Speaker #0Bonjour et bienvenue à toi dans ce nouvel épisode de mon podcast Indépendance affective, le podcast vers l'unité en soi, libérée de la dépendance affective. Alors aujourd'hui, nous allons de nouveau parler du lien, pourquoi je n'arrive pas à couper le lien, pourquoi je ressens toujours le besoin de maintenir le lien. Aujourd'hui, on va parler d'un mécanisme que j'ai aussi observé en moi. Et d'ailleurs, je pense que cet épisode va être pour une grande partie présenté, proposé à la première personne parce que j'ai encore avancé en profondeur sur ces différents mécanismes de dépendance affective à titre personnel. J'ai compris d'autres choses et je me suis dit que ça pouvait être vraiment intéressant de vous les partager. Alors attention les amis, ça va décoiffer. On va vraiment vraiment aller en profondeur aujourd'hui dans les mécanismes inconscients qui nous maintiennent dans notre dépendance affective. Alors la question centrale c'est pourquoi est-ce que c'est si difficile de couper un lien même quand on sait que la relation n'est pas ou n'est plus juste pour nous ? Donc lorsqu'on rencontre une rupture plus ou moins définitive dans notre vie et qu'elle soit de notre fait ou non, et qu'on s'accroche malgré nous, cela vient se manifester par différents comportements et à mon avis, je sais que toi qui m'écoutes, tu fais ou tu as eu l'un ou plusieurs de ces comportements que je vais t'énumérer un petit peu tel ou tel. Lorsque par exemple, tu cherches à rappeler l'autre pour lui rendre ses affaires alors que ce n'était pas urgent, moi aussi je l'ai fait. J'ai cherché aussi un prétexte logistique pour reprendre contact, pour envoyer un message, pour voir la personne, pour me demander ou me confirmer qu'elle pensait à moi. Je me dis aussi que quand même faire la tête, ce silence, c'est insoutenable et que faire le premier pas, ce serait quand même plus adulte. Je me suis aussi demandé si ne pas écrire justement était peut-être une forme d'orgueil immature et donc... Je me suis dit que c'était peut-être plus humble et plus adulte de renouer contact. J'ai essayé de me convaincre que couper complètement, c'était vraiment excessif. J'ai essayé de laisser la porte ouverte au cas où. Je me suis dit que de toute façon, bloquer, ça ne servait à rien. En plus, ça me privait de l'opportunité de peut-être, peut-être, peut-être qu'il ou elle reprendrait contact avec moi. Je me suis convaincue qu'il fallait répondre si la personne me relançait. Je me suis convaincue de rester émotionnellement disponible. J'espérais, j'ai espéré que la personne comprenne après coup ce qu'elle n'avait pas compris dans la relation. Je l'ai cru aussi quand il m'a dit qu'il allait faire des efforts et changer pour moi, qu'il m'a demandé pardon, qu'il m'a présenté des excuses, mais que derrière rien ne se passait. Je me suis dit que c'était dommage aussi de perdre totalement le lien, que c'était dommage après tous ces bons moments qu'on avait passés, que c'était dommage que peut-être on pourrait rester amis peut-être malgré tout. Je me suis dit que peut-être intérieurement je pouvais lui laisser une place parce que cette personne avait existé à tel niveau d'intensité dans mon cœur et dans ma vie que cette relation ne pouvait pas se finir comme ça et que ça allait s'arranger, etc. Je me suis demandé, mais est-ce que je dois vraiment couper ? Est-ce que ce ne serait pas bien de finalement clarifier, essayer d'expliquer, d'échanger, de discuter encore et Et je me suis dit que justement, une discussion d'adulte pourrait peut-être apaiser les choses. Et je me suis raconté plein de fois que préserver le lien, c'était une preuve de maturité. Je me suis raconté aussi que si je ne laisse pas tomber l'autre, que si je ne laisse pas tomber la relation, qu'au moins je serais allée au bout et que je ne pourrais pas me reprocher ou regretter. Mais en fait, c'est quand le bout ? Et je me suis aussi convaincue de rester dans l'idée que quelque chose pouvait encore évoluer. Imaginer que peut-être, avec le temps, son niveau de conscience évoluerait. Or, celle-là, elle est très forte. C'est comme si j'avais eu besoin de me raccrocher à cette pensée que... Et si il changeait, de peur de manquer l'opportunité de la relation idéale avec cette personne que j'ai idéalisée, mais en fait, en vain. Tous ces comportements, avec une ou plusieurs personnes à différentes reprises, à travers mes différentes expériences au cours de ma vie, de mes relations, je les ai eus. Et déjà, c'est juste pour illustrer et pointer ce que nous sommes capables de faire. En soi, ces comportements ne sont pas graves, ce n'est pas honteux, ce ne sont pas des mauvais comportements, mais c'est simplement des comportements qui racontent quelque chose de nous et qui nous parlent de là où nous en sommes. Et la vraie question que j'ai déjà posée au cours de ces différents podcasts, c'est est-ce que je maintiens le lien par amour ou est-ce que je maintiens le lien pour ne pas ? pas ressentir ce que son absence déclenche en moi. Et là, j'attire ton attention sur cette réaction physique, réelle et émotionnelle que l'autre te fait ressentir. Alors on prend ça pour de l'amour, on prend ça par la puissance du lien qui nous a unis, par la puissance des sentiments, par la puissance de l'émotion que l'autre nous fait ressentir. Mais on se trompe et on se leurre parce qu'en fait, la puissance et la réaction émotionnelle, physique et réelle que l'on ressent, elle n'est pas liée à la puissance du lien, mais à la puissance de l'absence que me fait déclencher le lien, que l'autre me fait déclencher lorsqu'il se coupe. Et donc c'est une réelle réaction corporelle. Donc il y a une contraction à l'intérieur de nous. Comme si notre corps se mettait en alerte, comme si quelque chose en moi interprétait l'absence, la coupure, même ponctuelle, comme un danger. Et le système nerveux, à ce moment-là, à l'intérieur de nous, il ne comprend pas rupture, il ne comprend pas cette personne n'est pas bonne pour toi, il ne comprend pas il est temps de mettre fin à quelque chose. Non, non, le système comprend perte de sécurité. Et ça, ça vient activer. Un vieux circuit très très très ancien, très très très enfoui à l'intérieur de nous, un circuit d'attachement qui va nous donner l'alerte de « Attention, je ne suis plus relié. Attention, je ne suis plus choisi. Attention, je ne suis plus contenu, sécurisé. Attention, je ne suis plus important ou importante. » Et l'inconscient va déclencher une réponse pour compenser, à savoir restaurer le lien. Et c'est ça qui est hyper hyper important. C'est-à-dire que ce n'est pas la puissance de tes sentiments pour l'autre qui te crispe et qui t'angoisse à ce point et qui veut que tu te maintiennes dans le lien. Non, c'est ce circuit d'attachement lié à la perte de sécurité intérieure qui vient déclencher cette réponse émotionnelle et qui te prie, qui te supplie de restaurer le lien. Donc c'est pas par romantisme, c'est par survie. Donc le corps cherche à rétablir la connexion pour faire redescendre l'activation d'angoisse, d'anxiété intérieure. Et donc maintenir le lien est une stratégie de régulation émotionnelle. Et donc je vais me répéter ici encore parce que c'est hyper important. Quelle que soit la cause de... Pourquoi je ne me sens pas important ? Pourquoi je ne me sens pas contenu ? Pourquoi je ne me sens pas en sécurité ? Pourquoi je ne me sens pas choisi ? Pourquoi je ne me sens pas relié ? Quelle que soit la cause qui active ce vieux circuit, c'est hyper important que tu intègres que maintenir le lien est une stratégie de régulation émotionnelle, de compensation, de retour au calme intérieur, de retour à la sécurité intérieure. Et il y a justement, par rapport à toutes ces causes, il y a tout un tas de causes qui activent ou réactivent ce vieux circuit qui est inscrit, comme je te le disais, au plus profond de toi et qui est né de ta relation avec les tout premiers référents de ta vie, donc a priori tes parents ou l'absence de tes parents. Et la réponse se situe justement dans ce système intérieur, dans ce système nerveux, dans ton logiciel interne placé entre les mains de ton enfant intérieur. Donc si cette réaction est aussi forte aujourd'hui, ce n'est pas à cause... de la personne avec laquelle tu as ou partages encore ta vie qui déclenche en toi cette réaction. Ce n'est pas à cause de Pierre, Paul, Jacques, Sébastien, Alex, Jean-Charles, Paul, Mireille, Julie, Thérèse et je ne sais qui. C'est parce que quelque chose en toi a appris très tôt que le lien n'était pas... Solide, fiable, garantie, stable, sécurise. Enfant, et moi c'est mon cas, enfant j'ai appris que l'attention pouvait se retirer. Enfant j'ai appris que la présence avec un grand P pouvait fluctuer. J'ai appris que l'amour pouvait dépendre aussi de mon comportement. Si j'étais gentille, si j'étais calme. Si j'avais réponse à tout, si j'étais intelligente, si j'étais brillante, si j'étais sage, bref, je t'en passe des meilleurs, si j'étais belle aussi. J'ai appris que le lien devait être entretenu, qu'en fait il ne venait pas de lui-même, parce que c'était toujours à moi d'aller chercher l'attention, l'amour, la reconnaissance que je n'avais, qui me manquait. J'ai appris que la connexion du coup n'était pas stable et j'ai appris que si je ne faisais rien, alors... Cette relation se distendait, cette relation, donc la relation avec mes référents principaux, à savoir mes parents, et notamment, en l'occurrence, ma mère. Et donc j'ai appris que c'était à moi de m'ajuster, j'ai appris que c'était à moi d'aller chercher, j'ai appris que c'était à moi de comprendre, j'ai appris que c'était à moi de faire l'effort et à moi de maintenir. Et comme mon système nerveux, notre système nerveux apprend par répétition, C'est comme une nouvelle langue étrangère, tu ne vas apprendre pas en répétant les mots, en répétant le vocabulaire. Si, enfant, tu vis des absences émotionnelles, des silences, des tensions, des incompréhensions, des réactions excessives, désordonnées, qui ne sont pas fiables, ni stables, ni irrégulières, une disponibilité parentale aussi irrégulière, Alors mon corps, le corps enregistre une chose, c'est attention, le lien peut disparaître, le lien peut s'étioler, le lien peut... Et à travers le lien, c'est l'amour que l'on te donne, l'amour que tu reçois. Alors tu vas développer une stratégie pour anticiper, pour surveiller, pour maintenir, pour réparer. Et ça, c'est pas du tout conscient, parce que tu es enfant, ta maturité émotionnelle... elle est en construction, puisque pour rappel, la maturité émotionnelle d'un être humain s'acquiert autour de la vingtaine. Donc évidemment, si enfant, entre zéro et dix ans, tu as vécu cette indisponibilité, cette irrégularité dans le lien, ces absences, des silences, des tensions, des accusations, que sais-je, ou même pire, des maltraitances, alors tu développes forcément une stratégie qui va venir essayer de... de maintenir toutefois ce lien et de t'adapter comme tu peux. Et aujourd'hui, moi c'est ce qui s'est passé en fait. Quand un homme se retire de ma vie, quand il se met à distance, quand il n'est pas disponible au niveau où moi j'ai besoin qu'il le soit, mon système nerveux ne se dit pas Oh là là, cet homme n'est pas prêt. Oh là là, cet homme n'est peut-être pas le bon. Oh là là, cet homme ne correspond pas à... à ce dont j'ai besoin. Non, mon système nerveux dit attention, red flag, le lien est en danger. Et là, systématiquement, ça réactive le programme qui a appris de faire le pas, de clarifier, de recontacter, de rassurer, de maintenir, de porter, de comprendre deux fois plus, d'aller anticiper, d'aller expliquer, d'aller résoudre. d'aller remettre des mots et de la compréhension là où il n'y en a pas, etc. Et en fait, ce n'est pas ça l'amour. Ce n'est pas ça. Ça, c'est un circuit d'attachement. Et j'en parle comme ça parce que je sais aussi qu'à travers mes différents accompagnements, il y a des personnes qui connaissent ce mode de fonctionnement aussi. Ce n'est pas qu'on aime mal ou qu'on aime trop. C'est que notre système nerveux a appris que si on ne faisait rien, on pouvait perdre le lien. Et donc, la souveraineté affective, ce n'est pas aimer moins, ce n'est pas se retirer du lien, ce n'est pas ne rien faire dans la relation, etc. C'est simplement désactiver ce programme qui n'est plus adapté à ce que je veux et à ce que l'adulte que je suis a besoin. Donc moi dans mon cas, et là je parle pour moi, il y avait deux pas à faire. C'est ça qui a été compliqué et c'est cette deuxième profondeur de pas que j'ai compris. C'est-à-dire que jusqu'à présent, il y avait cette notion de le lien me rend vivante. nous rend vivants, le lien nous permet d'exister, le lien nous donne une identité, le lien nous apporte quelque chose par rapport à nos blessures profondes. Mais le deuxième pas que je n'avais pas encore fait et que j'ai pu récemment faire, c'est cette notion d'également porter la relation, d'arrêter de porter le lien. Et là, c'est comme s'il y avait... Deux mouvements différents, c'est-à-dire que couper le lien, c'est accepter la perte de l'autre, très bien, mais ne plus porter, c'est lâcher aussi la responsabilité que l'on prend nous, ou que moi j'ai pu prendre moi, dans mes relations, à la place de l'autre. Parce que le plus difficile pour moi finalement, ce n'est pas de perdre une personne, que ce soit une relation amoureuse ou une relation amicale, c'est de renoncer à mon rôle de gardienne du lien. Et ça change aussi, entre parenthèses, et c'est pour ça que mon activité aussi est en train d'évoluer, ça change aussi mon rôle de thérapeute. J'en parlerai peut-être plus tard. Parce que tant que je me positionne comme celle qui porte finalement la profondeur, la conscience, la cohérence, ce qui existe à l'intérieur de moi factuellement, Eh bien, je crée, moi, une relation où l'autre peut rester moins engagé. En d'autres termes, si je fais 80% du maintien du lien, je ne laisse pas la place à un 50-50. Et donc, je rencontre ou je me place ou je me mets dans des relations où c'est moi qui maintiens 80% du lien. Mais pas parce que l'autre est défaillant, mais c'est parce que c'est moi qui ne laisse pas la place. Et ça, c'est de la sur-responsabilité, quelque part, dans la relation. Et c'est ça ce que j'ai compris, en fait. Parce qu'ensuite, je me plains de ne pas trouver quelqu'un qui soit à mon niveau. Et parmi toutes les personnes que j'accompagne, le nombre de femmes qui me disent « Ah, mais finalement, je suis mieux seule, dadada, dadada. » Eh mais non, mesdames, non, non, non, c'est pas vrai. C'est parce que, et je suis sûre que c'est parce que... Il y a ce côté de sur-responsabilité relationnelle où, selon un certain égo spirituel, un égo de conscience, on se prend pour la personne qui a compris et qui propose 80% du maintien du lien et non pas 50%. Et ne laisse pas la place vraiment à l'autre de faire sa part. dans la responsabilité du lien. Et ça, c'est aussi vrai pour les hommes que pour les femmes. Mais c'est parce que c'est beaucoup les femmes qui ont ce discours-là aujourd'hui. Et donc, effectivement, pendant que moi, je tiens le lien à 80% et non pas à 50% en faisant seulement ma part du job, je n'ai pas à vérifier si l'autre serait capable de le tenir sans moi. Et donc, qu'est-ce que ça fait ? Mais ça me protège du vide. Eh oui, parce que tant que je tiens... Je me sens indispensable. Tant que je tiens, je suis celle qui voit, celle qui comprend, celle qui maintient la profondeur, celle qui ne lâche pas, celle qui a la part noble, en fait, un peu cette personne qui sait. Mais en fait, c'est aussi une position haute. Parce qu'en fait, à aucun moment, à aucun moment, je suis celle qui sait. Parce que la seule chose que je dois savoir, c'est que je ne sais rien. inconsciemment, effectivement, et je me répète un petit peu parce que je tourne un peu pour vraiment être, m'assurer que c'est clair, porter le lien pour moi va m'éviter une chose qui est très inconfortable pour moi, c'est que, c'est découvrir si l'autre serait capable de le porter sans moi. Est-ce que je suis finalement digne de trouver quelqu'un qui pourrait être capable de porter le lien autant que moi. Elle est là la vraie question. Et derrière cette illusion de supériorité ou de cet égo spirituel, il est là le piège. C'est comme je me dis inconsciemment, inconsciemment, consciemment, je suis plus consciente, je suis plus profonde, je vois plus loin. Mais en fait, ça me permet de prendre 80% du lien et je ne teste jamais et je ne laisse jamais la responsabilité à l'autre réellement dans sa manière de vivre le lien. Donc je crée une asymétrie moi-même et cette asymétrie, je viens m'en plaindre entre guillemets ou en tout cas j'en souffre parce que ce n'est pas que l'autre ne sait pas faire ses 50% mais c'est que moi je prends la place avant qu'il n'ait plus ou qu'il ait eu l'opportunité de le faire. Et ça, quand j'ai compris ça, ça m'a piqué bien bien profond mais c'est hyper puissant, c'est hyper puissant. Et donc justement, en parlant de puissance justement, porter le lien ça m'invite aussi cette impuissance. Parce que si je fais quelque chose, du coup je ne me sens pas impuissante. Si je relance, je ne me sens pas passive. Si je clarifie, je contrôle la structure. Donc là je suis dans le faire, Je suis dans la suractivité. Donc là on est vraiment dans l'énergie yang bien sûr. Alors que si je coupe le lien... C'est l'accepter de ne plus agir, de ne plus corriger, de ne plus guider, de ne plus élever. Et c'est accepter de voir ce que l'autre fait ou ne fait pas. Et ça, je t'assure que c'est vertigineux. Et quand j'ai compris ça, quand j'ai vu ça, mon système il se mit en PLS total. Et donc finalement, peut-être que la vraie souveraineté affective ne consiste pas à porter un lien de façon... Plus, plus, alors il y a tous les adjectifs derrière, de façon plus intelligente, plus mature, plus consciente, plus, plus, plus, plus en 7. Peut-être que finalement, la souveraineté affective, la vraie, c'est d'arrêter de compenser ce que l'autre ne prend pas en charge. Et d'accepter que les liens ne tiennent pas si je ne les porte pas. Parce que si un lien ne tient pas sans moi... C'est par défaut de facto CQFD, c'est que le lien n'est pas réciproque et donc que je dois simplement me retirer de ce lien. Point. Donc je repose ma question un petit peu du début. Est-ce que je maintiens le lien par amour ? Ou est-ce que je maintiens le lien pour apaiser mon système nerveux qui refuse l'inaction, l'inutilité, la passivité ou l'impuissance vertigineuse ? que ne rien faire. et laisser l'autre prendre sa responsabilité ou pas du lien va générer. Et peut-être que le jour où j'arrête d'être ce que j'appelle la gardienne, la sauveuse du lien qui refuse cette inaction, cette inutilité, etc., peut-être qu'à ce moment-là, je vais enfin laisser la place à quelqu'un qui est capable de tenir ce lien avec moi et qui... me confirmera que je suis finalement digne de trouver ce niveau de lien. Peut-être que le vrai courage, ce n'est pas d'aimer plus, ou d'aimer mieux, ou d'aimer plus fort, ou d'aimer l'autre au-delà de lui-même pour qu'il s'aime lui-même, tatata, tout ça c'est du bullshit. Peut-être que le vrai courage, c'est d'accepter de ne plus être choisi dans un lien tiède et de ne plus me rapetisser dans ma valeur. Et de ne plus me sentir indigne de trouver une relation à ce niveau-là. Maintenir un lien qui ne m'élève pas librement, ce n'est pas de la maturité. C'est finalement une façon d'éviter le face-à-face avec mon propre vide. C'est tout. Et tant que j'aurai besoin de quelqu'un pour me sentir exister, de quelqu'un à qui je vais pouvoir... montrer ma puissance, mon action, mon utilité, mon intelligence, mon niveau de conscience, ma profondeur émotionnelle, je ne serai jamais libre en fait. Et je crois profondément que la souveraineté affective, elle commence ici. Finalement, dans cet endroit extrêmement inconfortable, voire très douloureux, où je dois ressentir L'inconfort du vide plutôt que de le compenser. Et je réinsiste sur cette histoire de système nerveux, de ressenti émotionnel, de cette angoisse-là que l'on doit traverser. Parce que c'est de la rééducation qu'il faut faire. Et donc toi, si tu maintiens aussi le lien, pose-toi cette question. Est-ce que cette personne te choisit vraiment ou est-ce que tu restes disponible pour continuer de ne pas te choisir toi, même si c'est inconscient ? Et donc du coup, je fais monter cette question à ta conscience. On ne peut pas devenir souverain affectif, affectivement, tout en gardant une porte entreouverte pour quelqu'un qui ne s'engage pas à la hauteur de ce qui est important pour nous. À un moment donné, ce n'est plus une question d'amour, c'est justement une question de dignité intérieure. Donc justement, comme je t'ai dit un peu plus en amont de ce podcast, moi-même, je suis en train de, et c'est pour ça que j'ai mis du temps à renouveler un épisode, parce que je suis en profonde mutation. On est tous en mutation perpétuelle, mais là, il y a quelque chose de vraiment important qui est en train d'émerger de tout ça. D'ailleurs, je tenais à vous remercier tous et toutes pour les retours que vous me faites. votre fidélité dans l'écoute de ces podcasts, pour les messages que vous m'envoyez, pour vos demandes d'accompagnement, pour votre confiance, etc. Ce podcast est en train de changer ma vie aussi et de changer ma posture thérapeutique. Et c'est pour ça que je suis en train de créer un espace à travers cette communauté school qui finalement ne sera beaucoup plus qu'une simple communauté school. puisque je suis en train de créer l'académie Envie, l'école de l'enfant intérieur. Donc ça ne sera pas seulement un espace où on va pouvoir venir travailler sur ses blessures, mais ça va être un espace, et j'y tiens, où on va pouvoir apprendre à restaurer sa sécurité intérieure, apprendre à ne plus porter le lien, ne plus porter une relation au détriment de notre valeur et de notre dignité, au détriment de ce qui est important pour nous. Ça va être un espace où on va apprendre à restaurer justement cette sécurité intérieure de façon vraiment, vraiment solide pour ne plus sauver le lien non plus. Parce que sans cette sécurité, ce socle solide à l'intérieur de nous de sécurité émotionnelle, de sécurité affective, c'est humain. On a besoin de façon vitale et viscérale, on a besoin de la relation à l'autre. Et c'est là où on s'accroche. Et on s'emprisonne dans certaines relations dans lesquelles on s'enferme et dans lesquelles on n'est pas libre. Alors que quand on se sent dans notre sécurité profonde à l'intérieur de soi, y compris en sécurité dans la traversée de nos états émotionnels d'angoisse, d'anxiété, de vide, de perte de sens, de perte de repère, etc. etc. Quand on sait traverser ça dans notre sécurité intérieure, alors là... On est capable de vraiment se choisir, de choisir notre vie, de choisir nos relations et de choisir vraiment, oui, de nous choisir nous et de nous rendre la valeur dont on est digne en fait. Donc si cet épisode t'a bousculé, peut-être que c'est le moment aussi pour toi. Je suis en train de finaliser les modalités d'intégration de l'école, de l'académie en vie. Donc je t'en dirai plus, je vais je pense préparer un petit épisode pour présenter, expliquer ce qu'il en est. Donc je t'en dirai plus ces prochains jours, ça arrive là, ça arrive très très vite. Donc j'ai hâte de pouvoir partager ça avec toi. Mais d'ici là, n'oublie surtout pas que tu es la personne la plus importante de ta vie. Prends soin de toi et on se retrouve très très vite.