- Speaker #0
Bonjour à tous, ici Gaëtan Pitaval, passionné de trail. Je vais vous partager des histoires de trail à travers ce podcast. Des histoires d'hommes, de femmes, des aventures, des émotions, mais aussi des histoires de courses mythiques. Bienvenue à tous.
- Speaker #1
Un titre en 2017, c'est quand même un titre mondial, tu es championne du monde. C'est quand même particulier. Comme tu le dis, tu as la Marseillaise et quand tu sais que tu écoutes la Marseillaise et que tu es sur la première place du podium, ça fait quelque chose forcément. Tu as plein d'émotions qui montent parce que tu t'entraînes aussi au quotidien pour ça, pour ce côté performance quand même, il faut l'avouer, c'est sûr. Et tu ressens tout ce que tu as mis en place qui fonctionne et tu arrives à un résultat que tu as souhaité, donc c'est chouette.
- Speaker #0
bonjour à tous bienvenue dans ce nouvel épisode de trail story aujourd'hui je suis ravi d'accueillir une athlète de trail il ya un sacré palmarès adeline martin roche ici présente Ça va Adeline, tu vas bien ?
- Speaker #1
Oui, je suis ravie d'être ici et je t'en remercie, je vais très bien.
- Speaker #0
Eh bien écoute Adeline, on va démarrer ce podcast tranquillement. Alors, est-ce que tu pourrais te présenter pour les auditeurs qui ne te connaîtraient pas encore, nous dire qui tu es, depuis combien de temps tu fais du trail et puis de quelle région tu viens ?
- Speaker #1
Ok, donc Adeline Martin, 41 ans, je suis mariée, maman d'un garçon, je viens de Rouen dans la Loire. voilà donc ma région je suis née à Rouen on va dire voilà je pratique la course à pied depuis 32 ans maintenant voilà j'attaque ma 32ème année et le trail depuis et ben voilà je suis en train de regarder en fait ça fait pile 10 ans le trail puisque j'ai commencé en 2016 voilà tu as un parcours de trail qui est très impressionnant depuis de nombreuses années Merci.
- Speaker #0
Comment on garde la motivation pendant toutes ces années pour remonter au combat et repartir à chaque fois, se relancer des défis de course ? Parce que je rappelle que quand même tu as été championne du monde il y a quelques années, c'était en 2017 je crois, je ne me trompe pas de date c'est ça ?
- Speaker #1
C'est exact, tout à fait.
- Speaker #0
Donc tu as été championne du monde en 2017, on est en 2026, comment on garde la motivation toutes ces années pour rester au plus haut niveau ?
- Speaker #1
Eh bien, tout simplement, j'aime vraiment ce que je fais. Je me fais encore plaisir et je pense que c'est la base, en fait. Du moment qu'il y a le plaisir, pourquoi arrêter ? Le corps, il va bien et c'est aussi la base, j'ai envie de dire. Donc, simplement, oui, voilà. Jusqu'à présent, j'ai rarement… Il s'est peut-être arrivé une ou deux fois où j'allais peut-être à reculons à l'entraînement, mais je vais dire, oui, ça ne m'est jamais arrivé. Donc, tant que ça ne m'arrivera pas, eh bien, voilà, j'ai envie de dire… J'ai envie de continuer de voir qu'est-ce que je peux encore faire. Et puisque je vois que j'arrive à me débrouiller encore plutôt pas trop mal. Donc, on continue, quoi.
- Speaker #0
Donc, on va parler un peu de ta saison 2025 qui s'est achevée quand même en beauté. Mais donc, je vais revenir un peu sur tout ce que tu as fait en 2025. Donc déjà, tu avais terminé deuxième de la Saint-Élion en 2024, donc fin d'année 2024. En 2025, tu as remporté le trail du Ventoux. 48 km, 2006 de D+. Tu as remporté le Grand Raid du Ventoux Bayou TMB, 49 km, 2200 m de D+. Le Pilat Rail. Tu as fait les championnats du monde à Canfran, dans les Pyrénées, où tu as terminé 20e avec l'équipe de France et vous avez terminé en 3e position avec l'équipe féminine. Et surtout, deux courses énormes. Tu fais 3e du Grand Trail des Pampouliers. avec 80 km, 3400 m de délivre. Et le 29 novembre, tu as remporté la doyenne des cours, la Saint-Élion, que tu as remportée en 6h42. Comment tu l'as vécu, toi, cette année ?
- Speaker #1
Oui, alors au compteur, finalement, je me dis que je n'ai pas fait, peut-être surtout sur la première partie, pas trop de courses, quand on regarde par rapport à d'autres. Et c'est ce que j'ai eu comme retour sur certaines, notamment le journaliste qui me disait « Tu n'as pas tant couru que ça par rapport à peut-être d'autres années, c'est vrai. » Mais j'ai eu quand même pas mal de… Voilà, le trail du Ventoux, c'est en général un trail où j'adore démarrer ma saison par là. Et puis, c'est renommé, il y a du monde, donc c'est chouette. Après, j'ai joué la case du TMB pour pouvoir… courir cette année, notamment que ça soit fait. Voilà, c'est des choses que... Ouais, après, comme tu le dis, je suis vraiment plutôt satisfaite. Il y a toujours un « plutôt » , parce que je suis un peu perfectionniste, on va dire, donc plutôt globalement bien satisfaite quand même de cette année-là. Après, les deux petits points négatifs que je peux pointer, on va dire, enfin négatifs, voilà, un petit peu déçus de cette 20e place au championnat du monde, parce que j'attendais clairement mieux. Je sais que je vais aller mieux, même si c'était un terrain qui n'était pas forcément propice à ce que je connais, en fait. Voilà, parce que je me suis vraiment entraînée sur ce terrain-là. Mais c'est sûr que ce n'est pas le terrain que j'ai chez moi. Donc après, quand tu ne vis pas la montagne et que tu as vraiment un profil montagneux comme on l'avait, c'est quand même compliqué, même si j'ai mis des choses en place. Voilà, donc je suis un peu déçue de cette 20e place. Mais le collectif, on a réussi à avoir une 3e place et c'était aussi la priorité quand on est au sein de l'équipe de France. On visait aussi sur tout le collectif, donc voilà. Et puis après, ce grand travail de Templier où je suis vraiment ravie d'être sur la troisième place, mais je n'arrive pas à accrocher cette victoire que je voudrais.
- Speaker #0
Depuis le temps, tu cours après celle-là ?
- Speaker #1
Oui, maintenant, ça fait quand même plusieurs années où j'ai envie de l'accrocher à mon planning. En tout cas, c'est sûr, je l'accroche dès le début de saison et je me dis, je verrai à la fin de saison comment ça fait. Mais oui, ça fait deux années, vraiment deux années surtout, où je passe. Je ne passe pas loin parce que je pars en tête. Voilà, parce que je sais que j'aime bien cette course, que c'est un profil qui me correspond. Enfin, voilà. Mais l'année dernière, je fais une erreur. Et si je ne fais pas l'erreur, j'aurais pu faire mieux. Et cette année, il n'a pas manqué grand-chose. Mais c'est encore une… Je ne sais pas si on peut dire, oui, une erreur. C'est un fait de course. Voilà, c'est un problème d'alimentation. Mais après, on ne fait pas toujours comme on veut en course. Mais oui, je passe à côté de… Pas grand-chose, mais voilà. Il n'y a pas de choix, on va y retourner. On va essayer jusqu'à ce qu'on puisse, j'espère, y arriver.
- Speaker #0
Et as-tu parlé un peu des championnats du monde et de ta 20e place ? Bon, alors, sur la tête de course, la Néerlanda, enfin, la Néerlanda, je ne sais plus, devant Alexanderson, elle était intouchable.
- Speaker #1
Oui, là, je pense que oui.
- Speaker #0
Elle a mis 30 minutes à Sara Alonso, je crois, un truc comme ça. C'est ça. C'est juste stratosphérique. Toi, qu'est-ce qui t'a manqué ce jour-là ? C'était... Tu n'avais pas expliqué ce qui s'est passé ?
- Speaker #1
C'est vraiment un début de course où je me fais piquer six fois par les abeilles ou les guêpes. Je ne sais pas, on a eu vraiment un fait de course un peu délicat. Je me fais vraiment piquer six fois. Je sors de ma course. En fait, vraiment, ça me fait mal. Honnêtement, j'étais un peu abattue. En fait, six fois, je me disais que ce n'était pas possible. Et puis, avec moi, on se faisait piquer une ou deux fois. Voilà, la plupart presque. Mais là, six fois, j'ai dit qu'elles m'en veulent. Ce n'est pas possible. Du coup, je laisse partir la tête de course. J'étais 4-5ème au début. Et là, je me retrouve. Ouais. au moins 30, 35ème, féminine, je parle. Et je me dis, ce n'est pas possible. Et puis après la première montée, j'arrive à remonter sur la fin tranquillement puisque je récupère Clémentine. Et quand je me dis, je suis avec Clémentine, je me dis en général, c'est plutôt bon signe. Et voilà, après des descentes, je me suis vraiment bien améliorée. C'est maintenant quelque chose que j'aime beaucoup. Mais voilà, comme je te dis, ce n'est pas encore mon profil. Donc, je n'ai peut-être pas été encore assez vite sur le début de course dans les descentes. mais pourquoi Pourtant, je me suis trouvée plutôt bien. Et après, sur la deuxième partie, une grosse ampoule au pied. Tu as beau essayer de faire sans, mais ça fait très mal. Donc voilà. Pourtant, je remontais, je remontais. J'ai fait une deuxième partie où j'avais vraiment des bonnes sensations, où je remontais vraiment. Sauf que je ne remontais que les garçons, que les filles. Elles étaient vraiment loin devant et ça a été compliqué. Mais c'est toujours une chouette expérience. J'étais encore en championnat du monde, donc c'est chouette.
- Speaker #0
Bon, heureusement, après, il y a eu les Templiers et surtout la Saint-Élion. La Saint-Élion, c'était quand même le sacre parce que gagner cette course, c'est dans ton fief, on va dire. Ce n'est pas très loin de Rouen. Tu pars de Saint-Étienne, tu es un peu chez toi.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Comment tu l'as vécu, cette course ? Tu as été bien tout le temps ? Et comment ça s'est passé ?
- Speaker #1
Oui, alors je l'avais… Voilà, comme l'année dernière, j'avais fait deuxième. Cette année, je me suis dit… Il faut quand même le dire aussi que ça fait des années que je dis « Ah non, la Saint-Élion, ce n'est pas pour moi » . Surtout en tant que légérienne, on m'en parle depuis des années. On me dit Adeline, la Saint-Élion, etc. Je dis non, ce n'est pas pour moi courir la nuit, que la nuit. Ce n'est pas ce que je préfère dans les conditions. Et du coup, l'année dernière, vu que j'avais fait une prestation qui m'avait déçu au Templier, je m'engage sur la Saint-Élion. Je fais deuxième. Donc cette année, je me dis, il faut que j'y retourne pour la gagner. Il faut que je l'accroche à mon CV. Donc c'est chose faite. J'y suis retournée. Je l'ai préparée. J'ai continué la préparation. En fait, j'ai surfé sur la préparation des Templiers. Je ne l'ai pas préparé à dire de courir la nuit, etc. Mais voilà. Et comme je l'avais annoncé, j'y allais pour la gagne puisque tu fais deuxième. Qu'est-ce que tu veux aller chercher de l'autre part ? La gagne, forcément. Donc voilà, j'avais misé, mon mari qui me fait mes temps, avait misé sur 6h40. Je fais 6h42 avec un début de course où je suis vraiment très en avance sur mes temps de passage. parce que tu pars aussi avec les personnes qui sont en relais donc j'ai couru avec les copines qui étaient en relais et ça tire aussi tu sais que tu pars trop vite sur ce type de course mais c'est compliqué et puis quand t'es bien t'essayes de faire attention mais ouais c'est compliqué et non donc vraiment une course que j'ai vécu pleinement, pas tout le moins bien et non vraiment une course pleine et très ravie de cette victoire Merci.
- Speaker #0
Bon, et après, derrière, j'imagine que tu as été vachement sollicité parce que c'est quand même la doyenne des courses en France. Et puis après, on dit, tiens, c'est Adeline, on te reconnaît dans la rue maintenant, c'est bon.
- Speaker #1
Pendant 15 jours, c'est impressionnant le retour que j'ai eu. Et surtout, ce qui est marrant, c'est vraiment aussi des gens qui ne connaissent pas forcément la thé ou qui ne suivent pas forcément, mais qui connaissent la Saint-Élion et ont vu le résultat dans le journal, etc. Donc, oui, j'ai eu vraiment des retours. Ça fait plaisir. Écoute. C'est chouette. On parle de notre sport, de ce qu'on aime. C'est sympa.
- Speaker #0
Toi, tu as un entraîneur qui te suit depuis des années qui s'appelle Philippe Propage. Est-ce qu'il est venu te voir sur la Saint-Élion ? Est-ce qu'il était là ?
- Speaker #1
Bien sûr. J'avais mes deux fidèles supporters qui étaient là, mon mari et donc Philippe. J'ai la chance de pouvoir compter sur Philippe au quotidien. parce qu'il faut le dire, c'est des personnes forcément aussi dans l'ombre la plupart du temps mais Philippe il m'accompagne depuis 2016 depuis que j'ai commencé en trail et c'est chouette, je le remercie parce qu'il était présent en plus sur cette course importante il m'a fait mes ravitos et c'est chouette de pouvoir le voir même si je vais pas engueuler parce que je partais trop vite
- Speaker #0
En tout cas Philippe il te connait depuis ta grande épopée championne du monde de trail et il t'a toujours suivi depuis toutes ces années Merci. même avec la team Keeprun. Vous êtes en contact tous les jours. Comment ça se passe ? Les plans d'entraînement, ils surveillent tout ? Ils te contactent tout le temps ?
- Speaker #1
Non, nous ne sommes pas en contact tous les jours puisqu'en fait, il me fait un plan de manière, on va dire. Après, moi, je fais mes retours sur les entraînements. Et puis après, on se tient évidemment au courant. On s'envoie des messages. On ne se tient pas tous les jours au courant. Il voit ce que je fais et puis après, s'il y a besoin, on s'appelle et voilà.
- Speaker #0
Alors toi, tu fais partie de deux collectifs féminins. Donc, il y a la team Keep Run Woman avec qui tu côtoies aussi des athlètes comme Clémentine Geoffray, Blandine Girondel et bien d'autres. Tu fais aussi partie de l'équipe de France de trail où tu as fait la sélection et puis aussi tu t'entraînes avec eux. Comment ça se passe entre les filles ? C'est la compète tout le temps ou comment tu gères ta place depuis ? toutes ces années en équipe de France ?
- Speaker #1
Non, la plupart, c'est les copines avant tout, hors du terrain évidemment. Après, sur le terrain, chacun fait sa course et on se souhaite le meilleur, j'ai envie de dire. Mais c'est surtout, je pense qu'on se pousse les unes avec les autres, parce que c'est se tirer vers le haut. Et quand on se retrouve en stage avec les copines, c'est un réel plaisir de pouvoir partager des moments ensemble. Après, on n'est pas forcément tout le temps maintenant sur les mêmes courses. J'ai envie de dire, il y a tellement de courses. Mais c'est vraiment chouette. Et puis, oui, c'est chouette d'avoir les filles comme ça, d'avoir un niveau similaire, j'ai envie de dire, où s'il y en a une qui est un peu moins, que ce soit au moins bien en stage ou autre, ça nous aide, même mentalement, on peut se confier. Enfin, voilà, c'est vraiment chouette. Et en équipe de France, c'est pareil, c'est vraiment un réel plaisir. Et ce que j'aime aussi, moi, l'équipe de France, C'est vraiment... Avant tout, ce collectif, même si j'ai choisi de faire un sport individuel. J'aime ce côté aussi collectif et pouvoir partager des émotions, vivre des émotions à plusieurs. C'est vraiment chaud. Et puis courir, courir pour le collectif aussi. C'est vraiment, pour une fois, ça change un peu la donne quand même. Tu comptes différemment.
- Speaker #0
Et puis porter le maillot de l'équipe de France, quand même, il y a toujours cette fierté absolue. C'est ça. C'est toujours très émouvant quand on entend l'hymne français qu'on voit sur les podiums, que ce soit sur les championnats d'Europe ou autres. Alors, tu parlais d'émotion il y a quelques instants. Toi, si tu reprends toute ta carrière de trailers, c'est quoi ta plus grande émotion, celle qui t'a le plus submergée tout au long de ta carrière ? Ton plus beau souvenir de trail, alors toi, tu as gagné des dizaines et des dizaines de courses, voire des centaines. Est-ce que tu as une émotion qui s'est passée dans un trail que tu gardes en mémoire ? Quel est ta plus belle ?
- Speaker #1
Oui, non, si j'en ai à retenir, forcément, le titre en 2017. C'est quand même un titre mondial, tu es championne du monde. C'est quand même particulier. Comme tu le dis, tu as la marseillaise et quand tu sais que tu écoutes la marseillaise et que tu es sur la première place. du podium, ça fait quelque chose forcément. Et voilà, tu as plein d'émotions qui montent parce que tu t'entraînes aussi au quotidien pour ça, pour ce côté performance quand même, il faut l'avouer, c'est sûr. Et tu ressens tout ce que tu as mis en place qui fonctionne et qui t'arrive à un résultat en fait que tu as souhaité. Donc, c'est chouette. Après, je pense que l'année dernière, voilà, l'année dernière au Templier, malgré tout, je ne fais pas la place que j'attendais. Mais j'ai vécu 50 50 km de bonheur, 60 km elle est quasiment, il en manque 20 ça c'est clair mais c'est le genre de course où tu vois dans ma carrière j'ai dû en avoir peut-être 3 comme ça en 32 ans où c'est le genre de course où tu cours et tu te dis il n'y a rien qui va pouvoir m'arriver aujourd'hui mais alors vraiment rien tu vois tu voles, c'est tellement compliqué à expliquer il faut vraiment le vivre pour comprendre et au Templier ça a été ça pendant 60 km avant que je fasse une erreur Merci. il paye cash en frais. C'est d'oublier de s'hydrater ou de s'alimenter, voilà.
- Speaker #0
Et le coup de bambou arrive.
- Speaker #1
Il arrive, mais cash direct.
- Speaker #0
Il y a aussi un souvenir dont en 2024, tu as fini quand même 3e au championnat d'Europe à Annecy. Ça, c'était quand même sympa aussi. Sur le podium, vous étiez les 3 copines. Sur le podium, ça te sert un moment.
- Speaker #1
Et puis en plus, ça a été une course vraiment partagée avec les copines. Blandine est partie en tête. Derrière, on est les trois copines françaises ensemble. On fait toute la course ensemble jusqu'à ce qu'après, j'arrive à me détacher un peu. Clem me suit. J'arrive à passer en tête. C'était un scénario incroyable. En fait, on jouait un peu Ausha et à la souris avec les filles. Et du coup, c'était vraiment chouette. Et à l'arrivée, comme tu le dis, on est trois qui… Prone Women Team sur la boîte en plus. Donc, représentant la France, c'était vraiment chouette. Vraiment un beau moment aussi.
- Speaker #0
En tout cas, super moment quand on vous a vu sonner la cloche en arrivant. Ton année 2025, elle est quand même juste stratosphérique. Est-ce que tu es déjà dans le mindset de 2026 ? Est-ce que tu as déjà tout planifié ou il y a encore de l'inconnu là ou tu sais déjà toutes les courses que tu vas faire ?
- Speaker #1
Oui, j'ai surtout planifié mes deux gros objectifs, on va dire. Le premier, ça va être le France de Trail fin mars, au ventoux. Pour la sélection pour les Europes, j'ai vraiment envie de rejouer encore, de rejouer la carte bleu-blanc-rouge, on va dire, et de me qualifier pour les Europes. Donc, le deuxième, enfin, le deuxième, il y en a plus que deux. Le deuxième objectif, ça sera les Europes. On va dire que c'est surtout qu'il faut que je me sélectionne. Et après, le premier gros objectif serait les Europes. Et après, deuxième gros objectif, Ça va être la CCC. Ok. Voilà. Ou pour le coup, je monte sur une distance légèrement plus longue que ce que j'ai fait jusqu'à présent. Jusqu'à présent, pardon. Voilà. Après, c'est compliqué de fixer d'autres objectifs. Mais après, j'espère bien aussi quand même… J'ai coché les pampliers, clairement. Après, on verra comment tout ça va se goupiller et comment ça va faire. mais... Un petit peu, voilà, surtout le début de saison avec les Europes et puis après la fin avec CCC, Templier.
- Speaker #0
Donc, si on résume, mars, objectif France, se qualifier dans l'équipe de France pour aller aux championnats d'Europe qui auront lieu, je crois, début juin en Slovénie, c'est ça ?
- Speaker #1
Exactement, tout à fait.
- Speaker #0
Et derrière, CCC, Chamonix, fin août, Templier et peut-être Saint-Élion ? Oui,
- Speaker #1
tout à fait. je ne sais pas sous quel format parce que même en relais ça peut c'est sympa aussi partager encore différemment tout ça est coché sur le calendrier après comme on dit on coche on affine au fil de la saison on verra comment le corps aussi je suis quelqu'un qui fait quand même attention surtout maintenant avec les années à ne pas trop en faire non plus parce qu'encore une fois comme j'ai fini à courir un marathon tous les week-ends je pourrais je pense que je suis capable il n'y a pas de soucis Merci. Mais après, c'est savoir pourquoi on le fait et dans quelles conditions on le fait. Et puis vraiment savoir si je veux être performante. Le but, ce n'est pas de courir tous les week-ends.
- Speaker #0
Alors toi tu en parlais un peu en début d'entretien, tu as vu évoluer le trail parce que tu as été championne du monde en 2017, on est en 2026, le trail a complètement évolué. Qu'est-ce qui te marque dans l'évolution du professionnalisme, en tout cas du trail ? Qu'est-ce qui t'a marqué pendant ces dernières années ?
- Speaker #1
Oui, c'est tout à fait ce que tu dis, le niveau a clairement augmenté en 2017, je suis championne du monde. on a vu qu'est-ce qu'on voit on voit surtout des gens aujourd'hui qui se professionnalisent la plupart des meilleurs ne travaillent pas à côté ne font que ça j'ai envie de dire donc ça joue, ça joue énormément il y a le financier qui est rentré dans les courses avant c'était pas vraiment ça et puis cet engouement que le trail a pris, on le voit bien sur les courses sur la prise de dossards les deux s'appelent partent en une heure c'est de la folie un gros niveau les gens se professionnalisent essayent de se professionnaliser non seulement dans le fait de dire je fais que du trail de la course à pied je m'entraîne mais aussi d'aller chercher un petit peu dans tous les domaines c'est se professionnaliser dans la nutrition dans la préparation mentale on fait beaucoup rentrer maintenant aussi le côté data Oui, d'accord. les données, quoi scientifique. Donc voilà, c'est des choses comme ça qu'on n'aurait pas vu forcément avant.
- Speaker #0
Il y a quelques années, on parlait plus d'accompagnement, de coaching. Et maintenant, on est dans la préparation mentale, la data management. On l'a vu cet été avec l'UTMB, Rudecroft, qui était coachée par Daphne Stralet. Donc oui, c'est sûr que le trail a sacrément évolué. Alors, on a parlé pas mal de toute ta saison 2025 et 2026. Tu as gagné plein de courses dans ta vie. Si tu avais une course de cœur que tu voudrais vraiment gagner ou que tu te dis que celle-là, il faudrait vraiment que je la gagne, c'est quelle course, toi, qui te tient le plus à cœur ?
- Speaker #1
Je crois que je l'ai dit, les Templiers. Je crois que vraiment les Templiers. Après, je pense que j'aimerais aussi vraiment réussir une nouvelle belle place entre guillemets au championnat du monde pour dire que je suis encore là. Même le niveau, il augmente. je suis encore présente et je pense pas avoir tant perdu que ça même si à côté je suis pas professionnel comme beaucoup rien n'empêche de jouer ma carte voilà je travaille à côté ça c'est clair mais je pense que j'ai mon équilibre je suis bien dans ma tête je suis bien dans mon corps et du coup je pense qu'il ya moyen de faire des belles choses encore parce que toi tu dois allier ton métier ton ta vie professionnelle et ta
- Speaker #0
Ton rôle de maman, pas facile de gérer tout ça. Toi, tu travailles à temps complet ?
- Speaker #1
Je suis à 80% dans le département de la Loire.
- Speaker #0
Toi, Adeline, avec toute l'expérience que tu as et toutes les années de trail que tu as faites, toutes les victoires que tu as eues, si tu devais donner quelques conseils à des jeunes filles qui voudraient se lancer dans le trail, soit pour débuter, soit pour performer, qu'est-ce que tu leur conseillerais pour démarrer ?
- Speaker #1
Moi, avant tout, ce que je conseille vraiment, vraiment, c'est la progressivité. Parce qu'aujourd'hui, avec les réseaux, avec la communication, on parle beaucoup de l'UFRA. Voilà, même moi, quand je suis arrivée dans le trail, mes premières images que j'ai eues, je pense, c'était… Je regardais la télé, voilà, je suis tombée sur la Diagonale des Fous. Et forcément, c'est quelque chose qui m'a fait rêver de voir ces sentiers, d'aller courir dans des paysages comme ça. C'était magnifique. Mais je pense qu'il ne faut vraiment pas griller de cartouches avant. C'est-à-dire qu'il ne faut pas brûler les étapes. Il faut travailler sa vitesse quand on est jeune et puis aller progressivement sur les distances. En fait, ce n'est pas attaquer directement par un 80, un 90 ou un 160. Parce que déjà, c'est peut-être perdre du plaisir parce que ça va être dur physiquement. Il y aura des choses qui ne vont pas aller, peut-être aller à la blessure. Et puis essayer de, comment dire, de... d'exploiter son potentiel au maximum, parce que ce n'est pas quand on accouille pendant longtemps ou qu'on vieillit aussi qu'on va pouvoir jouer la carte de la vitesse et des choses comme ça, en fait. Donc, oui, c'est la progressivité, vraiment.
- Speaker #0
Merci beaucoup pour cet entretien. On arrive à la fin de l'échange. Est-ce que toi, tu as un petit mot de la fin pour les auditeurs et les auditrices pour qu'ils vivent pleinement leur année 2026 ?
- Speaker #1
Oui, le petit mot, c'est comme je le dis, c'est vraiment Vraiment se faire plaisir. Peut-être pas se fixer de limites, j'ai envie de dire, parce que des fois, j'entends des gens qui disent « Ah, non, je ne veux pas courir, je n'arrive pas à courir 5 km, ce n'est pas possible. » Et en fait, c'est de se dire que je pense qu'on est tous capables de faire des belles choses. Après, à son niveau, ça, je l'entends, il n'y a pas de souci, mais c'est se donner les moyens et de ne pas se fixer des limites et puis essayer et de trouver du plaisir dans ce qu'on fait.
- Speaker #0
C'était le mot de la fin de Adeline Martin-Roche. Un grand merci à toi pour cet entretien. Merci à toi.
- Speaker #1
Et puis,
- Speaker #0
on se retrouve bientôt sur les sentiers.
- Speaker #1
Avec plaisir. Merci beaucoup. Merci.
- Speaker #2
Voilà,
- Speaker #0
cet épisode de Trail Story est maintenant terminé. Je vous remercie de votre écoute. La semaine prochaine dans Trail Story, j'aurai le plaisir d'accueillir Frédéric Tranchant, champion du monde de trail 2025 à Canfran-Pyrénéos. il nous parlera de sa carrière d'orienteur et spécialiste de la course d'orientation et surtout de ses projets de trail pour l'année 2026. Donc vraiment, Frédéric, franchement, super épisode à écouter dès la semaine prochaine. Et nous terminons en voute avec une chanson soit vue par Adeline Martin-Roche, la chanson pour la poussée vers l'histoire, vers les Templiers, la chanson de Hera avec Améno que nous entendons. A chaque départ vous entraîne des Templiers. Bonne aventure Krell à toutes et à tous.