Speaker #0Salut les TUCETTES et bienvenue dans TuETOO ou Presque, le podcast qui donne la voix à vos ambitions. Moi c'est Carole Lacaze et aujourd'hui on va parler d'un truc, enfin je pourrais presque l'appeler cet épisode, le point d'orgue de cette saison. Parce que dans cette saison on va parler de la fatigue de l'entrepreneuriat, de la charge mentale, de doutes, de corquillages, de culpabilité, waouh ! Mais il reste une question essentielle, comment on reste debout sans se durcir ? Comment on continue sans se perdre ? Comment on tient ? On sait très bien tenir ça, c'est sûr qu'on sait très bien tenir, mais comment on vit en restant debout ? Allez, zou, c'est parti ! Ce qu'on a appris à faire, on nous a appris à avancer, encaisser, performer, optimiser, rentabiliser. On nous a appris que la réussite, c'était plus de chiffres, plus de clients, plus d'argent. plus de responsabilité, plus de reconnaissance. Et longtemps, on a confondu réussir avec supporter. On doit supporter le rythme, on doit supporter la pression, on doit supporter l'absence de limite. Et il arrive un moment, souvent plutôt qu'on ne l'avoue, où ce modèle ne colle plus. Pas parce qu'on est moins compétent ou compétente, pas parce qu'on est moins motivé, pas parce qu'on n'est plus d'accord. Mais on n'est plus d'accord pour sacrifier sa santé, pour vivre dans l'urgence permanente, pour remplir son agenda pour se rassurer, pour confondre importance et épuisement. Ce moment-là, il est très déroutant. Parce qu'on se dit, si je ralentis, est-ce que je vais encore compter ? Rester debout, autrement, ça commence par là. Redéfinir la réussite. La réussite, ce n'est pas... Ne jamais s'arrêter, toujours en vouloir plus, être indispensable, être occupé en permanence. La réussite, parfois, c'est avoir de l'énergie en fin de journée, pour faire des trucs qui nous plaisent vraiment, avec notre famille par exemple, dormir sans ruminer, on arrive à bien dormir, et dire non sans se culpabiliser, et puis encore une chose, continuer sans se trahir. Et ça, ça ne rentre dans aucun tableau Excel. Le rythme n'est pas un détail. On parle beaucoup d'objectifs, très peu de rythme. Et pourtant, le rythme, c'est déterminant. Le rythme trop rapide abîme la clarté, épuise la motivation, fragilise les décisions. Rester debout, autrement, ce n'est pas ralentir pour ralentir. C'est choisir un rythme soutenable. Un rythme dans lequel votre corps ne crie pas, la tête respire, le travail ne mange pas tout le reste. Vous savez, la place du travail dans sa vie, ça peut être passionnant, ça peut être engageant, porteur de sens. Mais quand il devient l'unique source de valeur, l'unique repère, l'unique identité, alors il devient dangereux. Rester debout autrement, c'est remettre le travail à sa juste place. Important, oui. Central, parfois. Exclusif, non. Vous êtes plus que votre rôle, que votre fonction, que votre entreprise, que votre chiffre. Et ce rappel n'enlève rien à votre engagement. Il le rend plus juste. Est-ce que ça va changer concrètement ? Rester debout autrement, ça change des choses très concrètes. Vous déléguez autrement, on en a parlé plein de fois. Vous choisissez vos combats. Vous acceptez de ne pas tout faire. Vous écoutez les signaux faibles. Déjà faibles. Vous respectez vos limites avant qu'elles ne s'imposent. Ce n'est pas un renoncement, c'est une évolution. Ce n'est pas une faiblesse. Changer de posture, ce n'est pas faiblir, c'est mûrir. C'est comprendre que durer, ça vaut mieux que briller. L'équilibre n'est pas un luxe. La performance sans santé, ça ne tient pas. Et je sais de quoi je parle. Rester debout autrement, c'est rester aligné. Donc sur cette saison, on va essayer de vous dire une chose, c'est celle-ci. Vous pouvez être ambitieux sans vous sacrifier. Vous pouvez être engagé sans vous épuiser. Vous pouvez rester debout autrement. Et si aujourd'hui, vous sentez que votre manière d'avancer n'est pas la bonne, ce n'est pas un échec. C'est peut-être le début d'une version plus juste de vous-même. Allez, merci d'avoir suivi cet épisode. Merci pour votre écoute, pour vos messages, parfois vos silences. Et surtout, prenez soin de vous. Ah oui, et puis j'avais oublié. La parole est à vous. Au revoir.