. J'ai pensé à John Muir et les pères de la préservation. Grâce à qui nous profitons de ces zones sauvages. Aujourd'hui, je suis au sommet de Luitnay. Nous avons croisé des profils variés, pères et fils, grimpeurs, randonneurs et indigènes. Le sommet est une excuse pour trouver le bonheur. Nous avons pris les mountainers route vers le mont Russell pour retrouver Dan Patilucci et Kimberly Storm. J'ai continué seul vers le nord alors avec un coucher de soleil qui enflammait la Sierra. La pluie et le vent se sont levés. J'ai suivi la trace GPX dans le noir avec le team d'eau. Après Forester Pass, la fatigue m'a terrifié. J'ai bivouacé une heure dans la forêt. J'étais dehors depuis plus de 24 heures. Revigoré par le jour qui se lève et un sandwich, j'ai couru vers Ralex, un paysage irréel comme en peinture. J'ai croisé beaucoup de randonneurs sur le John Muir Trail et le PCT. La météo se gâtait. Olivier Amber et Matt Cornell m'ont rejoint, nous avons opté pour l'itinéraire classique au lieu de passer sur les crêtes plus longues. Sage décision vu les conditions, la montée du split sous la neige et le vent violent 15 cm accumulés. Matt Cornell, l'un des alpinistes les plus excitants du moment, nous a rejoint. Pied trempé et un pied gauche écrasé par une pierre avec Matt monté à middle palissade. Ébloui, instable, escalade. Brouillard givrant sur les crêtes vers le polémonium, le middle palissade. Nous avons utilisé les cordes de poids. Quand le brouillard s'est levé, c'est devenu un parc d'attraction pour grimpeurs. Après Thunderbolt, la fatigue a frappé fort. Plus de 50 heures avec 1h30 de sommeil. Arrivé à South Lake après 56 heures, pizza et gros dodo direct. Une course de 56 heures et 11 minutes, 164 kilomètres. 11 700 mètres de D+, vélo, 1h37 km. 27 septembre, White Mountain. Je n'avais pas beaucoup étudié le White Mountain, j'avais juste vu un sentier sur la carte. Il n'y en a en fait pas du tout. J'ai roulé de Bishop à vers White Mountain Ranch sous la chaleur. Mes nouvelles chaussures larges étaient un paradis. Je suis parti léger, juste une veste coupe-vent. J'ai roulé pendant 25 km avec 3000 mètres de D+. de l'autre côté. Je redescends rapidement sous la chaleur. Jason Hartlad m'a rejoint pour pédaler une partie vers l'étape suivante. Bilan de la journée, course 7h28, 25 km, 3000 de D+, 4h10 de vélo, 87 km, 1100 m de D+. 28-29 septembre, route revers Chasta avec Jason, arrêt à la célèbre station service mobile un classique des grimpeurs de Yosemite. Nous avons croisé des coureurs De la mammoth 200. Jason est entré chez lui après 160 km et j'ai continué vers Rénault. Vélo, 11h25, 322 km, 3100 m de dépluce. Les odeurs changeaient, du thym sec du désert au bois humide des champignons. La pluie s'est intensifiée jusqu'à ne plus voir à 2 m. J'étais trempé. J'ai roulé en GPS jusqu'à Shasta avec un vélo 10h38, 286 km, 2100 m. 30 septembre, chasta sous la pluie. Au départ, l'éclaircissement se faisait sur le haut de la forêt magnifique. Des lichens vert fluo sur les troncs. A 2500 mètres, la neige a commencé et le vent est devenu sauvage. J'avais un ressenti de moins 20. Sur les 300 derniers mètres de dénivelé, j'ai dû ramper pour éviter les rafales. Le ciel des volcans cristaux, volcans du nord, émerge sur des mers de nuages. Yann Murray, nous avons roulé sur les pistes de terre parfaites. Le premier coup d'œil sur le chasta blanc flottant au-dessus des forêts était époustouflant. Course 5h27, 22 km 2500 m2d+, vélo 5h52, 114 km 2000 m2d+. Premier au 2 octobre, la route vers le Taouma elle régnait. Enfin le vent dans le dos, Yann a roulé vers Bend, l'air était moins sec. plus facile à respirer. J'ai fait mon plus long trajet à vélo, près de 400 km. Bilan, vélo 12h50, 390 km, 1900 mètres de dépluce. Le lendemain la traversée de la frontière Oregon-Washington, forêt tempérée, humide, on se croirait à la maison. Puis vers le mont Adams, coucher de soleil spectaculaire, descente glaciale vers Pakout, j'ai utilisé Dans mes chaussures, des élans dans les rues. A cause des glaciers en mauvais état, on m'a conseillé la Success Cleaver. Plus technique mais moins glaciaire. Le gouvernement américain était en shutdown. Les parcs nationaux étaient fermés mais accessibles sans secours. J'ai roulé vers Longmir sous une lune presque pleine. Le projet avait duré un cycle lunaire complet. Le Taouma brillait blanc magnifique. Bilan vélo 13h53. 302 km, 3800 m de déplus. Le 3 octobre, Taoma le régnait. Dans le noir sur le Wonderland Trail, forêt luxuriante vue sur les casquades. Luke était surexcité de montrer sa montagne. Le lever du soleil a révélé le Taoma immense, neige fraîche dès 2000 m, soit 2300 m de traces à faire. Success Cleaver est surtout rocheux. Mais avec la neige, j'avais peur des plaques. A 2400 mètres, Nik a fait demi-tour. J'ai mis les crampons, je nageais dans la neige jusqu'à la taille, progressant à 200 mètres de dépuce par heure. J'ai failli renoncer 10 fois. Coiffe intense. Je n'ai pas bu depuis 14 heures. J'ai récolté des stalactites qui fondaient au soleil pour remplir mon flacon. À 14h30, j'ai atteint Success Point. Vapore sortant du cratère, mer de nuages. Les autres volcans émergents. Sublime descente rapide dans des neiges profondes, j'ai couru les derniers 11 km vers Longnia. Pizza, jus de cornichon et rire avec toute l'équipe dans le van. 45 mètres, une distance en course à pied de 1012 kilomètres, une distance à vélo de 4133 kilomètres et un cumul de 488 heures et 52 minutes d'activité. Un exploit hors norme encore une fois réalisé par cette légende de l'ultra-trail mondial. Voilà nous terminons cet épisode incroyable passé en compagnie de Kylian Jornet à travers l'Ouest américain. cet athlète hors normes qui nous a tant fait rêver tout au long de ses périples, un athlète que j'admire depuis des années. Et je vous propose de terminer avec une chanson magique de M83, Waits, une chanson que j'ai écoutée en regardant halluciner un reportage de dingue sur Apollo 11, sur cette épopée lunaire qui s'est déroulée du 16 juillet 69 au 24 juillet 69. où Buzz Aldrin, Neil Armstrong et Michael Collins avaient une chance sur deux de revenir sur Terre. Et ils ont fait rêver le monde entier avec un exploit incroyable et ce premier pas sur la Lune. Je vous invite à regarder ce reportage sur CTV et cette musique dingue de M83 qui accompagne le lancement d'Apollo 11 ce jour du 16 juillet 69. Voilà, c'en est terminé pour aujourd'hui. Bonne écoute et à la semaine prochaine.