Speaker #0Bonjour et bienvenue sur ce nouvel épisode de mon podcast Indépendance Affective. Aujourd'hui, nous allons aborder un sujet qui brûle les lèvres de toutes les personnes qui m'appellent. Pourquoi, même si je suis peut-être même déjà thérapeute, j'ai déjà fait un travail sur moi et que je comprends mes blessures, pourquoi ça ne suffit pas à transformer ma vie ? Encore ce matin même, cette question m'a été posée. lors d'un appel, une personne qui m'a contactée suite à l'écoute de mes podcasts. Peut-être que tu sais d'où vient ta blessure d'abandon, ta blessure de rejet, d'humiliation, etc. Peut-être que tu as déjà fait d'autres thérapies, peut-être que tu es capable d'expliquer très précisément tes mécanismes. Et pourtant, dans certaines situations de ta vie, ton système réagit toujours de la même façon. Plus ou moins de façon intense, parce qu'avec le temps, ça s'est quand même apaisé peut-être. Mais encore et encore, les situations se répètent. Alors peut-être que ces différentes situations, ça peut être lorsque quelqu'un prend une certaine distance avec toi ou que cette personne ne réagit pas de façon aussi chaleureuse, aussi amicale que tu aimerais. Tout de suite, mille et une questions surgissent à ton esprit et tu te dis « Oh mon Dieu, qu'est-ce que j'ai fait ! » fait, je me sens rejetée, je me sens pas bien, cette personne ne m'aime pas. Un message qui va rester sans réponse, un besoin de contrôle qui surgit par rapport à une attitude de ton compagnon, de ta compagne, auprès duquel tu as des soupçons sur une attitude ou quoi, et du coup tu développes un contrôle excessif suite à quelques doutes. Une critique peut-être d'autrui qui va te blesser encore ou une réaction impulsive que tu n'arrives pas à contrôler ou que tu n'arrives pas à maîtriser. Des tensions qui apparaissent dans notre relation amoureuse ou dans notre relation amicale ou dans une relation professionnelle. Et à chaque fois, on a encore ce corps qui réagit à notre place, le cœur qui s'emballe, le ventre qui se contracte, l'angoisse qui monte. cette forme de doute qui nous assaille, qui nous pèse, qui nous abat les épaules, ce sentiment de se sentir rejeté, ce sentiment de vouloir porter, de vouloir réparer, de vouloir tenir la relation, courir après l'autre, s'excuser, se faire pardonner, ou au contraire, une fuite totale. Et une fois que l'emballement du corps, du cœur, de la tête aussi parfois, s'est apaisée, là on se dit oh là là, mais je me suis vu le faire en fait, je le savais je vois bien que je reproduis encore et encore parce que à la fois tu as déjà travaillé dessus mais en même temps, il y a une partie qui reste encore enfouie encore obscure et tu n'arrives pas à t'en défaire comme si ça te collait encore et encore à la peau et évidemment évidemment la vie va te montrer à travers différentes situations plus ou moins complexes, mais souvent plus complexes que moi, que tu as encore le sujet à travailler, et peut-être cette fois d'une manière un peu plus profonde, un peu plus approfondie. Donc aujourd'hui c'est de ça dont je voudrais te parler. Pourquoi, même si je comprends mes mécanismes, ça ne suffit pas à transformer ma vie ? Dans mon travail, j'ai la chance d'accompagner aujourd'hui des thérapeutes. J'ai la chance d'accompagner des gens qui ont déjà fait un certain travail sur eux, sur elles. J'ai la chance d'accompagner des personnes qui ont accès, entre guillemets, à une forme d'une certaine lucidité, une lucidité certaine même. Et ces personnes ont évidemment déjà énormément cheminé, lu des choses, etc. Mais pourtant, on tourne encore en rond depuis des années. Après, la vie, c'est un peu une spirale finalement. Il faut quand même se rendre compte. C'est-à-dire qu'on va avoir des gros événements dans notre vie qui vont nous faire travailler particulièrement un sujet de façon très forte. Ça va être généralement une blessure d'abandon, de trahison, de rejet, d'injustice ou d'humiliation. Donc là, la blessure, elle est très marquée. Souvent, au départ, elle n'était pas consciente. Et à travers cet événement de vie qui peut être un deuil, une rupture, parfois même les deux, une situation professionnelle qui s'effondre. Voilà, vraiment un changement de vie qui correspond d'ailleurs souvent à un changement d'identité, c'est-à-dire un changement de casquette. Il y a énormément de choses à dire sur cette notion d'identité, à quoi je m'identifie. Et quand on s'identifie à travers notre situation et que celle-ci s'effondre, c'est un grand, grand, grand bouleversement. très difficile et très compliqué pour soi, parce que ça engendre une transition qui n'est pas toujours évidente. Donc on a ce grand événement qui nous fait travailler très fort une blessure profonde. Et puis, des fois on le voit, des fois on ne le voit pas du tout. Des fois, la vie, ça fait 4-5 fois qu'elle nous le rappelle, on ne veut toujours pas le voir. Bref, ça dépend des personnes, ça dépend des situations, ça dépend de tout un tas de choses. Et là-dessus, il n'y a pas de niveau, il n'y a pas de... Mais en fait, la vie, c'est comme une spirale, c'est-à-dire qu'en fait, c'est comme si la vie nous représentait encore et encore un sujet important, comme si nous avions cette mission de transcender ce sujet en question. et que pour vérifier que la leçon est bien comprise, la vie va venir une fois tous les 1 à 3 ans nous faire... revoir le sujet pour approfondir, aller encore plus loin et revoir la leçon. Et donc parmi les personnes que j'accompagne, il y a plein de profils. On va avoir le profil de la personne lucide, mais néanmoins qui s'épuise parce qu'elle a fait plusieurs thérapies, elle a fait beaucoup de développement personnel, beaucoup de lecture. Du coup, elle a compris intellectuellement ses réactions, ses blessures, ses schémas. elle se voit faire clairement, mais dans la relation, que ce soit avec ses amis ou avec son conjoint ou la personne qui partage sa vie, elle va s'effondrer, s'accrocher, se suradapter ou au contraire développer une forme d'agressivité, pas de violence, mais d'agressivité, de mots, de piques qui ne sont pas très sympas à l'encontre de l'autre. Là, c'est évident. que la compréhension mentale n'empêche pas la réaction émotionnelle. Après, on a d'autres profils. J'ai une personne que j'accompagne qui se dit être dans l'amour, qui par exemple préfère envoyer de la lumière à son ex-conjoint, avec lequel ça ne se passe pourtant pas très bien. Elle se dit oui, mais je reste dans la bienveillance, je vois bien comment il fonctionne, et je lui envoie de la lumière. Mais en fait, c'est le meilleur moyen de ne pas couper le lien et de rester attaché et disponible pour cette personne. Et derrière une forme de spiritualisation du lien et de la situation, finalement se cacher derrière le fait que la personne ne coupe pas réellement le lien. Et c'est là où, là encore, le mental peut créer des justifications souvent très élégantes pour éviter de voir finalement une dépendance. ou un besoin de maintien du lien. Autre exemple, j'ai des personnes qui sont très structurées, très dans le mental, mais en même temps conscientes, toujours lucides, mais qui, vraiment, ont un besoin d'exercer une forme de contrôle, notamment dans sa propre vie, avec un niveau d'exigence très haut, très fort, qui voient, qui observent. ses rigidités, qui comprend ses mécanismes, mais qui, du coup, impose un niveau d'exigence auprès de sa famille, de son couple, de son conjoint, de sa conjointe ou de ses enfants, qui peut être difficile à vivre. Et cette personne ne comprend pas pourquoi les autres à côté d'elle ou de lui, bizarrement, se sentent mieux quand il n'est pas là. Voilà, donc ça, c'est différentes choses, en fait, où les personnes que j'aime m'expliquent, elles me disent, mais voilà, mais... Elles sont très très lucides sur leur situation. Mais pour autant, les choses n'évoluent pas. Et c'est là où le développement personnel tel qu'on le connaît un peu dans cette mouvance New Age nous éloigne de la libération. Je vais y arriver. Parce qu'en fait... Il y a un postulat dans le New Age où à la fois il y a une forme d'évitement, où on évite le négatif, où on évite le mal-pensant, on évite la malveillance, on évite les sentiments, la colère, etc. Alors qu'en vérité, la transformation passe par l'expérience. La transformation passe par l'expérience aussi de toutes ces émotions négatives. La transformation va passer par la revisite de notre tristesse profonde qui peut être à l'origine de cette colère. La transformation va passer par une revisite de cette haine que je ressens vis-à-vis de cette personne qui m'a fait tellement mal. Et à juste titre, la transformation va passer par une revisite ou une expérience ou en tout cas une reconnaissance de toutes nos émotions. y compris celles qui nous font le plus peur, y compris celles qui nous ont fait le plus mal, y compris celles qui ne sont pas moralement, ou en tout cas qui correspondent à la vision des pseudo-principes spirituels New Age et compagnie, qui nous invitent plutôt à être seulement dans la bienveillance, le calme, la zénitude, etc. et à éviter nos émotions les plus sombres. et c'est ça parce qu'on est On nous dit que ce n'est pas bien d'être en colère, que ce n'est pas bien de s'exprimer, d'être spontané, de déranger, de dire les choses, etc. Alors, évidemment, on est d'accord. Ce n'est évidemment pas souhaitable de le faire avec une forme d'intention de nuire. Évidemment, ce n'est pas ce que je dis. Ce que je dis, en fait, c'est que la transformation de chacun va passer par la reconnaissance de toutes nos émotions, y compris. celles qui sont les plus sombres. Et surtout d'ailleurs, même, j'ai envie de dire, surtout celles qui sont nos émotions les plus sombres et dont on a peur. Et c'est normal qu'elles nous font peur. Elles nous ont terriblement fait souffrir à un moment donné de notre vie et c'est normal qu'on ait peur de leur faire face à nouveau et qu'on ait peur de les libérer. Et moi, c'est vraiment ce sur quoi je me positionne, c'est-à-dire que comprendre est clair, mais transformer demande. l'expérience, l'expérience du vécu, l'expérience du corps, bien au-delà de la seule compréhension mentale. Donc la compréhension mentale, elle permet de mettre les mots, de comprendre l'histoire, d'éclairer le passé et c'est, on doit passer par là, on est complètement d'accord mais ça agit seulement au niveau du cerveau, des pensées. Or les réactions émotionnelles, elles, elles sont imprimées dans le corps et elles nourrissent Merci. Le cerveau, elle nourrisse le système de pensée et elles sont intégrées, imprimées dans le système nerveux, dans les mémoires des expériences, dans les réflexes. Voilà, ça se situe vraiment au niveau du corps. Et ces réflexes du corps ne changent pas parce qu'on les comprend. Ils changent lorsque l'on vit une expérience différente, répétée. tout en étant en sécurité. C'est comme si ce qui se passait, c'était il y a une partie de moi qui sait fondamentalement qu'elle est en sécurité, et cette sécurité permet à la partie qui a besoin de guérir de s'exprimer dans sa souffrance. Et ça peut passer par des manifestations assez étranges. Moi, quand je fais de l'OMDR avec mes clients, où on ne parle même pas du problème de façon intellectuelle, mais qu'on est seulement dans le ressenti émotionnel, Le corps réagit de façon assez troublante. Ça peut être des pleurs, des tremblements, des nausées, des formes de cris. Parfois, ce n'est pas tout le temps comme ça. Mais voilà, la mémoire du corps emprisonne finalement la blessure. Et c'est ainsi qu'elle permet, mine de rien, de la reproduire encore et encore et encore. Donc c'est comme si, en fait, si je peux mettre une image, c'est comme si comprendre le mécanisme, c'était déplier la carte du terrain et regarder la route qu'on va prendre et puis se dire, ah bah tiens, là, je vais m'arrêter là, truc, Alors que le transformer, le mécanisme, c'est effectivement être soi-même sur la route, traverser le village, regarder que ça monte et que ça descend. Et vivre vraiment l'expérience sur le terrain. Et le terrain, ça peut aussi être la relation avec l'autre. Parce que, pour rappel, l'autre est mon miroir. Que ce soit mon autre de mon amoureux, mon amoureuse. Ou que ce soit mon autre, mon ami. Que ce soit une relation professionnelle, etc. L'autre, avec un grand A, quel qu'il soit, autrui, est mon miroir. Donc si je vis une expérience Si je vis une réaction émotionnelle que je ne contrôle pas tout à fait, c'est bien l'autre qui vient la déclencher en lien avec, comme s'il venait allumer l'interrupteur d'une blessure encore active à l'intérieur de mon corps. Et donc, c'est là où moi, dans le cadre de ce que j'ai envie de proposer, j'ai créé l'Académie Envie. Pas pour ajouter encore de la compréhension. La compréhension, tu vas la trouver à travers ces différents podcasts. Il y a énormément, énormément de contenu. Il y a énormément, énormément d'exemples. Donc, je pense qu'il y a plein de prises de conscience qui se passent. justement par rapport à cette compréhension. Mais l'académie en vie, l'idée c'est de proposer un espace quand même structuré où la transformation peut s'ancrer parce qu'elle est sécurisée. Donc l'idée ça va être de proposer un premier espace avec un parcours de minimum 4 mois avec des modules progressifs qui se débloquent toutes les... toutes les deux semaines. Donc, on va avoir huit modules progressifs qui se débloquent toutes les deux semaines et des masterclass interactives où chacun, chacune, enfin chacun, la plupart vont pouvoir venir poser des questions par rapport à ce qu'ils sont en train de vivre et par rapport à ce qu'ils sont en train d'expérimenter chaque mois pour pouvoir justement aller transformer de façon différente à un autre niveau. ces différentes blessures qui sont encore activées. Donc dans ces modules, on va trouver différentes choses sur l'enfant intérieur, les blessures de l'enfance tout court, comment reconnaître ces blessures, comment réguler son système nerveux, comment appréhender les différentes blessures, quelles sont-elles, comment se manifestent-elles, etc. Voilà, où il va y avoir effectivement... quand même un volume de connaissances nécessaire, comme un socle de base nécessaire, mais on va venir expérimenter les choses de façon différente. Et à partir de là, pour les personnes qui vont vouloir aller plus loin, au sein de l'académie, puisque je n'accompagne que les personnes qui participent à l'académie et qui font partie de l'académie, parce que je vais pouvoir plus facilement les renvoyer sur telle ou telle ressource en temps réel. Pour les personnes qui vont vouloir aller plus loin, elles trouveront effectivement différentes possibilités d'accompagnement individuel, d'accompagnement en sous-groupe, d'accompagnement du couple aussi. Ou pareil, à chaque fois, il y aura toujours, toujours, toujours, dans le cadre des accompagnements approfondis individuels, ce travail sur l'activation de la blessure. Moi, je vais venir vraiment en profondeur. à la fois de travailler avec mes outils sur la blessure en tant que telle, la mettre en lumière et proposer cette transformation par le corps. Donc cet espace va pouvoir permettre d'observer les mécanismes, non plus seulement de les raconter, de les analyser, mais vraiment de voir comment on va pouvoir véritablement, dans les faits, Lui... transformé dans le corps, dans la relation, dans l'instant. Voilà, parce que pour moi, c'est ça. Enfin, je me répète, mais la compréhension est claire. L'expérience sécurisée transforme. Donc la question, la vraie question à te poser finalement, c'est pas seulement est-ce que j'ai besoin de comprendre davantage, mais plutôt est-ce que je suis prêt ou prête ? à vivre une expérience qui va réellement transformer ma façon de me relier aux autres et à moi-même et indirectement, je boucle ma boucle, sur ma façon de m'identifier face aux autres et à moi-même. Comment les autres me reconnaissent et comment je me reconnais moi-même. Et ça aussi, ça fait partie de l'expérience. Et ça peut être extrêmement challengeant lorsqu'on est en face de... transition dans sa vie. Donc si tu écoutes ce podcast depuis longtemps, si tu comprends déjà beaucoup de choses sur toi et que tu sens que tu es prêt ou prête à passer de cette forme de lucidité, de compréhension à cet espace de transformation, alors peut-être que le moment est venu pour toi d'entrer dans l'académie. Les portes ouvrent maintenant. La prochaine cohorte démarre le 1er avril. Toutes les informations sont disponibles dans le lien que tu vas trouver dans la description de cet épisode. Si tu as la moindre question, tu peux aussi me contacter par e-mail. Tu as les éléments dans la description. Et comprendre sa vie, c'est déjà un immense pas. C'est un pas nécessaire, mais ça reste mental et ça ne transforme pas. Mais c'est le début du chemin, c'est vrai. À un moment donné, si on veut avancer, il faut accepter de vivre une expérience différente pour que la vie change réellement. Et pour vivre une expérience différente, ça va se passer dans une transformation intérieure qui va amener ce changement et cette expérience différente. Donc si tout ça résonne pour toi, je t'invite simplement à aller voir la page de l'Académie Envie. Prends le temps de lire la présentation, il y a une petite vidéo aussi. Et vois si cet espace correspond à là où tu es dans ton chemin aujourd'hui et si ça correspond à cette étape que tu as besoin de franchir. Peut-être que tu décideras de rejoindre cette session, peut-être que ce sera pour une prochaine fois, mais au moins tu sauras si cet espace est fait pour toi. N'oublie pas que tu es la personne la plus importante de ta vie. On se retrouve peut-être bientôt de l'autre côté, avec joie. A très vite, prends soin de toi.