Dans la tourmente des amours de transfert, Sabina Spielrein (podcast n° 6) cover
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Une psychanalyse à fleur d'inconscient

Dans la tourmente des amours de transfert, Sabina Spielrein (podcast n° 6)

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10min |07/01/2022
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Description

Bienvenue sur ce site de podcasts « Une  psychanalyse à fleur d'inconscient ».  Aujourd'hui je veux vous parler de ce  concept du contre-transfert qui a été inventé par Freud comme un élément tout à fait essentiel de la technique analytique. Il apparaît pour la première fois, posé dans toute sa nécessité, entre les lignes de la correspondance de Freud et de Jung. Il le définit, dans une première approche, par la façon dont l'analyste est en quelque sorte affecté par ce que lui raconte l'analysant.

Mais on s'aperçoit aussi, en lisant ces lettres, que ce concept naissant est étroitement
lié à la présence insistante et pas toujours avouée, d'un amour coupable, parce qu'interdit,  entre Karl Jung et  Sabina Spielren.

Freud avait   pris,  au moins en un premier temps, le parti de Jung au détriment de Sabina mais  on peut penser, pour lui accorder quelque indulgence,  qu'il essayait ainsi de  maintenait le  cap de son invention malgré les difficultés rencontrées. «  C'est vrai, constate-il, qu'il y a des expériences malheureuses, mais le travail doit quand même se
poursuivre envers et contre tout ». Dans un sorte d'urgence à la fois clinique et éthique, Freud écrit à l'usage de ces premiers psychanalystes une grand texte qui s'appelle «  Observations sur l'amour de transfert » et les analystes y sont fermement invités à ne pas tomber dans ses rets.   

Cette question du contre-transfert apparaît donc dans un contexte de passion, de drame
à trois personnages et où Freud ne fut pas tout à fait à la hauteur de sa tache,  cependant il ne faudrait pas en déduire que toutes les amours analytiques sont maléfiques. Elles sont incontestablement démoniaques en raison des liens au père qu'elles réveillent, mais elles peuvent être bénéfiques à condition que l'analyste apprenne à utiliser au mieux ce qu'il éprouve pour ses analysants. Quant l'analyste « sait à temps mobiliser ses affects » c'est là que peut naître, en tant que tel, ce que Lacan a appelé « désir du psychanalyste ».

C'est de ce désir dont je vous parlerai la prochaine fois avec les amours analytiques de Lucie Tower, une analyste qui n'avait pas froid aux yeux en décrivant la mise en jeu auprès de ses analysants de ce qu'elle appelait « sa névrose de contre-transfert ».  


J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des

premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la  psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes développés

(  https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/ )  


Musique :  Sincerity par  Glowing Palace

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Bienvenue sur ce site de podcasts « Une  psychanalyse à fleur d'inconscient ».  Aujourd'hui je veux vous parler de ce  concept du contre-transfert qui a été inventé par Freud comme un élément tout à fait essentiel de la technique analytique. Il apparaît pour la première fois, posé dans toute sa nécessité, entre les lignes de la correspondance de Freud et de Jung. Il le définit, dans une première approche, par la façon dont l'analyste est en quelque sorte affecté par ce que lui raconte l'analysant.

Mais on s'aperçoit aussi, en lisant ces lettres, que ce concept naissant est étroitement
lié à la présence insistante et pas toujours avouée, d'un amour coupable, parce qu'interdit,  entre Karl Jung et  Sabina Spielren.

Freud avait   pris,  au moins en un premier temps, le parti de Jung au détriment de Sabina mais  on peut penser, pour lui accorder quelque indulgence,  qu'il essayait ainsi de  maintenait le  cap de son invention malgré les difficultés rencontrées. «  C'est vrai, constate-il, qu'il y a des expériences malheureuses, mais le travail doit quand même se
poursuivre envers et contre tout ». Dans un sorte d'urgence à la fois clinique et éthique, Freud écrit à l'usage de ces premiers psychanalystes une grand texte qui s'appelle «  Observations sur l'amour de transfert » et les analystes y sont fermement invités à ne pas tomber dans ses rets.   

Cette question du contre-transfert apparaît donc dans un contexte de passion, de drame
à trois personnages et où Freud ne fut pas tout à fait à la hauteur de sa tache,  cependant il ne faudrait pas en déduire que toutes les amours analytiques sont maléfiques. Elles sont incontestablement démoniaques en raison des liens au père qu'elles réveillent, mais elles peuvent être bénéfiques à condition que l'analyste apprenne à utiliser au mieux ce qu'il éprouve pour ses analysants. Quant l'analyste « sait à temps mobiliser ses affects » c'est là que peut naître, en tant que tel, ce que Lacan a appelé « désir du psychanalyste ».

C'est de ce désir dont je vous parlerai la prochaine fois avec les amours analytiques de Lucie Tower, une analyste qui n'avait pas froid aux yeux en décrivant la mise en jeu auprès de ses analysants de ce qu'elle appelait « sa névrose de contre-transfert ».  


J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des

premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la  psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes développés

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Mais on s'aperçoit aussi, en lisant ces lettres, que ce concept naissant est étroitement
lié à la présence insistante et pas toujours avouée, d'un amour coupable, parce qu'interdit,  entre Karl Jung et  Sabina Spielren.

Freud avait   pris,  au moins en un premier temps, le parti de Jung au détriment de Sabina mais  on peut penser, pour lui accorder quelque indulgence,  qu'il essayait ainsi de  maintenait le  cap de son invention malgré les difficultés rencontrées. «  C'est vrai, constate-il, qu'il y a des expériences malheureuses, mais le travail doit quand même se
poursuivre envers et contre tout ». Dans un sorte d'urgence à la fois clinique et éthique, Freud écrit à l'usage de ces premiers psychanalystes une grand texte qui s'appelle «  Observations sur l'amour de transfert » et les analystes y sont fermement invités à ne pas tomber dans ses rets.   

Cette question du contre-transfert apparaît donc dans un contexte de passion, de drame
à trois personnages et où Freud ne fut pas tout à fait à la hauteur de sa tache,  cependant il ne faudrait pas en déduire que toutes les amours analytiques sont maléfiques. Elles sont incontestablement démoniaques en raison des liens au père qu'elles réveillent, mais elles peuvent être bénéfiques à condition que l'analyste apprenne à utiliser au mieux ce qu'il éprouve pour ses analysants. Quant l'analyste « sait à temps mobiliser ses affects » c'est là que peut naître, en tant que tel, ce que Lacan a appelé « désir du psychanalyste ».

C'est de ce désir dont je vous parlerai la prochaine fois avec les amours analytiques de Lucie Tower, une analyste qui n'avait pas froid aux yeux en décrivant la mise en jeu auprès de ses analysants de ce qu'elle appelait « sa névrose de contre-transfert ».  


J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des

premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la  psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes développés

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Mais on s'aperçoit aussi, en lisant ces lettres, que ce concept naissant est étroitement
lié à la présence insistante et pas toujours avouée, d'un amour coupable, parce qu'interdit,  entre Karl Jung et  Sabina Spielren.

Freud avait   pris,  au moins en un premier temps, le parti de Jung au détriment de Sabina mais  on peut penser, pour lui accorder quelque indulgence,  qu'il essayait ainsi de  maintenait le  cap de son invention malgré les difficultés rencontrées. «  C'est vrai, constate-il, qu'il y a des expériences malheureuses, mais le travail doit quand même se
poursuivre envers et contre tout ». Dans un sorte d'urgence à la fois clinique et éthique, Freud écrit à l'usage de ces premiers psychanalystes une grand texte qui s'appelle «  Observations sur l'amour de transfert » et les analystes y sont fermement invités à ne pas tomber dans ses rets.   

Cette question du contre-transfert apparaît donc dans un contexte de passion, de drame
à trois personnages et où Freud ne fut pas tout à fait à la hauteur de sa tache,  cependant il ne faudrait pas en déduire que toutes les amours analytiques sont maléfiques. Elles sont incontestablement démoniaques en raison des liens au père qu'elles réveillent, mais elles peuvent être bénéfiques à condition que l'analyste apprenne à utiliser au mieux ce qu'il éprouve pour ses analysants. Quant l'analyste « sait à temps mobiliser ses affects » c'est là que peut naître, en tant que tel, ce que Lacan a appelé « désir du psychanalyste ».

C'est de ce désir dont je vous parlerai la prochaine fois avec les amours analytiques de Lucie Tower, une analyste qui n'avait pas froid aux yeux en décrivant la mise en jeu auprès de ses analysants de ce qu'elle appelait « sa névrose de contre-transfert ».  


J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des

premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la  psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes développés

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