L'importance des rêves de début d'analyse (Podcasts n° 34) cover
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Une psychanalyse à fleur d'inconscient

L'importance des rêves de début d'analyse (Podcasts n° 34)

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08min |12/11/2023|

758

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Description


Bienvenue sur ce site de podcasts “une psychanalyse à fleur d’inconscient”.  Aujourd’hui je voudrais vous parler des trois sources du rêves avec parmi celles-ci  une qui est particulièrement intéressante, celle des rêves qui surviennent en cours d’analyse et que Freud appelle  rêves autobiographiques et qui révèlent  de fait la source de la névrose, l’événement traumatique autour duquel elle s’est organisé.  


Mais Freud décrit tout d’abord comme première source du rêve celle du désir de dormir.  C’est en quelque sorte un désir qui émane du Moi. Il cite comme exemple de  rêve, celui de cet étudiant en médecine qui pour ne pas avoir à se réveiller et à se lever, avait rêvé qu’il était déjà à l'hôpital mais dans un lit de malade pour pouvoir y dormir tranquille. 

Mais ce désir de dormir peut entrer en conflit avec le désir inconscient qui demande à s’exprimer, les vigiles donnent aussitôt l'alarme et le rêve devient rêve d'angoisse ou cauchemar. Il trouble à  ce moment-là  le sommeil, il provoque le réveil.

Ces "rêves à déplaisir"  qui semblent faire obstacle au principe de plaisir restent quand même sous sa domination, au titre de sentiment de culpabilité ou de punition pour un désir interdit. 

Cependant en 1920, dans son "Au-delà du principe de plaisir", il décrit une autre catégorie de rêve qui fait non pas objection mais "exception à la théorie du rêve comme accomplissement de désir", ce sont d'une part les rêves de l'hystérie traumatique point de départ, ne l'oublions pas, de la découverte freudienne, d'autre part les rêves effectués au cours d'une psychanalyse.

Ces rêves,  souvent fait en début d’analyse, méritent en effet d'être considérés en tant que tels car  ils témoignent de ce que Lacan appelait la chanson de geste de la névrose et désignent en quelque sorte, quels seront les buts à atteindre et les étapes qui seront à franchir au cours de cette analyse, ils en tracent en quelque sorte le chemin.   Il peuvent être utiles à l’analyste, si ce n’est  dans ce qu’on appelle, peut-être de façon présomptueuse, la “ conduite de la cure” mais  il peut au moins  lui donner quelques repères quant à la structure de la névrose, qu’elle soit phobique, hystérique ou obsessionnelle de l’analysant.

 Pour l’analysant, même si, en ce premier temps de l’analyse,  il n’est pas à même de déchiffrer ce rêve, dans l’après-coup, il pourra  découvrir, que tout était déjà là dans ce rêve, écrit avec les lettres de son destin, et notamment les lettres de son nom propre, tracées à partir de son histoire familiale.   


J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des
premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes  développés. (  https://www.le-gout-de-la psychanalyse.fr/

Liliane Fainsilber 

 Musique :  Sincerity par  Glowing Palace     




Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Description


Bienvenue sur ce site de podcasts “une psychanalyse à fleur d’inconscient”.  Aujourd’hui je voudrais vous parler des trois sources du rêves avec parmi celles-ci  une qui est particulièrement intéressante, celle des rêves qui surviennent en cours d’analyse et que Freud appelle  rêves autobiographiques et qui révèlent  de fait la source de la névrose, l’événement traumatique autour duquel elle s’est organisé.  


Mais Freud décrit tout d’abord comme première source du rêve celle du désir de dormir.  C’est en quelque sorte un désir qui émane du Moi. Il cite comme exemple de  rêve, celui de cet étudiant en médecine qui pour ne pas avoir à se réveiller et à se lever, avait rêvé qu’il était déjà à l'hôpital mais dans un lit de malade pour pouvoir y dormir tranquille. 

Mais ce désir de dormir peut entrer en conflit avec le désir inconscient qui demande à s’exprimer, les vigiles donnent aussitôt l'alarme et le rêve devient rêve d'angoisse ou cauchemar. Il trouble à  ce moment-là  le sommeil, il provoque le réveil.

Ces "rêves à déplaisir"  qui semblent faire obstacle au principe de plaisir restent quand même sous sa domination, au titre de sentiment de culpabilité ou de punition pour un désir interdit. 

Cependant en 1920, dans son "Au-delà du principe de plaisir", il décrit une autre catégorie de rêve qui fait non pas objection mais "exception à la théorie du rêve comme accomplissement de désir", ce sont d'une part les rêves de l'hystérie traumatique point de départ, ne l'oublions pas, de la découverte freudienne, d'autre part les rêves effectués au cours d'une psychanalyse.

Ces rêves,  souvent fait en début d’analyse, méritent en effet d'être considérés en tant que tels car  ils témoignent de ce que Lacan appelait la chanson de geste de la névrose et désignent en quelque sorte, quels seront les buts à atteindre et les étapes qui seront à franchir au cours de cette analyse, ils en tracent en quelque sorte le chemin.   Il peuvent être utiles à l’analyste, si ce n’est  dans ce qu’on appelle, peut-être de façon présomptueuse, la “ conduite de la cure” mais  il peut au moins  lui donner quelques repères quant à la structure de la névrose, qu’elle soit phobique, hystérique ou obsessionnelle de l’analysant.

 Pour l’analysant, même si, en ce premier temps de l’analyse,  il n’est pas à même de déchiffrer ce rêve, dans l’après-coup, il pourra  découvrir, que tout était déjà là dans ce rêve, écrit avec les lettres de son destin, et notamment les lettres de son nom propre, tracées à partir de son histoire familiale.   


J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des
premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes  développés. (  https://www.le-gout-de-la psychanalyse.fr/

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Mais Freud décrit tout d’abord comme première source du rêve celle du désir de dormir.  C’est en quelque sorte un désir qui émane du Moi. Il cite comme exemple de  rêve, celui de cet étudiant en médecine qui pour ne pas avoir à se réveiller et à se lever, avait rêvé qu’il était déjà à l'hôpital mais dans un lit de malade pour pouvoir y dormir tranquille. 

Mais ce désir de dormir peut entrer en conflit avec le désir inconscient qui demande à s’exprimer, les vigiles donnent aussitôt l'alarme et le rêve devient rêve d'angoisse ou cauchemar. Il trouble à  ce moment-là  le sommeil, il provoque le réveil.

Ces "rêves à déplaisir"  qui semblent faire obstacle au principe de plaisir restent quand même sous sa domination, au titre de sentiment de culpabilité ou de punition pour un désir interdit. 

Cependant en 1920, dans son "Au-delà du principe de plaisir", il décrit une autre catégorie de rêve qui fait non pas objection mais "exception à la théorie du rêve comme accomplissement de désir", ce sont d'une part les rêves de l'hystérie traumatique point de départ, ne l'oublions pas, de la découverte freudienne, d'autre part les rêves effectués au cours d'une psychanalyse.

Ces rêves,  souvent fait en début d’analyse, méritent en effet d'être considérés en tant que tels car  ils témoignent de ce que Lacan appelait la chanson de geste de la névrose et désignent en quelque sorte, quels seront les buts à atteindre et les étapes qui seront à franchir au cours de cette analyse, ils en tracent en quelque sorte le chemin.   Il peuvent être utiles à l’analyste, si ce n’est  dans ce qu’on appelle, peut-être de façon présomptueuse, la “ conduite de la cure” mais  il peut au moins  lui donner quelques repères quant à la structure de la névrose, qu’elle soit phobique, hystérique ou obsessionnelle de l’analysant.

 Pour l’analysant, même si, en ce premier temps de l’analyse,  il n’est pas à même de déchiffrer ce rêve, dans l’après-coup, il pourra  découvrir, que tout était déjà là dans ce rêve, écrit avec les lettres de son destin, et notamment les lettres de son nom propre, tracées à partir de son histoire familiale.   


J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des
premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes  développés. (  https://www.le-gout-de-la psychanalyse.fr/

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Mais Freud décrit tout d’abord comme première source du rêve celle du désir de dormir.  C’est en quelque sorte un désir qui émane du Moi. Il cite comme exemple de  rêve, celui de cet étudiant en médecine qui pour ne pas avoir à se réveiller et à se lever, avait rêvé qu’il était déjà à l'hôpital mais dans un lit de malade pour pouvoir y dormir tranquille. 

Mais ce désir de dormir peut entrer en conflit avec le désir inconscient qui demande à s’exprimer, les vigiles donnent aussitôt l'alarme et le rêve devient rêve d'angoisse ou cauchemar. Il trouble à  ce moment-là  le sommeil, il provoque le réveil.

Ces "rêves à déplaisir"  qui semblent faire obstacle au principe de plaisir restent quand même sous sa domination, au titre de sentiment de culpabilité ou de punition pour un désir interdit. 

Cependant en 1920, dans son "Au-delà du principe de plaisir", il décrit une autre catégorie de rêve qui fait non pas objection mais "exception à la théorie du rêve comme accomplissement de désir", ce sont d'une part les rêves de l'hystérie traumatique point de départ, ne l'oublions pas, de la découverte freudienne, d'autre part les rêves effectués au cours d'une psychanalyse.

Ces rêves,  souvent fait en début d’analyse, méritent en effet d'être considérés en tant que tels car  ils témoignent de ce que Lacan appelait la chanson de geste de la névrose et désignent en quelque sorte, quels seront les buts à atteindre et les étapes qui seront à franchir au cours de cette analyse, ils en tracent en quelque sorte le chemin.   Il peuvent être utiles à l’analyste, si ce n’est  dans ce qu’on appelle, peut-être de façon présomptueuse, la “ conduite de la cure” mais  il peut au moins  lui donner quelques repères quant à la structure de la névrose, qu’elle soit phobique, hystérique ou obsessionnelle de l’analysant.

 Pour l’analysant, même si, en ce premier temps de l’analyse,  il n’est pas à même de déchiffrer ce rêve, dans l’après-coup, il pourra  découvrir, que tout était déjà là dans ce rêve, écrit avec les lettres de son destin, et notamment les lettres de son nom propre, tracées à partir de son histoire familiale.   


J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des
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