- Speaker #0
Bonjour à toutes et tous et bienvenue sur Uchronia. Je suis Pénélope Solette, je suis accompagnée as usual par le professeur John Mack. McLoughlin, bonjour professeur.
- Speaker #1
Oui, oui, bonjour, je suis là mes amis.
- Speaker #0
Pour cette nouvelle séance, en qualité de témoin du jour, nous recevons le docteur Mendel Stromm, chimiste, spécialiste en régénération musculaire, chercheur associé à l'Institut de chimie moléculaire de l'Université Bourgogne-Europe, de son petit nom, ICMUB. Bonjour monsieur.
- Speaker #2
Eh bien bonjour, madame Solette, bonjour à toutes et à tous, et merci de me recevoir pour cette émission.
- Speaker #0
Uchronia, les chroniques du temps latent. Aujourd'hui, et vous l'avez sans doute deviné au sommaire de notre émission, nous allons mettre en lumière le film Spiderman, réalisé par Sam Raimi et sorti en salle en 2002. Un classique du film live action, inspiré des comics Marvel, créé par l'immarcessible Stan Lee. Un film qui explore la vie quotidienne d'un jeune vigilant de quartier devenant le héros des New Yorkais. sur fond de lutte des classes, de développement des sens et des intuitions, mais aussi dans l'ombre du drame du 11 septembre 2001, de la culpabilité, du deuil. Le personnage de Spider-Man est ultra populaire et marque à l'époque une vraie révolution immersive dans le monde des super-héros. Encore un film qui repousse donc les limites de la catégorisation et du genre. Il faut dire que nous avons été tissés par nos auditeurs pour apporter des réponses sur ce sujet. Cette séance, écrite littéralement aux petits oignons, sera en immersion complète dans la mégapole de New York, aux Etats-Unis d'Amérique. Ce voyage sera ponctué de quelques respirations musicales, avant de terminer par nos recommandations évidemment subjectives, la séquence Actu Cronia. Et pour nous mettre dans l'ambiance de notre premier échange, je vous propose, cher monsieur Stromm, de lancer... tout de suite la procédure d'accès au maclouflinarium. C'est un petit cadeau que nous offre à chaque fois le professeur. D'avance, pardon pour le bruit.
- Speaker #1
C'est parti, on soutient bien au centre. Pardon, au centre Régilie, s'il vous plaît. Ça frétille.
- Speaker #0
Gardez vos bras à l'intérieur du véhicule. Mais vous m'avez invité pour Spiderman, pas pour Batman.
- Speaker #1
Faites attention, bon sang ! Vous allez vous coincer le pantalon.
- Speaker #0
Ne vous inquiétez pas, laissez-vous guider par le professeur. C'est impressionnant.
- Speaker #1
Ça descend, ça descend. Ça me donne envie de tisser.
- Speaker #0
Alors pour les auditeurs, nous sommes descendus d'environ une dizaine de mètres, je crois, vers une pièce, un bunker sécurisé. Mais professeur, on se croirait mais... Mais ne serait-ce pas un village celte que j'aperçois ?
- Speaker #1
Non, pas du tout. Nous sommes dans le quartier de Forest Hills, situé dans l'arrondissement du Queens à New York, bien sûr. Donc je vous propose de vous accompagner dans une déambulation pédestre en direction du cœur de Manhattan, downtown à New York City, bien sûr.
- Speaker #0
Merci, professeur. Je vous en prie. Messieurs, nous allons donc pouvoir aborder notre premier sujet. La séquence que nous appelons Backroom. Alors, selon vous, quelles pouvaient être les inspirations du réalisateur Sam Raimi pour ce film ?
- Speaker #1
Sam Raimi est un inventeur d'environnement. C'est un créateur avant d'être un réalisateur, bien sûr. Parce que chaque génération a grandi avec son Spider-Man. Et Sam Raimi a aussi son Spider-Man qu'il a inventé en 2002. en créant finalement quelque chose de tout à fait novateur.
- Speaker #2
Oui, alors peut-être, si vous me permettez, avant de revenir sur Sam Raimi, ce réalisateur, il faut savoir que Spider-Man a été créé en août 1962 par Stan Lee et un dessinateur, Steve Dicto, qui est paru dans Amazing Fantasy.
- Speaker #1
A d'où le nom de Amazing Spider-Man, bien sûr.
- Speaker #2
Tout à fait, tout à fait. Et Peter Parker, le double de Spider-Man, est devenu un des personnages de fiction. les plus célèbres au monde, je crois qu'on peut dire ça.
- Speaker #1
Des comics, des jeux vidéo, des séries, des films d'animation, des séries de niveau B aux Etats-Unis bien sûr, avec des collants tout à fait moulants, des adaptations live action. Finalement, le plaisir de regarder Spider-Man, c'est de voir cette ville-monde de New York s'échapper devant nos yeux de toile en toile. Il y a quelque chose d'un peu comme une carte postale finalement.
- Speaker #2
Oui, oui, oui, ben... Je suis quand même impressionné par votre immersion. On se croirait vraiment à New York dans le Queens.
- Speaker #1
C'est le principe du macloufinarium. Nous plongeons, nous nous immergeons pleinement dans le sujet.
- Speaker #2
Alors pour la petite histoire, Stan Lee qui est le grand inventeur de personnages, le grand scénariste de la maison des idées, il souhaitait un personnage un peu différent de ce que lui proposait son ami, grand ami Jack Kirby avec qui il avait créé Les plus grands personnages de Marvel à l'époque, je pense aux 4 Fantastiques notamment, mais ils voulaient quelque chose d'un peu moins monstrueux.
- Speaker #0
Vous parlez au niveau du dessin ?
- Speaker #2
Au niveau du dessin, tout à fait, parce que Jack Kirby...
- Speaker #1
Et de la nature aussi des personnages, puisque finalement, Spider-Man est quelqu'un de relativement accessible.
- Speaker #2
Et c'est aussi parce que c'est un jeune. Et à l'époque, Jack Kirby, ils avaient déjà vendu en 1961 19 millions de comics dans le monde. Mais voilà, le fameux Kirby Effect était un peu trop massif, je pense à Doctor Fatalis, à Galactus, au Maul Man ou à Giganto. Donc il voulait un dessin un peu plus fin, un peu plus jeune, un peu plus ado.
- Speaker #1
Alors donc Stanley, à savoir Stanley Lieber, né le 28 décembre 1922 à New York, est mort. Malheureusement. Oui évidemment, le 12 novembre 2018 à Los Angeles, il n'aurait pas connu le Covid. Il est un scénariste de bande dessinée, éditeur, producteur américain de comics. Il a toujours fait des petits caméos dans la plupart des films Marvel, donc on connaît bien son visage et finalement son sourire un petit peu taquin. et donc est toujours entouré de jolies femmes sculpturales donc Stan Lee est évidemment le dessinateur comme Jack Kirby et Steve Ditko le co-créateur de plusieurs milliers de personnages qui sont le fondement de l'univers Marvel qui
- Speaker #2
tient dans ses mains bien sûr alors il en a créé pas que pour Marvel mais on en identifie au moins 53 dans les personnages majeurs de la maison Marvel.
- Speaker #1
Et fondamentalement, il en détient les droits, la caution morale, et il s'est toujours amusé à superviser et les films et la plupart de la création des personnages. C'est un peu le touche-à-tout, le renégocié américain, évidemment. Et donc, à compter des années 1960, le succès de ces séries a permis l'association de Marvel Comics au rang d'éditeur majeur. Passé avec le temps durant de petites sociétés d'édition, évidemment, à un groupe industriel multimédia colossal, surtout au moment de son rachat par Disney. Il est aussi reconnu, évidemment, pour avoir contribué à ce que les comics américains s'émancipent d'un registre artistique à l'origine réservé à un lectorat jeunesse pour atteindre tous les publics et des publics du monde entier, ce qui est quand même assez fascinant pour la culture américaine qui, finalement, se... se propage pas aussi rapidement que souhaité.
- Speaker #2
Alors c'est vrai que le premier super-héros de Stan Lee, c'est le Destructeur, mais qu'on voit dès 1941. Après on verra le fameux Captain America. Et puis avec Stan Lee...
- Speaker #1
Comme un contrepoint de la lutte contre le nazisme. Tout à fait. Superman du côté d'ici qui luttait contre les armées nazies et puis Captain America qui se les fadait directement. à coup de poing dans la tronche.
- Speaker #2
Et donc après, il y aura l'ascension des 4 Fantastiques, juste après Spider-Man, et puis après, on verra Hulk, Thor, et je vous en passe, c'est les meilleurs.
- Speaker #0
Vous auriez des noms de dessinateurs du fameux tisseur de toile ?
- Speaker #1
Il y a bien John Romita Senior, une place spéciale pour avoir perfectionné le style Spider-Man, inventé par Steve Ditko, mais finalement, ce sont que des ressuscés. On pourrait le dire, bien sûr. Oui. C'est un personnage qui finalement a assez peu évolué, et dans le costume, et dans le corpus idéologique. C'est finalement un homme du peuple qui vit au milieu des gens.
- Speaker #0
Le gentil voisin.
- Speaker #1
C'est le super-héros de quartier, évidemment. Qui n'a rien de... pas d'extraordinaire, je ne dirais pas ça. et du moins qui n'a rien d'inaccessible.
- Speaker #2
Alors ce qu'il y a d'extraordinaire, c'est le dessin de Steve Dikto sur la couverture de Amazing Fantasy.
- Speaker #1
C'est ce qui d'ailleurs est assez fantastique, puisque je veux dire qu'un personnage évolue aussi peu en fait sur son graphisme. On parlait de Captain America, Captain America a évolué énormément en tenue, jamais Spider-Man.
- Speaker #2
Oui, et parce que je pense que le dessin va être figé, et les autres dessinateurs, alors je pense à Mark Barley, Alex Ross, qui sont emblématiques. Il y a Marco Cecchetto, Frank Shaw, je pense, mais aussi Todd McFarlane. Et vous en avez un exemplaire, là, juste avant. Tous ont très bien dessiné les filles. Et puis, moi, je pense que j'ai une affection toute particulière pour John Byrne. Dans le milieu des années 70 jusqu'à à peu près 1981, il va donner cette patte euh... à Spider-Man, aux X-Men et je pense aussi à She-Hulk donc il va donner un peu ce petit côté sexy au personnage féminin qui pour essayer de faire... Stan Lee a voulu vraiment donner la parole souvent aux femmes et il y a des comics avec des personnages féminins qui seront majeurs dans les années 70, ce sera pas repris tout le temps par la maison Marvel et il faudra attendre que John Byrne Euh... reféminise encore une fois les femmes et je pense à sa réadaptation de Emma Peel, de chapeau melon et bottes de cuir, qui va transposer dans les personnages Marvel.
- Speaker #1
La figure tutélaire de Spider-Man et sa tante, Tante May. Tout à fait.
- Speaker #2
Mais bon, on n'en fait pas quelque chose de sexy, sauf peut-être dans la réinterprétation de Spider-Man. Avec la tante May du MCU qu'on voit plus tard.
- Speaker #1
De Tom Holland.
- Speaker #0
Tout à fait. Et en plus, elle a une vie. Oui, et puis,
- Speaker #1
elle est plutôt active et au final, avec un comportement relativement débridé. Qui est d'ailleurs un peu surprenant quand même pour un film pour enfants.
- Speaker #2
Alors, pour faire la transition, vous nous demandiez pour Sam Raimi. C'est quand même le réalisateur de... d'une trilogie emblématique de films d'horreur, Evil Dead, entre 1980 et 1993. Qui,
- Speaker #1
à la base, d'ailleurs, est un film d'étudiants en cinématographie. Autant Poulvard avait fait C'est arrivé pas de chez vous, que Sam Raimi a fait Evil Dead.
- Speaker #2
Oui, oui, oui. Alors, il en fera d'autres, des films d'horreur à succès. Je pense à The Grudge en 2004, 30 jours de nuit en 2007.
- Speaker #1
Oui, mais justement, il avait attendu presque 20 ans pour recommencer.
- Speaker #2
Oui, oui, oui. Alors, c'est parce que, dans les années 90, Il va produire des séries télé très célèbres. Je pense à Hercule, à partir de 1995. Xena,
- Speaker #0
la guerrière. Ma prêve,
- Speaker #2
ma prêve. Et il va aller sur un western, mort ou vif.
- Speaker #0
Plutôt des projets de commandes.
- Speaker #2
Voilà.
- Speaker #1
Alors qu'il était d'ailleurs une commande de l'actrice Sharon Stone, bien sûr, qui souhaitait absolument tourner dans un western, alors que c'était complètement passé comme genre.
- Speaker #2
Et puis, il va tester, il va vouloir... Racheter les droits de Batman en 1987, ça va pas bien se passer. Et du coup, après l'Armée des Ténèbres et Vilded 3 qui sort en 1990, alors là, il reçoit des super critiques en international, des sous, 21 millions de dollars.
- Speaker #1
Non, puis accessoirement, le film était excellent.
- Speaker #2
Tout à fait. Et donc, il va produire des jeunes réalisateurs qui viennent sur Hollywood. Je pense à John Woo, son film Chasse à l'homme Il y aura Time Cop avec Peter... des films avec notre
- Speaker #1
Jean-Claude Van Damme Oui parce que vous faites bien de le signaler quand même parce que Sam Raimi a eu une activité de producteur de cinéma beaucoup plus importante que de réalisateur au même titre que finalement le réalisateur de Star Wars Jean-Lucas, qui finalement a plus produit que réalisé.
- Speaker #2
Ne confondez pas avec Jean-Roukas.
- Speaker #1
Non, Georges, Georges, bien sûr. Georges de la Genre.
- Speaker #0
Georges Lucas.
- Speaker #2
Et alors c'est vrai qu'à partir de l'an 2000, il va reprendre le projet de Spider-Man qui avait été lancé par James Cameron.
- Speaker #1
Oui parce que le projet Batman lui avait été pris par Tim Burton.
- Speaker #2
Tout à fait. Et du coup Sam Raimi après le succès du premier Spider-Man va enchaîner avec deux volets suivants. Le 2 avec le docteur Octopus et Spider-Man 3 avec l'homme sable et puis surtout Venom.
- Speaker #1
Et puis ensuite évidemment Sam Raimi a été pris sur le Spider-Man. sur le Spider-Man 3 et au final il était parti quasiment presque sur une décennie complète de suite de retour puisque au final avec une ressource et une manne pareille, vous pouvez produire à peu près tout ce que vous souhaitez. Voilà M. Strom, à peu près tout dit.
- Speaker #0
D'ailleurs M. Strom, si vous pouviez nous éclairer sur votre activité quotidienne.
- Speaker #2
Moi je suis spécialisé dans la science expérimentale Je participe à des projets de recherche militaire sur la recherche inter-espèce et mes premières recherches portaient sur un produit chimique qui offre une force accrue à mes sujets. Donc c'est des muscles qui se développent mais qui produisent aussi un sang un peu vert et parfois des accès de folie inextinguibles, je dois vous le dire. Et j'ai cru pendant longtemps qu'on avait là la même... Mise en place réactive chimique des travaux de Bruce Banner.
- Speaker #1
Ah bah non, c'était des rayons gamma.
- Speaker #2
Tout à fait, c'est après qu'on a échangé ensemble sur ça. Moi je travaillais sur les axolotes, une espèce de salamandre néothénique.
- Speaker #1
Presque un protozoaire d'ailleurs.
- Speaker #2
Tout à fait, et j'ai tenté de développer un composé destiné à stimuler la régénération musculaire chez les patients. atteint de dystrophie.
- Speaker #1
Ah oui, mais je crois qu'il fallait se l'injecter dans le fondement. C'était compliqué quand même.
- Speaker #2
C'est ça. Donc, j'ai mis au point des premiers prototypes de mutagènes musculaires. Ça avait quand même pour projet de sauver l'humanité et essayer de vaincre les maladies dégénératives. Alors,
- Speaker #1
ce n'était pas à l'origine d'AVC ?
- Speaker #2
Ça permettait de gagner en force physique, mais en même temps, il y a toujours l'agressivité et la résistance à la douleur. et je pense que c'est un peu Je pense à des populations de rats qu'on a développées. Elles devenaient paranoïaques, elles aboyaient.
- Speaker #1
Je me demande si d'ailleurs mon chat n'était pas agressif à cause de ça.
- Speaker #2
Peut-être, peut-être, peut-être.
- Speaker #0
Arrêtez de tester n'importe quoi sur vos animaux.
- Speaker #2
Je sais que quand l'armée a repris les projets, ils s'en sont servis pour faire le sérum de super soldats comme avec Captain America.
- Speaker #1
Et il n'y avait pas aussi Universal Soldier avec Jean-Claude Van Damme, non ?
- Speaker #2
Tout à fait, tout à fait. Pour moi, des prototypes étaient toujours trop instables pour être testés sur l'être humain. Et le temps de trouver une issue, j'ai passé pas mal de mes nuits à essayer de programmer des automates de sauvegarde sur des machines pour essayer de créer une copie neuronale partielle de la conscience, pour essayer de pouvoir transférer dans un corps sain et transférer une conscience.
- Speaker #1
Ce n'est pas l'origine non plus des recherches sur l'IA ?
- Speaker #2
Peut-être, mais moi je ne suis pas développeur informatique, donc je me suis basé sur ce que je pouvais avec du matériel médical que je bricole.
- Speaker #1
Évidemment.
- Speaker #2
Voilà.
- Speaker #0
Eh bien écoutez, merci monsieur Strom, c'était très éclairant. Mais angoissant quand même. Rien flippant, on est bien d'accord.
- Speaker #1
Un homme dangereux.
- Speaker #0
Mais si nous abordons maintenant notre deuxième sujet, professeur, est-ce que vous voulez bien nous faire le pitch du film s'il vous plaît ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Un pitch finalement assez étonnant, puisque Peter Parker, qui était quand même un personnage largement connu, a été inventé par Sam Raimi. Donc, mordu par une araignée radioactive, le fragile Peter Parker se retrouve doté de pouvoir, faisant de lui une araignée humaine, réellement, Spider-Man. Après une courte période où il songe à les utiliser pour devenir célèbre, un voleur qui laisse filer tue son oncle Ben. Comprenant qu'un grand pouvoir entraîne de grandes responsabilités, évidemment, il décide de devenir un super-héros en combattant le crime. Avec Tobey Maguire dans le rôle titre et Kirsten Dunst dans le rôle de Mary Jane Watson. Alors, ce Tobey Maguire qu'on avait vu dans Paperboy, cette espèce de film génial avec Michael Douglas et l'inénarrable, évidemment. Toby McGuire, d'un auteur de livre qui est en panne sèche, qui a le problème de la feuille blanche, et qui se sert du talent de l'un de ses étudiants pour réaliser un nouveau best-seller, qui apparaît dans ce Spider-Man un peu sorti de nulle part, avec son regard d'ange, dans un film absolument sublime.
- Speaker #0
Merci professeur, c'était C'était Net. Et c'était précis. Mais du coup, que vous inspirent les personnages ? Alors, je pense qu'il y a déjà le... Alors,
- Speaker #2
la ville de New York est un personnage à part entière. Mais je pense au journal dans lequel il veut travailler parce qu'il a vraiment cette appétence, cette facilité à être un photographe. On le voit dans le film quand il arrive au laboratoire, il va réussir à rassurer Mary Jane, à lui faire poser pour prendre des photos. Et donc il va travailler au Daily Bugle.
- Speaker #1
Et c'est d'ailleurs ce qui est à l'origine de sa piqûre d'araignée.
- Speaker #2
Tout à fait. Et donc, le Daily Bugle, c'est un journal... New York est fictif, qui est situé dans le Flatiron Building, et qui est dirigé par le truculent Jonah Jameson, incarné par l'emblématique Simon's.
- Speaker #1
Qui ne s'exprime jamais qu'avec un cigare dans la bouche.
- Speaker #0
Et en criant.
- Speaker #1
Et en hurlant en fait ses demandes, et avec une détestation de Spiderman qui est absolument inénorable.
- Speaker #0
Du genre humain en fait en général.
- Speaker #1
Et du genre humain en général. Évidemment un misanthrope parfaitement accompli. Mais bon, il n'y a pas que Spider-Man, évidemment, il y a le bouffon vert,
- Speaker #0
le méchant,
- Speaker #1
un super-vinin, quelque peu presque surrané, presque ridicule, évidemment, et qui, dans les mains de Sam Raimi, apparaît comme particulièrement démoniaque et puissant, parce que, évidemment, qui n'est autre que le double maléfique de Norman Osborn, qui est à la tête d'un empire industriel qui est... en capacité de créer ce super-villa, et évidemment qui devient l'ennemi emblématique de Spider-Man, au même titre qu'Octopus et Venom, bien sûr.
- Speaker #0
Et là, pour le coup, on retrouve les Osborn, on va dire, dans toute la chronologie. C'est ça, il y a le père, le fils, Harry, Osborn.
- Speaker #1
Dès le Spider-Man 2, finalement, où son fils décide de venger le bouffon vert.
- Speaker #2
de venger son père et non pas le bouchon vert il faut savoir aussi que les Osborn on les retrouve dans l'entièreté de la chronologie des personnages Marvel on les retrouvera même dans les Thunderbolts les X-Men noirs et surtout le club des damnés je vous parlais de John Byrne qui va créer des méchants pour les X-Men dans les années 70 et il y a le club des damnés Je pense à...
- Speaker #0
à plusieurs personnages comme Mystique, Emma Frost, qui vont devenir des super méchants très célèbres ?
- Speaker #1
Alors évidemment, la force de Spider-Man, ce sont ses second rôles, pas uniquement Tommy McGuire, mais la Mary Jane incarnée par Kirsten Dunst, cette petite gueule d'ange qu'on avait vue dans Entretien avec un Vampire, et qui là apparaît...
- Speaker #2
Et Virginie Suicide.
- Speaker #1
Et Virginie Sursel, bien sûr, qui apparaît... de façon sublime, en fait, aux yeux de Spider-Man. Et évidemment, le démoniaque William Dafoe, qui incarne un bouffon vert absolument terrifiant, au même titre que Jack Nicholson avait incarné le Joker dans le Batman, bien sûr.
- Speaker #0
Alors, à part tout ça, il y a des méchants emblématiques chez Spider-Man. C'est les fameux Sinistre Six. Oui,
- Speaker #2
les Sinistre Six. qu'on confond parfois avec les Vicious
- Speaker #1
Six qui eux c'est juste le groupe de méchants dans les Millions 2 et qu'on identifie par le docteur Octopus bien sûr, le vautour Electro, Craven le chasseur qui n'a finalement jamais été développé au cinéma, Mysterio une fois, il y a un film qui vient de sortir Craven on n'est pas en contact direct avec Spiderman Mysterio donc on a vu dans l'évolution avancé des Avengers et l'homme sable qui est apparu dans le Spider-Man 3, dont l'objectif est évidemment de vaincre Spider-Man, mais toujours de façon désordonnée alors que collectivement il pourrait y arriver, mais Spider-Man évidemment trop fort.
- Speaker #0
C'est ça, c'est la première défaite dès la première histoire en 64. Ils attaquent un par un au lieu de l'assaillir en même temps. Et c'est ce qui permet à Spider-Man de les battre tour à tour.
- Speaker #1
Spider-Man contre le reste du monde, c'est l'histoire de sa vie.
- Speaker #2
Un petit peu simple. Et les auteurs et les femmes de Spider-Man qui débattent toujours de la question mais alors qui est le vrai amour de Peter Parker ?
- Speaker #1
Alors on dirait plutôt Gwen Stacy ou Mary Jane Wenson mais fondamentalement ça reste Mary Jane.
- Speaker #0
Oui tout à fait, il se marie avec.
- Speaker #1
Il se marie, il construit toutes ses histoires et puis...
- Speaker #2
Des enfants, un chien, une maison ?
- Speaker #1
C'est ça, c'est l'amour de raison. Il fait tout le temps référence à Mary Jane, plus comme à une contrainte qu'à l'amour de sa vie. Mais n'empêche que c'est la femme qui l'anime, bien sûr. Oui,
- Speaker #0
et on le voit jusqu'à la fin de Spider-Man, où Mary Jane lui fait une réelle déclaration d'amour, et il se retrouve piégé à devoir essayer, pour la protéger, de dire non, je ne peux pas, j'ai travaillé.
- Speaker #2
Merci pour cette petite touche romantique, messieurs, c'était passionnant. Écoutez, je vous propose maintenant une respiration musicale directement inspirée par notre sujet du jour, bien sûr. Mayonette Make Fantasy, interprétée par Messi Grey, featuring Angie Stone, on Mos Def. Ne cherchez pas à changer de station, vous êtes bien sûr un Uchronia. Uchronia, les chroniques du temps l'attendent. Ça c'est comme ça. A travers son passage à l'âge adulte, ses doutes et aussi son abnégation, Spider-Man reflète les difficultés auxquelles chacun peut être confronté. Alors derrière le masque, évidemment, se cache finalement un homme où... Un jeune homme dans lequel beaucoup peuvent se reconnaître, n'est-ce pas professeur ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait. C'est vrai que quand on voit le film débarré, on a l'impression qu'on est dans un remake de Wayne's World. Parce que Spider-Man, il faut le se le dire, c'est Tanguy, évidemment, on qu'il osait par sa crise d'adolescence, transpirant l'anxiété, avoir peur de la ville, du vide, manque de confiance en soi. Une difficulté à séduire, à plaire.
- Speaker #2
Un autoportrait, professeur ?
- Speaker #1
Pas du tout.
- Speaker #0
Je pense à un ado classique.
- Speaker #1
Non, voilà, c'est quelqu'un en difficulté, en pleine transformation. Son cœur change, mute. Et évidemment, il préfère rester chez sa tante, mais... Alors, évidemment, bon, il fréquente des personnes âgées.
- Speaker #2
C'est un super-héros vulnérable, on va dire. Oui,
- Speaker #0
c'est ça, tout à fait. Je pense que tous les garçons de 10 ans veulent devenir Spider-Man. Et les filles aussi. Et les filles, mais surtout pas ressembler à Peter Parker. Peter Parker, c'est un peu vraiment le monsieur tout le monde.
- Speaker #1
Alors je dirais plutôt le loser Peter Parker. Oui,
- Speaker #0
il est chétif de taille moyenne, il a des lunettes, mais il abandonne tout ça dès qu'il a des pouvoirs. Sa vue revient parfaitement. Il n'a pas une carrure de bodybuilder à la Captain America ?
- Speaker #1
Avant sa transformation.
- Speaker #2
La transformation, justement de le transformer par comme Captain America, on est d'accord.
- Speaker #1
Ce n'est pas tout à fait vrai, parce que juste après sa sortie de son cocon, la première chose qu'il regarde c'est quand même ses biceps. Oui,
- Speaker #2
on est d'accord. Mais par rapport à Captain America, on ne peut pas comparer. Évidemment,
- Speaker #1
ça reste un adolescent, ce n'est pas un homme.
- Speaker #2
Au lycée,
- Speaker #0
ces harceleurs continuent de croire qu'ils vont le plier en deux vite fait.
- Speaker #2
C'est ça.
- Speaker #1
Ce qu'il tente de faire d'ailleurs, et il les corrige assez redoutablement.
- Speaker #0
Tout à fait, mais en plus en étant toujours respectueux, Spider-Man c'est pas quelqu'un qui va tuer, qui cherche à tuer les autres.
- Speaker #2
Il cherche pas la bagarre. Mais il ne les frappe même pas.
- Speaker #0
Non, non, mais c'est ça.
- Speaker #1
Il les neutralise, il les contrôle, il les enferme.
- Speaker #2
Dans un cocon.
- Speaker #1
Il les attrape dans sa toile, mais il les dévore pas.
- Speaker #0
Ouais, mais... Moi ça me fait penser aussi à la métamorphose de Frank Kafka, qui raconte l'histoire de Gregor Sansa, qui se réveille un matin transformé en insecte monstrueux. C'est le personnage de Marvel qui devient un super-héros après avoir été mordu. Et ces deux transformations bouleversent profondément la vie de ces personnages.
- Speaker #1
Alors après, Gregor quand même subit une métamorphose qu'il ne comprend pas et qu'il ne peut pas contrôler. alors que Peter Parker, lui... découvre progressivement ses nouvelles capacités et apprend à les maîtriser et à les apprécier également. Alors que la transformation de Gregor est vécue comme une malédiction, comme une condamnation divine, Spider-Man peut devenir une chance. Cependant, les deux personnages se retrouvent confrontés à une nouvelle identité. Gregor n'est plus considéré comme un être humain par sa famille. comme la mouche de Cronenberg, et finit par être rejetée. Alors que Spider-Man, lui, quant à lui, doit cacher son identité secrète pour protéger ses proches, sa tante May et Mary Jane Watson, bien sûr.
- Speaker #2
C'est le point commun de tous les super-héros.
- Speaker #0
Oui, avec ce changement physique qui entraîne des difficultés à la fois sociales et psychologiques. Il y a ressentir la solitude, l'incompréhension, l'exclusion, la peur, le doute, le poids des responsabilités. Et une différence essentielle peut-être réside dans la manière dont ils réagissent à leur transformation. Grégor s'enferme dans l'isolement, il perd sa place dans la société. Il devient parnaïaque. Tout à fait, il choisit de mettre ses pouvoirs au service des autres.
- Speaker #2
Au tout début, rappelez-vous, il cherche d'abord à gagner un petit peu d'argent pour pouvoir acheter une voiture, pour pouvoir séduire Mary Jane. Tout à fait. C'est seulement après qu'il se mettra au service des autres.
- Speaker #1
Oui, parce que son oncle lui dit, en fait, entre quatre yeux, tu sais, un grand pouvoir implique de grandes responsabilités, mon petit bonhomme.
- Speaker #2
Il faut se souvenir quand même que c'est un adolescent, Spiderman.
- Speaker #1
Et c'est tout le principe de Kafka et de la métamorphose. Ça s'adresse à un public bien particulier. Évidemment, Kafka dénonce la déshumanisation et l'indifférence de la société, puisque finalement, c'est... C'est elle qui est rendue responsable de cette métamorphose. Mais Marvel, lui, transforme cette métamorphose en récit initiatique, en symbole de courage et d'évolution, comme un surhomme.
- Speaker #0
Spider-Man incarne cette possibilité de surmonter l'épreuve et de devenir un héros.
- Speaker #1
Alors que Gregor devient le symbole d'une exclusion tragique où la métamorphose conduit à l'exclusion et à la perte d'humanité. définitive.
- Speaker #2
Alors, ce serait plus une adaptation fidèle ou une trahison selon vous ?
- Speaker #1
Alors, du mythe de Marvel, de Spider-Man, non. Il s'agit d'une métamorphose, c'est-à-dire que Sam Raimi est parti du principe que Spider-Man devenait une araignée. Il transforme son corps, son esprit et au final, il est quelque part en train de faire fusionner deux êtres eux. totalement différent, ce qui n'est pas du tout la thématique du comics, qui finalement fait de Peter Parker un acteur essentiel de Spider-Man. Il fabrique ses projetaires de toile, il fabrique son propre costume, alors qu'au final, le film de Sam Raimi fait de lui peut-être plus un super-héros que réellement un héros tout court.
- Speaker #0
Alors, il y a aussi peut-être cette recherche d'adaptation. tel personnage qui commençait à être vieillissant quand même, comme nombreux personnages Marvel et de bandes dessinées à l'époque.
- Speaker #2
On est 40 ans plus tard, 40 ans après sa naissance.
- Speaker #0
Les pouvoirs, l'environnement, les personnages sont fidèles aux comics, mais le sens de l'araignée, il va être visualisé d'une nouvelle façon, plus originale. On va avoir des effets à la Matrix. C'était la mode à l'époque. Par contre, D'yeux. Il y a ces fameuses glandes sur les poignets qui génèrent la toile parce qu'il n'est pas encore sur cette approche mécanique comme dans les comics ou comme on verra dans un magazine.
- Speaker #2
Ça c'était une volonté de Sam Raimi. Oui tout à fait.
- Speaker #1
Oui parce que finalement dans les comics le fait d'avoir un tisse-toile crée une certaine fragilité de la part de Spider-Man. C'est-à-dire qu'à un moment vous n'avez plus assez de toile dans le réservoir. et... Et Spider-Man devient fragile face à certains ennemis parce qu'il n'est plus capable de les capturer ou de les neutraliser.
- Speaker #0
Alors c'est tout à fait ce qu'on voit après coup dans les Spider-Man Homecoming du MCU, où Tom Holland a des cartouches pour essayer de remplacer la toile jusqu'à ce que Iron Man lui propose des nouveaux dispositifs. et qui est... sans spoiler, une mutation dans Spider-Man Brand New Day.
- Speaker #2
La subtilité, elle était là. C'est-à-dire que pour Sam Raimi, c'était inconcevable qu'un adolescent, ou un enfant même, puisse inventer un dispositif. L'avantage du dernier, entre guillemets, Spider-Man incarné par Tom Holland, c'est que lui, il a quand même... Un super tonton en la personne d'Armin Mann, un parrain qui lui met quand même un paquet d'outils absolument géniaux dans les mains.
- Speaker #1
Parce que Tom Holland est un geek et au final il bénéficie effectivement de toute la puissance industrielle de Stark Industries. Mais c'était le point de vue de Sam Raimi qui était intéressant, c'est-à-dire qu'il voulait transformer Spider-Man en super-héros. Donc avec des capacités que seules... Peter Parker A au final, et développer ainsi un surhomme finalement, mi-homme mi-araignée, en capacité de réinventer et de repenser un personnage qui effectivement était largement suranné.
- Speaker #0
Alors il y a eu une révolution, ça c'est une force de Sam Raimi qui a imposé un nouveau costume. Et ce costume était révolutionnaire parce qu'il était imprimé en 3D. Donc ça faisait quand même une pièce, un costume, 100 000 dollars.
- Speaker #2
Wow !
- Speaker #0
Et ils en ont fabriqué 12, et 4 ont été volés pour la petite histoire. Mais donc c'était, il y avait 120 motifs sérigraphiés sur le costume, avec de l'ombre, des reflets de lumière, ce qui fait que son costume était super impressionnant à l'image.
- Speaker #1
Oui, d'ailleurs, le tournage avait été marqué par la mort d'un des ouvriers pendant la réalisation du film, ce qui a quand même troublé beaucoup l'équipe. Même si, bon, au final, Andrew Garfield avait été déclaré comme le meilleur Spider-Man du fait de la réadaptation du film.
- Speaker #2
Et je ne suis pas d'accord.
- Speaker #1
C'est-à-dire que les fans préféraient le respect strict de la doxa du comics, alors que Sam Raimi voulait créer une oeuvre unique et au final bien lui en a pris puisqu'il a créé un Spiderman qui était largement populaire et avec un succès en salle absolument incroyable pour le premier pour le deuxième,
- Speaker #0
pour le troisième peut-être le meilleur Spiderman pour Garfield Mais en tout cas pas le meilleur Peter Parker.
- Speaker #2
Oui, la nuance est subtile, mais elle est d'importance.
- Speaker #1
Alors après, effectivement, The Amazing Spider-Man de Garfield ressemble beaucoup au Tom Holland du MCU, du Marcel.
- Speaker #2
C'est un petit peu moins bien.
- Speaker #1
De toute façon, les réalisateurs, c'est comme les dessinateurs et les scénaristes, à tour de rôle,
- Speaker #0
ils ne voudront jamais dévoyer ce qu'a fait le précédent. Donc à chaque fois, un nouvel auteur ou dessinateur va essayer de reprendre plus soit le côté Peter Parker, développer sa psychologie, ou alors essayer d'être plus dans l'interprétation de ce que pourrait être Spider-Man façon comme une araignée, à être plus tordu, à être plus penché, à se déambuler comme avec des mandibules. et donc chaque auteur va essayer de de redévelopper un aspect du personnage.
- Speaker #1
Enfin, l'idée quand même de relancer la franchise avec Andrew Garfield, c'était de la réintégrer au monde des Avengers. Oui, oui, bon, ça aurait été un flop. C'était pas terrible. Du coup, ils l'ont dû refaire une troisième fois.
- Speaker #2
Et puis, d'ailleurs, imprime vraiment de sa personnalité le personnage et de Spider-Man et de Peter Parker. C'est ce qu'il y a de plus difficile à incarner quand on a un personnage, justement, de bande dessinée. qui est extrêmement plein, et lui donner cette vie-là. Outre le fait que le costume aide, on est bien d'accord, mais il y a une vraie profondeur, et je trouve qu'il est très attachant dans le rôle de Peter Parker. C'est ça, cette ambivalence entre les deux.
- Speaker #1
Mais ça reste un duo quand même, parce que Kirsten Dunst, dans son rôle de Mary Jane, est absolument étonnante, sexy en diable, une roquine absolument fantastique. qui éveille tous mes sens, bien sûr.
- Speaker #2
Et qui va...
- Speaker #1
Et je ne suis pas le seul. Je pense quand même que Joe Dassin partagerait mon opinion. Enfin, je dis ça si vous avez quelque chose sous la main, bien sûr.
- Speaker #2
Je suis tellement d'accord. J'aurais bien aimé, si on pouvait parler de chiffres, parce que j'adore ça, les déconques. Il me semble que vous aviez certains chiffres sur la totalité de la trilogie des Spiderman de Sam Raimi. Le nombre de morts.
- Speaker #0
C'est ça. Sur les trois films de Spider-Man, il y a 65 morts. On remet dans le contexte, c'était Sam Raimi, auteur de films d'horreur.
- Speaker #2
C'est ça.
- Speaker #0
Mais dans le premier, il y a 29 morts. Dans le deuxième, 23. Dans le troisième, que 13. Le nombre de tués par Spider-Man sont que de 3, plus un symbiote. Donc il y a le voleur, celui qui tue son oncle, ou on croit qu'il tue son oncle. Il y a Norman Osborn, le bouffon vert, et Eddie Brock qui sera Venom, donc avec en plus le symbiote.
- Speaker #2
Merci messieurs. Dans Spider-Man, certains chapitres ne savent peut-être qu'à mieux montrer le monde. Est-ce qu'on peut parler de satire sociétal ?
- Speaker #1
Alors Spider-Man non seulement est un héros un peu loser évidemment, mais c'est un héros du peuple. Il fait un travail de misère, il vit dans un logement de misère au 9ème étage d'une tour absolument anonyme d'un quartier anonyme de New York, évidemment peut-être dans une toute petite partie de Manhattan et encore c'est même pas sûr, plutôt à mon avis dans le Queens. Et d'ailleurs les faits de Spiderman qui consistent quand même à lutter contre le crime sont largement en fait mésestimés et par la presse du Daily Bugle. mais même par les autorités qui ne rêvent qu'une seule chose, c'est de le coincer. C'est pour ça qu'il passe son temps à se sauver en fait et à tisser ses toiles de building en building. On pourrait dire que c'est presque un héros marxiste.
- Speaker #2
Pas mal, pas mal. Merci pour cet échange captivant. Et donc, s'il vous plaît, Franquito, pour faire plaisir au professeur qui l'a réclamé, est-ce que vous pourriez nous passer Jodassin et donc son titre, Marie-Jeanne ?
- Speaker #3
C'était le 4 juin, le soleil tapait depuis le matin Je m'occupais de la vigne et mon frère chargeait le foin Et l'heure du déjeuner venue, on est retourné à la maison Et notre mère a crié de la cuisine, essuyez vos pieds sur le paillasson Puis-je nous dégager ? J'avais des nouvelles de Bourg-les-Essonnes Ce matin, Marie-Jeanne nous s'est jeté du pont de la gare Et mon père dit à ma mère, nous passons le plat de gratin La Marie-Jeanne, elle n'était pas très maligne Passe-moi donc le pain Y'a bien encore deux hectares à labourer dans le champ de la Carte Et maman dit tu vois quand j'y pense c'est quand même bête pour cette peau marigène On dirait qu'il n'arrive jamais rien de bon à bourre les essondes Et voilà que maman Janine va se jeter du pont de la Gare Frère dit qu'il se souvenait quand lui et moi et le grand Nicolas On avait mis une grenouille dans le dos de Marie-Jeanne un soir au cinéma Et il me dit tu te rappelles tu lui parlais ce dimanche près de l'église Un peu de vin, c'est bien injuste la vie Dire que je l'ai vu à la Syrie hier à Bourg-les-Essonnes Et qu'aujourd'hui Marie-Jeanne s'est jetée du pont de la gare Enfin mon grand, tu n'as pas beaucoup d'appétit
- Speaker #2
Ne changez pas de fréquence Vous êtes bien sûr Uchronia Les chroniques du temps latin J'adore ce générique Inoubliable musique Et par qui a-t-elle été composée s'il vous plaît ?
- Speaker #0
Alors le générique Qui a été conçu en 1967 Il a été Composé par Paul Francis Webster Et Bob Harris
- Speaker #2
Et pour le film de Sam Raimi c'est qui ?
- Speaker #0
C'est le fameux Daniel Fman
- Speaker #2
L'incontournable
- Speaker #0
Tout à fait
- Speaker #2
Daniel F.
- Speaker #0
Mann Qui a été chanteur, compositeur Qui a fait à peu près toutes les musiques Pour les films de Tim Burton Et qui est aussi connu pour Le fameux générique de la série Des Simpsons
- Speaker #1
Le thème principal Composé par Daniel F. Mann Pour le premier film en 2002 Thème orchestral puissant Héroïque L'identité sonore d'ailleurs classique Du tisseur de toile à l'écran
- Speaker #0
C'est tout à fait ça Alors j'ai un petit truc On a parlé des Simpsons
- Speaker #4
Spider cochon Spider cochon Il peut marcher au plafond Est-ce qu'il peut faire une toile Bien sûr que non C'est un cochon Prends garde Spider cochon est là
- Speaker #1
C'est le film les Simpsons bien sûr Fantastique
- Speaker #0
Sam Raimi a eu cette capacité à faire venir des grandes stars américaines. On a entendu tout à l'heure, Maisi Gray. Je pense à Les Ramones, à Chuck Krueger,
- Speaker #1
les Strokes,
- Speaker #0
Josie Scott. Il y a Sum 41, par exemple. Il y a du monde. Et en plus,
- Speaker #1
beaucoup d'artistes, mais pas réellement un titre qui a écrasé la barre.
- Speaker #0
Oui, ce n'était pas les trucs fondamentaux. Mais même Osborne, il redonne une comptine super célèbre de 1910, Itsy Bitsy Spider.
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #0
Alors, héros,
- Speaker #1
héros était pas mal aussi, chanté par Chad Groger de Nickelback, et puis Joseph Scott pour le premier Spider-Man. Vraiment, c'était assez efficace. What we're all about. C'était vraiment très bien.
- Speaker #2
Merci beaucoup, messieurs. Je vous propose, puisque le professeur, encore une fois, c'est lui qui fait mes lancements, Une autre respiration musicale avec The Strokes, vous en parliez, et leur titre When It Started Last Night. Ne cherchez pas à changer de radio, vous êtes bien sûr uchronien. Uchronia, les chroniques du temps l'attend. Et voici la séquence, chère au cœur du professeur, le cultomatique. Alors professeur, pourquoi rangez-vous ce film sous cette prestigieuse étiquette ?
- Speaker #1
Cultomatique, évidemment, le Tarzan des Grattes-Ciel. Ah,
- Speaker #2
pas mal.
- Speaker #1
Évidemment, c'est moi ça, c'est tout moi, évidemment. Alors pour faire efficient, on a un budget de 139 millions de dollars, comme c'est pas rien. Un box-office mondial de 825 millions de dollars de recettes. C'est fou. 6 millions d'entrées en France.
- Speaker #2
Plus de 6 millions, oui.
- Speaker #0
C'est le premier film de l'histoire à dépasser les 100 millions de dollars de recettes lors de son premier week-end. Aux Etats-Unis. Et entre 2002 et 2012, le film aura été sélectionné 79 fois dans diverses catégories a remporté 16 compétences. 16 récompenses, oui.
- Speaker #1
Il aura fallu attendre 19 ans à la sortie de Spider-Man No Way Home. Après le film, Peter Parker, de l'univers de ce même film, apparaît et rencontre les deux autres alter-égos issus des autres univers des films.
- Speaker #2
Pourquoi il met ce clin d'œil, moi ? Oui,
- Speaker #0
non, c'est bien fait.
- Speaker #1
Norman Osborn, alias le Bouffon Vert, revient également en tant que principal antagoniste de Spider-Man, qui l'a toujours été. responsable de la mort de Tante May, mais par cœur d'un autre univers alternatif, une nouvelle fois les fameux Marvel Spider-Verse, devenant ainsi une source de haine pour le Peter Parker de cet univers qui lui administre le fameux antidote, qui le débarrasse de ses pulsions de bouffon vert et le sauve de son sort funeste qu'il avait eu dans le premier film.
- Speaker #2
Alors acheté par Sony ou la Fox et non Marvel, pouvez-vous nous éclairer un petit peu sur cette... Un broguillot, des licences, des droits et tout le tralala.
- Speaker #0
C'est vrai que ce n'est pas simple. Dans les années 90, Marvel Comics... se séparent des droits de diffusion de ces personnages pour éviter la banqueroute. Et la maison va revendre par exemple les X-Men, les 4 Fantastiques, D'Ardeville, Ghost Rider à la 20th Century Fox.
- Speaker #1
Alors Sony Pictures a acheté les droits cinématographiques de Spider-Man en 1999. Donc avant le lancement de l'univers cinématographique de Marvel, donc le MCU de 2008 avec Iron Man. Marvel Studios a coproduit un certain nombre de films, donc du coup participer s'est enrichi aussi, à commencer par Blade en 1998 avec New Line Cinema qui n'existe plus.
- Speaker #0
Et Blade qu'on reverra dans un clin d'œil dans Deadpool et Wolverine. Et puis aujourd'hui tous les droits des personnages sont revenus à la maison Marvel, à l'exception de ceux de l'univers de Spider-Man qui sont toujours détenus par Sony. Et alors donc, l'utilisation de Spider-Man dans le MCU repose sur un accord de partage entre Marvel, qui est avec Disney, et Sony Pictures, alors que la 20th Century Fox possédait autrefois les droits des X-Men, des 4 Fantastiques. Oui,
- Speaker #1
parce que la Walt Disney Company a officiellement racheté la 20th Century Fox. Oui, en 2019. Avec le retour des franchises dans le giron des Marvel Studios.
- Speaker #0
Donc on est sur une histoire de contrat d'exploitation. Sony doit produire un film au moins tous les 5 ans et 9 mois.
- Speaker #1
Alors un film ou un contenu culturel, ce qui inclut également les jeux vidéo Spider-Man. Tout à fait professeur,
- Speaker #0
et c'est pour ça que l'origine story de Spider-Man, on ne la voit pas dans le film de Sam Raimi, mais on le voit juste avant, dans une sorte de jeu vidéo immersif produit par Sony pour la Playstation.
- Speaker #1
Avec un système de réalité virtuelle, de VR, de jeu à la première personne.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #2
Une des scènes d'action qui était déjà l'une des meilleures jamais vues dans un film de super-héros, et personnellement j'adore cette scène, c'est celle du deuxième film où il tente d'arrêter le train.
- Speaker #0
Oui, tout à fait.
- Speaker #1
Non, la scène la plus sublime, c'est évidemment la scène du baiser à l'envers, sous la pluie, avec Mary Jane Wenson qui l'embrasse et qui arrive à ouvrir très légèrement la partie basse de son masque pour dévoiler ses... ses lèvres charnues et pulpeuses et s'embrasser tendrement, c'est fantastique.
- Speaker #0
Vous avez raison. C'est la première fois aussi que pour des spectateurs au cinéma, on a des scènes de vol dans New York qui sont vraiment exceptionnelles. Oui,
- Speaker #2
des gratte-ciels, tout l'espace.
- Speaker #1
L'adaptation de comics est vraiment réussie. Ça valait vraiment le coup d'attente.
- Speaker #2
Et pour le coup, on parlait de cadrage photographique puisque c'est la future profession du Peter Parker. Le cadrage, la photographie de ce Spider-Man est particulièrement passionnante. Tout le monde, à un moment ou à un autre, a eu envie d'habiter New York. Oui,
- Speaker #1
et puis on a l'impression d'ouvrir une BD, de plonger réellement dans l'univers des super-héros.
- Speaker #0
Pour la petite histoire, il y a de nombreux newsgroups, des échanges de fans, et je pense... Sur les pages web. Les pages web sur le site Fandom, qui est un des plus grands. Il y a plus de 300 000 articles sur la Marvel Database. plus large. Ça en fait presque le... L'insertion encyclopédique la plus grosse au monde.
- Speaker #1
Et parce que Spiderman reste quand même le plus populaire, qu'on le veuille ou non.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #2
Écoutez messieurs, je vous remercie pour ces échanges si intelligents. Merci cher professeur.
- Speaker #1
Je vous en prie, je vous en prie.
- Speaker #2
Pour votre éclairage toujours pointu. Merci encore, M. Strom, pour votre participation amicale, je le rappelle.
- Speaker #0
Merci à vous.
- Speaker #2
Merci également à notre metteur en ondes, Frankito Delwood. Et pour conclure, chères auditrices et chers auditeurs, place maintenant à la magie d'Actu Cronia. Donc, pour aller plus loin sur cette thématique et explorer votre côté araignée urbaine, nous vous invitons à voir, revoir, visiter ou lire des oeuvres vous permettant de retrouver cette atmosphère Marvel. Députons donc avec la trilogie Spider-Man de Sam Raimi, l'incontournable, disponible en Blu-ray et 4K chez Sony Pictures. Depuis 2018, vous trouverez également les intégrales avec les Amazing Spider-Man et les Spider-Man du MCU. Pour un aperçu des oeuvres majeures du grand Stan en comics, Jack Kirby, Steve Dekoe, Stan Lee, Jane Cullen, Olivier Coipel, je suis Stan Lee chez Panini Comics, sorti en 2018. Vous y trouverez une anthologie des récits rares et inédits, des grands classiques, Fantastic Four, X-Men, Avengers 4, ainsi que des épisodes plus récents comme Stan Lee Meets Spider-Man. Trop envie de voir ça. Chris Killarmont et John Byrne. X-Men l'intégrale 1978, c'est la collection intégrale Marvel chez Panini. Un collectif, Stan Lee, Steve Ditko, David Micheline, Eric Larson, Howard McKim, John Byrne, John Romita Jr. C'est Spider-Man vs. les Sinister Six, Best of Marvel Comics, qui lui est sorti toujours chez Panini en 2021. Encore un comics pour la route, celui qui a défrayé la chronique, c'est le Secret Wars, scénario Jim Shooter, dessin... Mike Zex, c'est un Marvel's Comic, sorti en 1984. Spider-Man acquiert son fameux costume noir, celui qui a inspiré Venom. 12 épisodes qui vont servir à inonder la planète de figurines pour surpasser les G.I. Joe, les Masks, les Star Wars et ringardiser de façon définitive les Playmobil. Alors, surtout, on en a parlé, le professeur en a parlé, n'hésitez pas à lire ou relire Franz Kafka, La Métamorphose. Et puis, il y a des films. à redécouvrir dans l'univers, comme par exemple L'Armée des Ténèbres, Evil Dead 3 de Sam Raimi, sorti en 92, Les 4 Fantastiques de Team Story, sorti en 2005, Spider-Man Homecoming par John Watts, sorti en 2017, Thunderbolts, je le recommande, par Jack Schreier, sorti en 2025, et enfin Spider-Man Brand New Day par Destin Daniel Cretton, qui lui est sorti en 2026. Et rappelez-vous, On n'est pas forcément l'image que vous percevez de nous. Mesdames, messieurs, chers auditeurs, chères auditrices, c'est le moment, hélas, de nous quitter. J'ai hâte de vous retrouver pour un prochain épisode d'Acte Ucronia. En attendant, vous pouvez nous écrire à l'adresse ucronia1984.gmail.com. Retrouvez-nous en podcast sur toutes les plateformes, en particulier Ausha et sur le site de Radio Campus et pour les prochains épisodes en FM sur le 92.2, sur le DAB+, sur tous les postes modernes. En direct live sur le site www.radiodijoncampus.com Ucronia, les chroniques du temps l'attend. Générique